Ordonner : définition de ordonner


Ordonner : définition du Wiktionnaire

Verbe

ordonner \ɔʁ.dɔ.ne\ intransitif ou transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Disposer suivant un certain ordre.
    • Ordonner une fête, une cérémonie, un banquet.
    • (Désuet)Dieu a ordonné de toutes choses.
  2. Commander ; prescrire ; donner des ordres.
    • Pendant la convalescence qui suivit une longue maladie, le médecin ordonna à Pompée de manger une grive ; mais ce volatile était alors fort rare. — (« Sobriété » , dans le Petit dictionnaire historique et chronologique d'éducation, Paris : chez Ledentu, 1819, p. 507)
    • Ce n'est rien d’ordonner des actes, si préalablement on n'est pas maître des pensées ; pour gouverner le monde des corps, il faut dominer celui des esprits. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, p.262)
    • Comme le lieutenant le lui avait ordonné, il se rendit sur la galerie et s’accota solidement contre la balustrade, […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 230 de l’éd. de 1921)
    • Quand Rabénou Tam fut informé du martyre des juifs de Blois, il ordonna un jeûne, qui fut longtemps observé au jour anniversaire (le 20 Siwan). — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Il reste à trouver celui qui t’a frappé avec une barre de fer. Celui qui ordonna à quelqu'un d’ordonner à quelqu'un qui ordonna à quelqu'un d'autre de te tuer. — (Vassilis Vassilikos, Z, 1966, traduit du grec par Pierre Comberousse, NRF Gallimard, 1967, p.342)
    • Soit, d'abord, le niveau culturel. En 529 le concile de Vaison avait ordonné que les prêtres ruraux éduquassent les candidats à la cléricature. — (Alain Derville, Quarante générations de Français face au sacré: Essai d'histoire religieuse de la France (500-1500), Presses Universitaires du Septentrion, 2006, p. 25)
    • Le général annamite mit le comble au mécontentement du peuple en ordonnant que l'on cadastrât les propriétés et que l'on fît le recensement de la population. — (Jean Moura, Le Royaume du Cambodge, Cambridge University Press, 2015, vol. 2, p. 114)
  3. (Religion) Conférer à un séminariste les ordres de l’Église.
    • Ce ne fut que tout à fait à la fin de sa vie que Wesley, désespérant de faire la paix avec l’Église établie , se résigna à ordonner lui-même des prêtres, et par là fonda, contre son gré, la secte dissidente des Méthodistes wesleyens qui, dès 1810, comptait déjà deux cent trente mille membres. — (André Maurois, Histoire de l'Angleterre, Fayard & Cie, 1937, p.601)
  4. Disposer de.
    • Vous n’avez qu’à ordonner toutes choses comme il vous plaira.
    • Jusqu’à ce qu’il en ait été autrement ordonné.
    • La destinée en a ordonné autrement.
    • De quelque manière que vous ordonniez de mon sort, je ne me plaindrai point.
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Ordonner : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ORDONNER. v. tr.
Disposer suivant un certain ordre. Dieu a ordonné de toutes choses. Les matières ont été bien ordonnées, mal ordonnées dans cet ouvrage. Ordonner une fête, une cérémonie, un banquet. Prov., Charité bien ordonnée commence par soi-même, Il est naturel de songer à ses propres besoins avant de s'occuper de ceux des autres. Une tête bien ordonnée, Un esprit juste et méthodique, une tête dans laquelle les idées sont nettes et bien classées. On dit dans le sens contraire Une tête mal ordonnée. Une maison bien ordonnée, Une maison tenue avec beaucoup d'ordre.

ORDONNÉ s'emploie adjectivement dans le langage familier pour désigner Quelqu'un qui a de l'ordre dans l'emploi de son temps, dans la manière dont il règle ses occupations, qui tient ses affaires en ordre. Vos papiers seront en sûreté chez lui : il est très ordonné. Il signifie aussi Commander, prescrire. On vous ordonne de dire, de faire. La Cour a ordonné que ce témoin fût entendu, serait entendu. Mon devoir me l'ordonne. Le médecin lui a ordonné un régime spécial. Absolument, Il est plus aisé d'ordonner que d'exécuter. Intransitivement, Ordonner de quelque chose, En disposer. Vous n'avez qu'à ordonner toutes choses comme il vous plaira. Jusqu'à ce qu'il en ait été autrement ordonné. La destinée en a ordonné autrement. De quelque manière que vous ordonniez de mon sort, je ne me plaindrai point. Il vieillit.

ORDONNER, en Matière ecclésiastique, signifie Conférer à un séminariste les ordres de l'Église. C'est tel évêque qui l'a ordonné prêtre. Il avait été ordonné diacre par un autre évêque. Absolument, Un évêque ne peut ordonner dans le diocèse d'un autre sans sa permission.

Ordonner : définition du Littré (1872-1877)

ORDONNER (or-do-né) v. a.
  • 1Mettre en un certain arrangement. Que prudemment les dieux savent tout ordonner ! Corneille, Médée, IV, 3. Là, dans un long tissu de belles actions, Il verra comme il faut dompter les nations, Attaquer une place, ordonner une armée, Corneille, Cid, I, 6. Nous ordonnons tous deux la fête de Cybèle, L'honneur est égal entre nous, Quinault, Atys, I, 6. Dieu, voyant que le monde avec la sagesse humaine ne l'avait point reconnu par les ouvrages de la sagesse, c'est-à-dire par les créatures qu'il avait si bien ordonnées, Bossuet, Hist. II, 11. Dieu a préparé, dans son conseil éternel, les premières familles qui sont la source des nations ; il a aussi ordonné, dans les nations, les familles particulières dont elles sont composées, Bossuet, Marie-Thér. La raison a besoin de temps pour ramasser ses forces, pour ordonner ses principes, pour appuyer ses conséquences, Bossuet, Serm. Véritable convers. 1. Et qui présentera ma fille à son époux ? Quelle autre ordonnera cette pompe sacrée ? Racine, Iphig. III, 1. Comme on était surpris de la belle ordonnance qui régnait à sa table, il disait agréablement que le même esprit qui servait à bien ranger une bataille servait aussi à bien ordonner un festin, Rollin, Hist. anc. Œuvr. t. IX, p. 159, dans POUGENS. Ordonnez le festin, apportez-moi la lyre, Rousseau J.-B. Cantate, Bacchus. Le plus sûr moyen de s'élever au-dessus des préjugés et d'ordonner ses jugements sur les vrais rapports des choses, est de se mettre à la place d'un homme isolé, Rousseau, Ém. III. Il y a peu d'hommes, même parmi les gens de lettres, qui sachent ordonner un tableau, Diderot, Salon de 1767, Œuvr. t. XIV, p. 126, dans POUGENS. Convenez que, lorsque je vous l'ordonnais ainsi [un tableau], vous aviez tort de m'objecter les limites de votre espace, Diderot, ib. p. 50.
  • 2 Terme d'algèbre. Ranger des termes suivant les puissances croissantes ou décroissantes d'une certaine lettre. Ordonner un dividende par rapport à la lettre a. Les approximations sont d'autant plus commodes et précises, que l'on développe moins de fonctions en séries, et que les séries sont ordonnées par rapport aux puissances de quantités très petites, Laplace, Instit. Mém. scienc. t. II, p. 127.
  • 3En matière ecclésiastique, conférer les ordres de l'Église. Le même empereur [Alexandre-Sévère] louait et proposait pour exemple les saintes précautions avec lesquelles les chrétiens ordonnaient les ministres des choses sacrées, Bossuet, Hist. II, 12. On l'avait ordonné fort jeune, sans avoir égard aux règles de l'âge, Fléchier, Hist. de Théodose, II, 9.

    Absolument. Un évêque ne peut ordonner dans le diocèse d'un autre sans sa permission.

    Administrer les derniers sacrements.

  • 4Prescrire, enjoindre. M'ordonner du repos, c'est croître mes malheurs, Corneille, Cid, II, 9. Si je commande ici, le sénat me l'ordonne, Corneille, Sertor. III, 2. Alexandre ordonna un deuil général à la mort d'Éphestion, Perrot D'Ablancourt, Arrien, VII, dans RICHELET. J'ordonne, poursuit le Seigneur, que tout lui soit soumis [à Nabuchodonosor], Bossuet, Reine d'Anglet. Les inventions par lesquelles ils [les enfants d'Adam] s'imaginent force la nature, et se rendre différents les uns des autres, malgré l'égalité qu'elle a ordonnée, Bossuet, Gornay. M. de Montausier avait appris dans la loi de Dieu ce qu'elle défend et ce qu'elle ordonne, Fléchier, Duc de Mont. L'amour me fait ici chercher une inhumaine ; Mais qui sait ce qu'il doit ordonner de mon sort ? Racine, Andr. I, 1. Mon père avec les Grecs m'ordonne de partir, Racine, ib. II, 1. Ma gloire, mon amour vous ordonnent de vivre, Racine, Iphig. V, 2. Quelle voix salutaire ordonne que je vive, Et rappelle en mon sein mon âme fugitive ? Racine, Esth. II, 7. J'ordonne à la victoire De préparer pour vous les chemins de la gloire, Voltaire, Henr. I. Ô nature, ô devoir, Qu'allez-vous ordonner d'un cœur au désespoir ? Voltaire, Mérope, IV, 5.

    Absolument. Comme il donnait des ordres particuliers et de la plus haute importance, puisqu'il y allait de sa conscience et de son salut éternel, averti qu'il fallait écrire et ordonner dans les formes…, Bossuet, Louis de Bourbon. Ils marchent droit au fleuve [le Rhin], où Louis en personne, Déjà prêt à passer, instruit, dispose, ordonne, Boileau, Ép. Passage du Rhin.

    Quelques auteurs ont dit ordonner que, avec le futur de l'indicatif. Nous ordonnons qu'elle [une ordonnance] sera envoyée à toutes les communautés, Bossuet, Ord. sur les ét. d'orais. Ce sera une très bonne loi que celle qui ordonnera qu'on emploiera des monnaies réelles, Montesquieu, Esp. XXII, 2.

    Familièrement. J'ordonne, sorte de substantif qui se dit de personnes toujours prêtes à commander. Voyez donc monsieur j'ordonne, voyez donc madame j'ordonne !

  • 5Il se dit des prescriptions des médecins. Le médecin ordonna la diète, une saignée.

    Absolument. Les médecins ne visitent point assez et ordonnent trop, Malebranche, Rech. vér. Éclairc. liv. III, t. IV, p. 241, dans POUGENS.

  • 6 En termes de finance, donner à un trésorier le mandement de payer une certaine somme. Quelle somme vous a-t-on ordonnée pour votre voyage ?

    Vieux en ce sens. On dit ordonnancer.

  • 7 V. n. Ordonner de, faire le règlement de. Le repas dont Montgobert avait ordonné, Sévigné, 6 août 1680. Ce sage législateur [Moïse] ordonne du commerce et de la police, des successions et des héritages, de la justice et de la guerre, enfin de toutes les choses qui peuvent maintenir un empire, Bossuet, Panég. de St Thomas de Canterb. 1.

    Particulièrement. Ordonner de quelque chose, en disposer. Le temps de chaque chose ordonne et fait le prix, Corneille, Pomp. I, 3. Remettez en ses mains trône, sceptre, couronne, Et, sans en murmurer, souffrez qu'il en ordonne, Corneille, ib. II, 4. Vous qui savez son crime, ordonnez de sa peine, Corneille, Nicom. V, 7. Attendrons-nous, seigneur… que, le front paré de votre diadème, Ce traître trop heureux ordonne de vous-même ? Corneille, Othon, V, 2. La Providence en ordonnera, Sévigné, 211. La Grèce a-t-elle encor quelque droit sur sa vie [du fils d'Hector] ? Et, seul de tous les Grecs, ne m'est-il pas permis D'ordonner des captifs que le sort m'a soumis ? Racine, Andr. I, 2. Et qu'il se garde bien D'ordonner de son sort sans être instruit du mien, Racine, Mithr. IV, 3. Il s'ingère de les meubler, et il ordonne de leur équipage, La Bruyère, III.

    On a dit : ordonner sur. Conservez votre tête pour bien ordonner sur tous mes intérêts, Sévigné, à Mme de Guitaut, 24 juill. 1693.

  • 8S'ordonner, V. réfl. Se soumettre à un certain arrangement. Qui ne s'ordonne pas à sa patrie, au genre humain et le genre humain à Dieu, n'a pas connu les lois de la politique, Bernardin de Saint-Pierre, Étude I.

    Être prescrit. Le sulfate de quinine s'ordonne en ces cas. Que jamais il [le café] ne s'est ordonné dans la disposition où vous êtes, et qu'on en peut juger par votre maigreur, qui augmente à mesure que vous en prenez, Sévigné, à Mme de Grignan, 8 nov. 1679.

REMARQUE

1. Dans le sens de prescrire, ordonner régit de avec l'infinitif, lorsqu'il a un régime indirect : On a ordonné à votre frère de partir ; et que avec le subjonctif quand il n'a point de nom en régime : Votre père a ordonné que vous le fissiez.

2. Ordonner une armée (Attaquer une place, ordonner une armée, Cid, I, 6), ce n'est pas bien parler français, quelque sens qu'on lui veuille donner, et ne signifie point, ni mettre une armée en bataille, ni établir dans une armée l'ordre qui y est nécessaire, Acad. Rem. sur le Cid. Voltaire, avec raison, défend l'expression de Corneille.

SYNONYME

ORDONNER, COMMANDER. Étymologiquement, ordonner, c'est mettre par arrangement ; commander, c'est transmettre un mandement. Mais l'usage a singulièrement rapproché le sens de ces deux verbes. Toutefois on apercevra les traces de la signification dans cet emploi : le médecin ordonne les remèdes, il ne les commande pas au malade ; le médecin ordonna au malade de prendre un purgatif, et non lui commanda. Réciproquement, on commande un ouvrage à un artisan, mais on ne le lui ordonne pas.

HISTORIQUE

XIIe s. Et ces batailles rengier et ordener, Ronc. p. 47. En nul liu ne deit estre evesques ordenez, Tant n'i aura evesques venuz ne asemblez, Senz conseil del primat, Th. le mart. 127. Pur ço voleit li reis, e il e si barun, Que, se nul ordenez fust pris à mesprisun, Cumme de larrecin u murtre u traïsun, Dunc fust desordenez par itele raisun, E puis livré à mort et à desfactiun, ib. 26.

XIIIe s. Et, s'il vous plaist, biau sire, [je] ferai les ordener [faire prêtres], Berte, XCVIII. La tor si fu toute reonde, Il n'ot si riche en tout le monde, Ne par dedens miex ordenée, la Rose, 3857.

XIVe s. Entre ces vertuz intellectuelles il en y a une qui est architettonique et principal et qui ordene de tout, Oresme, Eth. 180. Ceulx qui regulent et gouvernent la policie et ordenent les loys, Oresme, ib. 47. La femme, après avoir esté confessée, commeniée et ordenée [ayant reçu les derniers sacrements], mourut environ une heure après son accouchement, Du Cange, ordinare. Pour eulx faire ordener [panser] et appareiller de leurs plaies, Du Cange, ib.

XVe s. Si que, tout consideré, le sejourner là ne lui estoit point profitable ; si ordonna à departir et desloger, Froissart, I, I, 319. [On conseille à Édouard d'envoyer des secours en Gascogne] assez tost après ordonna ledit roi son cousin le comte Derby, et le fit capitaine et souverain de tous ceux qui iroient avec lui, Froissart, I, I, 215. Pourquoi le duc son fils fust toudis chef et souverain de cette entreprise, mais il s'ordonnoit par le conseil du roi son pere, Froissart, I, I, 117. Au lieu qui avait esté ordonné pour la bataille, Commines, I, 3. Dieu qui ordonne de tel mystere, Commines, I, 3. Les ordonnez à ceste entreprinse estoient jà sur la riviere, Commines, I, 9. Après que le roi eut ordonné de son affaire comme il entendoit, Commines, VIII, 2.

XVIe s. Tout ce qui se fait est ordonné de Dieu, Calvin, Instit. 143. Il ordonna que de dix ans on ne parlast…, Montaigne, I, 22. On luy ordonna dix mines attiques, pour avoir retiré de la mort le pere commun des Siciliens, Montaigne, I, 255. Un style equable, uny et ordonné, Montaigne, III, 38. En son vivre ordinaire il fut homme reglé et bien ordonné, Amyot, Crassus, 11.

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Ordonner : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

ORDONNER, v. act. (Gram.) ce verbe a plusieurs acceptions diverses. Il commande, il enjoint, il prescrit. Le parlement a ordonné cette année 1761, que les jésuites fermeroient leurs noviciats, leurs colléges, leurs congrégations, jusqu’à ce qu’ils se fussent purgés devant sa majesté du soupçon de la doctrine sacrilege de monarchomachie, qu’ils eussent abjuré la morale abominable de leurs casuistes, & qu’ils eussent reformé leurs constitutions sur un plan plus conforme à nos lois, à la tranquillité publique, à la sureté de nos rois, & au bon ordre de la société. Un médecin ordonne une saignée, de la diette. Un testateur ordonne à l’exécuteur de ses dernieres volontés telle ou telle chose. Un évêque ordonne des prêtres. On ordonne aux subalternes cent écus d’appointement par mois. On ordonne une troupe, un repas, des peines ; le proverbe dit, charité bien ordonnée commence par soi-même. La générosité dit, au contraire, charité bien ordonnée commence par les autres.

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Ordonner : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « ordonner » les plus populaires.

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Étymologie de « ordonner »

Étymologie de ordonner - Littré

Provenç. et espagn. ordenar ; ital. ordinare ; du lat. ordinare, de ordo, ordinis. La forme ancienne et régulière est ordener ; ordonner n'apparaît qu'ensuite.

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Étymologie de ordonner - Wiktionnaire

Du latin ordinare (« mettre en ordre, arranger, disposer en ordre ») qui donne, en ancien français les formes ordiner et ordener devenues très tôt (vers 1200) ordonner sans doute sous l'influence de donner (→ voir « donner des ordres »).
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Phonétique du mot « ordonner »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
ordonner ɔrdɔne play_arrow

Conjugaison du verbe « ordonner »

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Citations contenant le mot « ordonner »

  • La Cour de justice de la République et canton de Genève, quand bien même elle avait considéré que la preuve en question avait été obtenue de manière illicite, avait retenu que si le ministère public avait eu des soupçons s’agissant de la commission d’abus d’autorité par l’intéressé à l’époque des faits, il aurait été en droit d’ordonner la mise en place d’une mesure technique sous la forme d’une vidéosurveillance des salles d’interrogatoires. Il aurait ainsi pu obtenir les images litigieuses. Affaires de droit, Quand une preuve vidéo obtenue de manière illicite ne peut être utilisée en justice – Affaires de droit
  • Le Synode sur l’Amazonie a fait resurgir l’idée d’ordonner des « viri probati » c’est-à-dire des « hommes mûrs ». L’expression est imprécise et l’idée, sans doute un peu trop proche de l’ecclésiologie orientale, a conduit à ce que cette perspective n’aboutisse pas. N’y aurait-il pas une proposition qui s’accorde mieux avec la tradition occidentale en tenant tout simplement compte de l’allongement de la durée de la vie ? Ce serait de pouvoir ordonner des « viri liberati » (hommes libérés). J’appelle ainsi les « hommes ayant fini d’élever leurs enfants, ceux-ci n’étant plus à leur charge ». Grâce à l’allongement de la durée de la vie (de 45 ans en l’an 1900 à 75 ans en l’an 2000), il y a une sorte de deuxième vie après avoir élevé ses enfants, qui dure entre vingt et trente ans. Vingt ou trente années de service comme prêtre, ce n’est pas négligeable, surtout par les temps de pénurie ministérielle. Cette solution aurait l’avantage de coûter peu cher à l’Église puisque ces hommes seraient autonomes financièrement. Or on sait que le côté matériel a contribué à durcir la loi du célibat au Xe siècle, car le prêtre ponctionnait la quête pour faire vivre sa concubine et ses enfants ! Cette perspective aurait l’avantage de ne pas dévaloriser les célibataires qui veulent se donner corps et âme dès leur majorité à la tâche du ministère presbytéral. Les prêtres de moins de 50 ans continueraient donc à être tous célibataires et entièrement disponibles, spécialement auprès des jeunes, selon la tradition éprouvée de l’Église occidentale. Enfin, l’Église institution se trouverait renforcée par ce contingent de personnes certes un peu âgées mais remplies d’une certaine sagesse au point qu’on les appelait autrefois presbytres, c’est-à-dire anciens. Ayant leur épouse à leur côté, leur sagesse sera doublée d’une expérience conjugale que la communauté chrétienne ne pourra qu’apprécier, comme avec les diacres actuellement. La formation pourrait se faire en week-end comme pour les diacres, à laquelle on ajouterait une année sabbatique pour conduire au presbytérat. Ensuite, le ministère serait aménagé en fonction de la profession, avant l’âge de la retraite civile où la disponibilité de ces « viri liberati » serait accrue, pour le bien de tous. La Croix, Ordination de « viri liberati ». Le Synode sur l’Amazonie a fait resurgir l’idée d’ordonner des « hommes mûrs ».
  • La dérive autoritaire se poursuit aux Philippines. Le président Rodrigo Duterte devrait prononcer aujourd’hui son discours annuel sur l’état de la nation mais il y a fort à parier qu’aucune critique n’émergera sur les orientations économiques et politiques. Et pour cause : le 3 juillet dernier, le chef de l’État promulguait une loi antiterroriste qui autorise un conseil spécial à ordonner des arrestations sans mandat. Certains opposants ayant critiqué la guerre contre la drogue, qui a tué plus de 8 600 personnes en quatre ans, croupissent déjà en prison. La définition de terrorisme est d’ailleurs assez vague pour autoriser les arrestations aussi bien dans les milieux islamistes, féministes que communistes. L’épiscopat catholique a lui aussi exprimé de sérieuses inquiétudes à la suite de la lecture d’un message d’opposition à la loi antiterroriste dans les paroisses. « Sous la présidence de Duterte, même les critiques les plus modérés du gouvernement peuvent être qualifiés de terroristes », souligne Nicholas Bequelin, directeur Asie d’Amnesty International. En vertu de ce texte, les suspects pourront être détenus jusqu’à vingt-quatre jours sans accusation : une violation de la limite des trois jours fixée par la Constitution. « Le président Duterte a précipité la démocratie philippine dans un abysse », estime pour sa part Phil Robertson, directeur adjoint pour l’Asie de l’ONG Human Rights Watch. L'Humanité, Sud-est asiatique. Bâillon sur l’opposition philippine | L'Humanité
  • Une recrudescence soudaine du nombre de cas de contaminations par le coronavirus dans la région catalane de Lérida a contraint les autorités à ordonner samedi le reconfinement, pour une durée d’au moins quinze jours, de plus de 200 000 personnes. Courrier international, Covid-19 : la Catalogne ordonne le reconfinement de plus de 200 000 personnes
  • La personne est une multiplicité intérieure, inachevée, appelée à s’ordonner, s’unifier. Dieu ne fait qu’ébaucher l’homme, c’est sur la terre que chacun se crée. De Proverbe africain
  • Quand j'ordonne à un enfant : 'Fais ceci !', il n'apprend qu'à ordonner : 'Fais ceci !' Quand je punis un enfant, il n'apprend qu'à punir un enfant. De Tony Duvert / Abécédaire malveillant
  • Personne ne peut entraver l'amour ou lui ordonner de demeurer sur place lorsqu'il entend s'envoler. De John Cowper Powys / Comme je l'entends, 1988
  • Le monde ne se révèle plus au zappeur qu'en pointillés. Il fabrique chaque soir des puzzles dont il ne pourra jamais ordonner les pièces. De Bernard Pivot / Le Métier de lire
  • Survivre c'est mourir. Il faut patiemment et sans relâche construire, organiser, ordonner. De Michel Tournier / Vendredi ou les limbes du Pacifique
  • Que peut-on m'ordonner que mon bras n'accomplisse ? De Pierre Corneille / Le Cid
  • Tout le secret de l'art est peut-être de savoir ordonner des émotions désordonnées, mais de les ordonner de telle façon qu'on en fasse sentir encore mieux le désordre. Charles-Ferdinand Ramuz, Journal, 7 janvier 1906 , Mermod

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