La langue française

Sujétion

Sommaire

  • Définitions du mot sujétion
  • Étymologie de « sujétion »
  • Phonétique de « sujétion »
  • Citations contenant le mot « sujétion »
  • Traductions du mot « sujétion »
  • Synonymes de « sujétion »
  • Antonymes de « sujétion »

Définitions du mot sujétion

Trésor de la Langue Française informatisé

SUJÉTION, subst. fém.

A. − État de celui/ce qui est assujetti à quelqu'un ou à quelque chose.
1. État de dépendance (par rapport à quelqu'un), d'assujettissement (à quelqu'un). La jeune cantatrice maudissait souvent cette sujétion où les artistes de ce temps-là vivaient à l'égard des grands (Sand, Ctessede Rudolstadt, t. 1, 1844, p. 43).D'abord, l'édiction de libertés publiques ou de droits individuels auxquels la majorité ne peut porter atteinte restreint sur l'essentiel cette sujétion de l'individu en face de l'autorité sociale (Vedel, Dr. constit., 1949, p. 242).
En partic. État de dépendance par rapport à un pouvoir (politique, militaire) exercé de façon absolue. La défaite de 1940 allait transformer cette tutelle en sujétion pure et simple (Agences presse, 1962, p. 8).
2. État de dépendance (par rapport à quelque chose), asservissement conscient ou inconscient à une force, une idée, un sentiment. Synon. soumission.Sujétion aux passions, aux vices. Matisse, se libérant du préjugé de l'anatomie et affranchi enfin de toute sujétion à la réalité (Dorival, Peintres XXes., 1957, p. 60).
3. P. anal. État d'une chose soumise à une autre. Une végétation crispée par une longue sujétion au vent (Giono, Hussard, 1951, p. 365).
Rem. Le compl. déterminatif (v. A 1, 2 et 3) est introd. par de quand il désigne celui ou ce qui est assujetti (la sujétion de qqn); il l'est par à ou bien par de (ou encore par à l'égard de, en face de) quand il marque ce qui assujettit (la sujétion à un être supérieur; dans la sujétion d'un être supérieur; la sujétion à l'égard, en face d'un être supérieur).
B. − Ce qui assujettit.
1. [À propos de pers., de leur autorité] Subir une sujétion; s'affranchir d'une sujétion. On commencera donc par dégager les éducateurs de toute sujétion. L'État n'interviendra pas, l'enseignement deviendra « un genre de commerce », tout homme ayant le droit d'enseigner « même ce qu'il ne sait pas » (Encyclop. éduc., 1960, p. 65).
2. [À propos de choses qui contraignent]
a) Vieilli. [Sans l'idée d'une contrainte pénible] Synon. obligation.Que cette épave a été trouvée au bord de la mer, qu'elle m'a été apportée pour être décachetée par moi, comme c'est la sujétion et la prérogative de ma charge (Hugo, Homme qui rit, Paris, Flammarion, t. 2, 1982 [1869], p. 124).
b) Souvent au plur. Contrainte (imposée ou naturelle) qui pèse sur quelqu'un ou quelque chose.
Contrainte imposée. D'autres artisans (...) échappent à toutes les redevances et sujétions locales ou royales (Naudon, Franc-maçonn., 1963, p. 20).
Contrainte liée aux choses elles-mêmes. Le béton translucide donne les plus larges possibilités d'éclairage horizontal ou vertical sans les sujétions d'étanchéité et d'entretien de la paroi ou du comble en fer et verre (Civilis. écr., 1939, p. 50-11).Les chantiers qui échappent aux sujétions du lancement, sont ceux qui peuvent construire le navire dans des formes à écluses: au lieu de lancer le navire, il suffit quand il est achevé, de laisser pénétrer la mer dans la cale de construction en ouvrant les écluses (Perpillou, Industr. constr. nav., 1967, p. 13).
REM.
Subjection, subst. fém.,vx, var. Je dis donc que Caïn qui tue Abel, son frère, c'est l'établissement de la propriété, ou, en général, la subjection de l'homme du sentiment par l'homme de la sensation (P. Leroux, Humanité, 1840, p. 564).
Prononc. et Orth.: [syʒesjɔ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. a) 1155 « fait pour une personne, une collectivité, un territoire d'être soumis à une autorité; assujettissement » terres ... en subjectïun (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 10798); b) en partic. fin xives. « fait d'être soumis par conquête à une autorité souveraine » en conquerant et mettant en leur subjection (J. Froissart, Chron., éd. S. Luce, t. 8, p. 131, 15-16); 2. 1167 « autorité d'une personne qui contraint, opprime autrui » (Gautier d'Arras, Ille et Galeron, éd. Fr. A. G. Cowper, 748); 3. a) ca 1175 « asservissement à une force, une tendance, un sentiment dont on ne peut ou ne veut se libérer » sujections d'amors (Benoît de Ste-Maure, Ducs Normandie, éd. C. Fahlin, 1379); b) 1573 « assujettissement à des contraintes, des obligations qui restreignent la liberté » (Garnier, Hippolyte, acte III, 533 ds Tragédies, éd. W. Foerster, t. 2, p. 24); c) 1580 « ensemble d'actions, d'obligations auxquelles on ne peut se soustraire, et qui créent une contrainte généralement pénible » (Montaigne, Essais, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, II, 8, 392); 4. 1654 « assujettissement exigé par une fonction » (Balz., liv. III, lett. 7 ds Littré); 5. a) 1694 « servitudes auxquelles une maison, un appartement sont soumis » (Ac.); b) 1750 la sujettion du mors (La Guérinière, Éc. cavalerie, 71). Empr. au lat. class.subjectio « action de mettre sous », à basse époque « soumission » formé sur le supin subjectum de subjicere, v. sujet1. Fréq. abs. littér.: 76.

Trésor de la Langue Française informatisé

SUJÉTION, subst. fém.

A. − État de celui/ce qui est assujetti à quelqu'un ou à quelque chose.
1. État de dépendance (par rapport à quelqu'un), d'assujettissement (à quelqu'un). La jeune cantatrice maudissait souvent cette sujétion où les artistes de ce temps-là vivaient à l'égard des grands (Sand, Ctessede Rudolstadt, t. 1, 1844, p. 43).D'abord, l'édiction de libertés publiques ou de droits individuels auxquels la majorité ne peut porter atteinte restreint sur l'essentiel cette sujétion de l'individu en face de l'autorité sociale (Vedel, Dr. constit., 1949, p. 242).
En partic. État de dépendance par rapport à un pouvoir (politique, militaire) exercé de façon absolue. La défaite de 1940 allait transformer cette tutelle en sujétion pure et simple (Agences presse, 1962, p. 8).
2. État de dépendance (par rapport à quelque chose), asservissement conscient ou inconscient à une force, une idée, un sentiment. Synon. soumission.Sujétion aux passions, aux vices. Matisse, se libérant du préjugé de l'anatomie et affranchi enfin de toute sujétion à la réalité (Dorival, Peintres XXes., 1957, p. 60).
3. P. anal. État d'une chose soumise à une autre. Une végétation crispée par une longue sujétion au vent (Giono, Hussard, 1951, p. 365).
Rem. Le compl. déterminatif (v. A 1, 2 et 3) est introd. par de quand il désigne celui ou ce qui est assujetti (la sujétion de qqn); il l'est par à ou bien par de (ou encore par à l'égard de, en face de) quand il marque ce qui assujettit (la sujétion à un être supérieur; dans la sujétion d'un être supérieur; la sujétion à l'égard, en face d'un être supérieur).
B. − Ce qui assujettit.
1. [À propos de pers., de leur autorité] Subir une sujétion; s'affranchir d'une sujétion. On commencera donc par dégager les éducateurs de toute sujétion. L'État n'interviendra pas, l'enseignement deviendra « un genre de commerce », tout homme ayant le droit d'enseigner « même ce qu'il ne sait pas » (Encyclop. éduc., 1960, p. 65).
2. [À propos de choses qui contraignent]
a) Vieilli. [Sans l'idée d'une contrainte pénible] Synon. obligation.Que cette épave a été trouvée au bord de la mer, qu'elle m'a été apportée pour être décachetée par moi, comme c'est la sujétion et la prérogative de ma charge (Hugo, Homme qui rit, Paris, Flammarion, t. 2, 1982 [1869], p. 124).
b) Souvent au plur. Contrainte (imposée ou naturelle) qui pèse sur quelqu'un ou quelque chose.
Contrainte imposée. D'autres artisans (...) échappent à toutes les redevances et sujétions locales ou royales (Naudon, Franc-maçonn., 1963, p. 20).
Contrainte liée aux choses elles-mêmes. Le béton translucide donne les plus larges possibilités d'éclairage horizontal ou vertical sans les sujétions d'étanchéité et d'entretien de la paroi ou du comble en fer et verre (Civilis. écr., 1939, p. 50-11).Les chantiers qui échappent aux sujétions du lancement, sont ceux qui peuvent construire le navire dans des formes à écluses: au lieu de lancer le navire, il suffit quand il est achevé, de laisser pénétrer la mer dans la cale de construction en ouvrant les écluses (Perpillou, Industr. constr. nav., 1967, p. 13).
REM.
Subjection, subst. fém.,vx, var. Je dis donc que Caïn qui tue Abel, son frère, c'est l'établissement de la propriété, ou, en général, la subjection de l'homme du sentiment par l'homme de la sensation (P. Leroux, Humanité, 1840, p. 564).
Prononc. et Orth.: [syʒesjɔ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. a) 1155 « fait pour une personne, une collectivité, un territoire d'être soumis à une autorité; assujettissement » terres ... en subjectïun (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 10798); b) en partic. fin xives. « fait d'être soumis par conquête à une autorité souveraine » en conquerant et mettant en leur subjection (J. Froissart, Chron., éd. S. Luce, t. 8, p. 131, 15-16); 2. 1167 « autorité d'une personne qui contraint, opprime autrui » (Gautier d'Arras, Ille et Galeron, éd. Fr. A. G. Cowper, 748); 3. a) ca 1175 « asservissement à une force, une tendance, un sentiment dont on ne peut ou ne veut se libérer » sujections d'amors (Benoît de Ste-Maure, Ducs Normandie, éd. C. Fahlin, 1379); b) 1573 « assujettissement à des contraintes, des obligations qui restreignent la liberté » (Garnier, Hippolyte, acte III, 533 ds Tragédies, éd. W. Foerster, t. 2, p. 24); c) 1580 « ensemble d'actions, d'obligations auxquelles on ne peut se soustraire, et qui créent une contrainte généralement pénible » (Montaigne, Essais, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, II, 8, 392); 4. 1654 « assujettissement exigé par une fonction » (Balz., liv. III, lett. 7 ds Littré); 5. a) 1694 « servitudes auxquelles une maison, un appartement sont soumis » (Ac.); b) 1750 la sujettion du mors (La Guérinière, Éc. cavalerie, 71). Empr. au lat. class.subjectio « action de mettre sous », à basse époque « soumission » formé sur le supin subjectum de subjicere, v. sujet1. Fréq. abs. littér.: 76.

Wiktionnaire

Nom commun

sujétion \sy.ʒe.sjɔ̃\ féminin

  1. Dépendance, état de celui qui est soumis à un pouvoir, à une domination.
    • Vivre, tenir, dans la sujétion.
    • S’affranchir de la sujétion, demeurer dans la sujétion qu’on doit aux lois.
    • « ... la sujétion féminine se vit encore renforcée quand nos ancêtres abandonnèrent leur existence nomade pour se sédentariser et commencèrent à accumuler les biens matériels. » — (Frans de Waal, Le singe en nous, traduction M.F. de Paloméra)
    • […] le bien fut […] la réalisation de la volonté d’un être supérieur, une sorte de sujétion humiliante pour la dignité humaine […] — (Ernest Renan, L’Avenir de la science, pensées de 1848, Édition C. Lévy, 1890, page 9.)
  2. État de celui qui est astreint à quelque nécessité, obligé à quelque chose.
    • Tous les besoins de la vie sont de grandes sujétions.
    • Il est dangereux de se faire certaines habitudes, elles deviennent ensuite des sujétions.
    • L’obligation de veiller une partie de la nuit lui est une dure sujétion.
  3. Nécessité où l’on est de ne pas s’éloigner d’un endroit, de ne pas quitter une personne.
    • La surveillance de cet établissement m’a été confiée : c’est pour moi une grande sujétion.
    • Cette mère n’a personne pour s’occuper de ses enfants : c’est pour elle une sujétion de tous les instants.
  4. Assiduité que demande une charge, un emploi.
    • C’est un emploi qui comporte une grande sujétion.
    • Je n’ai pas accepté ce poste en raison de la sujétion à laquelle on y est astreint.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

SUJÉTION. n. f.
Dépendance, état de celui qui est soumis à un pouvoir, à une domination. Vivre dans la sujétion. Tenir dans la sujétion. S'affranchir de la sujétion. Demeurer dans la sujétion qu'on doit aux lois. Il se dit aussi de l'État de celui qui est astreint à quelque nécessité, obligé à quelque chose. Tous les besoins de la vie sont de grandes sujétions. Il est dangereux de se faire certaines habitudes, elles deviennent ensuite des sujétions. L'obligation de veiller une partie de la nuit lui est une dure sujétion. Il se dit encore de la Nécessité où l'on est de ne pas s'éloigner d'un endroit, de ne pas quitter une personne. La surveillance de cet établissement m'a été confiée : c'est pour moi une grande sujétion. Cette mère n'a personne pour s'occuper de ses enfants : c'est pour elle une sujétion de tous les instants. Il se dit également de l'Assiduité que demande une charge, un emploi. C'est un emploi qui comporte une grande sujétion. Je n'ai pas accepté ce poste en raison de la sujétion à laquelle on y est astreint.

Littré (1872-1877)

SUJÉTION (su-jé-sion ; en vers, de quatre syllabes) s. f.
  • 1Domination qui subjugue. Il [un conquérant] mettra tout sous sa sujétion, Pascal, Proph. 26, éd. FAUGÉRE. Il gouverna sa province avec beaucoup de prudence, et y bâtit Carthage la neuve, qui tenait l'Espagne en sujétion, Bossuet, Hist. I, 8. Rendre pour jamais l'Italie indépendante de l'Allemagne, après sept cents ans de sujétion, ou d'esclavage, ou de soumission, Voltaire, Mél. hist. Mens. imprimés, test. Alberoni.
  • 2État de celui qui est sujet d'un prince, d'un chef. Le prince veut-il que je sois son sujet, quand je ne retire rien de la sujétion ? Montesquieu, Lett. pers. 76. Il [l'individu] devenait sujet, sans qu'on pût donner une époque de sa sujétion, Montesquieu, Rom. 6.
  • 3État de celui qui est astreint, obligé. Il est dangereux de se faire des habitudes, elles deviennent des sujétions. Il s'est fait une sujétion de se lever tous les jours à la même heure. Sitôt que l'âge me permit de sortir de la sujétion de mes précepteurs, Descartes, Méth. I, 14. Je crois que le mois d'août sera encore plus long, puisque ce sera le temps des états ; n'en déplaise à la bonne compagnie, c'est toujours une sujétion pour moi d'aller les trouver à Vitré, ou de craindre qu'ils ne viennent ici, Sévigné, 71. L'esprit d'orgueil qui le domine, n'a pu supporter la moindre sujétion, ni la moindre humiliation, Bourdaloue, Instruct. Humilité de la foi, Exhort. t. II, p. 392. Quelque désagrément qu'on ait à se trouver chargé d'un indigent, on goûte à peine les nouveaux avantages qui le tirent enfin de notre sujétion, La Bruyère, IV. L'homme ne se propose le repos que pour s'affranchir de la sujétion et du travail, Vauvenargues, Max. CXCIX. Avec une valeur brillante… il [le duc d'Orléans] eût été général, si le roi [Louis XIV] lui eût permis de l'être ; mais il fut toujours en sujétion à la cour et en tutelle à l'armée, Duclos, Œuvr. t. v, p. 196.
  • 4L'assiduité qui est exigée ou nécessaire auprès d'une personne. C'est un homme auprès duquel il faut une grande sujétion. La sujétion d'un domestique auprès de son maître, d'une garde auprès d'un malade, d'une femme auprès de son mari.
  • 5Assiduité exigée par une charge, par un emploi. Et voilà, en l'état où je suis, toute la cour que je fais, et la seule sujétion que je m'oblige de rendre, Guez de Balzac, liv. III, lett. 7. Les dames du palais sont dans une grande sujétion, Sévigné, 5 janv. 1674. Les dames du palais sont réglées à servir par semaine… si la maréchale d'Humières boude, elle fera mal sa cour ; car le roi veut de la sujétion, Sévigné, 8 janv. 1674. L'affaiblissement de ma santé, les visites à rendre ou à recevoir, la sujétion des académies auxquelles malheureusement ma subsistance est attachée, me rendent la vie de Paris insupportable, D'Alembert, Lett. à Voltaire, 21 déc. 1765.
  • 6Incommodités, servitudes auxquelles une maison est sujette. C'est une maison où il y a de grandes sujétions.

HISTORIQUE

XIIe s. Li evesques de Lundres une epistle enveia Saint Thomas ultre mer… Amur, subjectiun e saluz li manda, Th. le mart. 81.

XIIIe s. En subjection pardurable puissent il vivre ! Psautier, f° 81. Sers ne sours, ne mus, ne sous aagiés, ne hons qui soit en subjection d'autrui par religion, sans l'autorité de son par-dessus, ne poent recevoir arbitrage sor eus, Beaumanoir, XLI, 10.

XIVe s. Bien [il] le deffenderoit encontre le glouton Qui nous cuide tenir en se [sa] subgession, Hugues Capet, v. 1787. Pour ce est ce forte chose de tenir en subjection et de moderer telle passion laquelle nous avons dès le commencement, Oresme, Éth. 39.

XVe s. Ces gens d'armes prirent plusieurs villes et petits forts, et mirent tout le pays de là environ en leur subjection et en l'obeissance du roi de France, Froissart, II, II, 10.

XVIe s. Nous debvons la subjection et l'obeissance à touts roys, Montaigne, I, 13. Accidents auxquels chacun de nous est en bute par une naturelle subjection, Montaigne, I, 406. De cette colline il seroit à decouvert battu en flanc ; cette subjection estoit accompagnée de tant d'incommoditez…, Beaugué, Guerre d'Escosse, II, 18. La dite demoiselle a la moitié du droit de subjection et sommaige, qui est, toutes les fois et quantes fois qu'il lui plaira envoyer l'un de ses hommes et sujets faire message, porter lettres ou autrement, est tenu d'y aller chacun en son tour, pourveu qu'il puisse aller et venir entre deux soleils, Du Cange, sommagium, au mot sagma.

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Étymologie de « sujétion »

Prov. subjection ; esp. sujecion ; ital. suggezione ; du lat. subjectionem (voy. SUJET 1).

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Du latin subjectio avec une évolution parallèle de subjectus vers sujet. → voir assujettir
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « sujétion »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
sujétion syʒesjɔ̃

Citations contenant le mot « sujétion »

  • À quand l’abolition de cette mascarade coûteuse et inutile qu’est la sujétion moyenâgeuse d’un pays libre et indépendant à la monarchie d’un pays étranger ni mieux ni pire que celui-ci ? Et qui donne lieu à des sagas disgracieuses dans les deux pays concernés, d’ailleurs. Les symboles étant bien plus importants qu’on le croit, le Canada n’est pas un pays véritablement souverain, mais assujetti. Et le ROC, drapé dans sa superbe et dans sa supériorité morale autoproclamée, se complaît dans sa féodalité politique. La Presse, Réactions à l’éditorial « La reine ne peut pas faire de harcèlement au travail »
  • «Quand on est assujetti à des contraintes horaires, les permanences et que le service est assuré les jours non ouvrables, nous supposons qu'on a droit à la prime de sujétion et cette prime a été instituée par le ministère de la justice, mais jusqu'à présent on n'a pas cette prime», a expliqué le porte-parole des agents de santé des prisons. KOACI, Côte d'Ivoire : Mouvement de colère, les agents de santé des prisons lancent l'opération «bandeau rouge», voici leurs revendications - KOACI
  • Avant que d’autres négociations puissent s’ouvrir sur la place de l’hôpital public dans le système de santé en France, sur la réforme de la tarification et de la gouvernance de l’hôpital, ce premier accord conclu entre le ministère de la santé et les syndicats représentatifs des personnels hospitaliers, peut être qualifié d’historique. En effet, j’ai milité comme syndicaliste hospitalier de 1976 à 2017 et en 41 ans je n’ai connu que deux accords qui ont marqué mon histoire. Celui de 1977 sur le bénéfice de 13 heures supplémentaires (indemnité de sujétion spéciale), celui de 2002 sur le passage aux 35 heures et les créations d’emplois. Il y en a eu d’autres de moindres importances, mais je n’avais jamais connu d’accord pour les hospitaliers qui accorde à la fois des augmentations de salaire et des propositions pour une amélioration des conditions de travail. Voyons cela de plus près les principales mesures : Club de Mediapart, Un accord historique pour les personnels hospitaliers et des EHPAD | Le Club de Mediapart
  • L’indemnité de sujétions spéciales allouée aux fonctionnaires de police actifs ne compense pas, de manière forfaitaire, le préjudice subi par ces derniers lorsqu’ils sont victimes d’une infraction dans l’exercice de leurs fonctions. , De l’indemnité de sujétions spéciales des forces de police - Recouvrement | Dalloz Actualité
  • En finir avec l’inégalité criante des droits. Deux exemples suffisent à mesurer l’ampleur et l’urgence de la tâche. Comment parler d’un État moderne quand, aujourd’hui encore, les femmes ne peuvent transmettre la citoyenneté libanaise à leurs enfants alors que les hommes, eux, le peuvent ? Comment parler d’équité quand le dispositif de la ‘kafala’, mécanisme juridique d’un autre âge, véritable sujétion de l’employé étranger à son employeur s’appliquant notamment aux travailleurs domestiques, est encore en vigueur ? Politis.fr, Le salut du Liban ne pourra venir que de lui-même par Orphée Haddad | Politis
  • Mais cette Europe de la dépense sera aussi une Europe de la dépendance. Déjà tenue par une globalisation dont elle a épousé naïvement toutes les illusions, l’Europe le sera désormais par ceux qui détiendront sa dette. À l’heure de la financiarisation de l’économie, la dette est une arme de sujétion massive. S’endetter massivement, c’est se ligoter durablement. Dépendance politique, aussi, puisque la création d’une dette européenne et d’un impôt européen nous emmènent tout droit là où les peuples ne veulent pas aller: au fédéralisme européen. Le non des Français et des Hollandais en 2005, le départ des Britanniques, mais également les résultats des dernières élections européennes ont montré une seule et même chose: l’Europe fédérale, les Européens n’en veulent pas. «Si c’est oui, nous dirons “allons-y” ; si c’est non, nous dirons “on continue“» avertissait Jean Claude Junker à la veille du référendum sur le traité constitutionnel européen. Cet accord reproduit l’erreur du traité de Lisbonne: imposer par le haut ce qui a été rejeté dans les urnes. L’Europe d’En Marche, c’est l’Europe à marche forcée. Celle du passé. L’Europe de demain, celle que veulent les Européens, c’est l’Europe de la civilisation. Une Europe de la culture et de la connaissance. Elle est la grande sacrifiée de ce mauvais accord. Moins d’Erasmus et plus de dettes: est-ce vraiment cette Europe-là que nous voulons transmettre aux jeunes générations? L’Europe de demain, c’est aussi l’Europe des protections. L’UE est aujourd’hui semblable à une passoire: ses dirigeants peuvent bien y déverser par milliards des liquidités, si les trous ne sont pas comblés, si des frontières ne sont pas élevées, elles ne rempliront que les poches de nos concurrents étrangers. Ouvrir le robinet de la dette européenne ne servira à rien si l’Europe reste ouverte à tous les vents. Relançons, oui, mais pas n’importe comment. Et pas à n’importe quel prix. Car la dépense ne fait pas la croissance. Ce n’est pas en s’endettant plus mais en se protégeant mieux que les Européens sauveront leurs emplois et gagnerons des marchés. Qu’attendons-nous pour changer les règles européennes de la concurrence afin de créer des champions européens? Pour instaurer la préférence afin que nos PME puissent avoir accès aux marchés publics en Europe? Pour exiger la réciprocité dans les échanges, abandonner le CETA et instaurer une frontière verte? Le Figaro.fr, Bruno Retailleau: «L’Europe des petites cuisines et des grandes dépendances»

Traductions du mot « sujétion »

Langue Traduction
Anglais subjection
Espagnol sujeción
Italien soggezione
Allemand unterwerfung
Chinois 隶属
Arabe الخضوع
Portugais sujeição
Russe подчинение
Japonais 服従
Basque subjection
Corse sottumissione
Source : Google Translate API

Synonymes de « sujétion »

Source : synonymes de sujétion sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « sujétion »

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