Grave : définition de grave


Grave : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

GRAVE1, adj.

A. − Sens concr. [L'adj. est postposé]
1. PHYS., vx. Corps grave. Corps lourd, pesant, dense. La pesanteur, qui contracte le globe terrestre et fait s'y précipiter les corps graves (Ozanam, Philos. Dante,1838, p. 264) :
1. ... quand je dis : les corps graves en chute libre parcourent des espaces proportionnels aux carrés des temps, je ne fais que donner la définition de la chute libre. Toutes les fois que la condition ne sera pas remplie, je dirai que la chute n'est pas libre, de sorte que la loi ne pourra jamais être en défaut. Poincaré, Valeur sc.,1905, p. 235.
P. métaph. Il ne voyageait pas, il décrivait une circonférence. C'était un corps grave, parcourant une orbite autour du globe terrestre, suivant les lois de la mécanique rationnelle (Verne, Tour monde,1873, p. 47).
Emploi subst. masc. plur. Les corps graves. Il y a en lui du pâtre chaldéen, et il a écrit sur les astres, les « graves », comme il les appelle, des pages d'une pénétrante poésie (L. Daudet, Salons et journaux,1917, p. 167).Les recherches clandestines (...) subissent un processus d'entraînement, analogue à la loi d'accélération de la chute des graves (Bourget, Drame,1921, p. 29).
2. ACOUSTIQUE, MUS., CHANT [En parlant d'une émission sonore, d'un son, d'un bruit] De fréquences basses, placé au bas de l'échelle musicale et du registre d'une voix ou d'un instrument. Synon. bas; anton. aigu, haut.Son, ton grave. La voix de poitrine (...) chez les soprano s'étend d'ordinaire du si grave au fa et au sol (Reybaud, J. Paturot,1842, p. 76).La harpiste, qui souvent, pour atteindre les notes graves, se penchait, avec un mouvement gracieux, comme si elle eût voulu nager sur les ondes sonores de la musique (Gautier, Rom. momie,1858, p. 199).
P. ext. Qui a un son bas. Cloche, voix grave. Il est désormais un homme. La voix est grave et mâle; mais, à tout instant, elle a des inflexions naïves et presque puériles (Duhamel, Suzanne,1941, p. 186).Je reconnais la voix suraiguë de Folcoche, le timbre grave de papa, les onomatopées de Fine (H. Bazin, Vipère,1948, p. 195) :
2. Les cloches se mirent à sonner : la plus aiguë d'abord, toute seule, comme un oiseau plaintif, interrogea le ciel; puis la seconde, une tierce au-dessous, se mêla à sa plainte; enfin vint la plus grave, à la quinte, qui semblait leur donner la réponse. Rolland, J.-Chr., Adolesc., 1905, p. 249.
Emploi subst.
Le grave. Le registre des sons ou des notes les plus basses. Passer du grave à l'aigu (pour la voix). La duchesse (...) (appelant en voix de tyrolienne , « É » dans le grave, « mile » dans l'aigu) : Émile! (Feydeau, Dame Maxim's,1914, II, 3, p. 36).Un accordéon d'aveugle trépigne dans l'aigu et dégringole dans le grave (H. Bazin, Mort pt cheval,1949, p. 130).
Les graves. Les sons graves (d'un instrument). (Ds Rob.).
3. ORTH. et PHONÉT.
a) Accent grave. Signe typographique, accent qui se trace de haut en bas et obliquement de gauche à droite sur certaines voyelles.
α) En fr. [Sur le e, marque en principe le son e ouvert] Je compatis à ton ennui : je sais ce que c'est que l'embêtement et je trouve qu'il devrait s'écrire avec trois h aspirées et un triple accent grave (Flaub., Corresp.,1845, p. 160).
[Sert à distinguer certains mots de leurs homon.] La/là, des/dès, ou/où, etc.
β) En grec ,,l'accent grave (...) remplace l'accent aigu sur la dernière syllabe d'un mot immédiatement suivi d'un autre mot accentué et (...) indique une élévation moindre de la voix`` (J. Allard, Gramm. gr., Paris, Hachette, 1957, p. 5).
b) Voyelle grave. Voyelle à forte aperture, à prononciation postvélaire. Les voyelles que l'âme expulse du corps qui s'ouvre jusqu'au fond, Les graves et les aiguës, l'a et l'i (Claudel, Repos 7ejour,1901, I, p. 807).Cf. Grammont, Versif. fr., 1908, p. 110.
B. − Sens abstr. [L'adj. peut être antéposé]
1. [En parlant d'une pers.] Qui manifeste ou affecte un très grand sérieux, de la réserve, de la dignité, dans ses actes, son comportement; qui donne de l'importance aux choses. Grave magistrat; juge, homme grave. Grave comme un juge, le maître d'hôtel, passant entre les épaules des convives les plats tout découpés (Flaub., MmeBovary, t. 1, 1857, p. 55).Le travail en rhétorique me fut bien utile. Cette année-là, je devins plus grave, plus sérieux. Je raisonnais, je philosophais chrétiennement avec M. Dorveau (Dupanloup, Journal,1820-21, p. 24) :
3. Il n'a pas envie de rire, et tous trois gardent leur sérieux. Ils savent quel ton convient à chaque cérémonie. On doit rester triste aux enterrements, dès le début, jusqu'à la fin, et grave aux mariages, jusqu'après la messe. Sinon, ce n'est plus amusant de jouer. Renard, Poil Carotte,1894, p. 206.
Vieilli, légèrement iron. Selon Polybe, ils payèrent une rançon; le témoignage de ce grave historien est confirmé par celui de Suétone (Michelet, Hist. romaine, t. 1, 1831, p. 137).Suivant l'exemple de beaucoup de graves auteurs, nous avons commencé l'histoire de notre héros une année avant sa naissance (Stendhal, Chartreuse,1839, p. 11).
P. méton. [En parlant de la physionomie, du comportement] Air, geste, pas, sourire, ton grave; tête grave. Son attitude vis-à-vis d'elle avait été grave, sévère, compassée, même un peu hautaine (Sandeau, Sacs,1851, p. 31).Les enfants qui vont par groupes à l'école, avec leurs figures soucieuses et graves d'avant la classe (Mauriac, Mém. intér.,1959, p. 28) :
4. Mon père ouvrit la porte. Il avait le visage si grave que maman, tout aussitôt, laissa paraître de l'angoisse. Mon père se découvrit et dit : − Pasteur est mort. C'est une grande perte pour le monde. Nous prîmes notre dîner dans le recueillement. Duhamel, Jard. bêtes sauv.,1934, p. 200.
Emploi subst. La physionomie du juge d'instruction s'était remise au grave (Bourget, Disciple,1889, p. 33).
P. anal. Grave. [En parlant d'un mouvement musical] De tempo lent ou modéré et de caractère sérieux ou majestueux. Une Fantaisie (...) qui constitue une suite véritable, car elle comprend un Grave, une Chaconne, une Loure et un Tambourin (D'Indy, Compos. mus.,1897-1900, p. 137).
P. ext. [En parlant de choses concr. ou abstr.] Les solennelles draperies vertes (...), les meubles graves de cet appartement où respirait la plus sévère magistrature, agissaient sur son moral (Balzac, Cous. Pons,1847, p. 26).Les mots les plus graves (tels que sacrifice, immolation, expiation), vidés de leur sens par la routine, sont employés avec une légèreté et une allégresse inconscientes (Teilhard de Ch., Milieu divin,1955, p. 116).
2. [En parlant de choses]
a) Qui a une très grande importance. Anton. insignifiant.Matière, question grave; raisons graves; choix grave; grave discussion, problème; excessivement, extrêmement, fort, particulièrement grave; pas bien grave, beaucoup plus grave. C'est grave, un mariage... On s'engage pour la vie entière... pour toute la vie (Pagnol, Marius,1931, IV, 2, p. 249).Mais on ne retire pas ses enfants à une jeune femme sans motifs graves (H. Bazin, Vipère,1948, p. 21).
P. plaisant. Quelle parure sied? − Quelle couleur va bien? S'il faut mettre du rouge ou non (question grave!) (Gautier, Albertus,1833, p. 138).Ils étaient préoccupés tous deux de la grave question de savoir qui offrait le dîner à l'autre (Rolland, J.-Chr., Matin, 1904, p. 151).
b) Susceptible de conséquences étendues, de suites fâcheuses, dangereuses. Affaire, situation grave; cas grave; l'heure est grave. Gallant de Saint-Phlin est un bon Français. Le pays le trouverait aux jours graves! (Barrès, Déracinés,1897, p. 33).Antoine doutait si ce n'était point une grave responsabilité que de le laisser partir ainsi (Gide, Faux-monn.,1925, p. 941) :
5. ... Quelque Chose se développe dans le Monde, au moyen de nous, − peut-être à nos dépens. Et, ce qui est plus grave encore, nous nous apercevons que, dans la grande partie engagée, nous sommes les joueurs, en même temps que les cartes et l'enjeu. Rien ne continuera plus, si nous quittons la table. Teilhard de Ch., Phénom. hum.,1955, p. 255.
En partic.
[En parlant d'un accident, d'une maladie] Anton. bénin, léger.Blessure, brûlure, maladie grave. Une courte maladie de Frédie. Rien de grave. Une simple indigestion, due à la surabondance de haricots rouges (H. Bazin, Vipère,1948, p. 53).Des caisses de fusées s'enflamment et les explosions se succèdent. Quoiqu'il n'y ait aucun danger grave, la panique s'empare de la foule (Bernanos, Dialog. Carm.,1948, 1, p. 1567) :
6. − Voilà, dit-il; pas la peine de te mettre à l'envers. Ce n'est pas grave. Ce n'est pas grave. Mais c'est sérieux. Il avait la poitrine faible. Il suffisait d'une pichenette. Il n'est plus question qu'il retourne en classe. Repos, repos et repos. Cocteau, Enfants terr.,1929, p. 41.
P. méton. [En parlant d'une pers.] Gravement atteint. Un mort, deux blessés graves, tous les autres blessés légers, avait dit l'officier de service au téléphone (Malraux, Espoir,1937, p. 824).Chez certains déprimés graves, le sens même de la propriété est atteint, ils nient que leurs habits, leur maison soient à eux (Mounier, Traité caract.,1946, p. 534).
[En parlant d'une faute, d'une punition] Sévère ou de nature à entraîner un jugement sévère. Faute, injure, péché, sanction grave. Croyant tous les hommes politiques véreux, le crime de concussion lui paraissait moins grave que le plus léger délit de vol (Proust, Guermantes 1,1920, p. 27).Quant aux œufs, Frédie les avait volés à Bertine, c'est évident (...). Tout cela est très grave et mérite une punition exemplaire (H. Bazin, Vipère,1948, p. 166) :
7. − Vous vous êtes écartée de Dieu, je le sais. Je ne vous dirai pas comme d'autres : cela est terrible. Certes, il est grave de ne pas faire ses Pâques, de vivre en dehors de l'Église. Mais il y a plus grave que cela. On peut accomplir tous les gestes extérieurs de la fidélité et être infidèle en esprit. Daniel-Rops, Mort,1934, p. 169.
SYNT. Grave confusion, crise, décision, défaut, difficulté, imprudence, inconvénient, lacune, objection, préjudice, question; accusation, affaire, chose, circonstance, délit, empêchement, événement grave; conséquences, désordres, dommages, inquiétudes, nouvelles, pensées, réflexions, reproches, soucis graves.
REM.
Gravissime, adj.Extrêmement grave. En proie aux immenses difficultés nerveuses et intellectuelles de situations gravissimes et de problèmes d'une extrême complexité (Valéry, Mauv. pens.1942, p. 100).États hémorragiques gravissimes (R. Schwartz, Nouv. remèdes et mal. act.,1965, p. 93).
Prononc. et Orth. : [gʀa:v]. Passy 1914 et Warn. 1968 admettent, en outre, [gʀ ɑ:v], prononc. que DG ne note qu'à titre hist. Le mot est ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Début xives. « qui a de l'importance » (Aimé de Mont-Cassin, Yst. de li Normant, éd. V. de Bartholomaeis, p. 40, 2); 2. xves. acoust. (Fauconnerie d'Albert le Grand ds Delb. Rec. d'apr. DG); 3. 1533 gramm. (Montflory, Briefve doctrine pour deuement escripre ds Beaul. t. 2, p. 117); 4. 1542 fig. « lourd, pesant » (Deroziers, trad. de Dion Cassius, Hist. rom., L. LII, ch. 86-194-rods Hug.); 1690 phys. (Fur.); 5. 1542 « sévère, sombre » (Deroziers, op. cit., L. XLV, ch. 59-109 ro− ds Hug.); 1549 « sévère, austère » (Est.). Empr. au lat.gravis « bas (d'un son) », « sérieux, digne » « puissant », attesté également comme terme de gramm.; a éliminé l'adj. grief*. Fréq. abs. littér. : 8 111. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 8 905, b) 13 852; xxes. : a) 12 312, b) 12 069.

GRAVE2, subst.

I. − Subst. fém., vx
A. − Région.
1. Région. (Terre-Neuve, Cévennes). Plage de cailloux ou de galets. Synon. grève.Quand on pense pourtant que ce vin (...) ça vient dans un terrain aussi empierré que la grave de la rivière d'Orb (Fabre, Barnabé,1875, p. 162).
2. Région. (Maine). Gravier. Les groies sont effectivement des champs pleins de grave (R. Verdier, La « dialectoponymie » ds Actes du Colloque d'onomastique et de dialectologie de Loches [mai 1978], Dijon, 1980, p. 197).
B. − Au plur., région. (Gironde). Terrains secs faits de graviers mêlés de sable ou d'argile, en bordure de la forêt landaise entre Lesparre et Langon, et plantés de vignobles renommés. Côtes de graves. À quelques kilomètres de la rive [de la Garonne], existent des graves qui, sous condition d'être bien drainées, produisent des vins de bonne qualité (Encyclop. pratique des vins du monde, Paris, Atlas, 1979, p. 41).
II. − Subst. masc. [P. méton. de I B] (Vin de) graves ou Graves. Vin provenant de vignes cultivées sur la rive gauche de la Garonne entre Bordeaux et Langon. Une bouteille de Graves. Des anecdotes précieuses (...) racontées entre quelques coups de ce joli petit vin de graves et ces beurrées de craquelins (Balzac, Corresp.,1829, p. 387).Le graves sec se boira à la température du seau à glace (P.-M. Doutrelant, Les Bons vins et les autres, Paris, Seuil, 1976, p. 200).
Prononc. : [gʀa:v]. Étymol. et Hist. 1. 1390 « gravier » (Ord. du 31 mai, Arch. mun. Rouen, reg. A I, fo132 vods Gdf.); 1530 fém. sing. « grève » (Archives historiques du département de la Gironde, t. 4, p. 156); spéc. 1678 chez les pêcheurs de Terre-neuve (Guillet, 3epart.); 2. 1525 plur. « terrain caillouteux, excellent pour la vigne, dans la région bordelaise » (Arch. Gir., Not., Brunet, 67-4 ds Gdf.); d'où 1829 masc. « vin produit par ces vignobles » (Balzac, supra). Var. dial. de grève1*. Bbg. Söll (L.). Afrz. grave « Wald » (?) bei Marie de France. Arch. St. n. Spr. 1965, t. 201, pp. 193-196.

Grave : définition du Wiktionnaire

Adjectif

grave \ɡʁav\ masculin et féminin identiques (superlatif : gravissime)

  1. Qui peut avoir des conséquences fâcheuses.
    • Ce qui est plus grave, c'est que, d’auteur en auteur, les hypothèses sont devenues des certitudes et l'on peut lire dans des ouvrages de vulgarisation les plus étonnantes affirmations, jamais vérifiées, jamais critiquées, prises un jour à la source du possible et entraînées depuis dans le flot de l’indiscutable. — (André Leroi-Gourhan, Les religions de la préhistoire, Presses universitaires de France, 1971, p. 144)
    • Une maladie, une blessure grave.
  2. Qui agit, qui parle avec un air sage, avec circonspection et dignité.
    • Quand on lui demandait son avis, il répétait poliment l’opinion de la majorité. Rien ne parvint à lasser sa patience, ni les rêves creux du marquis qui parlait des Bourbons comme au lendemain de 1815, ni les effusions bourgeoises de Roudier, qui s’attendrissait en comptant le nombre de paires de chaussettes qu’il avait fournies jadis au roi citoyen. Au contraire, il paraissait fort à l’aise au milieu de cette tour de Babel. Parfois, quand tous ces grotesques tapaient à bras raccourcis sur la République, on voyait ses yeux rire sans que ses lèvres perdissent leur moue d’homme grave. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 96-97)
    • La voix du négociant — merrains, traverses de chemin de fer et bois de mine — a quelque chose d’insolitement grave. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Avoir un visage grave.
  3. Qui exclue toute idée d’enjouement, de plaisanterie, de gaieté.
    • […] debout près de la barre, Jean Donnard, grave et sombre, se signa, comme il avait coutume de faire chaque fois qu’il partait vers le large. — (Octave Mirbeau, Les eaux muettes )
    • Il essaya de donner un tour moins grave à la conversation.
    • [...] le major, grave comme un chirurgien qui va couper une jambe... — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, ch. XIX, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
  4. (Musique) Lent, majestueux, solennel.
  5. (Musique) Qui est de fréquence basse, en parlant d’une note.
  6. (Musique) (Par extension) Se dit d’un instrument qui a la propriété de produire facilement des notes essentiellement graves.
    • Une guitare grave.
  7. (Physique) (Vieilli) Qui est soumis à la gravité.
    • Un corps grave posé sur un plan est mis en mouvement par toute force si petite soit-elle, ce qui incline ce plan. — (Héron d'Alexandrie; « Les mécaniques ou l’élévateur »; traduit par Carra de Vaux de la version arabe de Qostâ Ibn Lûqâ)
  8. (Argot) Qui est atteint gravement.
    • Je retrouve devant l'entrée de mon immeuble la petite agitation nocturne habituelle : bicraves et camés graves qui se fixent dans la tasse Decaux dont ils ont bricolé le mécanisme ouvrant la porte coulissante. — (Paul Smaïl -Casa, la casa, page 165, Éditions Balland, 1998)

Adverbe

grave \ɡʁav\

  1. (Argot) (Familier) Beaucoup ; très ; excessivement.
    • À leur contact on renouvelait notre provision de mots en circulation chez les jeunes, dont ils nous transmettaient l’usage à bon escient, nous permettant de pouvoir intégrer à notre vocabulaire « j’hallucine grave », « un truc de ouf », d’être dans la même énonciation des choses qu’eux. — (Annie Ernaux, Les années, Gallimard, 2008, collection Folio, page 199.)
    • Mes gamins y m’manquent grave, dites-leur qu'on se capte la semaine prochaine ici, au supermarché, tiens, prends ça !... 20 keusses, c'est pour la note ! — (Ferréz, Manuel pratique de la haine, traduit du brésilien par Paula Anacaona, Paris : Anacaona éd., 2009)
    • D'habitude j'aime ça, le prof, M. Rullier, ça va, mais là je sais pas ce qu'il avait il était grave relou. — (Sylvain Pattieu, Des impatientes, Éditions du Rouergue, 2012)
    • Il était rentré dans une minuscule piaule, dont l'éclairage qui valait pas lerche reposait au père Lachaise, qui fouettait grave le chacal ! — (Jean-Louis La Carbona, Toubkal sur Saône, Éditions Edilivre, 2014, page 196)
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Grave : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

GRAVE. adj. des deux genres
. Qui agit, qui parle avec un air sage, avec circonspection et dignité. Un homme grave. Un grave magistrat. Il est grave dans ses discours. Il ne se hâte point, il ne s'échauffe point, il est toujours grave. Il se dit, dans une acception analogue, du Maintien, de l'air, du ton, etc. Contenance grave. Maintien grave. Mine grave. Il se dit, par extension, des Choses qui excluent toute idée d'enjouement, de plaisanterie, de gaieté. Il essaya de donner un tour moins grave à la conversation. Des pensées graves. Un style grave. Une harmonie grave et solennelle. Substantivement, Passer du grave au doux. Autorité grave, Autorité qui est d'un grand poids, d'une grande considération dans la matière dont il s'agit, notamment dans les matières de morale, de jurisprudence, de théologie, d'histoire. Il signifie aussi Qui est important, qui est de conséquence. Matière grave. Il ne faut point badiner sur un sujet si grave. Faute grave. Injure grave. Motif grave. Circonstances graves. Le cas est grave. Il se dit, particulièrement, de Ce qui peut avoir des conséquences fâcheuses. Maladie grave. Blessure grave. L'affaire devint très grave. Il se dit encore des Sons, des notes basses, par opposition aux Sons, aux notes aiguës. On ne l'emploie guère qu'en termes de Musique, ou en parlant de la déclamation théâtrale. Note grave. Voix grave. La voix de ce chanteur est assez belle dans les cordes graves. On dit comme nom Passer de l'aigu au grave, du grave à l'aigu, etc. En termes de Grammaire, Accent grave, Accent qui va en descendant de gauche à droite ( ` ), et qui se place sur e dans certains mots pour marquer que le son en est ouvert : Procès, succès; sur a dans déjà; sur a, e et u pour distinguer par l'orthographe certains homonymes : à, a; là, la; dès, des; où, ou. Il signifiait autrefois, et signifie quelquefois encore, Qui, en vertu de sa pesanteur, tend vers le centre de la terre. Les corps graves.

Grave : définition du Littré (1872-1877)

GRAVE (gra-v'. Du temps de Chifflet, Gramm. p. 183, on prononçait grâve) adj.
  • 1 Terme de physique. Qui a un certain poids. Les corps graves.
  • 2 Fig. Qui a du poids, du sérieux, de la réserve. Et certainement, messieurs, je puis dire avec confiance que l'amour de la justice était comme né avec ce grave magistrat, et qu'il croissait avec lui dès l'enfance, Bossuet, le Tellier. Toujours libre dans la conversation, toujours grave dans les affaires, Bossuet, ib. Une gravité trop étudiée devient comique …cela ne s'appelle pas être grave, mais en jouer le personnage ; celui qui songe à le devenir ne le sera jamais, La Bruyère, XII. Il en est des manières et de la façon de vivre comme des modes : les Français changent de mœurs selon l'âge de leurs rois ; le monarque pourrait même parvenir à rendre la nation grave s'il l'avait entrepris, Montesquieu, Lett. pers. 99. Il avait choisi un avocat qu'il croyait fort grave et qui n'était que pesant, Voltaire, Lett. d'Argental, 19 juill. 1776.
  • 3Il se dit, en ce sens, des manières, des mœurs, des pensées, du style. Des mœurs graves et simples. Enfin d'un maintien grave et d'une voix altière Polynice tout haut pousse cette prière, Rotrou, Antig. III, 2. La pensée de la mort ne rendit pas sa vieillesse moins tranquille ni moins agréable ; dans la même vivacité, on lui vit faire seulement de plus graves réflexions sur la caducité de son âge, Bossuet, le Tellier. L'air décent est nécessaire partout ; mais l'air grave n'est convenable que dans les fonctions d'un ministère important, dans un conseil, Voltaire, Dict. phil. Grave. Le style grave évite les saillies, les plaisanteries ; s'il s'élève quelquefois au sublime, si, dans l'occasion, il est touchant, il rentre bientôt dans cette sagesse, dans cette simplicité noble qui fait son caractère ; il a de la force, mais peu de hardiesse, Voltaire, ib.
  • 4Qui a de l'influence, du poids, de la considération. Une autorité grave. Ne puis-je pas dire, pour me servir des paroles fortes du plus grave des historiens [Tacite], qu'elle allait être précipitée dans la gloire ? Bossuet, Duch. d'Orl. Un auteur grave est celui dont les opinions sont suivies dans les matières contentieuses ; on ne le dit pas d'un auteur qui a écrit sur des choses hors de doute ; il serait ridicule d'appeler Euclide, Archimède des auteurs graves, Voltaire, Dict. phil. Grave. Un homme grave est celui qui s'est concilié de l'autorité, plus par sa sagesse que par son maintien, Voltaire, ib.
  • 5Important, de conséquence. David… fait venir son fils et son successeur, et, parmi plusieurs graves avertissements, il lui donne celui-ci très considérable…, Bossuet, Sermons, Justice, 2. Et garde-toi de rire en ce grave sujet, Boileau, Lutrin, I. Le rôle d'une jolie femme est beaucoup plus grave que l'on ne pense ; il n'y a rien de plus sérieux que ce qui se passe le matin à sa toilette, au milieu de ses domestiques, Montesquieu, Lett. pers. 110. Vous apportez sans doute à ce grave entretien Un cœur aigri, blessé, bien différent du mien, Delavigne, Paria, II, 3.
  • 6Qui peut entraîner des conséquences fâcheuses. C'est une affaire grave. Affaire grave, cas grave, se dit plutôt d'une cause criminelle que d'un procès civil, Voltaire, Dict. phil. Grave. Ces discussions prirent, dit-on, un caractère plus grave vers la fin de 1811 ; un témoin assure qu'alors le cardinal Fesch, jusque-là étranger à la politique, la mêla à ses controverses religieuses, Ségur, Hist. de Nap. II, 3.

    Dangereux. Blessure, maladie grave. Maladie grave suppose du danger, Voltaire, Dict. phil. Grave.

  • 7 Terme de musique. Il se dit des sons que produisent un petit nombre de vibrations en une seconde, par opposition aux sons aigus qui sont produits par beaucoup de vibrations en ce même intervalle de temps, ces sons étant considérés comme pesants par rapport aux sons aigus. La voix de ce chanteur est assez belle dans les cordes graves. Le freux est d'une grosseur moyenne entre le corbeau et la corbine ; et il a la voix plus grave que les autres corneilles, Buffon, Ois. t. v, p. 75. Sa voix [du buffle] est un mugissement épouvantable, d'un ton beaucoup plus fort et plus grave que celui d'un taureau, Buffon, Morc. choisis, p. 155.

    Se dit aussi d'un mouvement d'une certaine lenteur.

    En grammaire, on donne quelquefois à tort le nom de grave à une voyelle dont le son est profond par rapport à une autre dont le son est plus ouvert ; ainsi dans âge, â est grave par rapport à l'a dans sage.

  • 8 Terme de grammaire grecque. Accent grave, certaine modification de la voix qui s'opérait quand une syllabe finale d'un mot affecté de l'accent aigu se trouvait placée entre d'autres mots sans interruption du discours.

    Accent grave, petit signe ainsi figuré (\) qui indique cette modification de la voix.

    Terme de grammaire française. Accent grave, accent qui est tourné de gauche à droite (\). L'accent grave sert à marquer : 1° un e un peu moins ouvert que l'e pleinement ouvert : il complète ; 2° un e absolument ouvert : accès, succès ; 3° à distinguer certains mots de leurs homonymes, comme la préposition à du verbe il a, l'adverbe où de la conjonction ou, l'adverbe là de l'article la, etc.

    En ce sens, on dit un a grave, un e grave, un u grave.

  • 9 S. m. Terme de physique. Corps pesant. Newton trouve que la force qui fait tomber les graves sur la surface de la terre s'étend jusqu'à la lune et la retient dans son orbite, Buffon, Hist. nat. Preuv. th. terre, t. I, p. 189. Les découvertes de Galilée sur la chute des graves, Laplace, Expos. V, 15.

    Nom donné d'abord au poids appelé depuis kilogramme.

  • 10 Terme de littérature. Pensée, style grave. Heureux qui dans ses vers sait d'une voix légère Passer du grave au doux, du plaisant au sévère ! Boileau, Art p. I. Le grave est au sérieux ce que le plaisant est à l'enjoué : il a un degré de plus, et ce degré est considérable, Voltaire, Dict. phil. Grave.
  • 11 Terme de musique. Ton grave. Passer de l'aigu au grave et du grave à l'aigu. Le désordre est dans ses chants [au rossignol], il saute du grave à l'aigu, Chateaubriand, Génie, I, V, 5.

REMARQUE

Dans le sens physique, il se met après le substantif : un corps grave. Dans le sens moral il peut précéder le substantif : un grave magistrat, un magistrat grave.

SYNONYME

GRAVE, GRIEF. Ces deux mots ne sont synonymes que dans des locutions de ce genre : blessure grave, blessure griève. Grief est la forme ancienne dérivée du latin gravis ; grave est la forme moderne de ce même mot latin. Il n'y a donc entre ces deux mots d'autre nuance sinon que grave est plus habituel que grief, frappé d'une certaine désuétude.

GRAVE, SÉRIEUX., Un homme grave n'est pas celui qui ne rit jamais ; c'est celui qui ne choque point les bienséances de son état, de son âge et de son caractère. L'homme sérieux est celui qui se livre rarement à des mouvements de vivacité, de plaisanterie, ou bien qui s'occupe en son esprit de choses importantes, méditations ou affaires.

HISTORIQUE

XVIe s. Les maladies, la pauvreté… sont subjects graves, et qui grevent, Montaigne, III, 305. Nul homme grave et judicieux ne peult faire estime de ces choses, Montaigne, IV, 7. Ainsi l'a écrit Corneille Tacite, auteur bon et grave des plus et certes croyable, La Boétie, Serv. volont.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

1. GRAVE.
11Ajoutez : Sorte de morceau de musique. On doit citer de lui [le violoniste Leclair] un grave en ut mineur, connu sous le nom de Tombeau de Leclair, Journ. offic. 25 oct. 1875, p. 8846, 2e col.
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Grave : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

GRAVE, adj. en terme de Grammaire : on dit, accent grave, accent aigu, accent circonflexe ; & cela se dit également & des différentes élévations du son, & des signes prosodiques qui les caractérisent dans les langues anciennes, & des mêmes caracteres, tels que nous les employons aujourd’hui, quoique destinés à une autre fin (voyez Accent). (E. R. M.)

Grave, (Phys.) signifie la même chose que pesant ; on dit un corps grave, les graves. Voyez ci-après Gravité.

Grave, Gravité, (Gramm. Littérat. & Morale.) Grave, au sens moral, tient toûjours du Physique ; il exprime quelque chose de poids. C’est pourquoi on dit, un homme, un auteur, des maximes de poids, pour homme, auteur, maximes graves. Le grave est au sérieux ce que le plaisant est à l’enjoüé : il a un degré de plus ; & ce degré est considérable. On peut être sérieux par humeur, & même faute d’idées. On est grave ou par bienséance, ou par l’importance des idées qui donnent de la gravité. Il y a de la différence entre être grave & être un homme grave. C’est un défaut d’être grave hors de propos. Celui qui est grave dans la société est rarement recherché. Un homme grave est celui qui s’est concilié de l’autorité plus par sa sagesse que par son maintien.

Pietate gravem ac meritis si fortè virum quem.

L’air décent est nécessaire par-tout : mais l’air grave n’est convenable que dans les fonctions d’un ministere important, dans un conseil. Quand la gravité n’est que dans le maintien, comme il arrive très souvent, on dit gravement des inepties. Cette espece de ridicule inspire de l’aversion. On ne pardonne pas à qui veut en imposer par cet air d’autorité & de suffisance.

Le duc de la Rochefoucauld a dit que, la gravité est un mystere du corps inventé pour cacher les défauts de l’esprit. Sans examiner si cette expression, mystere du corps, est naturelle & juste, il suffit de remarquer que la réflexion est vraie pour tous ceux qui affectent la gravité, mais non pour ceux qui ont dans l’occasion une gravité convenable à la place qu’ils tiennent, au lieu où ils sont, aux matieres qu’on traite.

Un auteur grave est celui dont les opinions sont suivies dans les matieres contentieuses. On ne le dit pas d’un auteur qui a écrit sur des choses hors de doute. Il seroit ridicule d’appeller Euclide, Archimede, des auteurs graves.

Il y a de la gravité dans le style. Tite-Live, de Thou, ont écrit avec gravité. On ne peut pas dire la même chose de Tacite, qui a recherché la précision, & qui laisse voir de la malignité ; encore moins du cardinal de Retz, qui met quelquefois dans ses récits une gaieté déplacée, & qui s’écarte quelquefois des bienséances.

Le style grave évite les saillies, les plaisanteries ; s’il s’éleve quelquefois au sublime, si dans l’occasion il est touchant, il rentre bien-tôt dans cette sagesse, dans cette simplicité noble qui fait son caractere ; il a de la force, mais peu de hardiesse. Sa plus grande difficulté est de n’être point monotone.

Affaire grave, cas grave, se dit plûtôt d’une cause criminelle que d’un procès civil. Maladie grave suppose du danger. Article de M. de Voltaire.

Grave, adj. (Musique.) son grave. Voyez Son & Gravité. (S)

Grave, ou Gravement, adv. (Musique.) dans la musique italienne, c’est le mouvement le plus lent ; dans la françoise, il est seulement le second en lenteur. Le premier s’indique par le mot lentement. (S)

Grave, s. f. (Marine.) c’est un terrein plein de cailloutage situé au bord de la mer, sur lequel les pêcheurs étendent la morue ou autres poissons qu’ils veulent faire sécher. Le mot grave n’est d’usage que dans l’île de Terre-neuve, l’Isle-royale, & le golphe Saint-Laurent, où la pêche est considérable. (Z)

Grave, Gravia, (Géogr.) forte ville des Pays-Bas dans le Brabant hollandois. Elle est sur la rive gauche de la Meuse qui remplit ses fossés, à 2 lieues de Cuyk, à 3 de Nimegue, 6 de Bois-le-Duc, 26 N. E. de Bruxelles. Long. 23. 16. lat. 51. 46. (D. J.)

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Étymologie de « grave »

Étymologie de grave - Wiktionnaire

Du latin gravis (« grave, digne, lourd »).
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Étymologie de grave - Littré

Lat. gravis, pesant ; sanscrit, gurus, pesant.

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Phonétique du mot « grave »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
grave grav play_arrow

Citations contenant le mot « grave »

  • Une personne sur 100.000 a manifesté une réaction allergique grave après avoir reçu une dose du vaccin de Pfizer-BioNTech contre le coronavirus, ont souligné les CDC. 2M, Une personne sur 100.000 a manifesté une réaction allergique "grave" après une dose de Pfizer-BioNte - 2M
  • Aucun effet indésirable grave n'a été observé en France lors de cette deuxième semaine de vaccination avec le vaccin de Pfizer/BioNTech contre le Covid-19, a indiqué vendredi l'Agence du médicament ANSM. "Un cas d'effet indésirable non grave a été enregistré dans la base nationale de pharmacovigilance. Il concerne une diminution temporaire de certaines cellules immunitaires (lymphocytes)", précise l'agence sanitaire dans un point d'information. Bien que déjà observé dans les essais cliniques, cet effet indésirable non grave n'a pas été retenu à ce jour pour figurer dans la notice du vaccin. Europe 1, Vaccination Covid-19 : aucun effet indésirable grave en France, selon l'agence du médicament
  • Bonne nouvelle : aucun effet indésirable grave n'a été observé en France lors de cette deuxième semaine de vaccination avec le vaccin de Pfizer/BioNTech contre le Covid-19, a indiqué vendredi l'Agence du médicament ANSM.  LExpress.fr, Vaccination contre le Covid-19 : aucun effet indésirable grave en France - L'Express
  • Qu’une personne vous manque est moins grave que de ne manquer à personne. De Grégoire Lacroix / Les euphorismes de Grégoire
  • N'est grave que ce qu'on veut bien considérer comme tel. De Xavier Patier / Bientôt nous ne serons plus rien
  • Rien n'est grave puisque tout passe. Ou plutôt s'éloigne. De Eugène Ionesco / Le solitaire
  • La plus grave maladie du cerveau c'est de réfléchir. De Jacques Rouxel / Les Shadoks
  • Le malheur est un péché, le plus grave de tous peut-être. De Renato Serra / Examen de conscience d'un homme de lettres
  • Quand on a la santé, c'est pas grave d'être malade. De Francis Blanche / Mon Oursin et moi
  • La guerre ! C’est une chose trop grave pour la confier à des militaires. De Georges Clemenceau / 1886
  • C'est sur les vitres qu'on grave les mots ineffaçables. De Jean Giraudoux / Amphitryon 38
  • Il est moins grave de perdre que de se perdre. De Romain Gary / Chien blanc
  • Ne peut être beau que ce qui est grave. De Anton Tchekhov / La mouette
  • Le bonheur est un ange au visage grave. De Amedeo Modigliani
  • La vie est une chose grave. Il faut gravir. De Pierre Reverdy / Le livre de mon bord
  • Plus grave que l’hostilité : l’indifférence. De Antoine Audouard / Un Pont d’oiseaux
  • Le mal caché est le plus grave. De Publius Syrus
  • Rien n’est grave, puisque tout est grave. De Alexandre Jollien / Le Métier d’homme
  • […] Les êtres heureux sont graves. Jules Amédée Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques

Traductions du mot « grave »

Langue Traduction
Corse seriu
Basque larria
Japonais 深刻
Russe серьезный
Portugais grave
Arabe خطير
Chinois 严重
Allemand ernst
Italien grave
Espagnol grave
Anglais serious
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Synonymes de « grave »

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Antonymes de « grave »



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