Raide : définition de raide, roide


Raide, roide : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

RAIDE, ROIDE, adj. et adv.

I. − Adjectif
A. −
1. Qui ne se laisse pas plier, qui est difficile à plier. Synon. rigide.Raide comme un bâton, comme une barre de fer, comme une jambe de bois. Pivoines aux feuilles raides et vertes (Alain-Fournier, Corresp.[avec Rivière], 1914, p. 388).Il y a aussi les autres coiffures à l'aspect sacerdotal, en forme de tiares, et surmontées d'aigrettes de fleurs raides (Artaud, Théâtre et son double, 1938, p. 71):
1. Nous avons suivi aussi des avenues droites et mornes; partout il faisait froid. Brogan touchait ses oreilles avec inquiétude: « Elles sont déjà toutes raides, elles vont se casser en deux ». Beauvoir, Mandarins, 1954, p. 304.
a) En partic.
α) Qui manque de souplesse. Raide d'apprêt, d'empois; étoffe raide. Il réclame avec ostentation une nappe et des serviettes: on en trouve, je ne sais où, toutes neuves, encore raides d'amidon (T'Serstevens, Itinér. esp., 1963, p. 301).
β) [En parlant d'un membre ou d'une partie du corps]
Engourdi. Synon. ankylosé, contracté.Les nerfs, les tendons, raides au début, s'assouplissaient, et, la première heure passée, ils se mettaient à grogner (Peisson, Parti Liverpool, 1932, p. 74).Toutes les jointures sont percluses, tous les muscles roides et douloureux (Duhamel, Combat ombres, 1939, p. 258).
Dont l'articulation est bloquée à la suite d'un traumatisme ou d'une affection. Le vrai général, celui qui incarnait le mythe, était grand, mince, élégant, sous son képi abondamment brodé. Il marchait en lançant sa jambe raide devant lui avec un déhanchement souple et superbe (Druon, Gdes fam., t. 1, 1948, p. 160).
γ) [En parlant d'une pers., de son comportement, de sa manière d'être] Qui a un maintien rigide, une posture droite et figée; qui manque d'aisance. Attitude raide; mouvements raides; se tenir raide comme un piquet; se tenir raide sur sa selle. Il demeurait debout devant elle sans se soucier de Grange ni des bûcherons, aussi roide que s'il venait d'être changé en pierre (Pourrat, Gaspard, 1922, p. 213):
2. Elle restait raide devant l'établi, trop haut pour elle, les coudes en l'air, poussant son fer avec des gestes cassés de marionnette. Zola, Assommoir, 1877, p. 504.
b) [En parlant de poils, de cheveux] .Qui ne frisent pas. Ce petit homme aux traits anguleux et secs, la moustache raide en herse sur la bouche (Tharaud, Dingley, 1906, p. 13):
3. Une braise rougit sa prunelle énergique; Et, redressant ses poils roides comme des clous, Il évoque, en hurlant, l'âme des anciens loups Qui dorment dans la lune éclatante et magique. Leconte de Lisle, Poèmes trag., 1886, p. 69.
Cheveux raides. Synon. de cheveux plats.Les Mongoloïdes se distinguent par leurs cheveux raides et grossiers (Lowie, Anthropol. cult., trad. par E. Métraux, 1936, p. 13).
2. Qui est fortement tendu. V. corde II D 4.
3. Qui est très incliné. De là est née l'idée d'opposer en France les toits du Midi à pentes faibles et couverts de tuiles courbes aux toits du nord à solides charpentes, à pentes raides et couverts soit de chaumes, soit de lauzes, soit de petites tuiles plates, soit d'ardoises (Brunhes, Géogr. hum., 1942, p. 308).
Dont la déclivité est très accusée, dont la pente est difficile à monter ou à descendre. Synon. abrupt, escarpé.Chemin, sentier raide. Une femme monta devant moi un escalier noir et raide (Chateaubr., Mém., t. 1, 1848, p. 148).C'est cette voie militaire, aux lacets roides, qui jadis desservait le fort de Pierre-Châtel (Daniel-Rops, Mort, 1934, p. 436).
4. Vieilli. Qui a un mouvement rapide et violent. Le cours de cette rivière est raide (Ac.1835, 1878).
5. Arg. ou pop.
a) Complètement ivre, ivre mort. Être raide (comme la justice) (Esn.1966).
b) Démuni d'argent. Être raide comme un passe-lacet*. Après avoir fait l'Amérique, avoir eu des Rolls (...) et compte en banque, Georges les Moustaches se retrouvait raide à soixante piges. C'était duraille, sans retraite des vieux! (Le Breton1960).
c) Vieilli. Se faire porter raide. Se faire porter malade. Synon. pop. se faire porter pâle*.Vous avez du toupet « de vous faire porter « raides » pour des petits machins de rien du tout » (Esn.Poilu1919).
6. Fam. [En parlant d'une boisson alcoolique] Qui est à la fois très fort et très râpeux. Madame! Madame! Mettez un quart dans deux verres, aussi donc! Inutile de dire un quart de quoi: c'est d'eau-de-vie très raide qu'il s'agit (Loti, Mon frère Yves, 1883, p. 359).Ricarda devait être dans une de ses périodes « actives »: il accepta de boire. Notre alcool est raide, l'air vif le brûle bien (Abellio, Pacifiques, 1946, p. 208).
Empl. subst. masc. sing., p. méton. Eau-de-vie. (Ds Larch. 1859).
B. −
1. Littéraire
a) [En parlant d'une pers.] Qui se refuse aux compromissions, fait preuve d'intransigeance. Synon. inflexible, rigide, rigoureux.Homme, caractère raide. L'obstination étroite des esprits raides, ou (...) l'obtusion des esprits faux (Mounier, Traité caract., 1946, p. 641).
b) [En parlant d'une chose] Qui est rigoureux, rigide. Morale raide; principes raides. Le scrupule, l'intégrité, la vertu roide et domestique d'aïeules et de bisaïeules (Bernanos, Dialog. ombres, 1928, p. 52).
2.
a) [En parlant d'une pers.] Qui affecte un maintien grave, compassé, sévère. Une vieille dame sévère et roide (Roy, Bonheur occas., 1945, p. 322).Ils descendirent l'escalier, Ritchie très raide, l'air gourmé (Sartre, Mort ds âme, 1949, p. 29).
Raide comme la justice. V. justice D.
b) [En parlant d'une chose] Qui est affecté, manque de naturel, de spontanéité. Synon. austère, empesé, guindé.Air, attitude, maintien, style raide. Qui pourrait croire que le premier thème de l'« allegro appassionato » était né, vingt ans avant, sous la forme d'un « andante » raide et gourmé! (Rolland, Beethoven, t. 2, 1937, p. 468).
3. Familier
a) Qui est difficile à admettre, à accepter. Synon. dur, fort.Vous niez un fait qui est de notoriété publique, c'est un peu raide (Ac.1935).Vous jetez gaillardement un seau d'eau dans le feu, et têtue, loin d'avouer votre maladresse, vous vous en prenez aux autres, à moi-même. Je la trouve raide, ma parole! (Renard, Poil Carotte, 1894, p. 91).Avouez que c'est roide, un prélat voulant imposer de force un confesseur (Huysmans, Oblat, t. 1, 1903, p. 312).
b) Vieilli. Qui est inconvenant, qui choque la bienséance par son caractère osé, licencieux. Histoire, plaisanterie raide. Les vieilles farces et les chansons raides de l'École des Beaux-Arts (Zola, Pot-Bouille, 1882, p. 164).
II. − Adverbe
A. −
1. Vieilli. Avec force et rapidité. Pour bien jouer à la paume, au tennis, il faut jouer bas et raide (Ac.1935).Et pourquoi cette ténacité méchante, cette dureté de caillou lancé roide? (Genevoix, Raboliot, 1925, p. 221).
Fam. Raide comme balle. Sans hésiter, sans ménagement. Rouletabille (...) me dirait mon fait, raide comme balle (G. Leroux, Parfum, 1908, p. 56).Il est avec le ministre! Que je répondais raide comme balle (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 479).
2. Tout d'un coup, brutalement. Être tué raide. Il tomba raide mort sur le sol, tandis que son cheval affolé s'emportait (Maupass., Contes et nouv., t. 2, Loup, 1882, p. 1244).
Rem. Les 2 élém. dans raide mort sont var.: Tous les deux roides morts! (Mérimée, Colomba, 1840, p. 140). On voit toujours des gens avaler le contenu d'une fiole ou mordre le chaton d'une bague, et tomber raides morts (Dumas père, Monte-Cristo, t. 1, 1846, p. 760).
3. De façon abrupte. Un chemin, une côte, un escalier qui monte raide. La route ignore, autant que faire se peut, virages et lacets; elle grimpe raide à flanc de coteau (P. Rousseau, Hist. transp., 1961, p. 51).
4. Au fig.
a) Rudement. Mais si roide qu'on lui parlât, mon carrosse ne bougeait pas d'un sabot (Camus, Dév. croix, 1953, 1rejournée, p. 528).
b) Fam. Avec une grande énergie, une grande intensité. Je tombe de fatigue. Je t'assure que j'ai travaillé raide depuis trois jours (Flaub., Corresp., 1859, p. 301).
B. − PÊCHE. Tenir raide une ligne. Maintenir une ligne assez tendue pour qu'elle ne coule pas sur le fond. Tenir raide un poisson. Tenir un poisson pris à la ligne sans lui rendre de fil. (Ds Lar. encyclop., Lar. Lang. fr.).
Prononc. et Orth.: [ʀ εd], vieilli [ʀwɑd]. Raide est une forme anc. issue de bonne heure de l'anc. fr. roide et que l'on retrouve à l'époque mod. (v. G. Straka ds Trav. Ling. Litt. Strasbourg t. 19 n o1 1981, p. 186) où elle l'emporte sur roide considéré comme vx ou littér. Ac. 1694: roide; 1718, 1740: roide ,,on prononce raide``; 1762: roide; 1798: roide ,,en conversation, l'on prononce Rède; dans le discours Rède ou Roède``; 1835: roide ,,en conversation et quelquefois dans le discours soutenu, on prononce Rède``; 1878: raide ,,on écrivait et on prononçait anciennement Roide``; mais 1935: raide ,,quelques-uns écrivent encore et même prononcent Roide``; Littré: roide ou raide ,,La prononciation rè-d' a presque entièrement fait disparaître la prononciation roi-d'``; Lar. Lang. fr.: raide et vx roide; Rob. 1985: raide ou vx ou littér. roide. Homon. raid. Étymol. et Hist. A. Adj. 1. ca 1140 masc. reit « qui ne ploie pas, ferme, solide » (Pélerinage Charlemagne, 604 ds T.-L.); 1155 fém. redde (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 9297); 2. a) ca 1165 « qui n'a plus la souplesse de la vie » (Troie, 13361 ds T.-L.); b) 1859 « ivre » (Larch., p. 81); 1915 se faire porter raide (Sain. Tranchées, p. 113); 3. a) ca 1170 « qui n'est pas souple, qui est rendu rigide » orfrois roides (Chrétien de Troyes, Erec, éd. M. Roques, 6610); b) 1461-67 « tendu au maximum » tenir la bride royde (J. de Bueil, Jouvencel, éd. L. Lecestre, t. 1, p. 70); 1848 marcher sur [...] la corde raide (Flaub., Champs et grèves, p. 248); 1881 au fig. la corde raide du paradoxe (Zola, Doc. littér., Gautier, p. 113); 4. 1176-81 « impétueux, animé d'un mouvement rapide et fort » [par confusion avec l'a. fr. rade, v. rapide étymol.] (Chrétien de Troyes, Chevalier Lion, éd. M. Roques, 3085); 1551 « qui va en ligne droite » roide vol (Ronsard, Tombeau de Marguerite de Valois ds Œuvres compl., éd. P. Laumonier, t. 3, p. 73); 5. a) ca 1180 « qui refuse le compromis, sans concession, inflexible » (Marie de France, Fables, 46, 54 ds T.-L.); b) 1759 « qui manque de spontanéité, d'expression, d'abandon » (Diderot, Lettres à S. Volland, p. 72); 6. ca 1125 « qui se tient très droit » (Gautier de Coinci, Mir. Vierge, éd. V. Fr. Koenig, I Mir 43436, t. 3, p. 207); 7. 1remoit. xiiies. « très pentu, abrupt » (1reContinuation Perceval, ms. E, éd. Roach et Ivy, II, 141, 4843); 8. a) fin xiiies. (d'une boisson) « fort, dur, sec, difficile à avaler » (Du sot chevalier, 195 ds Rec. gén. des fabliaux des XIIIeet XIVes., éd. A. de Montaiglon et G. Raynaud, t. 1, p. 226); b) 1848 « difficile à admettre, choquant, osé » (Sand, Corresp., t. 3, p. 44); c) 1856 « difficile à admettre, dur » (Labiche, Un M. qui a brûlé une dame, 7, p. 419); 9. 1584 « brusque, violent » (Ronsard, Bocage royal ds Œuvres compl., éd. P. Laumonier, t. 8, p. 88, 5); 10. 1880 « privé de la latitude que donne l'argent, désargenté » (Grison ds Larch. Nouv. Suppl. 1889, p. 202). B. Adv. 1. a) ca 1245 « violemment, brusquement » (Philippe Mousket, Chron., éd. de Reiffenberg, 22659); fin xives. tué tout roit (E. Deschamps, Ballades, MXXXV, Œuvres, éd. de Queux de St-Hilaire, t. 5, p. 312); 1580 tomber roide mort (Montaigne, Essais, I, XVIII, éd. P. Villey, t. 1, p. 75); b) 1636 « sans dévier, avec force, impétuosité » (Monet); 2. 1888 « de façon osée, choquante » (A. Daudet, Immortel, p. 183). C. Subst. 1. 1758 « ce qui manque d'expression, de vie, de spontanéité » (Diderot, De la Poés. dram., p. 268); 2. 1859 « eau-de-vie » (Larch., p. 81); 3. 1888 « caractère osé, audace pornographique » (A. Daudet, op. cit., p. 150). Du lat. rigidus « raide, rigide, dur, sévère » avec généralisation de la forme fém. roide, devenue raide, qui a supplanté le masc. a. fr. reit, roit.
STAT. Fréq. abs. littér. Raide: 1 362. Roide: 542. Fréq. rel. littér. Raide: xixes.: a) 538, b) 1 952; xxes.: a) 2 940, b) 2 518. Roide: xixes.: a) 787, b) 1 659; xxes.: a) 523, b) 429.
DÉR.
Raidement, roidement, adv.D'une manière raide. Répliquer raidement. Il a salué aussi raidement que faire se peut (Vercel, Cap. Conan, 1934, p. 193).Voilà, dit Justin roidement, un propos que j'ai déjà, me semble-t-il, entendu tenir autrefois à ton frère Joseph (Duhamel, Cécile, 1938, p. 157). [ʀ εdmɑ ̃], vieilli [ʀwɑdmɑ ̃]. Littré: roi-, rai-; Lar. Lang. fr.: rai-; Rob. 1985: rai- ,,vx, plus rare que pour l'adj.: roidement``. Supra prononc. 1reattest. ca 1170 reddement (Rois, éd. E. R. Curtius, I, II, 25, p. 7); de raide, suff. -(e)ment2*.
BBG. Darm. Vie 1932, pp. 141-142.

Raide, roide : définition du Wiktionnaire

Adjectif

raide \ʁɛd\ masculin et féminin identiques

  1. Qui est très tendu et qui a de la peine à ployer.
    • Tendez cette corde davantage, elle n’est pas assez raide.
    • Il était tout raide de froid.
    • Raide comme un bâton, comme une barre de fer.
  2. (En particulier) Ce qui manque ou paraît manquer de souplesse, de grâce.
    • Et elle glissa dans son corsage, tout raide de broderies et de diamants, cette lettre qui sortait du pourpoint du jeune homme, […]. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre V)
    • Il se tient raide comme un piquet.
    • Tomber raide mort, demeurer raide mort sur la place, tomber mort, être tué tout d’un coup.
  3. Qui est inflexible, opiniâtre, dur.
    • C’est un homme raide, un esprit raide.
    • Il a un caractère raide.
  4. Qui a une pente difficile à monter ou à descendre.
    • La montée est très raide.
    • Cet escalier est trop raide, est bien raide.
  5. Qui a un mouvement rapide et violent, une trajectoire très tendue.
    • Il lance des balles très raides au tennis.
  6. Qui est difficile à admettre, dur à accepter.
    • Vous niez un fait qui est de notoriété publique c’est un peu raide.
  7. Qui est inconvenant.
    • Il y a dans cette pièce une scène très raide.
    • Il tient des propos d’un raide !
    • Bigre ! cent francs, c’est raide, dit Favier. Moi, je n’en demande que cinquante ou soixante. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
  8. (Familier) Fauché, désargenté.
    • Te prêter cent balles ? Euh, désolé, mais je suis un peu raide, en ce moment…

Adverbe

raide \ʁɛd\

  1. Vite, fort, droit.
    • Cela va aussi raide qu’une flèche.
    • Pour bien jouer à la paume, au tennis, il faut jouer bas et raide.
    • Raide comme balle, tout droit, directement, sans hésitation.

Adjectif

roide \ʁwad\ ou \ʁwed\ masculin et féminin identiques

  1. Graphie ancienne de raide.
    • Des sentences brèves et roides prescrivent une vertu inflexible. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, tome 8, 1832)
    • Elle prend du tabac, se tient roide comme un pieu, se pose en femme considérable, et ressemble parfaitement à une momie à laquelle le galvanisme aurait rendu la vie pour un instant. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Il nous fit monter par un escalier fort roide à une toute petite chambre éclairée par une microscopique fenêtre sur le bord de laquelle végétaient de pauvres plantes. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 70)
    • […] la roide pente de la rue bousculait un peu sa gravité. — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, 1922)
    • La peste soit des Nains et de leur nuque roide ! dit Legolas. — (J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau.)
    • Nous nous trouvâmes bientôt au pied du Sacré-Cœur et de roides escaliers que de vagues réverbères éclairent parcimonieusement. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • À son image, j’essayais de rester droit et roide sur ma chaise et de me garder digne de la belle en détournant mon regard de son sein généreux […] — (Guy Goffette, Presqu’elles, Gallimard, 2009, page 108)
    • Je glissai mon journal dans la boîte, sonnai roide et m’allai cacher dans l’embrasure d’une porte voisine. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, réédition Le Livre de Poche, 1967, page 218)
    •  Il était si roide et si compassé à cheval, qu’il s’y fatiguait vite, et j’allais trop vite aussi pour lui. — (George Sand, Histoire de ma vie, réédition Le Livre de Poche, 2004, page 446)

Adjectif

roide \ʁwad\ ou \ʁwed\ masculin et féminin identiques

  1. Graphie ancienne de raide.
    • Des sentences brèves et roides prescrivent une vertu inflexible. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, tome 8, 1832)
    • Elle prend du tabac, se tient roide comme un pieu, se pose en femme considérable, et ressemble parfaitement à une momie à laquelle le galvanisme aurait rendu la vie pour un instant. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Il nous fit monter par un escalier fort roide à une toute petite chambre éclairée par une microscopique fenêtre sur le bord de laquelle végétaient de pauvres plantes. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 70)
    • […] la roide pente de la rue bousculait un peu sa gravité. — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, 1922)
    • La peste soit des Nains et de leur nuque roide ! dit Legolas. — (J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau.)
    • Nous nous trouvâmes bientôt au pied du Sacré-Cœur et de roides escaliers que de vagues réverbères éclairent parcimonieusement. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • À son image, j’essayais de rester droit et roide sur ma chaise et de me garder digne de la belle en détournant mon regard de son sein généreux […] — (Guy Goffette, Presqu’elles, Gallimard, 2009, page 108)
    • Je glissai mon journal dans la boîte, sonnai roide et m’allai cacher dans l’embrasure d’une porte voisine. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, réédition Le Livre de Poche, 1967, page 218)
    •  Il était si roide et si compassé à cheval, qu’il s’y fatiguait vite, et j’allais trop vite aussi pour lui. — (George Sand, Histoire de ma vie, réédition Le Livre de Poche, 2004, page 446)

Adjectif

roide \ʁwad\ ou \ʁwed\ masculin et féminin identiques

  1. Graphie ancienne de raide.
    • Des sentences brèves et roides prescrivent une vertu inflexible. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, tome 8, 1832)
    • Elle prend du tabac, se tient roide comme un pieu, se pose en femme considérable, et ressemble parfaitement à une momie à laquelle le galvanisme aurait rendu la vie pour un instant. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Il nous fit monter par un escalier fort roide à une toute petite chambre éclairée par une microscopique fenêtre sur le bord de laquelle végétaient de pauvres plantes. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 70)
    • […] la roide pente de la rue bousculait un peu sa gravité. — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, 1922)
    • La peste soit des Nains et de leur nuque roide ! dit Legolas. — (J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau.)
    • Nous nous trouvâmes bientôt au pied du Sacré-Cœur et de roides escaliers que de vagues réverbères éclairent parcimonieusement. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • À son image, j’essayais de rester droit et roide sur ma chaise et de me garder digne de la belle en détournant mon regard de son sein généreux […] — (Guy Goffette, Presqu’elles, Gallimard, 2009, page 108)
    • Je glissai mon journal dans la boîte, sonnai roide et m’allai cacher dans l’embrasure d’une porte voisine. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, réédition Le Livre de Poche, 1967, page 218)
    •  Il était si roide et si compassé à cheval, qu’il s’y fatiguait vite, et j’allais trop vite aussi pour lui. — (George Sand, Histoire de ma vie, réédition Le Livre de Poche, 2004, page 446)

Adjectif

roide \ʁwad\ ou \ʁwed\ masculin et féminin identiques

  1. Graphie ancienne de raide.
    • Des sentences brèves et roides prescrivent une vertu inflexible. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, tome 8, 1832)
    • Elle prend du tabac, se tient roide comme un pieu, se pose en femme considérable, et ressemble parfaitement à une momie à laquelle le galvanisme aurait rendu la vie pour un instant. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Il nous fit monter par un escalier fort roide à une toute petite chambre éclairée par une microscopique fenêtre sur le bord de laquelle végétaient de pauvres plantes. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 70)
    • […] la roide pente de la rue bousculait un peu sa gravité. — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, 1922)
    • La peste soit des Nains et de leur nuque roide ! dit Legolas. — (J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau.)
    • Nous nous trouvâmes bientôt au pied du Sacré-Cœur et de roides escaliers que de vagues réverbères éclairent parcimonieusement. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • À son image, j’essayais de rester droit et roide sur ma chaise et de me garder digne de la belle en détournant mon regard de son sein généreux […] — (Guy Goffette, Presqu’elles, Gallimard, 2009, page 108)
    • Je glissai mon journal dans la boîte, sonnai roide et m’allai cacher dans l’embrasure d’une porte voisine. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, réédition Le Livre de Poche, 1967, page 218)
    •  Il était si roide et si compassé à cheval, qu’il s’y fatiguait vite, et j’allais trop vite aussi pour lui. — (George Sand, Histoire de ma vie, réédition Le Livre de Poche, 2004, page 446)

Adjectif

roide \ʁwad\ ou \ʁwed\ masculin et féminin identiques

  1. Graphie ancienne de raide.
    • Des sentences brèves et roides prescrivent une vertu inflexible. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, tome 8, 1832)
    • Elle prend du tabac, se tient roide comme un pieu, se pose en femme considérable, et ressemble parfaitement à une momie à laquelle le galvanisme aurait rendu la vie pour un instant. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Il nous fit monter par un escalier fort roide à une toute petite chambre éclairée par une microscopique fenêtre sur le bord de laquelle végétaient de pauvres plantes. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 70)
    • […] la roide pente de la rue bousculait un peu sa gravité. — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, 1922)
    • La peste soit des Nains et de leur nuque roide ! dit Legolas. — (J. R. R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau.)
    • Nous nous trouvâmes bientôt au pied du Sacré-Cœur et de roides escaliers que de vagues réverbères éclairent parcimonieusement. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • À son image, j’essayais de rester droit et roide sur ma chaise et de me garder digne de la belle en détournant mon regard de son sein généreux […] — (Guy Goffette, Presqu’elles, Gallimard, 2009, page 108)
    • Je glissai mon journal dans la boîte, sonnai roide et m’allai cacher dans l’embrasure d’une porte voisine. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, réédition Le Livre de Poche, 1967, page 218)
    •  Il était si roide et si compassé à cheval, qu’il s’y fatiguait vite, et j’allais trop vite aussi pour lui. — (George Sand, Histoire de ma vie, réédition Le Livre de Poche, 2004, page 446)
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Raide, roide : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

RAIDE. (Quelques-uns écrivent encore et même prononcent Roide.) adj. des deux genres
. Qui est très tendu et qui a de la peine à ployer. Tendez cette corde davantage, elle n'est pas assez raide. Il a été frappé de paralysie, il a le bras gauche tout raide. Il était tout raide de froid. Ce cheval a des jambes raides. Raide comme un bâton, comme une barre de fer. Ce linge est tout raide d'empois, Il est empesé trop raide, Il est trop ferme, trop dur, parce qu'on y a mis trop d'empois. Danser sur la corde raide. Voyez CORDE.

RAIDE se dit particulièrement de Ce qui manque ou paraît manquer de souplesse, de grâce. Des contours raides et secs. Une draperie raide. Une attitude raide. Il se tient raide comme un piquet. Des mouvements raides. Un style raide. Tomber raide mort, être tué raide, demeurer raide mort sur la place, Tomber mort, être tué tout d'un coup.

RAIDE signifie au figuré Qui est inflexible, opiniâtre, dur. C'est un homme raide, un esprit raide. Il a un caractère raide. Il signifie aussi Qui a une pente difficile à monter ou à descendre. La montée est très raide. Cet escalier est trop raide, est bien raide. Il signifie encore Qui a un mouvement rapide et violent, une trajectoire très tendue. Il lance des balles très raides au tennis. Il se dit encore, figurément et familièrement, des Choses et signifie Qui est difficile à admettre, dur à accepter. Vous niez un fait qui est de notoriété publique c'est un peu raide. Il signifie encore, figurément et familièrement, Qui est inconvenant. Il y a dans cette pièce une scène très raide. Il tient des propos d'un raide!

RAIDE s'emploie aussi adverbialement et signifie Vite, fort, droit. Cela va aussi raide qu'une flèche. Pour bien jouer à la paume, au tennis, il faut jouer bas et raide. Fam., Raide comme balle, Tout droit, directement, sans hésitation.

Raide, roide : définition du Littré (1872-1877)

RAIDE adj.
  • Voy. ROIDE, ROIDEUR, ROIDILLON, ROIDIR.
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Étymologie de « raide »

Étymologie de raide - Wiktionnaire

Voyez roide, sa forme archaïque, encore parfois utilisée.
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Phonétique du mot « raide »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
raide rɛd play_arrow

Citations contenant le mot « raide »

  • On en saisit immédiatement l’enjeu. D’une part, sur fond de morts violentes d’hommes noirs, la contemporanéité tragique avec un mouvement de colère antiraciste dont le film est à l’évidence solidaire. De l’autre, des éléments comiques qui infléchissent la radicalité opportuniste de certains discours identitaires : l’acteur noir qui politise sa nullité, sa femme blanche qui part bosser pour faire bouillir la marmite, la mixité avérée du foyer. C’est sur cette corde raide, mais assez joyeuse, que le film, non sans culot ni courage, s’étend. Tenant son argument – un acteur noir, suivi pour un documentaire par une équipe de télévision, tente de mobiliser la communauté des artistes de même couleur en vue d’une marche de protestation –, Jean-Pascal Zadi tient ipso facto sa forme. Elle consiste, comme souvent avec les transfuges humoristes, en une succession de sketchs agrégés les uns aux autres. Le Monde.fr, « Tout simplement noir » : l’antiracisme sur la corde raide
  • Transports On peut encore le voir descendre, mais plus y monter: le vieux funiculaire du Châtelot, qui fut le plus raide de Suisse, n’est plus ouvert au public. Le sera-t-il à nouveau un jour? , Perché au-dessus du Doubs, l’un des funiculaires les...
  • Concert La corde raide : Chansons bohèmes à danser Phare de Gravelines, le dimanche 20 septembre à 16:00 Unidivers, Concert La corde raide : Chansons bohèmes à danser Phare de Gravelines Gravelines dimanche 20 septembre 2020
  • Ce sont les morales souples et non les morales raides qui exercent les contraintes les plus implacablement dures. Les seules qui ne s'absentent jamais. De Edwy Plenel / Secrets de jeunesse
  • La chance est une dame qui a la peau des joues fort raide et se donne rarement la peine de sourire deux fois de suite à la même personne. De Yves Beauchemin / Le Matou
  • Le chemin des paradoxes est le chemin du vrai. Pour éprouver la réalité, il faut la voir sur la corde raide. De Oscar Wilde / Le Portrait de Dorian Gray
  • L'homme de bien est droit et juste, mais non raide et inflexible ; il sait se plier mais pas se courber. De Confucius
  • Différence entre la jeunesse et la vieillesse : la première a quatre membres souples et un raide ; la seconde, quatre membres raides et un souple. De Jean Delacour
  • L’esprit porte le corps comme un vêtement incommode, trop large, trop long et raide de partout. De Ernst Theodor Amadeus Hoffmann / Princesse Brambilla
  • A marcher sur une corde raide, on finit toujours un jour ou l'autre par se casser la figure. De Bruno Tessarech / La Machine à écrire
  • Un sens de l’humour bien développé donne plus déquilibre à nos pas sur la corde raide de la vie. De William A. Ward
  • Sur la corde raide de la vie, les remords font office de balanciers. De Philippe Bouvard / Journal 1992-1996
  • L'espoir fait vivre, mais comme sur une corde raide. De Paul Valéry / Mauvaises pensées et autres
  • La vie consiste à jongler sur une corde raide. De René Dubos / Les Dieux de l'écologie
  • A deux, nul versant n'est trop raide. De Henrik Ibsen / Brand

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Traductions du mot « raide »

Langue Traduction
Corse ripida
Basque pikoak
Japonais 急な
Russe крутой
Portugais íngreme
Arabe انحدار
Chinois
Allemand steil
Italien ripido
Espagnol rígido
Anglais steep
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Synonymes de « raide »

Source : synonymes de raide sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « raide »



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