La langue française

Langueur

Sommaire

  • Définitions du mot langueur
  • Étymologie de « langueur »
  • Phonétique de « langueur »
  • Citations contenant le mot « langueur »
  • Images d'illustration du mot « langueur »
  • Traductions du mot « langueur »
  • Synonymes de « langueur »
  • Antonymes de « langueur »

Définitions du mot langueur

Trésor de la Langue Française informatisé

LANGUEUR, subst. fém.

A. − Affaiblissement physique ou moral qui réduit considérablement les forces et l'activité d'une personne.
1. Vx ou littér. [La cause est de nature physique (maladie, blessure)] Entrer, être, tomber, tourner en langueur; se consumer de langueur. Je suis malade, messieurs, je me meurs de langueur, et vous m'excuserez si je ne puis me lever (Stendhal, Chartreuse,1839, p. 339).Une langueur qu'on craignait de voir dégénérer en consomption lente (Lamart., Raphaël,1849, p. 139):
1. Les enfants paraissaient atteints d'une maladie de langueur, ne mangeaient plus, accusaient des douleurs de ventre, traînaient quelque temps, puis expiraient au milieu d'abominables souffrances. Maupass., Contes et nouv., t. 2, Moiron, 1887, p. 1145.
Rem. Ac. souligne que dans ce sens le mot est souvent employé au plur. : Il ne sent point les langueurs de l'âge.
P. anal. État d'une plante qui végète, s'étiole, dépérit. La langueur ou l'activité de la végétation semblait dépendre d'influences célestes (Volney, Ruines,1791, p. 225).
2. [La cause est de nature morale]
a) Asthénie, affaiblissement de l'énergie morale et physique causée par une fatigue nerveuse, par une souffrance morale. La mort de sa femme l'a jeté dans un état de langueur dont il a peine à sortir (Ac.).La langueur, ou l'impuissance absolue de l'esprit (Cabanis, Rapp. phys et mor., t. 1, 1808, p. 453).Oui, mon Père, je mourrai de colère et de langueur si je ne le retrouve pas (Arnoux, Rêv. policier amat.,1945, p. 77):
2. Vous voilà condamné à la vie maintenant, cher ami, à une vie de langueur, d'empêchement et de souffrance, où votre âme stoïque s'épanouit quand même... Sand, Corresp.,1867, p. 163.
b) État d'âme mélancolique et rêveur qui rend nonchalant, sans énergie. Elles [les jeunes filles] lisent Loti et Fromentin, qui les laissent pleines de langueurs (Chardonne, Dest. sent., I, 1934, p. 67).Comme elle s'approchait de la fenêtre, une étrange langueur l'avait saisie à la vue de la campagne toute teintée d'une buée verte (Lacretelle, Hts ponts, t. 3, 1935, p. 125):
3. Les sanglots longs Des violons De l'automne Blessent mon cœur D'une langueur Monotone. Verlaine, Poèmes saturn.,1866, p. 72.
En partic. État d'âme dû aux tourments d'une passion amoureuse qui s'exprime par une mollesse de l'attitude ou des regards. La suavité et la gracieuse langueur des femmes de l'Asie, beauté bien plus féminine, bien plus amoureuse, bien plus fascinante pour le cœur que la beauté sévère et mâle des statues grecques (Lamart., Destinées poésie,1834, p. 393).La vivacité nerveuse de Juliette, qu'elle noyait d'une langueur étudiée (Zola, Page amour,1878, p. 882):
4. Yves se faisait de cet amour des représentations simples et précises; il imaginait des regards de langueur, des baisers furtifs, des mains longuement pressées, toute une romance qu'il méprisait. Mauriac, Myst. Frontenac,1933, p. 67.
B. − P. anal.
1. Caractère d'une chose (paysage, climat) dont la monotonie, la moiteur engendrent cet état d'âme. Après les langueurs extrêmes de cet interminable été, le ciel s'est levé couvert et tout bouleversé (Rivière, Corresp. [avec Alain-Fournier], 1906, p. 287).La mortelle langueur de l'après-dînée (Claudel, Feuilles Saints,1925, p. 625):
5. Je fuyais tes regards, je cherchais ma raison. Mais la langueur des champs, leur tristesse attrayante, À ma langueur secrète ajoutaient leur poison. Desb.-Valm., Élégies,1833, p. 70.
2. Affaiblissement de l'énergie, ralentissement de l'activité de quelque chose.
a) Ralentissement de l'activité, du développement (d'une entreprise, d'une société). M. Géraud dit qu'après cinq ans de langueur, cette année est excellente pour les manufacturiers (Michelet, Journal,1842, p. 475).
b) Manque d'intérêt, de mouvement, de chaleur (d'une œuvre artistique ou littéraire). Langueur d'un discours, d'une conversation. [David] fut frappé (...) de la langueur, de la faiblesse de ces honteuses productions de son temps (Delacroix, Journal,1860, p. 270):
6. Je sens fort bien que ces développements doivent jeter de la langueur dans la troisième partie de l'Essai, mais que faire à cela? Lamennais ds MmeV. Hugo, Hugo,1863, p. 6.
REM. 1.
Languison, subst. fém.,région., synon.Aux maladies s'ajoutaient l'ennui, la languison. Les plus vaillants n'avaient même pas le courage de travailler (A. Daudet, Port-Tarascon,1890, p. 128).
2.
Languissement, subst. masc.,région. Action, fait de languir; langueur. Frédéry avait trop de languissement à son Hospitalière et à son petit Frédy (Fabre, Chevrier,1867, p. 321).
3.
Languition, subst. fém.,région. Synon. de languison (supra rem. 1).J'avais une languition sotte qui me faisait regarder toutes les filles sans oser leur dire un mot (Sand, Maîtres sonneurs,1853, p. 17).
Prononc. et Orth. : [lɑ ̃goe:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Prob. av. 1130 (v. éd. pp. 200 et 261) [ms. fin xiie-début xiiies.] « maladie, état de faiblesse » ([Philippe de Thaon], Lapidaire alphabétique ds Lapidaires anglo-norm. éd. P. Studer et J. Evans, V, 989, p. 236); 2. a) ca 1180 « état d'abattement, de mélancolie dû à la passion amoureuse » (Thomas, Tristan, 2484, 3037 ds T.-L.); cf. 1269-78 (Jean de Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 4275 : Amors c'est langueur toute santeïve, C'est santé toute maladive) et 1525 (C. Marot, Élégie IV, 49, ds Œuvres lyriques, éd. C. A. Mayer, p. 224 : Oubly, Jalousie et langueur Suyvent Amours); b) 1670 « caractère de ce qui est empreint de ce sentiment » langueur [des yeux] (Racine, Bérénice, IV, 4); 3. a) 1564 « chagrin, malheur » (Indice de la Bible ds FEW t. 5, p. 163 a); b) 1765-70 « mélancolie, vague tristesse » (Rousseau, Confessions, VI, ds Œuvres éd. B. Gagnebin et M. Raymond, t. 1, p. 243); 4. a) 1580 « nonchalance, indolence, paresse » (Montaigne, Essais, I, XXVI, éd. A. Thibaudet, et M. Rat, p. 175); b) fin xviie-1remoitié xviiies. « manque de force, de chaleur (d'une production de l'esprit) » (Fontenelle, Du Verney ds Littré); c) 1780 [éd.] « stagnation (d'une activité écon.) » (Raynal, Hist. phil., VII, 14, ibid.). Du lat. languor « faiblesse, abattement, lassitude; maladie; inactivité, mollesse, tiédeur ». Fréq. abs. littér. : 1 109. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 2 152, b) 2 246; xxes. : a) 1 371, b) 850.

Wiktionnaire

Nom commun

langueur \lɑ̃.ɡœʁ\ féminin

  1. Affaiblissement physique et moral qui réduit considérablement les forces et l’activité d'une personne. Action, fait de languir.
    • Les Liméniennes ont toutes de belles couleurs, […], des yeux noirs d’une expression indéfinissable d’esprit, de fierté et de langueur ; […]. — (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
    • Un long baiser rescella leur pacte. Aïssa, lourde de langueur, avait renversé sa tête sur l’épaule de son amant. — (Victor Margueritte, Un cœur farouche, Paris : Ernest Flammarion, 1921 p. 61)
    • Les sanglots longs
      Des violons
      De l’automne
      Blessent mon cœur
      D’une langueur
      Monotone.
      — (Paul Verlaine, Chanson d’automne, 1866)
    • Atteint d’un mal nommé porphyrie, le pauvre garçon est contraint de s’abreuver de sang humain pour conjurer sa langueur chronique. — (François Rivière, Dracula, cent ans et toutes ses dents, dans Libération (journal), 31 décembre 1987)
  2. État d’abattement d’une personne faible et malade.
    • Il ne sent point les langueurs de l’âge.
    • Maladie de langueur (On l’employait dans ce sens au pluriel).
    • — Tranquillisez-vous, ma petite. C’est un peu de langueur. Dans deux jours vous serez sur pied. Reposez-vous. Vous prendrez votre potion, bien sagement, comme je vous l’ai ordonné… N’est-ce pas ? Vous me le promettez ?… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, pages 123-124.)
  3. (Vieilli) (Littéraire) Cause d’abattement et de nature physique (maladie ou blessure).
    • […]; encore sa vie fut-elle accidentellement écourtée, puisqu’il périt « de langueur » un an après avoir été éborgné par un corbeau. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)

Nom commun

langueur \lã.ɡwør\ féminin

  1. Langueur, maladie, état de faiblesse.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

LANGUEUR. n. f.
État d'abattement d'une personne faible et malade. Être en langueur. Maladie de langueur. On l'employait dans ce sens au pluriel. Il ne sent point les langueurs de l'âge. Il se dit plus ordinairement d'une Sorte d'abattement physique et moral causé par les fatigues de l'esprit, par les peines de l'âme, et principalement par celles qui viennent de l'amour. L'excès du travail l'a mis dans un état de langueur dont il a peine à sortir. La mort de sa femme l'a jeté dans une langueur d'où rien ne peut le tirer. Une secrète langueur s'est emparée de son âme. Des yeux pleins de langueur, d'une amoureuse langueur.

Littré (1872-1877)

LANGUEUR (lan-gheur) s. f.
  • 1Etat d'une personne affaiblie, malade. Maladie de langueur. Être en langueur. Il est revenu un gentilhomme de Commerci qui m'a fait peur de la santé du cardinal de Retz : ce n'est plus une vie, c'est une langueur, Sévigné, 28 juill. 1677. Ma tante est toujours très mal ; laissez-nous le soin de partir, nous ne souhaitons autre chose ; et même, s'il y avait quelque espérance de langueur, nous prendrions notre parti, Sévigné, 27 avr. 1672. Une langueur qui semble d'abord plus incommode que dangereuse ; des maux d'autant plus à plaindre que, n'étant pas assez connus, ils n'étaient pas peut-être assez plaints…, Fléchier, Dauphine. Il y a plus de deux ans qu'il est malade, et tant de médecins qui l'ont vu ne l'ont pu guérir, non plus que les eaux de Bourbon ; c'est une langueur dont son esprit ne se sent point, Bouhours, Chevalier de Méré. Après trois mois de langueur, elle [Mme de Maintenon] mourut à quatre-vingt-trois ans, le samedi 15 d'avril, Duclos, Mém. rég. Œuv. t. V, p. 402, dans POUGENS.

    Langueur d'estomac, état d'un estomac qui a perdu le ton nécessaire pour bien faire ses fonctions.

    Fig. Tenir en langueur, faire languir. …Ces lois dont la rigueur Tiennent mes souhaits en langueur, Malherbe, V, 19.

  • 2 Fig. Sorte d'affaiblissement moral et physique causé par les fatigues de l'esprit, par les peines de l'âme. L'excès du travail l'a mis dans un état de langueur dont il a peine à se tirer. La reine, qui se trouva grosse, et qui ne put par tout son crédit faire abandonner ces deux siéges qu'on vit enfin si mal réussir, tomba en langueur, et tout l'État languit avec elle, Bossuet, Reine d'Anglet. L'état de langueur qui me menaçait d'une mort prochaine, Fénelon, Dial. des morts mod. Charles-Quint, François 1er. La nature vous a donné ce feu avec lequel on ne sent jamais la langueur de l'âge ; vous serez plus philosophe, mais vous ne serez jamais vieux, Voltaire, Lett. Richelieu, 31 août 1751. L'impression que l'idée d'une mort prochaine faisait sur mon âme était moins de la tristesse qu'une langueur paisible et qui même avait ses douceurs, Rousseau, Confessions, VI.
  • 3Il se dit, dans un sens analogue, de la passion de l'amour. Moi qui m'étais défendu toute ma vie des tristesses, des langueurs et des inquiétudes de l'amour, Voiture, Lett. 43. De mes yeux interdits la confuse langueur Trahirait, malgré moi le secret de mon cœur, Th. Corneille, Ariane, II, 3. Un nuage confus se répand sur ma vue ; Je n'entends plus, je tombe en de douces langueurs ; Et pâle, sans haleine, interdite, éperdue, Un frisson me saisit, je tremble, je me meurs, Boileau, Traité du sublime, VIII. Soutiendrai-je ces yeux dont la douce langueur Sait si bien découvrir les chemins de mon cœur ? Racine, Bérén. IV, 4. Les yeux, qui vainement voulaient vous éviter, Déjà pleins de langueur, ne pouvaient vous quitter, Racine, Phèdre, II, 1.
  • 4État de l'âme qui se laisse aller à un état comparé à la langueur physique. Les langueurs d'une vie sans occupation. Je ne vous dirai pas avec quelles langueurs D'un si cruel exil j'ai souffert les longueurs, Corneille, Tite et Bérén. II, 5. Ce n'est pas que j'aie sur le cœur de n'avoir pas senti le plaisir d'être avec vous ; je vous jure et je vous proteste que je ne vous ai jamais regardée avec indifférence ni avec la langueur que donne quelquefois l'habitude, Sévigné, 12 juill. 1671. [Les bienheureux]… goûtent, dans les feux d'une éternelle ardeur, Des plaisirs sans regrets, du repos sans langueur, Voltaire, Henr. VII. Occupé sans tumulte, amusé sans langueur, Je méprise le monde et je vous y regrette, Voltaire, Lettres en vers et en prose, 27. Je n'irai point, en proie à de lâches amours, Aux langueurs d'un sérail abandonner mes jours, Voltaire, Zaïre, I, 2. Vous êtes bien mon Prométhée ; votre feu réveille les étincelles d'une âme affaiblie par tant de langueurs et de maux, Voltaire, Lett. Pr. roy. de Prusse, 1739. Vivez, madame, avec des amis qui adoucissent le fardeau de la vie, qui occupent l'âme et qui l'empêchent de tomber en langueur, Voltaire, Lett. Mme du Deffant, 15 mars 1769. Ce prince, seul, farouche, à ses langueurs livré, Aime à nourrir le fiel dont il est dévoré, Ducis, Hamlet, I, 1.
  • 5Absence d'intérêt, de chaleur, de mouvement dans les productions de l'esprit. Il y a de la langueur dans cet ouvrage. Cette chaleur ou se communique aux auditeurs, ou du moins les préserve d'une langueur involontaire qui aurait pu les gagner, Fontenelle, du Verney. Le spectateur pardonne tout, hors la langueur ; et, lorsqu'il est une fois ému, il examine rarement s'il a raison de l'être, Voltaire, Œdipe, lett. 5e.
  • 6Il se dit des choses qui n'ont point d'activité, de développement. La langueur du commerce, des affaires. Les sept cent cinquante-neuf plantations distribuées dans soixante-une vallées sortaient de leur langueur, et il s'en formait d'autres, Raynal, Hist. phil. VII, 14.

HISTORIQUE

XIIe s. De le [la] enferteit [infirmité] de ceste languor ne muert nulz, se cil non ki est encor floibes [faible], Job, p. 518. Si chaï [il chut, il tomba] en langur grevuse à desmesure, Th. le mart. 167.

XIIIe s. Sire, fai me dire à ton devin, de mon seigneur, que ge gart ci en langor, quant il morra, ne se il garra jamès de ceste maladie, Merlin, f° 47, verso. Et avint que maladie li prist ; et moult fu grant pieche en langour, Chr. de Rains, 222.

XIVe s. Comme dit Tulles, vice est langour de l'ame, Oresme, Eth. 42.

XVIe s. Refus, oubly, jalousie et langueur Suyvent amours, Marot, I, 340. Les douces passions, les delectables peines, Et les cheres langueurs dont les amours sont pleines, Desportes, Élégies, I, 7.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

LANGUEUR, (Mor.) il se dit des hommes & des sociétés. L’ame est dans la langueur, quand elle n’a ni les moyens ni l’espérance de satisfaire une passion qui la remplit ; elle reste occupée sans activité. Les états sont dans la langueur quand le dérangement de l’ordre général ne laisse plus voir distinctement au citoyen un but utile à ses travaux.

Langueur, s. f. (Méd.) est un mode ou espece de foiblesse plus facile à sentir qu’à définir ; elle est universelle ou particuliere ; on sent des langueurs d’estomac. Voyez Indigestion, Estomac. On éprouve des langueurs générales, ou un anéantissement de tout le corps ; on ne se sent propre à aucune espece d’exercice & de travail ; les muscles semblent refuser leur action ; on n’a pas même la volonté de les mouvoir, parce qu’on souffre un malaise quand on le fait ; c’est un symptome propre aux maladies chroniques, & particulierement à la chlorose ; il semble être approprié aux maladies dans lesquelles le sang & les humeurs qui en dérivent, sont vapides, sans ton & sans activité. Le corps, ou pour mieux dire, les fonctions corporelles ne sont pas les seules langueurs ; mais les opérations de l’esprit, c’est-à-dire, les facultés de sentir, de penser, d’imaginer, de raisonner, sont dans un état de langueur singulier ; telle est la dépendance où sont ces fonctions du corps. Ce symptome n’aggrave point les maladies chroniques ; il semble indiquer seulement l’état atonique du sang & des vaisseaux, la diminution du mouvement intestin putréfactif. Les remedes les plus appropriés par conséquent sont ceux qui peuvent réveiller & animer ce ton, qui peuvent augmenter la fermentation ou le mouvement intestin du sang, & l’action des vaisseaux sur les liquides ; tels sont l’équitation, les martiaux, les plantes cruciformes, les alkalis fixes & volatils, & généralement tous ceux qui sont réellement convenables dans les maladies dont la langueur est le symptome. Voyez Chlorose, Force, Foiblesse, &c. (m)

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Étymologie de « langueur »

(1130) De l’ancien français.
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Du latin languor.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Provenç. languor, langor ; espagn. languor ; ital. languore ; du lat. langorem.

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Phonétique du mot « langueur »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
langueur lɑ̃gœr

Citations contenant le mot « langueur »

  • C'est une très funeste tendance de notre âge de se figurer que nature c'est rêverie, c'est paresse, c'est langueur. De Jules Michelet / La montagne
  • Elas ! Pourquoy m'a elle procuree Mort a demy sans l'avoir assouvie ? Vie en langueur, telle est ma destinee, Quant je ne voy ma doulce dame en vie. Alain Chartier, Ballade de l'amie perdue
  • La langueur a ses usages ; mais quand elle est perpétuelle, c'est un assoupissement. Bernard Le Bovier de Fontenelle, Lettres galantes du chevalier d'Her
  • Prudence et langueur ont vaincu plus de résistance qu'audace et provocation. De Jacques Lamarche / La Dynastie des Lanthier
  • « Bonsoir la nuit, bonsoir les étoiles. Bonsoir le lion qui n’a plus de dents et qui ne mange que du yogourt sous le vieux château de Gordes, bonsoir le micocoulier et le chêne, bonsoir l’olivier… » Assis sur le banc de pierre accolé à la maison, une petite fille et son papa apprivoisent l’obscurité qui s’étend sur le maquis et exhale l’odeur des tilleuls. Quelques cigales stridulent avec langueur. Au-delà du muret du jardin, c’est la plaine de Gordes, à perte de vue, infiniment loin, jusqu’aux ombres hautes du Luberon. Le soleil a disparu depuis longtemps, mais la lumière oscille encore, et le crépuscule, parfois, a la couleur de l’or. Le Monde.fr, François Mitterrand, Anne et Mazarine Pingeot, à l’ombre des tilleuls
  • Merci le télétravail! Grâce à lui, malgré la pandémie, le confinement et l'économie frappée de langueur, de nombreux employés européens ont sauvé leur boulot. Il s'apparenterait même à une "véritable 'assurance-chômage' [qui] a permis de limiter fortement le recours au chômage technique ou partiel". C'est l'une des conclusions de la vaste étude menée par les chercheurs en sciences sociales du cabinet suisse Mobil'homme auprès de quelque 15 000 personnes en Belgique, France, Allemagne, Autriche, Espagne, Luxembourg et Suisse, en avril et mai 2020. A contrario, dans l'Hexagone, 86% de ceux qui ont perdu leur job ou qui sont passés au chômage technique occupaient un emploi non compatible avec le télétravail.  LExpress.fr, Le télétravail, une arme anti-chômage pendant la crise du Covid-19 en Europe - L'Express
  • Voûte d’église, voûte de cathédrale, cave voûtée, voûte des frondaisons, voûte céleste... Les voûtes nous envoûtent et nous invitent à chanter, à y produire des sons, à tester leurs acoustiques. En cet été si particulier où nous commencerons à goûter le plaisir de flâner, de nous retrouver, de découvrir de nouveaux paysages... Où nous, musiciens, pourrons enfin retrouver, avec prudence, le public, nous aurons la joie de faire résonner (re-sonner !) nos instruments et nos voix dans des lieux insolites, inusités, restés trop longtemps silencieux. Dedans, dehors, nous déroulerons les volutes des musiques du XVIIe siècle qui émeuvent le cœur, le portent à la tendresse, à la langueur, et... à l’amour. Marco Horvat : chant, théorbe et guitare baroque Olga Pitarch : chant Francisco Mañalich : chant, viole de gambe et guitare Clélia Horvat : chant Début du concert à 20h Entrée libre Places limitées : Réservation obligatoire Plateau pour soutenir les artistes , Concert voutes et volutes par l ensemble Faenza Grand Est ival a Point d Orgue : Concert Classique a Marmoutier
  • Sur le bord du lac, il y avait du monde ce week-end. Mais, le soleil avait joué les rabatteurs. La vie s’étalait de toute sa langueur. Des jeunes, des aînés, des grappes de gens éparpillées ça et là, chacune et chacun dans son bien-être, au bon parfum famille-fraise. Bien approvisionnées, les glacières étaient de sortie. centrepresseaveyron.fr, Rencontre - centrepresseaveyron.fr
  • Il y aura aussi le sentier lacustre. Il offre çà et là de belles opportunités de plongeons et de pique-nique. Ces trouées d’eau et d’ombre vous permettront une randonnée détendue et bucolique où il vous sera loisible de vous arrêter et, pourquoi pas, de repartir. Il restera alors la beauté des lieux, la profondeur d’une famille et des amis, la suite des jours, la langueur du temps, le repos… centrepresseaveyron.fr, L’été est bien maintenu, mais les animations sont au régime maigre - centrepresseaveyron.fr
  • Un air andalou flotte sur le gymnase Gallieni. Sur le terrain de sport, quelques-uns profitent de la langueur de ce début d'été pour piquer un somme, d'autres, livres en main, semblent embarqués dans un ailleurs lointain. Derrière le murmure tranquille des conversations, Patrice gratte son ukulélé. Installé à l'écart du groupe, en haut des gradins, un chapeau vissé sur ses yeux doux, il enchaîne discrètement des accords aux sonorités mélancoliques appris durant son séjour en Espagne. leparisien.fr, Délogés lors de la fermeture de l’aéroport, les SDF d’Orly ont trouvé leurs marques à Nogent - Le Parisien

Images d'illustration du mot « langueur »

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Traductions du mot « langueur »

Langue Traduction
Anglais languor
Espagnol languidez
Italien languore
Allemand mattigkeit
Chinois lang
Arabe كسل
Portugais langor
Russe томность
Japonais だるい
Basque languor
Corse lingua
Source : Google Translate API

Synonymes de « langueur »

Source : synonymes de langueur sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « langueur »

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