Rebutant : définition de rebutant


Rebutant : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

REBUTANT, -ANTE, part. prés. et adj.

I. − Part. prés. de rebuter*.
II. − Adjectif
A. − [En parlant d'une pers., de son aspect, etc.] Qui n'est pas engageant; qui repousse la sympathie. Synon. antipathique, dégoûtant, déplaisant, désagréable, rébarbatif, repoussant, répugnant.Air rebutant; attitude, mine rebutante; façons, manières rebutantes. Je m'étonne de l'attrait qu'elle exerçait sur Jacques... Comme elle était rebutante, autrefois! Cet inconfortable mélange de timidité et d'orgueil! Cette réserve glaciale! (Martin du G.,Thib., Épil., 1940, p. 844).Je trouvai plutôt rebutant l'apôtre roux et barbu qu'Hellé finissait par épouser (Beauvoir,Mém. j. fille, 1958, p. 145).
B. − [En parlant d'une chose]
1. Qui suscite le dégoût, qui répugne. Synon. dégoûtant, écœurant, répugnant.[L'asphalte] fournit, par la distillation sèche, presque les trois quarts de son poids d'une huile (...), d'une saveur rebutante, d'une odeur très-désagréable, analogue à celle de la fumée de tourbe (Kapeler, Caventou,Manuel pharm. et drog., t. 1, 1821, p. 103).
2. Qui décourage par son caractère fastidieux. Synon. décourageant, rébarbatif.Exercice, travail rebutant. Tous ces soins qu'on donne à ces petits êtres, ces besognes matérielles, qui paraissent vulgaires, rebutantes, tu ne sais pas combien elles sont belles (Daniel-Rops,Mort, 1934, p. 78).Il est incroyable de penser à quel point on peut engager quelqu'un dans une affaire, même la plus rebutante, la plus ingrate, rien qu'en le persuadant de l'importance déterminante qu'il lui serait donné d'y prendre (Gracq,Beau tén., 1945, p. 86).
Prononc. et Orth.: [ʀ əbytɑ ̃], fém. [-ɑ ̃:t]. Att. ds Ac. dep. 1694. Fréq. abs. littér.: 94.

Rebutant : définition du Wiktionnaire

Adjectif

rebutant \ʁə.by.tɑ̃\

  1. Qui rebute, qui décourage.
    • Travail rebutant.
    • Étude rebutante.
    • Dans les moments difficiles, une confiance aveugle lui venait tout à coup, sans raison précise ; il suffisait quelquefois qu’il pensât à Dieu pour voir les problèmes les plus rebutants se simplifier d’une façon mystérieuse. — (Julien Green, « Moïra », 1950, réédition Le Livre de Poche, page 50)
  2. Qui est choquant, déplaisant, qui écarte.
    • Air rebutant.
    • Mine rebutante.
    • Physionomie rebutante.
    • Manières rebutantes.

Forme de verbe

rebutant \ʁə.by.tɑ̃\

  1. Participe présent de rebuter.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Rebutant : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

REBUTANT, ANTE. adj.
Qui rebute, qui décourage. Travail rebutant. Étude rebutante. Il signifie aussi Qui est choquant, déplaisant, qui écarte. Air rebutant. Mine rebutante. Physionomie rebutante. Manières rebutantes.

Rebutant : définition du Littré (1872-1877)

REBUTANT (re-bu-tan, tan-t') adj.
  • 1Qui rebute, qui décourage. En attaquant la vérité de nos mystères et nous les représentant comme des mystères si rebutants et si difficiles à croire, Bourdaloue, Pensées, t. I, p. 237. Les lettres ont, par elles-mêmes, un attrait qui séduit l'esprit, lui rend les autres occupations rebutantes…, Duclos, Consid. mœurs, XI.
  • 2Choquant, déplaisant. Homme rebutant. Tout ce qu'on dit de trop est fade et rebutant, Boileau, Art p. I. Je vous parle en amie, le baron de Sercour n'est pas d'un âge rebutant, Marivaux, Marianne, 9e part. C'était peu d'être pauvre, M. de Seran était laid et d'une laideur rebutante, Marmontel, Mém. VIII. Son air [de Charon] est rebutant, et de profondes rides Ont creusé son vieux front de leurs sillons arides, Delille, Énéide, VI.
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Étymologie de « rebutant »

Étymologie de rebutant - Wiktionnaire

Participe présent de rebuter.
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Phonétique du mot « rebutant »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
rebutant rœbytɑ̃ play_arrow

Citations contenant le mot « rebutant »

  • Critique : Commençons par ce qui ternit la lecture de ce livre. Le titre donné à cet ouvrage est tout simplement aussi rebutant que sa couverture. Deux erreurs qui mettent à mal l’envie qu’on peut avoir de le feuilleter. On s’interroge sur ce qu’il dit, sans pour autant qu’un attrait mystérieux nous invite à sa découverte. Aussi impersonnels qu’abstraits, ces choix fâcheux portent préjudice à l’ouvrage, qui n’est absolument pas un essai sur la manière d’expérimenter un musée, comme son nom le laisse croire, ni un guide de vieux routards livrant via une appli de smartphone, de bonnes adresses étoilées à l’attention d’apprentis voyageurs culturels, comme le laisse croire la couverture. Ca n’est pas non plus ce que laisse entendre l’argument, au sujet du questionnement patrimonial d’un homme, qui hérite d’une collection dont il ne sait quoi faire. Si tout le monde hérite de quelque chose un jour à la mort d’un parent, rares sont ceux qui doivent se poser la question de la conservation d’objets d’art, et qui seraient intéressés de trouver là un manuel moral et esthétique ou un guide des petits musées. De quoi s’agit-il en réalité ? Il s’agit d’un carnet de réflexions et de savoirs au sujet de la visite des musées à échelle humaine. Il s’agit de la compilation des lettres de deux esthètes appartenant à la même famille de sang et de goût, au sujet de toutes ces maisons-musées qu’on finit par trouver à travers le monde quand on les cherche. Il s’agit d’une alternative délicate et érudite à la consommation de masse des grandes surfaces culturelles, aux perches à selfies devant la Joconde. Ces lieux discrets n’appartiennent à aucune tête de classement de popularité et ne font état d’aucun record de fréquentation. Les visiter est une aventure intime. Prenons par exemple, comme le livre le fait, le musée Gustave Moreau qui est situé à Paris. On entre chez l’artiste, dans ses appartements, on circule en laissant passer ceux qui sortent, deux ne passent pas de face dans le couloir qui mène à la la cuisine. On imagine le peintre à son bureau, on frôle le lit où il dormait, on apprécie sa décoration soignée et la centaine de tableaux ornant les murs, on découvre enfin ses œuvres accrochées aux murs de son vaste atelier. Le lieu est dans l’état où il l’avait conçu : malgré le temps, il a été peu remanié par les héritiers, les dépositaires, les conservateurs amateurs, puis les professionnels qui en ont respecté l’esprit. Moreau n’est plus là, mais la sensation de proximité avec lui diffère totalement des espaces de présentation institutionnels qu’on qualifie de white box, et dont le mérite est de n’avoir aucune personnalité. Les Gamboni construisent une alternative à ce qu’on appelle vulgairement l’offre culturelle, en proposant une expérience des petits producteurs, des petits lieux muséaux de caractère, aux États-Unis, au Japon, en France. Imperturbables, les deux hommes s’écrivent, nous écrivent pour parfaire nos connaissances. Ce qui n’était, au départ, qu’un échange de courriers en une circonstance douloureuse (la perte d’un proche), devient rapidement un livre à quatre mains qui entend faire date dans le milieu des muséographes et des amateurs éclairés, fort de ses six cents pages cumulées. Le style littéraire des auteurs est homogène, on pourrait penser qu’il n’y a qu’une seule plume derrière ces échanges, mais leur entente est si complémentaire qu’il n’est pas possible d’en douter. L’écriture est, tout le long, posée et fluide. Les mots comptent plus que les rares images qui illustrent de temps à autre les chapitres. Là aussi, le livre renverse l’attente d’une iconographie exhaustive, débordante d’images, comme celles que cumulent sans mesure nos téléphones portables. On regrette enfin que les lettres aient été édulcorées avant publication de questionnements plus personnels, ce qui est quelque peu contradictoire avec le goût du livre : montrer en quoi le personnel, le contextuel, construisent le dialogue universel de l’art. Ce travail sera véritablement passionnant pour les muséographes, les scénographes, les architectes, quelques artistes ou collectionneurs ayant pour projet de transmettre une œuvre, les amateurs éclairés souhaitant sortir des circuits touristiques et enfin les riches héritiers d’objets d’art. A lire, et à aller voir à travers le monde. Avoir Alire - aVoir-aLire.com, Le musée comme expérience - Dario Gamboni - critique
  • Grand prix « Un certain regard » à Cannes, ce troisième film de Cristi Puiu marque l'entrée du jeune cinéaste roumain dans le cercle des grands. Sur le papier, le film est très rebutant. Ce... , Anne Valentin : « Davantage de personnel et de matériel » - Santé - Politique - société - famillechretienne.fr
  • Au-delà de l’aspect événementiel, cette « remontée » du canal permet à Yannick Daniel d’évaluer l’état de la voie d’eau, du chenal, des ouvrages. Le batelier remettra ensuite son rapport à la Région Bretagne, qui a repris la gestion du canal, à la suite de la disparition du Smatah le 1er janvier dernier. Un nouveau pilote qui, se félicite Yannick Daniel, « a mis en place un service aux écluses ». Les plaisanciers n’ont donc plus à pratiquer l’auto-éclusage, parfois rebutant. Il leur suffit de téléphoner, moyennant un délai de prévenance de 48 heures (*). Le Telegramme, La remontée de la Patricia en Poher - Carhaix - Le Télégramme
  • À l’origine de ce désagrément pour le moins rebutant, un accident survenu quelques jours plus tôt dans le restaurant en question. Un des employés du Companhia da Esfiha s’était coupé le doigt en tranchant du saucisson. « Jésus a cherché son doigt dans la nourriture, sur le sol de la cuisine et dans les ustensiles utilisés pour couper la viande mais il ne l’a pas retrouvé », a expliqué le propriétaire du restaurant à la police. « Il a été emmené à l’hôpital pour être soigné et nous avons fermé le restaurant pendant quelques jours ». sudinfo.be, «Il a senti quelque chose d’étrange»: en mangeant un plat qu’on lui avait livré, il découvre avec horreur qu’il a mordu dans «un doigt humain»
  • Mots-valises. Veillons cependant à pas faire des mots la première barrière à l’usage des technologies. L’engagement de tous commence par un récit qui se doit d’être incitatif et non rebutant. En cela les mots qui lui donnent corps doivent être compris de tous. Il appartient aux organisations, « déspacialisées » à marche forcée, adeptes à présent du coworking, du crowdsourcing et de l’outsourcing, de donner aussi figure humaine. L'Opinion, «Notre dictionnaire augmenté de la crise». La chronique de David Lacombled – Economie | L'Opinion
  • @une autre vérité !: D’accord, les questions sont nombreuses et leur caractère « personnel » peut paraitre rebutant pour les candidats à l’adoption. Il ne faut pas perdre de vue, que ces mesures ne sont prises que dans l’interêt de l’animal et afin de se prémunir dans une certaine mesure des « retours au refuge » particulièrement traumatisants pour l’animal « recalé ». midilibre.fr, Montpellier : la SPA s'installe à Odysseum pour promouvoir l'adoption - midilibre.fr
  • Il ne faut pas grand chose pour gommer la beauté et dissiper la grâce d'un visage. La viande la mieux modelée est prête à endosser l'horreur, c'est-à-dire à devenir en surface ce qu'elle est à l'intérieur : rebutante. De Frédéric Dard / Les Mots en épingle
  • C'est cela le chemin difficile, incompréhensif, rebutant : renoncer à soi-même quand on n'avait que cela à offrir. De Michèle Mailhot / Le Portique

Images d'illustration du mot « rebutant »

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Traductions du mot « rebutant »

Langue Traduction
Corse off-put
Basque off-jarriz
Japonais おかしい
Russe обескураживающий
Portugais desanimador
Arabe مزعج
Chinois 不受欢迎的
Allemand abstoßend
Italien scoraggiante
Espagnol apagado
Anglais off-putting
Source : Google Translate API

Synonymes de « rebutant »

Source : synonymes de rebutant sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « rebutant »



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