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Obéissance

Sommaire

  • Définitions du mot obéissance
  • Étymologie de « obéissance »
  • Phonétique de « obéissance »
  • Citations contenant le mot « obéissance »
  • Images d'illustration du mot « obéissance »
  • Traductions du mot « obéissance »
  • Synonymes de « obéissance »
  • Antonymes de « obéissance »

Définitions du mot obéissance

Trésor de la Langue Française informatisé

OBÉISSANCE, subst. fém.

A. − [Correspond à obéir I]
1. [Valeur subjective] Obéissance (de qqn à/envers qqn, qqc.)
a) Action d'obéir
à quelqu'un. Mais au moins reconnoîtra-t-on à l'église entière assemblée en concile, le pouvoir qu'on refuse au pape? Y aura-t-il une autorité à qui l'église gallicane doive obéissance? (Lammenais, Religion, 1826, p.174).De même enfin que la femme et l'enfant doivent au père obéissance et respect, le citoyen doit obéissance et respect au magistrat de la cité (Lacord., Conf. N.-D., 1848, p.215).Une fringale d'obéissance et de complète soumission à la volonté capricieuse de son époux (Aymé, Nain, 1934, p.38).
à quelque chose. Une scrupuleuse obéissance envers les supériorités intellectuelles et morales (Comte, Philos. posit., t.4, 1839-42, p.495):
1. Même l'obéissance aveugle à la mode, même le fait banal de porter la toilette imposée par le grand couturier, sont des mécanismes de défense contre le sentiment d'insécurité. Choisy, Psychanal., 1950, p.125.
SYNT. Entière, parfaite, prompte obéissance; obéissance absolue, filiale, servile; forcer l'obéissance de, exhorter à l'obéissance; contraindre, réduire à l'obéissance; manquer d'obéissance; devoir, refus d'obéissance; obéissance passive (v. passif B 1).
b) P. méton., au plur. Marques de respect, de dévouement soumis. Quand donc ouvriront-ils les yeux, ces êtres aux obéissances moutonnières (Loti, Vertige mond., 1917, p.218):
2. ... il voyait la logette de la Esmeralda, il la voyait souvent elle-même avec sa chèvre, quelquefois avec Quasimodo. Il remarquait les petits soins du vilain sourd, ses obéissances, ses façons délicates et soumises avec l'égyptienne. Hugo, N.-D. Paris, 1832, p.436.
Vx. [Dans une formule de politesse] Synon. civilités.Je (...) vous prie de présenter mes sentiments les plus distingués à M. de Hanski, en agréant mes plus affectueux hommages et mes obéissances (Balzac, Lettres Étr., t.1, 1834, p.100).
c) Disposition à obéir, habitude d'obéir. La douceur triste, l'obéissance infinie de la vraie religieuse (Taine, Philos. art, t.2, 1865, p.21).L'esprit monastique, foudroyé d'obéissance (Alain, Propos, 1935, p.1286).La première vertu à enseigner aux filles, dit-il, est l'obéissance: car les femmes ont été faites pour obéir (Faral, Vie temps st Louis, 1942, p.128).V. obéir ex. 2.
2. [Valeur objective] Vx. Obéissance (de qqn).Fait d'être obéi. Ah! si je n'avais pas, pour me maintenir dans votre obéissance, le souvenir de ces yeux pleins de mépris et de caresses (Toulet, Tendres mén., 1904, p.183).
En partic. Synon. de obédience.Tous les peuples de l'obéissance française célébrèrent cette naissance par des fêtes (Barante, Hist. ducs Bourg., t.4, 1821-24, p.417).Dans les pays de l'obéissance du roi Charles la sainte inquisition poursuivait curieusement le mal hérétique (A. France, J. d'Arc, t.2, 1908, p.200).
B. − [Correspond à obéir II] Obéissance (de qqc. à qqn/qqc.).Action d'obéir.
1. [À propos d'inanimés concr.] Anton. de résistance.La navigation à la vapeur a cela d'admirable qu'elle discipline le navire. Elle diminue l'obéissance au vent et augmente l'obéissance à l'homme (Hugo, Travaill. mer, 1866, p.194).Vous trouvez cette pierre [le granit] trop dure, vous rêvez de la mollesse de la cire, et de l'obéissance de l'argile? (Valéry, Variété[I], 1924, p.70).
2. [À propos d'inanimés abstr.] Le fait est le serviteur de l'idée. S'il se présente incomplet, le devoir du poëte est de le compléter. De cette obéissance du réel à l'idéal résulte la vérité suprême (Hugo, Torquemada, 1882, p.161).
Prononc. et Orth.: [ɔbeisɑ ̃:s]. Ac. 1694: obeïssance; 1718: -béï-; dep. 1740: -béi-. Étymol. et Hist. 1. 1270 «juridiction» (Ord., I, 282 ds Gdf.); 2. 1283 «domination, autorité» (Philippe de Beaumanoir, Coutumes de Beauvaisis, 1506, éd. Am. Salmon, 2, p.259); 3. 1316 «action de celui qui se soumet aux volontés d'autrui» (Jehan Maillart, Le Roman du Comte d'Anjou, 445, éd. M. Roques); 4. ca 1393 «soumission, disposition à obéir» (Ménagier de Paris, I, 102 ds T.-L.). Dér. de obéir*; suff. -ance*. Fréq. abs. littér.: 1395. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 2651, b) 1492; xxes.: a) 1484, b) 1978.

Wiktionnaire

Nom commun

obéissance \ɔ.be.i.sɑ̃s\ féminin

  1. Action de celui, de celle, qui obéit.
    • Franz fit un signe de tête indiquant qu’il se rendait à l’invitation générale plutôt par obéissance pour les ordres de l’honorable société que dans l’espoir de réussir. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
  2. Disposition à obéir, habitude d’obéir, soumission d’esprit aux ordres des supérieurs.
    • Mais ne savais-je pas bien que les tyrans de tout genre allaient reprendre espoir dans ces jours de malheur où l’obéissance passive était restaurée ? — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937)
    • Peut-être parce que, depuis le XIe siècle, la seule théorie politique de l'islam a été celle de l’obéissance passive à toute autorité de facto, le gouvernement par consentement reste un concept inconnu : l'autocratie a été la véritable et, pour l'essentiel, l'unique expérience. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.38)
  3. (Parfois) Domination, autorité.
    • Il a réduit, il a rangé cette province sous son obéissance.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

OBÉISSANCE. n. f.
Action de celui qui obéit. Un acte d'obéissance. Il a manqué d'obéissance. Vous n'apaiserez votre père que par une prompte obéissance. Prêter obéissance à un prince, Se soumettre solennellement à sa domination.

OBÉISSANCE signifie aussi Disposition à obéir, habitude d'obéir, soumission d'esprit aux ordres des supérieurs. Grande, parfaite, entière obéissance. Obéissance passive. Faire vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. Cet enfant est d'une grande obéissance. Prov., en termes de Dévotion, Obéissance vaut mieux que sacrifice, Rien ne plaît à Dieu autant qu'une entière soumission à ses volontés.

OBÉISSANCE se prend quelquefois pour Domination, autorité. Il a réduit, il a rangé cette province sous son obéissance. Être sous l'obéissance de père et de mère, Être soumis à l'autorité légale de son père et de sa mère.

Littré (1872-1877)

OBÉISSANCE (o-bé-i-san-s') s. f.
  • 1Action de celui qui obéit. Nous vous rendrons, seigneur, entière obéissance, Corneille, Héracl. II, 6. Nous demeurons dans l'obéissance à leurs décrets, Pascal, Prov. XVIII. On me contait hier la comédie de ce Malade imaginaire que je n'ai point vue : il était dans l'obéissance exacte à ces messieurs [les médecins] ; il comptait tout…, Sévigné, 16 sept. 1676. Voilà par où commence l'esprit de révolte ; on raisonne sur le précepte, et l'obéissance est mise en doute, Bossuet, Hist. II, 4. Sans vous contenter de l'obéissance d'action, vous y ajouterez l'obéissance de volonté, Bourdaloue, Exhort. sur l'obéiss. relig. t. I, p. 275. La puissance et l'autorité s'opposèrent à son dessein [de se faire religieuse]… mais… combien de fois accusait-elle son obéissance quoique forcée ? Fléchier, Aiguillon. L'obéissance qu'elle rendait au plus grand et au plus sage de tous les rois, Fléchier, Mme de Mont. Enfin des légions l'entière obéissance Ayant de votre empire affermi la puissance…, Racine, Brit. IV, 2. Leurs jours me répondront de votre obéissance, Voltaire, Orphel. IV, 4. Les princes ne sont pas assez heureux pour avoir des amis ; et, dans leurs derniers moments, ils ne trouvent pas toujours de l'obéissance, Duclos, Œuvr. t. II, p. 465.

    Prêter obéissance à un prince, se soumettre solennellement à sa domination.

  • 2La disposition à obéir, l'habitude d'obéir, la soumission d'esprit aux ordres des supérieurs. Au nom de cette aveugle et prompte obéissance Que j'ai toujours rendue aux lois de la naissance, Corneille, Poly. III, 4. Quiconque se dérobe à l'humble obéissance, Bannit ma grâce en même temps, Et se livre lui-même à toute l'impuissance De ses désirs vains et flottants, Corneille, Imit. III, 13. Rendez vos âmes pures par une obéissance d'amour, Sacy, Bible, St-Pierre, 1re épître, I, 22. L'obéissance qu'ils doivent à leurs supérieurs, Pascal, Prov. VI. L'Espagne sur ce sujet [les observances de l'Église] a des coutumes que la France ne suit pas ; mais la reine se rangea bientôt à l'obéissance, Bossuet, Mar.-Thér. La perfection de l'obéissance demande que tout l'homme soit soumis à Dieu, Bourdaloue, Exhort. sur l'obéiss. relig. t. I, p. 288. Dans une cour… Où les honneurs et les emplois Sont le prix d'une aveugle et lâche obéissance, Racine, Esth. III, 8. Vous seul, seigneur, vous seul, vous m'avez arrachée à cette obéissance où j'étais attachée, Racine, Mithr. IV, 4. Je veux moins de valeur et plus d'obéissance, Racine, Iph. IV, 6. L'extrême obéissance suppose de l'ignorance dans celui qui obéit ; elle en suppose même dans celui qui commande, Montesquieu, Esp. IV, 3.

    Terme de pratique. Passer obéissance, acquiescer à.

    Chez les religieux, obéissance s'est dit pour obédience. Les trois vœux des moines, chasteté, pauvreté, obéissance.

  • 3Il se dit des animaux. L'obéissance du chien. Il [le cheval dressé] sait aller le pas, il sait courir, non plus avec cette activité qui l'épuisait, par laquelle son obéissance était encore désobéissante, Bossuet, Méd. sur l'Év. 2e partie, 4e jour.
  • 4L'obéissance de, l'autorité de. Pour votre Perpenna, que sa haute naissance N'affranchit point encor de votre obéissance, Corneille, Sertor. II, 2. Si le corps de l'homme fût mort et ressuscité pour jamais dans le baptême, on ne fût entré dans l'obéissance de l'Évangile que par l'amour de la vie, Pascal, Lett. sur la mort de son père. La foudre est dans mes mains, les dieux me font la cour, Je tiens tout l'univers sous mon obéissance, Quinault, Isis, II, 2. Je n'ai point oublié quelle reconnaissance, Seigneur, m'a dû ranger sous votre obéissance, Racine, Mithr. IV, 4.

    Être sous l'obéissance de père et de mère, être soumis à l'autorité légale de son père et de sa mère.

  • 5En parlant des princes, domination. Et si je puis jamais avec votre assistance Arriver jusqu'aux lieux de mon obéissance, Corneille, Médée, IV, 7. Que, vu la déclaration de la reine, le cardinal Mazarin sortirait dans quinze jours du royaume et de toutes les terres de l'obéissance du roi, Retz, Mém. t. II, liv. III, p. 314, dans POUGENS. Il tâchait de retenir les peuples dans l'obéissance, Bossuet, Hist. I, 11. Il les invita à rentrer dans l'obéissance, Bossuet, ib. II, 8. Mais sa triste puissance Ne voit que des mourants sous son obéissance, Voltaire, Œdipe, I, 1. L'empereur [Joseph] avait ordonné qu'on reçût Charles [XII] dans toutes les villes de son obéissance avec magnificence, Voltaire, Charles XII, 7. Darius s'empare de Babylone, et la remet sous l'obéissance des Perses, Barthélemy, Anach. t. VII, tabl. 1.
  • 6 Au plur. Assurer de ses obéissances, présenter ses obéissances, sorte de formule de politesse qui s'est dite autrefois. Je suis très marri de n'avoir meilleure chose à vous présenter avec mes fidèles obéissances, Du Bosc, [familier de Mazarin] 18 juin 1649, dans Arch. des miss. scientif. 2e série, t. IV, p. 66. Parce qu'on dit assurer quelqu'un de ses respects, on a cru pouvoir dire également assurer quelqu'un de ses obéissances ; mais cette phrase n'est pas usitée parmi ceux qui se piquent de bien parler, Acad. Observ. sur Vaugel. p. 344, dans POUGENS. Notre ami Corbinelli vous assure de ses obéissances et de sa fidèle amitié, Sévigné, à Bussy, 21 janv. 1677. Présentez, je vous prie, mes obéissances à celui qui a soin de la santé du roi, Voltaire, Lett. en vers et en prose, 132.

    PROVERBE

    Obéissance vaut mieux que sacrifice, se dit par allusion à l'histoire d'Abraham, dont l'obéissance fut plus méritoire que n'aurait été le sacrifice de son fils.
    L'obéissance vaut mieux que tous les sacrifices, et tous les sacrifices sans 'obéissance ne peuvent être devant Dieu de nulle valeur, Bourdaloue, Myst. Passion de J. C. t. I, p. 305.

HISTORIQUE

XIIIe s. Nus [nul] ne quens ne bers [ni comte ni baron] ne puet [peut] donner son homme de foy, se n'est à son frere ou à sa suer ; mès à iceus le puet il bien donner en partie, mes il ne le pourroit pas donner à un estrange, se il ne le donnoit à [avec] toute l'obeissance [service] qu'il avoit, sans riens retenir, Du Cange, obedientia.

XIVe s. Collations et patronages de benefices, hommes, hommages, vassaux, vasselages, obeissances, honneurs, et quelconques autres rentes et appartenances, Du Cange, ib.

XVe s. Cy vous [je] rens toute obeissance, Orléans, Ball. 102. Furent festoyez en la ville de Paris et receus bien honnorablement, et menez par l'obeissance et par les subjects du roy jusques en Allemaigne, Chartier, Hist. de Ch. VI et VII, p. 247.

XVIe s. [Ces pays] Furent submis en mon obeissance, Marot, IV, 128. Recommander l'obeissance du [au] magistrat, Montaigne, I, 123. Dieu ne se contente pas de demi-obeissance, ains la veut toute entiere, Lanoue, 75. Ces heritages que les bastards acquierent au cas qu'ils ont hoirs de leurs corps engendrez en loyal mariage, doivent estre au seigneur souz lequel l'acquisition a esté faite, pourveu qu'il ait obeissance et moyenne justice, combien qu'il n'ait haulte justice, Coust. génér. t. II, p. 782.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

OBÉISSANCE.
7 Au plur. Terme de droit. Offre, soumission, consentement… qu'il [H…] reconnaît lui-même qu'il doit une indemnité à B…, qu'il y a lieu d'en fixer le chiffre à 4,000 fr. conformément à ses obéissances, Gaz. des Trib. 17 fév. 1876, p. 162, 1re col. (Cour d'appel de Rouen)
8En style épistolaire, et comme formule finale : recevez mes obéissances.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

OBÉISSANCE, s. f. (Droit naturel & politique.) Dans tout état bien constitué, l’obéissance à un pouvoir légitime est le devoir le plus indispensable des sujets. Refuser de se soumettre aux souverains, c’est renoncer aux avantages de la société, c’est renverser l’ordre, c’est chercher à introduire l’anarchie. Les peuples, en obéissant à leurs princes, n’obéissent qu’à la raison & aux lois, & ne travaillent qu’au bien de la société. Il n’y a que des tirans qui commanderoient des choses contraires ; ils passeroient les bornes du pouvoir légitime, & les peuples seroient toujours en droit de reclamer contre la violence qui leur seroit faite. Il n’y a qu’une honteuse flatterie & un avilissement odieux, qui ait pu faire dire à Tibere par un sénateur romain : Tibi summum rerum judicium dii dedere, nobis obsequii gloria relicta est. Ainsi l’obéissance ne doit point être aveugle. Elle ne peut porter les sujets à violer les lois de la nature. Charles IX. dont la politique inhumaine le détermina à immoler à sa religion ceux de ses sujets qui avoient embrassé les opinions de la réforme, non content de l’affreux massacre qu’il en fit sous ses yeux & dans sa capitale, envoya des ordres aux gouverneurs des autres villes du royaume, pour qu’on exerçât les mêmes cruautés sur ces sectaires infortunés. Le brave d’Orte, commandant à Bayonne, ne crut point que son devoir pût l’engager à obéir à ces ordres sanguinaires. « J’ai communiqué, dit-il au Roi, le commandement de V. M. à ses fideles habitans & gens de guerre de la garnison, je n’y ai trouvé que bons citoyens & braves soldats, mais pas un bourreau : c’est pourquoi eux & moi supplions très-humblement V. M. de vouloir employer nos bras & nos vies en choses possibles ; quelque hasardeuses qu’elles soient, nous y mettrons jusqu’à la derniere goutte de notre sang ». Le comte de Tende & Charny répondirent à ceux qui leur apportoient les mêmes ordres, qu’ils respectoient trop le roi pour croire que ces ordres inhumains pussent venir de lui. Quel est l’homme vertueux, quel est le chrétien qui puisse blâmer ces sujets généreux d’avoir desobéi ?

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Étymologie de « obéissance »

Obéissant.

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Du latin oboedire (« prêter l'oreille »).
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Phonétique du mot « obéissance »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
obéissance ɔbeisɑ̃s

Citations contenant le mot « obéissance »

  • L'autorité contraint à l'obéissance, mais la raison y persuade. De Cardinal de Richelieu / Maximes d'état
  • La manière d'obéir fait le mérite de l'obéissance. De Chevalier de Méré / Maximes et sentences
  • Le clergé qui donne toujours l'exemple de la servitude, la prêche aux autres sous le titre d'obéissance. De Cardinal de Retz / Mémoires
  • Il n'y a crise d'obéissance qu'après qu'il y ait eu crise d'autorité. De Christian Bonnet
  • On n'échappe pas à l'obéissance à Dieu que pour choir dans la servitude. De Gustave Thibon / Diagnostics
  • Un peuple sans religion est bientôt sans obéissance. De Claude Crébillon / L’écumoire
  • J’ai le droit d’exiger l’obéissance, parce que mes ordres sont raisonnables. De Antoine de Saint-Exupéry / Le Petit Prince
  • L'obéissance doit être active pour être entière, et la résistance passive pour être insurmontable. De Louis de Bonald
  • Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l'obéissance il assure l'ordre ; par la résistance il assure la liberté. Émile Chartier, dit Alain, Propos d'un Normand, tome IV , Gallimard
  • Voilà ce que c'est que les moutons. Ils obéissent aux chiens qui obéissent aux bergers qui obéissent aux astres. Charles Albert Cingria, Bois sec, bois vert, Gallimard
  • Je ne veux point de rois qui sachent obéir. Pierre Corneille, Nicomède, III, 2, Laodice
  • Ce n'est pas par obéissance qu'on se fait tuer. Ni qu'on tue. Sauf les lâches. André Malraux, La Condition humaine, Gallimard
  • Toujours une aveugle obéissance suppose une ignorance extrême […]. Jean-Paul Marat, Plan de législation criminelle
  • Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l'obéissance il assure l'ordre ; par la résistance, il assure la liberté. De Alain / Propos d'un normand
  • La gêne du commandement fatiguera comme celle de l'obéissance. De Montesquieu
  • L'obéissance est un métier bien rude. De Pierre Corneille / Nicomède
  • L'obéissance au devoir est une résistance à soi-même. De Henri Bergson
  • Le devoir d'une fille est dans l'obéissance. De Pierre Corneille / Horace
  • Presque aussi sinon plus efficacement que la désobéissance civile, l’obéissance des juges à l’indépendance de la justice pourrait écourter la souffrance des Maliens. En faisant tomber comme des fruits pourris, IBK et son régime de dictature. Il suffira tout simplement aux juges de faire honneur à leur déontologie en opposant au dictateur IBK et son mépris des Lois, l’indépendance de la justice. Une indépendance usant de manière parfaitement légitime de la force de la loi. Cette force est de puissance universelle “dura lex, sed lex” capable de soulever la gigantesque montagne antirépublicaine et antidémocratique du Président IBK. Cette force de puissance universelle “dura lex, sed lex” est capable à elle seule de faire capoter  ingénierie de bricolage juridique et de colmatage institutionnel au travers de laquelle IBK entend conserver son fauteuil présidentiel. , La désobéissance civile par l’obéissance à l’indépendance de la justice | maliweb.net
  • Difficile d'attendre qu'un adolescent ose "se démarquer de la sorte" dans le contexte d'obéissance absolue exigée à l'époque, a de son côté avancé son avocat Stefan Waterkamp. LaProvence.com, France - Monde | Verdict attendu au procès d'un ex-gardien de camp nazi de 93 ans | La Provence
  • Une seconde raison favorisant la conformité est le respect d’une autorité supérieure. Les travaux du psychologue américain Stanley Milgram au début des années 1970 ont démontré que la majorité des sujets étudiés dans le cadre d’une expérience sur le niveau de résistance à un ordre se conformeront même s’ils ont des doutes ou s’ils sont convaincus que leur obéissance causera un préjudice. Ne s’agit-il pas d’une obéissance aveugle à l’autorité, et les gouvernements le savent bien, ce qui explique les mesures visant à favoriser la diffusion d’information. Le Devoir, Le besoin de se conformer | Le Devoir
  • La réouverture des mosquées juste pour le 31 juillet 2020 n’est pas du gout de tout le monde. Pour Elhadj Aboubacar Sakho, imam à Sanoyah Km 36, trouve que la décision est bonne, mais… « C’est une décision que nous apprécions à sa juste valeur. C’est vraiment une bonne nouvelle pour la communauté musulmane de Guinée. Parce qu’obéir à nos dirigeants est l’un des principes de notre religion. L’obéissance à nos autorités est une obligation. Il y a près de quatre mois, ils nous ont dit de fermer les lieux de culte et tous les fidèles ont accepté cette mesure. Parce que c’est Dieu qui nous a demandés d’obtempérer à la décision de nos dirigeants. Mais, que ces dirigeants sachent qu’ils ont une lourde responsabilité comme ça. Parce qu’il leur est obligatoire aussi d’examiner en toute sincérité cette situation pour savoir s’il est possible ou pas de rouvrir les lieux de culte avec l’évolution actuellement de la pandémie. S’ils ne cherchent pas à savoir cela, c’est là où nos autorités aussi pourront être en mal avec Dieu. Car si Dieu nous a exhorté à les obéir, ils doivent aussi faire en sorte que cette mesure ne soit en mal avec les principes de l’islam et ne soit pas abusée. Sinon qu’ils sachent qu’ils répondront de leurs actes à l’au-delà. Dieu dit que nous avons tous de l’autorité quelque part et que tout le monde sera interrogé sur le comment il a usé de son autorité là », a indiqué l’imam. Guinée Matin - Les Nouvelles de la Guinée profonde, Réouverture des mosquées pour la Tabaski : ce qu'en dit l'imam Aboubacar Sacko de Sanoyah km36 - Guinée Matin - Les Nouvelles de la Guinée profondeGuinée Matin – Les Nouvelles de la Guinée profonde
  • Une question se pose toutefois dans cette distinction entre liberté et pouvoir. Discipline et liberté sont-elles incompatibles? Tout se passe comme s’il fallait, au cours d’une éducation, passer par cette première couche de discipline pour s’en affranchir ensuite: le vrai problème est de définir les styles d’obéissance (conformisme, soumission, subordination, consentement, etc.) et d’étudier leurs limites. La subordination, c’est quand on obéit en reconnaissant la légitimité du donneur d’ordres. La soumission, c’est une obéissance contrainte qui repose sur l’impossibilité de désobéir, à cause du coût trop grand à endurer. Mais l’énigme du dirigeant, c’est qu’il produit une obéissance consentie par les assujettis eux-mêmes. La Boétie écrivait à propos de la tyrannie: «D’où a-t-il pris tant d’yeux sur vous, si vous ne les lui donnez? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne les prend de vous?». , ÉLOGE DE L’AUTORITÉ - Maroc Hebdo l'actualité du Maroc
  • A l'occasion de la thématique de fin d'année de France Culture, et dans un contexte de résurrection de la désobéissance civile, Etre et savoir se penche sur la place de l'obéissance - et donc de la désobéissance - dans l'éducation. Que transmettre à nos enfants? France Culture, Faut-il apprendre à obéir ou à désobéir?
  • Obéir ? Peut-être, mais jusqu'où, à qui et pour quoi faire ? "Et tout le monde s'en fout" s'intéresse à un sujet d'actualité : l'obéissance. POSITIVR, VIDÉO. "Désobéir, c'est un passage obligé pour devenir soi-même"

Images d'illustration du mot « obéissance »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « obéissance »

Langue Traduction
Anglais obedience
Espagnol obediencia
Italien obbedienza
Allemand gehorsam
Chinois 服从
Arabe طاعة
Portugais obediência
Russe послушание
Japonais 従順
Basque obedientzia
Corse ubbidenza
Source : Google Translate API

Synonymes de « obéissance »

Source : synonymes de obéissance sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « obéissance »

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