Étude : définition de étude


Étude : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

ÉTUDE, subst. fém.

I.− Application méthodique de l'esprit, cherchant à comprendre et à apprendre. Les deux seuls biens que je demande, l'étude et le repos (Constant, Journaux,1804, p. 159).Toutes les qualités d'études et de savante application de mes anciens maîtres (Renan, Souv. enf.,1883, p. 370).Normalien, agrégé d'histoire, homme d'étude et de réflexion (Bordeaux, Fort de Vaux,1916, p. 142).
A.− [Correspond à étudier II A]
1. Au sing. Effort d'application orienté vers l'acquisition ou l'approfondissement de connaissances. Ardeur, goût de l'étude. J'aime ces grandes salles [des bibliothèques] où règne l'étude (Green, Journal,1941, p. 144).
a) [L'obj. étudié est une discipline d'enseignement] Étude de l'anatomie, de l'histoire, des langues; étude approfondie, patiente, sérieuse. L'étude de la grammaire exige la même suite et la même force d'attention que les mathématiques (Staël, Allemagne,t. 1, 1810, p. 256).Il se livra avec un zèle et un plaisir extrêmes à l'étude des mathématiques (Valéry, Variété V,1944, p. 212).
En partic. Effort de mémoire pour apprendre par cœur. Étude d'une leçon. Ce calme si nécessaire pour l'étude des verbes irréguliers (Giraudoux, Siegfried,1928, II, 2, p. 77).
b) [L'obj. étudié est un art] Une heure de lecture ou d'étude de piano m'est plus agréable que le plus fastueux dîner du monde (Gide, Journal,1921, p. 694).
Loc. à valeur adj. D'étude. Qui est utilisé pour les exercices. Un piano d'étude, le clavecin préféré, des livres, des partitions (Duhamel, Cécile,1938, p. 47).
2. Au plur.
a) Ensemble progressif de travaux et d'exercices nécessaires à l'acquisition ou au développement de connaissances générales ou particulières. Première, deuxième année d'études; poursuivre ses études; bonnes, brillantes études. Ils avaient fait ensemble leurs premières études à l'école Saint-Thomas (Martin du G., Devenir,1909, p. 10).
b) P. méton. Temps durant lequel s'effectuent ces travaux. Le jeune homme à peine sorti de ses études, et dont la carrière n'est pas commencée (Bourget, Sens mort,1915, p. 217).J'y ai travaillé [à l'Hôtel-Dieu], jadis, au début de mes études (Duhamel, Combat ombres,1939, p. 78).
SYNT. Bourse, centre d'études; certificat, cycle, diplôme d'études; certificat, classe, examen de fin d'études; organisation, poursuite, programme, régime, sanction des études; études primaires, secondaires, supérieures; études classiques, littéraires, médicales, théologiques; camarade, compagnon d'études; préfet* des études; abandonner, achever, continuer, faire des/ses études.
B.− [Correspond à étudier II B] Effort d'observation et de pénétration, orienté vers l'intelligence des êtres, des choses, des faits. Étude d'ensemble, d'un fait, du milieu, du passé; méthode, objet, résultat d'une étude. Mon grand-père gémissait de se voir enlevé à ses chères études (Stendhal, Brulard,t. 1, 1836, p. 197).Une conversation, farcie de portraits, d'études de caractères, d'analyses de sentiments (Martin du G., Souv. autobiogr.,1955, p. lxxi).Après de longues études sur soi-même, j'ai mis au jour la duplicité profonde de la créature (Camus, Chute,1956, p. 1516):
1. Si vous appliquez ces principes d'observation aux étrangers, à plus forte raison soumettrez-vous votre femme aux mêmes formalités. Un homme doit avoir fait une étude profonde du visage de sa femme : cette étude est facile, elle est même involontaire et de tous les moments. Balzac, Physiol. mar.,1826, p. 155.
2. Le grand obstacle qui arrête les progrès des études philologiques me semble être cette dispersion du travail et cet isolement des recherches spéciales, qui fait que les travaux du philologue n'existent guère que pour lui seul et pour un petit nombre d'amis qui s'occupent du même sujet. Renan, Avenir sc.,1890, p. 248.
En partic. [L'obj. étudié est un auteur, un ouvrage littér.] Aborder, commencer, entreprendre l'étude de. Ayant consacré sa vie à l'étude de François de Sales (Barrès, Cahiers,t. 13, 1920-22, p. 239).
SYNT. Étude d'un cas, du comportement, de l'évolution, de l'influence de, des questions, des réactions, des rapports, des variations; étude analytique, comparative, critique, descriptive, expérimentale, méthodique, rationnelle, statistique, systématique.
C.− [Correspond à étudier II C] Travail de recherche, de mise au point d'une question, d'un projet. Faire, procéder à une étude; étude(s) poussée(s), préalable(s), en cours; série d'études; bureau d'études :
3. ... le pré qu'on appelait « le Rouleux », que ma mère (...) sema de quelques massifs d'arbres, et à travers lequel, après une longue étude, elle traça deux allées qui montaient, en serpentant selon des courbes savantes, jusqu'à la petite barrière par où l'on entrait dans le bois. Gide, Si le grain,1924, p. 395.
1. Domaine admin. ou comm.
a) Être à l'étude. Faire l'objet d'un examen attentif. Un projet était à l'étude pour amener l'électricité dans toutes les boutiques du passage! (Céline, Mort à crédit,1936, p. 341).
b) Étude de marché(s). ,,Analyse du comportement humain vis-à-vis de l'offre ou de la publicité d'un produit quelconque sur le marché en vue d'établir les possibilités de diffusion de ce produit`` (Barr. 1974). L'étude des marchés et la prévision de la conjoncture occupent une place de plus en plus grande dans les préoccupations du service (Jocard, Tour. et action État,1966, p. 228).
2. THÉÂTRE
a) Travail d'un acteur pour se préparer à son rôle. La première étude pour le comédien, est de lire plusieurs fois la pièce, d'en étudier tous les rôles, et ensuite d'analyser particulièrement le sien (Bussy, Art dram.,1866, p. 336).
b) Mettre une pièce à l'étude. ,,En distribuer les rôles`` (Ac. 1878-1932).
D.− [Correspond à étudier II D] Vieilli. Application, soin attentif apporté à un objet. Avoir une juste portion d'embonpoint, ni trop ni peu, est pour les femmes l'étude de toute leur vie (Brillat-Sav., Physiol. goût,1825, p. 217).Les petits gâteaux qu'il avait choisis avec étude, zèle et soins, dans la boutique de madame Magloire (France, Mannequin,1897, p. 148).
Se faire une étude de, mettre son étude à. Mettre tout son soin à. Il se fit une étude de supprimer tous les dehors de ce qu'il regardait comme une faiblesse déshonorante [sa sensibilité] (Mérimée, Mosaïque,1833, p. 144).Ce peuple qui sur un chantier met toute son étude à ne pas en fiche un coup (Péguy, Argent,1913, p. 1104).
II.− Travail de recherche qui constitue souvent une préparation ou une ébauche d'une œuvre plus importante.
A.− Ouvrage, article qui contient les résultats d'une recherche. Importante, remarquable étude; consacrer une étude à. Synon. essai.Une étude sur un tableau de Claude, exposé chez le père Malgras, venait de soulever un scandale énorme (Zola, Œuvre,1886, p. 71).Un ouvrage où M. Pierre Lasserre a réuni trois études sur Claudel, Jammes et Péguy (Thibaudet, Réflex. litt.,1936, p. 129).
B.− Domaine artistique
1. PEINT. et SCULPT.
a) Travail de détail exécuté en marge et en vue d'une composition d'ensemble, mais pouvant parfois constituer une œuvre en soi. (Quasi-)synon. croquis, ébauche, esquisse.Aussi a-t-il fait pour ce tableau nombre d'études de chevaux blancs dans le soleil (Goncourt, Journal,1895, p. 794).Trente toiles, autant d'esquisses et d'études et deux cents dessins environ (Ramuz, A. Pache,1911, p. 170).Elstir avait fait plusieurs études de ces mains. Et dans l'une où on voyait Andrée les chauffer devant le feu, elles avaient sous l'éclairage la diaphanéité dorée de deux feuilles d'automne (Proust, J. filles en fleurs,1918, p. 919).
b) Tête d'étude. ,,Dessin d'une tête, propre à servir de modèle et fait ordinairement d'après quelque tableau d'un grand maître`` (Ac. 1835-1932).
2. MUS. Morceau écrit en principe pour développer la technique d'exécution. Les fugues et les études théoriques en double contrepoint (Rolland, Beeth.,1937, p. 112).Cette étude pour piano et orchestre est encore un compromis. Le dialogue entre les éléments concrets et le piano de J.-J. Grunenwald est bancal (Schaeffer, Rech. mus. concr.,1952, p. 24).
III.− Lieu où s'exerce une activité studieuse, un effort de l'esprit.
A.− Salle de travail où les élèves font leurs devoirs ou apprennent leurs leçons en dehors des heures de classe. Étude surveillée. Un garçon de tempérament modéré, qui jouait aux récréations, travaillait à l'étude, écoutant en classe, dormant bien au dortoir, mangeant bien au réfectoire (Flaub., MmeBovary,t. 1, 1857, p. 7).Il était toujours à part, dans la cour pendant l'étude, en étude pendant la récréation (Montherl., Songe,1922, p. 150).
P. méton.
1. Temps passé dans cette salle. Après les trois heures d'étude du matin et de l'après-midi (Colette, Cl. école,1900, p. 12).Au collège, durant les longues études du soir (Mauriac, Journal 2,1937, p. 166):
4. Je n'allais plus à Saint-Benoist que pour y faire la classe, partant le matin de bonne heure, déjeunant à midi d'un repas préparé au domaine, que je faisais chauffer sur le poêle, et rentrant le soir aussitôt après l'étude. Alain-Fournier, Meaulnes,1913, p. 327.
2. Ensemble des élèves qui travaillent dans cette salle. Surveiller une étude. L'étude s'était tue un instant, étonnée d'entendre donner, pour la première fois, une mauvaise note au meilleur élève (Larbaud, F. Marquez,1911, p. 73).
Vieilli. Maître d'étude, usuel surveillant d'étude. Personne qui surveille les élèves d'une étude. Synon. (arg. scol.) pion.Monsieur, dit Poil de Carotte, le maître d'étude, il m'en veut! (Renard, Poil Carotte,1894, p. 139).V. banal ex. 8.
B.− Locaux où travaille un officier public ou ministériel, avec ses clercs. C'est dans l'étude d'un avoué qu'il faut apprendre la véritable langue de notre barreau (Jouy, Hermite,t. 1, 1811, p. 97):
5. Quand ils entrèrent dans l'étude de Maître Lamaneur, un petit mouvement se fit parmi les employés, et quand M. Serbois eut jugé bon de se nommer, bien qu'on le connût parfaitement, le premier clerc se leva avec un empressement marqué, tandis que le second souriait. Maupassant, Contes et nouv.,t. 1, Legs, 1884, p. 963.
P. méton.
1. Charge de cet officier. Maurice acquit à Chantilly une étude de notaire après s'être défait de son titre d'agent de change, qu'il avait acheté au lieu d'une étude d'avoué, comme il en avait eu d'abord le projet (Gozlan, Notaire,1836, p. 26).
2. Personnel travaillant avec cet officier. La fameuse étude d'avoué où il y avait à prendre une place d'expéditionnaire (Duhamel, Confess. min.,1920, p. 92).Il conseilla à son fils de faire du droit, et lui trouva une place dans une étude d'avoué à York (Maurois, Ariel,1923, p. 54).V. cléricature ex. 4.
Prononc. et Orth. : [etyd]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. a) 1remoitié xiies. estudie « application, soin, zèle » (Psautier Oxford, éd. Fr. Michel, xiii, 2); ca 1150 « id. » par estuide (Thèbes, éd. G. Raynaud de Lage, 4955); fin xiies. estude (Sermons St Bernard, éd. W. Foerster, p. 114); en partic. 1174 « application intellectuelle pour apprendre » (G. de Pont-Ste-Maxence, St Thomas, éd. E. Walberg, 3197); b) 1580 « observation, examen de quelque chose » (Montaigne, Essais, éd. A. Thibaudet, livre II, chap. 6, p. 415); en partic. 1802 « travail préparatoire de recherche » (Baudry des Loz., Voy. Louisiane, p. 273 : connaissances qui, au fond, ne consistent que dans un simple arpentage, d'après l'étude qu'ils ont dû faire des terrains); c) 1645, 15 oct. B.-A. (Poussin, Lett. à M. de Chantelou, p. 320 ds Brunot t. 6, p. 728, note 4); 1784 « ouvrage qui contient les résultats d'une recherche intellectuelle » (Bern. de St-P., Étude de la nature); 1833 mus. (Fr. Chopin, Études, op. 10 ds Hist. de la mus., Encyclop. de la Pléiade, t. 2, p. 1657); 2. a) 1216 « endroit, pièce où l'on étudie » (Anger, Trad. Vie St Grégoire, I, 1914 ds T.-L.); 1832 salle d'étude (Balzac, Lambert, p. 51); b) 1660 Estude de Notaire (Oudin Esp.-Fr.); 1690 « la charge elle-même » (Fur.). Empr. au lat. studium « application, zèle; application à l'étude, étude »; estudie est directement empr. au plur. lat. studia, interprété comme un fém. sing.; de là par métathèse estuide, d'où estude. Fréq. abs. littér. : 8 358. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 11 955, b) 11 820; xxes. : a) 11 937, b) 11 831.

Étude : définition du Wiktionnaire

Nom commun

étude \e.tyd\ féminin

  1. Apprentissage, travail pour apprendre ou approfondir des savoirs.
    • L’étude des mathématiques.
    • J'estimais fort l’éloquence, et j'étais amoureux de la poésie ; mais je pensais que l’une et l’autre étaient des dons de l’esprit plutôt que des fruits de l’étude. — (René Descartes, Méth. I, 9.)
    • L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts de la vie, n'ayant jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture n'ait dissipé. — (Montesquieu, Pens. div.)
  2. (Au pluriel) Instruction scolaire.
    • Faire de bonnes études ou de mauvaises études.
    • L'abbé d’Olivet avait dirigé au collége des jésuites les premières études de cet écrivain célèbre [Voltaire]. — (Jean le Rond D’Alembert, Éloges, d’Olivet.)
  3. Travail préparatoire.
    • Quant au lysol, nous avons déjà noté, à plusieurs reprises, ses remarquables propriétés insecticides, en particulier dans nos études sur l’acariose. — (Chronique agricole, viticole et forestière du Canton de Vaud, volume 20, page 509, Institut agricole de Lausanne, 1907)
    • D'après une étude réalisée en Côte d’Ivoire, dans les lieux où les éléphants avaient disparu depuis longtemps on ne trouvait plus de plants de certaines espèces forestières qu'ils ont coutume de disséminer (Alexandre, 1978). — (Yaa Ntiamoa Baidu, La faune sauvage et la sécurité alimentaire en Afrique, page 52, FAO, 1998)
    1. Examen préliminaire d’une question ou d’un projet.
      • Une étude plus large et plus scientifique des dialectes locaux établira que, par son origine et par ses caractères essentiels, le slovaque appartient au groupe yougoslave. — (Ernest Denis, La Question d'Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, p.97)
      • Nous allons procéder maintenant à une étude d'ensemble des principaux modèles de déschisteurs automatiques pour bac à piston. — (Ch. Berthelot, Épuration, séchage, agglomération et broyage du charbon, Paris : chez Dunod, 1938, page 43)
      • Le 13 novembre 1970, dans les premiers jours du gouvernement Allende, on réalisa au Chili une étude préliminaire sur les relations militaires de ce pays avec les USA. — (Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot & Françoise Campo, Seuil, 1974)
    2. (Arts) Ébauche préparatoire, dessin, peinture, sculpture, etc., exécuté en préparation d’une œuvre.
      • Une étude de draperie, de paysage.
      • Les études de Raphaël.
    3. (Musique) Composition faite pour exercer au doigté, au jeu d’un instrument.
      • Des études pour le violon.
    4. (Littérature) Type d’ouvrage proche de l'essai.
      • Étude sur la musique grecque.
    5. (Théâtre) Action d’apprendre par cœur un rôle. On dit plutôt aujourd'hui étudier un rôle.
      • Il ne lui est rien arrivé que je ne lui aie prédit à elle-même, en lui disant adieu, quand je sus l’étude qu’elle faisait de ce rôle. — (Pierre Corneille, Lett. à l’abbé de Pure, 12 mars 1659.)
  4. (Par métonymie) Lieu de ce travail d’apprentissage, de ce travail intellectuel ; en particulier :
    1. Lieu où l’on réunit les élèves pour étudier leurs leçons et faire leurs devoirs. Synonyme : salle d’étude.
      • Les études de ce collège sont vastes et bien aérées.
      • Pour arriver à la cour de récréation, il me fallut traverser ce que le surveillant général avait appelé « l’étude ». C’était une classe, où trois colonnes de pupitres à deux places s’avançaient vers une chaire, installée sur une estrade d’une hauteur qui me parut anormale. Contre les murs, à la hauteur de ma tête, une longue rangée de petites armoires mitoyennes. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 269)
    2. Bureau d’un notaire, d’un avoué, d’un huissier.
      • Il cède son étude à son premier clerc.
    3. (Vieilli) Chambre, cabinet où l’on étudie, où l’on compose.
    • Ces vers, produits dans mon étude, Récitent tes commandements. — (Racan, Psaume 118.)
  5. Le temps de ces exercices.
    • L’étude la plus longue est celle du soir.
  6. (Vieilli) Connaissances acquises.
    • Avoir de l’étude.
    • Mais je ne trouve point de fatigue si rude Que l’ennuyeux loisir d’un mortel sans étude. — (Nicolas Boileau-Despréaux, Épit. XI.)
  7. (Vieilli) Soin particulier que l’on apporte à quelque chose.
    • Je mettrais toute mon étude à rendre ce quelqu'un jaloux. — (Molière, Sicil. 7.)
  8. (Vieilli) Préméditation.
    • L’indignation qu’on prend avec étude augmente avec le temps et porte un coup plus rude. — (Pierre Corneille, Pomp. IV, 1.)
    • Tranquille en me frappant, barbare avec étude. — (Voltaire, Irène, IV, 4.)
  9. (Vieilli) Objet d’étude, de soin.
    • Votre exemple est partout une étude pour moi. — (Pierre Corneille, Sert. III, 2.)
    • J'ai […] de l’inquiétude de voir qu’un sot amour fait toute votre étude. — (Molière, Sgan. 7.)
    • Je me suis fait une étude de cet endroit d’une de vos lettres. — (Marquise de Sévigné, 437.)
  10. (Vieilli) (Péjoratif) Affectation, recherche.
    • Que ne puis-je vous représenter cet homme simple et sans étude ? — (Esprit Fléchier, II, 124.)
    • Toute notre vie est une étude de vanité. — (Jean-Baptiste Massillon, Myst. Ass.)
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Étude : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ÉTUDE. n. f.
Travail, application d'esprit en vue d'acquérir une connaissance. S'adonner, s'appliquer, se livrer à l'étude des sciences, des arts libéraux. Il a fait une étude particulière du latin, de l'histoire, de la géométrie, de l'architecture. Étude approfondie. Étude superficielle. Dans les établissements d'instruction, Salle d'étude, ou simplement Étude, Salle où l'on réunit les élèves pour leur faire étudier les leçons et composer les devoirs donnés par le professeur. Aller, se rendre à l'étude. Sortir de l'étude. On appelle Maître d'étude Celui qui surveille les élèves pendant les heures de travail et de récréation. On appelle encore Étude Le temps que l'on passe à étudier dans la salle d'étude. L'étude du soir est la plus longue. Faire ses études, Passer par les différents degrés d'instruction qui doivent former l'esprit de la jeunesse. On dit de même Faire de bonnes, de mauvaises études. Commencer, terminer ses études, le cours de ses études. La durée des études. Traité des études. Il se dit aussi de Tout travail préparatoire d'une question, d'un projet, etc. Les études d'une ligne de chemin de fer. Mettre un projet de loi à l'étude. En termes de Peinture et de Sculpture, il désigne un Dessin ou un morceau de peinture, de sculpture, qu'un artiste exécute pour bien connaître tel ou tel objet, et pour s'exercer à le bien représenter. Une étude de tête, de main, de draperie, d'arbre, de rocher, etc. Étude de Raphaël, de Michel-Ange. Un recueil d'études des plus grands maîtres. Tête d'étude, Dessin d'une tête, propre à servir de modèle et fait ordinairement d'après quelque tableau d'un grand maître. En termes de Musique, il se dit d'une Composition faite pour exercer au doigté, au jeu d'un instrument. Étude pour le violon, pour le piano. En termes de Théâtre, Étude d'un rôle, Travail que fait un acteur pour se pénétrer de l'esprit d'un rôle qu'il doit jouer. Mettre une pièce à l'étude, En distribuer les rôles. Il s'emploie également comme Titre d'ouvrage. Étude sur la musique grecque. Études historiques. Dans ce sens on emploie aussi le mot ESSAI. Il se dit, par extension, du Soin particulier qu'on apporte pour parvenir à quelque chose que ce soit. Il ne songe qu'à faire bonne chère, c'est là son étude. Il y met toute son étude. Il en fait son étude, toute son étude. Il se dit également de l'Office, de la charge ou privilège d'un officier public ou ministériel. Ce notaire a vendu son étude. Cette étude vaut trois cent mille francs. Il se dit encore du Lieu où un notaire, un avoué, un huissier, un commissaire-priseur travaille ordinairement et où il fait travailler ses clercs. Il y a cinq clercs dans cette étude. Fait et passé en l'étude de maître un tel.

Étude : définition du Littré (1872-1877)

ÉTUDE (é-tu-d') s. f.
  • 1Application d'esprit pour apprendre ou approfondir les sciences, les lettres, les beaux-arts. Passer les jours et les nuits à l'étude. L'étude des mathématiques. J'estimais fort l'éloquence, et j'étais amoureux de la poésie ; mais je pensais que l'une et l'autre étaient des dons de l'esprit plutôt que des fruits de l'étude, Descartes, Méth. I, 9. L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts de la vie, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé, Montesquieu, Pens. div. J'entends dire qu'il convient d'occuper les enfants à des études où il ne faille que des yeux ; cela pourrait être s'il y avait quelque étude où il ne fallût que des yeux ; mais je n'en connais point de telle, Rousseau, Em. II. J'ai su, pauvre et content, savourer à longs traits Les muses, les plaisirs, et l'étude et la paix, Chénier, Élég. XVI. Entre l'étude et moi tu partageais tes jours, Chénier M. J. Gracques, I, 4. Dans l'étude autrefois vous cherchiez un secours, Delavigne, Paria, II, 2.
  • 2Connaissances acquises. Avoir de l'étude. Mais je ne trouve point de fatigue si rude Que l'ennuyeux loisir d'un mortel sans étude, Boileau, Épit. X.

    N'avoir point d'étude, nulle étude, être sans étude, se dit surtout de ceux qui n'ont point les études littéraires qu'on fait d'ordinaire dans la jeunesse.

    Au plur. Les différents degrés de l'instruction classique. Faire de bonnes études. de mauvaises études. Le cours des études. Traité des études. Sitôt que j'eus achevé tout ce cours d'études, au bout duquel on a coutume d'être reçu au rang des doctes, Descartes, Méth. I, 6. L'abbé d'Olivet avait dirigé au collége des jésuites les premières études de cet écrivain célèbre [Voltaire], D'Alembert, Éloges, d'Olivet.

    Faire ses études, passer par les différents degrés d'instruction qui doivent former l'esprit de la jeunesse.

    On dit de même faire des études. Il n'a pas fait d'études.

  • 3 Terme de théâtre. Action d'apprendre par cœur un rôle. Il ne lui est rien arrivé que je ne lui aie prédit à elle-même, en lui disant adieu, quand je sus l'étude qu'elle faisait de ce rôle, Corneille, Lett. à l'abbé de Pure, 12 mars 1659.

    On dit plutôt aujourd'hui étudier un rôle.

    Mettre une pièce à l'étude, en commencer les répétitions.

    La pièce est à l'étude, elle est en cours de répétitions.

  • 4Étude, se dit de tout travail préparatoire. L'étude d'une question. Les études d'un chemin de fer. Mettre un projet de loi à l'étude. Ce plan est encore à l'étude.
  • 5Un dessin ou un morceau de peinture, de sculpture, exécuté pour l'étude particulière d'un objet. Une étude de draperie, de paysage. Les études de Raphaël. Les études de ces artistes montrent combien ils ont encore besoin d'en faire, Diderot, Salon de 1767, Œuv. t. XIV, p. 276, dans POUGENS. Nous y vîmes aussi un grand nombre d'études qu'ils avaient faites d'après plusieurs beaux monuments, et en particulier d'après cette fameuse statue de Polyclète, qu'on nomme le canon ou la règle, Barthélemy, Anach. ch. 72.

    Tête d'étude, tête dessinée pour servir de modèle.

    Terme de musique. Composition faite pour exercer au doigté, au jeu d'un instrument. Des études pour le violon.

  • 6Soin particulier que l'on apporte à quelque chose. Tandis qu'autour des deux tu perdras ton étude [à deviner lequel des deux est ton fils], Mon âme jouira de ton inquiétude, Corneille, Héracl. IV, 5. Son âme semble en vivre [de soupçons], et je mets mon étude à trouver des raisons à son inquiétude, Molière, D. Garc. II, 1. Je mettrais toute mon étude à rendre ce quelqu'un jaloux, Molière, Sicil. 7. Ils emploient toute leur étude à chercher, Pascal, Prov. 2. Se faire une étude d'une bagatelle, Bossuet, III, Vêture, 3. Je songe à me connaître et me cherche en moi-même, C'est là l'unique étude où je veux m'attacher, Boileau, Épît. v. Je mets à les former [de jeunes filles] mon étude et mes soins, Racine, Esth. I, 1. … Ta fière ingratitude Se fait de m'offenser une farouche étude, Voltaire, Mort de Cés. II, 5. Ma main donne au papier, sans travail, sans étude, Des vers fils de l'amour et de la solitude, Chénier, Élég. XVI.

    Préméditation. … L'indignation qu'on prend avec étude Augmente avec le temps et porte un coup plus rude, Corneille, Pomp. IV, 1. Tranquille en me frappant, barbare avec étude, Voltaire, Irène, IV, 4.

  • 7Objet d'étude, de soin. Votre exemple est partout une étude pour moi, Corneille, Sert. III, 2. J'ai… de l'inquiétude De voir qu'un sot amour fait toute votre étude, Molière, Sgan. 7. Je me suis fait une étude de cet endroit d'une de vos lettres, Sévigné, 437.
  • 8En mauvaise part. Affectation, recherche. Éviter l'apprêt et l'étude. Elle plaît sans étude. Que ne puis-je vous représenter cet homme simple et sans étude ? Fléchier, II, 124. Toute notre vie est une étude de vanité, Massillon, Myst. Ass.
  • 9Étude est quelquefois un titre d'ouvrage, moins usité, il est vrai, que essai. Études sur la musique ancienne.
  • 10Anciennement, chambre, cabinet où l'on étudie, où l'on compose. Et ces heureux hasards des fruits de mon étude, Corneille, La poésie à la peinture. Ces vers, produits dans mon étude, Récitent tes commandements, Racan, Psaume 118. Plus d'un héros, épris des fruits de mon étude, Vient quelquefois chez moi goûter la solitude, Boileau, Ép. x. Considérez les avantages d'un homme [un orateur] qui n'apprend pas par cœur… la chaleur qui l'anime lui fait trouver des expressions et des figures qu'il n'aurait pu préparer dans son étude, Fénelon, Dial. sur l'éloq. II.
  • 11Aujourd'hui, lieu où l'on réunit les élèves pour étudier leurs leçons et faire leurs devoirs. Les études de ce collége sont vastes et bien aérées.

    On dit très souvent aussi : salle d'étude.

    Dans les lycées de Paris, au lieu d'étude, on dit ordinairement quartier.

    Le temps de ces exercices. L'étude la plus longue est celle du soir.

    Maître d'étude, maître chargé de la surveillance pendant les études, les récréations et les promenades. Le titre officiel est, depuis quelques années, maître-répétiteur.

  • 12Pièce où un notaire, un avoué, un huissier fait travailler ses clercs.

    Dépôt des minutes et des papiers que les notaires et les avoués conservent ; clientèle du notaire, de l'avoué, etc. Acheter une étude. Il cède son étude à son premier clerc.

REMARQUE

Étude a été longtemps masculin, d'après le latin qui est neutre. " Étude pour un lieu où l'on étudie est féminin ; étude pour travail d'étudier est masculin ; qui fait au contraire n'y entend rien, " MALH. Comment. sur Desportes, édit. LALANNE, t. IV, p. 345. Cela est répété par Chifflet, Gramm. p. 149. Aujourd'hui la terminaison féminine l'a définitivement emporté, et étude est uniquement du féminin.

HISTORIQUE

XIIe s. Ainz voliez poverte de vostre gré porter, En oreisun adès e en estudie ester, Th. le mart. 81.

XIIIe s. [Les rois qui] Fierement metent lor estuide à faire entor eus armer gens, la Rose, 5288.

XVe s. Il ne vous est mie mestiers, Dame, dis-je, que le vous die ; Car, sans mettre y vostre estudie, Vous en savés là et avant, Froissart, Esp. amour. Colleges, n'attendez demain ; Estudes [universités], vous deussiez aler Devers le roy pour enhorter Le concille, et chercher le voir [le vrai], Deschamps, dans POUGENS. En laquelle chose France a grand honneur, le roy et les princes d'icelle, avec la noble université de l'estude de Paris, Boucic. III, 20. J'ai ma fille à marier, où j'ay grant estude de la bien asseurer, Perceforest, t. v, f° 107.

XVIe s. Mais par sus tout il mit son estudie à reparer son païs d'Arcadie, Marot, IV, 77. Puys se mettoyt à son estude principal par troys heures ou d'advantaige, Rabelais, Garg. I, 23. Et des principaux estudes de ma vie, c'est que le bout s'en porte bien, Montaigne, I, 68. Mais on trouva enfin que c'estoit une estude profonde, son esprit s'exercitant, Montaigne, II, 175. Faire un capitaine d'un personnage qui n'auroit jamais bougé de dessus les livres en une estude, Amyot, Préf. x, 36. Presque toute leur estude estoit d'apprendre à obeir, Amyot, Lyc. 33. Si estoit il en ses premiers ans plus enclein à l'estude de la poesie qu'à nul autre, Amyot, Cicéron, 2.

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Étymologie de « étude »

Étymologie de étude - Littré

Wallon, sitûd, s. f. ; provenç. estudi ; espagn. estudio ; portug. estudo ; ital. studio ; du lat. studium. Estudie au XIIe siècle est purement orthographique ; le vers montre que la prononciation était estuide. Plus tard estudie se dit, mais alors il est calqué sur le latin.

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Étymologie de étude - Wiktionnaire

Du latin studium.
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Phonétique du mot « étude »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
étude etyd play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « étude »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « étude »

  • En mai dernier, suite à la crise sanitaire, SDZ Processréa participait à un projet initié par le Cercle Orion, HEC Paris et SciencesPo intitulé « Manifeste pour le monde d'après ». Dans ce cadre, le cabinet d'ingénierie lançait un questionnaire dédié aux décideurs logistiques et supply chain et annonçait la publication d'une étudeVoxlog, SDZ ProcessRéa dévoile une étude sur la supply chain du "monde d’après"
  • L’étude BYOD 2020 met également en avant le fait que, malgré ces inquiétudes, les entreprises ne prennent pas les mesures adéquates pour protéger leurs données. La moitié d’entre elles ne disposent d’aucune visibilité au sein des applications de partages (51%) et 30% n’ont ni visibilité ni contrôle sur les outils de messagerie mobile des entreprises. Seulement 9% déclarent avoir adopté des solutions anti-malware dans le Cloud. A cela s’ajoute le fait que les organisations ont besoin d’un accès physique aux équipements et même d’un code PIN pour les sécuriser. Si une telle solution est acceptable pour les terminaux gérés, c’est une intrusion évidente dans la vie privée des collaborateur.trice.s dans le cadre d’une politique de BYOD. Global Security Mag Online, Etude Bitglass BYOD 2020 : Le BYOD profite de l’essor du travail à distance, mais la sécurité de ne suit pas le rythme - Global Security Mag Online
  • Les chercheurs ont ensuite évalué la déforestation induite par l'avancée de l'agriculture. Ce sujet est très controversé par manque de données mais aussi à cause des interprétations qui sont faites des rares mesures. Certains estiment par exemple que les destructions d'arbres n'ont pas été si importantes dans la mesure où le manque d'outils et de force animale font qu'un agriculteur ne pouvait exploiter plus d'un hectare. C'est sans compter avec les éclaircies effectuées sur des pentes non exploitées par la suite, les régions déforestées mais cultivées occasionnellement et les terres trop dégradées pour l'agriculture. En s'appuyant sur les études des pollens récupérés dans les sédiments des lacs et les tourbières partout dans le monde et notamment en Europe, Bill Ruddiman estime que le couvert forestier a commencé à reculer il y a 6000 ans.Cette déforestation sur plusieurs millénaires a provoqué des rétroactions en cascade. L’augmentation de CO2 dans l’atmosphère a réchauffé les océans et l’atmosphère, stoppé la croissance des glaces des pôles, influé sur la circulation atmosphérique avec l’Antarctique au point que l’action de l’Homme aurait augmenté les teneurs en CO2 de 40 ppm par rapport au niveau où elles auraient dû se situer naturellement. Selon les chercheurs, les émissions préindustrielles anthropiques (de -10 000 ans à 1750) se sont élevées à 343 milliards de tonnes dont 300 milliards ont été absorbés par les océans et les tourbières.Cet article ne clôt pas le débat mais devient un élément essentiel de réflexion pour les membres de la Commission internationale de stratigraphie à la recherche du "clou d’or" géologique marquant la fin d’une époque géologique et le début d’une autre. La Commission a en effet acté en 2016 que la Terre avait quitté l’holocène (débuté il y a 12.000 ans) pour entrer dans l’anthropocène. Mais le débat reste vif pour décider de la date du changement. Et il oppose ceux qui plaident pour un "clou d’or" récent (les résidus de plastique, la pollution nucléaire) et ceux qui envisagent une époque bien plus ancienne comme les débuts de l’agriculture.  , CATastrophes NATurelles .net - Etude : le réchauffement d'origine anthropique aurait débuté il y a 7000 ans
  • Une étude de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) publiée mercredi 8 juillet explique les mécanismes qui entraînent une baisse de la sociabilité et un repli sur soi chez les fumeurs de cannabis. Elle a été menée sur des souris par le chercheur de l'Inserm Giovanni Marsicano et son équipe du NeuroCentre Magendie (Inserm/Université de Bordeaux) en collaboration avec l'université de Salamanque. Franceinfo, Une étude de l'Inserm explique le lien entre cannabis et la tendance au repli sur soi des consommateurs
  • C’est le cas d’un patient français de 62 ans, hospitalisé à Versailles dans les Yvelines, qui a alerté sur ce nouvel effet secondaire encore jamais rencontré. L’homme a souffert d’une érection continue et douloureuse de plusieurs heures, et une étude américaine publiée dans The American Journal of Emergency Medicine suggère un lien très probable avec le Covid-19. parismatch.be, Une nouvelle étude révèle que le Covid-19 pourrait provoquer des érections persistantes
  • Les expériences d'imagerie montrant l'activation d'une zone du cerveau lors de l'exécution d'une tâche s'avèrent impossibles à reproduire. Expliquer et prédire les comportements des individus sur cette base serait donc foncièrement fallacieux, selon une méta-étude. Futura, Neurosciences : les études sont-elles vraiment fiables ?
  • Plus d’un an après l’incendie de Notre-Dame, une nouvelle étude souffle sur les braises. Publié jeudi 9 juillet dans la revue GeoHealth, un article rédigé par des chercheurs de l’université Columbia (Etats-Unis) suggère que les Parisiens, en particulier ceux résidant à proximité de la cathédrale, pourraient avoir été exposés à des niveaux de plomb supérieurs à ce que l’on pensait. La toiture et la flèche de l’édifice, parties en fumée dans la nuit du 15 avril 2019, contenaient 460 tonnes de plomb, substance très toxique, même à faible dose, particulièrement pour les jeunes enfants et les femmes enceintes. Le Monde.fr, Incendie de Notre-Dame : une nouvelle étude relance la question de l’exposition au plomb
  • Les commerçants et les artisans utilisent de plus en plus l’e-commerce. L’étude constate une dynamique omnicanale. La majorité des e-commerçants TPME possèdent aussi une boutique physique pour vendre leurs produits ou le font via leur réseaux de distribution. Ceux qui utilisent les deux canaux voient leur CA augmenter. BDM, Étude : les chiffres clés du e-commerce en 2020 - BDM
  • Le monde repose sur trois bases : l'étude, le travail, la charité. De Siméon le Juste / Pirke-Aboth
  • J'ai fait la magique étude Du Bonheur, que nul n'élude. De Arthur Rimbaud
  • Tous les métiers sont vils, seule l'étude est noble. De Proverbe chinois
  • Chaque homme, chaque objet est à lui seul un prix, une étude, une propriété. De Ralph Waldo Emerson
  • L'étude de l'homme est le propre de l'homme. De Arthur Conan Doyle / Sherlock Holmes
  • Les grandes guerres modernes sont la conséquence des études historiques. De Friedrich Nietzsche / Aurore
  • L’étude propre de l’humanité, c’est l’homme. De Pope / Essay on man
  • Renoncez à l'étude et vous n'aurez aucun souci. De Lao-Tseu
  • L'étude propre de l'homme est l'homme. Alexander Pope, Essai sur l'homme, I, 1 An Essay on Man, I, 1
  • C'est souvent la pauvreté de l'esprit qui rend les gens studieux. Poul Martin Møller, Pensées détachées
  • Tout contentement est bon ; le contentement dans l'étude est mauvais. , Talmud, Berakhot, IX, 8
  • L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts de la vie, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture ne m'ait ôté. Charles de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, Mes pensées
  • Le gain de notre étude, c'est en être devenu meilleur et plus sage. Michel Eyquem de Montaigne, Essais, I, 26
  • […] Ces choses-là sont rudes. Il faut pour les comprendre avoir fait ses études. Victor Hugo, La Légende des siècles, les Pauvres Gens

Images d'illustration du mot « étude »

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Traductions du mot « étude »

Langue Traduction
Corse studiu
Basque azterketa
Japonais 調査
Russe учиться
Portugais estude
Arabe دراسة
Chinois 研究
Allemand studie
Italien studia
Espagnol estudiar
Anglais study
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Synonymes de « étude »

Source : synonymes de étude sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « étude »


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