Travail : définition de travail


Travail : définition du Wiktionnaire

Nom commun 1

travail \tʁa.vaj\ masculin (pluriel : travaux, sauf dans le sens de activité professionnelle, emploi, où c’est le pluriel travails qui est utilisé ; travails est aussi parfois utilisé pour d’autres sens)

  1. Labeur, application à une tâche, effort soutenu pour faire quelque chose, en parlant de l’esprit comme du corps.
    • L’homme qui vendait son travail, qui recevait un salaire, se dégradait au rang des esclaves, il se vendait comme esclave, il perdait sa dignité d’homme libre. Cette action dégradante est commise quotidiennement par les hommes libres de la société capitaliste. Les prolétaires de la main comme ceux de l’intelligence, n'ont qu’une unique préoccupation : se vendre, vendre leur travail manuel, vendre leur travail intellectuel, vendre la pensée, cette chose sacrée. — (Paul Lafargue, L’idéalisme et le matérialisme dans la conception de l’histoire. Réponse à la Conférence du citoyen Jean Jaurès, dans La Jeunesse socialiste, janvier 1895, p. 1)
    • L’Écosse l’attendait bouche bée. Il arriva à Glasgow vers une heure, et l’on raconte que le travail ne fut pas repris avant deux heures et demie dans les docks et les manufactures de cette ruche industrielle. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 30 de l’éd. de 1921)
    • Il s’acharnera au travail, il ne ménagera ni son temps, ni ses forces, à une époque où le radium et la radiothérapie profonde était encore inconnue. — (Bulletin de la Société d’obstétrique et de gynécologie de Paris, 1924, vol. 3, page 403)
  2. (Par extension) Activité professionnelle ; emploi.
    • Lui avait trouvé deux travails : l’un dans une forge où il aidait à décharger les matériaux et à transporter diverses choses, l’autre dans un moulin où il jouait les mules.’' — (site feleth.superforum.fr, 13 mars 2014)
    • Elle avait deux travails. Deux fatigues. Deux épuisements. Mais ça, elle savait faire et, la plupart du temps appréciait. Elle aimait travailler. — (Vincent Jolit, Clichy, Éditions La Martinière, 2013)
    • Mais on ne vous en voudra hélas pas si vous devez révéler que la crise vous force à avoir deux travails, oh que non. — (Fabian Bouleau, Chienne de langue française !, 2014)
    • Il faisait un froid de gueux. Dans la ville, sous un ciel plus que sombre les rares passants se pressaient de rentrer au plus tôt chez eux ou à leur travail, pour ceux qui en avaient. — (A. M. Ivankov-Diaz, Moi, Jean Thomas Collot, fils de gueux, Lyon : L'encre et le grattoir, 2017, page 126)
  3. Manière dont on travaille habituellement.
    • Il a le travail difficile, lent.
  4. Ouvrage même, de quelque nature qu’il soit, qui est produit par le labeur.
    • L’oxydation relativement rapide du fer n’a pas permis de retrouver aisément, parmi les restes des travaux métalliques que l’antiquité a laissés derrière elle, un grand nombre d’objets fabriqués avec ce métal ; […]. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 179)
    • Et alors on fera juger leurs deux travails. — (M. Lockroy, ‎Jules de Wailly, Deux compagnons du tour de France, 1845)
    • Monsieur Saito lut mon travail, poussa un petit cri méprisant et le déchira: [...]. — (Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, Éditions Albin Michel S.A., 1999, p. 10)
    1. (Spécialement) Ouvrage de l’esprit, étude historique, philosophique ou scientifique. — Note : Il est alors souvent au pluriel.
      • Je n’insiste pas, car il existe des ouvrages sur ces questions, tels l’important mémoire de Candolle et les travaux de A. Chevalier. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p. 97)
      • Le physiologiste hollandais Jordan écrivait que les travaux de Pavlov ont fait de Léningrad la Mecque des physiologistes du monde entier. — (E. Asratian, I. Pavlov : sa vie et son œuvre, p. 3, Éditions en langues étrangères, Moscou, 1953)
  5. Manière dont l’ouvrage est fait.
    • Travail exquis, délicat. - Ce bijou est d’un beau travail.
  6. Ouvrage qui est à faire ou auquel on travaille présentement.
    • C’était elle qui assumait dans la maison les travaux de l’homme que sa vieillesse lui eût rendus difficiles. Combien de ménagères auraient, d’elles-mêmes, pris cette initiative généreuse ! — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Distribuer le travail aux ouvriers.
    • Je ne puis faire cela à ce prix, il y a trop de travail.
    • Le travail en souffrira.
    • Entreprendre des travaux.
    • Un ouvrier sans travail.
    • J’ai beaucoup de travail à faire.
  7. (Par extension) Action des forces de la nature.
    • En longeant l’atoll, j’étais rempli d’admiration et d’étonnement pour l’extraordinaire travail des madrépores. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Le travail de la fermentation.
    • Le travail des eaux le long des rives d’un fleuve.
    • (Figuré) Les esprits sont en travail.
  8. (Médecine) Première période de l’accouchement caractérisée par l’apparition de contractions douloureuses de l’utérus et l’effacement du col de l’utérus. Les douleurs de l’enfantement.
    • La salle de travail de la maternité.
    • Par moments, la tête qui sortait, semblait vouloir rentrer, repoussée par l’élasticité des tissus, tendus à se rompre ; et des crampes atroces l’étreignaient à chaque reprise du travail, les grandes douleurs la bouclaient d’une ceinture de fer. — (Émile Zola, Pot-Bouille, chapitre XVIII, 1882)
    • (Figuré)Rien ne voulait sortir de ses lèvres, toute sa face exprimait un travail de gésine intellectuelle horriblement douloureux : il lui semblait que son cerveau était muré. — (Louis Pergaud, La guerre des boutons, Paris : Mercure de France, 1912, chap. 3)
  9. (Mécanique) (Physique) Produit d’une force appliquée sur une distance. L’unité SI de travail (d’énergie) est le joule.
    • Le travail d’une machine.
  10. (Économie) (Politique) Labeur humain considéré comme facteur essentiel de la production.
    • Un système complexe de taxes permettait au gouvernement, aux aristocrates et aux religieux de profiter du travail de la plus grande partie de la population. — (Louis Dubé, La sagesse du dalaï-lama : Préceptes et pratique du bouddhisme tibétain, dans Le Québec sceptique, n° 66, p. 5, été 2008)
    • Le travail se rattache ainsi aujourd’hui moins à la nécessité économique de produire des marchandises qu’à la nécessité politique de produire des producteurs et des consommateurs. — (Catherine Dyja, L’Insurrection qui vient, dans la « Revue de la Défense nationale » de juillet 2009)
  11. (Droit) Labeur humain considéré sous le rapport des conflits qu’il soulève et des règlements qu’il y faut apporter.
    • La réglementation du travail.
    • Un contrat de travail.
    • Les accidents du travail.
    • Le Ministère du travail.
  12. (Équitation) Ensemble des exercices que l’on fait faire à un cheval, entraînement.
    • Il dispose d'un engagement de choix et tout est parfait au travail selon son entourage. — (La dernière minute de Zone-Turf pour le Quinté du jour : le n° 8 Vison Fromentro, zone-turf.fr, 16/12/2016)

Nom commun 2

travail \tʁa.vaj\ masculin

  1. (Médecine vétérinaire) (Équitation) Bâti servant à la contention des chevaux et des bovins, durant la pose des fers, ou pour des opérations chirurgicales.
    • Tous les amoureux des équidés trouveront dans ce lieu de charme matière à assouvir leur passion, que ce soit par la collection d'attelages, par les travails à ferrer des maréchaux-ferrants ou par les selleries. — (Bretagne nord, Lonely Planet, 2012)
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Travail : définition du Littré (1872-1877)

TRAVAIL (tra-vall, ll mouillées, et non travaye) s. m.
  • 1Nom donné à des machines plus ou moins compliquées, à l'aide desquelles on assujettit les grands animaux, soit pour les ferrer, quand ils sont méchants, soit pour pratiquer sur eux des opérations chirurgicales. Vous connaissez mes chevaux, ils sont fort beaux ; celui qui s'appelle le Favori était au travail ; on lui faisait le poil de l'oreille, ne vous en déplaise, il s'est mis en furie ; on a voulu lui rendre sa liberté ; il s'est jeté comme un furieux par-dessus les barres, et s'est crevé le cœur, Sévigné, 460.

    Au plur. Des travails.

  • 2 Par extension du sens d'instrument qui assujettit, gêne, fatigue ; c'est le sens primordial comme le montre l'historique. (En cette acception, le pluriel est travaux, tra-vô ; l'x se lie : des travô-z immenses.) Mais ce sensible outrage Se mêlant aux travaux d'un assez long voyage…, Molière, Sgan. 10. Rare et fameux esprit [Molière], dont la fertile veine Ignore, en écrivant, le travail et la peine, Boileau, Sat. II. Pensez-vous que ces cœurs, tremblants de leur défaite… Cherchent avidement sous un ciel étranger La mort et le travail pire que le danger ? Racine, Mithr. III, 1. Mais une dure loi, des dieux mêmes suivie, Ordonne que le cours de la plus belle vie Soit mêlé de travaux, Rousseau, Odes, III, 1.
  • 3Soins et soucis de l'ambition. Est-ce là le fruit du travail dont vous vous êtes consumés sous le soleil ? Bossuet, le Tellier.
  • 4Inquiétude. Entrez dans ces raisonnements [de Pompone, conjecturant que les menaces de guerre vont se dissiper]… et ne vous mettez point si tôt en travail ; c'est dommage de perdre vos douleurs, Sévigné, à Mme de Grignan, 28 févr. 1889.
  • 5Travail d'enfant, ou, simplement, travail, douleurs de l'enfantement, ou, techniquement, succession de phénomènes violents et douloureux dont l'ensemble caractérise la fonction de l'accouchement. Quelque prétexte spécieux de pèlerinage nocturne, ou d'amie en travail d'enfant, que vous veniez de secourir, Molière, G. Dandin, III, 8. Quand on entend les cris d'une femme en travail qui sont médiocres et languissants, on dit : elle n'accouche pas encore…, Bossuet, Sermons, Tristesse des enf. de Dieu, 2. Que produira l'auteur après tous ces grands cris ? La montagne en travail enfante une souris, Boileau, Art p. III. Cette fille s'est tuée pour avoir voulu partir de Fontainebleau le même jour que le roi, quoiqu'elle fût en travail et prête à accoucher, Mme de Caylus, Souvenirs, p. 40, dans POUGENS. À des travaux affreux Lucine nous condamne, Chénier, Idylles, l'Oaristys.

    Fig. Étaient-ce [les troubles de la Fronde] les derniers efforts d'une liberté remuante qui allait céder la place à l'autorité légitime ? ou bien était-ce comme un travail de la France prête à enfanter le règne miraculeux de Louis ? Bossuet, Anne de Gonz. Si, touchés des saints exemples que je vous propose, vous laissez attendrir vos cœurs ; si Dieu a béni le travail par lequel je tâche de vous enfanter en Jésus-Christ, Bossuet, ib. Thomas est en travail d'un gros poëme épique, Gilbert, Le XVIIIe siècle.

  • 6Peine qu'on prend pour faire quelque chose. Le travail du corps. Le travail de l'esprit. L'homme est né pour le travail, comme l'oiseau pour voler, Sacy, Bible, Job, v, 7. D'argent, point de caché ; mais le père fut sage De leur montrer avant sa mort Que le travail est un trésor, La Fontaine, Fabl. v, 9. Par le travail on charmait l'ennui, on ménageait le temps, on guérissait la langueur de la paresse et les pernicieuses rêveries de l'oisiveté, Bossuet, Ann. de Gonz. Après de grandes maladies causées par de grands travaux, Bossuet, le Tellier. Au moment que j'ouvre la bouche pour célébrer la gloire immortelle de Louis de Bourbon, prince de Condé, je me sens également confondu et par la grandeur du sujet et, s'il m'est permis de l'avouer, par l'inutilité du travail, Bossuet, Louis de Bourbon. Je sais qu'un noble esprit peut, sans honte et sans crime, Tirer de son travail un profit légitime, Boileau, Art p. IV. Mon père, soixante ans au travail appliqué, En mourant me laissa…, Boileau, Ép. v. Aux larmes, au travail le peuple est condamné, Racine, Ath. IV, 3. Celui qui aime le travail a assez de soi-même, La Bruyère, XI. Chacun est touché de sa patience, de son travail, de sa tranquillité, Fénelon, Tél. XI. L'homme dont il est question avait un état qui, en l'obligeant à un travail assez doux, le mettait dans le cas d'être utile, Mme de Puisieux, Ridic. à la mode, p 202, dans POUGENS. Forcez les hommes au travail ; vous les rendrez honnêtes gens, Voltaire, Pol. et lég Délits et peines, Peine de mort. La nature est inépuisable ; Et le travail infatigable Est un dieu qui la rajeunit, Voltaire, Odes, X. Le travail éloigne de nous trois grands maux, l'ennui, le vice et le besoin, Voltaire, Candide, 30. Le travail, entre autres avantages, a celui de raccourcir les journées et d'étendre la vie, Diderot, Cl. et Nér. II, 79. Le travail modéré fortifie, le travail excessif accable, Raynal, Hist. phil. XV, 4. Le travail est le pain nourricier des grandes nations, Mirabeau, Collection, t. v, p. 413. Les plaisirs du travail manquaient à l'âge d'or ; J'en hais l'oisiveté, j'en aime l'innocence, Delille, Pitié, IV. Le travail veut un but : au bout de la carrière On s'anime à sa vue et surtout on espère, Delille, Imag. VI. La force et le travail, que je n'ai point perdus, Par un peu de repos me vont être rendus, Chénier, le Mendiant. De tous les moyens qui conduisent à la fortune, les deux plus sûrs sont la persévérance et le travail, Reybaud, J. Patur. I, 16.

    Maison de travail, maison de détention où l'on fait travailler les détenus.

    Homme de travail, homme qui gagne sa vie par un métier pénible.

    Homme de grand travail, homme très laborieux.

    Terme de fauconnerie. Oiseau de grand travail, oiseau fort dans son vol, et ne se rebutant jamais.

  • 7Service auquel on soumet les animaux. Le travail [pour des chevaux] ne sera pas grand, d'aller jusqu'à la foire, Molière, l'Av. III, 5.

    Bêtes de travail, les bœufs, chevaux, etc. employés au travail.

    Terme de manége. Se dit des différents exercices du cheval.

    Travail de plate-longe, exercice auquel on assujettit généralement les élèves, dans les premières leçons.

  • 8Se dit de l'action d'une machine ou du résultat de cette action.

    Travail moteur, celui qui est développé par une force motrice ; travail résistant, celui qui est développé par une force résistante.

  • 9 Terme de mécanique. Travail élémentaire d'une force qui agit sur un point mobile, le produit de la force tangentielle par l'élément de chemin parcouru.

    Travail total de la force, la somme de ses travaux élémentaires. Quand la force est constante en grandeur et en direction, et que le point sur lequel elle agit se déplace suivant la direction de la force, son travail est égal au produit de la force par le déplacement du point. Dans ces évaluations, la force étant exprimée en kilogrammes, et le déplacement en mètres, le travail est exprimé en kilogrammètres.

  • 10Il se dit, par analogie, de l'action mécanique des agents naturels. Le fonds actuel de notre terre était la surface du globe primitif avant le travail des eaux, Buffon, Min. t. I, p. 146.
  • 11Travail à mouiller, façon qu'on donne aux peaux pour en faire du parchemin.

    Travail de rivière, préparation qu'on donne aux peaux avant de les tanner.

  • 12 Terme de vénerie. Endroit où le sanglier a remué la terre. Pas de pluriel en ce sens.
  • 13L'ouvrage même qui est le résultat du travail. Un beau travail. Afin qu'en ta vieillesse un livre en maroquin Aille offrir ton travail à quelque heureux faquin, Boileau, Sat. VIII. Un poëme excellent où tout marche et se suit N'est pas de ces travaux qu'un caprice produit, Boileau, Art poét. III.
  • 14La manière dont un ouvrage est fait. Travail exquis, délicat.

    Ce bijou est d'un beau travail, le travail en est délicat.

  • 15Manière dont on travaille, surtout en parlant des œuvres de l'esprit, de la besogne administrative. Il a le travail facile, difficile, lent, etc.
  • 16Le soin excessif que l'on apporte à quelque chose. Ses vers sentent le travail. Plus l'esprit a de liberté, Plus sa lumière est vive et pure : Le travail a souvent gâté L'ouvrage heureux de la nature, Bernis, Poés. div. p. 105, dans POUGENS.
  • 17Ouvrage qui est à faire, ou qui est actuellement en cours d'exécution. Entreprendre un travail. On a suspendu les travaux. Donner du travail aux ouvriers. Des travaux de toutes espèces et la liberté du choix accordée à tous les citoyens, voilà la vraie source des richesses, Condillac, Comm. gouv. I, 29.
  • 18Travail libre, le travail des hommes libres, par opposition à travail servile, dans les pays à esclaves. Cette extension de la propriété devait rompre l'équilibre entre le travail libre et le travail servile jusque dans la vie des champs, Wallon, Hist. esclav. dans l'antiquité, II, 1.

    Travail attrayant, se dit, dans le système fouriériste, du travail librement choisi, alternant, distribué par courtes séances, par séries et par groupes, tel qu'il devra être organisé dans le phalanstère.

    Travail forcé, travail auquel on ne peut se soustraire. On peut, par la commodité des machines que l'art invente ou applique, suppléer au travail forcé qu'ailleurs on fait faire aux esclaves, Montesquieu, Esp. XV, 8. La plupart [des rentiers] sont à l'abri des maladies de l'enfance, des dangers qui accompagnent certaines professions, de l'extrême misère et des travaux forcés, Décret du 23 flor. an II, Rapp. Cambon, p. 90. Si on établissait un ordre le mortalité pris parmi les soldats ou gens de mer, ou parmi les citoyens qui s'occupent aux travaux forcés, ib.

    Travaux forcés, peine afflictive et infamante à laquelle on condamne les criminels.

  • 19Il se dit des ouvrages que l'on fait pour l'embellissement, pour l'assainissement, pour l'utilité générale. Des travaux d'assainissement. Les travaux faits à Paris. Suétone nous a conservé le détail des travaux publics que Rome doit à la munificence de ces citoyens, Mongez, Instit. Mém. litt. et beaux-arts, t. II, p. 510. La nature y a repris [au Colisée, à Rome] son empire sur les travaux des hommes, et la beauté des fleurs console de la ruine des palais, Staël, Corinne, IV, 5.

    Dans les chemins de fer, travaux d'art, ponts, viaducs, etc. en un mot tout ce qui n'est pas le simple creusement de la voie.

    Travaux publics, ouvrages faits aux frais de l'État pour l'utilité publique.

    Dans la législation militaire. Travaux publics, peine infligée aux militaires qui ont déserté à l'intérieur.

    Les travaux de la campagne, l'ensemble des opérations de l'agriculture. Des philosophes célèbres, tels que Démocrite, Archytas, Épicharme, nous ont laissé des instructions utiles sur les travaux de la campagne ; et, plusieurs siècles auparavant, Hésiode les avait chantés dans un de ses poëmes, Barthélemy, Anach. ch. 59.

    Travaux, l'ensemble des opérations par lesquelles on procède à la construction.

  • 20 Particulièrement. Remuements de terre, tranchées que font les troupes pour l'attaque ou la défense d'une place, pour fortifier un camp, etc. C'est un ingénieur qui conduit ce travail. Le travail de cette nuit a été poussé jusqu'à tel endroit.

    Plus usité au pluriel. Ruiner les travaux des assiégés. Une sortie qui nettoyait la tranchée, comblait les travaux…, Hamilton, Gram. 8.

  • 21 Au plur. Examen, discussion, délibérations, en parlant d'un corps. Le parlement suspendit ses travaux. Les travaux de la commission, d'une académie.
  • 22Compte qu'un ministre rend au prince des affaires de son département, que les commis rendent aux ministres de celles qui leur ont été renvoyées. Le prince, à son travail, a décidé que… C'est l'heure de son travail avec ses commis. Le travail des ministres chez Mme de Maintenon parut avec raison la chose du monde la plus surprenante, Genlis, Mme de Maintenon, t. II, p. 112, dans POUGENS.

    En ce sens, le pluriel est travails. Ce ministre a eu plusieurs travails cette semaine avec le roi.

    On disait de certaines places dont les titulaires rendaient compte immédiatement au roi : Ces places ont le travail, donnent le travail.

  • 23 Au plur. Entreprises pénibles et glorieuses. Dis-moi ce que tu vaux, Conte-moi tes vertus, tes glorieux travaux, Corneille, Cinna, v, 1. Qu'est-ce donc qu'il a souhaité ce grand Alexandre, et qu'a-t-il cherché par tant de travaux et tant de peines qu'il a souffertes lui-même et qu'il a fait souffrir aux autres ? Bossuet, la Vallière. Sans que ta mort encor, honteuse à ma mémoire, De mes nobles travaux vienne souiller la gloire, Racine, Phèdre, IV, 2.

    Œuvres littéraires. Mais de les égaler à ces fameux auteurs… Et de voir leurs travaux avec la révérence Dont je vois les écrits d'un Plaute et d'un Térence, Rotrou, Saint-Genest, I, 5.

    Il se dit quelquefois au singulier. Seul on s'acquitte mieux d'une grande entreprise, Le travail s'affaiblit alors qu'il se divise, Rotrou, Antig. III, 5. Hercule, respirant sur le bruit de vos coups, Déjà de son travail se reposait sur vous, Racine, Phèdre, III, 5.

    Les travaux d'Hercule les douze entreprises que la Fable lui attribue. Eurysthée et Hercule vinrent au monde le même jour ; mais, la naissance du premier ayant été avancée par la fraude de Junon, Hercule lui fut soumis, et obligé de subir, par son ordre, les douze travaux si célèbres dans la Fable, Rollin, Hist. anc. Œuv. t. II, p. 494, dans POUGENS.

  • 24Élaboration. Des amphores pleines d'un vin de Chio devenu comme un baume par le long travail des ans, Chateaubriand, Mart. liv. II.

    En physiologie, mouvement vital qui produit certaines actions. Le travail périodique par lequel cette évacuation [des règles] se reproduit, Cabanis, Instit. Mém. sc. mor. et polit. t. II, p. 213.

    En pathologie, mouvement vital qui produit telle ou telle lésion. Le travail local de la tuberculisation.

    Dans le langage des convulsionnaires de Saint-Médard, les travaux, les convulsions.

HISTORIQUE

XIe s. E li wardireue si avrad pur son travail…, Lois de Guill. 32.

XIIe s. Car riens, fors moi, ne poroit endurer Les grans travaus [peines] que j'ai pour li [la] servir, Couci, X. Et si [je] me sui mis à sa volenté Que nus travaux mon desir ne rafraigne, ID. XIV. Car, se Dieu plest, encor [elle] me saura gré De mon travail et de ma longue paine, ID. ib. Les travailz de mort me unt aviruned, e les ovres Belial me unt espovented, Rois, p. 205.

XIIIe s. Ce jour ot la royne travail et peine male, Berte, XXVII. Et li plus de nos ans est travauz et douleurs, Psautier, f° 110. Moult me sanle [semble] que çou soit gas [que ce soit plaisanterie], Que vos dras vendés à detail ; D'autre mercié [marché] avés travail [souci], Fl. et Bl. v. 1722. Et si il a le congié du voier, il doit six sols de hauban au roy, se il met son travail hors de son hostel [il s'agit du travail pour les chevaux], Liv. des mét. 45.

XIVe s. [Mon cheval] Le marischal a defoulé, Et s'a son vallet affolé, Et à la force de ses reins Ha rompu deus travaus à Reins, Machaut, p. 81.

XVe s. Il y ot en l'eglise à l'obseque un travail auquel il y avoit sept cens chandelles, et sur ce travail avoit cinq bannieres, Froissart, II, II, 217. Ils guerroyerent le pape etles cardinaux, et leur firent moult de travaux, Froissart, II, III, 15. Après le jour qui est fait pour traveil, Ensuit la nuit pour repos ordonnée, Orléans, Ball. 73. Songe en complainte. Je croy que le travail qu'il [Louis XI] eut en sa jeunesse, quant il fut fugitif de son pere et fuyt soubs le duc de Bourgongne où il fut six ans, luy vallut beaucoup, Commines, I, 10. Il vivoit en grant travail ; car le roy le sollicitoit par plusieurs messagiers… [le connétable de Saint-Pol], Commines, IV, 4.

XVIe s. Elle mourut en travail, sans jamais se pouvoir delivrer de son enfant, Amyot, Thés. 24. Leurs femmes se trouvoient desjà si mal, qu'elles ne pouvoient plus nullement endurer le travail de la mer, Amyot, Rom. 1. Il gravit tant qu'il arriva avec beaucoup de travail jusques à la muraille, Amyot, Cam. 44. Il trouva les habitants travaillez de guerres civiles et de continuelles oppressions de tyrans, desquelz travaux il les garentit, Amyot, Lucull. 4. Je veux… Me livrer aux travaux de la pesante histoire, D'Aubigné, Tragiques, édit. LALANNE, p. 164. Les premiers travailles ou bancs secs qui s'estendent depuis Hableneuf [le Havre] jusques à Honfleur, le Flambeau de la navigation, p. 32, dans JAL.

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Travail : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

TRAVAIL, s. m. (Gramm.) occupation journaliere à laquelle l’homme est condamné par son besoin, & à laquelle il doit en même tems sa santé, sa subsistance, sa sérénité, son bon sens & sa vertu peut-être. La Mythologie qui le considéroit comme un mal, l’a fait naître de l’Erebe & de la Nuit.

Travail, (Critiq. sacrée.) ce mot dans l’Ecriture se prend pour la fatigue du corps, Job. v. 7. pour celle de l’esprit, Ps. xxjv. 18. pour les fruits du travail. Deut. xxviij. 33. & finalement par une figure de Rhétorique : pour l’injustice, sous la langue du méchant, est le travail de l’iniquité, Ps. x. 7. (D. J.)

Travail, s. m. (Art milit.) est le remuement des terres, le transport & l’arrangement des gabions, des sacs à terre, des briques, des fascines, & de tout ce que l’on fait pour se loger & se couvrir. Ainsi les travailleurs sont des pionniers, & le plus souvent des soldats commandés pour remuer les terres, ou s’occuper à quelqu’autres travaux. Dict. militaire.

Travail, (Maréchal.) cheval de travail ou de fatigue, opposé au simple cheval de parade ou de cérémonie.

Les maréchaux donnent aussi ce nom de travail à un bâtis, ou assemblage de charpente composé de quatre piliers quarrés A, A, A, A, de sept à huit piés de haut hors de terre, de quatre piés ou environ de fondation, & de neuf pouces d’équarrissage B, B, B, B. Les deux bouts sont formés par la distance de ces quatre piliers, où ils sont deux à chaque bout qui ne doivent être éloignés l’un de l’autre que de deux piés, ayant une traverse en-haut, une autre à rase terre, & la troisieme au bout de leurs extrémités qui est en terre. Chaque couple de piliers ainsi assemblés, & éloignés l’un de l’autre de quatre piés quatre pouces, & assemblés de chaque côté par trois traverses CC, DD, EE, qui prennent aux mêmes hauteurs que les six premieres, ce qui compose un bâtiment de bois à jour, formant un quarré long ; à chacun de ces piliers quarrés on fait plusieurs mortaises pour y ajouter les pieces nécessaires.

Premierement à cinq piés & demi de terre, on ajoute par ce côté une traverse quarrée FF, ayant demi-pié d’équarrissage, à laquelle on cloue & attache en-dedans cinq crochets de fer à égale distance, & ayant la tête en-bas ; vis-à-vis & de l’autre côté, on met à égale hauteur un rouleau, ou une traverse ronde G, garnie de cinq autres crochets ou crampons ; ses deux bouts plus épais HH, sont équarris & ferrés au-delà, près des piliers des deux crics à dents L, dans lesquels s’engrene à chacun un morceau de fer qui les arrête ; on perce chaque bout de deux trous de tariere, un à chaque face du quarré qui perce tout au-travers.

A quatre piés de terre, on fait une mortaise dans le pilier à moitié d’épaisseur, & à un pié de terre, une autre pareille pour y faire entrer deux traverses, ou barres mobiles MM, qui forment le travail des deux côtés, dont au bout entre dans la mortaise d’en-bas d’un pilier, & l’autre dans la mortaise d’enhaut de l’autre pilier, où elle est retenue par un morceau de fer attaché au-dessus NN, qu’on range pour la faire entrer, & qu’on laisse retomber pour l’empêcher d’en sortir.

Quatre autres barres mobiles OO, deux à chaque bout, forment les deux bouts du travail ; celles-la se coulent dans des mortaises qui percent les piliers d’outre-en-outre ; la plus haute se fait à trois piés ou trois piés deux pouces de terre, & celle d’au-dessous à deux piés deux pouces de terre.

On cloue à chaque pilier deux gros anneaux de fer PP, à rase-terre, dont l’un regarde le côté du travail, & l’autre le bout en-dedans.

A deux piés de terre on fait une petite mortaise destinée à recevoir le bout d’une double potence de fer QQ, qui a environ quinze pouces de long hors du pilier ; elle fait un petit coude à deux pouces près du pilier, qui la rejette en-dehors ; & sa tête qui a six pouces de longueur, finit par deux boulons.

A deux piés & demi de terre sont percées deux autres mortaises tranchantes, faites pour y fourrer deux barres de fer rondes RR, d’un pié de long, & terminées par un quarré de fer, dans lequel sont deux trous de même figure, destinés à recevoir une barre de fer ronde SS, qu’on fait entrer de l’une à l’autre. Chaque traverse du haut des bouts du travail, est garnie d’un anneau T, qui pend, ou d’un rouleau V, soutenu par deux branches, qui tourne sur lui-même : du côté de la traverse ronde G, à chaque pilier, est une barre de fer ronde XX, qui pend à une chaîne, & qu’on arrête en la passant dans un anneau qui l’empêche de vaciller : on met aussi de petits anneaux de fer pour passer les longes du licou du cheval ou de la cavessine de main, ou-bien on les arrête avec des crochets YY, qui pendent entre les deux barres des bouts. On garnit le dedans des quatre piliers des bouts du travail de cuir rembourré & cloué ZZZZ : on couvre tout le travail d’un toit qui y tient, ou d’un appenti attaché à la muraille voisine, s’il est auprès d’une muraille, ou qu’il ne soit pas isolé.

Comme tous les quatre piliers sont percés des mêmes mortaises, il n’y a moyennant cela ni devant ni derriere ; c’est-à-dire que la tête du cheval peut être à un bout ou à l’autre indifféremment, parce que toutes les traverses mobiles, les barres, &c. s’ajustent d’un côté comme de l’autre.

On fait les fondemens de quatre piés de profondeur pour rendre le travail capable de résister aux efforts du cheval ; on doit murer tout le dedans avec chaux & ciment, le paver à rase-terre, & à un pié & demi tout-autour.

Les traverses d’en-haut servent à l’assemblage.

Les anneaux ou rouleaux qui sont aux bouts, servent à lever la tête du cheval lorsqu’on veut lui donner des breuvages ou des pilules.

Les crochets de fer qui sont aux traverses immobiles des côtés, servent à soutenir & à élever la souspente, & les barres rondes attachées à des chaînes de fer, sont faites pour tourner la traverse ronde, en les mettant successivement dans les trous de tariere qui sont aux bouts.

Les traverses ou barres de bois qui vont en biais des deux côtés, sont faites pour empêcher le cheval de se jetter de côté.

Les traverses ou barres de bois mobiles qui sont deux devant & deux derriere, empêchent le cheval de sortir du travail en avançant ou en reculant.

La double potence de fer est destinée à tenir, lever & attacher le pié de devant pour y travailler.

Les barres & la traverse de fer sont faites pour tenir & arrêter le pié de derriere.

Les anneaux du bas des piliers doivent servir à tenir en respect (par le moyen des cordes qui entourent le pâturon & qui passent au-travers desdits anneaux), les piés auxquels on ne travaille pas.

Les rembourrures des piliers empêchent que le cheval ne se blesse la tête contre les piliers. L’inspection de la figure mettra le lecteur au fait de ce qu’on vient de dire.

Travail a mouiller, terme de Mégissier, qui se dit des peaux de mouton qu’on façonne sur la herse en les mouillant avec de l’eau quand on veut en faire du parchemin. Voyez Parchemin.

Travail, en Peinture, on dit voila un beau travail, pour exprimer une belle exécution ; en ce cas ce terme est synonyme avec celui de manœuvre. Voyez Manœuvre.

Travail, on dit en Fauconnerie, oiseau de grand travail, c’est celui qui est fort dans son vol, & ne se rebute point.

Travail, gens de, (Commerce.) qu’on nomme aussi hommes de peine, & manouvriers ; ce sont ceux qui par leur profession sont destinés à des ouvrages laborieux, à porter de pesans fardeaux, ou à quelqu’autre exercice violent. Voyez Crocheteur, Fort, Gagne denier. Diction. de Commerce.

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Travail : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « travail » les plus populaires.

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Étymologie de « travail »

Étymologie de travail - Littré

Wallon, trava, travail de maréchal ; provenç. trabalh, trebalh, trebail, fatigue ; esp. trabajo, fatigue ; portug. trabalho, fatigue ; ital. travaglio, travail de maréchal et fatigue. Il est impossible de séparer travail des maréchaux et travail, peine, fatigue, pour la forme, ni même pour le sens ; car, de travail qui assujettit les animaux, on passe sans peine à travail, gêne, sens primordial (travail de labors, Job. 454). Travail se tire du prov. travar, entraver, du lat. trabs, poutre. Dans l'ancien français li travaus est au nominatif singulier, le travail, au régime.

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Étymologie de travail - Wiktionnaire

(XIIe siècle) De l’ancien français travail « tourment, souffrance », déverbal de travailler.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « travail »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
travail travaj play_arrow

Citations contenant le mot « travail »

  • Une opération menée conjointement par le commissariat de Biarritz, l’inspection du travail, l’Urssaf, et la direction des Finances publiques a permis d’interpeller le dirigeant d’un établissement de nuit de Biarritz soupçonné de travail dissimulé. SudOuest.fr, Biarritz : soupçonné de travail dissimulé, un dirigeant d’établissement de nuit en garde à vue
  • Cette absence de commun dans les régimes sociaux européens, couplée à la libre circulation des travailleurs, joue en défaveur de nos Etats-providence, confrontés à un dumping social légal, favorisé par le système des travailleurs détachés. Bien qu'il ait été récemment réformé, c'est la nature même du système de détachement qui ouvre la porte aux abus. leparisien.fr, Plan de relance : «L’Union européenne du travail est une urgence» - Le Parisien
  • LES JEUNES L’ÉTÉ DANS L’AUDOMAROIS (1/5). L’école est finie. Et suivent deux mois de liberté. De Thiembronne à Saint-Omer, que font les jeunes de l’arrondissement, âgés entre 11 et 20 ans, de cette carte blanche ? Loin des clichés de l’adolescent lymphatique, partons à leur rencontre. Jeunes majeurs, Valentine, Maxence, Cloé, Jordan et Louna entrent dans le monde du travail. La Voix du Nord, Avec le Covid, les jeunes en compétition pour décrocher un travail saisonnier
  • Un travailleur détaché par une entreprise étrangère bénéficiera désormais de la même rémunération qu’un salarié employé par une entreprise établie localement réalisant les mêmes tâches. Le Monde.fr, Les nouvelles règles européennes sur le travail détaché entrent en vigueur
  • Travailler moins pour produire autant, voire davantage, vous n’y croyez pas ? Alors que les Français·es n’ont jamais autant passé de temps devant les écrans, toutes les heures passées en ligne ne sont pas sans conséquences sur la santé mentale et la productivité des salarié·e·s. Bien que l’idée de raccourcir la journée de travail pour booster la productivité ait de quoi surprendre, les retombées économiques pour l’entreprise sont souvent bénéfiques. Maddyness - Le Magazine sur l’actualité des Startups Françaises, À méditer sur la plage : comment travailler moins mais mieux ?
  • Au delà d'un vent à 60km/h, impossible pour les cordistes d'opérer... c'est un vrai travail de fourmi qui va continuer jusqu'à la fin de l'automne. Ces travaux ont coûté 2 400 000 euros (pour la CCI Seine Estuaire qui est gestionnaire du Pont) mais il n'y aura pas de répercussion sur le montant de l'abonnement du péage. En effet, le tarif avait déjà augmenté il y a quelques mois en prenant en compte le coût de cette opération. France Bleu, Sur le Pont de Normandie, un travail de fourmi pour remplacer des haubans
  • Pendant le confinement, 52 % des télétravailleurs n’ont pas été formés contre les cyber-menaces , Pourquoi des horaires de travail flexibles peuvent rendre les salariés plus performants - Courrier Cadres
  • Dans le récent rapport commandé par Cisco – intitulé « A New Perspective for the Modern Workplace » (Une nouvelle perspective pour le lieu de travail moderne) – la société a révélé six leçons clés pour l’avenir, dont les responsables informatiques et commerciaux ont été témoins, alors qu’ils reprennent petit à petit le chemin du bureau. Social Mag, Le COVID-19 a changé l'environnement de travail - Social Mag
  • Tribune. Le point culminant de la crise sanitaire étant pour le moment passé et les mesures sanitaires s’assouplissant progressivement, les annonces de « retour au travail » ne cessent de se multiplier. Entreprendre.fr, Retour au travail, retour à la normale ?
  • Le travail est un trésor. Le travail des autres, cela va de soi. De Henri Jeanson
  • Relie par des rêves bien dirigés le travail du soir au travail du matin. De Jules Renard / Journal
  • Ce n’est pas le travail difficile qui est monotone, c’est le travail superficiel. De Edith Hamilton
  • Les rêves donnent du travail. De Paulo Coelho / Sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j'ai pleuré
  • La vie fleurit par le travail. De Arthur Rimbaud / Une saison en enfer
  • La montagne en travail enfante une souris. De Nicolas Boileau / Satires
  • Le travail pense, la paresse songe. De Jules Renard / Journal
  • Le travail fatigue même les ânes. De Mateo Aleman / Histoire de Guzman d'Alfarache
  • La chance aide parfois, le travail toujours. De Proverbe brahman
  • Le travail du dimanche n’enrichit pas. De Proverbe italien
  • Tout salaire mérite travail. De Yvon Gattaz
  • Au travail, le travail pense pour nous. De Michel Chaillou / Libération - A quoi pensez-vous ?
  • Le travail est antérieur au capital et indépendant de celui-ci. Le capital n'est que le fruit du travail et n'aurait jamais pu exister si le travail n'avait pas existé avant lui. Le travail est supérieur au capital et mérite de loin plus grande considération. Abraham Lincoln, Message to Congress, 3 décembre 1861
  • J'aime le travail ; il me fascine et je peux rester assis des heures à le considérer. J'adore l'avoir sous la main, et la seule idée de m'en débarrasser me fend le cœur. Jerome Klapka, dit Jerome K. Jerome, Trois Hommes dans un bateau, XV Three Men in a Boat, XV
  • Un travail opiniâtre vient à bout de tout. Virgile en latin Publius Vergilius Maro, Les Géorgiques, I, 144-145
  • Le travail bouillonne. Virgile en latin Publius Vergilius Maro, Les Géorgiques, IV, 169
  • Le travail est l'aliment des âmes nobles. Sénèque en latin Lucius Annaeus Seneca, dit Sénèque le Philosophe, Lettres à Lucilius, XXXI
  • Le travail réclame l'élite des humains. Sénèque en latin Lucius Annaeus Seneca, dit Sénèque le Philosophe, De la providence, 5
  • Le travail surpassait la matière. Ovide en latin Publius Ovidius Naso, Les Métamorphoses, II, 5
  • La peur de l'ennui est la seule excuse du travail. Jules Renard, Journal, 10 septembre 1892 , Gallimard
  • La peur de la mort fait aimer le travail, qui est toute la vie. Jules Renard, Journal, 10 juillet 1897 , Gallimard
  • Ce n'est pas un travail vite fait que d'aimer. Marie Rouget, dite Marie Noël, Chants de la merci, Préludes et exercices , Stock
  • Le travail n'épouvante que les âmes faibles. Louis XIV, Mémoires
  • Le travail est partout et la souffrance partout : seulement il y a des travaux stériles et des travaux féconds, des souffrances infâmes et des souffrances glorieuses. Félicité de La Mennais, Paroles d'un croyant
  • L'économie politique l'a proclamé en une formule célèbre : le capital, c'est du travail accumulé. Complétez votre découverte monsieur l'économiste distingué : le capital, c'est le travail de plusieurs accumulé par un seul. Corollaire : le travail, c'est du capital qui ne s'accumule pas. Paul Laffitte, Jéroboam ou la Finance sans méningite, La Sirène
  • Le travail est la meilleure des régularités et la pire des intermittences. Victor Hugo, Tas de pierres, Éditions Milieu du monde
  • Toutes les méthodes agréables d'apprendre aux enfants les sciences sont fausses et absurdes, car il n'est pas question d'apprendre ni la géographie ni la géométrie, il est question de s'accoutumer au travail, c'est-à-dire à l'ennui. abbé Ferdinando Galiani, Lettre à Mme d'Épinay
  • La limite idéale vers laquelle tend la nouvelle organisation du travail est celle où le travail se bornerait à cette seule forme de l'action : l'initiative. Jean Joseph Hubert Fourastié, Le Grand Espoir du XXe siècle, Gallimard
  • Le capital est du travail volé. Louis Auguste BlanquiJean, dit Jean-Richard Bloch, Critique sociale
  • La vie est un travail qu'il faut faire debout. Émile Chartier, dit Alain, Propos d'un Normand, tome I , Gallimard

Images d'illustration du mot « travail »

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Traductions du mot « travail »

Langue Traduction
Corse impiegu
Basque lana
Japonais ジョブ
Russe работа
Portugais trabalho
Arabe عمل
Chinois 工作
Allemand job
Italien lavoro
Espagnol trabajo
Anglais job
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Synonymes de « travail »

Source : synonymes de travail sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « travail »


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