Divorce : définition de divorce


Divorce : définition du Wiktionnaire

Nom commun

divorce \di.vɔʁs\ masculin

  1. Dissolution judiciaire du mariage.
    • Nous connaissons déjà les noces d’argent, d’or et de diamant : de l'autre coté de l’Atlantique, où, par suite de la facilité du divorce, les longs mariages sont plus rares, la mode, à présent, est de célébrer, dès après dix ans de vie conjugale, ses noces d'étain. — (« Un débouché pour l'étain », dans Le Travail National, 1903, p. 528)
    • Mon vieil ami Élisée Reclus qui a eu le rare courage de conformer sa conduite à ses principes, et qui avait présidé à l’union libre de ses filles, était un adversaire du divorce dans lequel il voyait le moyen le plus sûr de consolider le mariage. — (Alfred Naquet, Vers l’union libre, E. Juven, Paris, 1908)
  2. (Figuré) Séparation de deux choses qui peuvent être liées.
    • […] , il est évident que la seule voie restée libre aux deux pouvoirs en conflit, c'est la voie ouverte aux époux mal assortis, le divorce et, de préférence, le divorce par consentement mutuel. — (Emile Combes, Discours à Auxerre, 4 septembre 1904)
    • Le divorce entre la production et les producteurs va créer une économie abstraite, entièrement inconnue au Moyen Age, et qui favorisera le développement de la plus affreuse pauvreté. — (André Maurois, Histoire de l'Angleterre, Fayard & Cie, 1937, p.590)

Forme de verbe

divorce \di.vɔʁs\

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de divorcer.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de divorcer.
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif de divorcer.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de divorcer.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de divorcer.
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Divorce : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

DIVORCE. n. m.
Dissolution judiciaire du mariage. Demander le divorce. Instance en divorce. Prononcer le divorce. Divorce par consentement mutuel. Fig., Il ne faut pas qu'il y ait divorce entre le beau et le bien, entre les paroles et les pensées. Faire divorce, Se séparer volontairement d'avec les choses auxquelles on était fort attaché.

Divorce : définition du Littré (1872-1877)

DIVORCE (di-vor-s') s. m.
  • 1Rupture légale du mariage du vivant des époux. Prononcer le divorce. Le divorce, autorisé par le Code Napoléon, fut aboli dans les premières années de la Restauration. Il y a cette différence entre le divorce et la répudiation, que le divorce se fait par un consentement mutuel, à l'occasion d'une incompatibilité mutuelle ; au lieu que la répudiation se fait par la volonté et pour l'avantage d'une des deux parties, indépendamment de la volonté et de l'avantage de l'autre, Montesquieu, Espr. XVI, 15. Le divorce aujourd'hui si commun aux Romains, Corneille, Pomp. II, 1. Régnez ; qui fait les lois peut bien faire un divorce, Corneille, Othon, I, 3. … Tite fit tôt après De Bérénice à Rome admirer les attraits ; Pour elle avec Martie il avait fait divorce, Corneille, Tite et Bérén. I, 1. Le landgrave, sans faire divorce avec sa femme, en prit une autre, Bossuet, Avert. 4. Moïse fut le premier qui permit le divorce, à cause de la dureté de cœur des Juifs, Le Maître, Plaidoyer 8, dans RICHELET. Trop heureux, si bientôt la faveur d'un divorce Me soulageait d'un joug qu'on m'imposa par force, Racine, Brit. II, 2.
  • 2 Fig. Séparation. Une vertu brutale Que son mérite aveugle et qu'un faux jour d'honneur Jette en un tel divorce avec le vrai bonheur, Corneille, Nicom. III, 2. Que le bon soit toujours camarade du beau… Mais comme le divorce entre eux n'est pas nouveau, La Fontaine, Fabl. VII, 2. Ce divorce avec le monde a été plus de corps que d'esprit, Bourdaloue, Pensées, t. II, p. 462. L'état de chrétien sur la terre, un état de divorce avec les sens, Massillon, Av. Disp. Ne devait-il pas exiger de vous un divorce entier et sans retour avec les objets de nos passions ? Massillon, ib. Communion. Les paroles et les pensées N'étaient point en divorce encore, Lamotte, Fabl. II, 7.

    Faire divorce avec, renoncer à. Il a fait divorce avec les plaisirs. Et qu'il est malaisé de faire un plein divorce Avec la douce amorce Que chacun porte au cœur ! Corneille, Imit. I, 3. Avec les faux Romains elle [Rome] a fait plein divorce, Corneille, Sertor. III, 2. Il demeure à ces mots sans parole et sans force, Tous ses sens d'avec lui font un soudain divorce, Corneille, Attila, V, 6. Rien n'échappe à sa vue, et le sommeil sans force Fait avec sa paupière un éternel divorce, Corneille, Tois. d'or, I, 4. Nous y faisons divorce pour un moment avec nos passions, Massillon, Car. Confess.

  • 3Dissension entre parents, amis, etc. Il est en divorce avec tout le monde. Ils ont assez longtemps joui de nos divorces, Corneille, Hor. I, 4. La ville calmée N'a plus à redouter le divorce intestin Du soldat insolent et du peuple mutin, Corneille, Pomp. IV, 3. L'hymen où je prétends ne peut trouver d'amorces Au milieu d'une ville où règnent les divorces, Corneille, Sertor. IV, 2. Tu mets dans tous mes sens le trouble et le divorce ; Je veux ne t'aimer plus, et n'en ai pas la force, Corneille, Tois. d'or, II, 2.

HISTORIQUE

XVIe s. On appelle heretiques et schismatiques ceux qui, en faisant un divorce en l'Eglise, rompent l'union d'icelle, Calvin, Instit. 839. La felicité de ces freres apporta le divorce [désunion], fondé sur ce que Mahomet le cadet ne voulut point payer de tribut à Hamet son aisné, D'Aubigné, Hist. I, 35.

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Divorce : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

DIVORCE, s. m. (Jurispr.) est une séparation de corps & de biens des conjoints, qui opere tellement la dissolution de leur mariage, même valablement contracté, qu’il est libre à chacun d’eux de se remarier avec une autre personne.

Le divorce est certainement contraire à la premiere institution du mariage, qui de sa nature est indissoluble.

Nous lisons dans S. Matthieu, ch. xjx. que quand les Pharisiens demanderent à J. C. s’il étoit permis pour quelque cause de renvoyer sa femme, J. C. leur répondit que celui qui avoit créé l’homme & la femme avoit dit que l’homme quitteroit son pere & sa mere pour rester auprès de sa femme, qu’ils seroient deux en une même chair, ensorte qu’ils ne sont plus deux, mais une même chose ; & la décision prononcée par J. C. fut que l’homme ne doit pas séparer ce que Dieu a conjoint.

Le divorce étoit néanmoins permis chez les Payens & chez les Juifs. La loi de Moyse n’avoit ordonné l’écriture que pour l’acte du divorce, lequel suivant S. Augustin, liv. XIX. ch. xxvj. contre Faustus, devoit être écrit par un scribe ou écrivain public.

Les Pharisiens interrogeant J. C. lui demanderent pourquoi Moyse avoit permis au mari de donner le libelle de répudiation ou de divorce, & de renvoyer sa femme : à quoi J. C. leur répondit, que Moyse n’avoit permis cela qu’à cause de la dureté du caractere de ce peuple : mais qu’il n’en étoit pas ainsi dans la premiere institution ; que celui qui renvoye sa femme pour quelque cause que ce soit, excepté pour fornication, & qui en épouse une autre, commet adultere ; & que celui qui épouse la femme ainsi répudiée, commet pareillement adultere.

La fornication même ou l’adultere de la femme n’est pas une cause de divorce proprement dit ; & s’il est dit que le mari dans ce cas peut renvoyer sa femme, cela ne signifie autre chose, sinon qu’il peut se séparer d’elle ou la faire enfermer, & non pas que le mariage soit annullé.

L’acte par lequel le mari déclaroit qu’il entendoit faire divorce, étoit appellé chez les Juifs libellus repudii. Ce terme étoit aussi usité chez les Romains, où le divorce étoit autorisé. Ils faisoient cependant quelque différence entre divortium & repudium : le divorce étoit l’acte par lequel les conjoints se séparoient ; au lieu que le repudium proprement dit s’appliquoit plus particulierement à l’acte par lequel le futur époux répudioit sa fiancée. Liv. II. ff. de divortiis.

Le divorce fut ainsi appellé, soit à diversitate mentium, ou plûtôt parce que les conjoints in diversas partes ibant ; ce qui ne convenoit pas à la fiancée qui ne demeuroit pas encore avec son futur époux ; c’est pourquoi l’on se servoit à son égard du terme repudium.

Cependant on joignoit aussi fort souvent ces deux termes, divortium & repudium, comme on le voit au digeste de divortiis & repudiis : & ces termes ainsi conjoints n’étoient pas pour cela synonymes ; divortium étoit l’acte par lequel les conjoints se séparoient ; repudium étoit la renonciation qu’ils faisoient aux biens l’un de l’autre, de même que l’on se servoit du terme de répudiation pour exprimer la renonciation à une hérédité.

On appelloit aussi femme répudiée, celle que son mari avoit renvoyée, pour dire qu’il y avoit renoncé de même qu’à ses biens.

L’usage du divorce étoit fréquent dès le tems de l’ancien Droit romain ; il se faisoit pour causes mêmes légeres, en envoyant ce que l’on appelloit libellum repudii.

La formule ancienne du divorce ou repudium étoit en ces termes : tuas res tibi habeto, res tuas tibi capito.

Le mari étoit seul anciennement qui pût provoquer le divorce, jusqu’à ce qu’il y eut une loi faite par Julien, qui supposa comme un principe certain que les femmes avoient aussi le pouvoir de provoquer le divorce.

Quand cet acte venoit de la femme, elle rendoit les clés & retournoit avec ses parens, comme on le voit dans l’ép. 65. de S. Ambroise : mulier offensa claves remisit, domum revertit.

L’auteur des questions sur l’ancien & le nouveau Testament, qu’on croit être Hilaire diacre contemporain de Julien l’apostat, a cru que les femmes n’avoient point ce pouvoir avant l’édit de Julien ; que depuis cet édit on en voyoit tous les jours provoquer le divorce. Cet auteur est incertain si l’on doit attribuer l’édit en question à Julien l’apostat, ou plûtôt au jurisconsulte Julien auteur de l’édit perpétuel, & qui vivoit sous l’empereur Adrien.

Mais il paroît que cette loi est celle du jurisconsulte Julien, qui est la sixieme au digeste de divortiis, où il décide que les femmes dont les maris sont prisonniers chez les ennemis ne peuvent pas se marier avec d’autres, tant qu’il est certain que leurs maris sont vivans, nisi mallent ipsæ mulieres causam repudii præstare.

Ce qui est certain, c’est que du tems de Marc Aurele une femme chrétienne répudia hautement son mari, comme nous l’apprend S. Justin ; ce qui prouve que le divorce avoit lieu alors entre les Chrétiens aussi-bien que chez les Payens.

Le divorce étoit donc permis chez les Romains.

Plutarque, dans ses questions romaines, prétend que Domitien fut le premier qui permit le divorce : mais on voit dans Aulugelle, liv. IV. ch. iij. que le premier exemple du divorce est beaucoup plus ancien ; que ce fut Cartilius ou Canilius Ruga qui fit le premier divorce avec sa femme, parce qu’elle étoit stérile ; ce qui arriva l’an 523, sous le consulat de M. Attilius & de P. Valérius. Il protesta devant les censeurs que quelqu’amour qu’il eût pour sa femme, il la quittoit sans murmurer à cause de sa stérilité, préférant l’avantage de la république à sa satisfaction particuliere.

Ce fut aussi depuis ce tems que l’on fit donner des cautions pour la restitution de la dot.

Le divorce étoit regardé chez les Romains comme une voie de droit, actus legitimus ; il pouvoit se faire tant en présence qu’absence du conjoint que l’on vouloit répudier. On pouvoit répudier une femme furieuse, au lieu que celle-ci ne pouvoit pas provoquer le divorce ; mais son pere le pouvoit faire pour elle : son curateur n’avoit pas ce pouvoir.

Le libelle ou acte de divorce devoit être fait en présence de sept témoins, qui fussent tous citoyens Romains.

Les causes pour lesquelles on pouvoit provoquer le divorce, suivant le droit du digeste, étoient la captivité du mari, ou lorsqu’il étoit parti pour l’armée & que l’on étoit quatre ans sans en savoir de nouvelles, ou lorsqu’il entroit dans le sacerdoce : la vieillesse, la stérilité, les infirmités, étoient aussi des causes réciproques de divorce.

Les empereurs Alexandre Sévere, Valerien & Gallien, Dioclétien & Maximien, Constantin le grand, Théodose, & Valentinien, firent plusieurs lois touchant le divorce, qui sont insérées dans le code, & expriment plusieurs autres causes pour lesquelles le mari & la femme pouvoient respectivement provoquer le divorce.

De ces causes, les unes étoient réciproques entre le mari & la femme, d’autres étoient particulieres contre la femme.

Les causes de divorce réciproques entre les deux conjoints, étoient le consentement mutuel du mari & de la femme, ou le consentement des pere & mere d’une part, & des enfans de l’autre ; l’adultere du mari ou de la femme ; si l’un des conjoints avoit battu l’autre ou attenté à sa vie ; l’homicide du mari ou de la femme ; l’impuissance naturelle, qui suivant l’ancien droit devoit être éprouvée pendant deux ans, & suivant le nouveau droit pendant trois ; si l’un des conjoints attentoit à la vie de l’autre ; le larcin de bétail, le plagiat, le vol des choses sacrées, & tout crime de larcin en général ; si le mari ou la femme retiroient des voleurs ; le crime de faux & de sacrilége ; la violation d’une sépulture ; le crime de poison ; le crime de lése-majesté ; une conspiration contre l’état.

A ces differentes causes l’empereur Justinien en ajoûta encore plusieurs, telles que la profession religieuse & le vœu de chasteté, la longue absence ; si l’un des conjoints découvroit que l’autre fût de condition servile.

Justinien régla aussi que la détention du mari prisonnier chez les ennemis, ne pourroit donner lieu au divorce qu’au bout de cinq ans.

Les causes particulieres contre la femme, étoient lorsqu’elle s’étoit fait avorter de dessein prémédité ; si durant le mariage elle cherchoit à se procurer un autre mari ; si elle alloit manger avec des hommes étrangers malgré son mari ; si elle avoit le front d’aller dans un bain commun avec des hommes ; lorsqu’elle avoit l’audace de porter la main sur son mari qui étoit innocent ; si contre les défenses de son mari elle passoit la nuit hors de sa maison, ou si elle alloit à des jeux publics.

Il n’étoit pas permis de répudier une femme sous prétexte qu’elle n’avoit point apporté de dot, ou que la dot promise n’avoit pas été payée : l’affranchie ne pouvoit pas non plus demander le divorce malgré son patron ; les enfans même émancipés ne le pouvoient pas demander sans le consentement de leurs pere & mere, ni les pere & mere le faire malgré leurs enfans, sans une juste cause ; & en général toutes les fois que le divorce étoit fait en fraude d’un tiers, il étoit nul.

Lorsque le divorce étoit ordonné entre les conjoints, les enfans devoient être nourris aux dépens de celui qui avoit donné lieu au divorce ; s’il n’étoit pas en état de le faire, l’autre conjoint devoit y suppléer.

Si le divorce étoit demandé sans juste cause, on le regardoit comme une injure grave faite à l’autre conjoint ; en haine de quoi celui qui avoit demandé le divorce étoit obligé de reserver à ses enfans la propriété de tous les gains nuptiaux.

L’effet du divorce n’étoit pas de rendre le mariage nul & comme non avenu, mais étoit de le dissoudre absolument pour l’avenir, ensorte qu’il étoit libre à chacun des conjoints de se remarier.

L’usage du divorce ayant été porté dans les Gaules par les Romains, il fut encore observé pendant quelque tems depuis l’établissement de la monarchie françoise : on en trouve plusieurs exemples chez nos rois de la premiere & de la seconde race.

Ce fut ainsi que Bissine ou Basine quitta le roi de Thuringe pour suivre Childéric qui l’épousa.

Cherebert, roi de Paris, répudia sa femme légitime.

Audovere, premiere femme légitime de Chilpéric roi de Soissons, fut chassée, parce qu’elle avoit tenu son propre enfant sur les fonts de baptême.

Le moine Marculphe qui vivoit vers l’an 660, & que l’on présume avoir été chapelain de nos rois avant de se retirer dans la solitude, nous a laissé dans son livre de formules celle des lettres que nos rois donnoient pour autoriser le libelle de divorce, où l’on inséroit cette clause : atque ideo unus quisque ex ipsis sive ad servitium Dei, in monasterio aut copulæ matrimonii sociare se voluerit, licentiam habeat. L. II. cap. xxx.

Le divorce fut encore pratiqué long-tems après, comme il paroît par l’exemple de Charlemagne, qui répudia Théodore sa premiere femme, à cause qu’elle n’étoit pas chrétienne.

Le terme de divorce est aussi employé en plusieurs textes du droit canon ; mais il n’y est pris que pour la séparation a thoro, c’est-à-dire de corps & de biens, qui n’emporte pas la dissolution de mariage ; car l’Eglise n’a jamais approuvé le divorce proprement dit, qui est contraire au precepte, quod Deus conjunxit, homo non separet. Il est même dit dans le droit canon, que si les conjoints sont seulement séparés à thoro & habitatione, nulli ex conjugibus licet, quandiu alter vivit, de alio cogitare matrimonio ; quia vinculum conjugale manet, licet conjuges à thoro sejuncti sint. Can. fieri, can. placet, 32, quæst. 7.

Ainsi, suivant le droit canon que nous observons en cette partie, le mariage ne peut être dissous que par voie de nullité, ou par appel comme d’abus, auxquels cas on ne dissout point un mariage valablement contracté ; on déclare seulement qu’il n’y a point eu de mariage, ou ce qui est la même chose, que le prétendu mariage n’a point été valablement contracté, & conséquemment que c’est la même chose que s’il n’y avoit point eu de mariage.

Lorsqu’on se sert parmi nous du terme de divorce, on n’entend par-là autre chose que la mesintelligence qui peut survenir entre les conjoints, laquelle étoit autrefois une cause suffisante pour signifier le divorce ; au lieu que parmi nous, non-seulement il n’y a point de divorce proprement dit, mais la seule mesintelligence ne suffit pas pour donner lieu à la séparation de corps & de biens, il faut qu’il y ait de la part du mari des sevices & mauvais traitemens ; & il y a cette différence entre le divorce proprement dit, & la séparation de corps & de biens, que le premier pouvoit, comme on l’a dit, être provoqué par le mari ou la femme, & opéroit la dissolution du mariage, tellement que chacun pouvoit se marier ailleurs ; au lieu que la séparation de corps & de biens ne peut être demandée que par la femme, & n’opere point la dissolution du mariage.

Il y a encore des pays où le divorce se pratique, comme dans les états d’Allemagne de la confession d’Ausbourg. Voyez la loi 101. ff. de verborum signific. le titre de divortiis & repudiis au digeste ; celui de repudiis au code ; les novelles 22. & 117. le titre de divortiis au decret de Gratien ; Veselius, de repudiis ; Pontas, au mot divorce, & au mots répudiation & séparation. (A)

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Divorce : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « divorce » les plus populaires.

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Étymologie de « divorce »

Étymologie de divorce - Littré

Provenç. divorsi ; espagn. divorcio ; ital. divorzio ; du latin divortium, de di… préfixe, et vertere, tourner (voy. VERSION).

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Étymologie de divorce - Wiktionnaire

De l'ancien français divorce, du latin divortium.
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Étymologie de divorce - Wiktionnaire

Du latin divortium, du verbe divorto, variante de diverto (« se séparer de », « se détourner de »,...).
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Phonétique du mot « divorce »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
divorce divɔrs play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « divorce »

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Citations contenant le mot « divorce »

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  • Le divorce est un ourlet au bas du coeur avant qu’il ne s’effiloche. De Dominique Sampiero / La Petite Présence
  • L'absurdité est surtout le divorce de l'homme et du monde. De Albert Camus / L'étranger
  • Est-ce qu'on divorce parce qu'on connaît enfin l'autre ? De Michèle Mailhot / Veuillez agréer...
  • Ah ! On parle des liens du mariage ! Mais les liens du divorce sont encore plus indissolubles ! De Alfred Capus / Les maris de Léontine
  • Avant d'entreprendre de se marier, on devrait exiger le devis du divorce. De Patrick Sébastien / Carnet de notes
  • L'important dans le divorce, c'est ce qui le suit. De Hervé Bazin / Madame Ex
  • Le divorce est la soupape de sûreté de la chaudière conjugale. De Adrien Decourcelle
  • Le divorce n'est pas un honneur pour la femme. De Euripide / Médée
  • Le divorce entre l'histoire et la géographie est dû au divorce entre l'espace et le temps. De Bertrand Russell / ABC de la relativité
  • Le mariage est la cause principale de divorce. De Oscar Wilde
  • Le divorce est le sacrement de l'adultère. De Jean-François Guichard
  • Le divorce est un dépucelage mental. De Frédéric Beigbeder / L’Amour dure trois ans
  • L’amour se divorce à l’amiable. De Claude Nougaro / La Statue de l’homme
  • Un motif de divorce ? Je suis marié. De Maître Emile Pollak
  • De nos jours, le divorce est une cérémonie aussi respectée que la cérémonie du mariage. Armand Salacrou, Histoire de rire, Gallimard
  • À notre époque, on ne se marie jamais très bien du premier coup, il faut s'y reprendre. Alfred Capus, La Petite Fonctionnaire, Fasquelle

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Traductions du mot « divorce »

Langue Traduction
Corse divorziatu
Basque dibortziatu
Japonais 離婚した
Russe разведенный
Portugais divorciado
Arabe مطلقة
Chinois 离婚了
Allemand geschieden
Italien divorziato
Espagnol divorciado
Anglais divorced
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Synonymes de « divorce »

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Antonymes de « divorce »


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