Tire : définition de tire


Tire : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

TIRE1, subst. fém.

A. − Loc. adv., vieilli
1. À tire, de tire. Tout droit, de suite, d'affilée. (Ds Ac. Compl. 1842, Besch. 1845, Lar. 19e-20e).
2. Tout d'une tire. ,,Sans discontinuation, (tout) de suite`` (Ac. 1798-1878). Il a fait cet ouvrage tout d'une tire (Ac. 1835, 1878).
B. − File, trait.
1. HÉRALD. ,,Rangée horizontale du vair, du contrevair ou de l'échiqueté`` (Thiébaud Blason 1982).
2. EAUX ET FORÊTS, SYLVIC. À tire aire, à tire et aire, à tire et à aire.
a) ,,Méthode d'exploitation de proche. Se disait d'une exploitation totale ou presque de proche en proche, de suite et sans intermission, de la vieille vente à la nouvelle en allant toujours devant soi et ne laissant que les arbres réservés`` (Plais. 1969).
b) ,,Méthode d'aménagement qui consistait à exploiter de proche en proche des contenances fixes, égales chacune au quotient de la surface totale par la révolution, en laissant quelques réserves. La révolution était par exemple de 100 ans`` (Plais. 1969).
3. Région. ,,Rangée de vignes`` (Tuaillon Région. 1978). Dans la vigne, il y a douze tires. Pour vendanger, il a l'habitude de commencer par les deux tires de blancs (Tuaillon Région.1978,p.351).
Prononc. et Orth.: [ti:ʀ]. Homon. et homogr. tir, tire2, 3 et 4et formes du verbe tirer. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1160 tiere « rangée » (Eneas, 4426 ds T.-L.); 1213 tire (Fait des Romains, éd. L.-F. Flutre et K. Sneyders de Vogel, 381, 25); b) 1690 tires « rangées de vair qu'on emploie pour distinguer le vair ou le menu vair » (Fur.); 2. a) ca 1165 trestot a tire « sans interruption » (Troie, éd. L. Constans, 26456); b) 1501 a. pic. a tire et a aire « (coupe d'un bois faite) en une seule fois et en coupant tout le bois, bon ou mauvais, sans rien laisser en arrière » (Doc. inéd. sur la Pic., IV, 229, Beauvillé ds Gdf.); 1548 a. lorr. a tire et aire (Mém. de la Sté d'Archéol. lorr., 35, XIII, p. 72). Représente l'a. frq. *têri « suite ordonnée » (cf. l'all. Zier « ornement » et l'ags. tι ̄r « gloire, célébrité »).

TIRE2, subst. fém.

A. − TECHNOL., vx
1. (Métier à la) tire. Métier dont on se servait, avant la machine Jacquard, pour le tissage d'étoffe façonnée dont les effets ou dessins étaient obtenus en tirant les lacs ou ficelles pour transmettre les mouvements nécessaires aux mailles. (Ds Lar. 19e, Lar. Lang. fr.).
2. (Fabrication à la) tire. Fabrication du tissu effectuée avec un métier à la tire. (Ds Lar. 19e, Lar. Lang. fr.).
B. −
1. Loc. (Vol/voler) à la tire. (Vol/voler) en tirant ce qu'on dérobe hors de la poche ou du sac. Synon. pickpocket.Seulement, à ces pauvres bougres, on ne leur prenait pas la vie: on la leur volait à la tire comme font les voyous (Vialar, Pt jour, 1947, p. 293).
2. Arg., fam. La tire. Le vol à la tire. Faire la tire. Après mon stage de deux ans dans les prisons américaines (...) je me suis fait un nom dans l'escalade, la tire, le vol au poivrier et le bon vol au bonjour (Aymé, Nain, 1934, p. 250).
Prononc. et Orth.: [ti:ʀ]. Homon. et homogr. tire1, 3 et 4. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1508 jouer à la tire « commettre des malversations » (J. d'Auton, Chron., III, 346 ds Gdf. Compl.); b) 1817 voleur à la tire (Arrestations opérées par la brigade de sûreté en 1817 ds Vidocq, Mém., t. 2, 1828-29, p. 424); 1836 vol à la tire (Vidocq, Voleurs, t. 1, p. 205); 2. 1821 tire « filouterie » (Ansiaume, Arg. bagne Brest, fo15 vo, § 496); 1836 tire « art du fouille-poche » (Vidocq, Voleurs, t. 2, p. 14). Déverbal de tirer* (sens A).

TIRE3, subst. fém.

A. − Vx. Route. (Ds Rob. 1985, Cellard-Rey 1980).
B. − Arg. Voiture automobile. (Ds Lar. Lang. fr., Lexis 1975, Rob. 1985). Comment s'est-il taillé? Avec quelle bagnole? (...) À pinces, pour sûr, puisque j'avais pris ma tire (Le Breton, Rififi, 1953, p. 201).J'ai arrêté la tire [qui roulait silencieusement] (...) sans que personne bouge (Simonin, Touchez pas au grisbi, 1953, p. 29).
Prononc.: [ti:ʀ]. Homon. et homogr. tire1, 2 et 4. Étymol. et Hist. 1. 1836 « route » (Esn.); 2. 1935 « voiture » (d'apr. Esn.). Subst. verbal de tirer, pris respectivement aux sens de « parcourir » et de « avoir de la puissance, bien fonctionner » (v. Cellard-Rey 1980).

TIRE4, subst. fém.

Région. (Canada). ,,Produit comestible, proche du miel, obtenu par épaississement de la sève d'érable`` (Clém. Alim. 1978). Tire d'érable. La cuisine avec le gros poêle où il s'était brûlé le doigt un jour en voulant goûter la tire (Ringuet, Le Poids du jour, 1949, p. 31 ds Richesses Québec 1982).Toute la maison gardait de l'érablière comme un lointain murmure. Sur la table reposait un grand baquet de neige; on y jetait du sirop qui durcissait aussitôt et devenait une belle tire odorante et couleur de miel (Roy, Bonheur occas., 1945, p. 210).
Prononc. et Orth.: [ti:ʀ]. Homon. et homogr. tire1, 2 et 3. Étymol. et Hist. 1810 « sirop de sucre d'érable très épaissi » (Viger, Néologie canadienne ds B. du Parler fr. du Canada, VIII, 1909-10, p. 340b). Déverbal de tirer*.

Tire : définition du Wiktionnaire

Nom commun 1

tire \tiʁ\ féminin

  1. Route.
  2. (France) (Familier) (Automobile) Automobile.
    • Je descends, encadré par le touriste et Dédé, et nous nous engouffrons sous une voûte malodorante, cependant que le rondouillard se tire avec la tire. — (Léo Malet, Du rébecca rue des Rosiers, Robert Laffont, Paris, 1958)
    • Charles avait trouvé une place pour garer sa tire. — (Raymond Queneau, Zazie dans le métro, Gallimard, Paris, 1959)
    • Les journalistes font des modes, la violence à l’école existait déjà
      De mon temps, les rackets, les bastons, les dégâts,
      Les coups de batte dans les pare-brises des tires des instituteurs
      Embrouilles à coup de cutter
      — (IAM, Petit Frère)
  3. (Québec) Substance consistante et sucrée, obtenue en réduisant le sirop d’érable par évaporation → voir tire d’érable.
    • Attache ton dentier, mononc’ ! On va bouffer de la tire !

Nom commun 2

tire [taɪ̯.jɚ] masculin

  1. (Canada) (Louisiane) (Anglicisme) Pneu.

Nom commun 3

tire \tiʁ\ féminin

  1. (Héraldique) Nom donné aux lignes pavées notamment pour le vair ou l’échiqueté. On blasonne les lignes quand leur nombre diffère de l’ordinaire ou pour indiquer le nombre d’éléments qui les compose.
    • D’azur à deux léopards affrontés d’or tenant entre leurs pattes antérieures une tête humaine, posés sur un listel, le tout d’or ; au chef de vair de trois tires; à trois besants d’or chargés chacun d’une croisette pattée de gueules, deux sur le chef et un en pointe, qui est de Recoules-d’Aubrac → voir illustration « chef de vair de 3 tires »

Forme de verbe

tire \tiʁ\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de tirer.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de tirer.
    • La conclusion que M. Jouvenel tire de cette impuissance, c’est que la Chambre doit septennaliser le provisoire; la conclusion que le pays en tirera, c'est que la Chambre doit céder la place à une Chambre d’où il ne sera pas « impossible de faire sortir une solution ». — (Journal de Senlis, 12 novembre 1874)
    • C'est l’élu, celui qui tire la chevillette et la bombinette à neutrons badaboume sur la gueule à tout le monde. — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 5)
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent de tirer.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de tirer.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de tirer.
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Tire : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

TIRE. n. f.
Il n'est guère usité que dans l'expression populaire : Vol à la tire, Vol qui consiste à tirer des poches les objets qu'on dérobe. À tire-d'aile. Voyez TIRE-D'AILE (À).

Tire : définition du Littré (1872-1877)

TIRE (ti-r') s. f.
  • 1Il s'emploie dans cette loc. adv. et familière Tout d'une tire, sans discontinuation, de suite. Relisez la pièce tout d'une tire, et voyez si, étant jouée par des acteurs intelligents…, Voltaire, Lett. d'Argental, 15 mal 1767.
  • 2Tire-d'aile, voy. plus bas ce mot à son rang.
  • 3 Terme d'eaux et forêts. Coupe faite à tire et aire, de suite et sans intermission de la vieille vente à la nouvelle, en allant toujours devant soi et ne laissant que les arbres réservés ; locution empruntée à l'ordonnance de 1669 sur les eaux et forêts. …En y laissant les baliveaux destinés au repeuplement ; c'est la coupe à tire aire… la coupe à tire aire est généralement adoptée pour les bois taillis, Dralet, Traité des forêts d'arbres résineux, p. 96. À moins de clauses contraires, les bois seront exploités à tire et aire, et à la cognée, le plus près de terre que faire se pourra, de manière que l'eau ne puisse rester sur les souches, Art. 23 du cahier des charges générales pour la vente des coupes de bois de l'exercice 1845.

    On dit aussi à tire et à aire. (La locution exacte paraît être, comme dans Dralet, à tire aire, c'est-à-dire en tirant l'aire, en faisant comme une aire la surface boisée.)

  • 4 Terme d'argot. Voleur à la tire, celui dont la spécialité est de tirer, dans la foule, ce que contiennent les poches des voisins.
  • 5 Terme de blason. On nomme tires les traits ou les rangées de vair qu'on emploie pour distinguer le beffroi, le vair ou le menu vair. Ils en ont chacun leur nombre.

HISTORIQUE

XIIe s. Les noz [les nôtres] [ils] vont dechassant, nes ont cure d'eslire, Mais ainsi come il sont, les prennent tire et tire. Sax. x.

XIIIe s. La vielle li dist lors belement tire à tire, Berte, XI. Renart s'en fuit, ne volt plus dire ; Parmi le bois trestot à tire, Com cil qui bien sot le travers, Ren. 1864. De cascune tire [condition, race] de gent Qui là seoient ensement, Demanda li rois Agolans. Ki kascuns ert [était], petits u grans, Ph. Mouskes, ms, p. 144, dans LACURNE.

XVe s. Au mieux que puet [peut] se paint et pere, Affinque plus belle en appere, Ses cheveulx joint si tire à tire, Que nulz n'y sçaroit que redire, Deschamps, Poésies mss. f° 455. Qu'ilz s'en allassent belle tire [bien vite], Vigiles de Charles VII, p. 98, dans LACURNE. Vous vous en irez de tire à Romme, et parlerez à Paul Ursin, auquel me recommanderez, Bouciq. III, 20. Gueres ne dure Vaine verdure, Joyeuses flours ; L'esté figure ; L'hiver procure Tire de plours, le Blason des faulces amours, p. 296, dans LACURNE.

XVIe s. Non, une foys, mais par diverses tires, Avoit moqué grand nombre de satyres, Marot, IV, 50. Non qu'ilz feissent ce grand voyage tout d'une tire, mais à plusieurs reprises, Amyot, Marius, 18. Marius, depuis son premier consulat continua les cinq autres de rang tout d'une tire de la faveur de fortune, Amyot, ib. 50. Leur donna la chasse à tire de cheval, Hist. du chev. Bayard, p. 367, dans LACURNE.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

TIRE. Ajoutez :
6Se dit aussi, en termes forestiers, pour coupe faite à tire et aire. Ces couloirs, appelés incanas dans la langue du pays [Nice], se font de préférence dans la partie de la forêt où l'on peut obtenir une pente relativement modérée et où cependant on ne saurait établir des tires, L. Guiot, Mémoires, Société cent. d'agric. 1874, p. 173.
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Tire : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

TIRE, s. f. (Toilerie.) terme en usage dans le commerce des toiles : on appelle une tire de six coupons de batiste, six coupons de cette espece de toile attachés l’un à l’autre, ensorte qu’ils composent comme une piece entiere. (D. J.)

Tire, petite tire, (Soirie.) la petite tire a été imaginée pour avancer davantage l’étoffe : on ne s’en sert ordinairement que pour les droguets destinés à habiller les hommes, & les desseins pour cette méchanique ne peuvent pas être longs ; huit ou dix dixaines sont suffisantes pour ce genre de travail. Il est vrai qu’on en a fait qui alloient jusqu’à vingt dixaines ; mais dans ce cas les semples étoient aussi aisés que le bouton, qui est le nom donné à la façon de travailler.

Le rame, les arcades, & le corps, sont attachés pour la petite tire, comme dans les autres métiers. La différence qu’il y a, c’est que le nombre n’en est pas si considérable, & qu’on ne passe pas cinquante cordes ; il s’en est fait cependant qui alloient à deux cens cordes ; mais dans ce cas le semple est aussi bon ; ce qui fait qu’il faut autant d’arcades qu’on veut mettre des mailles de corps ; à deux mailles pour une arcade, la déduction en est considérable, puisqu’elle a été portée jusqu’à 3200 mailles, mais les plus ordinaires sont de 1600 & 2400. On comprend de-là, par ce qui a été dit des satins réduits, combien cette étoffe est délicate & belle quand elle est travaillée comme il faut.

On lit les desseins pour la petite tire sur un chassis, au haut duquel, & dans une petite tringle de bois ou de fer, on enfile autant de bouts de ficelle un peu ronde, qu’il y a de cordes au rame, ou de cordes indiquées au dessein. Chacune de ces ficelles doit avoir près d’un pié de longueur : on enverge les ficelles de façon qu’une boucle sur la tringle, ne se trouve pas avant l’autre, mais de suite & conforme à l’envergure : on attache au bout de chaque ficelle autant de cordes fines, comme celles de semple, & bouclées comme les arcades, qu’il y a de cordes à tirer à chaque lac : on lit le dessein à l’ordinaire, & on prend autant de cordes fines entre ses doigts qu’il y a de cordes à tirer sur la ligne transversale ou horisontale du dessein ; cette ligne finie, on noue ensemble toutes les cordes qui ont été prises, & on en commence une autre, en continuant jusqu’à ce que le dessein soit lû. La différence de la petite tire d’avec la grande, est que dans cette derniere le lac seul arrete, au moyen de l’embarbe, toutes les cordes de semple que la tireuse doit tirer, sans que pour cela il soit besoin de plus de cordes de semple ; au-lieu que dans la petite tire il n’y a point de lac, mais autant de cordes de semple, telles que nous les avons indiquées, qu’il y a de cordes à tirer au dessein.

Lorsque le dessein est lû on le détache du chassis, les cordes étant toujours enfilées dans la tringle : on passe si on veut une envergure en place des deux baguettes qui tenoient les ficelles rondes envergées : on on détache les parties de cordes attachées à la ficelle ronde, & chacune de ces parties est attachée de suite à une corde double qui est gancée : on donne le nom de collet ou tirant à cette corde double, à la corde de lame, ayant soin de faire passer chacune des cordes gancées dans un petit trou qui est fait à une planche percée, dont la quantité est égale à celle des cordes gancées, & distribuée de façon que chaque trou soit placé perpendiculairement à la corde ou à la gance qui tient la corde de rame : on égalise bien les cordes gancées, dont le nœud, avec la partie des cordes qui y sont attachées, est arrêté au petit trou de la planche, & empêche la corde de rame de monter plus haut que la mesure que l’attacheur aura fixée. Lorsque toutes ces cordes gancées sont arrêtées & ajustées, on prend séparément & de suite, toutes les parties de cordes qui ont été nouées par le bas à mesure qu’on lisoit le dessein, & on attache chaque partie à une corde un peu grosse & forte, laquelle étant doublée & passée dans une grande planche, après l’avoir été précédemment dans un bouton fait exprès, dont les deux extrémités nouées ensemble la retiennent au bouton, & dans la boucle qui se trouve par la doublure de la corde, dont la longueur est de 15 à 16 pouces plus ou moins : on y passe la quantité de cordes qui ont été lues & choisies pour composer le lac, & on les arrête fermes pour qu’elles soient fixées & ne glissent pas ; quelques ouvriers les entrelacent avec la corde doublée de façon qu’elles ne peuvent pas glisser. Il faut observer que la grande planche d’enbas doit avoir autant de trous que la planche du haut, qu’elle doit être infiniment plus grande, & les trous de même, tant parce que la corde double est plus grosse que la corde gancée, que parce qu’il faut que le bouton soit rangé & de suite, ayant soin quand on les attache, ou qu’on attache les cordes doubles aux cordes fines de semple, de suivre le même ordre qui a été observé en attachant les cordes gancées, & que ces dernieres soient relatives avec les grosses & rangées de même.

La différence de la grande & de la petite tire étant démontrée, quant au montage de métier, il s’agit de faire voir quelle est son utilité. Pour travailler une étoffe à la grande tire, soit courante soit brochée, il faut que la tireuse perde un tems pour choisir ou trier la gavassine qui tient le lac ; il faut prendre ce lac dans les fils duquel, ou entrelacemens, sont contenues les cordes qui doivent être tirées. Second tems. Il faut enfin prendre ces cordes & les tirer. Troisieme tems, pour un lac seul, qui est peu de chose dans une étoffe brochée, parce que tandis que l’ouvrier broche ou passe les espolins du lac tiré, la tireuse choisit sa gavassine & son lac, ce qui empêche le retardement de l’ouvrage ; mais la chose devient différente dans une étoffe courante, où il faut aller vîte & ne faire ni ne perdre de tems. On lit encore les desseins à la réduction, mais cette méthode, outre qu’elle est un peu plus pénible, ne sert qu’à épargner les cordes des lacs, & ne fait pas mieux ni plus mal.

Le bouton supplée à ce défaut de deux façons : 1°. la tire va plus vîte, & il n’y a aucun tems à faire. 2°. l’ouvrier placé sous la grande planche, tirant son premier bouton de la main droite, choisit le second de la gauche, & sitôt qu’il laisse aller le premier, il tire le second, ainsi des autres : ce qui fait qu’on peut avec le bouton, faire le double de l’ouvrage qu’on feroit avec la semple ; l’usage des boutons n’étant destiné que pour les étoffes courantes.

Tire, grande, (Soirie.) Voyez l’article Velours.

Tire, (Marine.) commandement à l’équipage d’une chaloupe de nager avec force.

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Étymologie de « tire »

Étymologie de tire - Littré

Voy. TIRER ; génev. voilà une bonne pluie, il en faudrait deux jours de tire ; écrire à tire de plume, écrire aussi vite que la plume peut aller ; Berry, il y a de la tire pour monter ce coteau ; tire à tire, à l'instant, tout de suite ; wallon, tîr, engeance, race ; prov. et esp. tira, bande, tire.

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Étymologie de tire - Wiktionnaire

(Nom 1) Déverbal sans suffixe de tirer, pris respectivement aux sens de « parcourir » et de « avoir de la puissance, bien fonctionner » ou encore (« tire d’érable ») de « ce que l’on tire de l’érable ».
(Nom 2) De l’anglais tire.
(Nom 3) Du latin tiere (« rangée »).
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Phonétique du mot « tire »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
tire tir play_arrow

Citations contenant le mot « tire »

  • « C’est une cliente qui m’a prévenue : un type bizarre en costume tournait autour du bison et a commencé à lui tirer dessus avec des flèches ! » Ahurie, la responsable du Buffalo Grill d’Essey-lès-Nancy ! , Faits-divers - Justice | Un individu tire des flèches sur le bison de Buffalo Grill à Essey
  • En fin d’après-midi ce vendredi 31 juillet à Thourotte, un homme de 52 ans décide de sortir tirer à la carabine en extérieur à proximité de la rue de Provence, derrière la piscine Georges-Bonichot. Courrier picard, Il tire à la carabine et blesse une voisine à Thourotte
  • En marge d’un baptême, ce 21 juin, une violente dispute a éclaté entre deux familles, rue Robespierre à Fresnes. Il a plu des coups, une barre en métal, une batte de baseball, un couteau ou encore un marteau auraient été utilisés. Et un jeune homme a sorti un pistolet pour tirer en l’air, selon lui, dans les jambes de l’un de ses adversaires selon ceux-ci. La Voix du Nord, Fresnes-sur-Escaut: au cours d’une rixe, il avait tiré avec un pistolet d’alarme
  • Qui a pu tirer ce feu d’artifice imposant alors qu’aucun événement de ce genre n’est prévu pour le public cet été ?  , Qui a tiré un feu d'artifice à Châteaubourg samedi soir ? | Le Journal de Vitré
  • Ce n’est pas le cheval qui tire, mais l’avoine. De Proverbe belge
  • Les psychanalystes sont les voleurs à la tire de nos rêves. De Karl Kraus
  • Le sage tire plus de profit de ses ennemis que le fou n'en tire de ses amis. De Baltasar Gracian y Morales / L'Homme de cour
  • Quand on tire, on raconte pas sa vie. De Eli Wallach / film de Sergio Leone "Le Bon, La Brute et le Truand"
  • Tout art tire son origine d'un défaut exceptionnel. De Maurice Blanchot / Le livre à venir
  • On ne tire pas du canon pour écraser une punaise. De Proverbe anglais
  • On ne tire pas de canon pour écraser une punaise. De Proverbe québécois
  • Avec de la mémoire on se tire de tout. De Alfred de Musset / Namouna
  • Personne ne tire le miel sans se lécher les doigts. De Proverbe malinké
  • La philosophie tire sa valeur de son incertitude même. De Bertrand Russell
  • Quand on tire trop, on fait deux bouts. De Proverbe français
  • Chacun tire l'eau à son moulin. De Proverbe français
  • - Quand tu dois tirer, tire, cause pas ! De Sergio Leone / Le bon, la Brute et le truand
  • On ne tire pas sur une ambulance. De Françoise Giroud
  • Chacun tire la couverture de son bord. De Proverbe québécois

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Synonymes de « tire »

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Antonymes de « tire »


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