Personne : définition de personne


Personne : définition du Wiktionnaire

Nom commun

personne \pɛʁ.sɔn\ féminin

  1. Être humain considéré en tant qu’individu.
    • […] ; le respect de la personne humaine, la fidélité sexuelle et le dévouement pour les faibles constituent les éléments de moralité dont sont fiers tous les hommes d’un cœur élevé; – c’est même très souvent à cela que l’on réduit la morale. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, ch. VII, « La morale des producteurs », 1908, p. 340)
    • Dis-donc, Rosalie, s’écrie-t-il en s’adressant à sa femme, grosse personne blonde, molle et tavelée. — (Octave Mirbeau, « Notes de voyage », dans La vache tachetée, 1918)
    • […] je vis toute la famille de mon hôte, une vingtaine de personnes, dont une dizaine d’enfants, qui dormaient, serrés les uns contre les autres, sur des nattes de pandanus. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, t. 1 : « De New-York à Tahiti », 1929)
    • Il ne rendait visite qu’à sa mère et encore, cette dernière, entourée de vieilles personnes ridicules et sujette elle-même à des radotages, lui agaçait les nerfs […]. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Et puis, je peux faire clamser nos ennemis, en piquant d’une certaine façon un crapaud que j’aurai baptisé au nom de la personne condamnée. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Ce n'est que face à Dieu, en effet, dans le dialogue de lumière et d'amour qui nous identifie avec Lui, que nous devenons des personnes, c'est-à-dire une source, une origine, un espace, une liberté, comme le mot personne l'indique, puisque personne veut dire : résonner à travers, en entendant par là une résonance divine qui laisse retentir en nous ce que saint Jean de la Croix appelle la musique silencieuse. — (Maurice Zundel, Silence, parole de vie, transcription d'une retraite donnée en 1959, éd. Anne Sigier, 1990, p. 123)
  2. (Philosophie) Individu ou entité consciente d'elle-même et à laquelle on reconnaît des droits.
    • Le débat fait rage pour savoir si certains animaux sont des personnes.
  3. (Grammaire) Rôle que tient la personne ou la chose en cause dans l’acte d’énonciation. Note : Première personne : je, nous ;
    Deuxième personne : tu, vous ;
    Troisième personne : il, elle, ils, elles.
  4. Précédé d’un adjectif possessif, se dit de la vie, du corps, du physique de celui qui parle, à qui l’on parle, ou dont on parle.
    • Il s’en irait semer la discorde et la zizanie ailleurs, où il voudrait, pourvu que le pays fût débarrassé de sa personne. — (Louis Pergaud, Un petit logement, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
  5. Personnage.
    • Il était la seconde personne du royaume.
  6. Se dit, dans certaines locutions, des femmes seulement.
    • C’est la plus belle personne du monde, une des plus jolies personnes qu’on puisse voir.
    • Voilà une belle personne.
    • Un pensionnat de jeunes personnes.
    • Elle est très belle personne.
  7. Se dit quelquefois d’un homme ou d’une femme, considérés en eux-mêmes.
    • Peu de gens savent séparer la personne de la situation qu’elle occupe.
    • La personne d’un auteur, par opposition à ses œuvres.
  8. Sert, dans certaines expressions, à donner plus de force, d’ampleur, de solennité à ce que l’on dit.
    • Monsieur le sénateur, il vous arrive une histoire fâcheuse... Vous vous êtes permis quelques privautés sur la personne d’un petit marmiton qui stationnait dans une pissotière. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 184)
    • Cet officier est attaché à la personne du général.
    • Ce général se porta de sa personne en tel endroit, Il y alla lui-même.
    • En sa personne se dit dans le même sens, mais a toujours rapport au régime du verbe.
    • C’est l’offenser en sa personne.
  9. (Droit) Sujet de droits, doué de capacité et responsable.
    • Parlant à sa personne, Parlant à lui-même.
    • Je le lui ai dit, parlant à sa personne.
    • Assigner une commune en la personne ou au domicile du maire, le Trésor en la personne ou au bureau de l’agent, etc.
    • Offenser, outrager quelqu’un en la personne d’un autre.
  10. (Religion) Hypostase divine, dans la théologie chrétienne.
    • Le dogme de l’Incarnation implique l’existence, en Jésus-Christ, de deux natures et d’une seule personne ; le dogme de la Trinité implique en Dieu l’existence de trois personnes et d’une seule nature. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique: la Scolastique, 1925, éd.1966)
    • Dans toutes ses expressions extrinsèques et intrinsèques, visibles et invisibles, la Personne divino-humaine du Christ reste toujours une et indivisible. C'est pourquoi la vie entière du Christ constitue un ensemble unique, indivisible et organique. — (Père Justin Popovitch, Philosophie orthodoxe de la vérité: dogmatique de l’Église orthodoxe, traduit du serbe par Jean-Louis Palierne, tome 3, Lausanne : L’Age d’Homme, 1995, page 9)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Personne : définition du Littré (1872-1877)

PERSONNE (pèr-so-n') s. f.
  • 1Un homme ou une femme. Mais l'art d'en faire des couronnes [du laurier d'Apollon] N'est pas su de toutes personnes…, Malherbe, III, 2. La modération des personnes heureuses vient du calme que la bonne fortune donne à leur humeur, La Rochefoucauld, Max. dans GIRAULTDUVIVIER. Entre la veuve d'une année Et la veuve d'une journée La différence est grande ; on ne croirait jamais Que ce fût la même personne ; L'une fait fuir les gens, et l'autre a mille attraits, La Fontaine, Fabl. VI, 21. En sage et discrète personne Maître chat excusait ces jeux, La Fontaine, ib. XII, 2. Monsieur est la personne qui veut vous emprunter les quinze mille livres dont je vous ai parlé, Molière, l'Avare, II, 3. Des personnes que je voulais vous donner pour maris, Molière, Préc. 5. Confondre l'apparence avec la vérité, Estimer le fantôme autant que la personne, Molière, Tart. I, 6. Ce qui forme le bonheur des personnes de grande condition…, Pascal, Pens. IV, 2, édit. HAVET. Ce rire dédaigneux qu'excitent les personnes simples lorsqu'on leur voit croire des choses impossibles, Bossuet, Anne de Gonz. Elle donnait non-seulement avec joie, mais avec une hauteur d'âme qui marquait tout ensemble et le mépris du don et l'estime de la personne, Bossuet, Duch. d'Orl. Nouveau genre d'étude et presque inconnu aux personnes de son âge et de son rang, ajoutons, si vous voulez, de son sexe, elle étudiait ses défauts, Bossuet, ib. Les personnes d'étude ne veulent pas se donner la peine de philosopher par ordre, Malebranche, Rech. vér. III, I, 3. C'est une expérience faite, que, s'il se trouve dix personnes qui effacent d'un livre une expression ou un sentiment, l'on en fournit aisément pareil nombre qui les réclame, La Bruyère, I. Cette grande princesse, qui, fût-elle personne privée…, Rousseau, Lett. à Kluppfel, mai 1765.

    Fig. Et c'est là encore où gît la gloire, elle aime le remue-ménage, et elle est personne d'un grand fracas, La Bruyère, XII. Que je vous suis obligé, monsieur, de m'écrire du séjour de la gloire et du bonheur ! ces deux personnes sont rarement ensemble, Voltaire, Lett. Delisle, 13 oct. 1773.

    Il y a personne et personne, c'est-à-dire il y a grande différence d'une personne à l'autre.

    Acception de personnes, préférence que l'on donne à une personne plutôt qu'à une autre.

    Familièrement. Il est bonne personne, c'est-à-dire cet homme est d'humeur facile. Georgette ma mignonne, Tu me parais si douce et si bonne personne, Molière, Éc. des fem. IV, 4. La Feuillade ne laissa pas que d'être fort aise que Albergotti se montrât si bonne personne, Saint-Simon, 164, 165.

    Être personne à… Être capable de… Nous sommes personnes à traiter les choses dans la douceur, Molière, Mar. forcé, 16. Ah ! si cela était, je serais personne [femme] à me désespérer ! Molière, Princ. d'Él. IV, 7. Ce n'est point une personne [Madame] à donner cette marque de faiblesse, Sévigné, 28 sept. 1680.

  • 2Il se dit avec première, seconde, au sens de personnage. L'archevêque d'Upsal était la seconde personne du royaume ; quiconque est la seconde veut toujours être la première, Voltaire, Mœurs, 119.
  • 3 Absolument. Une personne se dit pour personne faite. Elle [la princesse de Conti] apprend à chanter, à danser, elle lit, elle travaille, enfin c'est une personne, Sévigné, 12 avr. 1680. Je l'ai trouvée [la jeune marquise de Sévigné] toute pleine de raison, entrant dans nos affaires du temps passé comme une personne, Sévigné, 8 oct. 1684.
  • 4 Particulièrement. Il se dit des femmes dans certaines phrases où cette acception est déterminée par le sens total. Il [le ciel] ne vous a pas faite une belle personne, Afin de mal user des choses qu'il vous donne, Molière, Éc. des fem. II, 6. Certes pour un amant la fleurette est mignonne, Et vous me traitez là de gentille personne, Molière, Mis. II, 1.

    Une jeune personne, une jeune fille. Vous jugez bien que le choix d'une jeune personne tombera sur le fils plutôt que sur le père, Molière, Av. V, 6. Quelques jeunes personnes ne connaissent point assez les avantages d'une heureuse nature, La Bruyère, III.

  • 5Un homme ou une femme considérés en eux-mêmes. Envoyez-moi cet habit et ces bijoux de Philémon, et je vous quitte de la personne, La Bruyère, II.
  • 6En droit soit civil, soit public. Celui qui a des droits. Les lois disent qu'il [l'esclave] n'a point d'état, n'a point de tête, c'est-à-dire que ce ne n'est pas une personne dans l'État, Bossuet, 5e avert. 50.

    Personne civile, être moral qui, en raison de ses droits actifs ou passifs, a une existence civile ; se dit de l'État, des communes, de certaines associations, etc.

  • 7Il admet quelquefois le masculin après lui ; du moins plusieurs auteurs s'en sont servis ainsi ; mais, pour cela, il faut qu'entre personne et son relatif masculin il y ait quelques mots pour faire oublier que ce relatif se rapporte à personne qui est féminin. J'ai eu cette consolation en mes ennuis, qu'une infinité de personnes qualifiées ont pris la peine de me témoigner le déplaisir qu'ils en ont eu, Malherbe, dans RICHELET. Les personnes consommées dans la vertu ont en toute chose une droiture d'esprit et une attention judicieuse qui les empêchent d'être médisants, Vaugelas, dans GIRAULT-DUVIVIER. Jamais je n'ai vu deux personnes être si contents l'un de l'autre, Molière, D. Juan, I, 2. Des manières de vers libres, tels que la passion et la nécessité peuvent faire trouver à deux personnes qui disent les choses d'eux-mêmes et parlent sur-le-champ, Molière, Mal. im. II, 6. Il y a des personnes si peu raisonnables que, de quelque manière qu'on agisse avec eux…, Pascal, Prov. X. Le mot de personne, qui grammaticalement est du genre féminin, se trouve souvent suivi de il ou de ils, parce qu'on a dans l'esprit l'homme ou les hommes dont on parle, Dumarsais, Œuv. t. V, p. 271.

    L'étendue de la phrase et la signification plus ou moins précise du mot personne sont les motifs de décision dans tous les cas analogues.

  • 8Précédé d'un adjectif possessif, il désigne celui qui parle, celui à qui l'on parle, et celui dont on parle. Je chéris sa personne, et je hais son erreur, Corneille, Poly. III, 2. Mais un ordre est donné contre votre personne, Molière, Tart. V, 6. S'il arrivait quelque malheur à sa personne, à sa famille, à l'État, Bossuet, Mar.-Th. L'on juge, en le voyant, qu'il n'est occupé que de sa personne…, La Bruyère, II. Rien de plus charmant que sa personne, Hamilton, Gramm. 6. Votre personne seule est le bien qui me flatte ; Et tous les vains brillants dont la fortune éclate, Ne sauraient éblouir un cœur comme le mien, Regnard, le Légat. V, 1. Le cardinal [Richelieu]… se fait nommer généralissime de l'armée qui marche en Italie, et le roi ordonne, dans ses provisions, qu'on lui obéisse comme à sa propre personne, Voltaire, Mœurs, 176.

    Je ne réponds que de ma personne, je ne réponds que de moi.

    On s'est assuré de sa personne, on l'a arrêté, on lui a donné des gardes.

    Familièrement. Aimer sa personne, sa petite personne, aimer ses aises, avoir un grand soin de sa santé, de son corps.

    Être content de sa personne, de sa petite personne, être satisfait de soi-même, des avantages que l'on possède. Il n'a pas mauvaise opinion de sa petite personne, Dancourt, la Parisienne, SC. 14.

    De sa personne, soi-même. Vaubecourt y voulut courir [sur la droite] de sa personne, Saint-Simon, 29, 62. Il [Vandamme] était allé s'établir sur la droite, et s'était logé de sa personne dans une maison de campagne assez difficile à découvrir, Thiers, Hist. de l'Empire, t. XX, p. 30.

    Payer de sa personne, voy. PAYER, n° 12.

    Cet homme est bien fait de sa personne, il est bien proportionné. Il est fort joli de sa personne, Sévigné, 550. J'ai mandé à Beaulieu de me bien conter tout ce qu'il dira, fera, et comme il est de sa petite personne, Sévigné, 610.

    En personne, en propre personne, moi-même, vous-même, lui-même ou elle-même (expression qui se rapporte toujours au sujet du verbe qu'elle modifie). Oui, tandis que le roi va lui-même en personne Jusqu'aux pieds de César prosterner sa couronne, Corneille, Pomp. III, 1. Mademoiselle de la Rapinière eut envie d'aller où les rois ne peuvent aller qu'en personne, Scarron, Rom. com. I, 4. Je pense pourtant, marquis, que c'est toi qu'il joue dans la critique. - Moi ? Je suis ton valet ; c'est toi-même en propre personne, Molière, Impromptu, 3. Othon IV, qui disputait à la fois l'empire au jeune Frédéric II et l'Italie au pape ; c'est le seul empereur d'Allemagne qui ait jamais donné une bataille en personne contre un roi de France, Voltaire, Mœurs, 50.

    Fig. C'est la prévenance en personne, il est très prévenant. C'est l'honneur en personne, c'est un homme plein d'honneur.

    En la personne de, en sa personne, se disent dans le même sens. Le premier crime a été un homicide en la personne du premier juste, Pascal, Prov. XI. Il se crut outragé en sa personne, Bossuet, Hist. I, 11. Celle [monarchie] des Assyriens finie en la personne de Sardanapale, celle des Mèdes finie en la personne d'Astyage, grand-père de Cyrus, et celle des Perses commencée par Cyrus et détruite par Alexandre, Bossuet, Hist. I, 7.

    Terme de procédure. En la personne. Assigner une commune en la personne du maire.

    Dans le discours ordinaire, offenser, louer quelqu'un en la personne d'un autre. Jamais souverain ne fut plus offensé dans la personne de ses ministres que le czar de Russie…, Voltaire, Russie, II, 1.

    Terme de pratique. Parlant à sa personne, parlant à sa propre personne, c'est-à-dire parlant à lui-même.

    On dit encore : signifier à personne ou domicile.

    Dans le langage ordinaire et familier, je le lui ai dit parlant à sa personne. À moi, parlant à ma personne, Racine, Plaid. II, 5.

  • 9La personne du roi, la personne royale, le roi. Aucun d'eux du tyran n'approche la personne, Corneille, Héracl. II, 7. Mais souvent il [l'empereur] m'appelle auprès de sa personne, Corneille, Cinna, I, 4. La personne du roi ne m'en est pas moins chère, Racine, Théb. I, 5. Attachés de plus près à sa personne sacrée, Massillon, Pet. carême, Triomphe.
  • 10 Terme de théologie. Les personnes divines, la Trinité. Que fais-je, chrétiens, quand je crois un Dieu en trois personnes ? je lui fais un sacrifice, et de quoi ? de la plus noble partie de moi-même qui est ma raison, Bourdaloue, Myst. Trinité, t. I, p. 482.
  • 11 Terme de grammaire. Personnes, les diverses situations des êtres par rapport à l'acte de la parole : la première personne, celle qui parle ; la seconde personne, celle à qui l'on parle ; la troisième personne, celle de qui l'on parle. En ce sens, personne s'applique aussi aux choses : tout objet dont on parle est à la troisième personne. Les trois personnes sont désignées par les pronoms ; je, nous sont de la première personne ; tu, vous, de la seconde ; il, elle, ils, elles et soi, de la troisième. Les désinences des verbes désignent aussi, dans beaucoup de langues, la première, la deuxième ou la troisième personne ; et l'on dit par la métonymie du signe pour la chose signifiée, que amo est la première personne, amas la seconde, amat la troisième, etc.

    Lettre, billet à la troisième personne, lettre, billet où celui qui écrit parle de soi à la troisième personne.

  • 12Personne, substantif abstrait, qui est toujours du masculin et du singulier, et qui signifie quelqu'un. Personne croira-t-il jamais… ? Je doute que personne y réussisse. Personne a-t-il raconté plus naïvement que la Fontaine ? Je suis plus étonné que personne, lui dis-je…, La Fayette, Zayde, Œuv. t. I, p. 315, dans POUGENS.

    Avec la négation, nul, pas un. Il [Dieu] ne veut pas que personne périsse, Bossuet, Sermons, Bonté, I. Nous n'avons pas le pouvoir de faire mourir personne, Bossuet, Hist. II, 10. Le don de notre foi ne dépend de personne, Racine, Phèdre, V, 1. Il ne daigne pas attendre personne, La Bruyère, Théophr. X. Il n'y a personne qui n'entre tout neuf dans la vie ; et les sottises des pères sont perdues pour les enfants, Fontenelle, Dial. Socr. et Mont. Qui n'est pour ainsi dire personne pour vous, quoiqu'il n'y ait personne qui vous soit plus nécessaire, Marivaux, Marianne, 10e part. Personne n'est sans dessein ; on a toujours quelque vue, Marivaux, l'Heur. stratag. III, 1. Quant aux amis, crois-moi, ce vain nom qu'on se donne Se prend chez tout le monde et n'est vrai chez personne, Gresset, Méch. II, 1. Mon cœur est à vous ; mais la destinée n'est à personne, elle se moque de tous, Voltaire, Lett. Richelieu, 8 nov. 1769. J'aime les seuls biens qui ne sont à personne qu'au premier qui sait les goûter, Rousseau, Conf. I. C'est un homme d'un grand mérite, et qui écoute comme personne [sous-entendu : n'écoute], Diderot, S. les caractères.

    Absolument. Personne sert de réponse négative. Uranie : Quoi ! cousine, personne ne t'est venu rendre visite ? - Élise : Personne du monde, Molière, Critique, 1. Qui reste-t-il pour pleurer Logan quand il ne sera plus ? Personne, Raynal, Hist. phil. XVIII, 12.

    Avec ellipse de la négation. Personne dans les rues, personne aux portes de la ville, Chateaubriand, dans FEUGÈRE, Recueil, p. 117.

    Il est rare qu'en ce sens personne reçoive un qualificatif ; cependant en voici des exemples : Il n'y a personne raisonnable qui puisse parler de la sorte, Pascal, Pens. IX, 1, éd. HAVET. Cela me console un peu de ce larcin où personne de bon sens ne peut reconnaître mon ouvrage, Rousseau, Lett. à Lalliaud, 17 mars 1769.

    Fig. et familièrement. Il n'y a plus personne au logis, ou, simplement, il n'y a plus personne, se dit de quelqu'un qui a perdu la tête, et aussi de quelqu'un qui vient de mourir.

REMARQUE

Pris comme nom abstrait et signifiant un seul homme, personne est masculin ; et l'on dira : Personne n'est parfait. Mais, même en ce cas, doit-il être toujours masculin ? Si l'adjectif est de genre commun à l'un ou à l'autre sexe, il n'y a point de difficulté, et l'on dira : Je ne sais personne plus propre que vous à conduire cette affaire. Si, au contraire, l'adjectif varie pour le masculin et le féminin, Chifflet, Gramm. p. 60, condamne la tournure ; il ne veut pas qu'on dise à un homme : je ne vois personne si beau que vous ni à une femme : je ne vois personne si belle que vous ; mais que l'on dise à l'homme : je ne vois point d'homme si beau que vous ; et à la femme : point de femme si belle que vous. Au contraire, M. Jullien : " Même dans le sens abstrait, il ne faudrait pas hésiter à le faire du féminin si la signification l'exigeait. On dirait, par exemple : Personne n'était plus belle que Cléopâtre. En effet, personne veut dire ici aucune femme, et non pas aucun homme, Gramm. p. 233. " De même une femme dirait : Personne n'est plus que moi votre servante, votre obligée, etc. En somme, le scrupule de Chifflet est exagéré ; et il n'y a aucune raison pour ne pas obéir, suivant le besoin, au sens, dans l'emploi de personne.

HISTORIQUE

XIIe s. Là erent del païs li barun asemblé, Deien, arcediachne, persones [curés] e abé, Th. le mart. 126.

XIIIe s. Mainte haute persone les enfants adestra [conduisit], Archevesque et evesque…, Berte, LXXVIII. Il pot aler en se [sa] propre persone par devant le seigneur sor qui il est couquans et levans, Beaumanoir, II, 16.

XIVe s. Quant pour nous deux faudra avoir tel destourbier, Et morir et navrer, abattre et mahaignier Tant de bonnes personnes et tant bon escuier, Guesclin. 5487. Que par lui sont tué en cel jour mil persones, Girart de Ross. V. 3851.

XVe s. Et pour estre leur capitaine, esleurent un nommé Jacques Artevelle, qui estoit une belle personne, Juvénal Des Ursins, Charles VI, 1381. Il ne trouva personne nulle ne à l'ung costé ne à l'autre, et vit qu'il n'y avoit sur la tour ne huys ne fenestre, Perceforest, t. I, f° 46.

XVIe s. La langue grecque, sans laquelle c'est honte qu'une personne se die sçavant, Rabelais, Pant. II, 8. Soubdain vindrent vers nous en ung esquif quatre personnes diversement vestuz, Rabelais, ib. IV, 48. Dieu prend envers nous la personne [rôle] d'un bon pere de famille, Calvin, Inst. 1093. Entreprendre en personne, Montaigne, I, 15. J'ai veu des personnes reprins d'avoir obeï…, Montaigne, I, 60. Ma maison n'est close à personne qui y hurte, Montaigne, III, 8. Près du parc où les jeunes hommes se dressent aux exercices de la personne, Amyot, Thésée, 45. Tarquinius respondit fierement, qu'il ne vouloit point que personne fust son juge, et moins encore Porsena que tout autre, Amyot, Publ. 34. Si se retira à la fin pour la seureté de sa personne devers Tisaphernes, Amyot, Alc. 47. Cela le contraignit de se rendre et mettre aussi sa personne propre entre les mains de ceulx qui avoient ses enfans, Amyot, P. Aem. 43. Homme de bon jugement pour bien cognoistre les semences de vertu naissante en une jeune personne [jeune homme], Amyot, Caton, 6. Il [Henri IV] a eu quatre personnes [personnages] à soustenir ; celle de Henri, celle du roi de Navarre, etc. D'Aubigné, Hist. préf. 7. Et surtout ne baillez jamais charge pour la guerre à jeunes personnes [jeunes gens] inexperimentées, Carloix, I, 23. De quoy personne, de quelque qualité qu'elle fust, n'estoit exempte, Carloix, V, 1. Faire succer la playe par quelque personne, lequel ne sera à jeun, Paré, IX, 23. Peu de personnes sont morts ausquels on ait diligemment pourveu, Paré, XXIII, 18. On l'enferme [le pestiféré] dedans sa maison sans qu'il puisse sortir, ny que personne y soit admise pour le secourir, Paré, XXIV, 52. N'aimant personne et de personne aimé, Ronsard, 649. Personne, c'est une specialle difference du nombre verbal laquelle est triple en l'un et l'autre nombre, P. Ramus, dans LIVET, Gramm. franç. p. 225.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Personne : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

PERSONNE, s. f. (Grammaire.) Il y a trois relations générales que peut avoir à l’acte de la parole le sujet de la proposition ; car ou il prononce lui-même la proposition dont il est le sujet, ou la parole lui est adressée par un autre, ou il est simplement sujet sans prononcer le discours & sans être apostrophé. Dans cette proposition, je suis le Seigneur ton Dieu (Exod. xx. 2.), c’est Dieu qui en est le sujet, & à qui il est attribué d’être le Seigneur Dieu d’Israël ; mais en même tems c’est lui qui produit l’acte de la parole qui prononce le discours : dans celle-ci (Ps. l.), Dieu, ayez pitié de moi selon votre grande miséricorde, c’est encore Dieu qui est le sujet, mais ce n’est pas lui qui parle, c’est à lui que la parole est adressée : enfin, dans celle-ci (Eccli. xvij. 1.), Dieu a créé l’homme de terre & l’a fait à son image, Dieu est encore le sujet, mais il ne parle point, & le discours ne lui est point adressé.

Les Grammairiens latins ont donné à ces trois relations générales le nom de personnes. Le mot latin persona signifie proprement le masque que prenoit un acteur, selon le rôle dont il étoit chargé dans une piece de theatre ; & ce nom est dérive de sonare, rendre du son, & de la particule ampliative per, d’où personare, rendre un son éclatant : Bassius, dans Aulu-Gelle, nous apprend que le masque étoit construit de maniere que toute la tête en étoit enveloppée, & qu’il n’y avoit d’ouverture que celle qui étoit nécessaire à l’émission de la voix ; qu’en conséquence tout l’effort de l’organe se portant vers cette issue, les sons en étoient plus clairs & plus résonnans : ainsi l’on peut dire que sans masque, vox sonabat, mais qu’avec le masque, vox personabat ; & de-là le nom de persona donné à l’instrument qui facilitoit le retentissement de la voix, & qui n’avoit peut-être été inventé qu’à cette fin, à cause de la vaste étendue des lieux où l’on représentoit les pieces dramatiques. Le même nom de persona sut employé ensuite pour exprimer le rôle même dont l’auteur étoit chargé ; & c’est une métonymie du signe pour la chose signifiée, parce que la face du masque étoit adaptée à l’âge & au caractere de celui qui étoit censé parler, & que quelquefois c’étoit son portrait même : ainsi le masque étoit un signe non-équivoque du rôle.

C’est dans ce dernier sens, de personnage ou de rôle, que l’on donne en Grammaire le nom de personnes aux trois relations dont on vient de parler, parce qu’en effet ce sont comme autant de rôles accidentels dont les sujets se revêtent, suivant l’occurrence, dans la production de la parole qui est la représentation sensible de la pensée. On appelle premiere personne, la relation du sujet qui parle de lui-même : seconde personne, la relation du sujet à qui l’on parle de lui-même : & troisieme personne, la relation du sujet dont on parle, qui ne prononce ou qui n’est pas censé prononcer lui-même le discours, & à qui il n’est point adressé.

On donne aussi le nom de personnes aux différentes terminaisons des verbes, qui indiquent ces relations, & qui servent à mettre les verbes en concordance avec le sujet considéré sous cet aspect : ego amo, tu amas, Petrus amat, voilà le même verbe avec les terminaisons relatives aux trois différentes personnes pour le nombre singulier ; nos amamus, vos amatis, milites amant, le voilà dans les trois personnes pour le nombre pluriel.

Il y a donc en effet quelque différence dans la signification du mot personne, selon qu’il est appliqué au sujet du verbe ou au verbe même. La personne, dans le sujet, c’est sa relation à l’acte de la parole ; dans le verbe, c’est une terminaison qui indique la relation du sujet à l’acte de la parole. Cette différence de sens doit en mettre une dans la maniere de s’expliquer, quand on rend compte de l’analyse d’une phrase ; par exemple, nos autem viri fortes satisfecisse videmur : il faut dire que nos est de la premiere personne du pluriel, & que videmur est à la premiere personne du pluriel. De indique quelque chose de plus propre, de plus permanent ; à marque quelque chose de plus accidentel & de moins nécessaire. Il faut dire, par la même raison, qu’un nom est de tel genre, par exemple, du genre masculin, & qu’un adjectif est à genre, au genre masculin : le genre est fixe dans les noms, & leur appartient en propre ; il est variable & accidentel dans les adjectifs.

Comme la différence des personnes n’opere aucun changement dans la forme des sujets, & qu’elle n’influe que sur les terminaisons des verbes, cela a fait croire au contraire à Sanctius (Minerv. j. 12.), que les verbes seuls ont des personnes, & que les noms n’en ont point, sed sunt alicujus personæ verbalis. Il devoit donc raisonner de même sur les genres à l’égard des noms & des adjectifs, & dire que les noms n’ont point de genres, puisque leurs terminaisons sont invariables à cet égard, & qu’ils sont propres aux adjectifs, puisqu’ils en font varier les terminaisons. Cependant, par une contradiction surprenante dans un homme si habile, il a pris une route toute opposée, & a regardé le genre comme appartenant aux noms a l’exclusion des adjectifs, quoique l’influence des genres sur les adjectifs soit la même que celle des personnes sur les verbes. Mais outre la contrariété des deux procédés de Sanctius, il n’a trouvé la vérité ni par l’un ni par l’autre. Les genres sont, par rapport aux noms, différentes classes dans lesquelles les usages des langues les ont distribués ; & par rapport aux adjectifs, ce sont différentes terminaisons adaptées à la différence des classes de chacun des noms aux quels on peut les rapporter. Pareillement les personnes sont, dans les sujets, des points de vûe particuliers sous lesquels il est nécessaire de les envisager ; & dans les verbes, ce sont des terminaisons adaptées à ces divers points de vûe en vertu du principe d’identité. Voyez Genre & Identité.

De-là vient que comme les adjectifs s’accordent en genre avec les noms leurs correlatifs, les verbes s’accordent en personne avec leurs sujets : si un adjectif se rapporte à des noms de différens genres, on le met au pluriel à cause de la pluralité des correlatifs, & au genre le plus noble, frater & soror sunt pii ; de même si un verbe se rapporte à des sujets de diverses personnes, on le met au pluriel à cause de la pluralité des sujets, & à la personne la plus noble, ego & tu ibimus. C’est de part & d’autre, non la même raison, si vous voulez, mais une raison toute pareille. Voyez au surplus Personnel & Impersonnel. (B. E. R. M.)

Personnes, gens, (Synon.) le mot de gens, dit l’abbé Girard, a une couleur très-indéfinie qui le rend incapable d’être uni avec un nombre, & d’avoir un rapport marqué à l’égard du sexe. Celui de personnes en a une plus particularisée, qui le rend susceptible de calcul, & de rapport au sexe quand on veut le désigner. Il y a peu d’honnêtes gens à la cour ; les personnes de l’un & de l’autre sexe y sont plus polies qu’ailleurs. Le plaisir de la table n’admet que gens de bonne humeur, & ne souffre pas qu’on soit plus de huit ou dix personnes. Voyez aussi l’article Gens. (D. J.)

Personne, persona, (Théologie.) une substance individuelle, une nature raisonnable ou intelligente. Voyez Substance & Individuel.

Le Pere & le Fils sont réputés en droit une même personne. Un ambassadeur représente la personne de son prince. Voyez Ambassadeur.

En Théologie, la Divinité réside en trois personnes ; mais alors le mot personne emporte une idée particuliere, fort différente de celle que l’on y attache en toute autre circonstance. On ne s’en sert qu’au défaut d’un autre terme plus propre & plus expressif. Voyez Trinité.

On dit que le mot personne, persona, est emprunté de personando, l’action de jouer un personnage ou de le contrefaire ; & l’on prétend que sa premiere signification étoit celle d’un masque. C’est dans ce sens que Boëce dit, in larvâ concavâ sonus velvatur ; c’est pourquoi les acteurs qui paroissoient masqués sur le théâtre, étoient quelquefois appellés larvati, & quelquefois personati. Le même auteur ajoute que, comme les différens acteurs représentoient chacun un personnage unique & individuel, comme Œdipe, Chremès, Hécube, Médée : ce fut pour cette raison que d’autres gens qui étoient aussi distingués par quelque chose dans leur figure ou leur caractere, ce qui servoit à les faire connoître, furent appellés par les Latins personæ, & par les Grecs προσωπα. De plus, comme ces acteurs ne représentoient guere que des caracteres grands & illustres, le mot personne vint enfin à signifier l’esprit, comme la chose de la plus grande importance & de la plus grande dignité dans tout ce qui peut regarder les hommes : ainsi les hommes, les Anges, & la Divinité elle-même, furent appellés personnes.

Les êtres purement corporels, tels qu’une pierre, une plante, un cheval, furent appellés hypostases ou supposita, & non pas personne. Voyez Hypostase, Hypostasis, &c.

C’est ce qui fait conjecturer aux savans que le même nom personne vint à être d’usage pour signifier quelque dignité, par laquelle une personne est distinguée d’une autre, comme un pere, un mari, un juge, un magistrat, &c.

C’est en ce sens que l’on doit entendre ces paroles de Cicéron : « César ne parle jamais de Pompée qu’en termes d’honneur & de respect ; mais il exécute des choses fort dures & fort injurieuses à sa personne ». Voyez Personnalité.

Voilà ce que nous avions à dire sur le nom personne : quant à la chose, nous avons déja défini le mot personne, ce qui signifie une substance individuelle d’une nature raisonnable ; définition qui revient à celle de Boëce.

Maintenant, une chose peut être individuelle de deux manieres : 1°. logiquement, ensorte qu’elle ne puisse être dite de tout autre, comme Cicéron, Platon, &c. 2°. physiquement, en ce sens une goutte d’eau, séparée de l’Océan, peut s’appeller une substance individuelle. Dans chacun de ces sens, le mot personne signifie une nature individuelle : logiquement, selon Boëce, puisque le mot personne ne se dit point des universels, mais seulement des natures singulieres & individuelles ; on ne dit pas la personne d’un animal ou d’un homme, mais de Cicéron & de Platon : & physiquement, puisque la main ou le pié de Socrate ne sont jamais considérés comme des personnes.

Cette derniere espece d’individuel se dénomme de deux manieres : positivement, comme quand on dit que la personne doit être le principe total de l’action ; car les Philosophes appellent une personne, tout ce à quoi l’on attribue quelque action : & négativement, comme quand on dit avec les Thomistes, &c. qu’une personne consiste en ce qu’elle n’existe pas dans un autre comme un être plus parfait.

Ainsi un homme, quoiqu’il soit composé de deux substances fort différentes, savoir de corps & d’esprit, ne fait pourtant pas deux personnes, puisqu’aucune de ces deux parties ou substances, prises séparément, n’est pas un principe total d’action, mais une seule personne ; car la maniere dont elle est composée de corps & d’esprit, est telle qu’elle constitue un principe total d’action, & qu’elle n’existe point dans un autre comme un être plus parfait : de même, par exemple, que le pié de Socrate existe en Socrate, ou une goutte d’eau dans l’Océan.

Ainsi quoique Jesus-Christ consiste en deux natures différentes, la nature divine & la nature humaine, ce n’est pourtant pas deux personnes, mais une seule personne divine ; la nature humaine en lui n’étant pas un principe total d’action, mais existante dans une autre plus parfaite ; mais de l’union de la nature divine & de la nature humaine il résulte un individu ou un tout, qui est un principe d’action : car quelque chose que fasse l’humanité de Jesus-Christ, la personne divine qui est unie la fait aussi ; de sorte qu’il n’y a en Jesus-Christ qu’une seule personne, & en ce sens une seule opération, que l’on appelle théandrique. Voyez Théandrique.

Wikisource - licence Creative Commons attribution partage dans les mêmes conditions 3.0

Personne : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « personne » les plus populaires.

✍️

Étymologie de « personne »

Étymologie de personne - Littré

Bourg. porséne ; Berry, parsoune ; prov. esp. et ital. persona ; du lat. persōna, proprement masque de théâtre, qui, jusqu'à preuve meilleure, ne paraît pas venir de personare, où l'o est bref.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de personne - Wiktionnaire

(Siècle à préciser) Du latin persona (« masque de théâtre », « rôle, personnage »).
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « personne »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
personne pɛrsɔn play_arrow

Citations contenant le mot « personne »

  • En pleine conférence de presse, Donald Trump s'est plaint que «personne ne [l']aimait». Un exercice d'apitoiement sur lui-même signe d'une certaine fébrilité, alors que les sondages inquiètent à trois mois de l'élection. , Donald Trump s'apitoie sur son sort : "Personne ne m'aime"
  • Quand à mettre l’Être-Humain en rouge, c’est un choix en relation avec les codes couleurs utilisés par les légalistes, qui s’expriment en tant qu’Être-Humain en rouge, et en noir pour leur personne. Il ne s’agit en rien d’être individualiste et croire qu’on a droit à tout. Chacun est en droit d’estimer qu’en tant qu’être vivant, il a des besoins vitaux qui sont des droits, au même titre que toutes les autres formes de vie présentes sur terre, sans pour autant tomber dans l’individualisme et l’égoïsme, ni être solidaire, ne vous en déplaise.La question n’est en rien le fait de se désolidariser des autres, mais d’avoir le choix, et si c’est le cas, d’aller vers cette solidarité, choisie, librement, de récupérer ce pouvoir décisionnaire en conscience, et la responsabilité de ce choix. AgoraVox, Vous n'êtes pas une personne, vous êtes un Être-Humain - AgoraVox le média citoyen
  • Ce mardi 28 juillet, à 13h, une personne est décédée en tombant d’un pont qui surmonte l’autoroute A7 à hauteur de Saint-Cyr-sur-le-Rhône, dans le sens nord-sud indique Le Progrès. Lyon Capitale, Sud de Lyon : une personne tombe d'un pont et se tue sur l'A7
  • Deux décès liés au coronavirus ont été enregistrés depuis vendredi, dans les services hospitaliers bretons, hissant le nombre de morts du coronavirus en hôpital, en Bretagne, à 264 depuis le début de la crise sanitaire, selon le dernier bilan, publié ce mardi, de l’Agence régionale de la santé. Une des deux personnes décédées était âgée de 35 ans. Le Telegramme, Covid-19 en Bretagne : deux décès supplémentaires, dont une personne âgée de 35 ans - Coronavirus - Le Télégramme
  • La SNCF indique que le trafic est interrompu dans les deux sens depuis 14 h 40 environ, sur la ligne Mulhouse-Belfort et à proximité du viaduc de Dannemarie, à la suite d'un "accident de personne". , Faits-divers - Justice | "Accident de personne" à Ballersdorf, le trafic ferroviaire interrompu durant plus de quatre heures
  • Le dispositif de sécurité a été levé peu avant 22 heures et la personne en danger a été prise en charge par les sapeurs-pompiers. , Une personne menace de se suicider à Paris : le quartier Balard bouclé par la police | Actu Paris
  • Les livres n’ont jamais sauvé personne. De Pablo de Santis / La calligraphe de Voltaire
  • Une ville finit par être une personne. De Victor Hugo / Moi, l'amour, la femme
  • La reconnaissance silencieuse ne sert à personne. De Gladys Bronwyn Stern
  • Une personne en vaut une autre. De Sahar Khalifa / L'impasse de Bab Essaha
  • Le bien obscurément fait ne tente personne. De Honoré de Balzac / Le Médecin de campagne
  • Toute personne qui pense fortement fait scandale. De Honoré de Balzac
  • En moyenne, chaque personne possède un testicule. De Anonyme
  • Ne crains personne sauf tes péchés. De Hazrat Ali
  • Bouche qui rit ne blesse personne. De Proverbe français
  • Sans profit personne ne se lèverait tôt. De Proverbe chinois
  • Celui qui progresse ne blâme personne, ne loue personne, ne critique personne, n'incrimine personne. Il ne dit rien, ni de son importance, ni de son savoir. De Epictète
  • Personne n'écoute jamais personne. Essayez, vous comprendrez pourquoi. De Mignon McLaughlin / Journal d'un névrosé
  • Personne n’est la victime de personne. De Amélie Nothomb / Les Catilinaires
  • L'homme fait pour les affaires et l'autorité ne voit point les personnes ; il ne voit que les choses, leur poids et leur conséquence. Napoléon Ier, Cité par Las Cases dans le Mémorial de Sainte-Hélène
  • La vraie, la seule histoire d'une personne humaine, c'est l'émergence graduelle de son vu secret à travers sa vie publique. Louis Massignon, Un vu et un destin : Marie-Antoinette, reine de France, in Lettres nouvelles n° 30-31
  • Vous autres, hommes, vous ne devenez jamais de grandes personnes. Marcel Achard, Auprès de ma blonde, II, Émilie , La Table Ronde

Images d'illustration du mot « personne »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « personne »

Langue Traduction
Corse nimu
Basque inor ere ez
Japonais 誰も
Russe ни один. никто
Portugais ninguém
Arabe لا أحد
Chinois 没有人
Allemand niemand
Italien nessuno
Espagnol ninguno
Anglais no one
Source : Google Translate API

Synonymes de « personne »

Source : synonymes de personne sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « personne »


Mots similaires