Nul : définition de nul, nulle


Nul, nulle : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

NUL, NULLE, adj. et pron.

I. − Adjectif
A. − Adj. indéf. (Ne) ... nul(l)e + subst.[Accompagnant un subst. en position suj. ou en position compl.; marque une exclusion totale] Pas un. Synon. aucun.
Rem. Littér. sauf dans nulle part (infra)
1. [Dans une phrase où le verbe est précédé de ne]
a) Vx. [En emploi avec un subst. au plur.] Elle adorait son père, et quand il la bénissait en déposant un baiser sur son front incliné, nuls êtres au monde n'étaient plus heureux qu'eux (Brillat-Sav., Physiol. goût, 1825, p.298).Les demeures de l'âme immortelle luiront, Et nuls dieux ennemis ne les disperseront (Leconte de Lisle, Poèmes barb., 1878, p.126).
b) Au sing. Voyant qu'elle [la vie] ne contenoit nul bien pour compenser ses douleurs, je l'ai seulement tolérée comme un fardeau nécessaire (Senancour, Rêveries, 1799, p.3).Nulle force au monde n'eût empêché les spectateurs de se tourner vers la victime, pour voir si le coup avait porté (Bernanos, Imposture, 1927, p.408).Nul moment, nul incident de cette formidable et neuve expérience, monsieur, qui n'excite vos réflexions (Valéry, Variété IV, 1938, p.75):
1. ... quelques aigles planaient dans le ciel bleu, on eût dit que jamais nul bruit, nul chant, nulle clameur de guerre, nulles fanfares de fêtes n'avaient troublé ce lieu paisible qui semble endormi d'un sommeil plein de sourires... Du Camp, Nil, 1854, p.78.
SYNT. N'avoir nul(le) besoin, crainte, envie (de qqc.); n'avoir nul(le) aptitude, autorité, avantage, devoir, excuse (pour qqc.).
Rem. S'emploie auj. encore au plur. avec des subst. comme dans l'ex. no1 qui n'ont pas de sing. ou qui ont un sens partic. au plur.: nulles funérailles, nuls frais. Il ne me rapporterait nuls gages que je n'en voudrais point d'autre! (Claudel, Soul., 1944, 1repart., 1rejournée, 8, p.973).
c) [Suivi de autre] Depuis nul autre instant de bonheur n'a pu diminuer le charme du souvenir que j'en conserve! (Genlis, Chev. Cygne, t.2, 1795, p.243).
d) Ne... nul autre (que). [Autre étant un adj., un pron. ou un nom. désignant une pers. ou une chose] Il y a plus: nul autre que le président, à cette époque, n'a le droit de parler (Fustel de Coul., Cité antique, 1864, p.319).Comme moi, mieux que moi, tu le sais bien, nul autre homme que toi n'existe, n'existera jamais pour elle (Vogüé, Morts, 1899, p.398).Il chercha une arme. Nulle autre qu'un fort couteau à deux lames (Rolland, J.-Chr., Révolte, 1907, p.626):
2. ... ils sont la certitude en personne que nul autre qu'eux-mêmes ne saurait concevoir ni ce qu'ils exigent de leur être ni ce qu'ils espèrent de leur démon. Valéry, Variété III, 1936, p.10.
Rem. Nul s'accorde avec le subst. que remplace autre ou peut rester invar. [Les hirondelles] ont moins à craindre que nul autre les bêtes de proie, avec une aile si légère (Michelet, Oiseau, 1856, p.157). Ces beautés qui cultivèrent comme nulles autres la science difficile d'aider un artiste dans ses rapports avec le monde, sans l'empêcher de produire (Blanche, Modèles, 1928, p.51). Pour l'emploi de nul sans ne v. infra 4.
e) Ne... nulle part. En aucun lieu. Mais ma place n'est nulle part; je suis de trop (Sartre,Nausée, 1938, p.156):
3. ... c'était des noms et des mots que l'on n'aurait entendus nulle part ailleurs dans tout Paris à cette époque... Vigny, Mém. inéd., 1863, p.161.
[Précédé d'une prép.] N'être de nulle part. Ce n'est pas la montagne de nos pays, ni de nulle part (T'Serstevens, Itinér. esp., 1933, p.97).Dire que la maison elle-même n'est vue de nulle part, n'est-ce pas dire qu'elle est invisible? (Merleau-Ponty, Phénoménol. perception, 1945, p.81).
2. [Sans corrélation avec ne, dans des réponses ou des phrases sans verbe] L'orgueil mettait partout des barrières, et nulle part des limites (Staël, Consid., t.1, 1817, p.431).La cervelle du poète perspectif plus brouillée encore, la démence assise avec la misère à son établi: nulle commande, pas de pain (Goncourt, Journal, 1856, p.281):
4. Nuls bruits que ceux de la nature agreste. On entendait quelques sonnailles (...), et les cris monotones des bouviers qui poussaient leur attelage en labourant... Pesquidoux, Livre raison, 1932, p.245.
Nul doute. Oreste: Nul doute: c'est un homme qui est par là désigné (Claudel, Choéphores, 1920, p.930).Nul doute cependant que ces effectifs ne participassent à l'essentiel occulte des valeurs (Malègue, Augustin, t.2, 1933, p.300).
À nul autre (pareil, comparable). Les flots tumultueux jaillis de la fontaine à nulle autre pareille (Péguy, Ève, 1913, p.720).Que m'importe que ce tyran me tienne en laisse par un raffinement de procédés à nuls autres semblable? (Mounier, Traité caract., 1946, p.56).Les vociférations funéraires des femmes de la Méditerranée sont à nulles autres pareilles (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p.131).
3. [Employé avec sans] Sans nul égard, sans nulle nécessité. Le tout était une surface plane, sans nulle aspérité qui vous arrêtât (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène, t.1, 1823, 765).Le régime paraissait (...) sans nulle mesure et sans nul rapport avec la défense, l'honneur, l'indépendance de la France (De Gaulle, Mém. guerre, 1954, pp.3-4).
Sans nul doute. V. doute D 1 rem.
4. [En prop.interr., hypothétique, compar. ou, plus gén., en cont.négatif, sans corrélation avec ne et dans un sens proche du positif] Quelque... que ce soit. Tel son abri géant Était sorti de l'ombre et du chaos béant, Tel il avait grandi, sans que nulle aventure Entamât une fois sa frondaison obscure (Banville, Exilés, 1874, p.64).C'est là −plus peut-être qu'en nul autre domaine −qu'éclate la folie de n'avoir pas eu dans ces dernières vingt-cinq années une production régulière (Du Bos, Journal, 1924, p.119).
B. − Adj. qualificatif. Subst.+ nul(le)
1.
a) Qui est inexistant. Le nez gros par le bout et nul à sa racine (Balzac, Annette, t.1, 1824, p.24).Maintenant, les rentrées étaient complètement nulles, depuis que monsieur abandonnait ses malades (Zola, Dr Pascal, 1893, p.223):
5. Rien autour de moi que la pluie sempiternelle, ou ce soleil blanc plus effrayant que la mort, Qui ne me montre rien autour de moi que des figures aussi vaines que le sable, un peuple d'ombres nulles. Claudel, Pain dur, 1918, III, 2, p.463.
Emploi subst.masc. sing. à valeur de neutre. L'homme est plusieurs, la solitude est le vide, le nul −le mensonge (G. Bataille, Exp.int., 1943, p.82).
Nul(le) et non a(d)venu(e) + subst.Totalement inexistant. Déclarer quelque chose nul et non avenu; être, demeurer nul et non avenu; considérer, tenir comme nul(le)(s) et non avenu(e)(s). Elle réputerait fictivement nuls et non avenus des faits, des écrits doués d'une existence réelle et physique (Cournot, Fond. connaiss., 1851, p.430).Si la vie, après la mort, tend à paraître nulle et non advenue, chaque instant, refoulé l'instant d'après dans l'équivoque, s'annule instantanément (Jankél., Je-ne-sais-quoi, 1957, p.138).
SC. NAT. Absent. Tige nulle; ailes nulles (Lar. Lang. fr.).
b) MATH. Qui est égal à zéro. Application, hypothèse, matrice, somme nulle. Angle, polynôme, vecteur nul (Bouvier-George Math. 1979).
Nombre nul. Synon. zéro (Math. 1967-69).
En partic., STAT. Hypothèse nulle. Celle qui est ,,fondée sur le libre jeu du hasard`` (Ch. Muller, Initiation aux méthodes de la stat.ling., Paris, Hachette, 1973, p.48).
c) DR. Qui est sans valeur légale, inexistant à cause d'un vice de forme. Testament nul; convention, traité nul(le); clause nulle. Le donateur ne peut réparer par aucun acte confirmatif les vices d'une donation entre-vifs; nulle en la forme, il faut qu'elle soit refaite en la forme légale (Code civil, 1804, art.1339, p.242).Le résultat infaillible de cette méthode devra toujours être de compter pour nuls les votes hostiles au gouvernement (Camus, État de siège, 1948, 2epart., p.258).
DR. CANON. Lorsqu'un des époux a été cause de l'empêchement qui a rendu son mariage nul, il ne peut pas lui-même en demander aux tribunaux ecclésiastiques la déclaration de nullité (Marcel1938).
d) SPORTS. [En parlant d'un jeu où les adversaires n'ont pu être départagés, étant à égalité] Match nul. Tu l'as mal attaqué. (...) mais après tout, milord, coup nul: c'est à refaire (Delavigne, Enf. d'Edouard, 1833, iii, 4, p.107).On craignait la partie nulle. On criait: −Vas-y! Vas-y fainéant! tape, hé! grande moule! (Van der Meersch, Empreinte Dieu, 1936, p.121).
e) Emploi subst.fém. Caractères (lettre, syllabe, mot ou groupes de mots) sans signification introduits dans une écriture chiffrée pour égarer les personnes auxquelles elle n'est pas destinée (d'apr. Bouillet 1859).
2.
a) Qui ne vaut rien, qui est sans valeur.
[En parlant du comportement psychol. ou mor. d'une pers.] Ces plaisirs de considération et de petite vanité sont nuls pour moi (Stendhal, Rouge et Noir, 1830, p.440).Ce genre de pensée mystificatrice est une activité négative. Réellement négative. Et non plus nulle (Nizan, Chiens garde, 1932, p.187):
6. Je dis seulement que je ne fais pas état des moments nuls de ma vie, que de la part de tout homme il peut être indigne de cristalliser ceux qui lui paraissent tels. Breton, Manif. Surréal., 1erManif., 1924, p.20.
[En parlant d'une activité ou d'une création intellectuelle] Des réponses nulles; une étude, un livre nul(le); des vers nuls. Sainte-Beuve ramasse les défroques les plus nulles (Flaub., Corresp., 1853, p.326).Les histoires des journaux sont encore plus que d'habitude troubles ou nulles (Huysmans, Là-bas, t.2, 1891, p.58):
7. La vallée des singes m'a été vivement recommandée par Robichon et Varille; presque jamais les étrangers ne la visitent, car elle est d'intérêt à peu près nul au point de vue archéologique... Gide, Carnets Égypte, 1939, p.1066.
b) [En parlant d'une pers.] Dépourvu de qualités, en particulier intellectuelles. Synon. bête, idiot, nullard (fam. infra dér.), stupide.Privé de tous les talents qui séduisent, je sens que je dois être à leurs yeux insignifiant et nul (Maine de Biran, Journal, 1818, p.111).C'est vrai j'aurai un sphinx et un lustre. Tu es trop nulle pour comprendre (Cocteau, Enfants, 1929, 1repart., p.56):
8. ... un homme (...) qui était nul, d'une de ces nullités que certains hauts fonctionnaires, sortis de leur bureau et de la société, trahissent et semblent débrider au foyer conjugal. Goncourt, MmeGervaisais, 1869, p.104.
En partic. Être nul en + subst.(désignant une spécialité)Qui est complètement ignare ou incapable (dans cette spécialité). Être nul en anglais, en latin, en dessin, en musique. Je dirai: dans aucune littérature, si je n'étais aussi nul en littérature étrangère (Gide, Journal, 1946, p.305).Des tas de cousins ou de tantes, plus ou moins membres de tiers ordres, nuls en maths, mais prodigieusement calés dans la comptabilité (H.Bazin, Vipère, 1948, p.21).
Emploi subst. Personne nulle. Synon. nullard (fam. infra dér.), nullité, zéro.Le reste du temps, elle reçoit trop souvent la direction en politique, des plus nuls, en intelligence, des plus communs (Vigny, Lettre à Lord***, 1829, p.266).Descaves laisse percer son dégoût du monde théâtral, de ce monde où Georges Daudet, ce formidable nul, est quelqu'un (Goncourt, Journal, 1895, p.790).
II. − Pron. indéf., littér. ou lang. jur.
Rem. Certaines expressions fréquentes appartiennent cependant à la langue courante: Nul n'est censé ignorer la loi; à l'impossible nul n'est tenu.
A. − Aucune personne (ne...). Synon. personne.
1. [En fonction de suj.] Pour nous en tenir aux poëtes, nul en cet ordre second, nul, pas même le noble Schiller, n'est plus grand que Corneille (Sainte-Beuve, Port-Royal, t.1, 1840, p.160).Je n'ai pas de maîtresse, Nulle ne m'embrasse Nonne, reine ou comtesse (Apoll., Casanova, 1918, i, 1, p.968):
9. Mais les plus redoutés de tous, c'étaient les Gascons du comte d'Armagnac: nuls n'étaient plus pauvres et plus mal vêtus, ni plus rudes à saccager les lieux où ils passaient... Barante, Hist.ducs Bourg., t.3, 1821-24, p.178.
2. Vx. [En position de compl.] Comment justifier un ordre de choses qui ne sert à nul et nuit à presque tous? (Senancour, Rêveries, 1799, p.222).La cour, centre de corruption, étend partout son influence; il n'est nul qui ne s'en ressente, selon la distance où il se trouve (Courier, Pamphlets pol., Disc. souscr. acquis. de Chambord, 1821, p.84).
3. Nul(le) au monde (ne...). Personne au monde. M. Marguillier (...) eut l'intégrité de vendre son étude assez tôt pour que nul au monde (...) ne pût soupçonner son vote d'autre utilité que celle de l'État (Malègue, Augustin, t.1, 1933, p.290).Ce qu'ils recevaient l'un de l'autre, cependant ils ne le recevront de nul au monde (Saint-Exup., Citad., 1944, p.960).
B. − [Désignant une pers. ou une chose] Synon. aucun(e).
1. Nul(le) de + subst.(désignant une pers. ou une chose).Enfin, nulles d'entre elles ne peuvent se combiner ensemble, que lorsqu'une force qui leur est étrangère les contraint à le faire (Lamarck, Philos. zool., t.2, 1809, p.102).Nul des plus beaux spectacles: Ni la Méditerranée Avec son odeur à elle, âcre et bleue (Larbaud, Barnabooth, 1913, p.46).
2. [Employé avec un compar.] Nul(le) (mieux/moins/plus) que + subst.(désignant une pers.).Il semble que nul plus que lui n'aurait dû éprouver (...) le désespoir des souvenirs et l'impuissance de vivre avec soi (Lacord., Éloge fun., 1847, p.35).MmeLe Pesnel rougit d'aise. Nul mieux qu'elle ne pouvait apprécier le prix d'une union avec les Le Pesnel (Drieu La Roch., Rêv. bourg., 1937, p.39).
Rem. En phrase interr., hypothétique ou après une principale négative, nul peut s'employer sans corrélation avec ne dans un sens proche du positif. Souffrir sans être plaint, sans que nul Au récit de vos maux Se laissant attendrir, Dise: «Le malheureux, il a bien dû souffrir!» (Chénier, Bucoliques, 1794, p.292).
Prononc. et Orth.: [nyl]. Att.ds Ac. dep.1694. Étymol. et Hist.A. 1. 842 adj. indéf. «aucun, pas un» (Serments de Strasbourg, I, 5 ds Henry Chrestomathie, p.1); 1174 nulle part (Guernes de Pont-Sainte-Maxence, St Thomas, éd. E. Walberg, 2606); 2. 2emoitié xes. pron. indéf. nul (de) «pas une personne (parmi)» (St Léger, éd. J. Linskill, 59); ca 1170 nul autre (Marie de France, Lais, Yonec, éd. J. Rychner, 218). B. 1. a) 1281 adj. qualificatif «sans valeur légale» (Livre Roisin, éd. R. Monier, 90, p.63); b) 1823 bot.«qui n'existe pas» (Boiste); c) 1828 sports (Journ. des haras, 1erjuill., 217 et note 1 ds Quem. DDL t.18); d) 1903 math. nombre nul (Nouv. Lar. ill.); 2.1559 «dépourvu de toute valeur» (Amyot, Vies, Cat.d'Utiq, 52 ds Gdf. Compl.); 1769 «d'une personne dépourvue de toute qualité intellectuelle» (J.-J. Rousseau, Confessions, Livre XI, éd. B. Gagnebin et M.Raymond, p.554); 1804 [éd. 1840] être nul dans... «ignorant dans un certain domaine» (Senancour, Obermann, t.1, p.151); 3. 1640 subst.fém. «zéro» (Oudin); 1690 «caractère qui ne signifie rien et qu'on emploie dans les correspondances chiffrées pour en compliquer le déchiffrage» (Fur.); 4. 1874 le Nul «caractère de ce qui est sans valeur» (Lar. 19e). Du lat.nullus «aucun, nul», «sans valeur, sans importance». Fréq. abs. littér.: 10822. Fréq. rel. littér.: xixes.: a)16807, b) 14352; xxes.: a) 14799, b) 15089.
DÉR.
Nullard, -arde, adj. et subst.,fam. et péj. Tout à fait nul, du point de vue intellectuel. Synon. nullité, minus habens.Elle est nullarde en anglais. C'est un vrai nullard (Rob. Suppl. 1970). C'est un nullard qui se laisse mener par le bout du nez (Dub., Lexis1975).[nyla:ʀ], fém. [-aʀd̥]. 1reattest.1953 (M. Bossard ds FEW t.7, p.232b); de nul, suff. péj. -ard*.
BBG. _ Bastin (J.). Pas, point, guère, nullement, nul, etc. In: B. (J.). Glanures gramm. Namur, 1893, pp.140-145; Rem. sur nul et point.R. Philol. fr. 1896, t.10, pp.214-219. _Clédat (L.). Sur les empl. de nul. R. Philol. fr. 1899, t.13, pp.140-143. _Gaatone (D.). Ét.descriptive du syst.de la nég. en fr. contemp.Genève, 1971, pp.180-182. _Martin (R.). Le Mot rien et ses concurrents en fr. Paris, 1966, pp.186-189; p.200, 235, 237. _Vikner (C.). Les Auxil. négatifs. R. rom. 1978, t.13, no1, pp.88-109.

Nul, nulle : définition du Wiktionnaire

Adjectif

nul \nyl\

  1. Égal à zéro, en parlant d’un nombre, d’une grandeur ou d’une valeur.
    • La charge d'un neutron est nulle.
    1. (Mathématiques) (Par extension) de norme nulle, ou égal à l’élément neutre d’un groupe additif ou d’un espace vectoriel.
      • Deux vecteurs nuls ont une somme nulle..
  2. Qui est sans valeur, sans effet, qui se réduit à rien.
    • Les capitaines de goélettes m’avaient tous conseillé d'entrer à l’étale de basse mer quand le courant est nul. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • La Grande-Bretagne, qui s’est isolée tout récemment, et a des conditions écologiques relativement uniformes, a un endémisme presque nul. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.69)
  3. (En particulier) (Droit) Il se dit des actes qui, étant contraires aux lois, pour le fond ou dans la forme, sont comme s’ils n’étaient pas, et ne peuvent avoir leur effet.
    • Élection nulle pour vice de forme.
    • Ce testament est nul dans le fond et dans la forme.
    • L’arrêt le déclare nul, de nul effet, de nulle valeur.
  4. Mauvais, de mauvaise qualité, sans intérêt, qui ne vaut rien.
    • Je sais fort bien qui est Mr Kipling, bien que vous ayez cru bon dans votre "Étude en rouge" de me faire passer pour un béotien en décrivant ma culture littéraire comme nulle ! — (Philippe Chanoinat (scénario) & Frédéric Marniquet (dessin), Les Archives secrètes de Sherlock Holmes, vol. 3 : Les adorateurs de Kâli, éd. Glénat BD, 2017, p. 23)
    • — […]. En fait elle est aussi nulle que toi.
      Bennett réfléchit quelques temps, en se demandant comment on quantifiait la nullité.
      — Peut-être même encore plus nulle, dit-il au bout d'un moment de réflexion.
      — (Gill Hornby, Tous en chœur, traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Denyse Beaulieu, Paris : JC Lattès, 2017 & Éditions France Loisirs, 2018)

Adjectif indéfini

nul \nyl\ au singulier uniquement

  1. (Devant un nom) Aucun.
    • Quoiqu’il résidât dans la ville principale de Mars, Ulfète, nulle cité ne le réclamait comme citoyen. — (Benjamin De Casseres, Arcvad le terrible, traduction de Émile Armand, dans Les Réfractaires, no 1, janvier 1914)
    • Dans dix ans, parmi les vestiges de Beaumat, les souffles du vent, les croassements des corbeaux et la chute des pierres retentiront seuls ; nulle oreille humaine ne les entendra et la cloche du village elle-même se taira, fatiguée de tinter seulement pour les morts. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Les autres s'accroupirent en cercle et quelques-uns se postèrent à mi–chemin du village pour que nul bavard indiscret ne vînt aux nouvelles avant de savoir ce qui motivait ce retour nocturne. — (Henry de Monfreid, « Karembo passe le Tana », chap. 16 de Karembo, Editions de La Table Ronde, 1949)
    • La vieille route est une fondrière que sauf le « piéton », porteur de la gazette ou de lettres, nul étranger n’emprunte plus. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)

Nom commun 1

nulle \nyl\ féminin (pour un homme on dit : nul)

  1. (Injurieux) Celle qui est nulle.
    • Quelle nulle ! C’est une incapable.
    • Oh la nulle ! (expression enfantine)

Nom commun 2

nulle \nyl\ féminin

  1. (Cryptographie) (Vieilli) Caractère qui ne signifie rien et qu’on emploie dans les correspondances chiffrées pour les rendre plus difficiles à déchiffrer.
    • Les nulles d’un chiffre. - Cette lettre a donné bien de la peine à déchiffrer à cause des nulles. - Ne vous arrêtez pas à ce caractère-là, c’est une nulle.

Forme d’adjectif indéfini

nulle \nyl\ féminin singulier

  1. Féminin singulier de nul. Aucune.

Forme d’adjectif

nulle \nyl\ féminin singulier

  1. Féminin singulier de nul. Mauvaise.

Nom commun 1

nulle \nyl\ féminin (pour un homme on dit : nul)

  1. (Injurieux) Celle qui est nulle.
    • Quelle nulle ! C’est une incapable.
    • Oh la nulle ! (expression enfantine)

Nom commun 2

nulle \nyl\ féminin

  1. (Cryptographie) (Vieilli) Caractère qui ne signifie rien et qu’on emploie dans les correspondances chiffrées pour les rendre plus difficiles à déchiffrer.
    • Les nulles d’un chiffre. - Cette lettre a donné bien de la peine à déchiffrer à cause des nulles. - Ne vous arrêtez pas à ce caractère-là, c’est une nulle.

Forme d’adjectif indéfini

nulle \nyl\ féminin singulier

  1. Féminin singulier de nul. Aucune.

Forme d’adjectif

nulle \nyl\ féminin singulier

  1. Féminin singulier de nul. Mauvaise.

Nom commun 1

nulle \nyl\ féminin (pour un homme on dit : nul)

  1. (Injurieux) Celle qui est nulle.
    • Quelle nulle ! C’est une incapable.
    • Oh la nulle ! (expression enfantine)

Nom commun 2

nulle \nyl\ féminin

  1. (Cryptographie) (Vieilli) Caractère qui ne signifie rien et qu’on emploie dans les correspondances chiffrées pour les rendre plus difficiles à déchiffrer.
    • Les nulles d’un chiffre. - Cette lettre a donné bien de la peine à déchiffrer à cause des nulles. - Ne vous arrêtez pas à ce caractère-là, c’est une nulle.

Forme d’adjectif indéfini

nulle \nyl\ féminin singulier

  1. Féminin singulier de nul. Aucune.

Forme d’adjectif

nulle \nyl\ féminin singulier

  1. Féminin singulier de nul. Mauvaise.
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Nul, nulle : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

NUL, NULLE. adj. indéfini
. Il se place devant le nom et signifie Aucun, pas un. Nul homme. Nul homme vivant. Nulles gens. Nulles troupes. Nuis frais. Il n'y a nulle justice à cela. Il n'a nulle raison. Il n'a nulle exactitude. Je n'en ai nulle connaissance. Cela n'est de nul usage, de nul service, de nul secours. Cela est frivole et de nulle conséquence. En nulle manière. Je ne l'ai envoyé nulle part.

NUL est aussi un adjectif qualificatif qui se place ordinairement après le nom et signifie Qui est sans valeur, sans effet, qui se réduit à rien. Le résultat de ses négociations a été complètement nul. Le devoir de cet élève est nul. Il se dit particulièrement des Actes qui, étant contraires aux lois, pour le fond ou dans la forme, sont comme s'ils n'étaient pas, et ne peuvent avoir leur effet. Élection nulle pour vice de forme. Ce testament est nul dans le fond et dans la forme. Je le ferai déclarer nul. L'arrêt le déclare nul, de nul effet, de nulle valeur. Toutes ces procédures ont été déclarées nulles. Leur mariage a été déclaré nul. Cela est nul, de toute nullité. Nul et non avenu. Son crédit est nul, son talent est nul, Il n'a point de crédit, point de talent. Fig., C'est un homme nul, il est nul, C'est un homme sans mérite, qui n'est propre à rien. On dit de même : Cet écolier est nul en géographie, Il ne sait rien en géographie.

NUL, au masculin, est aussi un pronom indéfini qui s'emploie absolument comme sujet de la phrase et signifie Nul homme, personne. Nul n'est exempt de mourir. Nul n'en sera excepté. De tous ceux qui y sont allés, nul n'en est revenu.

NULLE se dit, comme nom féminin, d'un Caractère qui ne signifie rien et qu'on emploie dans les correspondances chiffrées pour les rendre plus difficiles à déchiffrer. Les nulles d'un chiffre. Cette lettre a donné bien de la peine à déchiffrer à cause des nulles. Ne vous arrêtez pas à ce caractère-là, c'est une nulle.

Nul, nulle : définition du Littré (1872-1877)

NUL (nul, nu-l') adj.
  • 1Aucun avec négation. Nulle autre religion que la chrétienne n'a connu que l'homme est la plus excellente créature, et en même temps la plus misérable, Pascal, Pens. part. II, art. 4. Nul mortel en ces lieux n'ignore un sort si triste, Voltaire, Mérope, III, 2. Nul péril ne l'émeut, nul respect ne le touche, Voltaire, Orph. IV, 2. Aussi nul chevalier ne cherche à la défendre, Voltaire, Tancr. III, 4.

    Il se dit aussi au pluriel. Nulles gens. Nuls frais. Nulles raisons d'État ne m'en ont fait de lois, Corneille, Sur. II, 3. Un homme qui n'a pris nulles mesures pour un passage dont les suites sont éternelles, Bourdaloue, Carême, Prép. à la mort, 384. Ils ne reçoivent nuls avis… ils n'entendent nulles remontrances, Bourdaloue, Dominic. IV, Conf. 32. Il n'y a nuls vices extérieurs et nuls défauts du corps qui ne soient aperçus par les enfants, La Bruyère, XI. À tes devoirs par toi nuls objets préférés N'ont distrait tes esprits sous ces bosquets sacrés, Delavigne, Paria, III, 1.

    Il se met avec sans. Déjà ce malheureux sans nuls empêchements Était prêt à sortir de nos retranchements, Mairet, Sophon. I, 4. C'est moi-même, messieurs, sans nulle vanité, Molière, Misanthrope, V, 4. Sans nuls égards pour les petits, La Bruyère, XIV.

    Nul… que, c'est-à-dire nul… si ce n'est… La princesse palatine change en un moment tout entière : nulle parure que la simplicité, nul ornement que la modestie, Bossuet, Anne de Gonz. J'ai rapporté environ quarante passages pour les comparer à quatorze ou quinze propositions condamnables… et il ne s'est trouvé nulle ressemblance qu'informe et confuse entre les uns et les autres, Bossuet, Passages éclaircis, XXVIII.

  • 2Au masc. et au sing. Nul, employé absolument, signifie nul homme. Ma retraite, Nul que Dieu seul et moi n'en connaît les chemins, La Fontaine, Fabl. X, 4. Nul que moi ne s'y tient, et j'en garde la clef, Molière, Ét. V, 2. Un sage religieux qu'il appelle exprès règle les affaires de sa conscience ; il obéit, humble chrétien, à sa décision ; et nul n'a jamais douté de sa bonne foi, Bossuet, Louis de Bourbon. …Vous savez qu'entre tous vos aïeux Nul n'éleva si haut la grandeur ottomane, Racine, Baj. II, 1. Nul ne leur a plus fait [aux Romains] acheter la victoire, Racine, Mith. V, 5. Nul n'est content de sa fortune, Ni mécontent de son esprit, Deshoulières, Réflex. 8. Nul de nous de sang-froid, avouons-le sans honte, N'envisage la nuit, Racine L. Épître sur l'homme. Nul à Paris ne se tient dans sa sphère, Voltaire, Étrennes aux sots.

    Il se dit aussi au pluriel. Que nuls ne puissent être arrêtés dans la lecture de Théophraste, La Bruyère, Disc. sur Théoph.

  • 3Qui est sans valeur, sans effet, qui se réduit à rien, en parlant des choses. Son amour doit se taire, ou toute excuse est nulle, Corneille, Hor. V, 1. Nous vous déclarons que les lettres qu'il vous avait envoyées contre eux en notre nom, sont nulles et de nulle valeur, Sacy, Bible, Esth. XVI, 17. Serons-nous fort contents d'une pénitence commencée à l'agonie… d'une pénitence nulle, douteuse si vous le voulez…, Bossuet, Anne de Gonz. Je ne sais voir qu'autant que je suis ému ; les objets indifférents sont nuls à mes yeux, Rousseau, Corresp. t. IV, p. 24, dans POUGENS. Ainsi ses moyens de plaire sont nuls, Beaumarchais, Barbier, I, 4.

    Lettre nulle, lettre qui ne se prononce pas. L'l finale est nulle dans baril, chenil, coutil, etc.

    Son crédit est nul, son talent est nul, il n'a point de crédit, de talent.

    En parlant des personnes, qui, pour ainsi dire, n'a pas d'existence. J'avais la mortification d'être nul pour elle, Rousseau, Confess. III. Il ne me traitait pas précisément comme son inférieur, il me regardait comme nul, Rousseau, ib. IX. Ayant tout usé jusqu'à la débauche, il [le régent] avouait quelquefois qu'il ne goûtait plus le vin, et qu'il était devenu nul pour les femmes, Duclos, Œuvr. t. VI, p. 128.

    C'est un homme nul, c'est un homme sans valeur, sans mérite. Sachant que cet homme, nul par lui-même, ne pense et n'agit que par l'impulsion d'autrui, Rousseau, Confess. X. Voilà comment, avec des sentiments quelquefois élevés et grands, il fut toujours petit et nul par sa conduite, Rousseau, 2e dial.

    En un sens restreint. C'est un homme nul dans sa compagnie, c'est un homme qui n'a dans sa compagnie ni autorité ni considération.

  • 4 En termes de jurisprudence, nul se dit des actes qui, étant contraires aux lois pour le fond ou pour la forme, sont comme s'ils n'étaient pas. Faire déclarer nul un testament. Cette donation est nulle. Cela est nul, de toute nullité. Ce mariage est nul au jugement de tous, Mairet, Sophon. IV, 5.
  • 5 Terme de botanique. Qui manque entièrement. Calice nul. Graines nulles.

REMARQUE

1. Nul prend toujours la négation quand il est employé comme adjectif déterminatif, ou placé avant son substantif (exprimé ou sous-entendu) ; au contraire il ne la prend pas quand il est employé comme adjectif qualificatif : C'est un homme nul.

2. Dans le sens de pas un, nul se met avant son substantif.

3. On a critiqué ce vers-ci : Nulle paix pour l'impie, il la cherche, elle fuit, Racine, Esth. II, 9. En effet le pronom la représente non pas la paix, mais nulle paix ; toutefois le vers est très clair ; et ici la clarté suffit pour justifier la locution. Cependant, en général, la remarque est juste, et il faudrait se garder, excepté en des cas aussi clairs que celui de Racine, d'employer cette construction.

SYNONYME

NUL, AUCUN. La différence est que nul a, de soi, un sens négatif, et que aucun a, de soi, un sens positif ; il ne prend, primitivement, le sens négatif qu'avec une négation ; et c'est seulement par abus que, sans négation, il est employé quelquefois au sens de pas un.

HISTORIQUE

IXe s. Et ab Ludher nul plaid nunquam prindrai, Serment. Ne io [je] ne neuls cui eo [je] returnar int pois [que j'en puisse détourner], ib. In nulla aiudha, ib.

Xe s. Seit niuls, Frag. de Valenc. p. 467. Ne aiet niuls male voluntatem contra sem peer [que nul n'ait mauvaise volonté contre son compagnon], ib. p. 469.

XIe s. Li naïfs [le serf natif] qui departet de sa terre, nuls nel retenge [que nul ne le retienne], Lois de Guill. 33. Jà mar craindrez nul home à mon vivant, Ch. de Rol. LXI.

XIIe s. Jà nus de vous n'i portera les piez, Ronc. p. 13. N'avoit si bele fame en nule region, Saxons, XI. Car onc ne lui rendimes chevage nule fois, ib. XXXIII. Nule chançon ne m'agrée, couci, I. Dame, nul mal que j'aie, [je] Ne tieng fors à leger, ib. VIII. Puisque merci ne m'i daigne valoir, Ne sai où nul confort [je] pregne, ib. IX. À vous, amans, plus qu'à nule autre gent Est bien raison que ma dolor [je] complaigne, ib. XXII. Por li [Dieu] m'en vois [je m'en vais] souspirant en Surie ; Car nus ne doit faillir son creator, ib. XXIII. Un suen homme il out mis là pur le lit guarder ; Et quant i veneit nul, sil faiseit returner, E diseit qu'um lessast sun seignur reposer, Th. le mart. 48.

XIIIe s. [Votre père] Qui vous amoit de cuer sans nul point de feintise, Berte, C. Car nus ne vient à vie [qui] ne conviene finer, ib. III. Se tu lui fais nul [aucun] mal, par l'apostre saint Pierre…, ib. X. Et se nus ne nule demande Comment je voil [veux] que cil rommanz Soit appelez, que je commanz : Ce est li rommanz de la Rose, la Rose, 34.

XIVe s. Ne se merveille nul se je ay mis en plusieurs lieus deus negacions pour une, car c'est la maniere de parler en françois, si comme en disant : nul homme ne dort, Oresme, Eth. 234.

XVe s. Les Florentins vouloient, tout avant œuvre, que le mareschal consentist, jurast et agreast cet accord, ou autrement marché nul, Boucic. III, 9. J'ay fait plus continuelle residence avecques lui [Louis XI] que nul autre, Commines, Prol. Jure donc que jamais tu n'entreras en eglise nulle que ce soit, Louis XI, Nouv. V.

XVIe s. Disant que nulle est sous la lune, Où tant de valeur soit comprise, Marot, III, 191. Puis que Dieu est pere de tous, ce n'est pas raison qu'il en desherite nuls sinon…, Calvin, Instit. 789. Dieu appelle tant des juifs que des payens ceux que bon lui semble, sans estre obligé à nul, Calvin, ib. 790. Voix [témoignage] d'un, voix de nun, Loysel, 779. Son election [au tribunat] ayant esté faitte directement contre l'expresse prohibition des loix, estoit nulle, Amyot, C. d'Utiq. 52. Exemple aussi remarquable que nul des precedents, Montaigne, I, 16. Nulle trempe de cuirasse vous couvre [ne vous garantit], Montaigne, I, 76. Nul vent faict pour celuy qui n'a point de port destiné, Montaigne, II, 9. Le dict cheval estoyt si effrené que nul ausoyt monter dessus, Rabelais, Garg. I, 14. Nul ne le feit mieux que luy, Rabelais, ib. I, 23. Les traictz passoyent par dessus sans nul ferir, Rabelais, ib. I, 47. Vous n'en avez jamais voulu parler à nul amy que vous ayiés, pour le luy faire entendre, Marguerite de Navarre, Lett. 124. Nul miel sans fiel, Cotgrave Ouvrage de commun, ouvrage de nul, Cotgrave

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Étymologie de « nul »

Étymologie de nul - Littré

Wallon, nou, nol devant une voyelle, nouk à la fin d'une phrase, nole au féminin ; bourg. nun ; provenç. nul, nulh, nuill ; portug. et ital. nullo ; du lat. nullus, composé de ne, et ullus, aucun, qu'on suppose être pour unulus, diminutif de unus, un. Dans l'ancienne langue, on disait nului, au régime, qui s'est conservé jusque dans le XVIe siècle.

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Étymologie de nul - Wiktionnaire

Du latin nullus.
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Phonétique du mot « nul »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
nul nyl play_arrow

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  • Nul ami tel qu'un frère ; nul ennemi comme un frère. De Proverbe indien
  • Dans le doute, nul ne désespère. De Jens Peter Jacobsen / Niels Lyhme
  • Mauvais marché où nul ne gagne. De Thomas Fuller
  • A l’impossible nul n’est tenu. De Proverbe latin
  • Nul ne voudrait mourir, nul ne voudrait renaître. De Voltaire / Poème sur le désastre de Lisbonne

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Synonymes de « nul »

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