Sujet : définition de sujet


Sujet : définition du Wiktionnaire

Adjectif

sujet \sy.ʒɛ\

  1. (Vieilli) Soumis, subordonné, dépendant, obligé d’obéir.
    • Nous sommes tous sujets aux lois et aux coutumes du pays où nous vivons.
    • Être sujet aux ordres de quelqu’un.
  2. Soumis par la conquête.
    • Au lieu de quoi, l’Égypte, l’Inde et les contrées sujettes en général avaient enfanté des générations nouvelles qui vivaient dans un état d’indignation passionnée et faisaient preuve d’une énergie extrême, d’une activité toute moderne. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 123 de l’éd. de 1921)
    • L’Empire carthaginois, en Afrique du Nord, en Espagne du Sud, en Corse, en Sardaigne et en Sicile méridionale, était un État marchand qui tirait sa richesse des provinces sujettes. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.163)
  3. (Vieilli) Assujetti.
    • Tout propriétaire est sujet à l’impôt foncier.
    • Il est sujet à telle servitude.
  4. Astreint à quelque nécessité inévitable.
    • Tous les hommes sont sujets à la mort.
    • La nature humaine est sujette à beaucoup d’infirmités.
  5. Accoutumé de faire quelque chose, porté par inclination, habitué.
    • Il ne rendait visite qu’à sa mère et encore, cette dernière, entourée de vieilles personnes ridicules et sujette elle-même à des radotages, lui agaçait les nerfs […]. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • J'ai grand-peur, confie-t-il un jour a des familiers, que cette dame débauchée ne la fasse devenir sujette au vin et aux femmes, et ne la mette sur les dents avant de me la rendre. — (Éric Le Nabour, La porteuse d'ombre: Madame de Maintenon et le Roi-Soleil, Éditions Tallandier, 1999, page 85)
  6. Exposé à éprouver fréquemment certains accidents.
    • II y a le bigarreau tardif ou de fer, qui mûrit plus tard, & qui n'est pas si sujet aux vers que l'ordinaire : il fait un bel arbre. — (La nouvelle Maison rustique, ou, Économie rurale pratique et générale de tous les biens de la campagne, par Louis Liger, tome 2, Paris : chez les Libraires associés, 1790, page 152)
    • M. le marquis de Dampierre objecte que malheureusement les Othellos sont trop sujets au phylloxera. Il a été obligé de sulfurer les siens. — (Comptes rendus des travaux de la Société des agriculteurs de France, vol.24, page 390, 1893)
    • Nous dirons en passant que les céréales sont beaucoup moins sujettes à la verse en Champagne que dans d’autres contrées. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 100)
    • De même que toutes les autres parties situées au fond de la bouche, les tonsilles sont sujettes à différentes sortes d’engorgements dont la nature varie autant que les suites. — (Samuel Cooper, Dictionnaire de chirurgie pratique, 2e partie (I-Z), traduit de l'anglais, Paris : chez Crevot, 1826, p.512)

Nom commun 1

sujet \sy.ʒɛ\ masculin

  1. Motif, matière ou thème d'une activité, d'un comportement ou d'un état.
    • Quelque sujet que j'aie de me plaindre d'eux, je ne suis pas assez cruel pour vouloir leur perte. — (Les Mille et Une Nuits, traduction Antoine Galland,1704. VIIe nuit)
    • Quand je revins vers Sylvie, je m'aperçus qu'elle pleurait. La couronne donnée par mes mains à la belle chanteuse était le sujet de ses larmes. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
    • Or j’eus comme voisin de lit un aumônier du genre fier et silencieux, qui s’équipait en musulman pour les tirailleurs marocains. Le croissant sur son calot était un beau sujet de plaisanterie ; […]. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 43, Hartmann, 1937)
  2. (Grammaire) Élément d’une phrase précisant l’acteur de l’action décrite par le verbe.
    • Un verbe conjugué est accordé avec son sujet.
  3. Thème d’un discours oral ou écrit.
    • J’ai eu une discussion au sujet de l’infiltration des organismes d’état par des loby du tabac.
  4. (Philosophie) Ce qui pense, l’être pensant, par opposition à l’objet, ce qui est pensé.
    • L’inconscient échappe en grande partie au sujet conscient.
  5. (Éducation) Questions écrites posées dans le cadre d’un examen scolaire ; voir aussi énoncé.
    • Le sujet de l’épreuve de mathématiques du baccalauréat série S de 2003.

Nom commun 2

sujet \sy.ʒɛ\ masculin (pour une femme on dit : sujette)

  1. (Politique) Personne soumise à l’autorité d’un roi, d'un empereur, d'un autocrate, etc.
    • L'archevêque défendit à ses sujets de payer au sire de Beaujeu le cens d’un brotteau, ou terre à faire paître le bétail, près du pont du Rhône , brotteau dont les sires de Beaujeu s’étaient emparés , […]. — (Pierre Clerjon, Histoire de Lyon, depuis sa fondation jusqu'à nos jours, Lyon : Théodore Laurent éditeur, 1830, vol.1, page 77)
    • Alors, sire, dit Catherine, vos sujets les huguenots feront comme le sanglier à qui on ne met pas un épieu dans la gorge : ils découdront le trône. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
    • Miss Horatia Bluett représente une importante maison de Londres, […], à laquelle le Céleste-Empire expédie annuellement pour deux millions de chevelures féminines. Elle va à Pékin, au compte de ladite maison, fonder un comptoir, où se concentreront les produits récoltés sur les sujettes… et sans doute aussi sur les sujets du Fils du Ciel. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, ch. IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
    • […], la comtesse fit incarcérer le meurtrier et, après jugement, celui-ci fut pendu. L’exécution eut lieu le jour de Pourim. Quand le roi, informé de l’événement, sut qu’un de ses sujets avait été hissé à la potence le jour où les juifs célébraient, par des réjouissances, le souvenir de la pendaison d’Aman, il entra en fureur. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
  2. (Spécialement) Nature juridique des divisions administratives de la fédération de Russie.
    • La fédération de Russie est composée de républiques, de territoires, de régions, de villes d'importance fédérale, d'une région autonome et de districts autonomes, sujets égaux en droits de la fédération de Russie (premier paragraphe de l'article 5 de la Constitution de la Fédération de Russie). — (Nikolaï Vitrouk, « La Fédération de Russie et l'autonomie : notions préliminaires », dans Autonomies locales, intégrité territoriale et protection des minorités, actes du Séminaire UniDem de Lausanne (25-27 avril 1996), Conseil de l'Europe, 1997, page 120)
  3. Celui ou celle qui est soumis à une expérience.
    • Au sein de chaque groupe, tous les participants étaient complices avec l’expérimentateur, sauf un, dénommé le sujet. L'expérience visait à observer comment ce dernier allait réagir au comportement des autres. — (Henri-Pierre Maders, Animer une équipe projet avec succès: les meilleures pratiques au service des chefs de projet, Éditions Eyrolles, 2012, page 145)
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Sujet : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

SUJET, ETTE. adj.
Qui est soumis, subordonné, qui est dans la dépendance, qui est obligé d'obéir. Nous sommes tous sujets aux lois et aux coutumes du pays où nous vivons. Être sujet aux ordres de quelqu'un. Il est vieux en ce sens. Il signifie spécialement Qui est soumis par la conquête. L'Égypte était sujette des Perses. Il signifie aussi Qui est obligé à supporter certaines charges et à payer certains droits. Tout propriétaire est sujet à l'impôt foncier. Il est sujet à telle servitude. Il est vieux. Il signifie également Qui est astreint à quelque nécessité inévitable. Tous les hommes sont sujets à la mort. La nature humaine es sujette à beaucoup d'infirmités. Il signifie encore Qui a accoutumé de faire quelque chose, qui s'y trouve porté par inclination ou par habitude. Il est sujet à boire, à s'enivrer. Il est sujet à cette faute. Il signifie aussi Qui est exposé à éprouver fréquemment certains accidents. Tout homme est sujet à l'erreur, sujet à se tromper. Être sujet à la migraine. Ce pays est sujet aux inondations, aux tremblements de terre. Ces couleurs sont sujettes à changer. Cette démarche est sujette à bien des inconvénients, cette entreprise est sujette à bien des difficultés, Il y a bien des inconvénients à faire cette démarche, il y a bien des difficultés à surmonter pour réussir dans cette entreprise. Ce passage est sujet à plusieurs interprétations différentes, Il est susceptible de différentes interprétations. Fam., Il est sujet à caution se dit d'un Homme auquel il ne faut pas trop se fier.

SUJET s'emploie aussi comme nom et désigne Celui qui est soumis à une autorité souveraine. Il était né sujet de ce roi. C'est un prince qui aime ses sujets. Ce souverain fut le père de ses sujets.

Sujet : définition du Littré (1872-1877)

SUJET (su-jè, jè-t') adj.
  • 1Qui est dans la dépendance, qui est obligé d'obéir. Nous sommes tous sujets aux lois et aux coutumes du pays où nous vivons. Volontés sujettes, Corneille, Mél. II, 8. …que le pape est maître de l'un et de l'autre glaive, tant spirituel que temporel, et que toute humaine créature lui est sujette, Pascal, Prov. XIX. Celui-ci nomma pour général de son armée Cyrus, fils de Mandane sa sœur, et de Cambyse roi de Perse, sujet à l'empire des Mèdes, Bossuet, Hist. I, 7. Il n'y a point de religion qui ne reconnaisse que l'homme est pécheur, et qu'il est sujet à la colère du ciel, Fléchier, Serm. 1er dim. de l'Avent. Vous êtes, comme nous, Sujette à ce pouvoir qu'il [Néron] a reçu de vous, Racine, Brit. IV, 1. C'est une fille simple à mes désirs sujette, Regnard, Distr. I, 1.

    Être sujet à l'heure, au coup de marteau, au coup de cloche, au coup de sonnette, se dit des gens qui sont obligés d'être quelque part à heure fixe, ou de faire quelque chose à une heure précise, d'ouvrir leur porte et de laisser entrer quand on frappe, de se rendre où la cloche les appelle, de venir au bruit de la sonnette.

    Terme de féodalité. Pays sujet, fief dépendant d'un état souverain.

  • 2Soumis par conquête. Rome est sujette d'Albe, et vos fils sont défaits, Corneille, Hor. III, 6. N'eût-il que d'un moment reculé sa défaite, Rome eût été du moins un peu plus tard sujette, Corneille, ib. III, 6. L'Égypte, toute superbe qu'elle était, et de son antiquité, et de ses sages institutions, et des conquêtes de son Sésostris, devint sujette des Perses, Bossuet, Hist. III, 5.
  • 3 Absolument. Qui est tenu à un service fort assidu. Ce maître tient ses domestiques fort sujets. Les grands du monde tiennent leurs enfants sujets, parce qu'ils font consister leur gloire à les perfectionner selon le monde, Bourdaloue, Dominic. I, Oisiveté, 279.

    Qui ne peut s'éloigner, s'écarter. Cette femme est fort sujette auprès de son mari.

    Il se dit d'un emploi, d'un métier qui exige une grande assiduité. On est fort sujet dans cet emploi.

    Terme de manége. Tenir un cheval sujet, le soutenir quand il se traverse.

  • 4Assujetti à supporter quelque charge, à payer certains droits. Tout propriétaire est sujet à l'impôt foncier. Il est sujet à telle redevance, à telle servitude. Ils [les Athéniens] créèrent des gouverneurs ou présidents perpétuels, mais sujets à rendre compte de leur administration, Bossuet, Hist. I, 5.
  • 5Astreint à quelque nécessité inévitable. Dieu, en punition, le rendit [l'homme] sujet à la mort, Pascal, Prov. X.
  • 6En péril de. La vertu n'était pas sujette à l'ostracisme, Boileau, Sat. X.
  • 7Porté à… par inclination ou par habitude. Il est sujet à s'enivrer. L'ouvrier sujet au vice ne deviendra jamais riche, Sacy, Bible, Ecclésiastiq. XIX, 1. Certains poëtes sont sujets, dans le dramatique, à de longues suites de vers pompeux, La Bruyère, I. Et ce roi [Henri III], trop souvent sujet au repentir, Regrettait le héros qu'il avait fait partir, Voltaire, Henr. IV.

    On dit de même : sujet au vin ; sujet aux femmes ; sujet à ses goûts ; sujet à ses plaisirs, etc.

  • 8Qui est exposé à éprouver fréquemment certains accidents, en parlant des personnes. J'ai toujours été sujette à suer, Sévigné, 575. Je vous plains d'être sujette à des humeurs noires qui vous font assurément beaucoup de mal, Sévigné, 4 mai 1672. Vous me contez trop plaisamment votre malhonnête sermon… vous êtes sujets en Provence à d'étranges prédicateurs, Sévigné, 9 février 1689. Le pauvre homme me fait grand'pitié ; c'est un mal bien dangereux que celui d'être sujet à se marier, j'aimerais mieux boire, Sévigné, 18 déc. 1689. êtes-vous sujet à cette cruelle maladie ? lui dit-elle avec compassion, Voltaire, Zadig, 2. Quoiqu'il fût sujet à des emportements très féroces, je ne lui en vis jamais un pareil, Rousseau, Confess. VII.

    Il est sujet à caution, se dit d'un homme à qui il ne faut pas trop se fier.

    Cela est sujet à caution, cela est exposé à ne pas durer. Nous avons vu des fils de marchands et des fils de commis, qui avaient un peu d'argent et qui n'étaient pas mal faits, avoir entrée dans une des éclatantes cours de l'Europe… il est vrai que cela est sujet à caution, et qu'aussitôt que vous êtes découvert, vous passez d'une extrémité à l'autre, Lesage, Guzm. d'Alf. I, 3.

    Il se dit, en un sens analogue, des choses. Nous allons voguer sur la belle Loire ; elle est un peu sujette à se déborder…, Sévigné, 11 sept. 1675. La gloire d'un refus sujet au repentir, Racine, Brit. II, 3. Combien nos jugements sur les apparences sont sujets à l'illusion ; ne fût-ce que dans la perspective ! Rousseau, Ém. III. Peut-être tu sauras, par l'exemple d'un père, Que parfois aux héros la feinte est nécessaire ; Qu'elle est vertu souvent, et qu'avec le danger La forme du courage est sujette à changer, P. Lebrun, Ulysse, III, 2.

    Cette démarche est sujette à bien des inconvénients, cette entreprise est sujette à bien des difficultés, il y a des inconvénients à faire cette démarche, des difficultés à exécuter cette entreprise.

    Ce passage est sujet à plusieurs interprétations différentes, on peut l'interpréter de plusieurs manières différentes.

  • 9 S. m. et f. Celui, celle qui est soumis à une autorité souveraine, soit qu'il s'agisse d'un roi, d'une république ou de tout autre souverain. Aussitôt qu'un sujet s'est rendu trop puissant, Encor qu'il soit sans crime, il n'est pas innocent, Corneille, Nicom. II, 1. Le monarque prudent et sage De ses moindres sujets sait tirer quelque usage, La Fontaine, Fabl. v, 19. Louis a brisé les fers dont tu [Alger] accablais ses sujets, qui sont nés pour être libres sous son glorieux empire, Bossuet, Mar.-Thér. Dans le dessein de Dieu les princes sont bien plus aux sujets, que les sujets ne sont aux princes, Bourdaloue, 2e dim. après Pâques, Dominic. t. II, p. 10. Elle [Mme de Montausier] s'acquittait en même temps de tous les devoirs d'une fidèle épouse et d'une fidèle sujette, Fléchier, Mme de Mont. Cyrus avait raison de dire qu'il ne reconnaissait pour bons serviteurs et fidèles sujets que ceux qui avaient de la religion, et qui respectaient la divinité, Rollin, Hist. anc. Œuv. t. II, p. 476. Il faut [dans un état despotique] commencer par faire un mauvais sujet pour faire un bon esclave, Montesquieu, Esp. IV, 3. Padoue, autrefois la souveraine de Venise, mais qui alors était sa sujette, ainsi que Vicence et Vérone, Voltaire, Mœurs, 70. Les Flamands sont naturellement de bons sujets et de mauvais esclaves ; la seule crainte de l'inquisition fit plus de protestants que tous les livres de Calvin, Voltaire, Mœurs, 164. À l'égard du malheureux Patkul [ambassadeur mis à mort par Charles XII], il n'y eut pas une puissance qui interposât ses bons offices en sa faveur, et qui ne fît voir combien peu un sujet doit compter sur des rois, Voltaire, Charles XII, 3. Ce n'est que dans des temps de barbarie qu'on voit des sorciers, des possédés, des rois excommuniés, des sujets déliés de leur serment de fidélité par des docteurs, Voltaire, Pol. et lég. Voix du sage. Un évêque de Worcester a depuis peu prêché à Londres l'inoculation ; il a démontré en citoyen combien cette pratique avait conservé de sujets à l'État, Voltaire, Dict. phil. Inoculation. Il [Hobbes] fut honnête homme, sujet attaché à son roi, citoyen zélé, homme simple, droit, ouvert et bienfaisant, Diderot, Opin. des anc. phil. (hobbisme).

    Corneille l'a dit d'une ville. Corinthe est bon sujet ; mais il veut voir son roi, Et d'un prince éloigné rejetterait la loi, Corneille, Méd. II, 6.

    Fig. et familièrement. Il est bon prince, il ne foule pas ses sujets (voy. FOULER, n° 5).

HISTORIQUE

XIIe s. E tute Ydumée lui fud subjecte e rendid chevage et treüd, Rois, p. 148.

XIIIe s. À cui doi ge estre souzgiez se à Dieu non ? Psautier, f° 72. Li sires et si subjit ont relation ensemble aussi comme uns artiens à son instrument, Latini, Trésor, p. 314. Bestes i ot de grant maniere, Foibles et fors, granz et petites, Qui totes sont au roi sougites, Ren. 8262. Avez-vous guerre à lui emprise, Por ce que il vous aime et prise, Et que il est vostre subgiez ? la Rose, 3287. Ce fu l'omme du monde [St Louis] qui plus se traveilla de paiz entre ses sousgiz, Joinville, 292.

XVe s. Nous sommes subgietz à la couronne de France, Froissart, II, II, 170. Princes qui ont peuples à gouverner [St Louis] Ne se doivent pas trop humbles monstrer à leurs subgiez, Deschamps, Comm. les roys et les princes. Pour rien ne voudriez deshonorer une simple sujette comme je suis, Louis XI, Nouv. XXIV.

XVIe s. Ils prononcent qu'ils ont la puissance de commander, et que tous sont sujets à leur obeir, Calvin, Instit. 910. Ce jeune prince estoit fort sujet à son plaisir, Marguerite de Navarre, Nouv. IV. …Et n'entends pas que, pour un mot, soyons sujets [forcés] de vous croire, Marguerite de Navarre, ib. LVII. Merveilleusement subject à la goutte, Montaigne, I, 20. Aucuns escrivent qu'il estoit grand mesnager et fort subject à son profit, Amyot, Thém. 8. Homme eloquent, mais lasche de cueur et subject à l'argent, Amyot, ib. 11. La ville de Potidée pour lors subjette aux Atheniens se rebella, Amyot, Péric. 57. Le vray cuir est dit derma, pource qu'il se peut separer des autres parties sujettes, Paré, I, 3. Qui de ses subjects est haï n'est pas seigneur de son païs, Cotgrave

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Sujet : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

SUJET, s. m. (Gouvernement civil.) on nomme sujets tous les membres de l’état, par opposition au souverain, soit que l’autorité souveraine ait été déférée à un seul homme, comme dans une monarchie, ou à une multitude d’hommes réunis, comme dans une république : ainsi le premier magistrat de cette république même, est un sujet de l’état.

On devient membre ou sujet d’un état en deux manieres, ou par une convention expresse, ou par une convention tacite.

Si c’est par une convention expresse, la chose est sans difficulté ; à l’égard du consentement tacite, il faut remarquer que les premiers fondateurs des états, & tous ceux qui dans la suite en sont devenus membres, sont censés avoir stipulé que leurs enfans & leurs descendans auroient, en venant au monde, le droit de jouir des avantages communs à tous les membres de l’état, pourvu néanmoins que ces descendans, parvenus à l’âge de raison, voulussent de leur côté se soumettre au gouvernement, & reconnoître l’autorité du souverain.

Je dis pourvu que les descendans reconnoissent l’autorité du souverain, car la stipulation des peres ne sauroit avoir par elle-même la force d’assujettir les enfans malgré eux, à une autorité à laquelle ils ne voudroient pas se soumettre ; ainsi l’autorité du souverain sur les enfans des membres de l’état, & réciproquement les droits que ces enfans ont à la protection du souverain, & aux avantages du gouvernement, sont établis sur un consentement réciproque.

Or de cela seul, que les enfans des citoyens parvenus à un âge de discrétion, veulent vivre dans le lieu de leur famille, ou dans leur patrie, ils sont par cela même sensés se soumettre à la puissance qui gouverne l’état, & par conséquent ils doivent jouir, comme membres de l’état, des avantages qui en sont les suites ; c’est pourquoi aussi les souverains une fois reconnus, n’ont pas besoin de faire prêter serment de fidélité aux enfans qui naissent depuis dans leurs états.

Les sujets d’un état sont quelquefois appellés citoyens ; quelques-uns ne font aucune distinction entre ces deux termes, mais il est mieux de les distinguer. Celui de citoyen doit s’entendre de tous ceux qui ont part à tous les avantages, à tous les privileges de l’association, & qui sont proprement membres de l’état, ou par leur naissance, ou d’une autre maniere ; tous les autres sont plutôt de simples habitans, ou des étrangers passagers que des citoyens ; pour les serviteurs, le titre de citoyens ne leur convient qu’en tant qu’ils jouissent de certains droits, en qualité de membres de la famille d’un citoyen, proprement ainsi nommé, & en général, tout cela dépend des lois & des coutumes particulieres de chaque état.

Quant au devoir des sujets, nous nous contenterons de remarquer, qu’ils sont ou généraux ou particuliers, les uns & les autres découlent de leur état & de leur condition.

Tous les citoyens ont cela de commun, qu’ils sont soumis au même souverain, au même gouvernement, & qu’ils sont membres d’un même état ; c’est de ces relations que dérivent les devoirs généraux ; & comme ils occupent les uns & les autres différens emplois, différens postes dans l’état, qu’ils exercent aussi différentes professions, de-là naissent leurs devoirs particuliers. Il faut encore remarquer que les devoirs des sujets supposent & renferment les devoirs de l’homme considéré simplement comme tel, & comme membre de la société humaine en général.

Les devoirs généraux des sujets ont pour objet, ou les conducteurs de l’état, ou tout le corps du peuple & la patrie, ou les particuliers d’entre les concitoyens. A l’égard des conducteurs de l’état, tout sujet leur doit l’obéissance que demande leur caractere. Par rapport à la patrie, un bon citoyen se fait une loi de lui faire honneur par ses talens, sa probité, & son industrie : ces devoirs particuliers sont attachés aux différens emplois qu’il a dans la société.

Mais c’est un droit naturel à tous les peuples libres, que chaque sujet & citoyen a la liberté de se retirer ailleurs, s’il le juge convenable, pour s’y procurer la santé, les nécessités, & les commodités de la vie, qu’il ne trouve pas dans son pays natal.

Les Romains ne forçoient personne à demeurer dans leur état, & Cicéron appelle cette maxime, le fondement le plus ferme de la liberté, qui consiste à pouvoir retenir ou céder son droit sans y renoncer, comme on le juge à propos ; voici ses propres termes. O jura præclara atque divinitùs jam indè à principio romani nominis à majoribus nostris comparata… ne quis invitus civitate mutetur, neve in civitate maneat invitus ; hæc sunt enim fudamenta firmissima nostræ libertatis, sui quemqué juris & retinendi, & dimittendi esse dominum. Orat. pro L. Corn. Balbo.

On cesse aussi d’être sujet ou citoyen d’un état, quand on est banni à perpétuité, en punition de quelque crime ; car du moment que l’état ne veut plus reconnoître quelqu’un pour un de ses membres, & qu’il le chasse de ses terres, il le tient quitte des engagemens où il étoit en tant que citoyen ; les Jurisconsultes appellent cette peine mort civile. Au reste, il est bien évident que l’état, ou le souverain, ne peut pas chasser un citoyen de ses terres quand il lui plaît, & sans qu’il l’ait mérité par aucun crime.

On peut enfin perdre la qualité de sujet d’un état, par l’effet d’une force supérieure de la part d’un ennemi, par la quelle on est obligé de se soumettre à sa domination : c’est encore là un cas de nécessité, fondé sur le droit que chacun a de pourvoir à sa conservation.

Je finis par répondre à la question la plus importante qu’on fasse sur les sujets, vis-à-vis des souverains. On demande donc si un sujet peut exécuter innocemment un ordre qu’il sait être injuste, & que son souverain lui prescrit formellement ; ou s’il doit plutôt refuser constamment d’obéir, même au péril de perdre la vie.

Hobbes répond qu’il faut bien distinguer, si le souverain nous commande de faire, en notre propre nom, une action injuste qui soit réputée nôtre, ou bien s’il nous ordonne de l’exécuter en son nom & en qualité de simple instrument, & comme une action qu’il répute sienne. Au dernier cas, il prétend que l’on peut sans crainte exécuter l’action ordonnée par le souverain qui alors en doit être regardé comme l’unique auteur, & sur qui toute la faute en doit retomber. C’est ainsi, par exemple, que les soldats doivent toujours exécuter les ordres de leur prince, parce qu’ils agissent comme instrumens, & au nom de leur maître. Au contraire, il n’est jamais permis de faire en son propre nom une action injuste, directement opposée aux lumieres d’une conscience éclairée. C’est ainsi qu’un juge ne doit jamais, quelque ordre qu’il en ait du prince, condamner un innocent ni un témoin à déposer contre la vérité.

Mais, cette distinction ne leve point la difficulté ; car de quelque maniere qu’un sujet agisse dans tous les cas illicites, soit en son nom, soit au nom du souverain, sa volonté concourt à l’action injuste & criminelle qu’il exécute. Conséquemment, ou il faut toujours lui imputer en partie l’une & l’autre action, ou l’on ne doit lui en imputer aucune. Il est donc vrai que dans tout ordre du souverain évidemment injuste, ou qui nous paroît tel, il faut montrer un noble courage, refuser de l’exécuter, & résister de toutes ses forces à l’injustice, parce qu’il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, quel que soit leur rang sur la terre. En promettant au souverain une fidelle obéissance, on n’a jamais pu le faire que sous la condition tacite qu’il n’ordonneroit rien qui fût contraire aux lois de Dieu, soit naturelles, soit revélées. « Je ne croyois pas, dit Antigone à Créon, roi de Thebes, que les édits d’un homme mortel tel que vous, eussent tant de force, qu’ils dûssent l’emporter sur les lois des dieux mêmes, lois non écrites à la vérité, mais certaines & immuables ; car elles ne sont pas d’hier ni d’aujourd’hui ; on les trouve établies de tems immémorial ; personne ne sait quand elles ont commencé ; je ne devois donc pas par la crainte d’aucun homme, m’exposer, en les violant, à la punition des dieux. » C’est un beau passage de Sophocle, Tragédie d’Antigone, vers. 463. (D. J.)

Sujet, s. m. (Log. Gram.) En Logique, le sujet d’un jugement, est l’être dont l’esprit apperçoit l’existence sous telle ou telle relation à quelque modification ou maniere d’être. En Grammaire, c’est la partie de la proposition qui exprime ce sujet logique. Le sujet peut être simple ou composé, incomplexe ou complexe ; propriétés qui ont été développées ailleurs, & dont il n’est plus nécessaire de parler ici. Voyez Construction & sur-tout Proposition. (B. E. R. M.)

Sujet, (Poésie.) c’est ce que les anciens ont nommé dans le poëme dramatique la fable, & ce que nous nommons encore l’histoire ou le roman. C’est le fond principal de l’action d’une tragédie ou d’une comédie. Tous les sujets frappans dans l’histoire ou dans la fable, ne peuvent point toujours paroître heureusement sur la scene ; en effet leur beauté dépend souvent de quelque circonstance que le théâtre ne peut souffrir. Le poëte peut retrancher ou ajouter à son sujet, parce qu’il n’est point d’une nécessité absolue, que la scene donne les choses comme elles ont été, mais seulement comme elles ont pu être.

On peut distinguer plusieurs sortes de sujets ; les uns sont d’incidens, les autres de passions ; il y a des sujets qui admettent tout-à-la-fois les incidens & les passions. Un sujet d’incidens, est lorsque d’acte en acte, & presque de scene en scene, il arrive quelque chose de nouveau dans l’action. Un sujet de passion, est quand d’un fond simple en apparence, le poëte a l’art de faire sortir des mouvemens rapides & extraordinaires, qui portent l’épouvante ou l’admiration dans l’ame des spectateurs.

Enfin les sujets mixtes sont ceux qui produisent en même tems la surprise des incidens & le trouble des passions. Il est hors de doute que les sujets mixtes sont les plus excellens & ceux qui se soutiennent le mieux. (D. J.)

Sujet, (Peinture.) On appelle sujets en Peinture, tout ce que l’art du pinceau peut imiter. Ainsi pour transcrire ici les judicieuses réflexions de M. l’abbé du Bos, nous dirons avec lui, que tout ce qui tombe sous le sens de la vue peut devenir un sujet d’imitation. Quand les imitations que la peinture nous en présente, ont le pouvoir de nous attacher ; tout le monde dit que ce sont là des sujets heureux. La représentation pathétique du sacrifice de la fille de Jephté, de la mort de Germanicus sont, par exemple, des sujets heureux. On néglige pour les contempler des sujets grotesques ; & même les paysages les plus rians & les plus gracieux. L’art de la peinture n’est jamais plus applaudi que lorsqu’elle réussit à nous affliger ; & si je ne me trompe fort, généralement parlant, les hommes trouvent encore plus de plaisir à pleurer qu’à rire au théâtre.

Il résulte de cette réflexion, que dès que l’attrait principal du peintre est de nous émouvoir par des imitations capables de produire cet effet, il ne sauroit trop choisir les sujets intéressans ; car comment serons-nous attachés par la copie d’un original incapable de nous affecter ?

Ce n’est pas assez que le sujet nous intéresse, il faut encore que ce sujet se comprenne distinctement & qu’il imite quelque vérité ; le vrai seul est aimable. De plus, le peintre ne doit introduire sur sa toile que des personnages dont tout le monde, du moins le monde devant lequel il doit produire ses ouvrages, ait entendu parler. Il faut que ce monde les connoisse déja ; car le peintre ne peut faire autre chose que de les lui faire reconnoître.

Il est des sujets généralement connus ; il en est d’autres qui ne sont bien connus que dans certains pays : les sujets les plus connus généralement dans toute l’Europe, sont tous les sujets tirés de l’Ecriture-sainte. Voilà pourquoi Raphaël & le Poussin ont préféré ces sujets aux autres. Les principaux événemens de l’histoire des Grecs & celle des Romains, ainsi que les aventures fabuleuses des dieux qu’adoroient ces deux nations, sont encore des sujets généralement connus.

Il n’en est pas ainsi de l’histoire moderne, tant ecclésiastique que prophane. Chaque pays a ses saints, ses rois, & ses grands personnages très-connus, & que tout le monde y reconnoît facilement, mais qui ne sont pas reconnus de même en d’autres pays. Saint Pierre vétu en évêque, & portant sur la main la ville de Bologne, caractérisée par ses principaux bâtimens & par ses tours, n’est pas une figure connue en France généralement comme elle l’est en Lombardie. Saint Martin coupant son manteau, action dans laquelle les Peintres & les Sculpteurs le représentent ordinairement, n’est pas d’un autre côté une figure aussi connue en Italie qu’elle l’est en France.

C’est à tort peut-être que les Peintres se plaignent de la disette des sujets, la nature est si variée, qu’elle fournit toujours des sujets neufs à ceux qui ont du génie. Un homme né avec du génie, voit la nature que son art imite, avec d’autres yeux que les personnes qui n’ont pas de génie. Il découvre une différence infinie entre des objets, qui aux yeux des autres hommes paroissent les mêmes. Il fait si bien sentir cette différence dans son imitation, que le sujet le plus rebattu, devient un sujet neuf sous sa plume ou son pinceau. Il est pour un grand peintre une infinité de joies & de douleurs différentes qu’il sait varier encore par les âges, par les tempéramens, par les caracteres des nations & des particuliers, & par mille autres moyens. Comme un tableau ne représente qu’un instant d’une action, un peintre né avec du génie, choisit l’instant que les autres n’ont pas encore saisi ; ou s’il prend les même instant, il l’enrichit de circonstances tirées de son imagination, qui font paroître l’action un sujet neuf. Or c’est l’invention de ces circonstances qui constitue le poëte en peinture.

Combien a-t-on fait de crucifimens depuis qu’il est des peintres ? Cependant les artistes doués de génie, n’ont pas trouvé que ce sujet fût épuisé par mille tableaux déja faits. Ils ont su l’orner par des traits nouveaux de poésie, & qui paroissent néanmoins tellement propres au sujet, qu’on est surpris que le premier peintre qui a médité sur la composition d’un crucifiment, ne se soit pas saisi de ces idées. C’est ce qu’ont prouvé Rubens, le Poussin & Coypel par leurs tableaux sur la crucifixion de Notre-Seigneur. En un mot, les peintres qui tiennent leur vocation du génie, trouveront toujours des sujets neufs dans la nature ; & pour parler figurément, leurs devanciers ont laissé plus de marbres dans les carrieres qu’ils n’en ont tiré pour le mettre en œuvre.

Ce n’est pas assez d’avoir trouvé des sujets heureux, intéressans, & connus à imiter ; les Peintres doivent observer en traitant les sujets qu’ils ont choisis, de n’y rien mettre contre la vraissemblance. Les hommes ne sont guere touchés d’un événement qui leur paroît sensiblement impossible.

Enfin, il est encore des sujets plus propres à chaque genre de peinture qu’à d’autres genres de peinture. Le sacrifice d’Iphigénie, par exemple, ne convient qu’à un tableau où le peintre puisse donner à ses figures une certaine grandeur. Un pareil sujet ne veut pas être représenté avec de petites figures destinées à l’embellissement d’un paysage. Un sujet grotesque ne veut pas être traité avec des figures aussi grandes que le naturel. Des figures plus grandes que nature, ne seroient point propres à représenter sur toile une Vénus. (D. J.)

Sujet, en Musique, se dit du chant principal, sur lequel roule toute la disposition d’une piece ou d’un morceau de musique, & dont toutes les autres parties ne sont que l’accompagnement. Quelquefois le sujet est à la basse, plus souvent dans les dessus, rarement dans les parties moyennes. Dans les musiques, qu’on appelle duo, trio, quatuor, &c. le sujet est ordinairement distribué entre plusieurs parties, ce qui le rend plus difficile à traiter.

Le sujet est la partie la plus importante du dessein. Voyez Dessein. Toutes les autres ne demandent que du raisonnement & de l’art. Celle-ci seule dépend uniquement du génie, & c’est en elle que consiste l’invention. Les principaux sujets en musique produisent des imitations, des fugues, des basses-contraintes, &c. Voyez ces mots.

Enfin, sujet se dit encore du texte ou des paroles sur lesquelles on compose de la musique. (S)

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Sujet : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « sujet » les plus populaires.

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Étymologie de « sujet »

Étymologie de sujet - Littré

Bourguig. seujai ; provenç. subjet, suget, sosget ; catal. subjecte ; espagn. sugeto ; portug. sujeito ; ital. soggetto ; du lat. subjectus, de sub, sous, et jacere, jeter.

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Étymologie de sujet - Wiktionnaire

Du latin subjectus (« soumis, assujetti »), participe passé adjectivé de subjicere (« placer dessous, mettre sous, soumettre, assujettir ») formé de sub- (« sous ») et de jacere (« jeter »).
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « sujet »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
sujet syʒɛ play_arrow

Citations contenant le mot « sujet »

  • « Cette triste séquence du Covid a vraiment impacté notre département au sens large du terme, pas le Conseil départemental mais le pays. On a souhaité continuer à aider nos associations. C’est-à-dire qu’on a des associations qui ont été obligées de différer et d’annuler des manifestations. Mais nous prenons en charge les frais, qui ont été engagés. On les subventionne donc de façon très spécifique. Pourquoi je parle de tout ça ? Parce que c’est une logique globale. Le sport est vraiment un sujet qui nous préoccupe au plus point au Département. Donc nous avons souhaité apporter un bon signal aux jeunes sportifs en leur disant : ’’Dans le cadre de la carte ZAP, on va vous inciter à faire du sport. Voilà, on vous aide !’’ » , Sport lorrain | Vannson : « Le sport est un sujet qui nous préoccupe au plus haut point »
  • Deux autres sujets ont été évoqués, notamment la création d’un fonds de soutien de 4 millions d’euros à destination de la culture fortement impactée en cette période de crise sanitaire. "La situation est très critique pour certains acteurs. Il y a des inquiétudes pour la rentrée", a assuré le maire de Lyon mettant en avant le critère géographique dans l’attribution de ces aides qui seront distribuées dès l’automne. Les différents acteurs pourront déposer des dossiers jusqu’au 10 septembre avant une analyse par une commission. Lyonmag.com, Indemnités, vidéoverbalisation, culture : Grégory Doucet veut entrer dans le vif du sujet
  • Trop loin ou pas assez ? Le placement du curseur est toujours compliqué s’agissant de la loi. La difficulté est exponentielle s’agissant des thèmes qui touchent à l’intimité familiale, donc personnelle, et par définition changeante selon l’échelle du temps. Naître, donner la vie, choisir sa mort… Ces sujets sont d’autant plus complexes à appréhender que la loi, en France, fixe une règle générale dans laquelle chaque citoyen, par définition unique, est invité à s’insérer… , Politique | Bioéthique, sujet complexe dans une société plurielle
  • Plus un conférencier est plein de son sujet, plus il est lent à se vider. De Pierre Véron
  • Les femmes sont un sujet sur lequel les hommes aiment à s’étendre. De Madame Aubernon de Nerville
  • Le mal vient de ce que l’homme se trompe au sujet du bien. De Socrate
  • La femme est un sujet sur lequel on s'est beaucoup étendu. De Proverbe français
  • La femme est un sujet dont on n'a pas fini de faire le tour. De Henri Jeanson
  • Comme tous ceux qui essaient d'épuiser un sujet, il épuisait ses auditeurs. De Oscar Wilde
  • Deux catégories de raseurs : ceux qui ont un sujet qui leur tient à coeur et ceux qui n'ont absolument pas besoin de sujet. De Alan Alexander Milne
  • La religion est moins un sujet de sanctification qu'un sujet de disputes qui appartient à tout le monde. De Montesquieu / Lettres persanes
  • Dissimuler. Mettre une chemise propre sur le sujet. De Ambrose Bierce / Le dictionnaire du Diable
  • La vie est un bon sujet mal écrit. De Gilles Veber / Gauthier
  • Un homme sans passion est un roi sans sujet. De Vauvenargues
  • L'intellectuel est souvent sujet à quotient. De Jacques Pater / Le Petit Pater illustré
  • La nouvelle critique : un sujet, un verbe, un compliment. De Anonyme
  • Possède ton sujet, et les mots suivront. De Caton l’Ancien
  • Mon sujet favori, moi-même. De James Boswell
  • Le sujet d'un ouvrage est à quoi se réduit un mauvais ouvrage. Paul Valéry, Autres Rhumbs, Gallimard
  • C'est un extrême malheur que d'être assujetti à un maître, dont on ne peut être jamais assuré qu'il soit bon, puisqu'il est toujours en sa puissance d'être mauvais quand il voudra. Étienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire
  • On ne choisit pas son sujet. Voilà ce que le public et les critiques ne comprennent pas. Le secret des chefs-d'œuvre est là, dans la concordance du sujet et du tempérament de l'auteur. Gustave Flaubert, Correspondance, à Mme Roger des Genettes, 1861
  • Rien de ce qui nous entoure ne nous est objet, tout nous est sujet. André Breton, Le Surréalisme et la Peinture, Gallimard
  • L'imagination n'est rien autre que le sujet transporté dans les choses. Gaston Bachelard, La Terre et les Rêveries du repos, José Corti
  • Dans la pensée scientifique, la méditation de l'objet par le sujet prend toujours la forme du projet. Gaston Bachelard, Le Nouvel Esprit scientifique, P.U.F.
  • C'est encore en méditant l'objet que le sujet a le plus de chance de s'approfondir. Gaston Bachelard, Le Nouvel Esprit scientifique, P.U.F.

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Traductions du mot « sujet »

Langue Traduction
Corse sughjettu
Basque gaia
Japonais 主題
Russe тема
Portugais sujeito
Arabe فاعل
Chinois 学科
Allemand gegenstand
Italien soggetto
Espagnol tema
Anglais subject
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Synonymes de « sujet »

Source : synonymes de sujet sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « sujet »


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