Douceur : définition de douceur


Douceur : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

DOUCEUR, subst. fém.

I.− Subst. fém.
A.− [Correspond à doux I A]
1. Qualité de ce qui est doux, agréable aux sens.
a) Domaine du goût.Les compagnons d'Ulysse, sont captivés par la douceur de quelques fruits (Chateaubr., Génie,t. 1, 1803, p. 183).Un bout de fromage bleu de Stilton dont la douceur s'imprégnait d'amertume (Huysmans, À rebours,1884, p. 180).
P. méton. [Le plus souvent au plur.] Choses douces, agréables au goût. Elle lui préparait des douceurs. Elle faisait chauffer du vin et griller une tranche de pain, et c'était une petite dînette charmante avant d'aller se mettre au lit (Maupass., Contes et nouv.,t. 2, Orphelin, 1883, p. 838).François rendait visite, chaque jour, au paralytique, et lui offrait des douceurs − du biscuit, des morceaux de sole (Queffélec, Recteur,1944, p. 142).
En partic. Friandises, sucreries, pâtisseries. Je tirai de mes poches quelques tablettes de chocolat et autres douceurs que j'avais apportées (France, Bonnard,1881, p. 415).Le pot de confiture était de trop. Non! jamais il ne pardonnerait qu'on se payât salement des douceurs en cachette, lorsque lui mangeait son pain sec! (Zola, Œuvre,1886, p. 185):
1. − Ce n'est pas à moi de vous offrir des douceurs... Mais enfin, si vous les aimez... Vous aimez ça? − Je n'en sais rien; qu'est-ce que c'est? − Tout ce qu'il y a de plus original et de plus commun à la fois : crème renversée. Et il verse dans mon assiette une sorte de colle immangeable. Gide, Feuillets,1889-1939, p. 349.
P. métaph. La fortune voulut mêler quelques douceurs à l'amertume de ses breuvages, pour en rendre le déboire plus affreux (Chateaubr., Essai Révol.,t. 2, 1797, p. 148).
b) Domaine de l'odorat.Douceur d'un parfum :
2. Florent vécut près de huit mois dans les Halles [comme inspecteur à la marée] (...) vinrent les dégels, (...) des senteurs de chairs tournées se mêlèrent aux souffles fades de boue (...) Puanteur vague encore, douceur écœurante d'humidité, traînant au ras du sol. Zola, Le Ventre de Paris,1873, p. 729.
c) Domaine de la vue
[La douceur est celle d'une couleur] Cette chair nacrée qui s'arrondissait mollement avec des douceurs de teintes exquises (Zola, M. Ferat,1868, p. 161).
P. compar. L'après-midi, entre chien et loup (...) leurs traits [des femmes] ont la douceur des demi-teintes (Benjamin, Gaspard,1915, p. 155).
[La douceur est celle d'une forme] :
3. Son profil [de Marius], dont toutes les lignes étaient arrondies sans cesser d'être fermes, avait cette douceur germanique qui a pénétré dans la physionomie française par l'Alsace et la Lorraine, et cette absence complète d'angles qui rendait les Sicambres si reconnaissables parmi les Romains et qui distingue la race léonine de la race aquiline. Hugo, Les Misérables,t. 1, 1862, p. 832.
d) Domaine du toucher.La douceur de sa peau suave [d'Esther] (Balzac, Splend. et mis.,1844, p. 53):
4. ... le prix des renards ne peut être fixé; je ne parle pas des renards noirs, qui sont trop rares pour être comptés, et qu'on vend plus de cent roubles. Les gris et blancs varient depuis deux jusqu'à vingt roubles, suivant qu'ils approchent plus du noir ou du roux : ces derniers ne diffèrent de ceux de France que par la douceur et le fourré de leur poil. Voyage de La Pérouse,t. 3, 1797, p. 148.
P. compar. Le bleu du ciel, au-dessus, reparaissant à de certaines places, avait des douceurs de satin (Flaub., Éduc. sent.,t. 2, 1869, p. 10).
e) Domaine de l'ouïe.Douceur d'une musique. Dingley prêtait l'oreille aux appels mélancoliques des « bugles ». Un violon a moins de douceur que ces voix de cuivre qui s'attendrissent (Tharaud, Dingley,1906, p. 105):
5. Tout autour [de Marie-Madeleine], des anges, pâles et blancs, doucement rayonnants, semblables à un soleil d'hiver, vêtus de robes bleu tendre, ou de robes blanches, ou de robes roses, des anges aux ailes d'or, agenouillés comme des laveuses à la rivière, lavaient des âmes. Et le battoir dans leurs mains divines sonnait avec la douceur de la voix des harpes, et chantait comme un refrain de travail : Amen! Alleluia! Goncourt, Charles Demailly,1876, p. 391.
2. P. ext. [Correspond à doux I A 2]
a) [En parlant d'un moyen de locomotion] Qualité de ce qui progresse ou permet de progresser par un rythme suivi, peu saccadé ni cahotique. Douceur d'une voiture.
P. méton. Dans les voitures à vapeur (...) la douceur de démarrage et de marche est (...) supérieure à celle des voitures à pétrole (Périsse, Automob.,1907, p. 277).
b) [En parlant de conditions atmosphériques] Qualité de ce qui procure une sensation de bien-être. Douceur de la température. On ne peut mettre en doute la douceur du climat qui devait alors régner dans les plus hautes latitudes (Lapparent, Abr. géol.,1886, p. 313):
6. ... tous les charmes de la nature s'attiraient mutuellement; mais ce qui est sur-tout ravissant et inexprimable [à Naples], c'est la douceur de l'air qu'on respire. Quand on contemple un beau site dans le Nord, le climat qui se fait sentir trouble toujours un peu le plaisir qu'on pourrait goûter. C'est comme un son faux dans un concert, que ces petites sensations de froid et d'humidité qui détournent plus ou moins votre attention de ce que vous voyez; ... Staël, Corinne,t. 2, 1807, p. 191.
Spéc., allus. littér. Douceur angevine [p. réf. aussi à la douceur de vivre] :
7. Regrets! c'est le titre des vers que Du Bellay écrivait à Rome, les yeux fixés sur l'image de Liré comme les yeux de mille pèlerins, à l'Hôtellerie de Roncevaux, sur les images de mille villages du Nord, de l'Ouest, du Midi. Et comment se termine le dernier vers du sonnet classique de nostalgie? Et plus que l'air marin la douceur angevine. Douceur angevine, dans le sonnet du poète qui nous donna le mot de patrie, douce France dans les laisses du clerc de Roncevaux, figurent comme deux volutes de la même fumée, celle qu'évoque Ulysse dans l'île d'Ogygie. Thibaudet, Réflexions sur la litt.,1936, p. 229.
P. iron. Le temps à la pluie, au vent, au froid, et à toute la combinaison enragée des douceurs charmantes de ce climat (Barb. d'Aurev., 2eMemor.,1839, p. 400).
3. Emplois partic.
a) GRAV. Douceurs, subst. fém. plur. ,,Les parties d'une gravure les plus délicates, les moins chargées de tailles et les plus éclairées`` (Littré).
Rem. Attesté aussi ds Besch. 1845, Nouv. Lar. ill.-Lar. encyclop.
b) MÉTALL. [En parlant des métaux] ,,Malléabilité, ductilité`` (Nouv. Lar. ill.; attesté aussi ds Lar. 20e).
B.− [Correspond à doux I B 1] Au fig.
1. Qualité de ce qui produit une impression agréable et tranquille sur l'âme, l'esprit, le cœur, l'imagination. La (les) douceur(s) de la renommée, du repos, du souvenir. Son cœur endolori sentit vivement la douceur de cette amitié veloutée, de cette exquise sympathie (Balzac, E. Grandet,1834, p. 128).Ta pensée m'attire sans relâche. J'y trouve une douceur exquise (Flaub., Corresp.,1846, p. 219).Cf. aussi amertume B, fig., ex. 5, 7 :
8. Pour la première fois de ma vie je connus les douceurs du sommeil, aussi pleines, aussi voluptueuses au bagne, qu'elles avaient été rares et incomplètes pour moi au sein du luxe. Sand, Lélia,1833, p. 40.
Spéc., allus. littér. Douceur virgilienne. Le point central de mes émotions de ce jour, c'est la douceur virgilienne de ces fêtes religieuses près d'une eau courante et dans une belle nature (Barrès, Cahiers,t. 2, 1901-02, p. 256).
Emploi abs. Douceurs, subst. fém. plur. Petits agréments, jouissances, plaisirs. C'était la guerre civile et elle a toujours eu des charmes. La guerre a des douceurs à nulle autre pareilles (Péguy, Argent,1913, p. 1224).
2. Qualité de ce qui est dépourvu de rigueur, de sévérité. La douceur d'un châtiment, d'un devoir :
9. J'ai vu clairement et même senti avec une émotion où il y avait plus de douceur que d'amertume qu'aimer Jésus-Christ, vivre pour Jésus-Christ, travailler pour Jésus-Christ, mourir pour Jésus-Christ, c'est évidemment la seule vie, le seul bonheur. Mais, ce qui est douloureux, c'est d'avoir passé toute sa vie sans aimer Jésus-Christ. Dupanloup, Journal,1868, p. 305.
C.− [Correspond à doux I B 2]
1. Au sing.
a) Qualité morale d'une personne douce.
α) Constr. abs. Il me semble qu'en la regardant je vais la corrompre. Sa douceur est comme l'égouttement de l'eau. Et cette eau me brûle (Montherl., Pasiphaé,1936, p. 121):
10. ... le brick anglais Hawes, commandé par John James, (...) eut beaucoup à souffrir de la part d'un chef perfide nommé Enararo. Plusieurs de ses compagnons subirent une mort affreuse. De ces événements contradictoires, de ces alternatives de douceur et de barbarie, il faut conclure que trop souvent les cruautés des Néo-Zélandais ne furent que des représailles. Bons ou mauvais traitements tenaient aux mauvais ou aux bons capitaines. Verne, Les Enfants du capitaine Grant,t. 3, 1868, p. 21.
Proverbe [vers de La Fontaine passé en proverbe]. Plus fait douceur que violence. On obtient plus par la douceur que par la force. Mieux vaut douceur que violence et une seule once de miel prend plus de mouches que setier de vinaigre (Bernanos, Dialog. Carm.,1948, 3etabl., 2, p. 1615):
11. ... un récit de ce genre, où tout est inventé, construit « à plaisir »; et pour prouver quoi? que plus obtient douceur que violence? ... que les plus sauvages forces de la nature servent, apprivoisées? ... que poésie et musique ont raison des plus farouches instincts? ... que la confiante naïveté d'un enfant triomphe là où la brutalité fait faillite? ... Gide, Journal,1940, p. 45.
β) [Suivi d'adj. ou d'un compl. de nom] :
12. Silvère, accroupi sur une poutre, la face morte, regardait au loin, devant lui, dans le crépuscule blafard, d'un air doux et stupide. Depuis son départ de Sainte-Roure, il avait eu ce regard vide. Le long de la route, pendant les longues lieues, lorsque les soldats activaient la marche du convoi à coups de crosse, il s'était montré d'une douceur d'enfant. Couvert de poussière, mourant de soif et de fatigue, il marchait toujours, sans une parole, comme une de ces bêtes dociles qui vont en troupeaux sous le fouet des vachers. Zola, La Fortune des Rougon,1871, p. 308.
[Avec valeur péj.] Elle donnait à son mari des commissions extraordinaires, que celui-ci faisait avec une douceur de mouton, sans comprendre (Zola, E. Rougon,1876, p. 189).
P. iron. Blondeau me regarde avec la douceur du tigre (Hugo, Misér.,t. 1, 1862, p. 788).
Spécialement
♦ Domaine de la spiritualité.Prosternée près de l'hermite, les yeux attachés sur le crucifix qu'il tenoit à la main, et encouragée par la douceur évangélique du saint, elle révéla ainsi les mystères de son cœur (Cottin, Mathilde, t. 1, 1805, p. 329):
13. ... jamais une erreur, jamais une défaillance dans cette abnégation absolue, dans ce courage calme et doux, dans ces tendres consolations données par lui-même [Barbès] aux cœurs brisés par la souffrance. Les lettres de Barbès à ses amis sont dignes des plus beaux temps de la foi. (...) supérieur à la plupart de ceux qui instruisent et qui prêchent, il s'est assimilé la force du stoïque unie à l'humble douceur du vrai chrétien. Sand, Histoire de ma vie,t. 4, 1855, p. 450.
Allus. littér. Douceur danoise :
14. 6 avril − Note sur la tolérance luthérienne et sur la célèbre douceur danoise : Quand un indigent a été secouru par ce qui équivaut en ce pays à l'assistance publique, il n'a pas le droit de se marier avant cinq ans, à moins qu'il ne rembourse l'argent reçu. Bloy, Journal,1899, p. 315.
b) P. méton. Manifestation physique de ce trait de caractère. Douceur de gestes, de mouvements; écarter, parler, pousser, regarder avec douceur. MmeGreslou, lui saisissant la main, reprit avec une douceur qui démentait l'âpreté de son accent de tout à l'heure (Bourget, Disciple,1889, p. 59).Pierrot et Petit-Pouce, (...) empoignèrent sans douceur des dames qui se débattaient et gigotaient (Queneau, Pierrot,1942, p. 15):
15. Sous ses longs cils noirs, son regard avait une douceur soyeuse, une profondeur pensive qui attirait. Jolie? On n'en savait rien. Mais à la regarder longuement, de toute sa personne s'exhalait un charme qui finissait par vous prendre. Ainsi poussent, dans les haies, des fleurs chétives, maltraitées par les vents, mais dont l'odeur tenace, inoubliable, fait chanter dans notre cœur des rêves infinis de tendresse. Moselly, Terres lorraines,1907, p. 7.
P. anal. [En parlant d'un animé non humain] Elle [la machine] (...) marchait à toute vapeur (...) sans que le mouvement de sa bielle énorme, émergeant et plongeant avec une douceur huilée, donnât un frisson aux murs (Zola, Germinal,1885, p. 1152).
En partic., littér. Douceur d'un style. Qualité d'un style agréable, aisé, naturel, harmonieux.
Rem. Attesté ds Ac. 1798, Besch. 1845, Quillet 1965.
2. Gén. au plur.
a) Domaine des relations soc.
α) Paroles flatteuses, gentillesses. Tu me trouves dans un journal de Paris une grande colonne, je t'y dirai des douceurs sincères (Flaub., Corresp.,1852, p. 9).Je mis un genou par terre en lui débitant [au chien] des douceurs afin de l'attirer (Maupass., Contes et nouv.,t. 2, Après, 1893, p. 104).
β) Égards, ménagements qu'on a pour une personne. Accorder une douceur, des douceurs (à qqn). La petite chèvre (...) Louise la nourrissait de pain, la visitait tous les jours. Maintenant la voilà sevrée de toutes ces douceurs depuis qu'elle n'est plus pour nous (E. de Guérin, Lettres,1831, p. 8).
P. iron. Laurent (...) (Regardant Camille et MmeRaquin qui causent bas). Je parie que vous complotez encore quelque douceur (Zola, Raquin,1878, I, 7, p. 64).
En partic. Dédommagement, gratification, petit profit donné à quelqu'un pour le remercier. Tout est douceur et profit dans le métier d'écrivain hypocrite (Zola, Documents littér.,De la Moralité dans la litt., 1881, p. 314).Maintenant, si vous avez des moyens, on pourra vous fournir quelques douceurs (A. Daudet, Tartarin Alpes,1885, p. 210).
b) Domaine amoureux
Vx. Douceur de cœur. Sentiment tendre, amour pour une femme.
Rem. Attesté ds DG, Guérin 1892 (Nouv. Lar. ill.-Lar. 20e).
P. ext. Douceurs, subst. fém. plur. Propos galants tenus à quelqu'un (généralement à une femme). Conter des douceurs. Je lui disais quelques paroles joyeuses, des douceurs comme les garçons en disent aux filles (Erckm.-Chatr., Hist. paysan,t. 1, 1870, p. 146).Des messieurs disaient des douceurs à des têtes de femmes enveloppées jusqu'au cou des rideaux de leurs loges (...) − et ce, pendant qu'on les habillait par derrière (E. de Goncourt, Faustin,1882, p. 93).
Spéc. Elle me donne mille douceurs d'intimité qu'on ne donne pas toujours dans la plus complète union (Michelet, Journal,1849, p. 81).Qu'elle dorme donc bien tranquille, je n'ai aucunement envie d'aller répandre du vinaigre dans les douceurs de sa lune de miel (Murger, Scènes vie boh.,1851, p. 256):
16. L'un des seins est voilé, l'autre découvert. Quels tetons! Nom de Dieu, Quel teton! Il est rond-pomme, plein, abondant, détaché de l'autre et pesant dans la main. Il y a là des maternités fécondes et des douceurs d'amour à faire mourir. Flaubert, Correspondance,1851, p. 298.
Loc. fam. Faire une petite douceur (à qqn). Eudoxie (...) elle est maigre et belle, constata Volpatte. On y f'rait bien une p'tite douceur... C'est du fricot, du véritable poulet... Elle a quequ'chose comme z'yeux! (Barbusse, Feu,1916, p. 65).
II.− Locutions
A.− Loc. adv. fam. En douceur
1. Sans brusquerie, sans à coups, par une gradation insensible, avec précaution ou ménagement. (Quasi-) synon. doucement.
Terme de métiers. En douceur et du roulement [dans les coups de masse]; bon donc : t'entends pas l'arrêt, ouf!... [scène de forge] (Poulot, Sublime,1872, p. 172).
En partic., MAR. Filer, larguer, raidir en douceur. « Choquer » : mollir peu à peu une manœuvre généralement tournée à un taquet ou à un cabillot par un seul tour (choquer en douceur, choquer à la demande) (Galopin, Lang. mar.,1925, p. 77).
Rem. « En douceur » s'oppose à « à la demande » qui indique, au contraire, qu'on laisse aller le cordage tant qu'une pression s'exerce sur lui (cf. Le Clère 1960, p. 159).
2. Au fig. Paisiblement, tranquillement, sans hâte, avec calme, sans émotion. Moi, si j'étais trompé, je ne me battrais pas; J'éconduirais l'amant en douceur et tout bas (Augier, Gabrielle,1850, I, p. 378).Il faut lire dans Hérodote (...) le récit de ces révolutions et de ces restaurations, qui se passent toujours en douceur, grâce à la mansuétude des mœurs athéniennes (Mérimée, Mél. hist. et littér.,1855, p. 154):
17. ... j'en ai profité pour lui glisser un petit mot à Robinson à l'oreille quand même au sujet de la situation, pour essayer qu'on se décolle d'elle maintenant et qu'on en finisse au plus vite, puisque c'était raté, qu'on s'esquive en douceur avant que tout tourne au vinaigre et qu'on se fâche à mort. C'était à craindre. « Veux-tu que je te trouve un prétexte moi? que je lui ai soufflé. Et qu'on se défile chacun de notre côté? Céline, Voyage au bout de la nuit,1932, p. 600.
B.− Loc. verbales, arg.
1. Faire en douceur, lever en douceur. ,,Voler ou tromper quelqu'un en le flattant ou le faisant boire`` (France 1907); cf. aussi Larch. 1872, p. 120).
2. Mettre en douceur. ,,Tromper quelqu'un avec de douces paroles; voler quelqu'un en le flattant`` (L. Rigaud, Dict. du jargon parisien, 1878, p. 124).
Prononc. et Orth. : [dusœ:ʀ]. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1119 itele dulçur [d'une pers.] (Philippe de Thaon Comput, 1288 ds T.-L.); 2. ca 1170 la dolçors... des beisiers (Chr. de Troyes, Erec., éd. M. Roques, 2042); 1680 douceur des odeurs, de la voix, de la peau (Rich.); 3. ca 1200 les douçors « aliment agréable au goût » (St Jean Bouche d'or, 500 ds T.-L.); 4. 1642 en douceur [couler quelque moment] (P. Corneille, Le Menteur, I, 1, p. 36). Réfection, d'apr. le fém. de doux*, du b. lat. dulcor saveur douce » dér. du rad. de dulcis « doux »; suff. -or. Fréq. abs. littér. : 5 741. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 7 395, b) 9 248; xxes. : a) 9 202, b) 7 615. Bbg. Duch. Beauté 1960, p. 161. −La Landelle (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 318. −Lew. 1960, p. 170.

Douceur : définition du Wiktionnaire

Nom commun

douceur \du.sœʁ\ féminin

  1. Qualité de ce qui est doux ; la chose même qui a cette qualité. — Note : S’emploie au propre et au figuré.
    • C'est la vallée de la Seine, le pays royal, où les routes et les forêts semblent continuer les beaux parcs, – où des oiseaux chantent toujours. C’est le commencement de l'été : on respire ; et l'on sent jusqu'au fond du cœur la douceur de la France. — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, page 26)
    • La vigogne a une toison formée de poils laineux très fins et d'une grande douceur. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
    • Secteur aquitanien, qui doit à la douceur de son climat d’avoir conservé beaucoup de latéméditerranéennes. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.85)
  2. (Par extension) (Au pluriel) Les friandises propres à flatter le goût.
    • […], on lui glisse toujours quelques douceurs. Elle les refuse, puis finit par les accepter pour sa vieille mère : un pot de miel, une paire de grives, une hottée de pommes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Durant ma maladie, il m’apportait chaque jour des douceurs. — Acheter des douceurs à un enfant.
  3. (Par analogie) (Au pluriel) Choses morales qui flattent l’âme, l’esprit, comme les substances douces flattent le goût.
    • Les douceurs de la fortune, du succès, de la renommée.
  4. (En particulier) (Absolument) Façon d’agir douce et éloignée de toute sorte de violence.
    • On concédera aux partisans de la douceur que la violence peut gêner le progrès économique et même qu'elle peut être dangereuse pour la moralité, lorsqu'elle dépasse une certaine limite. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VI, La moralité de la violence, 1908, p.256)
    • Le coffre-fort ne veut pas être brutalisé, violenté ; il faut user de douceur avec lui, le caresser longuement. Une pince-monseigneur, un chalumeau ? Allons donc. Un petit air de flûte. Le charme opère. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 187)
    • Une lueur cynique brillait dans son regard et Isabel eut un frisson involontaire quand il ajouta avec une douceur trompeuse :
      — Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, c'est ce qu'on dit dans votre langue, je crois. Donc, je répète : quel est votre prix ?
      — (Diana Hamilton, L'amant espagnol, traduit de l'anglais par Françoise Pinto-Maïa, Éditions Harlequin, 2009, chap. 3)
  5. (Par extension) Paroles aimables et particulièrement des paroles galantes qu’un individu adresse à un autre individu pour tâcher de lui plaire, de s’en faire aimer.
    • Conter, dire des douceurs à une femme.
    • Prêter l’oreille aux douceurs des galants.
  6. (Météorologie) Température agréable, chaleur modérée.
    • La douceur d’une nuit d’été.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Douceur : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

DOUCEUR. n. f.
Qualité de ce qui est doux; et aussi la Chose même qui a cette qualité. Il s'emploie au propre et au figuré. La douceur du sucre, du lait, du miel, d'un fruit. Douceur exquise. Douceur fade. La douceur de la peau. La douceur d'un parfum. La douceur de la voix. La douceur du style. La douceur du temps. La douceur du sommeil. Douceur d'esprit, de mœurs, de caractère, de langage, de manières. C'est la douceur même. Douceur affectée. La douceur des regards. Une physionomie pleine de douceur. C'est une grande douceur de vivre avec ses amis. La solitude a ses douceurs.

DOUCEURS, au pluriel, peut désigner aussi des Friandises propres à flatter le goût. Durant ma maladie, il m'apportait chaque jour des douceurs. Acheter des douceurs à un enfant. Il se dit aussi des Choses morales qui flattent l'âme, l'esprit, comme les substances douces flattent le goût. Les douceurs de la fortune, du succès, de la renommée. Il se prend plus particulièrement, et d'une manière absolue, pour Façon d'agir douce et éloignée de toute sorte de violence. Naturel enclin à la douceur. Employer la douceur. Traiter quelqu'un avec douceur. Gouverner les peuples avec douceur, avec un esprit de douceur. Prendre quelqu'un par la douceur. Prov., Plus fait douceur que violence. Il se dit encore des Paroles aimables et particulièrement des Paroles galantes qu'un homme adresse à une femme pour tâcher de lui plaire, de s'en faire aimer. Conter, dire des douceurs à une femme. Prêter l'oreille aux douceurs des galants.

EN DOUCEUR, loc. adv. et fam. Doucement, lentement, avec ménagement, avec précaution. Quand vous soulèverez ce meuble, allez-y bien en douceur. Il cherche à traiter en douceur cette affaire difficile. Prendre les choses en douceur, Ne point se formaliser de ce qu'il peut y avoir de désobligeant dans les procédés ou les discours d'autrui.

Douceur : définition du Littré (1872-1877)

DOUCEUR (dou-seur) s. f.
  • 1Qualité de ce qui est doux. Ce fruit a de la douceur. La douceur d'un parfum. La douceur de son chant. La douceur de la peau.

    Au plur. Des choses douces au goût. Acceptez cependant quelque peu de douceurs, Fort propres en ces lieux à conforter les cœurs ; Les sèches sont dessous, celles-ci sont liquides, Corneille, Suite du Ment. II, 6. Merveille qui m'as enchanté Par tes douceurs et tes pistoles, Sache un peu mieux les partager ; Et, si tu veux nous obliger à dépeindre aux races futures L'éclat de tes faits inouïs, Garde pour toi les confitures, Et nous accable de louis, Corneille, Suite du Ment. III, 2. Mille bonbons, mille exquises douceurs Chargeaient toujours les poches de nos sœurs, Gresset, Ver-Vert.

    S. f. plur. Les parties d'une gravure les plus délicates, les moins chargées de tailles, et les plus éclairées.

    Fig. Les ombres, les flambeaux, les cris et le silence Et le farouche aspect de ses fiers ravisseurs Relevaient de ses yeux les timides douceurs, Racine, Brit. II, 2.

  • 2Se dit de la température et des climats qui n'ont rien d'excessif en froid ou en chaud. La douceur de la température. Je songeais à la Touraine où j'avais déjà été et qui me plaisait beaucoup, tant pour la douceur du climat que pour celle des habitants, Rousseau, Confess. X.
  • 3Qualité morale répondant à la qualité physique de douceur. Avoir de la douceur. Un air de douceur. Prendre quelqu'un par la douceur. Rome sait observer tout ce qu'elle a promis, Et traite avec douceur tous ceux qu'elle a soumis, Mairet, Mort d'Asdrubal, III, 5. J'essaierai tour à tour la force et la douceur, Racine, Brit. III, 5. Dieu, notre Dieu sans doute a versé dans son cœur Cet esprit de douceur, Racine, Esther, II, 9. Il affecte pour vous une fausse douceur, Racine, Athal. I, 1. Et la douceur peut tout sur notre volonté, Voltaire, Alz. IV, 1. La modeste douceur Donne un prix aux vertus et sied à la valeur, Voltaire, Tancr. I, 2. Le voilà [le roi de Prusse] ce savant que la gloire environne, Qui préside aux combats, qui commande à Bellone, Qui, du fier Charles Douze égalant le grand cœur, Le surpasse en prudence, en esprit, en douceur, Voltaire, Épître LII.

    Douceur de cœur, amour pour une femme. Il se rend complaisant à tout ce qu'elle dit, Et pourrait bien avoir douceur de cœur pour elle, Molière, Tart. III, 1.

  • 4Modération, mesure. J'aime qu'avec douceur nous nous montrions sages, Molière, Tart. IV, 3.
  • 5Ce qui flatte l'âme comme les substances douces flattent le goût. Ceux qui jouissent de toutes les douceurs de la vie. Joignons à la douceur de venger nos parents…, Corneille, Cinna, I, 2. Quand l'homme se possède, et que les créatures N'ont aucunes douceurs qui puissent l'arrêter, Corneille, Imit. I, 25. Saintes douceurs du ciel, adorables idées, Corneille, Poly. IV, 2. Si vous pouviez comprendre et le peu qu'est la vie, Et de quelles douceurs cette mort est suivie ! Corneille, ib. IV, 3. Ils se sont privés… Des charmantes douceurs d'élever votre enfance, Corneille, Nicom. I, 2. … Vous seul refusez les douceurs de la paix, Corneille, Sertor. IV, 3. Et ce sont des douceurs exquises que des louanges éclairées, Molière, Bourg. gent. I, 1. Le plaisir d'aimer, sans l'oser dire, a des peines, mais il a aussi ses douceurs, Pascal, de l'Amour. Soit que l'impossibitité dont parle saint Paul veuille dire qu'en effet il n'y a plus de retour à ces premières douceurs qu'a goûtées une âme innocente, quand elle y a renoncé avec connaissance, Bossuet, Anne. de Gonz. Les douceurs du monde nous sont interdites, et nous nous privons des douceurs de la religion, Bourdaloue, Exhort. sur l'observ. des règles, t. I, p. 218. Ah ! si le seul amour qu'il eut pour sa patrie Le rendit insensible aux douceurs de la vie…, Racine, Thébaïde, III, 4. [Que] J'aille vanter partout la douceur de ses fers, Racine, Alex. III, 2. S'il [l'amour] a quelque douceur, n'osez-vous l'essayer ? Racine, Phèdre, I, 1. Le cœur peut se tromper, l'amour et ses douceurs Pourront coûter, Palmyre, et du sang et des pleurs, Voltaire, Fanat. III, 3. J'oublierai dans la douceur de leur société [de mes amis] la sottise que j'ai faite ce matin, Voltaire, Memnon. La douceur de te voir ne m'est donc point ravie, Voltaire, Tancr. II, 7. [La santé] Bien sans qui tous les biens n'offrent point de douceurs, Chénier, Élég. VI. La vie eut bien pour moi de volages douceurs ; Je les goûtais à peine, et voilà que je meurs, Chénier, ib. VII. Livre-toi sans alarme aux douceurs du repos, Lemercier, Agamemn. V, 1. Ils [ces bois] n'auront point, mon fils, de lieu trop solitaire Pour protéger des jours dont je sens la douceur, Delavigne, Paria, III, 4.
  • 6Dédommagement. Cela lui a valu quelque douceur. Cette conduite lui a attiré mille petites douceurs, Sévigné, 452. Elle en tomba d'accord, promit quelques douceurs, La Fontaine, Fiancée.

    Petit profit qu'on donne à quelqu'un pour reconnaître sa peine. Faites cela, il y aura quelque petite douceur pour vous.

  • 7Au plur. et rarement au singulier, paroles flatteuses. C'est une douceur qu'on vous dit en passant. Je lui ai dit toutes vos douceurs là-dessus, Sévigné, 31. Elle me prie de vous dire mille douceurs de sa part, Sévigné, 68. Je ne veux dire aucune douceur à M. de Grignan, Sévigné, 611.

    Ironiquement. Injures. Il [l'abbé Cotin] achevait de lire ses vers ; Ménage entra ; Mademoiselle les fit voir à Ménage, sans lui en nommer l'auteur ; Ménage les trouva ce qu'effectivement ils étaient, détestables ; là-dessus nos deux poëtes se dirent à peu près l'un à l'autre les douceurs que Molière a si agréablement rimées, D'Olivet, Hist. de l'Acad. t. II, p. 190, dans POUGENS.

    Propos galants adressés par les hommes aux femmes. Nous les gâtons par nos douceurs, Molière, Princ. d'Él. III, 2. Et goûter le plaisir de m'ouïr dire des douceurs, Molière, G. Dandin, II, 4. Il lui conte des douceurs, Molière, Fourber. I, 6. Et d'aller, à l'abri d'une perruque blonde, De ses fades douceurs fatiguer tout le monde, Boileau, Sat. IV.

  • 8En douceur, loc. adv. Avec douceur, en bien-être. Où l'on puisse en douceur couler quelque moment, Corneille, Ment. I, 1.

    Peu à peu. Mais je suis pris ailleurs ; près d'un objet vainqueur Je fais à petit bruit mon chemin en douceur, Regnard, Distrait, II, 7.

    Terme de métier. Par une gradation insensible. Amincir une planche en douceur.

    Terme de marine. Filer en douceur, amener en douceur, filer sans secousse un cordage tendu.

    Avec modération, ménagement, sans éclat. De prévenir l'éclat où ce coup-ci m'expose, Et faire qu'en douceur passât toute la chose, Molière, le Dép. III, 3. En faisant cette union [des ministres], Harcourt, qui tout en douceur donnait la loi, voulut que Mme des Ursins y fût comprise, Saint-Simon, 144, 99. L'un fait beaucoup de bruit qui ne lui sert de guères ; L'autre en toute douceur laisse aller les affaires, Molière, Éc. des f. I, 1.

    De manière à ne pas blesser. C'est un conseil que je lui ai donné en douceur. C'est une pilule un peu amère qu'il faut lui faire avaler en douceur.

    Prendre les choses en douceur, les accepter sans se formaliser de ce qu'elles peuvent avoir de désobligeant.

    Dans la douceur, même sens. Je souhaite fort que les choses aillent dans la douceur, Molière, Festin, V, 3. Les choses iront dans la douceur, Molière, l'Av. V, 2.

    PROVERBE

    Plus fait douceur que violence, La Fontaine, Fabl. VI, 3.

HISTORIQUE

XIIe s. Dame Dex peres, par la vostre dousor…, Ronc. p. 108. Au renouveau de la douçor d'esté, Couci, XI. Ja de mon cuer n'istra [ne sortira] mais la semblance, Dont [ma dame] me conquist as mots pleins de douçor, ib. XVI. J'ai tant de joie et j'ai tant de dousour, Que me partir n'en pourroie à nul jour, ib. XVII. À la douçor du tens qui raverdoie Chantent oisel et florissent verger, ib. XX. Tant requist nuit et jur la mere al creatur Qu'ele li tramesist santé de sa dolur, Qu'à lui vint une nuit la dame de dulcur, Th. le mart. 94.

XIIIe s. Et moult leur prist grant pitié de la grant douceur qu'il virent au duc, Villehardouin, XLI. Chascuns lui porte honor, douçor et compaignie, Berte, LX.

XVe s. [Le comte de Flandre] requeroit par douceur que ces blancs chaperons fussent mis jus, Froissart, II, II, 53. Et estoit tout le pays pour le comte, excepté les quatre-mestiers dont aucunes douceurs venoient en la ville de Gand, Froissart, II, II, 148. Il faut avoir mauvaise beste par douceur, Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 310.

XVIe s. Il n'y avoit doulceur aucune dont ilz se peussent sustenter avec le pain, Amyot, Eum. 21.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

DOUCEUR. Ajoutez :
9Au billard, de douceur, en poussant la bille avec ménagement. Vous n'avez pas votre égal au billard pour le bloc fumant et le carambolage de douceur, Alph. Karr, les Guêpes, oct. 1842.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « douceur »

Étymologie de douceur - Wiktionnaire

(XIIIe siècle)[1] Dérivé de douce avec le suffixe -eur[2], en ancien français doulceur, douçor[3][1] réfection du latin dulcor (« saveur douce »)[1].
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de douceur - Littré

Picard, doucheur ; provenç. dolzor, doussor ; espagn. dulzor ; ital. dolciore ; du latin dulcorem, de dulcis, doux.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « douceur »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
douceur dusœr play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « douceur »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « douceur »

  • Les jeunes de Luc-Primaube Athlétisme (LPA) de 5 à 16 ans reprendront les entraînements le 11 septembre. Après un subit arrêt en milieu de saison juste pendant les phases finales des championnats de France de cross-country où les jeunes de Luc-Pripaube Athlétisme étaient bien représentés, le club reprend en douceur avec distanciation physique. Petits exercices de remise en forme le mardi et jeudi, à 18 h 30 à la piste de Luc au stade François-Niarfeix sous la houlette d’Helian, Guilaine Cavalié et Didier Julhian. Le club poursuit son ascension avec une progression d’une cinquantaine de licenciés en deux ans. ladepeche.fr, Luc-la-Primaube. Reprise en douceur pour l’athlétisme - ladepeche.fr
  • Ce n'est pas la toute-puissance de Dieu qui nous menace... mais sa douceur. De André Frossard / Il y a un autre monde
  • Ce qu’il faut chercher et trouver c’est la douceur sereine d’une inébranlable paix. De Alexandra David-Néel
  • La douceur est le sel des bonnes moeurs et des belles qualités. De Proverbe oriental
  • Il n'y a rien de plus fort au monde que la douceur. De Han Suyin
  • La douceur se rehausse de force, pour que résulte l'élégance.
  • On ferme les yeux des morts avec douceur ; c'est aussi avec douceur qu'il faut ouvrir les yeux des vivants. De Jean Cocteau / Le Coq et l'Arlequin
  • Tout amour est à la fois douceur et violence. De Georges Dor / D'aussi loin que l'amour nous vienne
  • La Terre est un gâteau plein de douceur. De Charles Baudelaire / Les Fleurs du mal
  • On ne domine bien que par la douceur. De Andrée Maillet / A la mémoire d'un héros
  • La douceur envers soi est la source de toute politesse. De Marcel Jouhandeau / Réflexions sur la vieillesse et la mort
  • La douceur c'est la plénitude de la force. De Alphonse Gratry
  • La douceur est invincible. De Marc-Aurèle
  • La douceur vaut mieux que la rigueur. De Proverbe québécois
  • Toute douceur d'amour est destrempée De fiel amer et de mortel venin. Maurice Scève, Délie
  • Quand tu rencontres la douceur, sois prudent, n'en abuse pas, prends garde de ne pas démasquer la violence. Pierre Reverdy, En vrac, Éditions du Rocher
  • Il faut dompter la vie par la douceur. Jules Renard, Journal, 6 avril 1892 , Gallimard
  • Sous toute douceur charnelle un peu profonde, il y a la permanence d'un danger. Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, la Prisonnière , Gallimard
  • Il n'y a que les personnes qui ont de la fermeté qui puissent avoir une véritable douceur. François, duc de La Rochefoucauld, Maximes
  • Plus fait douceur que violence. Jean de La Fontaine, Fables, Phébus et Borée
  • L'homme est hanté par la douceur de l'homme. Jean Follain, Usage du temps, Gallimard
  • Les hommes [que les passions] peuvent le plus émouvoir sont capables de goûter le plus de douceur en cette vie. René Descartes, Les Passions de l'âme
  • L'oubliance est douce. Charles Cros, Le Collier de griffes, À la plus belle

Images d'illustration du mot « douceur »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « douceur »

Langue Traduction
Corse dolcezza
Basque gozotasuna
Japonais 甘味
Russe сладость
Portugais doçura
Arabe العذوبة
Chinois 甜味
Allemand süße
Italien dolcezza
Espagnol dulzura
Anglais sweetness
Source : Google Translate API

Synonymes de « douceur »

Source : synonymes de douceur sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « douceur »


Mots similaires