La langue française

Faible

Définitions du mot « faible »

Trésor de la Langue Française informatisé

FAIBLE, adj. et subst.

I.−
A. [En parlant d'une pers.]
1. Qui manque ou qui n'a pas assez de force, de vigueur physique. Se sentir faible après une maladie. Il est trop faible pour porter une charge si pesante (Ac.).Ses membres contournés et troués d'ulcères étaient devenus si faibles qu'ils pouvaient à peine le porter (Du Camp, Nil,1854, p. 190):
1. Il (...) se sentit faible et attendri comme un convalescent et il se demandait à quoi il pourrait bien penser pour se faire un petit plaisir. Sartre, Âge de raison,1945, p. 226.
Spéc. Le sexe faible. Le sexe féminin.
Emploi subst. Il riait haut, montrait volontiers ses bras vigoureux et protégeait les faibles avec une bonhomie de prince (Zola, M. Férat,1868, p. 55).Les faibles ont le culte de l'énergie (Arnoux, Double chance,1958, p. 90):
2. ... son ami l'a pris dans ses bras comme il eût fait d'un enfant; ... le fort portant le faible ...le faible consolant le fort... Dumas père, Reine Margot,1847, IV, 2, p. 170.
En partic. Frêle, délicat. Et j'ai vu, douce troupe, défiler les brebis touffues aux jambes faibles (Jammes, De l'angélus,1898, p. 64).Elle méprisait la faible santé du maître (Bernanos, Joie,1929, p. 621):
3. Après tout, Marie n'avait-elle pas été une simple mortelle, une faible femme qui avait connu toutes les misères de la vie... Montalembert, Sté Élisabeth,1836, p. CIII.
Faible de.Un enfant faible de la poitrine. Ce cheval est faible des reins (Ac.).
Loc. verb. Tomber faible (fam.). S'évanouir. Synon. tomber en faiblesse.Quand j'étais toute gosse, quinze, seize ans, je tombais faible le matin, à la leçon de danse, parce que je ne mangeais pas assez (Colette, Music-hall,1937, p. 25).
2. Dont l'aspect donne une impression de fragilité. Entre ses bras un faible enfant repose (Baour-Lormian, Ossian,1827, p. 234):
4. Genestas s'avança dans une petite cour assez proprement tenue et vit un garçon de quinze ans, faible comme une femme, blond, mais ayant peu de cheveux, et coloré comme s'il eût mis du rouge. Balzac, Méd. camp.,1833, p. 131.
B.− P. anal.
1.
a) [En parlant d'une chose] Qui manque de solidité, de résistance. Le grand et foible bec des toucans (Cuvier, Anat. comp.,t. 3, 1805, p. 197).Un navigateur dans une faible nacelle au sein d'une mer orageuse (Bern. de St-P., Harm. nat.,1814, p. 249):
5. ... malgré la légèreté et la souplesse de ses pattes, le chevreuil avait troué le toit trop faible de l'appentis... Champfl., Bourgeois Molinch.,1855, p. 12.
Spéc. Monnaie* faible.
Le point, le côté, l'endroit faible (d'une chose). Ce qu'il y a de moins solide dans une chose. Le côté faible de la place (Ac.). On vient d'arrêter le maréchal Vaillant, qui indiquait à un Prussien les endroits faibles des fortifications (Goncourt, Journal,1870, p. 605):
6. Les boulons traversants créent dans les plaques [de cuirasse des navires] des points faibles qui sont autant d'amorces pour les lignes de rupture... Croneau, Constr. nav. guerre,t. 2, 1892, p. 124.
Au fig. [En parlant d'une pers. ou d'une chose abstr.] Le point faible d'un raisonnement. Il faut que les endroits faibles d'un livre soient mieux écrits que les autres (Flaub., Corresp.,1858, p. 259).Elle avait (...) l'aisance souveraine d'une femme qui ne sent pas un seul point faible dans sa beauté (Feuillet, J. de Trécœur,1872, p. 106).On commence déjà à sérier les questions, à diviser les difficultés, à chercher les points faibles de la pensée heuristique (David, Cybern.,1965, p. 105):
7. Je songeai que mes trois points faibles en ce moment : défaut de décision, de précision, d'autorité (...) tenaient à ce que j'ai été trop exclusivement préoccupé du détail intellectuel dans les derniers temps, ne faisant point appel au cœur. Michelet, Journal,1850, p. 96.
b) Emploi subst.
α) Ce qu'il y a d'imparfait, de défectueux.
[En parlant d'une pers. ou d'un ensemble de pers.] Nous savons chacun nos fautes et nos faibles (Sainte-Beuve, Corresp.,t. 1, 1818-69, p. 353).Le fort d'un homme est aussi son faible, et d'autant plus son faible qu'il est plus son fort (Valéry, Mauv. pens.,1942, p. 218).
8. Vieille société de province, je t'aime malgré tes faibles, je t'aime pour le fond chrétien de tes femmes, pour ces pudeurs qu'elles savent garder et qui les gardent. Jammes, Mém.,1922, p. 204.
Prendre qqn par son faible.
[En parlant d'une chose abstr.] Le faible d'un argument. C'est après avoir attentivement étudié le fort et le faible de la pièce... que j'ai entrepris de la mettre sur ses pieds (Augier, Aventur.,1848, I, p. 156):
9. Le cardinal d'Estouteville, issu d'une famille normande, put plus facilement qu'un autre découvrir le fort et le faible du procès de Jeanne. France, J. d'Arc,t. 2, 1908, p. 443.
β) [En parlant d'une pers.] Penchant, goût particulier, attirance (pour quelqu'un ou pour quelque chose). Avoir un faible pour. Il [Beyle] prétendait que Napoléon lui-même avait eu un faible pour un de ses aides-de-camp (Mérimée, Portr. hist. et littér.,1870, p. 157).Il se sentait un faible pour les affectations et les sous-entendus de ces poésies (Huysmans, À rebours,1884, p. 48):
10. À M. le Comte de Frout. Votre Excellence a pu voir quelquefois que je n'ai pas le moindre faible pour les Autrichiens, et nous sommes payés elle et moi, pour penser ainsi. J. de Maistre, Corresp.,1806-07, p. 197.
2. Au fig.
a) Qui manque de volonté ou de fermeté; qui n'est pas en mesure, qui n'est pas capable de soutenir l'adversité, de résister aux passions. Un caractère faible, des tempéraments faibles. Les gens faibles sont les troupes légères de l'armée des méchants (Chamfort, Max. et pens.,1794, p. 30).L'inconnu! voilà ce qui épouvante surtout les âmes faibles (L. Blanc, Organ. trav.,1845, p. xvii):
11. Aimait-elle mon père? était-il possible qu'elle l'aimât? rien en lui ne correspondait à ses goûts. Il était faible, léger, veule parfois. Sagan, Bonjour tristesse,1954, p. 28.
Expr. proverbiales. [P. réf. à la Bible, Mat. 26, 41] L'esprit est prompt, la chair est faible. ,,L'homme compte quelquefois trop sur ses forces, il cède à la tentation`` (Ac.) :
12. Parle clair! car cette heure est dure et je t'écoute à la sueur de mon front. Parle vite! car la chair est faible et l'esprit est prompt. Claudel, Corona Benignitatis,1915, p. 428.
Emploi subst. Le dernier retranchement du faible, c'est la méfiance. Là, il s'étrangle (Chardonne, Épithal.,1921, p. 216).
En partic. [En parlant d'une femme] Qui se laisse facilement séduire. Un menton de femme faible et sensuelle (Colette, Pays. et portr.,1954, p. 42).
b) Qui manque d'autorité, de pouvoir ou de puissance. Un gouvernement faible est tenté par l'expédient trop facile des assignats (Bainville, Hist. Fr.,t. 2, 1924, p. 281).[Guccio au CalDuèze]... Vous savez bien que vos chances seront plus fortes à mesure qu'on vous croira plus faible (Druon, Loi des mâles,1957, p. 165):
13. Les maréchaux sont un luxe que devraient s'interdire les États faibles. Il reste à la jeune génération de faire cet acte de foi : une France renaîtra où les maréchaux attendront d'être consultés pour donner leur avis, respectueusement. Mauriac, Bloc-notes,1958, p. 184.
En partic. Qui est trop indulgent. Être faible pour, avec qqn. Cette mère est trop faible pour ses enfants (Ac.).
Emploi subst. Personne sans défense. Prendre la défense du faible et de l'opprimé. Ses lois [de la société] viennent s'ajouter à la justice naturelle pour garantir les droits du faible et de l'opprimé (Maine de Biran, Journal,1820, p. 262).
c) Qui manque de pénétration, de profondeur; qui n'a pas les aptitudes nécessaires. Un esprit, un élève faible. Ce qu'elle me disait là était le fruit d'une grande expérience philosophique et d'une raison éclairée. Mais ma faible tête ne sut pas en profiter (Sand, Hist. vie, t. 3, 1855, p. 227).L'homme du peuple, l'homme à l'esprit faible que la misère et l'ignorance retiennent dans la superstition (Fustel de Coul., Cité antique,1864, p. 271):
14. La vie n'est jamais aussi compliquée que se plaisent à l'imaginer les têtes faibles. Aymé, Mouche,1957, p. 121.
Faible de.Le représentant départemental de la République raidissait déjà son esprit, tendait son âme pour ne pas paraître faible d'intelligence (France, Orme,1897, p. 112).
Spécialement
α) [En parlant d'une production de l'esprit] Qui a peu de valeur; insuffisant, médiocre. Un style, un devoir faible. Les raisons apportées par le Duc ont paru faibles à l'auditeur (Delécluze, Journal,1825, p. 168).Le livre [La Lettre écarlate] me paraît faible. Le véritable héros est la conscience de Hawthorne : elle donnait sa couleur à tout son petit univers (Green, Journal,1955-58, p. 14):
15. Je relis en même temps le Baudelaire de Sartre. Que c'est fort et que c'est faible! Quelle virtuosité dialectique! Mais elle ne dépasse pas les épiphénomènes. Mauriac, Bloc-notes,1958, p. 308.
[En parlant d'une pers.] Faible en.Mauvais en. Élève faible en calcul, en orthographe.
β) [En parlant d'une pers.] Avoir l'esprit, la tête faible. Être atteint de débilité mentale :
16. Elle [la mère de Mmede Lambert] était beaucoup plus occupée... de tout ce que la Cour avait de jeunes seigneurs aimables, que de son honnête homme de mari, lequel avait la tête faible et finit même par être tenu enfermé dans une chambre comme hébété. Sainte-Beuve, Caus. lundi,t. 4, 1851-62, p. 218.
Être faible d'esprit. Même sens. La femme qui a plusieurs enfants, et s'occupe de leur éducation au lieu de sa propre carrière, acquiert la réputation d'être faible d'esprit (Carrel, L'Homme,1935, p. 180).
Emploi subst. Un faible d'esprit. Personne débile mentale. Dans les familles qui ont produit des névrosés, des individus étranges, trop sensibles, on voit apparaître des fous et des faibles d'esprit (Carrel, L'Homme,1935p. 186):
17. Un faible d'esprit est épris de sa sœur, non absolument sensuellement, mais plutôt plastiquement et un peu à la façon d'un fou qui serait amoureux d'un rayon de soleil; il était gênant pour l'établissement de la jeune fille. Alors, la famille l'irrite, l'exaspère, le pousse de parti pris à la folie. On l'enferme non dans une maison de fous, mais dans une maison de santé. Goncourt, Journal,1882, p. 147.
II.− P. ext. et au fig.
A.− Qui est peu considérable, peu important.
1. [En parlant de la superficie, du volume ou des dimensions de qqc.] Une faible distance. Qu'on examine... la faible excentricité de l'orbite (Comte, Philos. posit.,t. 4, 1839-42, p. 399).Une faible éminence sépare Puyloubiers du quartier où j'habite (Bosco, Mas Théot.,1945, p. 39).L'Europe est divisée en un certain nombre de pays de faible étendue (Univers écon. et soc.,1960, p. 08-13).
En partic. [En parlant d'une quantité] Pourrait-on empêcher les eaux de croupir en y ajoutant du sucre en très faible proportion? (C. Bernard, Notes,1860, p. 31).Radiothérapie à faibles doses (QuilletMéd.1965, p. 302).Une faible partie de mes économies (Karr, Sous tilleuls,1832, p. 65):
18. Voici ma bibliothèque, dit-il; elle contient une faible partie des systèmes que les philosophes ont construits pour expliquer le monde. France, Thaïs,1890, p. 55.
2. [En parlant d'une chose par rapport à son degré d'intensité] Un faible bruit, une faible détonation; une vue faible; une très faible densité de population; un émetteur de faible puissance; pousser un faible cri. La lubrification se fait par arrosage sous faible pression de grand débit (Chartrou, Pétroles nat. et artif.,1931, p. 147).
19. La pesanteur à la surface de ce monde [la lune] est six fois plus faible qu'à la surface du nôtre... Flammarion, Astron. pop.,1880, p. 193.
Faible en.Le maillechort employé pour les balles bulgares du dernier modèle est trop faible en nickel (Duhamel, Cécile,1938, p. 33).
En partic. Qui manque d'éclat. Une faible lumière. La faible clarté qui tombe des étoiles (Baour-Lormian, Ossian,1827, p. 202):
20. Le feu [d'un réverbère], si faible qu'il fût, nous aveugla d'abord, puis il grandit à mesure que la nuit s'avançait et que, gisant du fond d'un noir repos, il devenait pour nous comme une vivante présence. Carco, Rien qu'une femme,1922, p. 192.
Spécialement
α) [En parlant d'un instrument, d'un appareil, etc.] Qui manque de force, de puissance :
21. ... on aperçoit, au couchant, la mer qui semble à deux pas, quoique à trois ou quatre lieues; on distingue les moindres bateaux; avec la plus faible lunette, on compte les hommes qui passent à Naples sur le bateau à vapeur. Stendhal, Abesse Castro,1839, p. 146.
β) CHIM. Acide faible. Acide qui libère peu d'ions d'hydrogène H+lorsqu'il est en solution aqueuse. Qualitativement, un acide est d'autant plus fort que cette réaction se déplace vers les ions, et inversement, d'autant plus faible que l'ionisation est petite (Encyclop. internat. des sc. et des techn., Paris, Presses de la Cité, t. 1, 1969, p. 85).
3. [En parlant d'une chose abstr.] Un faible talent; des marchandises de faible valeur. Je suis un sot de me laisser aller à toutes ces femmes qui ne m'inspirent qu'un si faible intérêt (Constant, Journaux,1805, p. 214).
En partic. Léger, petit. Faible tendance à la hausse à la Bourse de Paris; un faible espoir. Si j'ai la plus faible idée de ce qu'est l'amour, je n'aime personne en ce moment (Maurois, Ariel,1923, p. 64).Même si nous n'avons qu'une faible chance d'aboutir, il faut la courir (Beauvoir, Mandarins,1954, p. 375):
22. N'as-tu jamais appris la richesse divine, héroïque, des traditions de l'Ionie; des souvenirs de la Grèce? Tout ce qui se fait aujourd'hui n'est qu'une faible image des délicieux jours de nos aïeux. Nerval, Sec. Faust,1840, p. 257.
Expr. Le mot est trop faible. Il est insuffisant; ce qu'il exprime est en dessous de la réalité. L'amour était un mot trop faible pour le torrent de feu qui le brûlait (Rolland, J.-Chr.,Buisson ard., 1911, p. 1379):
23. Ô mon Adèle, bonheur est un mot trop faible pour exprimer ce qu'éprouvera ton mari dans ce bienheureux jour, ce qu'il éprouve quand tu daignes lui permettre une caresse ou un baiser. Hugo, Lettres fiancée,1822, p. 210.
MUS. Temps* faible. LING. Consonne faible. Synon. de consonne douce*.[Dans l'opposition consonantique douce vs forte] Le terme de douce ou faible est aujourd'hui employé comme synonyme de lâche (Ling.1972, s.v. doux).Formations (cas, déclinaisons) faibles. ,,Celles qui (...) présentent le degré réduit du thème, par opposition à celles qui comportent le degré fort`` (Ling. 1972, s.v. faible).
B.− Qui est peu abondant. De faibles ressources. Une très courte et faible averse; à peine de quoi rafraîchir le sol et abattre un peu la poussière (Gide, Retour Tchad,1928, p. 990).L'air comprimé est de faible rendement mécanique (E. Schneider, Charbon,1945, p. 244):
24. Marthe, qui prépare tous mes repas, sait que je suis très sobre. Aussi m'était-il difficile de prélever de quoi nourrir mon hôte sur ma faible pitance... Bosco, Mas Théot.,1945, p. 244.
Faible en.Une boisson faible en alcool. Cette armée est faible en infanterie (Ac.).
En partic. [En parlant d'un ensemble de pers., d'une troupe, etc.] Peu nombreux. Une nouvelle loi (...) ordonnait d'organiser en légions ces faibles levées d'hommes (Balzac, Chouans,1829, p. 8).Avec la faible escorte qui l'accompagnait, Djezar ne pouvait vaincre (Lamart., Voy. en Orient,t. 1, 1835, p. 263):
25. En juillet 1192 le roi venait de remonter vers Beyrouth en ne laissant à Jaffa qu'une faible garnison. Profitant de son éloignement, Saladin se jeta à l'improviste sur cette dernière ville... Grousset, Croisades,1939, p. 277.
Spéc. [En parlant d'une pers.] Économiquement faible. Qui dispose de peu de ressources. Les ouvriers et employés, les citoyens économiquement faibles ne composent plus une masse passive (Univers écon. et soc.,1960, p. 04-05):
26. ... l'une des difficultés principales rencontrées par une politique économique de l'espèce réside en un décalage entre nations économiquement fortes et peuples économiquement faibles dans leur effort commun d'honorer présentement les échéances de l'homme. Perroux, Écon. XXes.,1964, p. 357.
Emploi subst. Union nationale des associations de défense des économiquement faibles (Meynaud, Groupes pression Fr.,1958, p. 63).
Rem. On notera les dérivés suivants : a) Faiblet, ette, adj., vieilli, fam. Qui est un peu faible. De petits vers hésitants, faiblets (Sainte-Beuve, Portr. contemp., t. 2, 1846-69, p. 241). b) Faiblichon, onne, adj. fam. Même sens. Daniel se prenait parfois à rire en pensant à l'idée faiblichonne que les gens pouvaient se faire de la Toute-Puissance de Dieu (Queneau, Enf. du limon, 1938, p. 293). c) Faiblot, otte, adj., vieilli, fam. Même sens. Il reposait maintenant [au lit] comme un honnête petit gars malade, faiblot, innocent (Richepin, Glu, 1881, p. 341). Mauvaise impression produite dans la salle, sans que je m'en doute trop, par la faiblotte scène de MmeBourjot, que joue très médiocrement Antonia Laurent (Goncourt, Journal, 1886, p. 611).
Prononc. et Orth. : [fεbl̥]. Durée longue de la voyelle ds Passy 1914; ,,long, mais un peu moins que la durée la plus longue`` (Grammont Prononc. 1958, p. 38). Ds Ac. dep. 1835. La var. foible, dont l'anc. prononc. est, dans la transcr. de Littré, fouèble, se maintient jusque ds Ac. 1878. Étymol. et Hist. En parlant d'une personne, ca 1100 fieble « qui manque de vigueur physique » (Roland, éd. J. Bédier, 2228); ca 1180 « qui manque de force de caractère, de capacité » (G. de Berneville, Gilles, 2224 ds T.-L. : Febles hom sui et mut dutant Si feite ren de guverner); 1658 « qui manque de vigueur intellectuelle ou morale » subst. (Pascal, Pensées, éd. Ph. Sellier, no78. [L'imagination] : sans s'arrêter à ces vaines circonstances qui ne blessent que l'imagination des faibles); en parlant des choses, ca 1170 « de peu de puissance » foibles cos (Chr. de Troyes, Erec et Enide, éd. M. Roques, 898); ca 1170 « de peu d'importance, de peu de valeur » (Rois, éd. Curtius, XVIII, 24 : Povres huem sui é de fieble afaire); ca 1188 « peu intense » flebe quelor (Aimon de Varennes, Florimont, 7940 ds T.-L.); 1226 monoye ... fleve (Cart. S. Vinc., Richel., 1. 10023, fo25 ds Gdf.). D'un lat. pop. *fēbilis forme dissimilée du lat. class. flēbilis « digne d'être pleuré; affligeant ». Fréq. abs. littér. : 8 336. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 15 478, b) 10 534; xxes. : a) 10 029, b) 10 567. Bbg. Quem. DDL t. 1, 4 (s.v. faiblot).Ritter (E.). Les Quatre dict. fr. B. de l'Inst. nat. genevois. 1905, t. 36, p. 421. − Thiele (J.). Zu Problemen und Methoden der romanistischen Wortbildungsforschung. Beitr. rom. Philol. 1975, t. 14, p. 159.

Wiktionnaire

Adjectif

faible \fɛbl\ masculin et féminin identiques

  1. Qui est débile, qui manque de force, de vigueur.
    • Comme je paraissais faible et que je boitais un peu, ma mère avait voulu me faire apprendre un métier plus doux que ceux de notre village ; […]. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
    • (Par extension) Cet orateur a paru faible dans la dernière discussion.
    • Cet ouvrage est faible.
    • Le style est la partie faible de cet ouvrage.
    1. Il s’applique également aux facultés intellectuelles.
      Les facultés de l’homme sont trop faibles pour pénétrer de semblables mystères.
  2. Qui manque de force morale, qui est trop indulgent, trop facile, sans fermeté.
    • L’essentiel pour les jésuites, c’était d’affaiblir, d’amoindrir, de rendre les âmes faibles et fausses, de faire des petits très-petits, et les simples idiots ; une âme nourrie de minuties, amusées de brimborions, devait être facile à conduire. — (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e éd.), p.65)
  3. (Figuré) Qui manque de puissance, de ressources, etc.
    • Aux prises avec les forces de la nature, l’homme se sent petit et faible.
    • Un état faible et pauvre.
    • Le gouvernement était alors trop faible pour dominer les factions.
  4. Qui n’a pas assez de grosseur, d’épaisseur, de force, de solidité, etc., en parlant des choses.
    • Ce mur est trop faible.
    • Cette poutre est faible.
    • Les branches les plus faibles d’un arbre.
    • Cette faible digue ne put résister à la violence des flots.
  5. (Militaire) Qui est peu fortifié.
    • Ce poste est faible, il sera bientôt emporté.
    • Le côté le plus faible de la place.
  6. (Figuré) Qui est peu considérable en son genre sous le rapport de la quantité, de l’étendue, de la valeur, de l’intensité, de l’énergie, etc.
    • Die Gleichheit parait sur quatre grandes pages : son tirage est faible : 4000 exemplaires en 1900. — (Annik Mahaim, Alix Holt & Jacqueline Heinen, Femmes et mouvement ouvrier: Allemagne d’avant 1914, Révolution russe, Révolution espagnole, Paris : Éditions La Brèche, 1979, p.50)
    • Monnaie faible, Qui n’a pas le poids, qui n’a pas le titre légal.
  7. Il s’emploie souvent avec les prépositions de ou en suivies d’un nom qui caractérise le genre de faiblesse.
    • Cet enfant est faible de la poitrine.
    • Ce cheval est faible des reins.
    • C’est un homme faible de caractère.
    • Un ouvrage faible de raisonnement, faible de style.
    • Un tableau faible de couleur.
    • Cette armée est faible en infanterie, en artillerie, en aviation, etc., faible en nombre.

Nom commun 1

faible \fɛbl\ masculin et féminin identiques

  1. Personne qui manque de puissance, de ressources.
    • Aussi n’est-il pas rare de voir une bicoque résister pendant des mois à une armée nombreuse. De là, souvent, cette audace et cette insolence du faible contre le fort et le puissant, cette habitude de la résistance individuelle qui faisait le fond du caractère de la féodalité, […]. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
  2. Personne dont l’âme n’est pas forte, et qui s’émeut, se trouble aisément.
    • Ces récits ne font que troubler l’imagination des faibles.
    • Il faut prendre garde de scandaliser les faibles.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

FAIBLE. adj. des deux genres
. Qui est débile, qui manque de force, de vigueur. Il est sorti faible de sa maladie. Avoir les jambes faibles. Avoir la vue faible. Avoir la poitrine faible. Son pouls est très faible. Une faible constitution. Une faible santé. Ce cheval a les reins trop faibles. La femme est plus faible que l'homme. Il est trop faible pour porter une charge si pesante. Le sexe faible. Un faible enfant. Par extension, Cet orateur a paru faible dans la dernière discussion. Cet ouvrage est faible. Le style est la partie faible de cet ouvrage. Il s'applique également aux Facultés intellectuelles. Les facultés de l'homme sont trop faibles pour pénétrer de semblables mystères. Notre faible raison n'y peut suffire. Il a une tête faible. Il signifie en outre Qui manque de force morale, qui est trop indulgent, trop facile, sans fermeté. Cette mère est très faible pour ses enfants. Quel homme faible! Ce bon mais faible monarque était plus aimé que respecté. C'est un esprit faible, une âme faible, un cœur faible. Il était à craindre que cela ne fît impression sur les esprits faibles. On dit d'une femme qu'Elle est faible, qu'elle a été faible, lorsqu'elle s'est laissé séduire. Dans l'Écriture, L'esprit est prompt et la chair est faible, L'homme compte quelquefois trop sur ses forces, il cède à la tentation. Il signifie aussi figurément Qui manque de puissance, de ressources, etc. Aux prises avec les forces de la nature, l'homme se sent petit et faible. Un État faible et pauvre. Le gouvernement était alors trop faible pour dominer les factions. Il signifie aussi Qui n'a pas assez de grosseur, d'épaisseur, de force, de solidité, etc., en parlant des Choses. Ce mur est trop faible. Cette poutre est faible. Les branches les plus faibles d'un arbre. Cette faible digue ne put résister à la violence des flots. Il se dit particulièrement d'un Poste, d'une place de guerre peu fortifiée. Ce poste est faible, il sera bientôt emporté. Le côté le plus faible de la place. Fig., Le côté faible d'une chose. Voyez CÔTÉ. On dit aussi La partie faible. Voyez FAIBLE, nom. Il signifie encore figurément, tant au sens physique qu'au sens moral. Qui est peu considérable en son genre sous le rapport de la quantité, de l'étendue, de la valeur, de l'intensité, de l'énergie, etc. Une faible quantité. Il n'avait qu'une faible armée. Il partit avec une faible escorte. Il n'a que de bien faibles ressources. Un faible revenu. Il n'a qu'un faible intérêt dans cette affaire. Un son faible. Une lueur faible. Ce café, ce thé est faible. Une différence faible. Ils se rendirent après une faible résistance. Autant que mes faibles connaissances me permettent d'en juger. On méprisait leur faible autorité. Voilà une faible raison, un faible raisonnement, un faible argument, une faible défense. Cela est d'un faible secours. Ce n'est là qu'une faible consolation. Il ne m'en reste qu'un faible souvenir. Monnaie faible, Qui n'a pas le poids, qui n'a pas le titre légal. Il s'emploie souvent avec les prépositions de ou en suivies d'un nom qui caractérise le genre de faiblesse. Cet enfant est faible de la poitrine. Ce cheval est faible des reins. C'est un homme faible de caractère. Un ouvrage faible de raisonnement, faible de style. Un tableau faible de couleur. Cette armée est faible en infanterie, en artillerie, en aviation, etc., faible en nombre. Il s'emploie souvent comme nom masculin et se dit, surtout dans le style soutenu, de Toute personne qui manque de puissance, de ressources. Protéger le faible contre le fort. Être l'appui, le soutien du faible, des faibles. Il signifie aussi Personne dont l'âme n'est pas forte, et qui s'émeut, se trouble aisément. Ces récits ne font que troubler l'imagination des faibles. Il faut prendre garde de scandaliser les faibles. Il signifie encore Ce qu'il y a de moins fort, de moins solide dans une chose. Le faible d'une machine, d'une poutre, d'une solive. Le faible d'une place. Il signifie également au figuré Ce qu'il y a de défectueux en quelque chose. Connaître le fort et le faible d'une affaire. Il désigne encore figurément le Principal défaut auquel une personne est sujette, son goût dominant. C'est son faible que le jeu. C'est là son faible. On l'a pris par son faible. Avoir du faible, un faible pour quelqu'un, Avoir pour quelqu'un une préférence qui porte à lui complaire et à lui céder.

Littré (1872-1877)

FAIBLE (fè-bl'. Chifflet, Gramm. p. 201, dit qu'on laisse passer faible ; ce qui prouve que de son temps foible, c'est-à-dire fouèble, était la prononciation la plus usitée) adj.
  • 1Qui est sans force, sans vigueur. Avoir les jambes faibles. Nous naissons faibles. Les faibles mortels. Ce héros dans mes bras est tombé tout sanglant, Faible, et qui s'irritait contre un trépas si lent, Racine, Mithr. v, 4.

    Dans un âge faible, dans l'enfance, dans les premiers temps de l'adolescence. Et ses femmes en paix guidaient mes faibles ans, Voltaire, Fanat. I, 2.

    Avoir les yeux faibles, la vue faible, se dit des personnes qui supportent difficilement le grand jour. Ces chacrelas (voy. KAKERLAK) sont blancs et blonds, ils ont les yeux faibles et ne peuvent supporter le grand jour ; au contraire ils voient bien la nuit, Buffon, Hist. nat. homme, t. v, p. 42, dans POUGENS.

    Avoir les reins faibles, n'avoir pas l'échine forte ; et fig. dans le langage familier, n'avoir pas assez de bien, de crédit, de talent, etc. pour venir à bout de ce que l'on entreprend.

  • 2Il se dit des facultés intellectuelles. Notre faible raison. Une tête faible. Avoir l'intelligence faible. Plus l'esprit est faible, plus il imagine de chimères, Duclos, Hist. Louis XI, Œuvres, t. II, p. 459, dans POUGENS.

    Dans le style de l'Écriture, l'esprit est prompt et la chair est faible, c'est-à-dire la tentation vient vite, et la chair y succombe facilement.

    Un esprit faible, un esprit qui n'a pas de force ou d'étendue, qui se laisse dominer, ou qui se laisse gouverner par les préjugés, les opinions.

  • 3Qui manque de puissance, de ressources, etc. Un État faible et pauvre. Un gouvernement faible. L'ennemi trop faible pour tenir tête. Une armée faible en nombre, en infanterie. Mais que ceux qui veulent croire que tout est faible dans les malheureux et dans les vaincus ne pensent pas pour cela nous persuader que la force ait manqué à son courage ni la vigueur à ses conseils, Bossuet, Reine d'Anglet. Il épuisa son royaume d'hommes et de vaisseaux, même d'argent, lui qui possédait les mines du nouveau monde, et laissa une monarchie plus vaste, mais l'Espagne plus faible qu'elle n'avait été sous son père, Raynal, Hist. phil. XIX, 3.
  • 4Qui est dépourvu de talent, de capacité. Un écrivain faible. Ne vous étonnez pas, chrétiens, si je ne fais plus, faible orateur, que de répéter les paroles de la princesse palatine ; c'est que j'y ressens la manne cachée et le goût des Écritures divines…, Bossuet, Anne de Gonz. J'ai trouvé dans votre style tant de force et tant de naturel que j'ai cru n'être que votre faible traducteur, et que je vous ai cru l'auteur de l'original, Voltaire, Lett. Cesarotti, 10 janv. 1766.

    Un élève faible, élève qui fait peu de progrès. Il est faible en version grecque, en vers latins.

  • 5Il se dit, dans un sens analogue, des productions de l'art ou de l'esprit. Un ouvrage faible. Ce que cet artiste a exposé est faible. Mais, si j'ose avoir mon avis, Mahomet, malgré son faible cinquième acte qui sera toujours faible, est un morceau très singulier, Voltaire, Lett. d'Argental, 2 fév. 1742. Voilà sans contredit la plus faible des tragédies de Racine [Bérénice] qui sont restées au théâtre ; ce n'est pas même une tragédie ; mais que de beautés de détail, et quel charme inexprimable règne presque toujours dans la diction ! Voltaire, Comm. sur Corn. Rem. sur Bérénice de Racine, acte v, sc. 7. M. Chardon me mande qu'il a trouvé le mémoire de M. de Beaumont pour les Sirven bien faible, Voltaire, Lett. Damilaville, 30 janv. 1767.

    Style faible, style qui n'a pas de force, pas d'énergie.

  • 6Qui manque de force morale, qui est trop indulgent, sans fermeté. Une mère trop faible. Un cœur faible. Penses-tu que j'imite une faible Persane ? Racine, Alex. III, 2. Je suis père, seigneur, et faible comme un autre, Racine, Iphig. I, 5. Un sexe dangereux dont les faibles esprits D'un peuple encor plus faible attirent les hommages, Voltaire, Tancr. I, 1. Je le trouve [Claude] plus faible que méchant, Diderot, Claude et Nér. I, 34. Ils ressemblent à ces âmes faibles qui ne peuvent entendre l'histoire d'un malheureux sans lui donner des larmes, et pour qui il n'y a point de tragédies mauvaises, Diderot, Lett. sur les sourds et muets. Les gens faibles s'engagent facilement dans l'avenir ; les projets éloignés ne les effrayent pas, Genlis, Mlle de Lafayette, p. 282, dans POUGENS.

    Elle est faible, elle a été faible, se dit d'une femme qui s'est laissée aller à la séduction.

    Il se dit aussi des choses. Sur cela je pleure sans pouvoir m'en empêcher ; voilà qui est bien faible ; mais pour moi je ne sais point être forte contre une tendresse si juste et si naturelle, Sévigné, 32.

  • 7Peu considérable par rapport à la quantité, à la valeur, à l'intensité. Tu reverras le calme après ce faible orage, Corneille, Cid, II, 3. De si faibles sujets troublent cette grande âme ! Corneille, Polyeucte, I, 1. Le faible souvenir en trois ans s'en perdit, Corneille, Héracl. IV, 4. Le malheureux Araspe avec sa faible escorte L'avait déjà conduit, Corneille, Nic. v, 7. Quelque léger dégoût vient-il le travailler, Une faible vapeur le fait-elle bâiller ? Boileau, Sat. x. Vous redoutez un mal faible dans sa naissance, Racine, Brit. III, 1. Tant d'honneurs… Sont-ce de ses bienfaits de faibles récompenses ? Racine, ib. IV, 2. Ma rivale… Opposait un empire à mes faibles attraits, Racine, Baj. I, 4. À peine un faible jour vous éclaire et me guide, Racine, Iphig. I, 1. Seigneur, honorez moins une faible conquête, Racine, ib. I, 2. La fureur de mes feux, l'horreur de mes remords, N'était qu'un faible essai des tourments que j'endure, Racine, Phèd. IV, 6. On aime à voir le faible ruisseau dont est sorti à la fin ce grand fleuve qui a inondé la terre, Voltaire, Polit. et législ. Comm. sur l'Esprit des lois ; des Francs. J'ai commandé qu'on porte à votre père Les faibles dons qu'il convient de vous faire ; Ils paraîtront bien indignes de vous, Voltaire, Droit du seign. III, 6. Il lui promit d'employer à la servir tout son faible crédit, Genlis, Mlle de Lafayette, p. 10, dans POUGENS. La faible voix de l'enfance qui va s'élever en votre faveur pénétrera jusqu'au trône de l'Éternel, Genlis, ib. p. 23, dans POUGENS.

    On dit dans un sens analogue : c'est une faible excuse. Vos raisons sont bien faibles.

    Du vin faible, du café faible, du vin, du café où la partie aqueuse prédomine.

  • 8Qui est au-dessous du taux, du titre, de l'étalon légal.

    Monnaie faible, monnaie qui n'a pas le poids.

    Poids faible, poids inférieur à ce qu'il devrait être.

    Un mètre faible, longueur qui n'atteint pas tout à fait un mètre. Le corps entier n'a que treize pouces, depuis le bout du nez jusqu'à l'origine de la queue, et dix pouces faibles de hauteur, Buffon, Quadrup. t. IX, p. 142, dans POUGENS.

  • 9Qui n'a pas assez d'épaisseur, de grosseur, de solidité. Cette poutre, cette corde est trop faible.

    Il se dit d'un poste, d'une place de guerre mal fortifiée. Ce poste trop faible fut enlevé par l'ennemi. Chaque place a son côté faible. Ce n'est pas pour… que vous êtes encore ici, c'est comme des espions qui venez regarder les endroits faibles de cette contrée, Massillon, Carême, Parole.

    Fig. Le côté faible d'une chose, ce qu'elle a de défectueux. Le côté faible d'un système.

    Le côté faible de quelqu'un, son défaut particulier, sa passion dominante. Vous avez trouvé son côté faible. Prendre quelqu'un par son côté faible

    Côté faible se dit aussi de ce qu'une personne sait le moins. Il a fait de bonnes études, mais le grec est son côté faible.

  • 10Faible de, avec un substantif, indique le genre de faiblesse. Un cheval faible de reins. Un homme faible de caractère. Un ouvrage faible de raisonnement. Les ennemis étaient faibles d'infanterie, Perrot D'Ablancourt, Arrien, liv. I, dans RICHELET.

    Terme de marine. Faible de côté, se dit d'un bâtiment qui donne une forte bande sous l'impulsion d'un vent de travers. Faible d'échantillon, se dit d'un bâtiment dont les murailles ont peu d'effet relativement à la capacité. Faible de, avec un infinitif, faible pour, à cause que… Faible d'avoir déjà combattu l'amitié, Vaincrait-elle à la fois l'amour et la pitié ? Corneille, dans GIRAULT-DUVIVIER.

  • 11 S. m. Il se dit de toute personne qui manque de force et a besoin de protection. La justice ne regarde ni le fort ni le faible, Patru, Plaidoyer 5, dans RICHELET. Donner courage aux faibles, Pascal, dans COUSIN. Les plus faibles ne furent pas les derniers à comprendre la nécessité de vivre ensemble, pour se garantir de la violence et de l'oppression, Rollin, Hist. anc. t. II, p. 491, dans POUGENS. C'est le faible qui trompe, et le puissant commande, Voltaire, Fanat. II, 5. Le faible est destiné pour servir le plus fort, Voltaire, Orph. IV, 2.
  • 12Il se dit aussi des personnes dont l'âme n'est pas forte, se trouble, s'émeut facilement. Vaines circonstances qui ne blessent que l'imagination des faibles, Pascal, dans COUSIN. Hercide est faible ami, le faible est bientôt traître, Voltaire, Mahom. IV, 1.

    Scandaliser les faibles, tenir des propos, écrire des choses qui, heurtant les opinions reçues, alarment les esprits ou les consciences qui ne sont point préparées là contre. Il ne faut pas scandaliser le moindre des faibles, Maintenon, Lett. au card. de Noailles, 2 nov. 1705. Je crains de scandaliser les faibles plutôt que de les édifier, Voltaire, Phil. III, 326.

  • 13Ce qu'il y a de moins fort, de moins solide dans une chose. Le faible d'une poutre. Le faible d'une place de guerre.

    Terme d'escrime. Le faible d'une épée, le tiers du tranchant, qui fait l'extrémité de la lame.

  • 14 Fig. Ce qu'il y a de défectueux en quelque chose. La république avait son faible inévitable, Bossuet, Hist. III, 7. Toutes les grandeurs ont leur faible, Bossuet, I, Visit. 1. C'est ici que l'idolâtrie découvrit tout à fait son faible, Bossuet, Hist. II, 12.

    Le fort et le faible, ce sur quoi l'on peut compter et ce sur quoi l'on ne peut pas compter. Connaître le fort et le faible d'une affaire.

  • 15Le principal défaut d'une personne, sa passion dominante. Il aime ses enfants, ce courage inflexible ; Son faible est découvert, par eux il est sensible, Corneille, Médée, III, 4. Nous nous aimons un peu, c'est notre faible à tous ; Le prix que nous valons, qui le sait mieux que nous ? Corneille, Excuse à Ariste. Tous les cœurs ont leur faible et c'était là le mien, Corneille, Sophon. v, 5. Ma raison s'est troublée et mon faible a paru, Corneille, Théodore, v, 3. Et que votre langage à mon faible s'ajuste, Molière, Dép. am. II, 7. Je l'ai prise par son faible, Molière, Am. méd. III, 6. C'est de flatter le faible de leur cœur, Molière, D. Garc. II, 1. Il me répondit qu'en intéressant sa conscience je le prenais par son faible ; ce n'était pas effectivement par son fort, Lesage, Gil Blas, I, 2. Elle savait que le faible de ce prince, jaloux de son autorité, était de paraître tout faire par lui-même, Duclos, Louis XIV, Œuvres, t. v, p. 182, dans POUGENS. Ce qui fait le mérite essentiel de quelques hommes ne peut même subsister dans quelques autres comme un faible, Vauvenargues, Max. CCLVII.
  • 16Tendresse trop complaisante. Il a un faible pour cet enfant. Puisque me voilà sur l'article du tripot [le théâtre], je vous avouerai que j'ai du faible pour le Droit du Seigneur, et que l'ouvrage me paraît neuf et piquant ; j'ai peut-être tort, Voltaire, Lett. d'Argental, 2 avril 1763.
  • 17Faible se dit aussi pour désigner ce qui manque à quelqu'un. C'est le faible commun des gens de qualité, Leurs titres bien souvent font tout leur patrimoine, Destouches, Glor. v, 5.

    Infériorité. La Briffe sentit son faible à l'égard du premier président en tout genre, Saint-Simon, 17, 202.

  • 18Du fort au faible, loc. adv. En moyenne, toute compensation faite. Quatre chevaux porteront tout cela, du fort au faible.

    On dit aussi, simplement, le fort et le faible. On a examiné ce que pouvait rendre l'acre l'année commune, de dix une, dans toute la province, le fort et le faible, Vauban, Dîme, p. 47.

    Le fort portant le faible, même sens.

SYNONYME

1° FAIBLE, DÉBILE. Faible vient du latin flebilis, digne d'être pleuré, misérable, d'où faible. Débile vient du latin debilis, composé de de-habi-lis, qui a cessé d'être habile, capable. De la sorte au fond, faible exprime l'état de faiblesse, tandis que débile exprime une décadence, une diminution, une perte : La faible enfance, la débile vieillesse. Voilà la nuance fondamentale entre ces deux mots dont la signification est très voisine, mais dont l'emploi l'est moins, attendu que faible est de tous les styles, tandis que débile n'est que du style ou soigné ou relevé.

2° FAIBLES, FAIBLESSES., Il y a la même différence entre les faibles et les faiblesses qu'entre la cause et l'effet. Un faible est un penchant qui peut être indifférent, au lieu qu'une faiblesse est une faute toujours répréhensible (Encycl. VII, 27).

HISTORIQUE

XIe s. Il est si fieble qu'il ne puet en avant, Ch. de Rol. CLXIII.

XIIe s. L'egyptien enfant cui li Amalechite laissout [laissait] floibe et malade en la voie, Job, p. 510. Mult sovent le blasmeient que tel vie meneit : Kar il ert granment fiebles, e trop se destraigneit, Th. le mart. 93.

XIIIe s. Il ne monstra mie vers eus la seue ire ; qu'il sot que fueble estoient, Psautier, f° 94. Tex [tel] est febles qui devient fors, Ren. 20616. Et le feble [il] doit soustenir, Que li fors ne le puist honir, Fabliaux, Barbazan, t. I, p. 67.

XIVe s. Encore y a chose qui m'est po [peu] belle ; C'est maletote et subside et gabelle, Flebe monnoie et imposition, Machaut, p. 89.

XVe s. Et [le comte de Foix] prend sur chacun feu par an deux francs, et le fort porte le foible, Froissart, II, III, 9.

XVIe s. Tost ou tard, de près ou de loing, le fort du foible a besoing, Génin, Récréations, t. II, p. 250.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

FOIBLE, subst. m. (Grammaire.) qu’on prononce faible, & que plusieurs écrivent ainsi, est le contraire de fort, & non de dur & de solide. Il peut se dire de presque tous les êtres. Il reçoit souvent l’article de : le fort & le foible d’une épée ; foible de reins ; armée foible de cavalerie ; ouvrage philosophique foible de raisonnement, &c.

Le foible du cœur n’est point le foible de l’esprit ; le foible de l’ame n’est point celui du cœur. Une ame foible est sans ressort & sans action ; elle se laisse aller à ceux qui la gouvernent. Un cœur foible s’amollit aisément, change facilement d’inclinations, ne résiste point à la séduction, à l’ascendant qu’on veut prendre sur lui, & peut subsister avec un esprit fort ; car on peut penser fortement, & agir foiblement. L’esprit foible reçoit les impressions sans les combattre, embrasse les opinions sans examen, s’effraye sans cause, tombe naturellement dans la superstition. Voyez Foible. (Morale).

Un ouvrage peut être foible par les pensées ou par le style ; par les pensées ; quand elles sont trop communes, ou lorsqu’étant justes, elles ne sont pas assez approfondies ; par le style, quand il est dépourvû d’images, de tours, de figures qui réveillent l’attention. Les oraisons funebres de Mascaron sont foibles, & son style n’a point de vie en comparaison de Bossuet. Toute harangue est foible, quand elle n’est pas relevée par des tours ingénieux & par des expressions énergiques ; mais un plaidoyer est foible, quand avec tout le secours de l’éloquence & toute la véhémence de l’action, il manque de raisons. Nul ouvrage philosophique n’est foible, malgré la foiblesse d’un style lâche, quand le raisonnement est juste & profond. Une tragédie est foible, quoique le style en soit fort, quand l’intérêt n’est pas soûtenu. La comédie la mieux écrite est foible, si elle manque de ce que les Latins appelloient vis comica, la force comique : c’est ce que César reproche à Térence : lenibus atque utinam scriptis adjuncta foret vis. C’est sur-tout en quoi a péché souvent la comédie nommée larmoyante. Les vers foibles ne sont pas ceux qui péchent contre les regles, mais contre le génie ; qui dans leur mécanique sont sans variété, sans choix de termes, sans heureuses inversions, & qui dans leur poésie conservent trop la simplicité de la prose. On ne peut mieux sentir cette différence, qu’en comparant les endroits que Racine, & Campistron son imitateur, ont traités. Article de M. de Voltaire.

Foible, s. m. (Morale.) il y a la même différence entre les foibles & les foiblesses qu’entre la cause & l’effet ; les foibles sont la cause, les foiblesses sont l’effet. On entend par foible un penchant quelconque : le goût du plaisir est le foible des jeunes gens, le desir de plaire celui des femmes, l’intérêt celui des vieillards, l’amour de la louange celui de tout le genre humain. Il est des foibles qui viennent de l’esprit, il en est qui viennent du cœur. Moins un peuple est éclairé, plus il est susceptible des foibles qui viennent de l’esprit. Dans les tems de barbarie l’amour du merveilleux, la crainte des sorciers, la foi aux présages, aux diseurs de bonne aventure, &c. étoient des foibles fort communs. Plus une nation est polie, plus elle est susceptible des foibles qui viennent du cœur, 1°. parce que faire des fautes sans le savoir, ce n’est pas être foible, c’est être ignorant ; 2°. parce que, à mesure que l’esprit acquiert plus de lumieres, le cœur acquiert plus de sensibilité. Les femmes sont plus susceptibles des foibles de l’esprit, parce que leur éducation est plus négligée, & qu’on leur laisse plus de préjugés ; elles sont aussi plus susceptibles des foibles du cœur, parce que leur ame est plus sensible. La dureté & l’insensibilité sont les excès contraires aux foibles du cœur, comme l’esprit fort est l’excès opposé aux foibles de l’esprit. Il y a encore cette différence entre les foibles & la foiblesse, qu’un foible est un penchant qui peut être indifférent, au lieu que la foiblesse est toûjours repréhensible. Voyez Foiblesse.

Foible, dans le Commerce, se prend en différens sens, qui tous font entendre qu’une marchandise, une denrée, ou toute autre chose qui entre dans le négoce, a quelque défaut ou n’a pas la qualité requise.

Ainsi l’on dit du vin foible, un cheval foible, de la monnoie foible, un drap foible.

Dans la balance romaine on nomme le foible le côté le plus éloigné du centre de la balance qui sert à peser les marchandises les moins pesantes ; il y a un des membres de cette balance que l’on appelle la garde-foible. Voyez Balance. On dit qu’un poids est trop foible, lorsqu’il n’est pas juste & qu’il pese moins qu’il ne doit.

Lorsqu’on dit qu’une marchandise a été vendue le fort portant le foible, cela signifie qu’elle a été vendue toute sur un même pié, sans que l’on ait fait distinction de celle qui est supérieure d’avec celle qui est inférieure en bonté ou en qualité. Dictionn. de Commerce, de Trévoux, & Chambers. (G)

Foible, (Ecriture.) se dit d’un tuyau de plume qui plie sous les doigts ; ces sortes de tuyaux ne sont pas bons pour écrire, si ce n’est sur du papier verni, encore faut-il qu’ils soient maniés par une main extrèmement legere.

Foible, (Jardinage.) se dit d’un arbre trop foible pour être replanté ou greffé, & qui ne donne pendant une année que des jets très-foibles. (K)

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Étymologie de « faible »

(XIe siècle) Du latin populaire *fēbilis forme dissimilée du latin flebilis (« digne d’être pleuré, affligeant ») qui nous donne flebile (« plaintif »).
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Berry, feuble, feube ; wallon flawe ; namur. flauwe ; rouchi, flau ; anc. wallon floyve ; provenç. feble, fible, freble ; espagn. feble ; portug. febre ; ital. fievole ; du latin flebilis, digne d'être pleuré, misérable, de flere, pleurer ; comparez le grec φλέω, couler. Du sens de misérable l'idée a passé à celui de faible, comme dans l'allemand wenig, qui, signifiant digne d'être pleuré, signifie aujourd'hui petit. Parmi les formes les plus anciennes est floibe qui reproduit exactement le latin. Grandgagnage rapproche les formes wallonnes du hollandais flaauw, faible ; il est possible qu'elles y tiennent, d'autant plus qu'il y a dans la langue d'oïl floe, qui est très voisin des mots wallons.

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Phonétique du mot « faible »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
faible fɛbl

Évolution historique de l’usage du mot « faible »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « faible »

  • Une chaîne a la force de son maillon le plus faible. De Anonyme
  • Sur terre, il n'y a rien de plus faible que l'homme. De Homère
  • Rien de plus agréable à rencontrer que plus faible que soi. De Alice Parizeau / Survivre
  • Tout ce qui a été faible ne peut jamais être absolument fort. De Blaise Pascal
  • C'est le faible qui s'offre le plus souvent à secourir le faible. De F.-J. Desbillons
  • La justice est le droit du plus faible. De Joseph Joubert
  • La femme est souvent le point faible du mari. De James Joyce
  • Un roi faible affaiblit le peuple le plus fort. De Luis Vaz de Camoens / Les lusiades
  • L'on est bien faible quand on est amoureux. De Madame de La Fayette / La princesse de Montpensier
  • Plus le corps est faible, plus la pensée agit fortement. De William Shakespeare / Hamlet
  • Tout le monde est faible devant la souffrance. De Paulo Coelho / La cinquième montagne
  • Tristesse de chair est signe de faible complexion. De Marcel Jullian / Le maître de Hongrie
  • L’otarie très jeune, a été recueillie faible, déshydratée et très amaigrie. L’animal présentait une blessure sur chaque oeil. Il s’agit d’un mâle qui mesure 80 cm et pèse 9 Kg. TNTV Tahiti Nui Télévision, Tubuai : l'otarie retrouvée faible et amaigrie, a été prise en charge • TNTV Tahiti Nui Télévision
  • La menace du plus fort me fait toujours passer du côté du plus faible. François René, vicomte de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe
  • La justice est le droit du plus faible. Joseph Joubert, Pensées
  • La chair est faible. De Proverbe français
  • Le faible est toujours faible, il ne varie que dans sa faiblesse ; mais le fort est faible quelquefois. De Etienne de Senancour / Rêveries sur la nature primitive de l'homme
  • La violence : une force faible. De Vladimir Jankélévitch / Le pur et l’impur
  • Réuni à la salle des fêtes, le nouveau conseil municipal a voté le budget primitif à une faible majorité : six voix pour et cinq abstentions. La Voix du Nord, Hardifort : le budget primitif a été adopté à une faible majorité
  • La faible digitalisation de la Justice, notamment en Belgique, interpelle la Commission européenne, qui insiste sur l’importance d’investir dans cette évolution non seulement pour l’information et les droits des citoyens, mais aussi pour la prospérité du marché intérieur. L’exécutif de l’UE doit publier ce vendredi son tableau de bord annuel de la Justice, qui donne un aperçu comparatif de l’indépendance, de la qualité et de l’efficience des systèmes judiciaires dans les États membres. Selon le commissaire européen à la Justice Didier Reynders, la perception générale s’améliore en termes d’indépendance, même si la situation varie d’un Etat à un autre, notamment à l’est. En Belgique, cette perception montre une tendance à l’amélioration, au-delà de la moyenne européenne, comme en France. “C’est important non seulement pour la vie des citoyens mais aussi pour le fonctionnement du marché intérieur: les investisseurs potentiels peuvent se sentir rassurés s’ils savent qu’ils auront affaire à une justice indépendante. Le bon fonctionnement du marché intérieur repose aussi sur la confiance envers les institutions”, selon M. Reynders. Toutefois, le faible investissement dans les capacités digitales de la Justice belge ne permet pas à la Commission d’avoir suffisamment d’informations sur la longueur des procédures en Belgique, notamment en matière civile et commerciale en 1e instance, tempère le commissaire. “L’investissement sur le digital est un des points d’attention importants. On pense aux relations entre les avocats et les tribunaux, à l’accès de tous à des jugements publics en ligne, à l’information des parties sur l’état d’avancement du dossier”, expose-t-il. Lancé en 2013, le tableau de bord de la Justice dans l’UE n’est qu’un des multiples instruments de l’UE en matière d’Etat de droit utilisés par la Commission pour assurer le suivi des réformes entreprises par les États membres dans le domaine de la justice. Les chiffres 2020 doivent être dévoilés en fin de matinée. BX1, La faible numérisation de la Justice belge interpelle la Commission européenne | BX1
  • Alors que les écologistes viennent de s’imposer dans les grandes villes, l’annonce d’Air France de mettre fin à une partie de ses vols intérieurs n’est en réalité qu’un faible engagement pour le climat. www.euractiv.fr, Fin des vols intérieurs : un faible engagement pour le climat – EURACTIV.fr
  • Une faible hausse des surfaces, mais déjà trop importante selon le NEPG Terre-net, L'appel à réduire les emblavements de pommes de terre n'a pas été suivi

Images d'illustration du mot « faible »

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Traductions du mot « faible »

Langue Traduction
Anglais low
Espagnol bajo
Italien debole
Allemand niedrig
Chinois
Arabe منخفض
Portugais baixo
Russe низкий
Japonais 低い
Basque txikia
Corse bassa
Source : Google Translate API

Synonymes de « faible »

Source : synonymes de faible sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « faible »

Faible

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