Hardi : définition de hardi


Hardi : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

HARDI, -IE, adj., interj., adv. et subst. masc.

I. Adjectif
A. − [Avec valeur laudative] .
1.
a) [En parlant d'une pers.] Qui prend l'initiative dans des entreprises hasardeuses, risquées; avec un sens atténué qui a de l'assurance. Monsieur de Villefort, voulez-vous me permettre de vous présenter mon ami, M. le baron Danglars, un de nos plus hardis spéculateurs, pour qui la Bourse a eu vingt Austerlitz (Dumas père, Monte-Cristo,1848, IV, 8, p. 110).Il avait deviné, croyait-elle, qu'il la blesserait en devenant plus hardi (Maupass., Mt-Oriol,1887, p. 105).Même les saints, même les plus hardis héros, ont connu des heures de défaillance, de retombement et de doute (Gide, Journal,1934, p. 1210) :
1. Ce n'était plus Marius le rêveur enthousiaste, l'homme résolu, ardent et ferme, le hardi provocateur de la destinée, le cerveau qui échafaudait avenir sur avenir, le jeune esprit encombré de plans, de projets, de fiertés, d'idées et de volontés; c'était un chien perdu. Hugo, Misér., t. 1, 1862, p. 865.
SYNT. Hardi aventurier, capitaine, chasseur, chevalier, constructeur, corsaire, dompteur, lutteur, marin, montagnard, novateur, pionnier, précurseur, voyageur, défenseur; homme, peuple, réformateur hardi; nation hardie.
Hardi à, (plus rarement) pour + inf.Il [l'enfant] était fort, turbulent, hardi pour grimper dans les arbres (Maupass., Une vie,1883, p. 205).Hardies souvent à mal faire, les femmes sont gauches quand s'offre l'instant de se montrer émues et simples (Colette, Chambre d'hôtel,1940, p. 92).
En partic. [En parlant d'un joueur] Qui joue gros jeu sans crainte; qui tient longtemps avec un petit jeu. C'est un hardi joueur. Être hardi au jeu (Ac.).
Emploi subst. masc. Il ne sera pas dit (...) que, questionné, j'aurai balbutié. Le hardi qui fait peur, muet, ferait pitié (Hugo, Légende, t. 1, 1859, p. 278).
Emploi subst. masc. à valeur de neutre. L'année suivante (1675), il [Villars] continua de servir sa Flandre sous Condé encore, puis sous Luxembourg, l'un de ses maîtres pour le brillant et le hardi comme pour le bonheur (Sainte-Beuve, Caus. lundi, t. 13, 1851-62, p. 50).Les histoires de garçons perdus qui vous mettent à la fois du mou et du hardi au cœur [au cinéma] (Arnoux, Paris,1939, p. 307).
P. anal. [En parlant d'un animal] En hiver, pressé par la faim, sa lâcheté l'abandonne et il [le loup] devient très hardi, s'attaquant à l'homme même (Coupin, Animaux de nos pays,1909, p. 27).Des coqs hardis, toujours en humeur d'envahir (Pesquidoux, Livre raison,1925, p. 144).
CHASSE (fauconn.). [En parlant d'un oiseau de proie] Qui a du goût pour la chasse. (Dict. xixeet xxes.).
HÉRALD. Coq hardi. Coq représenté une patte levée, le bec ouvert. (Dict. xxes.).
b) P. ext.
[En parlant de la manière d'être physique ou morale d'une pers.] Assuré, ferme. Air, caractère hardi; aisance, allure, candeur, contenance, démarche, mine hardie. Jeanne avait alors dix-huit ans. Elle était belle de cette beauté hardie et fière qui semble être l'apanage exclusif des vieilles races (Ponson du Terr., Rocambole, t. 1, 1859, p. 165).M. Leconte de Lisle porte en jeune homme ses soixante-cinq ans, et à contempler sa large tête hâlée, ses traits hardis et réguliers, (...) on dirait plutôt un Breton, et un dur Breton, qu'un créole (Verlaine, Œuvres compl., t. 5, Vingt-sept biogr. (Leconte de Lisle), 1896, p. 289).Il leur expliqua, avec une franchise naïve et hardie, que la vie serait sans plaisir pour lui et sans utilité pour le parti s'il ne pouvait « jouer le grand jeu » (Maurois, Disraëli,1927, p. 193) :
2. ... elle était championne internationale de golf, elle avait beaucoup voyagé; ses cheveux courts, son chemisier bien coupé, sa large jupe à plis creux, son allure sportive, sa voix hardie dénotaient qu'elle avait grandi très loin de Saint-Thomas-d'Aquin... Beauvoir, Mém. j. fille,1958, p. 152.
[En parlant d'une chose] Qui dénote ou demande de la force, de la fermeté, du goût pour le risque. Coup, plan, projet, stratagème hardi; conception, démarche, expérience, idée, innovation, résolution, tentative, prévision(s) hardie(s). Le Sénat (...) n'est point l'ennemi des nouveautés généreuses ni des hardies initiatives (Fondateurs 3eRépubl., Ferry,1893, p. 311).Le voyage en auto Alger-Le Cap (...) à travers le Sahara n'est point un fait nouveau, mais c'est tout de même une entreprise hardie, pleine de difficultés et de hasards (Le Monde,19 janv. 1951, p. 7, col. 5) :
3. Le règne de Louis XVI s'ouvrit par deux décisions (...). La première fut d'appeler au ministère M. de Maurepas. Elle déplut à l'opinion publique, désappointée de voir revenir, alors qu'elle souhaitait une politique hardie et jeune, un ministre d'État de soixante-treize ans, élevé dans les traditions de l'ancienne cour... Maurois, Mes songes,1933, p. 110.
2. En partic.
a) Domaine de la vie intellectuelle
[En parlant de l'expression d'un écrivain, d'un style, d'une figure de style] Qui est au-dessus des règles communes; qui est hasardé, audacieux avec bonheur. Image, métaphore hardie. Morellet, dont la plume éloquente et hardie Plaida pour le malheur devant la tyrannie (Michaud, Printemps proscrit,1803, p. 57).Loin de moi le vulgaire odieux! Et d'un vaillant effort, s'il plaît aux Dieux, J'en veux polir, dans mes rimes hardies, Autant qu'Homère, esprit mélodieux, En son poëme a fait de rhapsodies (Banville, Cariat.,1842, p. 179) :
4. Je relis une fois de plus Cinna avec un ravissement et une admiration extrêmes (...). Écrivit-il [Corneille] jamais vers plus denses, d'une sonorité plus belle, d'une syntaxe plus hardie? Gide, Journal,1941, p. 71.
[En parlant d'une thèse, d'une doctrine, d'une opinion] Qu'il est ambitieux, difficile ou dangereux de soutenir. Hypothèse, paradoxe hardi(e). Il n'y a pas d'opinion si hardie en théologie, en politique ou en littérature, qui ne soit exposée et défendue avec la plus grande vigueur (Delécluze, Journal,1827, p. 393).Un platonisme trop hardi [serait] celui qui penserait que les idées donnent la vie; au lieu que la vie est donnée, et que c'est alors que les idées la peuvent aider (Alain, Propos,1924, p. 601).Peut-être la coopération de l'homme à la procréation deviendra-t-elle un jour inutile (...) mais rien n'autorise une anticipation si hardie (Beauvoir, Deux. sexe, t. 1, 1949, p. 42).
b) Domaine de l'art et des réalisations demandant une maîtrise particulière.Qui ne manifeste ou n'exprime aucune hésitation, aucune timidité. Ce musicien a le jeu hardi (Ac.). Ce chirurgien a la main hardie (Ac. 1932). Il me contait que ses improvisations [de Chopin] étaient beaucoup plus hardies que ses compositions achevées (Delacroix, Journal,1853, p. 22).Rien n'y sentait la peine [dans La Caravane de Boucher]; la touche était hardie et spirituelle; on discernait partout le grand maître (Nolhac, Boucher,1907, p. 192).La pointe libre, hardie, impatiente de Castiglione (Focillon, Maîtres estampe,1930, p. 83) :
5. Nous voyons dans cette œuvre [La Bataille d'Hastings de Debon] toutes sortes d'excellentes choses; − une belle couleur, la recherche sincère de la vérité, et la facilité hardie de composition qui fait les peintres d'histoire. Baudel., Salon,1845, p. 30.
[En parlant d'une réalisation] Qui semble être à la limite des possibilités de la technique; qui défie le sens commun; qui a un caractère extraordinaire. Clocher, pilier, viaduc hardi; arche, flèche, nef, passerelle, voûte hardie. [La vallée de Gondo] Après avoir traversé des ponts hardis, des souterrains prodigieux, car il y en a un où tout le poids de la montagne porte sur une pile de maçonnerie, ou parvient à une région un peu moins resserrée (Gautier, Italia,1852, p. 27).Les plafonds hardis que peignit Corrège à la bibliothèque et au dôme de Parme (Faure, Hist. art,1914, p. 421).
P. anal. Promontoire hardi; chutes hardies. Des ruisseaux de cristal circulent et bondissent parmi ces gorges, dont les contours sont hardis sans âpreté (Sand, Lettres voy.,1837, p. 32).Les escarpements hardis du cap Roux (Élie de Beaumont, Stratigraphie,1869, p. 321).
B. − [Avec valeur péj.]
1.
a) [En parlant d'une pers.] Effronté, insolent; téméraire. Dites donc, madame, je vous trouve hardie d'oser lever les yeux sur moi quand vous avez un amant chez vous! (Hugo, Angelo,1835, p. 56).[Le peuple parisien] une race de gens petite, sèche, maigre, pâle, hardie et sans gêne (Erckm.-Chatr.Hist. paysan, t. 2, 1870, p. 40).V. déluré ex. 1 :
6. Pour une petite fille qui affecte la dévotion, je vous trouve bien hardie dans vos propos. Tenez-vous Monsieur le Curé au courant de ces préoccupations étranges? Mauriac, Asmodée,1938, II, 4, p. 73.
Hardi(e) comme un page. C'est une jeune fille intelligente, mais hardie comme un page et dont il ne faut imiter ni les manières de garçon, ni la coiffure (Colette, Cl. école,1900, p. 197).
b) P. ext.
[Surtout en parlant de la manière d'être extérieure d'une pers.] Regard, sourire, ton hardi; gestes, mains, manières hardi(e)s. Les danseurs espagnols, quoique médiocres, ont un air cavalier, galant et hardi, que je préfère de beaucoup aux grâces équivoques et fades des nôtres (Gautier, Tra los montes,1843, p. 286).Autrefois belle, encore galante avec les pêcheurs, elle a des moustaches à présent, une carrure d'homme et la réplique hardie (Loti, Pêch. Isl.,1886, p. 213).
Provocant. Une femme hardie; un décolleté hardi; des manières, des œillades, des postures hardies. Il aperçut MmePélussin, forte personne qui promenait des appas hardis dans une toilette tapageuse (Vogüé, Morts,1899, p. 60) :
7. Un visage adorné d'un éclat non pareil, Un front d'ivoire mat et des yeux de soleil; Puis un hardi corsage, et, sur un flanc qui ploie, Des cheveux soyeux, pleins de délire et de joie... Banville, Cariat.,1842, p. 53.
2. En partic. [En parlant de paroles, d'écrits] Libre, à la limite de l'inconvenance. Synon. osé.Passage, propos, sous-entendus hardis; scène hardie. Il est très-vrai qu'il faut une clef pour plusieurs livres hardis du xviesiècle (Sainte-Beuve, Nouv. lundis, t. 8, 1864, p. 39).Les mots hardis, les gauloiseries, les allusions graveleuses le faisaient rougir si vite que le Dr Barbesol l'avait surnommé le thermomètre de la pudeur (Maupass., Contes et nouv., t. 2, Rosier MmeHusson, 1887, p. 688) :
8. Il [un ancien religieux] me dit que là où il était, cinq pour cent seulement des religieux connaissaient la vie d'union avec Dieu. Ceux qui n'ont pas cette expérience mystique s'embourgeoisent dans une vie spirituelle toute faite, dans le ronron des psaumes, luttent contre la chair, ce qui les contraint d'y songer, et s'en tirent par des plaisanteries hardies qui les dédommagent un peu. Green, Journal,1955-58, p. 26.
Cela est bien hardi. [Pour exprimer le fait qu'une liberté dans l'expression n'est pas approuvée par la critique qui n'ose pas non plus la condamner (d'apr. Ac.)]
II. − Interj. [Sert à exciter ou à encourager une pers. ou un groupe de pers. dans une tâche ou une action difficile et/ou dangereuse] Hardi les gars! Je finis par distinguer une canonnière arrêtée au pont de Bercy et s'efforçant de remonter le courant (...). Enfin un effort suprême la poussa en avant. Hardi, garçons!... (A. Daudet, Contes lundi,1873, p. 178).Dès que la cloche annonça la reprise des hostilités, ils se mirent à la poursuite des deux enfants pour les percuter. Et hardi! (Queneau, Pierrot,1942, p. 21) :
9. [Le père Antiq :] − ... hardi! arrache les grosses pierres, construis-en des murs, retourne-toi les ongles (...) M. Mistre est là qui te surveille. Arène, Tor Entrays,1876, p. 157.
[Avec un sens atténué] Hardi petit!, loc. interjective. Plampougnis (...) était bâti pour ne rien craindre de ce qui pourrait lui venir à la rencontre. Il aurait vu trois malandrins sortir de ce hallier, sans balancer il leur aurait fait face. On retrousse ses manches, on arrache quelque branche, quelque baliveau, et hardi petit, mon ami! (Pourrat, Gaspard,1922, p. 90).Je la rencontre dans la rue, la donzelle, sous la pluie (...) et trottant, hardi petit! (H. Bazin, Lève-toi,1952, p. 59).
III. − Adv., vx, pop. Beaucoup. Il n'y aura pas hardi de poisson au marché. − Il vente trop dur (Hugo, Travaill. mer,1866, p. 67).
IV. − Subst. masc., NUMISM. Monnaie frappée sous le règne de Louis XI, dont le type représente de face, le buste royal et au revers une croix et d'autres figures ou inscriptions. Au nom de Louis XI qui décréta que les hardis d'un denier en valaient trois, au nom de Henri II, lequel fit des henris d'or qui étaient en plomb; pendant cinq siècles, on a bouilli vifs les faux monnayeurs (Hugo, Paris,1867, p. 33).
Prononc. et Orth. : [aʀdi] init. asp. Att. ds. Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. I. Adj. 1. Ca 1100 « vaillant, courageux » (Roland, éd. J. Bédier, 2027); 2. 1160-74 fol hardi « téméraire » (Wace, Rou, éd. A.J. Holden, II, 4364); ca 1255 « impudent, insolent » (Recueil actes 12es.-13es., éd. M. Tailliar, 224); 3. av. 1648 « qui est audacieux avec bonheur (spéc. dans le domaine de l'intelligence et de l'art) » (Voiture, Lettres, 5 ds Littré). II. Interj. 1660 (Molière, Sganarelle, XXI). Part. passé d'un a. verbe *hardir, proprement « rendre dur » d'où « rendre courageux », lequel est issu de l'a.b.frq. *hardjan « rendre dur », dér. de l'adj. *hart « dur » (cf. all. hart « id. »). Fréq. abs. littér. : 2 084. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 3 737, b) 3 699; xxes. : a) 2 565, b) 2 148. Bbg. Hollyman 1957, p. 134. - Meiller (A.). L'Expr. si hardi ds qq. textes du xves. Trav. Ling. Litt. Strasbourg. 1967, t. 5, no1, pp. 220-223. - Venckeleer (T.). Le Sort des mots d'orig. germ... In : Congrès Internat. de Ling. et Philol. Rom. 13. 1971. Québec, 1976, t. 2, pp. 17-20.

Hardi : définition du Wiktionnaire

Adjectif

hardi (h aspiré)\aʁ.di\

  1. Qui ose beaucoup.
    • Les flibustiers sont gens hardis et surtout clairvoyants et rusés comme des singes. — (Gustave Aimard, Les Rois de l'océan: L'Olonnais, Paris : E. Dentu, 1877)
    • Il ne fallait pas un cœur moins hardi que le sien pour cette entreprise [présenter un hommage à une dame], et je ne sais encore comment elle lui réussira. — (Vincent Voiture, Lett., 4)
    • Un de nos fantassins, très bon nomenclateur,
      Du titre de hardi baptisant Monseigneur [le fils de Louis XIV],
      Le fera sous ce nom distinguer dans l’histoire.
      — (Jean de la Fontaine, Poésies mêlées, LXIV)
    • Stilicon était grand homme de guerre et grand politique, sage dans le conseil, hardi dans l’exécution, adroit à ménager les esprits. — (Esprit Fléchier, Historique de Théodose, IV, 75)
    • Je laisse aux plus hardis l’honneur de la carrière, — (Nicolas Boileau-Despréaux, Épît., I)
    • Narcisse, plus hardi, s’empresse pour lui plaire. — (Jean Racine, Brit., V, 8)
    • D’amis et de soldats une troupe hardie
      Aux portes du palais attend notre sortie.
      — (Jean Racine, Baj., IV, 7)
    • Peuple lâche en effet et né pour l’esclavage,
      Hardi contre Dieu seul…
      — (Jean Racine, Ath., III, 7)
    • Enfin l’adroit scalpel, le verre officieux
      Trahirent ces secrets ; le hardi botaniste
      Devint des végétaux l’habile anatomiste.
      — (Jacques Delille, Trois règnes, VI)
    • Mlle. Rose est bien hardie d’être sortie hier avec vous. — (Picard, Vieille tante, III, 4)
    • Il montre aux plus hardis à braver le danger. — (Jean Racine, Théb., I, 1)
  2. En parlant des choses qui sont faites ou dites hardiment
    • Un projet hardi. Une action, une entreprise hardie.
    • Semblable dans ses sauts hardis et dans sa légère démarche à ces animaux vigoureux et bondissants. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Louis de Bourbon)
    • Si de mon propre sang ma main versant des flots
      N'eût par ce coup hardi réprimé vos complots.
      — (Jean Racine, Ath., II, 7)
  3. (En particulier) Qu’il est dangereux ou difficile de soutenir, en parlant de doctrines, d’opinions, etc.
    • Mettre en avant les idées les plus hardies. Les doctrines hardies des novateurs.
    • Collins, magistrat de Londres, auteur du livre de la liberté de penser et de plusieurs autres ouvrages aussi hardis que philosophiques. — (Voltaire, Phil. Newt., I, 4)
    • La philosophie de Memmius est quelquefois un peu hardie ; on peut faire même reproche à celle de Cicéron et de tous les grands hommes de l’antiquité. — (Voltaire, Memmius, préface)
  4. Ferme, intrépide, assuré.
    • Il avait la mine hardie en ce péril.
  5. Insolent, effronté.
    • Voilà un drôle bien hardi. Hardi comme un page. Un hardi coquin. Cette fille a l’air hardi.
    • Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ? — (Jean de la Fontaine, Fabl., I, 10)
    • Un fourbe cependant, assez haut de corsage,
      Et qui lui ressemblait [à l’honneur] de geste et de visage,
      Prend son temps, et partout ce hardi suborneur
      S’en va chez les humains crier qu’il est l’honneur.
      — (Nicolas Boileau-Despréaux, Sat., XI)
    • Burrhus ose sur moi porter des mains hardies. — (Jean Racine, Brit., IV, 2)
    • Je sais mes perfidies, Œnone, et ne suis point de ces femmes hardies
      Qui, goûtant dans le crime une tranquille paix,
      Ont su se faire un front qui ne rougit jamais.
      — (Jean Racine, Phèdre, III, 3)
  6. (Par euphémisme) De certains écrits ou de certains spectacles qui ont quelque chose de risqué, qui choquent les convenances.
    • Il y a dans ce roman des passages hardis qui risquent de faire scandale.
  7. (Littérature) (Arts) Heureusement hasardé.
    • Ce maître d’écriture a la plume hardie, un style hardi.
    • Il fallait que la scène [dans l’Orphelin de la Chine] fût dans une salle de Confucius […] que tout fût neuf et hardi, que rien ne se ressentît de ces misérables bienséances françaises […] — (Voltaire, Lett. d’Argental, 17 septembre 1755)
    • Il faudrait une main plus hardie que la mienne pour entreprendre de représenter ce qui est en vous et en elle. — (Vincent Voiture, Lett., 5)
    • Ô toi…
      Qui, par les traits hardis d’un bizarre pinceau,
      Mit l’Italie en feu pour la perte d’un seau.
      — (Nicolas Boileau-Despréaux, Lutr. IV)
  8. (Arts) Conçu, exécuté avec une aisance qui ne dénote ni hésitation ni timidité.
    • Le dessin de ce tableau est noble et hardi.
    • Le jeu de ce musicien est hardi.
  9. Se dit aussi de certains ouvrages d’art qui ont quelque chose d’extraordinaire et de grand.
    • Il y a dans ce tableau des poses très hardies.
  10. (Architecture) Se dit des ouvrages qui, malgré leur masse, présentent élégance et légèreté.
    • Les cathédrales gothiques sont hardies. Un clocher hardi. Un escalier hardi.
    • Ces angles, ces fossés, ces hardis boulevards. — (Voltaire, Alz., II, 6)
    • Ces hardis monuments que l’univers admire… — (Voltaire, Sémiramis, I, 5)
  11. (Fauconnerie) Qui a goût à la chasse
    • Rendre le faucon hardi.
  12. Coq hardi (sens héraldique)
    (Héraldique) Se dit du coq qui est représenté la patte dextre relevée comme pour attaquer.
    • D’azur, à un coq hardi d’or, crêté et onglé de gueules posé sur un tertre de trois pics de sinople et accompagné en chef de deux molettes du second, qui est d’Allèves → voir illustration « coq hardi »
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Hardi : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

HARDI, IE. (H est aspirée.) adj.
qui est audacieux, entreprenant, qui se hasarde courageusement, qui ose beaucoup. Hardi comme un lion. De hardis aventuriers. Il est très hardi auprès des femmes. Il fut très hardi dans ses réponses. Un hardi réformateur. On dit de même Être hardi à parler, à entreprendre, etc. C'est un hardi joueur, se dit d'un Homme qui joue ordinairement gros jeu, ou qui joue une grosse somme avec un jeu médiocre. On dit dans le même sens Être hardi au jeu. Il se dit quelquefois pour Ferme, intrépide, assuré. Avoir la mine hardie, la contenance hardie. Il se dit aussi pour Insolent, impudent, effronté. C'est être bien hardi que répondre de la sorte. Cette fille a l'air hardi. Manières hardies. Ton hardi. C'est un hardi coquin, un hardi menteur, etc. Il se dit encore, surtout dans le premier sens, des Choses qui sont faites ou dites hardiment. Action hardie. Attaque hardie. Entreprise hardie. De hardis projets. Il a fait un coup bien hardi. Discours hardi. Le mot est hardi. Réponse, parole hardie. Il se dit particulièrement des Propositions, des opinions, des doctrines, etc., qu'il est difficile ou dangereux de soutenir. Cette proposition me paraît bien hardie. Il mit en avant les idées les plus hardies. Il se dit également, dans les ouvrages d'esprit, de Ce qui est heureusement hasardé, de ce qui s'élève au-dessus des règles communes. Pensée hardie. Figure, métaphore, image hardie. Expression hardie. Le style de cet auteur est hardi. Il se dit aussi par euphémisme de Certains écrits ou de certains spectacles qui ont quelque chose de risqué, qui choquent les convenances. Il y a dans ce roman des passages hardis qui risquent de faire scandale. Cela est bien hardi, se dit quelquefois d'une Licence, d'une alliance de mots, etc., que la critique ne saurait approuver, mais qu'elle n'ose condamner. Il se dit aussi, en termes de Beaux-Arts ou d'Arts, en parlant de la Manière d'exécuter, d'opérer, et signifie Qui est libre, franc, qui ne marque point d'hésitation, de timidité. Ce chirurgien a la main hardie. Ce peintre a le pinceau hardi, une manière hardie, la touche hardie. Dessin hardi. Ce musicien a le jeu hardi. Exécution hardie. Fig., C'est une plume hardie, il a la plume hardie, etc., se dit d'un Auteur qui a un style hardi, qui emploie souvent des expressions hardies; ou d'un Auteur qui écrit librement sur des matières délicates. Il se dit encore, en termes de Beaux-Arts, de Certains ouvrages qui ont quelque chose d'extraordinaire et de risqué. Il y a dans ce tableau des poses très hardies. Il se dit aussi des Ouvrages d'architecture qui sont d'une légèreté, d'une élégance que leur masse ou leur élévation, etc., ne semble pas comporter. Voilà une voûte bien hardie. Une construction d'une élégance hardie. Hardi! s'emploie comme interjection pour encourager. Hardi, les gars! Hardi, les enfants!

Hardi : définition du Littré (1872-1877)

HARDI (har-di, die) adj.
  • 1Qui ose beaucoup. De hardis aventuriers. Hardi comme un lion. Il est très hardi auprès des femmes. Un hardi réformateur. Il ne fallait pas un cœur moins hardi que le sien pour cette entreprise [présenter un hommage à une dame], et je ne sais encore comment elle lui réussira, Voiture, Lett. 4. Un de nos fantassins, très bon nomenclateur, Du titre de hardi baptisant Monseigneur [le fils de Louis XIV], Le fera sous ce nom distinguer dans l'histoire, La Fontaine, Poésies mêlées, LXIV. Stilicon était grand homme de guerre et grand politique, sage dans le conseil, hardi dans l'exécution, adroit à ménager les esprits, Fléchier, Hist. de Théodose, IV, 75. Je laisse aux plus hardis l'honneur de la carrière, Boileau, Épît. I. Il montre aux plus hardis à braver le danger, Racine, Théb. I, 1. Narcisse, plus hardi, s'empresse pour lui plaire, Racine, Brit. V, 8. D'amis et de soldats une troupe hardie Aux portes du palais attend notre sortie, Racine, Baj. IV, 7. Peuple lâche en effet et né pour l'esclavage, Hardi contre Dieu seul…, Racine, Ath. III, 7. Enfin l'adroit scalpel, le verre officieux Trahirent ces secrets ; le hardi botaniste Devint des végétaux l'habile anatomiste, Delille, Trois règnes, VI. Mlle Rose est bien hardie d'être sortie hier avec vous, Picard, Vieille tante, III, 4.

    Hardi à, suivi d'un infinitif. Celui-là [Turenne], d'un air plus froid, sans jamais rien avoir de lent, plus hardi à faire qu'à parler, Bossuet, Louis de Bourbon. Les hommes toujours hardis à juger les autres, sans épargner les souverains, Bossuet, Mar. Thér. Mais un traître qui n'est hardi qu'à m'offenser, Racine, Mithr. II, 4.

    C'est un hardi joueur, se dit d'un homme qui joue gros jeu ou qui tient avec petit jeu.

    On dit dans le même sens : être hardi au jeu.

    Terme de fauconnerie. Rendre le faucon hardi, lui donner goût à la chasse.

  • 2Ferme, intrépide, assuré. Il avait la mine hardie en ce péril.
  • 3En parlant des choses, qui dénote de la hardiesse. Un projet hardi. Une action, une entreprise hardie. Semblable dans ses sauts hardis et dans sa légère démarche à ces animaux vigoureux et bondissants, Bossuet, Louis de Bourbon. …Si de mon propre sang ma main versant des flots N'eût par ce coup hardi réprimé vos complots, Racine, Ath. II, 7.
  • 4Insolent, effronté. Voilà un drôle bien hardi. Hardi comme un page. Un hardi coquin. Cette fille a l'air hardi. Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ? La Fontaine, Fabl. I, 10. Un fourbe cependant, assez haut de corsage, Et qui lui ressemblait [à l'honneur] de geste et de visage, Prend son temps, et partout ce hardi suborneur S'en va chez les humains crier qu'il est l'honneur, Boileau, Sat. X. Burrhus ose sur moi porter des mains hardies, Racine, Brit. IV, 2. Je sais mes perfidies, Oenone, et ne suis point de ces femmes hardies Qui, goûtant dans le crime une tranquille paix, Ont su se faire un front qui ne rougit jamais, Racine, Phèdre, III, 3.
  • 5Qu'il est dangereux ou difficile de soutenir, en parlant de doctrines, d'opinions, etc. Mettre en avant les idées les plus hardies. Les doctrines hardies des novateurs. Collins, magistrat de Londres, auteur du livre de la liberté de penser et de plusieurs autres ouvrages aussi hardis que philosophiques, Voltaire, Phil. Newt. I, 4. La philosophie de Memmius est quelquefois un peu hardie ; on peut faire même reproche à celle de Cicéron et de tous les grands hommes de l'antiquité, Voltaire, Memmius, préface.
  • 6 Terme de littérature. Heureusement hasardé. Pensée, métaphore hardie. Un style hardi. Il fallait que la scène [dans l'Orphelin de la Chine] fût dans une salle de Confucius… que tout fût neuf et hardi, que rien ne se ressentît de ces misérables bienséances françaises…, Voltaire, Lett. d'Argental, 17 sept. 1755.

    Cela est bien hardi, c'est-à-dire c'est une licence, une alliance de mots qui étonne la critique et qu'elle n'ose ni approuver ni condamner.

    En termes d'art et de littérature, qui hasarde avec succès. Pinceau hardi. Ce maître d'écriture a la plume hardie. Il faudrait une main plus hardie que la mienne pour entreprendre de représenter ce qui est en vous et en elle, Voiture, Lett. 5. Ô toi… Qui, par les traits hardis d'un bizarre pinceau, Mis l'Italie en feu pour la perte d'un seau, Boileau, Lutr. IV.

    C'est une plume hardie, il a la plume hardie, se dit d'un auteur qui a un style hardi, et aussi d'un auteur qui écrit librement sur des matières délicates. Voltaire fut durant une grande partie du XVIIIe siècle une plume hardie.

  • 7Dans certains arts, conçu, exécuté avec une aisance qui ne dénote ni hésitation ni timidité. Le dessin de ce tableau est noble et hardi. Une écriture hardie. Le jeu de ce musicien est hardi. Exécution hardie. Des traits hardis.

    Il se dit aussi de certains ouvrages d'art qui ont quelque chose d'extraordinaire et de grand. Il y a dans ce tableau des poses très hardies.

    En architecture, il se dit des ouvrages qui, malgré leur masse, présentent élégance et légèreté. Les cathédrales gothiques sont hardies. Un clocher hardi. Un escalier hardi. Ces angles, ces fossés, ces hardis boulevards, Voltaire, Alz. II, 6. Ces hardis monuments que l'univers admire…, Voltaire, Sémiramis, I, 5.

  • 8 Terme de manége. Branche hardie, branche du mors dont le levier forme une longue saillie. Les branches hardies servent à ramener la tête du cheval.
  • 9Hardi, loc. interj. qui sert à exciter. Là, hardi ! tâche à faire un effort généreux En le tuant, tandis qu'il tourne le derrière, Molière, Sgan. 21.

    PROVERBE

    Il n'y a rien si hardi qu'une chemise de meunier, parce qu'elle prend tous les matins un larron au collet.

HISTORIQUE

XIe s. Sur tute gent est la tue [tienne] hardie, Ch. de Rol. CXXIV. Li quens [le comte] Rabels est chevaliers hardiz, ib. CCXLIII.

XIIe s. Et de bataille hardis et enseignés, Ronc. p. 65. Car je ne sui si forz ne si hardiz Qu'envers Amor [je] me peüsse contendre, Couci, V. Onc n'i ot si hardi ne tremblast com larron, Sax. XXII. Li plus hardi des trois voussist [voudrait] estre à Paris, ib. XXIV.

XIIIe s. Sachiés qu'il n'i ot si hardi à qui la char ne fremesist, Villehardouin, LXI. Mais plus hardie chose [que Pepin] ne fut onque choisie [vue], Berte, II. Ne cuida pas mes peres li rois au cuer hardit, ib. LIII. Il est establi, et de novel, que nus [nul] sers, ne nule serve ne soit si hardis qu'il face de son fils clerc, ne se [sa] fille metre en religion, Beaumanoir, XLV, 28. Et ce que noz disons qu'il soit hardis, c'est une vertu sans le [la] quele li baillis ne pot fere ce qui apartient à son office, Beaumanoir, I, 6.

XIVe s. Je croi bien que Bertran jà vieil ne vivera, Car il est trop hardis, occire se fera, Guesclin. 15823.

XVe s. …Il y avoit un bourgeois à Gand qui s'appeloit Jean Lyon, sage homme, subtil, hardi, cruel et entreprenant, Froissart, II, II, 52. Bon paintre pour faire banniere, Bon armurier fault que l'en quierre, Chevaucheur qui va main et tart En peril avant et arriere ; Chascun est hardi en son art, Deschamps, Poésies mss. f° 356. Hardi à l'escuelle et couart au baston, Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 304.

XVIe s. Deux longs tertres te ceignent, Qui de leur flanc hardi Les aquilons contraignent, Et les vents du midi, Ronsard, 410. Hardi gaigneur, hardi mangeur, Cotgrave Mieux vaut couard que trop hardi, Cotgrave Hardy de la langue, couard de la lance, Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 304.

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Hardi : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

* HARDI, adj. (Gram.) épithete qui marque une confiance de l’ame, qui nous présente comme faciles des entreprises qui étonnent les hommes ordinaires & les arrêtent. La différence de la témérité & de la hardiesse consiste dans le rapport qu’il y a entre la difficulté de la chose & les ressources de celui qui la tente. D’où il s’ensuit que tel homme ne se montre que hardi dans une conjoncture où un autre mériteroit le nom de téméraire. Mais on ne juge malheureusement & de la tentative & de l’homme que par l’évenement ; & souvent l’on blâme où il faudroit loüer, & on loüe où il faudroit blâmer. Combien d’entreprises dont le bon ou le mauvais succès n’a dépendu que d’une circonstance qu’il étoit impossible de prévoir ! Voyez l’article Hardiesse.

Le mot hardi a un grand nombre d’acceptions différentes tant au simple qu’au figuré : on dit un discours hardi, une action hardie, un bâtiment hardi. Un bâtiment est hardi, lorsque la délicatesse & la solidité de sa construction ne nous paroît pas proportionnée à sa hauteur & à son étendue : un dessinateur, un peintre, un artiste est hardi, lorsqu’il n’a pas redouté les difficultés de son art, & qu’il paroît les avoir surmontées sans effort.

Hardi, s. m. (Monnoie.) On donna d’abord ce nom en Guienne à une monnoie des princes anglois derniers ducs d’Aquitaine, & prédécesseurs de Charles de France, qui y étoient représentes tenant une épée nue. Ce nom qui se communiqua depuis aux petites especes de cuivre & de billon, a peut-être formé celui de liard dont nous nous servons, comme qui diroit li-hardi. Quoi qu’il en soit, le liard de Louis XI. n’étoit qu’une petite monnoie de billon : elle valoit trois deniers, & par conséquent faisoit la quatrieme partie d’un sou ; mais à l’exception de la Guienne qui lui donna le nom de hardi, toutes les autres provinces en-deçà de la Loire lui conserverent celui de liard, qui lui demeura. Voyez Liard. (D. J.)

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Étymologie de « hardi »

Étymologie de hardi - Littré

Provenc. ardit ; ital. ardito. Hardit est le participe du verbe hardir, que nous disons aujourd'hui enhardir ; hardir répond à l'ancien haut allemand hartjan, endurcir, rendre fort, de l'anc. haut all. harti, dur, en parlant des choses, fort, hardi, en parlant des personnes. La loi de Grimm ramène directement harti au sanscrit kratu, celui qui achève et aussi puissance ; c'est le grec ϰρατὺς, fort.

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Étymologie de hardi - Wiktionnaire

Le participe passé du verbe archaïque hardir, qui a donné l’actuel enhardir ; hardir répond à l’ancien haut allemand hartjan (« endurcir, rendre fort »), de l’ancien haut allemand harti (« dur, en parlant des choses ; fort, hardi, en parlant des personnes »). La loi de Grimm ramène directement harti au sanscrit kratu, « celui qui achève » et aussi « puissance » ; c'est l’adjectif grec se traduisant par « fort ».
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Phonétique du mot « hardi »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
hardi ardi play_arrow

Citations contenant le mot « hardi »

  • Mais aussi le retour d’une règle à calcul circulaire, un compte-tours qui fait reculer les minutes, une suspente de parachute qui résiste à tout et une plongeuse d’une fidélité irréprochable… Images ci-dessous : une suspente de parachute idéale pour une montre camouflée et un cadran qui fait « fumer » un rouge aussi ardent que hardi, BUSINESS MONTRES x ATLANTICO Quand le rouge se met à fumer et quand la cible a du plomb dans l’heure : c’est l’actualité caniculaire des montres
  • Il y a peu d’hommes méchants, mais nous sommes insuffisamment intelligents et hardis, sans doute par manque d’amour. De Abbé Pierre / La révolution est-elle pourrie ? 1947
  • Contemplez hardiment tous ceux qui sont costumés De se sacrifier à l’autel des beautés Vous verrez que le vent de leur légèreté Leur éteint le brasier aussitôt qu’ils l’allument. De Jean de Sponde / Premier recueil de poésie
  • On se fait communément une étrange idée de ce que c'est qu'une opinion neuve et hardie. C'est toujours une opinion vieille comme les rues, mais expliquée. De Alain / Propos sur le christianisme
  • L’imprimerie a été faite pour dire hardiment toutes les contradictions de l’esprit humain. De Xavier Doudan / Lettre - 27 Novembre 1842
  • Disons-le hardiment, philosopher, c'est expliquer au sens vulgaire des mots, le claire par l'obscur. De Jules Lagneau / De la métaphysique
  • Dormir, rêver peut-être, seul moyen d'ignorer hardiment les limites du temps. De Marguerite Andersen / Courts métrages et instantanés
  • L'innocence est souvent plus hardie que le vice n'est entreprenant. De Charles Pinot Duclos / Les Confessions du comte de ***
  • L'esprit nous sert quelquefois à faire hardiment des sottises. De François de La Rochefoucauld / Maximes
  • Comme on dit ordinairement : " Va ! calomnie hardiment, il en reste toujours quelque chose ... " De Francis Bacon
  • Attaquer hardiment, c’est vaincre à demi. De Proverbe basque
  • Il y a dans l'aurore du talent quelque chose de naïf et de hardi en même temps qui rappelle les grâces de l'enfance et aussi son heureuse insouciance des conventions qui régissent les hommes faits. De Eugène Delacroix / Journal
  • Osez prendre un plus grand essor : un tour d’imagination un peu hardi nous ouvre souvent des chemins pleins de lumière. De Vauvenargues / Réflexion sur divers sujets, 1746
  • Ce sont les petits désirs qui rendent un jeune homme hardi. De Giacomo Casanova / Histoire de ma vie
  • Il faut être hardi pour devenir heureux. De Chevalier de Méré / Maximes, sentences et réflexions morales et politiques

Traductions du mot « hardi »

Langue Traduction
Corse audacciu
Basque ausartenak
Japonais 大胆
Russe отважный
Portugais ousadia
Arabe جرأة
Chinois 大胆
Allemand gewagt
Italien audace
Espagnol atrevido
Anglais daring
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Synonymes de « hardi »

Source : synonymes de hardi sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « hardi »



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