Bonté : définition de bonté


Bonté : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

BONTÉ, subst. fém.

Qualité de celui (celle), ce qui est bon(ne).
A.− Qualité de la personne ou de la chose qui possède toutes les propriétés requises.
1. [Sous le rapport de sa nature]
a) Domaine esthétique, intellectuel,vx. Caractère de ce qui répond à certains critères d'appréciation artistique, logique, etc. ... justesse (...) bonté de nos raisonnements (Destutt de Tracy, Éléments d'idéologie,Logique,1805, p. 180);la beauté (...) de son local (...) la bonté de son orchestre (Jouy, L'Hermite de la Chaussée d'Antin, t. 2, 1812, p. 174).
b) Domaine moral.Caractère de ce qui est conforme au bon, au bien, aux valeurs morales reconnues favorables à l'épanouissement de l'Homme. La bonté d'une action morale, d'une cause. (Quasi-)synon. vérité, vertu; (quasi-) anton. mauvaiseté, vice :
1. MM. de Larnage et Maillart, persuadés que le bonheur des habitans est en proportion de la bonté de leurs mœurs, ne négligeaient rien pour les adoucir et pour leur donner l'exemple de la conduite la plus morale et la plus vertueuse. Baudry des Lozières, Voyage à la Louisiane,1802, p. 280.
Spéc. Bonté de la nature humaine, de la vie, etc. :
2. L'acceptation de la nature, la confiance en la valeur intrinsèque de toutes ses manifestations, l'espérance en son progrès indéfini si nous savons voir ce qu'elle a de bon pour en tirer le meilleur, d'un mot, l'affirmation de la bonté radicale du monde et de la vie, voilà l'optimisme moderne dans son opposition radicale au pessimisme chrétien. Gilson, L'Esprit de la philos. médiév.,t. 1, 1931, p. 112.
3. Ce que j'appelle ici théologie humaniste absolue, c'est avant tout celle de Jean-Jacques Rousseau, la théologie de la bonté naturelle. On le sait, l'homme de Rousseau est non seulement indemne du péché originel et des blessures de nature, il possède par essence la pure bonté qui le rend participant de la vie divine et qui se manifestait en lui dans l'état d'innocence. Ainsi la grâce a été résorbée dans la nature. Le vrai sens de la théorie de Rousseau, c'est que l'homme est naturellement saint. Bien plutôt, que vertueux! (...). L'homme est saint, s'il s'établit dans l'union divine à l'esprit de la nature, qui rendra bons et droits tous ses premiers mouvements. Le mal vient des contraintes de l'éducation et de la civilisation, de la réflexion et de l'artifice. Qu'on laisse s'épanouir la nature, la pure bonté paraîtra, ce sera l'épiphanie de l'homme. Maritain, Humanisme intégral,1936, p. 30.
c) Domaine des relations soc. ou interindividuelles.Caractère de (ce) qui facilite les bons rapports :
4. L'affectueuse cordialité des deux femmes le pénétrait; il s'exagérait cette bonté facile, cette bonne grâce mondaine, par le désir qu'il avait de la croire profonde. R. Rolland, Jean-Christophe,Le Matin, 1904, p. 182.
Expr. (gén. dans des formules de politesse). Avoir la bonté de (donner, écrire, envoyer, etc.). Si vous voulez bien avoir la bonté de me suivre (Billy, Introïbo,1939, p. 14).(À l'impér., pour atténuer un ordre, avec une nuance iron. parfois). Ayez la bonté de revenir quand je serai visible (Balzac, La Duchesse de Langeais,1834, p. 287).(Fam.). Si c'est/c'était un effet de votre bonté (A. France, Le Petit Pierre,1918, p. 85).
PARAD. a) (Quasi-)synon. affabilité, amabilité, aménité, civilité, gentillesse, obligeance, sollicitude. b) (Quasi-)anton. hostilité, incivilité, rudesse.
P. méton. Une bonté, des bontés. Acte(s), paroles qui expriment la bonté, l'intention d'établir de bons rapports. Un enchaînement continuel de prévenances, d'hospitalité, de bontés (Lamartine, Correspondance,1833, p. 343);me comble de bontés, me fait des cadeaux charmants (E. de Guérin, Lettres,1838, p. 196);n'avaient d'attentions, de bontés que pour moi (E. et J. de Goncourt, Journal,1880, p. 89).(Quasi-)synon. égards, services.
En partic. (euphémiquement), domaine des relations amoureuses.[En parlant aussi bien d'un homme que d'une femme] Avoir des bontés pour. Se donner charnellement à. (Quasi-)synon. faveurs; (quasi-)anton. dédains, rebuffades :
5. Le danger de la doctrine du plaisir c'est que celui des hommes les porte à se vanter sans cesse des bontés que l'on peut avoir pour eux. Le remède est facile et amusant, il faut toujours mettre en désespoir l'homme qui a servi à vos plaisirs. Stendhal, Lamiel,1842, p. 95.
6. Les bontés, qui ne sont plus que de la bonté sont un triste accident du désir. H. Bazin, La Mort du petit cheval,1949, p. 125.
2. [Sous le rapport de sa fonction] Vieilli. Caractère de ce qui est apte à remplir un rôle déterminé, de ce qui produit l'effet attendu. La bonté d'un vin, du sol, etc. :
7. Le terrain des environs de Monterey, quoique sec, paraît susceptible d'une culture avantageuse, et nous avons des preuves que nos grains d'Europe y viennent bons et en abondance : la viande de boucherie y est de la meilleure qualité. Il est donc certain que vu la bonté du port, si cet établissement devenait un jour florissant, un ou plusieurs vaisseaux ne trouveraient en aucun lieu du monde une meilleure relâche : ... Voyage de La Pérouse,t. 4, 1797, p. 105.
8. ... cette fraise a avec moi les rapports de me faire trois effets; l'un, que j'appelle me faire plaisir; l'autre, que j'appelle me faire du bien; le troisième, que j'appelle me faire ou me rendre service : j'exprime ces trois rapports en disant qu'elle est belle, qu'elle est bonne, qu'elle est utile; et les causes de ces trois rapports, par les mots beauté, bonté, utilité, qui représentent trois propriétés de la fraise, trois des idées qui composent l'idée de cet être. Destutt de Tracy, Éléments d'idéologie,Idéologie, 1801, p. 100.
Rem. Bonté tombe en désuétude dans cette accept. quoique certains aut. du xxes. l'emploient encore : douceur d'être assis; bonté du sommeil dans l'obscurité complète (Larbaud, A. O. Barnabooth, 1913, p. 55); des odeurs d'une bonté simplette, qui ne se haussaient pas jusqu'au gâteau (Malègue, Augustin, t. 1, 1933, p. 34).
B.− [Avec une valorisation affective]
1. Qualité d'une personne bonne, portée à considérer, traiter les autres d'une façon favorable, en s'abstenant de leur nuire, et surtout en œuvrant pour leur épanouissement vital, aux dépens même de ses propres intérêts. Grande bonté, bonté d'âme, du cœur :
9. C'est un bonheur, une grande fortune d'être né bon. Une partie de la bonté consiste peut-être à estimer et à aimer les gens plus qu'ils ne le méritent; mais alors une partie de la prudence est de croire que les gens ne valent pas toujours ce qu'on les prise. Sans bonté, la puissance meurtrit le bien, quand elle y touche, et la compassion arrose et fomente le mal. J. Joubert, Pensées,t. 1, 1824, p. 191.
10. Et avec cela, une âme dévouée, généreuse, humble, qui fait du bien comme on respire, et dont la bonté couvre la finesse et fait taire la pénétration. C'est un exemplaire de la vraie vie religieuse, de la charité divine, rayonnante, modeste, qui accepte tout et pardonne tout. Amiel, Journal intime,1866, p. 102.
11. ... c'était en réalité sa bonté qui saignait, cette bonté immense qu'il devait à son amour de la vie, qu'il épandait sur les choses et sur les êtres, dans le continuel souci du bonheur de tous. Être bon, n'était-ce pas la vouloir, la faire heureuse, au prix de son bonheur, à lui? Il lui fallait avoir cette bonté-là, et il sentait bien qu'il l'aurait, décisive, héroïque. Zola, Le Docteur Pascal,1893, p. 255.
12. Dans l'humanité, la fréquence des vertus identiques pour tous n'est pas plus merveilleuse que la multiplicité des défauts particuliers à chacun. Sans doute, ce n'est pas le bon sens qui est « la chose du monde la plus répandue », c'est la bonté. (...). Même si cette bonté, paralysée par l'intérêt, ne s'exerce pas, elle existe pourtant et, chaque fois qu'aucun mobile égoïste ne l'empêche de le faire, par exemple pendant la lecture d'un roman ou d'un journal, elle s'épanouit, se tourne, même dans le cœur de celui qui, assassin dans la vie, reste tendre comme amateur de feuilletons, vers le faible, vers le juste et le persécuté. Proust, À l'ombre des jeunes filles en fleurs,1918, p. 741.
13. Dans mes regards riait un amour épars, éperdu. Je pensais : la bonté n'est qu'une irradiation du bonheur; et mon cœur se donnait à tous par le simple effet d'être heureux. Gide, Les Nouvelles Nourritures,1935, p. 281.
14. Je ne me flatte pas d'être bon. Car pour oser se dire bon, il faudrait sentir en soi cette bonté active qui commande des travaux et des sacrifices pour diminuer le malheur d'autrui ou s'ingénier à son bonheur. Mais tout ce qui ressemble de près ou de loin à la méchanceté, à la cruauté, au mépris de la souffrance d'autrui me répugne. Romains, Les Hommes de bonne volonté,La Douceur de la vie, 1939, p. 147.
SYNT. Bonté paternelle; extrême, inépuisable, vraie bonté; semaine de bonté (Prévert, Paroles, Inventaire, 1946, p. 242; p. iron., Montherlant, Les Jeunes filles, 1936, p. 1021); accueillir, recevoir avec bonté.PARAD. a) (Quasi-)synon. altruisme, bienfaisance, clémence, débonnaireté, générosité, humanité, mansuétude, philanthropie. b) (Quasi-)anton. dureté, férocité, inclémence, inhumanité, malveillance.
Spéc. [La bonté dans ses manifestations extérieures] Air, expression, sourire de bonté :
15. Elle a conservé, à un âge avancé, la fraîcheur d'impressions et la grâce d'esprit de sa jeunesse. J'ai toujours remarqué que la bonté était un élément de longévité; l'amour, qui crée, conserve aussi; la haine, au contraire, ronge et détruit. Lamartine, Nouvelles Confidences,1851, p. 116.
16. ... Andarran retrouvait une sérieuse jeune fille de dix-huit ans, au regard limpide et clair comme les eaux printanières de la Gélise; un de ces regards de droiture et de bonté sous lesquels le cœur de l'homme s'ouvre spontanément, tant paraît sûre la promesse de guérison qu'ils apportent aux plus secrètes plaies. De Vogüé, Les Morts qui parlent,1899, p. 91.
Rem. La bonté est souvent traduite par un rayonnement de l'expr. physionomique, notamment du regard; elle aurait aussi pour indice d'assez fortes lèvres (cf. Du Camp, En Hollande, 1859, p. 143; Huysmans, En route, t. 1, 1895, p. 80; etc.). Comme beau est souvent associé à bon, beauté l'est de même à bonté; Hugo parle de « la beauté de la bonté » (cf. Les Misérables, t. 1, 1862, p. 10); mais Balzac rappelle sagement : La beauté chez les hommes n'est pas toujours le signe de la bonté (Splendeurs et misères des courtisanes, 1847, p. 153).
P. ext. [La bonté exprimée dans une œuvre hum.] Lettre (...) pleine de bonté, de cœur et de gaieté (M. de Guérin, Correspondance,1837, p. 330).
P. anal. [En parlant d'animaux, de choses] :
17. ... la tendresse de l'oie, sa faculté d'attachement, la bonté enfin des cigognes, leur piété pour leurs vieux parents, attestée par tant de témoins, formaient entre ce monde et nous des liens sympathiques que la légèreté humaine n'aurait pas dû briser barbarement. Michelet, L'Oiseau,1856, p. 63.
18. Cette douceur, cette bonté de la Moselle qui ne demande rien, ne veut rien, qui laisse Tolède, Venise être magnifiques. Barrès, Mes cahiers,t. 7, 1909, p. 298.
P. méton. Une, des bonté(s).
Personne bonne. L'assemblée plénière de tous les courages, de toutes les bontés, de toutes les noblesses d'âme, chantant le même alleluia! (R. Bazin, Le Blé qui lève,1907, p. 331).
Témoignage de bonté. C'que j'dois de r'connaissance à vos bontés, à vos soins généreux (Scribe, Varner, Le Mariage de raison,1826, I, 13, p. 395);son dévouement, ses attentions, toutes ses bontés (Benjamin, Gaspard,1915, p. 100).(Quasi-)synon. bonnes actions/œuvres, bienfaits, libéralités.
2. Attribut de Dieu, considéré comme l'Être suprêmement bon. Bonté céleste, infinie, suprême :
19. Je suis portée à croire que nous calomnions un peu ces gens qu'on appelle des scélérats, et l'idée que j'ai de la bonté de Dieu ne se concilie pas bien avec la possibilité d'une dépravation si horrible. − La bienveillance de ton cœur t'abuse, répondit Madame Alberti. Il est vrai que le mal absolu répugne à la juste idée que nous nous faisons de l'extrême bonté du Créateur et de la perfection de ses ouvrages; mais il l'a cru certainement nécessaire à leur harmonie, puisqu'il l'a placé dans tout ce qui est sorti de ses mains à côté du bon et du beau. Nodier, Jean Sbogar,1818, p. 106.
20. De qui l'homme tiendrait-il la bonté, si Dieu n'en était l'océan primordial, et si en formant notre cœur, il n'y avait pas versé avant tout une goutte du sien? Oui, Dieu est bon; oui, la bonté est l'attribut qui recouvre en lui tous les autres, et ce n'est pas sans raison que l'antiquité gravait au fronton de ses temples cette inscription fameuse où la bonté précédait la grandeur. Mais toute perfection suppose un objet où s'appliquer. Il fallait donc à la bonté divine un objet aussi vaste et profond qu'elle-même : Dieu l'a découvert. (...) il a entendu le cri des mondes qui n'étaient pas, le cri d'une misère sans mesure appelant une bonté sans mesure. L'éternité s'est troublée, et elle a dit au temps : commence! Le temps et l'univers ont obéi à la volonté de Dieu, comme la volonté de Dieu avait cédé, mais librement, à l'inspiration de la bonté. (...). Quand donc il a fait l'univers, il l'a fait par un mouvement libre de son cœur, et non par nécessité. Il l'a fait gratuitement, sans l'impulsion de l'intérêt, sans la contrainte du devoir, sans l'entraînement d'un amour qui fût mérité, dans la seule fin de satisfaire sa bonté en communiquant la vie. Lacordaire, Conf. de Notre-Dame,1848, pp. 80-81.
Rem. Noter l'expr. toute-bonté (forgée sans doute sur le modèle de toute-puissance) employée par plusieurs aut. à propos de Dieu (cf. Nodier, La Fée aux miettes, 1831, p. 126; M. de Guérin, Journal intime, 1833, p. 156; Verlaine, Amour, Prière du matin, 1888, p. 7) ou même à propos de l'Homme (M. Blondel, L'Action, 1893, p. 177; Mounier, Traité du caractère, 1946, p. 96).
En interj. (le plus souvent avec la valeur d'un juron fam.). Bonté divine! levant les bras au ciel de désespoir. Bonté divine! (Hugo, Ruy Blas,1838, V, 2, p. 448)[ou p. ell.] Bonté! Ils lâchent pied partout, bonté! (Claudel, La Ville,1reversion,1893, II, p. 359);... qui lui céda ensuite une vache : " trente pistoles, bonté! (Colette, La Maison de Claudine,1922, p. 34);bonté du ciel! ô bonté du ciel! (Michaud, Le Printemps d'un proscrit,1803, p. 77);bonté de Dieu! Elle vous échappera, camarade! Bonté de dieu! Elle est rusée comme une couleuvre. (Bernanos, Une Nuit,1928, p. 23);Dieu de bonté! un soldat de cette même province, qui étoit de garde, l' ayant reconnue, s' écria : -" dieu de bonté! Dieu de miséricorde! C' est ma femme! " (Crèvecœur, Voyage dans la Haute Pensylvanie,t. 3,1801, p. 96).
P. méton. Une, des bonté(s) :
21. Elle était, quoique enfant, comme ces mères de plusieurs enfants qui paraissent n'avoir un cœur et des yeux que pour le plus faible et le plus infirme. C'est encore une bonté de Dieu qui met souvent un contrepoids de bien là où il a mis un poids de mal. Lamartine, Le Tailleur de pierre de Saint-Point,1851, p. 459.
[Avec une valeur allégorique] :
22. Crois, pleure, abîme-toi, dans l'insondable amour! Quiconque est bon voit clair dans l'obscur carrefour; Quiconque est bon habite un coin du ciel. Ô sage, La bonté qui du monde éclaire le visage, La bonté, ce regard du matin ingénu, La bonté, pur rayon qui chauffe l'Inconnu, Instinct qui dans la nuit et dans la souffrance aime, Est le trait d'union ineffable et suprême Qui joint, dans l'ombre, hélas! si lugubre souvent, Le grand ignorant, l'âne, à Dieu le grand savant. Hugo, La Légende des siècles,Le Crapaud, t. 2, 1859, p. 740.
23. Ma vie en vérité commence Le jour que je t'ai rencontrée Toi dont les bras ont su barrer Sa route atroce à ma démence Et qui m'as montré la contrée Que la bonté seule ensemence Aragon, Le Roman inachevé,L'Amour qui n'est pas un mot, 1956, p. 173.
3. P. iron., péj. Sensibilité outrée ou faiblesse de caractère qui conduit à une indulgence, une complaisance excessives :
24. Il y a un genre d'indulgence pour ses ennemis, qui paraît une sottise plutôt que de la bonté ou de la grandeur d'âme. M. de C. me paraît ridicule par la sienne. Il me paraît ressembler à Arlequin, qui dit : « Tu me donnes un soufflet; eh bien! je ne suis point encore fâché. » Il faut avoir l'esprit de haïr ses ennemis. Chamfort, Maximes et pensées,1794, p. 31.
25. J'ai le malheur d'avoir le cœur, l'âme sensible, et souvent ma bonté, ma compatissance, m'ont rendu la dupe la plus bête, la plus ridicule. Mais je ne rougis pas de ce défaut, j'en tire plutôt vanité. Heureux celui qui n'est dupe que de son cœur! Restif de La Bretonne, M. Nicolas,1796, p. 211.
PARAD. a) (Quasi-)synon. bêtise, facilité, naïveté, simplicité. b) (Quasi-)anton. intransigeance, sévérité.
Rem. 1. (Gén.). Dans le concept actuel de bonté, c'est l'accept. B (surtout B 1) qui prédomine. Mais les textes des xixeet xxes. attestent que presque toutes les nuances d'emploi de bon ont pu se rattacher à bonté. 2. On rencontre dans la docum. le néol. bontément, adv. (Verlaine, Dans les limbes, 1894, p. 106 : vivre − saintement (...) gentiment, bontément −, suff. -ment2*). Avec bonté.
PRONONC. : [bɔ ̃te].
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. a) Ca 1100 « qualité d'une personne qui est bonne en elle-même » (Roland, éd. Bédier, 533); b) début xiies. « qualité d'une personne qui est bonne pour les autres » (Psautier Cambridge, LXVII, 11 dans Gdf. Compl.); 1656 avoir la bonté de terme de politesse (Pasc., Prov., 4 dans Littré); 2. début xiies. « ce qui est bien, le bien » (Psautier Oxford, XXXVI, 3 dans Gdf. Compl.); 1150-70 « acte de bonté, bonne action » (Jeu Adam, 615 dans T.-L.); au plur. fin xiies. (Horn, 3043, ibid.); 3. 1130-60 « qualité d'une chose qui est bonne » (Couronnement Louis, éd. E. Langlois, 689, ibid.). Du lat. bonitas au sens 1 dep. Plaute (Capt., 245 dans TLL s.v., 2074, 1); au sens 3 (Varron, Men., 23, ibid., 2076, 8).
STAT. − Fréq. abs. littér. : 4 457. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 9 498, b) 6 739; xxes. : a) 5 718, b) 3 799.
BBG. − Cohen 1946, p. 9. − Dauzat Ling. fr. 1946, p. 42. − Matoré (G.). Proust linguiste. In : [Mél. Wartburg (W. von)]. Tübingen, 1968, t. 1, p. 285.

Bonté : définition du Wiktionnaire

Nom commun

bonté \bɔ̃.te\ féminin

  1. Qualité de ce qui est bon.
    • Comme les poires ne peuvent se conserver long-temps dans leur premier état de bonté, & qu'on ne peut souvent les garder d'une saison à une autre. — (L'agronome ou dictionnaire portatif du cultivateur, Rouen, 1787)
    • La miellée végétale est une substance sucrée répandue sur les végétaux, qui les nourrit et contribue à la bonté des fruits. — (Jacques Radouan, Nouveau manuel complet pour gouverner les abeilles et en retirer grand profit, vol.2, p.108, 1840)
    • Grâce à la bonté des mortiers, ces masses renversées ne se sont point disjointes et sont là comme des rochers […]. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
    • Les médecins consultés, il fut décidé qu’elles iraient à Scarborough, une petite plage de (sic) Yorkshire que l’on recommandait pour la bonté de ses eaux et l’agrément de sa situation. — (Julien Green, Charlotte Brontë, dans Suite anglaise, 1927, Le Livre de Poche, page 104)
  2. Justice.
    • D’autre part, cette mansuétude et cette bonté vraiment chrétiennes lui avaient assis, parmi les ouailles, une solide réputation de brave et d’honnête homme. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
  3. Qualité morale qui porte à être doux, facile, indulgent, à faire du bien.
    • Hercule a la fougue d’Achille, mais bien plus de bonté. S'il a méfait, il se repent, répare. — (Jules Michelet, Bible de l'Humanité, Calmann-lévy, 1876, p.223)
    • Vous, Seigneur, dont la bonté infinie n'a rien donné aux hommes de plus efficace pour effacer leurs péchés que la grâce de les reconnaître. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Anne de Gonz.)
    • Nous demandons, de grâce, encore un moment ; le roi a de la bonté ; et il sait bien que la chose a été précipitée. — (Molière, Impr. 4.)
    • Point de pitié officieuse ? point de secourable bonté ? point d’affection agissante ? — (Molière, l'Av. IV, 1.)
    • Il est vrai que du roi la bonté secourable Jette enfin sur la muse un regard favorable. — (Nicolas Boileau, Sat. I.)
    • Je m’occupe, je pense, et j'ai pour volupté Ce charme que le ciel attache à la bonté. — (St-Lambert, Saisons, Hiver.)
  4. (En parlant d’une femme) Égard.
    • Elle a de la bonté, des bontés pour lui, elle témoigne qu’elle a pour lui un sentiment tendre.
    • Elle a quelque bonté pour moi. — (Molière, l'Av. IV, 3.)
    • C'est trop me faire entendre, Madame, mon bonheur, mon crime, vos bontés. — (Jean Racine, Brit. III, 7.)
  5. Simple bienveillance ; pure politesse.
    • La bonté que vous avez eue de m’écrire.
    • Quand je parle, ayez la bonté de vous taire.
  6. (Vieilli) Simplicité et trop grande naïveté.
    • Sa bonté l’a ruiné, l’a perdu.
    • Vous avez eu la bonté de le croire !
  7. (Au pluriel) Actes de bienveillance.
    • Que la reine a pour moi des bontés que j'admire ! — (Pierre Corneille, Nicom. IV, 2.)
    • Où sont, Dieu de Jacob, tes antiques bontés ? — (Jean Racine, Athal. IV, 5.)
    • Thésée à tes fureurs [les fureurs de Neptune] connaîtra tes bontés. — (Jean Racine, Phèdr. IV, 2.)
    • Henri victorieux voyait de tous côtés Les ligueurs sans défense implorant ses bontés. — (Voltaire, Henr. VIII.)
  8. (Au pluriel) Termes de politesse.
    • Je suis confus de vos bontés. Ayez la bonté de m’apprendre ce dont il s’agit.
    • Nous allons le remercier des extrêmes bontés qu’il nous fait paraître. — (Molière, Impr. 10.)
    • Si vous aviez la bonté de me dire la même chose, vous m’obligeriez. — (Blaise Pascal, Provençal 4.)
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Bonté : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

BONTÉ. n. f.
Qualité de ce qui est bon, ce qui fait qu'une chose est bonne dans son genre. La bonté d'un terroir. La bonté de l'air. La bonté d'un aliment, d'une boisson. La bonté d'une étoffe. La bonté d'une action. Il se dit aussi de cette Qualité morale qui porte à être doux, facile, indulgent, à faire du bien. Le propre de la bonté est de se faire aimer. Bonté naturelle. Bonté rare. La bonté du cœur. Sa bonté est connue de tout le monde. Abuser de la bonté de quelqu'un. Il a eu la bonté de l'assister dans le besoin. C'est un homme plein de bonté. La bonté de son caractère. Il a un grand fonds de bonté. Des actes de bonté. Il se dit en parlant de Dieu. La bonté est un des attributs divins. La bonté infinie de Dieu. La bonté divine. Dieu est la souveraine bonté, la suprême bonté. Familièrement et par exclamation, Bonté de Dieu! Bonté divine! Il sert quelquefois à exprimer Ce qui n'est que de simple bienveillance, ou même de pure politesse. La bonté que vous avez eue de m'écrire. Vous avez trop de bonté. Vous avez bien de la bonté. Je lui suis extrêmement obligé de sa bonté, de ses bontés, de toutes ses bontés, des bontés qu'il me témoigne. Je suis confus de vos bontés. Ironiquement, Ayez la bonté de sortir d'ici. Quand je parle, ayez la bonté de vous taire. Il se prend aussi pour Simplicité et trop grande facilité. La bonté du père a causé la perte du fils. Il se laisse tous les jours tromper par sa bonté, par son trop de bonté. Sa bonté l'a ruiné, l'a perdu. Il a une sotte bonté. Hé quoi! vous avez eu la bonté de le croire!

Bonté : définition du Littré (1872-1877)

BONTÉ (bon-té) s. f.
  • 1Qualité de ce qui est bon. Bonté des terres. Bonté d'un pays. Bonté d'une marchandise. Bonté d'un vin. Bonté de l'air. Bonté d'un fruit.
  • 2Justice. Bonté d'une cause. Comptant sur la bonté de sa cause.
  • 3Douceur, indulgence, bienveillance. La bonté de Dieu. Plein de bonté. Homme d'une extrême bonté. Il a tant de bonté que… Votre bonté pour moi. Traiter quelqu'un avec bonté. Je ne pouvais être reçu avec plus de bonté. Par la bonté du ciel. Vous, Seigneur, dont la bonté infinie n'a rien donné aux hommes de plus efficace pour effacer leurs péchés que la grâce de les reconnaître, Bossuet, Anne de Gonz. Nous demandons, de grâce, encore un moment ; le roi a de la bonté ; et il sait bien que la chose a été précipitée, Molière, Impr. 4. Point de pitié officieuse ? point de secourable bonté ? point d'affection agissante ? Molière, l'Av. IV, 1. Il est vrai que du roi la bonté secourable Jette enfin sur la muse un regard favorable, Boileau, Sat. I. Je m'occupe, je pense, et j'ai pour volupté Ce charme que le ciel attache à la bonté, Saint-Lambert, Saisons, Hiver.

    Bonté divine ! Bonté du ciel ! Bonté de Dieu ! sorte d'exclamation qui exprime la surprise.

  • 4 Au plur. Actes de bienveillance. Que la reine a pour moi des bontés que j'admire ! Corneille, Nicom. IV, 2. Où sont, Dieu de Jacob, tes antiques bontés ? Racine, Athal. IV, 5. Thésée à tes fureurs [les fureurs de Neptune] connaîtra tes bontés, Racine, Phèdr. IV, 2. Henri victorieux voyait de tous côtés Les ligueurs sans défense implorant ses bontés, Voltaire, Henr. VIII.
  • 5La bonté, des bontés, termes de politesse. Je suis confus de vos bontés. Ayez la bonté de m'apprendre ce dont il s'agit. Nous allons le remercier des extrêmes bontés qu'il nous fait paraître, Molière, Impr. 10. Si vous aviez la bonté de me dire la même chose, vous m'obligeriez, Pascal, Prov. 4.

    Ironiquement. Quand je parle, ayez la bonté de vous taire. Ayez la bonté de sortir d'ici.

  • 6En parlant d'une femme. Elle a de la bonté, des bontés pour lui, elle témoigne qu'elle a pour lui un sentiment tendre. Elle a quelque bonté pour moi, Molière, l'Av. IV, 3. Après tant de bontés dont il perd la mémoire, Racine, Andr. II, 1. J'y suis encor, malgré tes infidélités, Et malgré tous mes Grecs honteux de mes bontés, Racine, ib. IV, 5. C'est trop me faire entendre, Madame, mon bonheur, mon crime, vos bontés, Racine, Brit. III, 7. De mes lâches bontés mon courage est confus, Racine, Andr. IV, 3.
  • 7Trop grande facilité. Tu as trop de bonté pour lui. C'est pousser la bonté trop loin.
  • 8Dans la phrénologie, d'après Gall, sentiment naturel de l'homme et des animaux auquel on attribue un organe placé au milieu de la partie supérieure du cerveau.

SYNONYME

1. LE BON, LA BONTÉ., Le bon est l'idée abstraite de ce qui est bien. L'homme vertueux a pour guide dans sa conduite l'idée du bon. comme l'artiste a pour guide dans ses œuvres l'idée du beau. La bonté est ce bon, cette idée abstraite, réalisée dans la pratique.

2. BONTÉ, HUMANITÉ, SENSIBILITÉ. L'homme humain soulage les souffrances, les infortunes. L'homme sensible en est ému, et y compatit. Mais bonté dit plus que tout cela ; l'homme bon non-seulement ressent la miséricorde, non-seulement soulage effectivement, mais encore étend sa bonté sur tous les autres rapports de la vie : il est bon avec ses enfants, avec sa femme, avec ses égaux, avec ses inférieurs.

HISTORIQUE

XIe s. Que plus n'i a d'honneur et de bontet, Ch. de Rol. XXXIX.

XIIe s. Espeire el Seignur, e fai buntet, Liber psalm. p. 46. [Il] Reclama Deu et les soies bontez, Ronc. p. 53. Et je ne's [ne les] eslis mie pour le leur nuisement ; Pour leur bonté [valeur] [je] le di ; ne nul mal n'i entent, Sax. XX.

XIIIe s. Avec beauté vous est bonté donnée ; Si [je] me doi moult louer et cher tenir, Quand j'ai beauté et bonté enamée, Vidame de Chartres, Romancero, p. 115. Si qu'à Dieu et au siecle la bonté de vous pere [paraisse], Berte, IV. Car nus n'est de si haut lignage, Ne nus ne trueve l'en si sage, Ne qui tant ait autres bontés [qualités] Qui par amors ne soit dontés, la Rose, 4353. Car bonté faite par priere Est trop malement chier vendue à cuers qui sunt de grant value, ib. 4728. Dites-moi que cist sont, Estatins l'Esnasés ? - Estatins respondi : C'est des Frans li bontés [l'élite] ; Li uns est Bruiemons par son nom apelés, Ch. d'Ant. II, 310.

XVe s. Et pour ce est il dit de plusieurs vaillants trespassés, de qui les noms et bontés sont mis en memoire, que ils ne sont pas morts, ains vivent, Bouciq. Prol.

XVIe s. Cette telle preud'hommie naturelle et aysée et comme née avec nous, s'appelle proprement bonté, qualité d'ame bien née et reglée, Charron, Sagesse, II, 3.

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Bonté : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

BONTÉ, s. f. (Morale.) La bonté morale consiste en deux points : le premier, ne pas faire du mal à nos semblables ; le second, leur faire du bien.

1°. Ne point faire à autrui ce que nous ne voudrions pas qu’on nous fît ; voilà la regle qui détermine quelle sorte de traitemens la nature nous interdit à l’égard du reste des hommes. Tout ce qui fait à nous-mêmes, nous paroîtroit dur, barbare, & cruel, est compris dans la prohibition : mais cette maxime, d’un usage si étendu, est bien restreinte dans l’application qu’on en fait : la plûpart des hommes se conduisent les uns avec les autres, comme s’ils étoient persuadés qu’elle ne dût avoir lieu qu’entre amis.

Lorsque la passion vous porte à quelque violence contre un autre homme, jettez les yeux sur lui, pour y voir l’empreinte de la main divine, & votre propre ressemblance ; ce sera dequoi rallentir votre emportement. Ne dites point à Dieu ce que Caïn lui dit : m’avez-vous donné mon frere en garde ? Oui sans doute, il vous l’a donné en garde ; & non-seulement il vous défend de lui faire aucun mauvais traitement, mais il vous ordonne même de le servir de tout votre pouvoir.

2°. Lorsqu’on est officîeux & bienfaisant pour ses parens, ses bienfaiteurs ou ses amis, on se croit généreux, quoique d’ailleurs dur & indifférent pour tout le reste des hommes ; & l’on n’est pas même charitable ; qualité cependant bien en-deçà de la générosité, qui est le comble & la perfection de toutes les autres vertus sociales. En pratiquant celles-ci on ne fait qu’éviter les défauts contraires placés tout près d’elle : mais la générosité nous éloigne bien plus du vice, puisqu’elle laisse pour intervalle entr’elle & lui toutes les vertus de précepte. La générosité est un degré de perfection ajoûté aux vertus par-dessus celui que prescrit indispensablement la loi. Faire pour ses semblables précisément ce qu’ordonne la loi, ce n’est pas être généreux ; c’est simplement remplir son devoir.

Mais la charité, ou ce qui est la même chose, cette affection générale que nous devons à tous les hommes, n’est pas une vertu de surérogation : vous ne ferez que satisfaire à ce que l’humanité vous impose, si rencontrant un inconnu que des assassins ont blessé, vous vous en approchez pour panser ses plaies : le besoin qu’il a de votre secours est une loi qui vous oblige à le secourir. Un indigent est pressé par la faim ; vous ne ferez que payer une dette en appaisant son besoin. Les pauvres sont à la charge de la société ; tout le superflu des riches est affecté de droit à leur subsistance. Et ne plaignez pas même le secours que vous leur donnez, quand il seroit le prix de vos sueurs & de pénibles travaux : quoi qu’il vous coûte, il leur coûte encore plus : c’est l’acheter bien cher que de le recevoir à titre d’aumône.

Voulez-vous apprendre en deux mots jusqu’où s’étendent les bons offices que vous devez à vos semblables ? en voici la mesure. Faites à autrui ce que vous voudriez qu’on vous fît. (X)

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Étymologie de « bonté »

Étymologie de bonté - Littré

Provenç. bontat ; espagn. bondad ; portug. bondade ; ital. bontà ; de bonitatem, de bonus (voy. BON).

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Étymologie de bonté - Wiktionnaire

Du latin bonitatem, accusatif de bonitas. (c. 1100) bontet (la Chanson de Roland).
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Étymologie de bonté - Wiktionnaire

Du latin bonitatem, accusatif de bonitas (« bonté »).
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Phonétique du mot « bonté »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
bonté bɔ̃te play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « bonté »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « bonté »

  •  C’est donc une grande perte  avec celui qui  a été pour tous  « l’incarnation de la bonté, du charisme et de la piété. » THIES INFO, Décès de Pape Malick Sy C’est un monument de bonté et de sagesse qui s’effondre
  • Bing Crosby met son génie de comédien et de chanteur de charme au service de la bonté et de l’amour. Il interprète avec humour et malice ce rôle de prêtre aux méthodes d’éducation peu conventionnelles. Dans cette institution catholique menacée de disparition en raison de l’âpreté au gain d’un riche homme d’affaires, aigri et sans scrupule, Horace P. Bogardus, joué par l’irrésistible Henry Travers, le père O’Malley va devoir faire preuve de persévérance, de grandeur d’âme et d’une foi sans faille. Il se heurte avec gaité, bonheur et une grande noblesse d’âme à Sœur Benedict sur la manière de transmettre des valeurs à des enfants parfois perdus et en manque d’affection. La Mère Supérieure réagit brillamment avec un mélange de raideur et d’humour. Les deux comédiens excellent dans ce duo parfait au service de la bonté. Causeur, Un miracle de bonté et d'amour - Causeur
  • Pour en savoir plus sur ces gestes de bonté et sur d'autres manifestations de solidarité, visitez le site https://randomactsofcanadian.com/fr/. , Les bonnes actions d'ici souligne les gestes de bonté des Canadiens en cette période difficile
  • La beauté parle fort mais la bonté parle longtemps. De Anonyme
  • La bonté, c'est la coquetterie des cheveux blancs. De Octave Feuillet
  • Les femmes sont dupes de leur bonté. De Alfred de Vigny / Chatterton
  • Tout est vain sauf la bonté. De Alexandra David-Néel
  • La bonté est un amour gratuit. De Henri Lacordaire
  • La vraie générosité est celle que personne ne peut comprendre. Dès que la bonté rentre dans le domaine de l’admirable, elle n’est plus de la bonté. De Amélie Nothomb / Les Catilinaires
  • Quel est donc ce Dieu ? Un Dieu plein de bonté... Un Dieu plein de bonté trouverait-il du plaisir à se baigner dans les larmes? De Denis Diderot / Pensées philosophiques
  • Votre bonté doit avoir quelque tranchant - autrement ce n'est plus de la bonté. De Ralph Waldo Emerson / La Confiance en soi
  • La bonté est une vertu, mais ce n'est pas toujours par vertu qu'une femme a des bontés pour un homme. De Jules Jouy
  • Les bontés qui ne sont plus que de la bonté sont un triste accident du désir. De Hervé Bazin / La mort du petit cheval
  • La bonté mal pratiquée n’est pas de la bonté. De Amélie Nothomb / Les Catilinaires
  • Paie le mal avec la justice, et la bonté avec la bonté. De Lao-Tseu
  • La bonté en parole amène la confiance La bonté en pensée amène la profondeur La bonté en donnant amène l’amour. De Lao-Tseu
  • Je traite avec bonté ceux qui ont la bonté ; je traite avec bonté ceux qui sont sans bonté. Et ainsi gagne la bonté. De Lao-Tseu
  • Faites-vous des semailles de justice, moissonnez une récolte de bonté. , Ancien Testament, Osée X, 12
  • Il y a des semences de bonté et de justice dans le cœur de l'homme, si l'intérêt propre y domine. Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues, Réflexions et Maximes
  • La confiance en la bonté d'autrui est un non léger témoignage de la bonté propre. Michel Eyquem de Montaigne, Essais, I, 14
  • Les âmes excessivement bonnes sont volontiers imprudentes par excès de bonté même, et d'un autre côté, les âmes prudentes sont assez rarement bonnes. Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, Le Paysan parvenu
  • Rien n'est plus rare que la véritable bonté ; ceux mêmes qui croient en avoir n'ont d'ordinaire que de la complaisance ou de la faiblesse. François, duc de La Rochefoucauld, Maximes
  • Nul ne mérite d'être loué de bonté s'il n'a pas la force d'être méchant. François, duc de La Rochefoucauld, Maximes
  • Il y a des méchants qui seraient moins dangereux s'ils n'avaient aucune bonté. François, duc de La Rochefoucauld, Maximes
  • Il faut bien plus d'esprit pour plaire avec de la bonté qu'avec de la malice. Anne Thérèse de Marguenat de Courcelles, marquise de Lambert, Lettres, à la supérieure d'un couvent
  • Ce n'est ni l'amitié ni la bonté qui nous manquent, mais nous qui manquons à l'amitié et à la bonté. Marcel Jouhandeau, Chroniques maritales, Gallimard
  • Le goût de la bonté, qui peut-être ne serait pas un sentiment viril […]. Raymond Payelle, dit Philippe Hériat, La Main tendue, Gallimard
  • Nous voulons explorer la bonté contrée énorme où tout se tait. Guillaume Apollinaire de Kostrowitzky, dit Guillaume Apollinaire, Calligrammes, la Jolie Rousse , Gallimard

Images d'illustration du mot « bonté »

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Traductions du mot « bonté »

Langue Traduction
Portugais bondade
Allemand güte
Italien bontà
Espagnol bondad
Anglais goodness
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Synonymes de « bonté »

Source : synonymes de bonté sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « bonté »



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