La langue française

Menage

Définitions du mot « menage »

Trésor de la Langue Française informatisé

MÉNAGE, subst. masc.

I. − [En parlant des aspects matériels de la vie au foyer]
A. − Vx. Bonne gestion des revenus, des biens. L'économie et le ménage financier de Sully étaient favorables sans doute au peuple, à l'agriculture (Sainte-Beuve,Caus. lundi, t. 8, 1853, p. 182).
B. −
1. Ensemble des tâches domestiques (notamment organisation du budget, entretien du logement, du linge, préparation des repas) se rapportant à l'entretien d'une famille. Dépenses du ménage; mener son ménage tambour battant, le mener d'une main discrète; ménage bien, mal conduit. [Il] remit l'approximative somme nécessaire à l'entretien du ménage pendant son absence (Huysmans,À rebours, 1884, p. 167).Il rassemblait les «scudi» [les écus], en faisant une sorte de gâteau qu'il aplatissait de sa semelle. Avec la pelle, il le coupait en deux. Une moitié était pour Mary: loyer et ménage (Maurois,Ariel, 1923, p. 327):
1. Ils vivaient automatiquement sans s'inquiéter de ce qui se passait autour d'eux ou au dehors. Ils laissaient la direction du ménage à Catherinette, ne voulaient voir personne, s'asseyaient à table sans appétit... Theuriet,Mais. deux barbeaux, 1879, p. 49.
2. En partic. Ensemble des travaux de propreté et d'entretien d'un logement. Ce qui contribua surtout à rendre Rodolphe amoureux fou de Mademoiselle Mimi, ce furent ses mains que, malgré les soins du ménage, elle savait conserver plus blanches que les mains de la déesse de l'oisiveté (Murger,Scènes vie boh., 1851, p. 157).MmeMaillecottin n'est d'humeur à commencer les besognes de ménage proprement dites que lorsqu'il n'y a personne autour d'elle pour lui troubler les idées et contrarier ses innombrables allées et venues (Romains,Hommes bonne vol., 1932, p.60):
2. Elle tournait toute la matinée, balayant, époussetant, nettoyant les chambres, lavant la vaisselle, faisant des besognes qui l'auraient écoeurée autrefois. Jusqu'à midi, ces soins de ménage la tenaient sur les jambes, active et muette, sans lui laisser le temps de songer à autre chose qu'aux toiles d'araignée qui pendaient au plafond et qu'à la graisse qui salissait les assiettes. Zola,Th. Raquin, 1867, p. 160.
SYNT. Faire le ménage de qqn, de qqc.; faire son ménage soi-même; vaquer aux soins du ménage; être chargé, s'occuper du ménage (de qqn).
Faire des ménages. Faire le ménage chez des particuliers moyennant salaire. Elle offrait de veiller une nuit sur deux. «Pas toutes les nuits, pauvre, parce qu'elle avait tous ses ménages à faire...» (Malègue,Augustin, t. 2, 1933, p. 298).Le précepteur de mes enfants est un pauvre garçon nourri par charité au petit séminaire. Sa mère faisait des ménages à Bordeaux (Mauriac,Asmodée, 1938, ii, 7, p. 86).
Femme de ménage. V. femme I C 2.
P. plaisant. Homme de ménage. Homme qui fait le ménage ou qui aide aux tâches ménagères. Dubuche, qui avait des qualités d'homme de ménage, aidait Sandoz à servir le thé (Zola, Œuvre, 1886, p. 91).
C. − L'intérieur, la maison. À présent que la politique et les aventures tragiques d'amour ont cessé de remplir la vie des grandes dames romaines, à quoi passent-elles leur temps dans l'intérieur de leur ménage? (Chateaubr.,Mém., t. 3, 1848, p. 436).Elle [la tasse] était retournée cul en l'air sur sa soucoupe, comme les tasses propres doivent être dans un ménage bien ordonné(Giono,Baumugnes, 1929, p. 70):
3. ... Gaud était dans une délicieuse ivresse d'attente, tenant le ménage bien en ordre, bien propre et bien net, pour le recevoir. Tout rangé, il ne lui restait rien à faire... Loti,Pêch. Isl., 1886, p. 296.
SYNT. Ménage bien, mal tenu; ménage pauvre, rangé; rentrer dans son ménage; vivre heureux dans son petit ménage; arranger, soigner son petit ménage.
[Subst. indiquant une denrée, un produit + de ménage] Qui est fabriqué à la maison ou qui en a les caractéristiques. Brioche, farine, liqueur, plats, salade, savon de ménage; toile de ménage. Des étoffes de ménage fortes et peu salissantes composent presque tout l'habillement des enfans et du père (Senancour,Obermann, t. 2, 1840, p. 108).Nous avions tous les jours de la viande, soit du boeuf, soit du lard, ou du mouton. Le pain de ménage était très bon, et le vin aussi (Erckm.-Chatr.,Conscrit 1813, 1864, p.88).
Pour un usage familial. Aujourd'hui, pour réussir, il faut faire un feuilleton de ménage, passez-moi l'expression. Dégusté par le père et par la mère, le feuilleton va de droit aux enfants, qui le prêtent à la domesticité, d'où il descend chez le portier, si celui-ci n'en a pas eu la primeur (Reybaud,J. Paturot, 1842, p. 64).
D. − Ensemble des meubles, des objets nécessaires à la vie domestique. Articles de ménage. Aux solives noires du toit s'accrochaient des ustensiles de ménage très anciens (Loti,Pêch. Isl., 1886, p. 200).Tu t'arranges pour que maman t'accompagne à Paris. Pas à tortiller. Le prétexte est simple. Il s'agira, par exemple, de choisir quelque chose de ton ménage, de ton mobilier (Duhamel,Terre promise, 1934, p. 190):
4. Sur une (...) charrette, à l'arrière, on liait, contre une armoire, le vieux grand-père infirme, qu'on emportait comme une chose. Puis, c'étaient ceux qui n'avaient pas de voiture, qui empilaient leur ménage en travers d'une brouette... Zola,Débâcle, 1892, p. 39.
Se monter en ménage, monter son ménage. Acquérir tous les objets divers nécessaires dans une maison. M. Hennebeau parlait de l'embarras où était un jeune homme, obligé de se monter un ménage, dans un des petits chalets réservés aux ingénieurs des fosses (Zola,Germinal, 1885, p. 1307).
Ménage d'enfant, de poupée. Ensemble des ustensiles de ménage en modèle réduit, vaisselle miniature destinée aux enfants. Une étagère toute bourrée de petites verreries, de petits ménages d'enfant, de joujoux gagnés aux loteries, de mille petits riens et grandes joies d'enfant (Goncourt,Journal, 1858, p. 529).Les assiettes d'un ménage de poupée, grandes comme des marguerites, étoilent l'herbe (Colette,Mais. Cl., 1922, p. 33).
II. − [En parlant des aspects hum., fam. de la vie au foyer]
A. − Cohabitation d'un couple uni légitimement ou non. Entrer, se mettre en ménage; être heureux/malheureux en ménage. Son mari, qui était flatueux, canonnait, de ci, de là, contre la cheminée, contre la commode, mais au bout de vingt ans de ménage tout n'est-il pas permis? (Huysmans,Soeurs Vatard, 1879, p. 101).Il se décida enfin à se marier, après quinze ans de ménage (Léautaud,In memor., 1905, p. 187).Son entrée en ménage ne différa pas beaucoup d'une entrée en religion (Mauriac,Vie J. Racine, 1928, p. 163).
Querelle, scène de ménage. Dispute entre deux personnes vivant ensemble. Le jour est aux scènes de ménage, mais, la nuit, celui-là qui s'est disputé retrouve l'amour. Car l'amour est plus grand que ce vent de paroles (Saint-Exup.,Pilote guerre, 1942, p.272):
5. ... d'ailleurs, vous êtes comme mon mari. J'irais dans les rues sans bottines, que cela vous serait parfaitement égal. Quand on a une femme, pourtant, le simple bon coeur vous fait une loi de la nourrir et de l'habiller. Mais jamais un homme ne comprendra ça. Tenez! à vous deux, vous me laisseriez bientôt sortir en chemise, si j'y consentais! Octave, excédé de cette scène de ménage, prit le parti de ne pas répondre, ayant remarqué que parfois Auguste se débarrassait d'elle ainsi. Zola,Pot-Bouille, 1882, p. 284.
Ménage à trois. Cohabitation de trois personnes (le mari, la femme, l'amant ou la maîtresse). Ils s'égayaient ainsi du ménage à trois des voisins, un haveur qui logeait un ouvrier de la coupe à terre, ce qui donnait à la femme deux hommes, l'un de nuit, l'autre de jour (Zola,Germinal, 1885, p. 1145).
Faire bon/mauvais ménage avec qqn. S'entendre avec lui bien/mal. J'ai même trouvé moyen de lui apprendre que madame était votre cousine; que vous aviez quarante ans et elle trente-sept; que vous faisiez très bon ménage (Zola,Conquête Plassans, 1874, p.923).
[En parlant de choses] S'accorder. Le christianisme et la démocratie, qui faisaient bon ménage à Florence au Moyen Âge, se considèrent aujourd'hui en France comme irréconciliables (Ménard,Rêv. païen, 1876, p. 160).
P. anal. [En parlant d'animaux] Chien et loup ne font pas longtemps bon ménage (Mérimée,Carmen, 1847, p. 45).
B. − Cohabitation de deux personnes, de même sexe, de sexe différent ou de même famille. Faire ménage commun avec qqn; tenir ménage avec qqn. Toute la société s'est mise à parler du ménage masculin de Fiévée et de Th. Leclercq. On a beaucoup jasé sur ce sujet (Delécluze,Journal, 1826, p. 343).Les petits garçons disent tous: «Je veux devenir un homme pour me marier avec maman». Ce n'est pas si bête, Tirésias. Est-il plus doux ménage, ménage plus doux et plus cruel, ménage plus fier de soi, que ce couple d'un fils et d'une mère jeune (Cocteau,Machine infern., 1934, i, p. 56):
6. ... elle retrouvait le charme intelligent, indépendant et libre de cette vie de garçon et d'étudiant, doux ménage de père et de fille, unis des deux bouts de l'âge et si bien mêlés l'un à l'autre que le père avait l'air de porter le sourire de sa fille, et la fille la pensée de son père! Goncourt,MmeGervaisais, 1869, p. 102.
C. − Couple uni légitimement ou non. Un grand nombre de ménages honnêtes restent dans le concubinage, faute de trente francs, dernier prix auquel le notariat, l'enregistrement, la mairie et l'église puissent unir deux Parisiens (Balzac,Cous. Bette, 1846, p. 403).[Léon Daudet] est accompagné du jeune ménage Hugo, le mari gras et fleuri et tout à fait gentil et caressant, et la femme aux beaux yeux réfléchis (Goncourt,Journal, 1894, p.585).Leur ménage n'était pas uni. Ils se querellaient tout le temps à propos de n'importe quoi: à propos de la bonne, à propos des affaires, à propos d'Ernest, à propos du menu (Jouve,Scène capit., 1935, p. 55).
SYNT. Ménage exemplaire, heureux, modèle, réconcilié; ménage brisé, désuni, dispersé, divisé, perdu; ménage adultérin, légitime; bon, charmant, digne, excellent, futur, modeste, pauvre, vieux ménage; ménage qui marche bien/mal, qui va de mal en pis; ménage de bourgeois, d'employés, d'ouvriers; troubler la paix des ménages.
Faux ménage. V. faux I B 1 a.
D. − Le couple et ses enfants, ou l'ensemble des personnes vivant dans un même foyer. Ces trois pièces (...) contenaient ce ménage de cinq personnes, dont trois enfants (Balzac,Cous. Pons, 1847, p. 312).Lucie remarquait près de sa tente, chaque matin, un petit ménage composé du mari, de la femme et d'un enfant. Le mari pouvait avoir une vingtaine d'années et la femme quatorze ou quinze ans (Gobineau,Nouv. asiat., 1876, p. 317).Le quartier était populaire. La maison habitée par de petits rentiers, des employés, et quelques ménages ouvriers (Rolland,J.-Chr., Buisson ard., 1911, p. 1257).
STAT. Ménage d'une personne. Célibataire, veuf ou veuve occupant à eux seuls un logement (d'apr. George 1970).
REM.
Ménageot, subst. masc.,région. (Berry). Petit fermier. Chez nous, le ménageot ne se permet que la chèvre et l'ouaille; au bord de la Creuse, toute famille a plusieurs vaches, plusieurs ânes et un ou deux chevaux ou mulets (Sand,Promen. autour vill., 1860, p. 61).
Prononc. et Orth.: [mena:ʒ]. Ac. 1694, 1718 mesnage; dep. 1740 ménage. Étymol. et Hist. I. 1. 1160-74 maisnage «demeure, séjour» (Wace, Rou, éd. A. J. Holden, II, 1128), sens bien vivant en a. et m. fr.; 2. ca 1210 mainage «administration des biens» (Vie St Eustache, éd. A. C. Ott, 923 ds Rom. Forsch. t. 32, p. 544); ca 1480 mesnage (Myst. Vieux Testament, éd. J. de Rothschild, 3141); en partic. 1546 «bonne gestion de ses biens, économie» (Rabelais, Tiers Livre, éd. M. A.Screech, II, 54); 3. xiiies. de ménage «se dit de ce qui est fabriqué à la maison» dras de mennage (Accord, fonds Bizeul, Bibl. Nant. ds Gdf.); 4.a)mil. xives. [ms.] «ensemble des biens, meubles, objets qui constituent l'habitation d'une personne» (Le Dit de Merlin Mellot ds Nouv. recueil des Contes, dits, fabliaux, éd. A. Jubinal, I, 136); b)1523 «petits meubles offerts en jouets aux enfants» (Inv. de Marguerite d'Autriche ds Havard); 1853 ménage d'une poupée (Champfl., loc. cit.); 5.fin xive-début xves. «tout ce qui concerne la vie matérielle du foyer» en partic. «soins matériels qui assurent l'ordre et la propreté de l'intérieur» (Quinze Joyes de mariage, éd. J. Rychner, V, 128, p.36); 6.1571 «désordre, dégât» (Coutumes du Bailliage de Clermont, XX, XIV ds Nouv. Coutumier génér., éd. A. Bourdot de Richebourg, II, 886). II.1. a)xiiies. [ms.] «cohabitation entre un homme et une femme dans le cadre du mariage» (Le Fabliaus qui devise les outiex de l'ostel, 14 ds Poèmes fr. sur les biens d'un ménage..., éd. U. Nyström, p. 75: Mainages est confraerie De toute painne); xives. [ms.] «id.» estre en menage (Un ditté des choses qui faillent en menage, 24, ibid., p.84); b)1459 maintenir mesnage avec qqn «vivre comme maritalement avec quelqu'un» (Droit veng., 182 d'apr. FEW t. 6, 1, p. 186a); 2. fin xiiies. «ensemble des membres d'une famille» ici «famille et serviteurs» (Jakemes, Castelain de Couci, éd. M.Delbouille, 5393); 3. 1588 [éd.] «le couple lui-même» (Montaigne, Essais, éd. Villey-Saulnier, III, IX, p.975); 4.1611 «toute sorte de vie commune» faire mauvais mesnage ensemble «s'entendre mal avec quelqu'un» (Cotgr.). Dér. de l'a. fr. manoir «demeurer» (v. manoir), ca 880 (Eulalie, 6 ds Henry Chrestomathie t. 1, p. 3); les formes maisnage, mesnage qui apparaissent d'abord sont dues à l'infl. de l'a. fr. maisnée «famille», ca 1050 maisnede (Alexis, éd. Chr. Storey, 263 et 413) lui-même du lat. pop. *mansionata, dér. du lat. class. mansio, v. maison. Fréq. abs. littér.: 3566. Fréq. rel. littér.: xixes.: a)3657, b) 6533; xxes: a) 7916, b) 3782. Bbg. Baldinger (K.). Fr. ménage. Z. rom. Philol. 1956, t. 72, pp. 321-339. _ Mack. t. 2 1939, p.145.

MÉNAGER1, verbe trans.

I. − Utiliser avec réserve, modération; économiser, épargner.
A. − [Le compl. d'obj. dir. désigne un inanimé concr. ou abstr.]
1. Utiliser quelque chose avec modération de manière à en prolonger l'usage, à en tirer un plus grand profit. Jacques Randel harassé, les jambes brisées, le ventre vide, l'âme en détresse, marchait nu-pieds sur l'herbe au bord du chemin, car il ménageait sa dernière paire de souliers, l'autre n'existant plus depuis longtemps déjà (Maupass.,Contes et nouv., t. 1, Vagabond, 1887, p.668).Il monta tout de suite se déshabiller, autant parce que ses vêtements d'apparat le gênaient toujours un peu, que pour les ménager (Montherl.,Célibataires,1934, p. 798).Ménage la pile, Jean-Louis. Le mince faisceau de la petite lampe tourne autour de la grille du parc, fait sortir un moment de l'ombre ses grands pilastres (Bernanos,Crime,1935, p. 744).
2. Epargner, employer quelque chose avec économie de manière à en dépenser le moins possible. Ménager sa fortune. Ceux-là fondent sur la langue. D'habitude maman ne les fait pas trop mal. Pourtant ce n'est plus ça. Elle doit ménager la crème (Renard,Poil Carotte,1894, p. 192).Il enflamma un peu, très peu de son alcool (il le ménageait pour confire ses nouveaux serpents) (Giraudoux,Suzanne,1921, p. 207).Nos pères ne charpentaient qu'avec du chêne. Ils ne ménageaient point le bois. Je connais des habitations où les combles ont l'aspect de forêts pétrifiées (Pesquidoux,Livre raison,1925, p. 141).
Région. (Canada). Ménager sur.Économiser. Ménager sur la nourriture (Fichier TLFQ).
3. Au fig. User d'une chose, l'employer avec mesure, modération. Ils s'accusèrent d'avoir été trop ambitieux, et ils résolurent de ménager désormais leur peine et leur argent (Flaub.,Bouvard, t. 1, 1880, p. 44):
1. Est-ce qu'on ne pourrait pas laisser mon père prendre ses repas calmement, et moi aussi par surcroît? Est-ce que vous croyez que nous n'avons pas d'autres soucis, dit-il sans ménager sa violence. Si c'est nécessaire, j'exigerai qu'on se taise pendant que mon père mange. Druon,Gdes fam., t. 2, 1948, p. 103.
Proverbe. Se ménager une poire pour la soif. Garder une poire pour la soif (v. garder II A 2 e). [Il] avait eu soin d'envoyer six cent mille francs en Angleterre, une poire pour la soif qu'il se ménageait à toute occasion (Maupass.,Contes et nouv., t.2, Boule de suif, 1880, p. 123).
B. − P. ext.
1. [Le compl. d'obj. dir. désigne des pas, des gestes, des paroles de qqn] Mesurer, utiliser avec économie, mesure. Ménager les mots inutiles, les termes. Une autre vache de locataire arrivait. Plongé dans un demi-sommeil, il ne ménageait plus ses expressions (Dabit,Hôtel Nord,1929, p. 44).V. cocuage ex.
2. Vous dites qu'elle vous a offert de se tuer avec vous. Cette offre, vous ne deviez pas l'accepter. Nous n'en sommes plus à ménager les mots. C'est à un abominable égoïsme que vous la sacrifiez. Bourget,Sens mort,1915, p. 271.
[Gén. à la tournure négative] Ne pas ménager qqc. à qqn.Ne pas ménager les allusions à qqn. Christophe ne lui ménageait pas les remontrances: elle les écoutait avec une humilité touchante, qui le désarmait (Rolland,J.-Chr., Foire, 1908, p. 749).Prince, démobilisé, venait de rompre une nouvelle fois avec sa mère, et, sans le sou, en quête d'une profession élégante, prenait des airs ravis et confus, en parlant d'une «dame du monde», qui ne lui ménageait pas ses bontés (Arland,Ordre,1929, p.261).[Il] tomba (...) de haut lorsqu'il apprit de la bouche même de MgrDuberville que le nouvel évêque préférait l'ancien plain-chant. M. Meisson avait l'esprit caustique, la dent dure. Il ne ménagea point les sarcasmes à l'évêque (Billy,Introïbo,1939, p.58).
2. [Le compl. d'obj. dir. désigne un organe, une fonction, une partie du corps hum.] Prendre soin de, éviter de fatiguer. Ménager son estomac, son foie, ses nerfs, son souffle, sa voix, ses cordes vocales; dentifrice qui ménage les gencives. Je vous supplie de ménager votre santé durant la convalescence et de ne point la compromettre de nouveau par un travail prématuré (Renan,Souv. enf.,1883, p. 401).Il faut au grand architecte de bons ouvriers qui sachent leur métier et ne ménagent point leurs forces (Rolland,J.-Chr., Nouv. journée, 1912, p. 1566).Ce fumoir présentait une particularité remarquable, c'est que l'on y fumait fort peu. Il convenait de ménager la poitrine de Fauvet, harcelé par des crises d'asthme (Duhamel,Cécile,1938, p. 48).
C. − Au fig. [Le compl. désigne un animé ou un trait de caractère]
1. Épargner de la fatigue, des soucis à une personne fragile, de santé délicate; traiter quelqu'un avec bonté, douceur. Je ne voulais pas envisager cette bataille, en malade que l'adversaire ménage et protège (Mauriac,Noeud vip.,1932, p. 249).L'abbé soigna Decraemer, qui lui dut une fois de plus la vie. Il le ménageait, le rationnait, choisissait une alimentation légère pour cet organisme en ruine, incapable de soutenir le combat qu'est la nutrition (Van der Meersch,Invas. 14,1935, p.448).C'est une enfant très délicate, très sensible, on doit la ménager beaucoup, me dit-il d'un ton rogue. L'institutrice ne la ménageait pas assez (Bernanos,Journal curé camp.,1936, p.1180).
Proverbe. Qui veut voyager loin*, ménage sa monture.
Emploi pronom. réfl. Le rayon restait désert, peu de clientes montaient aux confections, à cette heure matinale. Ces demoiselles se ménageaient, droites et lentes, pour se préparer aux fatigues de l'après-midi (Zola,Bonh. dames,1883, p. 474).Il commença à les débiter [ses visions] sans se ménager et sans se contraindre (Bremond,Hist. sent. relig., t. 4, 1920, p. 202).
2. Traiter quelqu'un avec égards, soit par respect, soit par intérêt dans le but de l'influencer, de ne pas le peiner, de ne pas lui déplaire. Synon. fam. prendre des gants* avec qqn.Comme c'est la fête patronale, j'ai dit au garde de faire sa tournée le soir et de ne pas ménager les ivrognes (Renard,Journal,1905, p. 975).Je ne le ménagerai pas plus que vous: vous savez que je ne ménage personne. Il ne travaillera pas de ses mains, mais je le ferai trimer dur (Sartre,Mains sales,1948, 3etabl., 3, p. 100):
3. Vous vous êtes fait jusqu'ici bien venir de ma gouvernante qui, comme toutes les vieilles gens, est assez morose de son naturel. Ménagez-la. J'ai cru devoir la ménager moi-même et souffrir ses impatiences. Je vous dirai, Jeanne, respectez-la. Et, en parlant ainsi, je n'oublie pas qu'elle est ma servante et la vôtre... A. France,Bonnard,1881, p. 489.
[P. méton.]
[Le compl. d'obj. dir. désigne le caractère, un sentiment de qqn] Traiter avec indulgence, délicatesse, respect. Ménager l'amour-propre, la susceptibilité de qqn. Je vous ai souvent froissée. Je ne ménageais pas assez votre délicatesse. Il y a eu des malentendus entre nous. Cela tient à ce que nous n'avons pas la même nature (A. France,Lys rouge,1894, p. 347).On avait disposé, dans la chambre, une couchette pour moi, une petite couchette de garde-malade et, − ô ironie! afin, sans doute, de ménager sa pudeur et la mienne − un paravent, derrière lequel je pusse me déshabiller (Mirbeau,Journal femme ch.,1900, p. 149):
4. Il commença de monter l'escalier que l'obscurité envahissait par cette fin d'un après-midi d'hiver. Il allait doucement, afin de ménager la lassitude de sa compagne qui se tenait à la rampe, comme si elle gardait à peine assez d'énergie physique pour suffire à l'effort de gravir ces quatre étages. Bourget,Disciple,1889, p. 54.
Ménager l'opinion. Ne pas déplaire, ne pas choquer ou causer de scandale. Grazia prit la résolution d'aller s'enfermer avec Lionello dans un sanatorium des Alpes. Christophe demanda à l'accompagner. Pour ménager l'opinion, elle l'en dissuada. Il fut peiné de l'importance excessive qu'elle attachait aux conventions (Rolland,J.-Ch., Nouv. journée, 1912, p. 1516).
Ménager les intérêts de qqn; avoir un intérêt à ménager. Veiller à le(s) conserver, à ne pas le(s) compromettre. Nous sommes débordés par l'activité tapageuse de gens sans mandat qui essayent de se tailler un succès personnel avec une question que l'on ne peut traiter qu'avec la plus grande réserve. Ceux-là n'ont aucun intérêt à ménager (Barrès,Cahiers, t. 9, 1912, p. 259).
Expr. Ménager la chèvre et le chou. S'efforcer de ne déplaire à aucun des deux adversaires ou des deux partis en présence; user d'adresse afin de ne froisser personne. Drôle de foire, dit Lambert. La moitié des gens qui sont ici ne demanderait qu'à massacrer l'autre. Forcément puisque tu as choisi de ménager la chèvre et le chou. − Tu appelles ça les ménager? J'ai mécontenté tout le monde (Beauvoir,Mandarins,1954, p.366):
5. Il n'est pas franc, c'est un monsieur cauteleux, toujours entre le zist et le zest. Il veut toujours ménager la chèvre et le chou. Quelle différence avec Forcheville! Voilà au moins un homme qui vous dit carrément sa façon de penser. Ça vous plaît ou ça ne vous plaît pas. Ce n'est pas comme l'autre qui n'est jamais ni figue ni raisin. Proust,Swann,1913, p. 265.
Var. «C'est vrai que X... c'est mieux que moi? − Tu sais bien que l'imitateur c'est toujours mieux que l'inventeur!». Cela ménageait la chèvre, le chou et la vérité. N'empêche que le livre de X... est tombé dans l'oubli et que le petit «Cornet» vit encore (Jacob,Cornet dés,1923, p. 9).
II. − Disposer, préparer, régler quelque chose avec adresse, soin.
A. − [Le suj. désigne une pers.]
1. Prendre des dispositions pour, régler, arranger avec adresse, soin, prudence. Ménager son coup, sa rentrée, une transition; ménager la réconciliation de deux personnes; ménager une entrevue entre deux personnes. Je devrais dès maintenant leur ménager une rencontre. Mais je sais si bien ce qui en sortira: une raison de plus de ne pas l'épouser. Et, ce que je cherche, c'est une raison de l'épouser (Montherl.,Démon bien,1937, p.1254).Il ménagea une pause, qui correspondait à l'arrivée du plateau de fromages (Romains,Hommes bonne vol.,1938, p.158):
6. Les récits qu'il tirait de son passé se composaient comme autant de romans bien venus et pleins de vie. Comme il savait ménager ses effets, jouer de l'imprévu, soutenir l'intérêt jusqu'au dénouement! Martin du G.,Souv. autobiogr.,1955, p. LXXIV.
Ménager qqc. à qqn.Lui préparer, lui réserver quelque chose. Ménager un avenir, une situation à qqn; ménager de la solitude et du silence à qqn. On en voulait presque à cette fille, maintenant, de n'avoir pas été trouver secrètement le Prussien, afin de ménager au réveil, une bonne surprise à ses compagnons (Maupass.,Contes et nouv., t. 2, Boule de suif, 1880, p. 140).
Emploi pronom. réfl.
[Le compl. désigne un inanimé] Se réserver, se préparer quelque chose. Se ménager une (porte de) sortie. L'abbé Guitrel se ménageait des occasions fréquentes de visiter les magasins de Rondonneau jeune, fabricant d'objets sacrés (A. France,Orme,1897, p. 35):
7. Il est bien vrai qu'il parle de la foi comme si elle était l'acte immédiat, la pensée la plus intime de sa pensée; mais ce n'est que pour se ménager une plus spécieuse retraite, pour céder à un plus subtil désir et livrer savamment son âme aux démons de la complexité. Massis,Jugements,1924, p. 100.
[Le compl. désigne une pers.] Se concilier quelqu'un. Il y a deux Mistral: un grand, un petit. Le petit croit à Paris, aux Instituts, à l'argent, est craintif dans son village, voudrait se ménager les instituteurs (lui, le traditionaliste). Et puis il y a le grand Mistral, celui qui écrivit Mireille à vingt-quatre ans (Barrès,Cahiers, t. 8, 1910, p. 131).
2. Installer, disposer avec adresse, avec soin. Ménager un passage, une ouverture. Le peintre lui-même, devant la mauvaise grâce du propriétaire, la coupa [la pièce], dans un bout, d'une cloison de planches, derrière laquelle il ménagea une cuisine et une chambre à coucher (Zola, Œuvre,1886, p. 258).Ils voulurent la cuisine au milieu. Au reste, les deux portes la situaient déjà, l'une, s'ouvrant de côté sur la grange, l'autre sur la cour. Ils firent ménager une fenêtre double sur le même pan de mur (Pesquidoux,Livre raison,1928, p. 145):
8. Que dira-t-il de ce bocage planté dans la cour du Louvre pour y masquer les belles lignes de l'architecture, lui qui avait pour principe de ménager de vastes espaces autour des habitations? Barrès,Cahiers, t. 10, 1913, p. 130.
Emploi pronom. réfl. [La bonne] avait si bien casé les ustensiles et les meubles, qu'elle s'était ménagé, près de la fenêtre, un coin libre où elle travaillait le soir (Zola,Page amour,1878, p.46).Derrière cette porte s'étend le reste du grenier, que j'ai coupé d'une cloison de briques pour me ménager en deçà une retraite habitable (Bosco,Mas Théot.,1945, p.174).
B. − [Le suj. désigne un inanimé concr. ou abstr.] Réserver, permettre quelque chose. Des idées qui ne ménagent rien de bon. Un vaste appentis descendra de la maison (...) en pente douce. Il couvrira tout. Assez élevé pour ménager l'air nécessaire à la conservation des vaisselles vinaires, à la tenue du vin lui-même (Pesquidoux,Livre raison,1925, p. 146).Sa susceptibilité lui ménageait fatalement d'«immenses chagrins», les amis intimes étant, dans l'éloge, toujours au-dessous de ce que le cher garçon aurait attendu d'eux (Blanche,Modèles,1928, p. 122).On le leurre de l'espoir de la guérison, pour la fin du printemps ou l'été. Mais les suites de la maladie se prolongent péniblement et lui ménagent une vie sans joie (Rolland,Beethoven, t. 1, 1937, p. 86).
REM. 1.
Ménageable, adj.Qui peut être ménagé, traité, réglé avec adresse, soin. Nicole est tout dans les intervalles, dans les nuances, aux confins des opinions ménageables; il n'est qu'un psychologiste habile et surtout un moraliste (Sainte-Beuve,Port-Royal, t. 4, 1859, p. 392).
2.
Ménageur, -euse, adj. et subst.(Celui, celle) qui ménage quelqu'un, le traite avec égards, réserve. Oh! la terreur de mon livre chez les peureux, chez les couards, chez les ménageurs de la chèvre et du chou! (Goncourt,Journal,1890, p.1246).Ce ne sera pas ces maîtres ménageurs qui feront notre firme et notre patronage (Péguy,Ève,1913, p. 907).
Prononc. et Orth.: [menaʒe], (il) ménage [mena:ʒ]. Ac. 1694, 1718: mesnager; dep. 1740: ménager. Étymol. et Hist. 1. a) 1309 «habiter» (Preuves de l'Hist. de Bret., I, col. 1226 ds Gdf.); b) 1450 «vaquer aux soins du ménage» (Arch. JJ 184, pièce 65, ibid.), sens att. en a. et m. fr., réputés ,,anc.`` ds Guérin 1892; 2. xves. «disposer, arranger» (ds FEW t. 6, 1, p. 190a qui précise ,,hapax``); 3. 1567 «administrer, gérer un bien» (Amyot, Périclès, 16 ds Hug.); d'où a) ca 1570 «disposer avec prudence» (La Boétie, 174 ds Littré); b) 1571 «tirer le meilleur parti de» (Id., La Mesnag. de Xenoph. ds Gdf.); 1605 [éd.] ménager le temps (O. de Serres, 808 ds Littré); 1679 ménager ses forces (Bossuet, Hist., III, 6, ibid.); 4. 1621 «régler, prendre des dispositions» mesnager accord (D'Aubigné, Livre des missives et discours milit., II ds Œuvres, éd. Reaume et de Caussade, I, 134); av. 1654 pronom. «disposer pour soi» (Guez de Balzac ds Besch. 1845); 5. a) 1628-30 «traiter quelqu'un avec égards» (D'Aubigné, Sa vie à ses enfants, loc. cit., I, 108); 1629 pronom. se mesnager avec qqn «id.» (Richelieu, Lettres, instructions diplomatiques..., éd. M. D'Avenel, III, 421 ds Haschke Richelieu, p. 78); b) mil. xviies. «traiter quelqu'un avec indulgence, bonté» (Retz, Mémoires, IIepart. ds Œuvres, éd. A. Feuillet, II, 8: en y ménageant avec soin tous mes amis); 6. a) 1646 «épargner le danger, la fatigue à quelqu'un» menager les troupes (Ablancourt, Ar. ds Rich. 1680); 1668 menager sa monture (Racine, Plaideurs, I, 1); b) 1662 pronom. «prendre soin de sa personne» (La Rochefoucault, Mémoires, II [année 1643] ds Œuvres, éd. D. L. Gilbert et J. Gourdault, II, 60); 7. 1690 «réserver, fournir la place nécessaire pour» (Fur.: Mesnager un escalier... dans l'espaisseur du mur). Dér. de ménage*; dés. -er. Fréq. abs. littér.: 2 114. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 3621, b)3437; xxes.: a)2663, b)2454.

Wiktionnaire

Nom commun

menage \mə.naʒ\ masculin

  1. Action, art de mener.
    • Le menage des voitures, des charrettes.

Nom commun

menage \Prononciation ?\

  1. Ménage.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

MÉNAGE. n. m.
Gouvernement domestique et tout ce qui concerne la dépense et l'entretien d'une famille. Il a un lourd ménage sur les bras. Être dans son ménage. Un ménage bien réglé, bien ordonné. Il donne tant à sa femme pour la dépense du ménage, pour faire aller le ménage. Ménage de garçon. Il a le soin du ménage. Ils font ménage ensemble. Ils font ménage commun. Il s'est mis en ménage depuis peu. Les détails du ménage. La tenue, la conduite du ménage. Toile de ménage, Toile dont le fil était fait dans les maisons particulières et qui avait plus de corps que celle que les marchands vendent ordinairement. Pain de ménage, Pain que l'on cuit dans les maisons particulières et qui est ordinairement d'une farine moins fine, d'une pâte moins légère que le pain de boulanger. Il se dit aussi du Pain de même nature que les boulangers vendent sous ce nom. Liqueurs de ménage, Liqueurs qu'on fait chez soi et pour son usage particulier. Fam., Avoir ménage en ville, Entretenir une maîtresse.

MÉNAGE se dit aussi des Meubles et ustensiles nécessaires à un ménage. Cette somme l'aidera à monter son ménage. Son ménage s'en va pièce à pièce. Articles de ménage. Petit ménage, et quelquefois Ménage, Ustensiles de ménage en réduction que l'on donne comme jouet aux petits enfants.

MÉNAGE signifie encore le Soin qu'on donne à l'arrangement et à la propreté des meubles d'un appartement. Cette servante est plus propre au ménage qu'à la cuisine. Faire le ménage. Femme de ménage, Femme qui vient du dehors pour prendre soin des choses du ménage. On dit, dans un sens analogue, Faire des ménages. Cette femme gagne sa vie à faire des ménages.

MÉNAGE désigne collectivement Toutes les personnes dont une famille est composée. Il y a trois ou quatre ménages logés dans cette maison. Il se dit également de l'Association d'un homme et d'une femme mariés ensemble. Mettre sa fille en ménage. Se mettre en ménage. Entrer en ménage. Troubler un ménage. Un jeune ménage. Un ménage uni. Un ménage bien assorti. Faux ménage se dit de Deux personnes vivant maritalement sans être mariées. Faire bon ménage, mauvais ménage, se dit d'un Mari et d'une femme qui vivent en bonne, en mauvaise intelligence. Par extension, Ces deux personnes font bon ménage ensemble. Ce chien et ce chat font bon ménage.

Littré (1872-1877)

MENAGE (me-na-j') s. m.
  • Action, art de mener. Le menage des voitures, des charrettes.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « menage »

 Dérivé de mener avec le suffixe -age.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Du français ménage.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Mener, et la finale age qui indique ordinairement l'action.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « menage »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
menage menaʒ

Citations contenant le mot « menage »

  • La plus utile et honorable science et occupation à une femme, c'est la science du ménage. Michel Eyquem de Montaigne, Essais, III, 9

Images d'illustration du mot « menage »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « menage »

Langue Traduction
Anglais housework
Espagnol tareas del hogar
Italien lavori di casa
Allemand hausarbeit
Chinois 家务
Arabe الأعمال المنزلية
Portugais tarefas domésticas
Russe домашние дела
Japonais 家事
Basque etxeko lanak
Corse casalinghi
Source : Google Translate API

Synonymes de « menage »

Source : synonymes de menage sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « menage »

Menage

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