Finesse : définition de finesse


Finesse : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

FINESSE, subst. fém.

Qualité de ce qui est fin.
A.− [Correspond à fin2II A]
1. [Correspond à fin2II A 1] Porphyriseur de laboratoire, avec mouvement du mortier, pour amener des petits échantillons à une finesse extrême (Catal. instr. lab. (Prolabo), 1932, p. 37).
2. [Correspond à fin2II A 2] Finesse de la farine, de la pluie. Ce sable est d'une extrême finesse (Verne, Enf. cap. Grant,t. 1, 1868, p. 139).Il n'y a presque jamais intérêt à ajouter des éléments pierreux moulus à la finesse du ciment (Cléret de Langavant, Ciments et bétons,1953, p. 175).
[En parlant d'un objet fait d'une substance fine] La grâce particulière aux Guermantes, la finesse de cette porcelaine de Saxe en laquelle la duchesse était modelée aussi (Proust, Fugit.,1922, p. 687).
3. [Correspond à fin2II A 3]
a) [Correspond à fin2II A 3 a]
Finesse d'un cheveu, d'une aiguille, d'une pointe, d'une colonne. Ce fil dont la finesse aveuglément suivie Jusque sur cette rive a ramené ta vie (Valéry, Charmes,1922, p. 108).
Finesse des attaches, d'une cheville, des lèvres, du visage. Les ragazze sont gentilles, toutes rondes, mais ça n'est pas la finesse des filles toscanes (Larbaud, Barnabooth,1913, p. 219):
1. Il regardait ma taille, et cet article seul n'avait rien qui pût accroître son étonnement; j'étais fort engraissée, et habillée d'une manière négligée, de sorte que ma taille n'avait plus cette finesse que l'on avait vantée autrefois. Sénac de Meilhan, Émigré,1797, p. 1786.
[En parlant d'une forme] Finesse des contours, des formes, des traits. Ce turban de ouate et de linge, qui cachait les mèches argentées et accusait la finesse orientale du profil (Martin du G., Thib.,Été 14, 1936, p. 191).Les chapiteaux trop petits ou trop grands mais d'une exquise finesse de dessin (T'Serstevens, Itinér. esp.,1963, p. 229).
b) [Correspond à fin2II A 3 b] Finesse d'une étoffe, d'un tissu, du papier, de la peau. Regardez-moi la finesse de cette toile et la magnificence de ce jabot à six rangées de dentelles (Erckm.-Chatr., Ami Fritz,1864, p. 166).
[En parlant d'objets faits de tissu ou de cuir fin] Jeanne avait remarqué en un clin d'œil la blancheur de ses mains, la finesse de son linge (Ponson du Terr., Rocambole,t. 1, 1859, p. 284).Ma mère a tout de suite remarqué l'épaisseur du gilet de flanelle et la finesse du beau chapeau (Céline, Mort à crédit,1936, p. 428).
4. [Correspond à fin2II A 4] Finesse d'une odeur, d'un ton. Ce petit instrument [le triangle] produit des sons d'une extrême finesse (Dureau, Instrument. et orchestr.,1905, p. 66).Il y a lieu d'envisager non seulement la finesse de l'arome [du houblon] mais également son intensité (Boullanger, Malt., brass.,1934, p. 63).
B.− [Correspond à fin2II B]
1. [Correspond à fin2II B 1 a] Finesse d'un métal, d'une pierre. Les spéculateurs, séduits par la finesse du titre, retiraient les drachmes de la circulation pour les fondre ou les exporter (About, Grèce,1854, p. 306).
2. [Correspond à fin2II B 1 b] Les bouteilles disparaissaient au milieu d'approbations données de voisin à voisin sur la bonté surprenante, sur la finesse des liquides (Balzac, Pts bourg.,1850, p. 116).Vous apprécierez la qualité du service et la finesse des repas qui vous sont offerts (Figaro,19-20 janv. 1952, p. 3, col. 1-2).
3. [Correspond à fin2II B 1 c] [Je] m'émerveillais, autant que du choix des couleurs et de la beauté du dessin, de la finesse et de la perfection du travail (Gide, Thésée,1946, p. 1423).
C.− [Correspond à fin2II C]
1. [Correspond à fin2II C 1] Finesse d'audition, de vision, de l'odorat. Quelques compliments qui n'étaient pas officiels sans doute, mais dont, grâce à la finesse de son coup d'œil, le comte ne pouvait suspecter la source (Dumas père, Monte-Cristo,t. 1, 1846, p. 787).Le renard possède des sens d'une finesse unique (Pesquidoux, Chez nous,1923, p. 132).
2. [Correspond à fin2II C 2]
a) [Correspond à fin2II C 2 a]
α) Qualité du comportement, acquis culturel, et qui s'oppose à la force instinctive et brutale. Imaginez (...) un La Rochefoucauld naissant quand la société est sourde à la finesse et que le monde moral est devenu grossier (Sainte-Beuve, Chateaubr.,t. 1, 1860, p. 340).
Délicatesse de cœur. Finesse de l'âme. On peut vous dénier tout, mais pas la finesse des sentiments (Montherl., Pitié femmes,1936, p. 1186).
β) Sens intuitif particulièrement aiguisé qui prédispose à la compréhension des êtres, des choses, des situations. Finesse athénienne, française. Leur finesse naturelle [des sauvages] leur tient lieu d'instruction (Baudry des Loz., Voy. Louisiane,1802, p. 53).À Paris, une femme « n'arrive » qu'à force d'intelligence, de finesse et de savoir, la beauté et la fraîcheur ne viennent qu'après (Vailland, Drôle de jeu,1945, p. 60).
γ) Domaine de l'esprit.
Aptitude particulière à l'analyse, à la saisie des données d'une question, d'un problème, à la compréhension de leurs rapports. Finesse de casuiste, de dialecticien. Je ne connais personne au monde qui ait autant d'esprit, de finesse, de force et d'étendue dans l'esprit que Goethe (Gide, Journal,1930, p. 974).
Esprit de finesse. V. esprit ex. 37.
Sens délicat des nuances, des subtilités de l'expression. Il expliquait l'Énéide avec la science allemande et la finesse française (France, Orme,1897, p. 158).Il racontait si bien! Avec tant de finesse, tant de verve! (Martin du G., Souv. autobiogr.,1955, p. lxxi).
P. méton., au sing. ou au plur.
Subtilité difficile à saisir. Finesse d'un art, d'un jeu, de la tauromachie. Une conversation s'engagea dont je ne compris pas toutes les finesses, mal rompu que j'étais alors à la diplomatie familiale et à sa dialectique (Duhamel, Notaire Havre,1933, p. 112):
2. Quant à Charles, il ne comprit rien; le jeu des physionomies lui fit voir seulement qu'il y avait une finesse dans ce qui venait d'être dit; mais cette finesse lui échappa, et il en devint plus morose. Soulié, Mém. diable,t. 1, 1837, p. 115.
En partic. Les finesses d'une langue. Subtilités idiomatiques (plus ou moins traduisibles) qui constituent les particularités et les difficultés d'une langue. Je ne prétends point être en état de disputer contre les grammairiens de ces deux nations, sur les finesses de leurs langues (Destutt de Tr., Idéol.,2, 1803, p. 218).Le Hongrois me dérangea à deux reprises pour me consulter sur les finesses de la langue française (Beauvoir, Mém. j. fille,1958, p. 322).
Finesse de style. Trouvaille heureuse dans l'ordre de l'expression. Il n'y a point de beau et bon style qui ne soit rempli de finesses, mais de finesses délicates (Joubert, Pensées,t. 2, 1824, p. 76).
δ) Domaine des activités, de l'exécution.Aptitude à exécuter un travail dans le moindre détail, à la perfection. Finesse d'exécution, d'un opérateur. Seul un chimiste comme Pasteur, et rompu à la discipline des sciences exactes, pouvait concevoir des expériences aussi rigoureuses dans leur simplicité et les exécuter avec autant de finesse technique (J. Rostand, Genèse vie,1943, p. 118).
b) [Correspond à fin2II C 2 b] Penchant du caractère à la ruse, la tromperie; subtilité qui confine à la mauvaise foi. Femme « très rusée et très dissimulée ». − Elle cache sa « finesse » sous un air « d'innocence » qui tromperait le « plus fin » (Chênedollé, Journal,1811, p. 66).Chez eux, la distinction du fait et du droit ne cache aucune finesse (Bremond, Hist. sent. relig.,t. 4, 1920, p. 282).
Jouer de finesse (avec qqn). Ce qui la faisait rire, c'était l'idée qu'elle allait jouer de finesse avec cet espion de Justin (Zola, Fortune Rougon,1871, p. 191).
Jouer la finesse. Faut pas jouer la finesse avec moi (Martin du G., Vieille Fr.,1933, p. 1060).
P. méton., au sing. ou au plur. Acte marqué par la ruse. Une finesse de guerre; des finesses de Sioux; faire des finesses. Entre deux journalistes, toute finesse est, je crois inutile (Balzac, Corresp.,1831, p. 503).Mais c'est une pièce naïvement dure, puisque, pour l'amour, tout ce joli monde accepte de mentir et de duper. Les finesses de l'Astrée en arrivent à de singulières perversions du sens moral (Brasillach, Corneille,1938, p. 123).
Prononc. et Orth. : [finεs]. Enq. : /fines/. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1remoitié xves. « action d'agir avec ruse » (Myst. de la passion d'Arras, 18, J. Richard ds R. Hist. litt. Fr. t. 12, p. 703); 2. 1595 « chose difficile à comprendre, à manier » (Montaigne, Essais, éd. A. Thibaudet, livre I, chap. 26); 3. av. 1685 « qualité de ce qui est délicat ou bien exécuté » (Chevalier de Méré, Conversations avec le maréchal de Clérambault, éd. Ch. Boudhors, I, 78); 4. 1690 « caractère de ce qui est mince, petit » (Fur.). Dér. de fin2*; suff. -esse*. Fréq. abs. littér. : 1 360. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 2 486, b) 1 802; xxes. : a) 1 731; b) 1 654. Bbg. Duch. Beauté. 1960, p. 161. − Lew. 1960, p. 171.

finesse désigne la qualité d'un objet (ouvrage, aiguille) et au fig., celle d'une personne qui fait preuve de clairvoyance, de subtilité

Finesse : définition du Wiktionnaire

Nom commun

finesse \fi.nɛs\ féminin

  1. Qualité de ce qui est fin, délié ou menu.
    • De près, je pus remarquer la finesse de ses cheveux, qui eussent rivalisé avec ces fils de soie que les premières brises de l'automne détachent du manteau de la Vierge; …. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes,)
    • […], et l'on y voit de grands troupeaux de mérinos, remarquables par leur bonne conformation et l'abondance et la finesse de leurs toisons […]. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 103)
    • Le cachemire n'est pas ondulé comme la laine; il est souple, soyeux et brillant. Son élasticité est plus grande que celle de la laine, de même que sa finesse et sa souplesse; […]. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
    • La proportion nécessaire pour empêcher le gonflement dépend de la nature de la houille, du degré de finesse du poussier, du degré de finesse de l’infusible, de la densité apparente du mélange et de la loi de chauffage. — (La Vie technique et industrielle, 1926, vol.8, page 237)
  2. Qualité ce qui a une forme délicate et agréable.
    • Quant aux « désespoir du peintre », la finesse des petites taches rouges sur le blanc des pétales m'attirait sans que jamais j'aie pu savoir pourquoi leur irréalité me troublait autant. — (Jeannine Burny, Le jour s'en va toujours trop tôt: sur les pas de Maurice Carême, page 13, éditions Racine, 2007)
    • La finesse des traits. - La finesse des contours dans un dessin, dans une figure.
  3. (Peinture) (Gravure) Manière de peindre, de graver, de dessiner légère, délicate et gracieuse ; effet qui en résulte.
    • Finesse de pinceau, de burin, de touche.
  4. (En particulier) (Au pluriel) Effets de touche, de ton, remarquables par leur légèreté, leur grâce, leur délicatesse.
    • Finesses de touche. - Finesses de ton.
  5. Délicatesse, en parlant des sens.
    • Il a l’ouïe d’une grande finesse. - Les aveugles acquièrent en général une grande finesse de tact.
  6. (Figuré) Délicatesse de l’esprit, du goût, du jugement.
    • Finesse de goût, de tact. - Un esprit doué de beaucoup de finesse.
  7. (Par analogie) Qualité des choses faites pour être appréciées par le goût et par la pénétration d’esprit.
    • Cela est dit, est exprimé avec finesse. - Il ne sentit pas d’abord toute la finesse de cette réponse. - La finesse de ses railleries. - Des jugements pleins de finesse.
  8. La chose même qui est difficile à sentir, à saisir, à pénétrer.
    • Les artifices et les mystères du style chinois sont sans nombre; ici le titre lui-même, Printemps et Automne, n'est probablement pas sans quelque secrète intention et quelque finesse cachée. (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d'Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
    • C’est une finesse de langage que peu d’étrangers sont capables de sentir. - Savoir toutes les finesses d’une langue, d’un art.
  9. (Absolument) La finesse d’esprit.
    • Il y a beaucoup de finesse dans ses yeux, dans son regard, dans sa physionomie.
    • Pascal oppose l’esprit de finesse à l’esprit de géométrie.
    • Il y a beaucoup de différence entre l’esprit de Géométrie et l’esprit de finesse. (…) Dans l’esprit de finesse les principes sont dans l’usage commun, et devant les yeux de tout le monde. — (Pascal, Pensées, éd. 1670)
  10. Ruse ; artifice. Invention cousue de fil blanc, machination particulièrement habile ou ridicule.
    • Le duc et la duchesse mouraient de rire à tous ces propos , comme gens qui avaient fabriqué l'aventure, s’applaudissant de la finesse et de la dissimulation que montrait la Trifaldi. — (Cervantes, L'ingénieux hidalgo don Quichotte de la Manche, traduction L. Viardot, 1836, tome 2, page 402)
    • Mais il n’importe pas seulement de connaître les finesses du métier, il faut surtout être perspicace pour ce qui est répréhensible, nous voulons parler des moyens frauduleux auxquels se livrent peu ou prou tous ceux faisant commerce de chevaux. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
    • Découvrir une finesse. - Finesse grossière. Finesse colossale - Ses finesses ne trompent plus personne.
    • "Colossale finesse" est un oxymore (figure de mots) et une antiphrase (figure de sens). L'expression s'est popularisée depuis belle lurette pour désigner une balourdise, venant de la part de gens qui se croient plus malins que les autres.
    • Les apprentis - manipulateurs ont montré là l'étendue de leur colossale finesse.
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Finesse : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

FINESSE. n. f.
Qualité de ce qui est fin, délié, menu. Le degré de finesse d'une chose. Le fil de l'araignée est d'une extrême finesse. La finesse des cheveux. La finesse d'une toile, d'une étoffe. Il se dit aussi en parlant de Ce qui a une forme délicate et agréable. La finesse des traits. La finesse des contours dans un dessin, dans une figure. En termes de Peinture et de Gravure, Finesse de pinceau, de burin, de touche, Manière de peindre, de graver, de dessiner légère, délicate et gracieuse, ou Effet qui en résulte. Dans ce dernier sens il s'emploie souvent au pluriel. Finesses de touche. Finesses de ton, Effets de touche, de ton, remarquables par leur légèreté, leur grâce, leur délicatesse. Il se dit en outre pour Délicatesse, en parlant des Sens. Il a l'ouïe d'une grande finesse. Les aveugles acquièrent en général une grande finesse de tact. Il se dit figurément en parlant de l'Esprit, du goût, du jugement. Finesse de goût, de tact. Un esprit doué de beaucoup de finesse. Il se dit, dans un sens analogue, en parlant des Choses faites pour être appréciées par le goût et par la pénétration d'esprit. Cela est dit, est exprimé avec finesse. Il ne sentit pas d'abord toute la finesse de cette réponse. La finesse de ses railleries. Des jugements pleins de finesse. Il y a beaucoup de finesse dans le jeu de cet acteur. Finesse de vues, d'aperçus. La distinction que vous faites est d'une extrême finesse. Il se dit quelquefois de la Chose même qui est difficile à sentir, à saisir, à pénétrer. C'est une finesse de langage que peu d'étrangers sont capables de sentir. Savoir toutes les finesses d'une langue, d'un art. Il se dit encore, absolument, pour désigner la Finesse d'esprit. Il y a beaucoup de finesse dans ses yeux, dans son regard, dans sa physionomie. Ses yeux expriment la douceur et la finesse. Pascal oppose l'esprit de finesse à l'esprit de géométrie. Entendre finesse à quelque chose, Donner un sens malin et fin à quelque chose. Je ne sais pas quelle finesse vous entendez à cela. Je n'y entends pas finesse. C'est un homme qui entend finesse à tout. Il signifie aussi Ruse, artifice. Finesse de renard. User de finesse. Par finesse. Suppléer à l'habileté par la finesse. Il se dit également d'un Acte d'habileté, d'une ruse. Découvrir une finesse. Finesse grossière. Ses finesses ne trompent plus personne. Fig. et fam., Des finesses cousues de fil blanc, Des finesses grossières et qu'il est aisé de reconnaître.

Finesse : définition du Littré (1872-1877)

FINESSE (fi-nè-s') s. f.
  • 1Qualité de ce qui est fin, c'est-à-dire de ce qui a le caractère d'une élégante délicatesse. Il y a beaucoup de finesse dans cette plaisanterie. Réponse pleine de finesse. Finesse de vues, d'aperçus. Jamais Lamotte n'aura ce style, disaient-ils ; quelle finesse et quelle grâce ! on reconnaît la Fontaine à chaque mot ; la fable était de Lamotte, Voltaire, Mél. littér. à M. de Laharpe.
  • 2Il se dit de ce qui a une forme délicate et élégante. La finesse des contours dans une figure, dans un dessin. La tête a aussi plus de finesse ; ce qui lui rend la physionomie agréable, Buffon, Quadrup. t. XII, p. 109, dans POUGENS. C'était la belle Desfourniels qui, pour la régularité, la délicatesse des traits et leur finesse inimitable, était le désespoir des plus habiles peintres, Marmontel, Mém. III.

    Terme de sculpture, de peinture et de gravure. Finesse de ciseau, de pinceau, de burin, manière délicate et gracieuse de sculpter, de peindre, de graver. Elle est sans finesse… mais tant mieux… oui, mais j'entends sans finesse de pinceau, Diderot, Salon de 1765, Œuv. t. III, p. 343, dans POUGENS.

    Finesses de touche, finesses de ton, effets de touche, de ton, remarquables par leur grâce et leur délicatesse.

    Qualité de ce qui est svelte et élégant. La finesse de la taille.

  • 3Qualité de ce qui est fin, délié, menu. Du linge d'une grande finesse. La finesse des cheveux, d'une dentelle.
  • 4Subtilité des sens. Il a l'ouïe d'une grande finesse.
  • 5Qualité qui fait que l'esprit, par la délicatesse, saisit et perçoit les choses fines. La finesse du jugement. La finesse du goût. La grâce et la finesse de la Fontaine. Le mot de finesse ne saurait non plus l'avoir fâché en l'endroit où il est ; il ne signifie autre chose qu'adresse, que science, que subtilité, Guez de Balzac, Lettres, I, 4, dans RICHELET. Le sage nous avertit que la vraie finesse est de bien connaître non la voie des autres, mais sa voie propre, Nicole, Ess. mor. 2e traité, chap. 5. … Pour dire un mot faut-il tant de finesse ? Molière, Tart. I, 6. [L'esprit] C'est une finesse de raison qui s'évapore, et qui est d'autant plus faible et plus sujette à s'évanouir qu'elle est plus délicate et plus épurée, Fléchier, Mme de Montausier. Dans la conduite, finesse exprime toujours, comme dans les arts, quelque chose de délié, Voltaire, Dict. phil. Finesse. Par une grande finesse de discernement, on distinguera les pensées stériles des pensées fécondes, Buffon, Disc. de réception. La finesse semble être la qualité dominante de son esprit ; mais il l'a portée à un si haut degré, il l'a si heureusement employée, et elle l'a si bien servi que cette qualité prend chez lui un caractère de grandeur, et produit ce sentiment d'admiration et d'étonnement qui semble réservé aux prodiges qu'en fantent la force et la profondeur du génie, Condorcet, Daniel Bernoulli.

    Absolument, finesse se dit pour finesse d'esprit. Sa physionomie exprime la finesse. La finesse imagine au lieu de voir ; à force de supposer elle se trompe, Duclos, Consid. mœurs, chap. 13.

    Parole, action qui dénote de la finesse. Gardez-vous bien d'imiter ces personnes qui applaudissent aux enfants lorsqu'ils ont marqué de l'esprit par quelque finesse, Fénelon, Éduc. des filles, chap. 9.

    Entendre finesse à quelque chose, y donner un sens fin et quelquefois malin, en tout cas ne pas la prendre dans le sens qui se présente. Nous le verrions pendre que nous y entendrions encore quelque finesse, Sévigné, 301. Ceux qui n'y entendaient point de finesse…, Hamilton, Gramm. 10. On inspire la défiance en employant toujours la finesse ; on se trompe presque toujours en entendant finesse à tout, Voltaire, Dict. phil. Finesse. Ils sont au comble de l'esprit, lorsqu'ils savent entendre finesse à tout, Montesquieu, Lett. pers. 82.

    On dit de même : chercher finesse à une chose. Il ne faut pas chercher de finesse à ce que je vous dis.

    N'y pas savoir de finesse, ne pas vouloir tromper, faire illusion. Il y en a parmi eux [les médecins] qui sont eux-mêmes dans l'erreur populaire, dont ils profitent ; et d'autres qui en profitent sans y être ; votre monsieur Purgon, par exemple, n'y sait point de finesse ; c'est un homme tout médecin, depuis la tête jusqu'aux pieds, Molière, Mal. imag. III, 3. Moi, je n'y sais point de finesse ; j'avertis qu'elle finira une heure au moins plus tôt qu'une autre pièce, Regnard, Fol. amour. Prol.

    Faire finesse d'une chose, ou, simplement, faire finesse, cacher, dissimuler ce qu'on ne devrait pas dissimuler. Nous n'avions point dessein de vous faire de finesse, Sévigné, 249. Je n'en ai pas fait de finesse à monsieur le chevalier, Sévigné, 531. Je ne voudrais pas faire finesse de tout, Bossuet, Lett. abb. 247.

  • 6Il se dit de la chose même qui est difficile à saisir, à sentir. On m'a prêté un exemplaire des remarques de M. de Vaugelas avec des notes écrites de la main de feu M. Chapelain, à qui aucune finesse de notre langue n'était inconnue, Vaugelas, Rem. not. Th. Corn. t. I, p. 40, dans POUGENS. Presque personne ne savait les finesses de la versification [avant Racine], Voltaire, Dict. phil. Art dramat. Il [Aristote] veut que l'orateur connaisse les passions des hommes et les mœurs, les humeurs de chaque condition ; je ne crois pas qu'il y ait une seule finesse de l'art qui lui échappe, Voltaire, ib. Aristote. Les finesses de l'art sont rarement dues aux premiers inventeurs, Voltaire, Newton, II, 9.
  • 7Supercherie, ruse. Enfin j'ai vu le monde et j'en sais les finesses, Molière, Éc. des femmes, IV, 5. Je vous ai soupçonnée de finesse ; je suis bien aise de m'être trompée, Maintenon, Lett. à Mme de la Viefville, 23 fév. 1705. La finesse est l'occasion prochaine de la fourberie ; de l'une à l'autre le pas est glissant, La Bruyère, VIII. Avec les gens qui par finesse écoutent tout et parlent peu, parlez encore moins ; ou, si vous parlez beaucoup, dites peu de chose, La Bruyère. Elles [les filles] estiment la finesse ; et comment ne l'estimeraient-elles pas, puisqu'elles ne connaissent pas de meilleure prudence ? Fénelon, Éduc. filles, ch. 9. La finesse est un mensonge en action ; et le mensonge part toujours de la crainte ou de l'intérêt, et par conséquent de la bassesse, Duclos, Consid. mœurs, ch. 13. Il [Louis XI] introduisait trop souvent dans la politique la finesse, qui la supplée rarement et qui l'avilit toujours, Duclos, Hist. de Louis XI, Œuvres, t. III, p. 357, dans POUGENS. La finesse n'a jamais réussi à personne dans les grandes choses, Voltaire, Lett. Catherine, 21 sept. 1770.

    Acte de finesse, de ruse. Bien qu'il parle de paix, ce n'est qu'une finesse Pour trouver un moyen de revoir la princesse, Desmarets, Mirame, I, 1. On les voit [les animaux] attaquer et se défendre aussi industrieusement qu'on le puisse imaginer, ruser même ; et, ce qui est plus fin encore, prévenir les finesses, comme il se voit tous les jours à la chasse, où les animaux semblent montrer une subtilité exquise, Bossuet, Connaiss. V, 1. Ce que j'appelle ici mauvaises finesses, ne sont pas seulement les finesses grossières ou les raffinements trop subtils, mais en général toutes les finesses qui usent de mauvais moyens, Bossuet, Politique, V, II, 9. Jamais ces misérables finesses que les religieuses prennent pour habileté, Maintenon, Lett. à Mme de la Viefville, 17 oct. 1707. Il n'est plus question de deviner les finesses des prêtres par des moyens qui pourraient eux-mêmes paraître trop fins ; un temps a été qu'on les a découvertes de toutes parts aux yeux de toute la terre, ce fut quand la religion chrétienne triompha hautement du paganisme, Fontenelle, Oracl. I, 17. C'étaient de petites finesses [d'Auguste] pour se faire donner ce qu'il ne croyait pas avoir assez acquis, Montesquieu, Rom. XII. Prenez garde que toutes ces histoires de maîtres supposés sont de vieilles finesses, des moyens de comédie, Beaumarchais, Barb. de Sév. III, 2.

    Des finesses cousues de fil blanc, des artifices grossiers, métaphore prise des tailleurs mal habiles qui font des coutures grossières et avec du fil blanc.

    Il est au bout de ses finesses, c'est-à-dire il est au bout de ses inventions pour tromper.

SYNONYME

1. FINESSE, SUBTILITÉ., La subtilité de l'esprit est la finesse poussée à l'excès et devenue un défaut.

2. FINESSE, PÉNÉTRATION., La pénétration perce les choses difficiles, obscures. La finesse discerne les choses fines et qui échappent facilement à la vue.

3. FINESSE, RUSE., La finesse, en ce sens, n'est que la finesse d'esprit conduite jusqu'à un mauvais usage. Il reste donc toujours quelque chose de fin, de délié, qui peut manquer tout à fait à la ruse.

HISTORIQUE

XVe s. Jouer une finesse [jouer un mauvais tour], Du Cange, fictitia. Leur administrer bastons ou armeures deffensables pour faire leurs finesses [leur mauvais coup], Du Cange, ib. Et à qui que feisse finesse [courtoisie, service], Il ne m'aymoit que pour le myen, Villon, Regrets de la belle Heaulmyère.

XVIe s. Combattre de vertu, non de finesse [adresse], Montaigne, I, 23. Je ne meslois à mes jeux ni tricotterie ni finesse [astuce], Montaigne, I, 109. Quelqu'un proposoit contre Cleanthes des finesses dialectiques, Montaigne, I, 190. Il leur feit cognoistre que toutes leurs finesses n'estoient que jeux d'enfans, Amyot, Philop. 22. Finesse est une parolle mitoyenne entre la prudence et la tromperie, Pasquier, Recherches, liv. VIII, p. 756, dans LACURNE.

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Finesse : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

FINESSE, s. f. (Gramm.) ne signifie ni au propre ni au figuré mince, leger, délié, d’une contexture rare, foible, ténue ; elle exprime quelque chose de délicat & de fini. Un drap leger, une toile lâche, une dentelle foible, un galon mince, ne sont pas toûjours fins. Ce mot a du rapport avec finir : de-là viennent les finesses de l’art ; ainsi l’on dit la finesse du pinceau de Vanderwerf, de Mieris ; on dit un cheval fin, de l’or fin, un diamant fin. Le cheval fin est opposé au cheval grossier ; le diamant fin au faux ; l’or fin ou affiné, à l’or mêlé d’alliage. La finesse se dit communément des choses déliées, & de la legereté de la main-d’œuvre. Quoiqu’on dise un cheval fin, on ne dit guere la finesse d’un cheval. On dit la finesse des cheveux, d’une dentelle, d’une étoffe. Quand on veut par ce mot exprimer le défaut ou le mauvais emploi de quelque chose, on ajoûte l’adverbe trop. Ce fil s’est cassé, il étoit trop fin ; cette étoffe est trop fine pour la saison.

La finesse, dans le sens figuré, s’applique à la conduite, aux discours, aux ouvrages d’esprit. Dans la conduite, finesse exprime toûjours, comme dans les Arts, quelque chose de délié ; elle peut quelquefois subsister sans l’habileté ; il est rare qu’elle ne soit pas mêlée d’un peu de fourberie ; la politique l’admet, & la société la réprouve. Le proverbe des finesses cousues de fil blanc, prouve que ce mot au sens figuré, vient du sens propre de couture fine, d’étoffe fine.

La finesse n’est pas tout-à fait la subtilité. On tend un piége avec finesse, on en échappe avec subtilité ; on a une conduite fine, on joue un tour subtil ; on inspire la défiance, en employant toûjours la finesse. On se trompe presque toujours en entendant finesse à tout. La finesse dans les ouvrages d’esprit, comme dans la conversation, consiste dans l’art de ne pas exprimer directement sa pensée, mais de la laisser aisément appercevoir : c’est une énigme dont les gens d’esprit devinent tout d’un coup le mot. Un chancelier offrant un jour sa protection au parlement, le premier président se tournant vers sa compagnie : Messieurs, dit-il, remercions M. le chancelier, il nous donne plus que nous ne lui demandons ; c’est-là une répartie très-fine. La finesse dans la conversation, dans les écrits, differe de la délicatesse ; la premiere s’étend également aux choses piquantes & agréables, au blâme & à la loüange même, aux choses même indécentes, couvertes d’un voile à travers lequel on les voit sans rougir. On dit des choses hardies avec finesse. La délicatesse exprime des sentimens doux & agréables, des loüanges fines ; ainsi la finesse convient plus à l’épigramme, la délicatesse au madrigal. Il entre de la délicatesse dans les jalousies des amans ; il n’y entre point de finesse. Les loüanges que donnoit Despréaux à Louis XIV. ne sont pas toûjours également délicates ; ses satyres ne sont pas toûjours assez fines. Quand Iphigénie dans Racine a reçu l’ordre de son pere de ne plus revoir Achille, elle s’écrie : dieux plus doux vous n’aviez demandé que ma vie. Le véritable caractere de ce vers est plûtôt la délicatesse que la finesse. Article de M. de Voltaire.

Finesse, (Philosophie-Morale.) c’est la faculté d’appercevoir dans les rapports superficiels des circonstances & des choses, les facettes presque insensibles qui se répondent, les points indivisibles qui se touchent, les fils déliés qui s’entrelacent & s’unissent.

La finesse differe de la pénétration, en ce que la pénétration fait voir en grand, & la finesse en petit détail. L’homme pénétrant voit loin ; l’homme fin voit clair, mais de près : ces deux facultés peuvent se comparer au télescope & au microscope. Un homme pénétrant voyant Brutus immobile & pensif devant la statue de Caton, & combinant le caractere de Caton, celui de Brutus, l’état de Rome, le rang usurpé par César, le mécontentement des citoyens, &c. auroit pû dire : Brutus médite quelque chose d’extraordinaire. Un homme fin auroit dit : Voilà Brutus qui s’admire dans l’un de ces caracteres, & auroit fait une épigramme sur la vanité de Brutus. Un fin courtisan voyant le desavantage du camp de M. de Turenne, auroit fait semblant de ne pas s’en appercevoir ; un grenadier pénétrant néglige de travailler aux retranchemens, & répond au général : je vous connois, nous ne coucherons pas ici.

La finesse ne peut suivre la pénétration, mais quelquefois aussi elle lui échappe. Un homme profond est impénétrable à un homme qui n’est que fin ; car celui-ci ne combine que les superficies : mais l’homme profond est quelquefois surpris par l’homme fin ; sa vûe hardie, vaste & rapide, dédaigne ou néglige d’appercevoir les petits moyens : c’est Hercule qui court, & qu’un insecte pique au talon.

La délicatesse est la finesse du sentiment qui ne refléchit point ; c’est une perception vive & rapide du résultat des combinaisons.

Malo me Galatæa petit, lasciva puella,
Et fugit ad salices, & se cupit ante videri.


Si la délicatesse est jointe à beaucoup de sensibilité, elle ressemble encore plus à la sagacité qu’à la finesse.

La sagacité differe de la finesse, 1°. en ce qu’elle est dans le tact de l’esprit, comme la délicatesse est dans le tact de l’ame ; 2°. en ce que la finesse est superficielle, & la sagacité pénétrante : ce n’est point une pénétration progressive, mais soudaine, qui franchit le milieu des idées, & touche au but dès le premier pas. C’est le coup-d’œil du grand Condé. Bossuet l’appelle illumination ; elle ressemble en effet à l’illumination dans les grandes choses.

La ruse se distingue de la finesse, en ce qu’elle employe la fausseté. La ruse exige la finesse, pour s’envelopper plus adroitement, & pour rendre plus subtils les piéges de l’artifice & du mensonge. La finesse ne sert quelquefois qu’à découvrir & à rompre ces piéges ; car la ruse est toûjours offensive, & la finesse peut ne pas l’être. Un honnête homme peut être fin, mais il ne peut être rusé. Du reste, il est si facile & si dangereux de passer de l’un à l’autre, que peu d’honnêtes gens se piquent d’être fins. Le bon homme & le grand homme ont cela de commun, qu’ils ne peuvent se resoudre à l’être.

L’astuce est une finesse pratique dans le mal, mais en petit : c’est la finesse qui nuit ou qui veut nuire. Dans l’astuce la finesse est jointe à la méchanceté, comme à la fausseté dans la ruse. Ce mot qui n’est plus d’usage, a pourtant sa nuance ; il mériteroit d’être conservé.

La perfidie suppose plus que de la finesse ; c’est une fausseté noire & profonde qui employe des moyens plus puissans, qui meut des ressorts plus cachés que l’astuce & la ruse. Celles-ci pour être dirigées n’ont besoin que de la finesse, & la finesse suffit pour leur échapper ; mais pour observer & démasquer la perfidie, il faut la pénétration même. La perfidie est un abus de la confiance, fondée sur des garans inévitables, tels que l’humanité, la bonne-foi, l’autorité des lois, la reconnoissance, l’amitié, les droits du sang, &c. plus ces droits sont sacrés, plus la confiance est tranquille, & plus par conséquent la perfidie est à couvert. On se défie moins d’un concitoyen que d’un étranger, d’un ami que d’un concitoyen, &c. ainsi par degré la perfidie est plus atroce, à mesure que la confiance violée étoit mieux établie.

Nous observons ces synonymes moins pour prévenir l’abus des termes dans la langue, que pour faire sentir l’abus des idées dans les mœurs : car il n’est pas sans exemple qu’un perfide qui a surpris ou arraché un secret pour le trahir, s’applaudisse d’avoir été fin. Cet article est de M. Marmontel.

Finesse, (Manege.) terme qui le plus souvent est employé relativement au cheval, dans le même sens que celui de sensibilité. Ce cheval a beaucoup de finesse ; il est extrèmement sensible ; il est averti, & promptement déterminé par les aides les plus legeres & les plus douces.

Ce mot est encore usité, quand il s’agit de désigner la legereté de la taille d’un animal. Ce n’est point, disons-nous, un cheval épais, lourd, pesant ; c’est un cheval qui a de la finesse.

Relativement au cavalier, le terme de finesse renferme tout ce qu’expriment les mots délicatesse, précision, subtilité, &c. (e)

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Étymologie de « finesse »

Étymologie de finesse - Littré

Fin 2 ; provenç. fineza, pureté ; catal. finesa ; espagn. fineza ; ital. finezza.

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Étymologie de finesse - Wiktionnaire

Du moyen français finesse, qui vient de l'ancien français fin.
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Étymologie de finesse - Wiktionnaire

(Date à préciser) Dérivé de fin avec le suffixe -esse.
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Phonétique du mot « finesse »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
finesse finɛs play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « finesse »

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Citations contenant le mot « finesse »

  • [MAJ] kopite7kimi affirme sur Twitter que les cartes grand public Geforce Ampere profiteraient de la finesse de gravure de 8 nm de Samsung. Ses prédictions ou indiscrétions sont plutôt fiables habituellement. Le processus de gravure de 8 nm de Samsung est une amélioration du processus de 10 nm et permet la création de 61 millions de transistors par mm². Cette finesse de gravure devrait concerner l'intégralité des GPUs, même les plus haut de gamme basés sur le supposé GA102. Cowcotland, Les futures cartes Geforce Ampere de Nvidia seraient basées sur une finesse de gravure de 8 nm effectuée par Samsung - Cartes graphiques
  • Aujourd’hui, les annonceurs veulent des cibles marketing cohérentes pour des investissements publicitaires optimisés, plus efficaces et ce, au-delà des différences qui opposent TV et digital. Pour obtenir cette cohérence, il faut transposer les capacités de finesse et de précision du ciblage digital en TV. C’est l’objectif de Data enriching une solution proposée par Médiamétrie, destinée à enrichir le médiaplanning TV avec des cibles data. Stratégies, La puissance de la TV et la finesse de l’ultra personnalisation digitale réunies - Stratégies
  • Tout l'art d'écrire des lettres est dans l'emploi de ces finesses opportunes, de ces nuances par l'effet desquelles on donne aux gens l'impression que l'on parle d'eux, tout en ne parlant que de soi. De Paul Reboux / Le nouveau savoir-écrire
  • Auprès des politiciens, les finesses de l'étiquette, les subtilités de la diplomatie comptent moins que le succès. De Robert Charbonneau / Aucune créature
  • Jamais il n'a été aussi facile de gouverner qu'aujourd'hui. Autrefois, il fallait chercher avec finesse par quelle monnaie on devait marchander les gens ; aujourd'hui tout le monde veut de l'argent. De Alphonse Karr
  • Avec les gens qui par finesse écoutent tout et parlent peu, parlez encore moins ; ou si vous parlez beaucoup, dites peu de choses. De Jean de La Bruyère / Caractères
  • A la sagacité de l'esprit appartient la finesse ; à la sagacité de l'âme appartient la délicatesse des sentiments et de l'expression. De Jean-François Marmontel
  • Il y a deux sortes d'esprit : l'esprit de géométrie et l'esprit de finesse. De Blaise Pascal / Discours sur les passions de l'amour
  • On aime toujours à trouver aux choses plus de finesse qu'il n'y en a. De Président de Brosses / Lettres Italiennes
  • Plus on prend le temps, plus on ose faire les choses en finesse. De Rachida Brakni / Studio Magazine - Juillet 2003
  • Les questions montrent l'étendue de l'esprit et les réponses sa finesse. De Joseph Joubert
  • L'apparence requiert art et finesse ; la vérité, calme et simplicité. De Emmanuel Kant
  • Différence entre l'esprit de géométrie et l'esprit de finesse. - En l'un, les principes sont palpables, mais éloignés de l'usage commun […] Mais dans l'esprit de finesse, les principes sont dans l'usage commun et devant les yeux de tout le monde. Blaise Pascal, Pensées, 1 Pensées
  • Il y a de deux sortes d'esprits, l'un géométrique, et l'autre que l'on peut appeler de finesse. Le premier a des vues lentes, dures et inflexibles ; mais le dernier a une souplesse de pensée qu'il applique en même temps aux diverses parties aimables de ce qu'il aime. Blaise Pascal, Discours sur les passions de l'amour
  • La plus subtile de toutes les finesses est de savoir bien feindre de tomber dans les pièges que l'on nous tend, et on n'est jamais si aisément trompé que quand on songe à tromper les autres. François, duc de La Rochefoucauld, Maximes
  • Il n'y a nulle si bonne et désirable finesse que la simplicité. saint François de Sales, Introduction à la vie dévote
  • La maxime que j'ai le plus observée en toute la conduite de ma vie a été de suivre seulement le grand chemin, et de croire que la principale finesse est de ne vouloir point du tout user de finesse. René Descartes, Correspondance, à Élisabeth, janvier 1646

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Traductions du mot « finesse »

Langue Traduction
Corse finezza
Basque fintasuna
Japonais 巧み
Russe тонкость
Portugais delicadeza
Arabe براعة
Chinois 技巧
Allemand finesse
Italien finezza
Espagnol finura
Anglais finesse
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Synonymes de « finesse »

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Antonymes de « finesse »


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