La langue française

Beaucoup

Définitions du mot « beaucoup »

Trésor de la Langue Française informatisé

BEAUCOUP, adv.

Adverbe exprimant, selon le terme auquel il se rapporte une grande quantité ou une forte intensité.
I.− Exprimant une grande quantité.
A.− Déterminant d'un subst. (ou d'un pronom).
1. [Le subst. est, gén., au plur.] Grande quantité de personnes ou de choses :
1. Beaucoup de gens ressemblent pour le courage, à ces avares qui gémissent à chaque petite somme qu'ils sont forcés de dépenser, et qui sont capables d'en donner une très-grosse sans en être affectés. Sénac de Meilhan, L'Émigré,1797, p. 1941.
2. Lors du débarquement de l'Empereur, beaucoup de bruits avaient couru dans le pays sur cette auberge des Trois-Dauphins. Hugo, Les Misérables,t. 1, 1862, p. 78.
3. On ne saurait oublier que le Jardin des Plantes de Paris a (...) des souvenirs de science, de dévouement, de passion qui en font autre chose qu'un square organisé militairement et privé de charme, comme sont beaucoup d'établissements étrangers. Fargue, Le Piéton de Paris,1939, p. 117.
Le subst. peut être au sing. lorsqu'il a une valeur collective. Beaucoup de monde l'entouroit (Nodier, Jean-François les bas-bleus,1844, p. 16).
L'accord du verbe (sauf dans le cas du coll.) se fait gén. au plur. Cependant Grev. 1964, § 807 a) rem. 2. cite un ex. où le verbe est au sing. : Beaucoup de cierges valait mieux (Flaubert, L'Éducation sentimentale,t. 2, 1869, p. 245 dans Grev. 1964, § 807).
2. [Le subst. est au sing.] Partie importante de quelque chose que l'on considère comme un tout (comme le sont, par exemple, une qualité physique, intellectuelle, un sentiment, une valeur morale ou des facteurs extérieurs : pluie, vent, temps, etc.) :
4. C'est bien de la témérité de ta part, Pierre, d'avoir cru, à ton âge, pouvoir faire seul, sans conseils, ce qui exige beaucoup d'expérience et de réflexion. A. France, La Vie en fleur,1922, p. 306.
5. Il m'a fallu beaucoup de temps et de vagabondages pour arriver à établir un tracé commode et aussi fourni que possible. T'Serstevens, L'Itinéraire espagnol,1933, p. 11.
6. Je lui devais donc mes premières élégances et mes premières amours et lui en avais beaucoup de reconnaissance. F. Sagan, Bonjour tristesse,1954, p. 19.
3. [Le subst. est remplacé par un pron.] (Supra 1 et 2).[Le subst. est remplacé par le pron. indéf. autres.] Lire tous ces vers et beaucoup d'autres encore (Green, Moïra,1950, p. 49).[Le subst. est remplacé par le pron. indéf. en antéposé mis pour un subst. au plur.] Des palais et des ruines, j'en ai retrouvé beaucoup (Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe,t. 3,1848, p. 418)ou mis pour un subst. au sing. (type : du talent, il en a beaucoup).[Le subst. est remplacé par le pron. rel. dont.] Un réseau (...) de règles et de contraintes, dont beaucoup nous sont insensibles! (Valéry, Variété 3,1936, p. 226).[Except., le subst. peut être remplacé par un pron. pers. (avoir1* ex. 51) où beaucoup d'elle signifie beaucoup de choses d'elle.]
Rem. 1. Le subst. est introd. à l'aide de la prép. de. Toutefois ,,si ce nom est déterminé par un compl. ou par une prop. rel. ou, plus gén., si l'on exprime vraiment l'idée partitive, il demande du, de la, de l', des`` (Grev. 1964, § 329) : exe=7. Mais, du seul fait qu'elle existait, (...) elle attira vers son orbite, sans les y enfermer, beaucoup des écrivains que lisait un public moins rare. Maurras, L'Avenir de l'Intelligence, 1905, p. 46. exe=8. Je conçus en même temps qu'il devait y en avoir beaucoup des comme lui dans notre armée, [des comme lui mis pour des gens comme lui]. Céline, Voyage au bout de la nuit, 1932, p. 18. Certains subst. peuvent être précédés non seulement de l'art. mais aussi d'un adj. dém. ou poss. La physionomie de beaucoup de ces femmes (Voyage de La Pérouse, t. 2, 1797, p. 83). Beaucoup de nos généraux (Joffre, Mémoires, t. 1, 1931, p. 38) ou remplacés par des pron. dém. (beaucoup de celles-là) ou poss. beaucoup des nôtres (Huysmans, L'Oblat, t. 1, 1903, p. 148). La présence de l'art., du dém. ou du poss. a permis le remplacement de la prép. de par la prép. entre : beaucoup entre ces hommes (A. France, L'Île des pingouins, 1908, p. 56).
Rem. 2. Les pron. pers. ne peuvent être introd. directement par de mais par d'entre : beaucoup d'entre nous (H. Poincaré, La Valeur de la sc., 1905, p. 173) par parmi synon. de d'entre : beaucoup parmi eux (Maritain, Humanisme intégral, 1936, p. 46).
Rem. 3. Pas beaucoup de. Rarement employé. Synon. de peu. Pas beaucoup de jours auparavant (P. Bourget, Le Disciple, 1889, p. 80), ce que nous lisons, avec pas beaucoup de plaisir (Claudel, Visages radieux, 1947, p. 765).
Rem. 4. Un adj. en rapport avec beaucoup suivi d'un subst. s'accorde gén. avec ce subst. mais il peut se mettre au masc. sing., tout se passant comme si l'adj. s'accordait avec beaucoup : exe=9. Beaucoup de sagesse serait bien surprenant de sa part. Mart. Comment parle 1927, p. 324 dans Grev. 1964, § 376 N.B. 2.
Rem. 5. Le subst., toujours déterminé, peut précéder beaucoup. Vous avez (...) de l'esprit beaucoup (Tocqueville, Correspondance [avec Gobineau], 1843, p. 43), beaucoup équivaut alors à un renchérissement, à une précision donnée après coup, ce tour est comparable à ceux où beaucoup est introd. à l'aide de et ou de mais. Elle avait des canons et beaucoup (Sue, Atar Gull, 1831, p. 8); il y a des âmes (et beaucoup) religieusement ardentes (Barbey d'Aurevilly, Memorandum pour l'A... B..., 1864, p. 442); ça en avait [de l'importance] (...), et beaucoup (Courteline, Messieurs-les-Ronds-de-cuir, 1893, p. 181); n'avoir pas une seule femme, mais beaucoup (Proust, Le Côté de Guermantes 2, 1921, p. 352).
B.− Nominal.
1. Il fonctionne comme suj., attribut ou compl. et peut commuter avec la constr. beaucoup de + subst.
a) Fonctionne comme sujet :
10. Et beaucoup qui n'auraient pas voulu pénétrer dans la sacristie de Léopold venaient pousser des pointes jusque sur la colline, ... Barrès, La Colline inspirée,1913, p. 166.
11. Ces boutiques sont étroites de façade, et très creuses. Beaucoup ressemblent à un long couloir, tout grand ouvert sur la rue; ... Romains, Les Hommes de bonne volonté,La Douceur de la vie, 1939, p. 19.
Rem. 1. Le suj. est gén. de l'animé, toutefois il peut désigner de l'inanimé (cf. ex. 11). 2. Employé en constr. parallèle avec un peu de, beaucoup mis pour beaucoup de passion commande l'accord du verbe à la 3epers. du sing. un peu de passion augmente l'esprit, beaucoup l'éteint (Stendhal, Vie de Henry Brulard, t. 2, 1836, p. 362).
b) Fonctionne comme attribut :
12. Quatre ans d'austérité, quatre ans à ne s'occuper que des autres : c'est beaucoup, c'est trop. S. de Beauvoir, Les Mandarins,1954, p. 11.
c) Fonctionne comme compl. déterminatif :
13. L'erreur de beaucoup est de s'imaginer que la philosophie naît d'une sorte d'échec de la science et a pour but d'y remédier. J. Lacroix, Marxisme, existentialisme, personnalisme,1949, p. 61.
d) Fonctionne comme compl. d'un verbe :
14. ... c'était une femme très aimable, très bonne et très belle, à qui beaucoup devaient certainement beaucoup. Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène,t. 1, 1823, p. 962.
e) Fonctionne comme compl. prép. (beaucoup désigne gén., dans ce cas, de l'animé et se trouve après de nombreuses prép. comme : à, après, chez, contre, de, envers, par, pour, etc.) :
15. Honneur à celui qui fut seul contre beaucoup. Alain, Propos,1929, p. 894.
Pour beaucoup (beaucoup toujours de l'inanimé et après des verbes tels que être, compter, contribuer, entrer). Pour une grande part :
16. Bien qu'il eût plusieurs fois mérité la Croix de la Légion d'honneur, elle ne lui fut jamais offerte. Son père était pour beaucoup la cause de cette injustice : ... Radiguet, Le Bal du comte d'Orgel,1923, p. 31.
f) Fonctionne en phrase ell. :
17. − Combien de gâteaux? − Beaucoup, de toutes les sortes, une grande quantité, tous les gâteaux que vous avez... Vailland, Drôle de jeu,1945, p. 57.
Rem. Pas beaucoup, synon. de peu employé pour désigner l'animé ou l'inanimé connaît les mêmes emplois que beaucoup (supra). Pas beaucoup ne t'aimeront autant que Rouart et que moi (Gide, Correspondance [avec Valéry], 1894, p. 214); j'ai aperçu un peu de fumée, oh pas beaucoup! (Saint-Exupéry, Pilote de guerre, 1942, p. 291).
2. Locutions
a) À beaucoup près. « À beaucoup de choses près », être loin de... :
18. Après le dîner, MM. de Locmaria et Coëtlogon dansèrent (...), d'un air que les courtisans n'ont pas à beaucoup près : ... Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe,t. 1, 1848, p. 197.
Rem. Cette loc. a permis la création de à beaucoup moins :
19. On sait bien qu'on peut se passer de tout, qu'on pourrait ne pas mourir à beaucoup moins; ... Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène,t. 1,1823. p. 366.
b) Il s'en faut beaucoup, il s'en faut de beaucoup. Littré et l'Ac. voient dans la 1reloc. une différence de qualité et dans la seconde une différence de quantité. Actuell., ces deux loc. ont même signif. mais seule la seconde demeure vivante.Être loin du compte :
20. ... d'ailleurs il s'en faut beaucoup qu'il soit toujours désirable que l'action soit si soudaine et si rapide. Destutt de Tracy, Commentaire sur l'Esprit des lois de Montesquieu,1807, p. 189.
21. Que n'a-t-il assez de dévotion pour aller au couvent! Mais il s'en faut de beaucoup qu'il en ait assez. Montherlant, Les Célibataires,1934, p. 758.
c) C'est déjà beaucoup, c'est beaucoup que... (ou de + inf.).C'est déjà une grande chose :
22. C'était beaucoup que de séparer le client du patron dans les moments les plus solennels de la vie, ... Fustel de Coulanges, La Cité antique,1864, p. 347.
23. Ce serait déjà beaucoup, ce serait même à peu près tout, que, sans préoccupation ou arrière-pensée religieuse, je me reprisse en mains, ... Du Bos, Journal,1926, p. 46.
d) C'est beaucoup dire. Dans cette loc., beaucoup glisse vers le sens de trop :
24. Tous appartiennent à des familles juives. Diamantaires, c'est peut-être beaucoup dire. Cendrars, Bourlinguer,1948, p. 79.
Rem. C' peut être remplacé par un subst. :
25. ... je parle de la ville arabe. Ville est beaucoup dire. Une rue large à maisons basses où sont les bazars. Fromentin, Voyage en Égypte,1869, p. 68.
II.− Exprimant une forte intensité.
A.− Modifiant un verbe ou une loc. verbale :
26. ... et, en effet, je l'aime [L'Éducation sentimentale] beaucoup, mais beaucoup! Lemaitre, Les Contemporains,1885, p. 232.
27. ... le médecin m'inquiète beaucoup. Pense qu'une boule de neige a suffi pour le renverser, ... Cocteau, Les Enfants terribles,1929, p. 99.
28. Pourquoi est-ce que dès qu'un être humain témoigne qu'il a peu ou beaucoup besoin d'un autre, celui-ci s'éloigne? Weil, Le Judaïsme,1931, p. 11.
Avec un verbe suggérant une idée de mouvement, beaucoup se prête à un emploi spatial :
29. Cette pratique a les plus grands inconvénients en ce qu'elle attire machinalement tous les acteurs vers le trou, bien que ce qu'ils ont à dire dût au contraire les en éloigner souvent beaucoup. Delécluze, Journal,1827, p. 467.
Beaucoup peut suggérer une idée de grande fréquence :
30. − Télémaque, il est beaucoup sur le quai, fit Colline. On l'y trouve à toute heure, je l'ai acheté cinq sous, parce que c'était une occasion; ... Murger, Scènes de la vie de bohème,1851, p. 131.
31. Clotilde attend depuis longtemps MmeSimpson qui n'a pas l'air de venir beaucoup; ... Becque, La Parisienne,1885, II, 9, p. 312.
Souvent employé sous la forme négative :
32. − Vous avez monté la garde? − Pas beaucoup. Renard, Journal,1906, p. 1026.
,,tient lieu quelquefois d'adv. de temps.`` (Ac. 1798). ,,Ainsi on dit, Parler beaucoup, marcher beaucoup, attendre beaucoup, pour dire, Parler long-temps, marcher long-temps, attendre long-temps`` (Ac.1798).
Rem. Dans cet emploi, beaucoup précédé de et peut ajouter, après coup, une précision suppl. (supra I A rem. 5). Toutes vos lettres me font plaisir et beaucoup (Courier, Lettres de France et d'Italie, 1793, p. 649); il avait souffert et beaucoup (Verne, Les Enfants du capitaine Grant, t. 2, 1868, p. 72); il aimait l'autre et beaucoup (Huysmans, Les Sœurs Vatard, 1879, p. 61). Précédé de mais il peut aussi servir à renforcer beaucoup employé précédemment (cf. ex. 26).
B.− Renforçant un compar. de supériorité ou d'infériorité. Beaucoup plus..., beaucoup moins..., beaucoup trop..., beaucoup mieux..., beaucoup moindre... :
33. Ainsi les guerres n'étant plus provoquées, seront et beaucoup plus rares et beaucoup moins cruelles... Marat, Les Pamphlets,Suppl. de l'Offrande à la Patrie, 1789, p. 64.
34. Ma santé m'interdit le professorat. Elle est devenue cependant beaucoup meilleure. Estaunié, L'Empreinte,1896, p. 180.
35. Ici c'est un beaucoup plus beau château. Vercors, Le Silence de la mer,1942, p. 32.
36. − Je suis beaucoup trop fatigué. Je m'endormirais au volant et nous nous réveillerions dans le fossé. Sartre, La Mort dans l'âme,1949, p. 157.
Rem. 1. Au xviies., beaucoup pouvait modifier un adj. au sens positif et ,,Aubert l'admet dans cet emploi avec la négation`` (Haase 1914, p. 242); à présent c'est bien qu'il faut employer. Toutefois ,,Avec le pronom le représentant un adjectif, on met beaucoup, et non bien : Aimable, il l'est beaucoup`` (Grev. 1964, § 844 a). Actuell., dans certains emplois où le part. passé fonctionne comme adj., c'est sans doute à cause de sa valeur verbale que l'emploi de beaucoup est possible : il en donnait une seconde bien améliorée et beaucoup enrichie (A. France, La Vie littér., t. 1, 1888, p. 305); ce visage beaucoup aimé (Claudel, Connaissance de l'Est, 1907, p. 119). Précédé par et et ajouté après coup, beaucoup modifie un adj. : un peu triste et beaucoup (E. de Guérin, Journal, 1840, p. 402). Dans certaines loc. verbales avec être, beaucoup est empl. avec un sens voisin de très. Des femmes qui sont beaucoup femmes (A. France, Sur la pierre blanche, 1905, p. 302); je suis beaucoup sensible (Pagnol, Fanny, 1932, I, 1ertabl., 2, p. 13). 2. Emplois rares de beaucoup mis pour bien dans qq. ex. : beaucoup au-dessous de l'état sauvage (Lamennais, L'Avenir, 1831, p. 236); beaucoup avant minuit (Maupassant, Contes et nouvelles, t. 2, Yvette, 1884, p. 481); l'occasion d'un enthousiasme nouveau, beaucoup plutôt qu'une fin rigoureuse (É. Faure, L'Esprit des formes, 1927, p. 157).
C.− Loc., fam. Un peu beaucoup. Trop :
37. Elle [Suzanne] aime un peu beaucoup le bal et la valse, cette dévote. O. Feuillet, Scènes et proverbes,1851, p. 346.
38. « ... on y montrait de jeunes gars en plein travail rédempteur, un peu beaucoup abrutis par « l'émulation socialiste ». Abellio, Heureux les pacifiques,1946, p. 36.
Merci beaucoup. ,,Au lieu de grand merci, formule de politesse de l'usage classique`` (Grev. 1964, § 844, a, rem. 2) :
39. corte. − Mais non. Je me ferai un plaisir, voyons... claretta. − Merci, merci beaucoup. Je savais qu'avec vous tout s'arrangerait immédiatement. Camus, Un Cas intéressant,adapté de D. Buzzati, 1955, 2etemps, 6etabl., p. 670.
III.− De beaucoup.Loc. adv. Loc. adv. qui signifie l'importance en quantité ou en intensité d'une différence suggérée soit par certains termes (subst., adj. ou verbes), soit par le compar. ou par le superlatif.
Loc. qui signifie l'importance en quantité :
40. Parmi les premiers, de beaucoup les plus nombreux, se trouvaient Grégoire, évêque de Tours, ... Thierry, Récits des temps mérovingiens,t. 2, 1840, p. 140.
41. ... mais il n'en est pas moins vrai que l'eau montait toujours, pas de beaucoup, de deux pouces peut-être par heure, mais enfin elle montait. A. Dumas Père, Le Comte de Monte-Cristo,t. 1, 1846, p. 355.
SYNT. L'aîné de beaucoup; antérieur de beaucoup; déborder, dépasser, excéder, passer (au sens de dépasser), précéder, retarder de beaucoup; de beaucoup le(s), le plus, le(s), la moins...
Loc. qui signifie l'importance en qualité :
42. Le monde attend que de beaucoup elle vaille mieux que l'Allemagne. Barrès, Mes cahiers,t. 12, 1919-1920, p. 94.
43. Ce film, de beaucoup celui qui m'a le plus frappé, s'appelait : L'Étreinte de la pieuvre. Breton, Nadja,1928, p. 31.
SYNT. Dépasser (au sens fig.), emporter, préférer, prédominer, surclasser, surpasser, se tromper de beaucoup; de beaucoup le(s), la plus, moins; plus..., moins... de beaucoup.
Rem. 1. ,,Beaucoup, placé après un comparatif d'adjectif ou après un verbe d'excellence, ou employé avec un superlatif, doit être précédé de la préposition de (...) Placé avant un comparatif d'adjectif, il peut être précédé de la préposition de`` (Grev. 1964, § 844 a) rem. 1). 2. De beaucoup précédé de et peut s'ajouter après coup ou s'intercaler dans les mêmes conditions que ci-dessus. Antérieurs et de beaucoup (R. Rolland, Beethoven, t. 1, 1928, p. 17); il lui préfère, et de beaucoup (J. Rostand, La Genèse de la vie, 1943, p. 51); une expression moins inadéquate (et de beaucoup) (Perroux, L'Écon. du XXes., 1964, p. 423).
Employé substantivement. [P. oppos. avec peu] :
44. Dans le chemin de fer, choisir n'importe quel compartiment; et dans le métro entrer par la première porte qui se présente, sans chercher mieux. Ne pas dédaigner les petites victoires; dès qu'il s'agit de la volonté, le beaucoup n'est que la patiente addition du peu. Gide, Journal,1912, p. 359.
PRONONC. : [boku]. La majorité des dict. signale que devant voyelle le p se lie. À ce sujet cf. Fouché Prononc. 1959, p. 475 : Il l'a beaucoupaimée. Cf. aussi Mart. Comment prononce 1913, p. 360. Pour Kamm. 1964, p. 233 : ,,Il a beaucoupétudié; il est tropheureux sont des liaisons admises en style oratoire, nécessaires en poésie ou sur la scène tragique; le style familier peut s'en passer; mais on lie toujours des expressions comme tropaimable.``
ÉTYMOL. ET HIST. − [xiiies. biau cop « grande et belle chose » (Joinville, 221 dans Littré : Nos engins getoient aus leurs; et les leurs aus nostres; mès onques n'oy dire que les nostres feissent biau cop)]; 1. avec valeur de subst. 1379 beaucoup précédé d'un verbe « une grande quantité » (J. de Brie, Bon Berger, éd. Lacroix, 109 dans T.-L., s.v. coup : Et n'est force que les brebis menge[nt] beaucoup au mois de juing); fin xives. beaucoup de + subst. « id. » (Froissart, Chron., II, 320 dans Gdf. Compl. : Qui vous fera encores biaucop de bien); 2. 1465 adv. (J. Aubrion, Journ., ibid. : Le vin en fuit plux chier, et le bledz aussi belcop). Composé de beau* et de coup*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 37 149. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 59 247, b) 49 711; xxes. : a) 42 973, b) 54 957.
BBG. − Benary (W.). Zum franz. beaucoup. Z. rom. Philol. 1936, t. 56, pp. 67-70. − Benveniste (É.). Mécanismes de transpos. Cah. F. Sauss. 1969, no25, pp. 54-57. − Cohen 1946, p. 60. − Deutschmann (Q.). L'Emploi de n. d'action désignant d'abord une « volée de coups » pour signifier « beaucoup » en territoire gallo-rom. R. Ling. rom. 1937, t. 13, pp. 83-125. − Foster (B.). Beaucoup. Vie Lang. 1959, pp. 334-335. − Goug. Lang. pop. 1929, p. 27, 35, 125, 127. − Rat (M.). Var. sur le mot coup. Vie Lang. 1966, p. 644.

Wiktionnaire

Adverbe

beaucoup \bo.ku\

  1. En grande quantité.
    • Puisqu’il fallait qu’elle suât, elle devait boire beaucoup. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Je ne me restreins pas ou pas souvent, et j’ai bien conscience d’être gros parce que je mange beaucoup. — (Gérard Apfeldorfer, Maigrir, c’est dans la tête, 2009)
  2. Considérablement.
    • À 11 heures, nous devons descendre au ras de la mer ; une masse nuageuse nous barre la route ; elle est beaucoup trop élevée pour être survolée. — (Jean Mermoz, Mes Vols, Flammarion, 1937, page 85)
    • L’utilisation des pesticides a beaucoup augmenté dans les pays en développement à la fin des années 60 et pendant les années 70, à mesure que l’agriculture se modernisait. — (Agriculture mondiale: horizon 2010, page 174, FAO, 1995)
    • La gorge nouée, n'arrivant pas à libérer ma voix, j'étais heureux. Beaucoup. Peut-être trop. Peut-être même beaucoup trop. — (David Goudreault, La bête à sa mère, Stanké, 2015, p. 179.)
  3. Suivi d’un adjectif ou d’un adverbe de comparaison, il exprime une augmentation ou une différence considérable.
    • Ce qui est certain, c’est qu'en Extrême-Orient on meurt beaucoup plus par la fièvre typhoïde que par le choléra. — (Jules Guiart, Les Parasites inoculateurs de maladies, Paris : Flammarion, 1918, page 297)
    • L’hélice tournait plus lentement, pour maintenir seulement l’aéronat contre la brise, et son ronflement était beaucoup plus perceptible que lorsqu’elle était lancée à toute vitesse. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 230 de l’éd. de 1921)
    • J’avais été beaucoup plus rarement bombardé du haut des airs, et je me trouvai, devant ce danger-là, presque aussi béjaune que mes conscrits. — (Marc Bloch, L’étrange défaite : La déposition d’un vaincu, 1940, FolioHistoire Gallimard, 1990, page 86)
  4. (Avec de) Un grand nombre. — Note : Il est alors suivi de l’article partitif de, puis d’un substantif au pluriel.
    • Mais nous avons changé tout cela ; de fort belles routes traversent maintenant le marais que le chemin de fer envahit aussi ; il ne vient pas à Dymchurch, ce que beaucoup de personnes considèrent comme un avantage. — (W. Stormont, Les Blanches Falaises d'Albion, publié par la Compagnie du Chemin de fer South Eastern & Chatam, (s.d., vers 1913), 2e édition, page 66)
  5. (Avec de) Une grande quantité ou une grande intensité. — Note : Il est alors suivi de l’article partitif de, puis d’un substantif au singulier.
    • — Faut faire un brûlot ! cria Mes-Bottes ; deux litres de casse-poitrine, beaucoup de citron et pas beaucoup de sucre ! — (Émile Zola, L’Assommoir, chapitre III, 1877, Charpentier, 1879, page 111)
    • Ne vous contentez point de regarder les grandeurs humaines comme ces éclairs qui brillent, qui sont accompagnés de beaucoup de bruit, mais qui s’éteignent au moment même qu’ils se montrent. — (Jean Croiset, Exercices de piété, pour tous les jours de l'année, 1804)
    • Jusque-là, nous avions navigué avec une grande sûreté : le poste de Fernando de Noronha et le bâtiment Cigogne firent des relèvements avec beaucoup de précision. — (Jean Mermoz, Mes Vols, Flammarion, 1937, page 69)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

BEAUCOUP. adv. de quantité
. En nombre, en quantité plus ou moins considérable. Il se dit tant au sens physique qu'au sens moral. Il s'intéresse beaucoup à votre affaire. Cela m'inquiète, me chagrine beaucoup. Il importe beaucoup que vous le sachiez. Cet enfant grandit beaucoup. Ce négociant s'est beaucoup enrichi depuis deux ans. Parler beaucoup. Marcher beaucoup. Attendre beaucoup. Nous avons beaucoup ri. Avec les adjectifs et les adverbes de comparaison, il exprime une Augmentation ou une différence considérable. Je suis beaucoup moins, beaucoup plus content de vous depuis quelques jours. Je suis beaucoup plus content de vous que de lui. Ce vin est beaucoup meilleur. Il s'est beaucoup mieux conduit que vous. Il a beaucoup plus de fortune qu'un tel. Il est quelquefois, dans ces phrases, précédé de la préposition De. Il est de beaucoup plus savant. Quand il est mis après un adjectif ou un verbe, il doit toujours être précédé de la préposition De. Vous êtes plus savant de beaucoup. L'emporter de beaucoup sur un autre. Dépasser, surpasser de beaucoup, etc. Il s'en faut beaucoup, Il y a une grande différence. Le cadet n'est pas si sage que l'aîné, il s'en faut beaucoup. Il s'en faut de beaucoup, La quantité qui devrait y être n'y est pas, à beaucoup près. Vous croyez m'avoir tout rendu, il s'en faut de beaucoup. C'est beaucoup, C'est une chose considérable. Cet enfant sait sa grammaire latine, c'est beaucoup pour son âge. C'est déjà beaucoup qu'on ne vous ait pas dit non. Ironiq, C'est beaucoup s'il vous regarde, À peine regarde-t-il les gens. C'est beaucoup si vos frais vous rentrent, À peine retirerez-vous vos frais.

À BEAUCOUP PRÈS, loc. adv. Avec une grande différence, une grande distance; il s'en faut beaucoup. Il n'est pas, à beaucoup près, aussi riche qu'on le dit. Il s'emploie aussi comme nom collectif et désigne une Grande quantité. Il y a beaucoup de gens. Avoir beaucoup d'argent, beaucoup de blé, beaucoup de fruits. Ils sont beaucoup d'héritiers à partager cette succession. L'Évangile dit : Il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus. Dire beaucoup de paroles. Il l'a répété beaucoup de fois. Verser beaucoup de larmes. Il s'écoula beaucoup de temps. C'est un homme qui sait beaucoup. Il reste encore beaucoup à faire.

Littré (1872-1877)

BEAUCOUP (bô-kou ; le p peut se lier, et il se lie toujours dans le parler soutenu, devant une voyelle : beaucoup en disent du bien. bô-cou-p en disent du bien) s. m. pris toujours sans article.
  • 1Proprement un beau coup, c'est-à-dire une belle quantité, une grande ou belle chose, un grand nombre. C'eût été beaucoup d'avoir mérité son estime. Celui qui possède beaucoup. Homme qui sait beaucoup. Beaucoup de sang répandu. Beaucoup de gens. Il a beaucoup d'autorité sur moi. Joindre beaucoup d'honneur à bien peu de rudesse, Corneille, Nicom. II, 1. C'était beaucoup pour moi, ce n'était rien pour vous, Racine, Brit. IV, 2. On lui promit beaucoup, c'est tout ce que j'ai su, Racine, Esth. II, 3. Il comptait pour beaucoup de l'avoir auprès de lui, Hamilton, Gramm. 5. N'eût [Il] voulu pour beaucoup en être soulagé, La Fontaine, Fab. I, 4. Toutes vos lettres me font plaisir et beaucoup, mais non pas toutes autant que la dernière, Courier, Lett I, 10.

    C'est beaucoup, c'est faire beaucoup, se dit quelquefois par ironie, pour à peine, à grand' peine. C'est beaucoup qu'il daigne vous parler. C'est beaucoup s'il vous regarde. C'est faire beaucoup que de réussir à lui plaire.

    À beaucoup près, locution par inversion qui est pour près à beaucoup, c'est-à-dire s'en manquant beaucoup pour être près, et qui signifie : avec une grande différence, avec une grande distance ; en plus si la phrase est affirmative, en moins si elle est négative. Il n'est pas, à beaucoup près, aussi riche qu'on le dit. Je suis son aîné, à beaucoup près.

    De beaucoup, en quantité notable. Son dernier état deviendra de beaucoup pire que le premier, Massillon, Inconst.

    Il s'en faut de beaucoup exprime une différence de quantité. Il s'en faut de beaucoup que vous ne m'ayez payé tout ce que vous me devez. Le pays n'est pas peuplé à proportion de son étendue, il s'en faut de beaucoup, Voltaire, Hist. de Russ. I, 2.

    Il s'en faut beaucoup, exprime une différence de qualité. Il s'en faut beaucoup qu'il soit aussi sage que son frère. Il s'en faut beaucoup que cette étoffe soit aussi bonne que l'autre. Il s'en fallait beaucoup, avant Pierre le Grand, que la Russie fût aussi puissante, Voltaire, Hist. de Russie, I, 2. L'auteur n'est pas l'ami du comte Lally, il s'en faut beaucoup, Voltaire, S. de Louis XIV, ch. 34. Il s'en faut beaucoup que nos commerçants nous donnent l'idée de cette vertu dont nous parlent nos missionnaires ; on peut les consulter sur les brigandages des mandarins, Montesquieu, Esp. ch. XX. Il s'en faut beaucoup que Don Garcie soit une pièce indigne d'estime, Auger, édit. de Mol.

  • 2Plusieurs. Beaucoup d'entre eux. Beaucoup en ont parlé, mais peu l'ont bien connue, Voltaire, Henr. ch. II.
  • 3Avec l'art. le. Le beaucoup. Séparer le peu d'avec le beaucoup, Bayle, Dict. hist. Chrys. Rem. O.
  • 4Pris adverbialement. Grandement. Il ne parlait pas beaucoup. Je l'aime beaucoup. Je m'appliquais beaucoup à l'étude. Chemin beaucoup plus facile. J'aimerais beaucoup mieux. Je vous suis beaucoup obligé, Molière, Pourc. III, 9. Leur savoir à la France est beaucoup nécessaire, Molière, F. sav. IV, 3.

REMARQUE

1. L'usage ne permet guère qu'on joigne point à beaucoup ; et c'est pécher que de dire : je n'en ai point beaucoup ; dites : je n'en ai pas beaucoup.

2. Beaucoup employé pour plusieurs doit être le sujet du verbe : beaucoup s'en plaignaient. Ou bien, s'il est régime, il doit être précédé de en : j'en connais beaucoup qui prétendent…

3. Quand beaucoup se joint à un comparatif, si on le met après l'adjectif, il faut intercaler de avant beaucoup : il est beaucoup plus diligent que son frère ; ou il est plus diligent de beaucoup que son frère.

4. Beaucoup, suivi de la préposition de, veut que le substantif qui suit n'ait point d'article : il a beaucoup d'instruction, et non de l'instruction ; il fait beaucoup de fautes, et non des fautes.

5. Beaucoup, d'après sa formation, est un substantif employé comme nom de quantité, quand il est sujet de verbe ou complément, puisqu'il n'y a que les noms qui puissent remplir cette fonction ; et employé comme adverbe quand il modifie un verbe ou un adjectif.

HISTORIQUE

XIIIe s. Nos engins getoient aus leurs ; et les leurs aus nostres ; mès onques n'oy dire que les nostres feissent biau cop, Joinville, 221.

XIVe s. Et si [j'] avoie des esbattemens biau cop ; car, en tout le chemin, on ne faisoit que chanter et veoir dames et damoiselles, Machaut, p. 147.

XVe s. Et ne luy veis jamais tant de gens ensemble à beaucoup près, Commines, II, 2. Et si luy manda que on l'avoit volu trahir, et qu'il y avoit eu deux Bourguignons prins dont l'un estoit pendu, et l'autre avoit requis qu'on luy saulvast la vie, et qu'il diroit des choses beaucop, Bibl des Chartes, 4e série, t. II, p. 566.

XVIe s. C'est beaucoup si la fortune y arrive une fois en trois siecles, Montaigne, I, 207. Quand le peu suffit, le beau-coup devient superflu, Lanoue, 263.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

BEAUCOUP. - REM. Ajoutez :

6. Au XIVe siècle on a dit grant cop : un grant boais [bois] où il y a grant cop des larrons, Rev. critique, 5e année, 2e sem. p. 386.

7° Beaucoup pour beaucoup de gens a été employé par Corneille : Saint Polyeucte est un martyr dont, s'il m'est permis de parler ainsi, beaucoup ont plutôt appris le nom à la comédie qu'à l'église, Abrégé du mart. de S. Poly. Vaugelas dit que beaucoup ne doit pas être ainsi employé seul ; malgré cet arrêt, la tournure condamnée, qui est commode, est restée en usage.

HISTORIQUE

XIVe s. Ajoutez : Pluseurs princes et barons… et biacop d'aultres que je ne sçai nommer, J. le Bel, Vrayes chroniques, t. I, p. 154.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Encyclopédie, 1re édition (1751)

* BEAUCOUP, PLUSIEURS, (Gramm.) termes relatifs à la quantité : beaucoup a rapport à la quantité qui se mesure ; & plusieurs à celle qui se compte. Beaucoup d’eau ; plusieurs hommes. L’opposé de beaucoup est peu ; l’opposé de plusieurs est un. Pour qu’un état soit bien gouverné, nous disons qu’il ne faut qu’un seul chef, plusieurs ministres, beaucoup de lumiere & d’équité.

Wikisource - licence Creative Commons attribution partage dans les mêmes conditions 3.0

Étymologie de « beaucoup »

(Date à préciser) Mot composé de beau qui signifie ici grand et de coup qui correspond à la partie d’un ensemble, d’un tout. Ce mot dénote une supplétion car son étymologie est distincte de celle de plus.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Bourguig. beacô ; ital. bel copo ; de beau et coup, c'est-à-dire un grand coup, un coup heureux, et de là une grande quantité. Cette locution ne paraît bien s'établir que dans le XIVe siècle, car biau cop dans Joinville est au propre ; et il s'agit de beaux coups faits avec les engins de guerre. Mais, dès le XIIIe siècle, on disait grand coup au sens de beaucoup, ce qui est évidemment la même chose : Le roy ot, par la paix fesant, grant coup de la terre le comte, Joinville, 206. Et dans le XIVe siècle : L'en [on] estoit en conseill souvent ; Grant coup avoit de sage gent ; Là oïssiez de beaux langages, Le livre du bon Jehan, 1549.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « beaucoup »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
beaucoup boku

Évolution historique de l’usage du mot « beaucoup »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « beaucoup »

  • Qui donne beaucoup, recevra beaucoup. De Proverbe hollandais
  • Qui croit beaucoup, beaucoup se trompe. De Proverbe oriental
  • L'homme a beaucoup appris qui a beaucoup souffert. De Anonyme / La chanson de Roland
  • Trois beaucoup et trois peu sont pernicieux à l'homme : beaucoup parler et peu savoir, beaucoup dépenser et peu avoir, beaucoup présumer et peu valoir. De Proverbe espagnol
  • Qui est riche a beaucoup de parents. De Proverbe
  • Celui qui sait beaucoup dort peu. De Proverbe russe
  • Le silence suppose beaucoup de complicité. De Pierre Filion / La Prunante
  • Les révolutions font perdre beaucoup de temps. De Henry de Montherlant / Malatesta
  • Pour être simple, il faut beaucoup apprendre. De Olga Sedakova
  • Manger peu, chasse beaucoup de maladies. De Proverbe algérien
  • Qui pense peu, se trompe beaucoup. De Léonard de Vinci / Carnets
  • Cependant, beaucoup seront cavaliers d'entraînement, lad-driver, lad-jockey ou encore garçon de voyage et peu d'entre eux deviendront jockey ou driver.  LEntreprise.com, Beaucoup de "seniors" et de femmes dans le monde du turf - L'Express L'Entreprise
  • Les 26, 27 et 28 juin, la banque alimentaire organise une collecte de grande ampleur. Alors que la crise économique et sociale commence à se faire sentir, les associations qui redistribuent les denrées aux plus démunis placent beaucoup d’espoir dans cette opération. Le Messager, Banque alimentaire: «On attend beaucoup de cette collecte» - Le Messager
  • Les coups de chaleur peuvent varier d’une simple déshydratation à des conditions beaucoup plus sévères. Il arrive parfois que des dommages aux organes vitaux soient irréversibles et mènent à la mort. Le Journal de Montréal, Beaucoup de chiens traités pour des coups de chaleur pendant la canicule au Québec | JDM

Traductions du mot « beaucoup »

Langue Traduction
Anglais many
Espagnol mucho
Italien molto
Allemand viel
Portugais muito
Source : Google Translate API

Synonymes de « beaucoup »

Source : synonymes de beaucoup sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « beaucoup »

Beaucoup

Retour au sommaire ➦

Partager