La langue française

Analogie

Définitions du mot « analogie »

Trésor de la Langue Française informatisé

ANALOGIE, subst. fém.

A.− Lang. intellectuelle commune. Rapport de ressemblance, d'identité partielle entre des réalités différentes préalablement soumises à comparaison; trait(s) commun(s) aux réalités ainsi comparées, ressemblance bien établie, correspondance. (Correspond à analogue). Trouver, constater une analogie, un rapport d'analogie.
1. [Entre pers. différentes] Rare :
1. ... nous savons avec certitude, par analogie avec nous-même, que le spectateur du tableau a éprouvé une sensation, que le tableau a été pour lui, non une image physique, mais une « image mentale ». R. Ruyer, Esquisse d'une philosophie de la structure,1930, pp. 143-144.
2. [Entre choses naturellement diverses] :
2. Il est (...) raisonnable de soupçonner que l'homme, dans sa constitution primitive, ressembloit au reste de la création, et que cette constitution se formoit du parfait accord du sentiment et de la pensée, de l'imagination et de l'entendement. On en sera peut-être convaincu si l'on observe que cette réunion est encore nécessaire aujourd'hui pour goûter une ombre de cette félicité que nous avons perdue. Ainsi par la seule chaîne du raisonnement et les probabilités de l'analogie, le péché originel est retrouvé, puisque l'homme tel que nous le voyons n'est vraisemblablement pas l'homme primitif. F.-R. de Chateaubriand, Génie du Christianisme,t. 1, 1803, p. 119.
3. Je vois que les faits marchent tout à fait dans le sens des prévisions politiques que l'analogie historique et philosophique permet d'assigner à la route des choses, dans ce beau siècle. A. de Lamartine, Voyage en Orient,1835, p. 356.
4. Il a justifié plus que personne la glorieuse croyance des siècles catholiques, qui établissait une analogie fondamentale entre la chevalerie et le sacerdoce; pour qui les véritables chevaliers étaient les prêtres armés de la Justice et de la Foi, comme les prêtres étaient les chevaliers de la Parole et de la Prière. Ch. de Montalembert, Hist. de sainte Élisabeth de Hongrie,1836, p. 38.
5. Je ne saurais trouver quelle forme, quelle analogie, quel rapport secret a pu me faire voir dans cette fleur une beauté illimitée, l'expression, l'élégance, l'attitude d'une femme heureuse et simple dans toute la grâce et la splendeur de la saison d'aimer. É. de Senancour, Obermann,t. 1, 1840, p. 103.
6. Si nous croyons savoir quelque chose de plus de la lumière, c'est grâce à une hypothèse suggérée par l'analogie des phénomènes optiques et des phénomènes acoustiques; ... Ch. Renouvier, Essais de critique générale,3eessai, 1864, p. 48.
7. ... on accordera que mollusques et vertébrés se sont séparés de leur tronc commun bien avant l'apparition d'un œil aussi complexe que celui du peigne. D'où vient alors l'analogie de structure? H. Bergson, L'Évolution créatrice,1907, p. 63.
8. Quelle que soit l'analogie certaine entre les formes des ondes sonores et les sons correspondants, il reste qu'en eux-mêmes les sons sont quelque chose de tout différent. R. Ruyer, Esquisse d'une philosophie de la structure,1930, p. 118.
3. [Entre différentes doctrines ou disciplines] :
9. ... indépendamment de cette analogie ou identité partielle qui unit, par des habitudes communes, les différents systèmes d'idées, et prépare le passage facile de l'une à l'autre, n'y aurait-il pas encore une autre sorte d'analogie ou de ressemblance dans l'ordre, l'arrangement de ces idées ou de leurs termes, qui se reproduisant d'une manière uniforme dans l'expression de tous nos jugements ou raisonnements quelconques, nous fît une habitude générale de l'art de raisonner, comme de celui de calculer? Maine de Biran, De l'Influence de l'habitude sur la faculté de penser,1803, p. 184.
10. ... l'idéalisme en philosophie a beaucoup d'analogie avec le mysticisme en religion; l'un place toute la réalité des choses de ce monde dans la pensée, et l'autre toute la réalité des choses du ciel dans le sentiment. G. de Staël, De l'Allemagne,t. 5, 1810, p. 106.
11. ... on a trouvé une nouvelle analogie entre la religion et le socialisme révolutionnaire qui se donne pour but l'apprentissage, la préparation et même la reconstruction de l'individu en vue d'une œuvre gigantesque. G. Sorel, Réflexions sur la violence,1908, p. 49.
Rem. Syntagmes fréq. 1. Analogie complète, évidente, frappante, parfaite, profonde, remarquable, sensible. 2. Par analogie (avec). Par ressemblance établie après comparaison :
12. La partie basse d'une montagne s'appelle le pied de la montagne par analogie avec le pied de l'homme. Ac.1798-1878.
B.− Emplois spéc. (Correspond à analogique).
1. MATH. Proportion, identité de deux rapports; d'où en scolast., analogie de proportionnalité :
13. ... nous pouvons apercevoir des analogies mathématiques entre des phénomènes qui n'ont physiquement aucun rapport ni apparent, ni réel, de telle sorte que les lois de l'un de ces phénomènes nous aident à deviner celles de l'autre. H. Poincaré, La Valeur de la science,1905, p. 146.
14. Les Grecs ont étudié aussi les proportions entre volumes; ici le volume élémentaire est le parallélépipède droit rectangle. Si ses dimensions sont A, B, C, deux rapports, (...) par exemple, suffisent pour établir ses proportions. La Proportion et le Principe d'analogie. Les Grecs appelaient la proportion géométrique analogia; ... Arts et littératures dans la société contemporaine,t. 1, 1935, p. 2806.
Analogie différentielle, ,,Rapport entre les différentielles des angles et des côtés d'un triangle sphérique`` (Guérin 1892); Analogie arithmétique, ,,Le grand terme surpasse le moyen et le moyen surpasse le petit d'une même quantité`` (Goblot 1920); Analogie géométrique, ,,Le grand terme est au moyen comme le moyen est au petit`` (Goblot 1920); Analogie harmonique, ,,Le grand terme surpasse le moyen et le moyen surpasse le petit d'une même fraction de chacun d'eux`` (Goblot 1920); Analogie des sinus, ,,Forme d'après laquelle les côtés d'un triangle sont proportionnels aux sinus des angles opposés`` (Quillet 1965); raisonnement par analogie, ,,Au sens strict, opération par laquelle, étant donnés trois termes d'une proportion, on détermine le quatrième. Soit par ex. 3/4 et 6 : je conclus que le quatrième nombre est 8, car 3/4 : 6/8.`` (Foulq.-St-Jean 1962).
Rem. Goblot 1920 précise encore : ,,L'analogie est donc un raisonnement correct dans l'ordre de la quantité. C'est un procédé de calcul des mathématiciens grecs. On a transporté le raisonnement dans l'ordre de la qualité. Mais alors la conclusion n'est plus légitime.``
2. PHILOS., THÉOL.
a) LOGIQUE
Vx. Analogie, jugement par analogie. Méthode de raisonnement qui consiste à passer d'une ressemblance partielle à une ressemblance générale :
15. ... à quelque sévérité de déduction qu'on se soit efforcé d'assujétir l'analogie, ses conclusions peuvent laisser encore de l'incertitude, ou des nuages dans les esprits. P. Cabanis, Rapports du physique et du moral de l'homme, t. 2, 1808, p. 155.
16. ... je trouve, entre le sentiment individuel de la causalité du moi et la croyance ou notion nécessaire universelle de cause, un abîme qui ne peut être franchi avec le seul secours de l'analyse et par l'analogie ou l'induction, ... Maine de Biran, Journal,1816, p. 227.
17. ... l'ensemble des phénomènes physiques, le plan, les rapports, l'action réciproque des grands corps de la création, le système du monde enfin, se prêtaient aisément aux aperçus généraux, aux déductions de l'analogie, ... F. Ozanam, Essai sur la philosophie de Dante,1838, p. 158.
18. Le jugement par analogie se rapproche à bien des égards du jugement par induction, et n'en peut pas toujours être nettement distingué. Selon Kant, « l'induction conclut du particulier au général, d'après le principe de la généralisation, à savoir : que ce qui convient à plusieurs choses d'un genre, convient aussi à toutes les autres choses du même genre; tandis que l'analogie conclut de la ressemblance partielle de deux choses de même genre, à leur ressemblance totale... » A. Cournot, Essai sur les fondements de nos connaissances,1851, p. 67.
Raisonnement par analogie. Méthode de raisonnement qui ,,consiste à passer d'une relation donnée à une relation partiellement semblable et partiellement différente.`` (Goblot 1920); ,,Au sens large : opération mentale consistant à conclure d'une ressemblance à une autre ressemblance.`` (Foulq.-St-Jean 1962).
b) PHILOS. THOMISTE et NÉOTHOMISTE. Rapport de ressemblance que les êtres soutiennent avec Dieu du fait qu'ils tiennent de lui l'existence :
19. Il se peut, et nul ne songe à le contester, que les notions de participation et d'analogie se déploient avec une luxuriance excessive dans les cosmogonies primitives ou même médiévales; elles s'y étalent dans leur crudité, sans critique, sans méthode, sans justification rationnelle; mais il ne résulte pas de là qu'elles ne correspondent pas à un aspect authentique du réel... É. Gilson, L'Esprit de la philosophie médiévale,t. 1, 1931, p. 101.
20. ... la Chrétienté médiévale n'a été qu'une de ses réalisations possibles. En d'autres termes, ce n'est pas d'une manière univoque qu'une telle conception peut se réaliser aux différents âges du monde. C'est d'une manière analogique. Nous apercevons ici l'importance primordiale de l'idée de l'analogie pour une saine philosophie de la culture. C'est de ce principe de l'analogie, qui domine toute la métaphysique thomiste et d'après lequel les idées les plus hautes se réalisent dans l'existence d'une manière essentiellement diverse, tout en gardant intacte leur formalité propre, qu'il importe de nous inspirer ici. J. Maritain, Humanisme intégral,1936, p. 150.
Analogie de l'être. Thèse centrale de la philosophie scolastique d'après laquelle la notion d'être et les autres notions transcendantes (Un, Bien, Vrai) ne sont ni univoques ni équivoques mais analogiques. L'analogie se situe entre l'univocité (ou ressemblance pure, identité) et l'équivocité (ou pure dissemblance). L'analogie tend à exprimer ce qu'il y a de semblable et de différent entre Dieu et les créatures.
c) THÉOL. Analogie de la foi. Principe invoqué par les Protestants et suivant lequel il suffit que la foi soit analogue ou conforme aux Saintes Écritures pour obtenir sa validité sans l'intervention de l'Église ni le secours de la tradition :
21. Le Protestant s'efforce de saisir l'unité de l'écriture selon le principe de l'analogie de la foi. Il pense que « la Bible ne peut être interprétée que par l'objet qu'elle désigne ». Philosophie, Religion, 1957, p. 5006.
Rem. Entendue au sens du magistère de l'Église catholique, l'analogie de la foi consiste à discerner parmi les connaissances naturelles les éléments qui sont de nature à suggérer les mystères divins et se prêtent à une transposition analogique en vertu de l'analogie de l'être qui existe entre Dieu et l'univers créé.
3. Autres emplois techn.
a) ARCHIT., MUS. Principe d'analogie. Loi esthétique formulée par Thiersch au xixesiècle par référence au concept platonicien de l'analogie :
22. Ce reflet morphologique d'un concept cher à l'esthétique et à la philosophie platoniciennes, celui de « l'identité dans la variété », est une illustration particulière d'une loi esthétique dégagée et formulée au xixesiècle par Thiersch (die Proportion in der Architektur) sous le nom de principe d'analogie : « nous avons trouvé en observant les œuvres les plus réussies de tous les temps que dans chacune de ces œuvres une forme fondamentale se répète, et que les parties forment, par leur composition et leur disposition, des figures semblables. L'harmonie ne résulte que de la répétition de la figure principale de l'œuvre dans ses subdivisions ». Arts et littératures dans la société contemporaine,t. 1, 1935, p. 2806.
b) BIOL. ,,Ressemblance fonctionnelle extérieure entre des organes, des formations ayant des origines totalement différentes : aile de l'Oiseau, aile de l'Insecte; nageoire du Requin, nageoire de la Baleine.`` (Husson 1964).
c) ÉLECTRON. Analogie structurale, fonctionnelle :
23. On peut considérer des analogies portant sur la structure des mécanismes analogues, et non sur leurs fonctions. Ces analogies structurales sont peu fécondes; on en verra des exemples typiques par la suite. C'est pourquoi on a adopté comme définition de l'analogie « l'identité des fonctions ». L. Couffignal, Les Machines à penser,1964, p. 68.
24. C'est donc en puisant largement dans des connaissances extérieures au domaine traditionnel de la biologie que l'on a construit des modèles des phénomènes de mémorisation des informations assez fidèles pour être féconds. Ces modèles sont fonctionnels. Une fois encore, s'affirme la valeur du conseil énoncé par la cybernétique de faire confiance aux modèles suggérant des analogies fonctionnelles, à l'exclusion des modèles suggérant des analogies structurales, ou du moins avec de grandes précautions à leur égard. L. Couffignal, Les Machines à penser,1964p. 129.
d) LING. Rapport établi dans les langues ou d'une langue à une autre entre diverses unités linguistiques; ,,Influence assimilatrice que peuvent exercer les unes sur les autres des formes qui se trouvent habituellement associées ou rapprochées.`` (Mar. Lex. 1951). Anton. anomalie :
25. ... l'analogie est la loi de toute langue naissante ou développée ... V. Cousin, Hist. de la philos. mod.,1847, p. 210.
26. ... l'effet de ces transformations est contrebalancé par l'analogie. C'est d'elle que relèvent toutes les modifications normales de l'aspect extérieur des mots qui ne sont pas de nature phonétique. L'analogie suppose un modèle et son imitation régulière. Une forme analogique est une forme faite à l'image d'une ou plusieurs autres d'après une règle déterminée. F. de Saussure, Cours de linguistique générale,1916, p. 221.
27. L'analogie suppose toujours l'oubli de la forme antérieure; à la base de la forme analogique il traisait (...), il n'y a aucune analyse de la forme ancienne il trayait; l'oubli de cette forme est même nécessaire pour que sa rivale apparaisse. L'analogie ne tire rien de la substance des signes qu'elle remplace. Au contraire l'étymologie populaire se réduit à une interprétation de la forme ancienne; le souvenir de celle-ci, même confus, est le point de départ de la déformation qu'elle subit. F. de Saussure, Cours de linguistique générale,1916p. 240.
Analogie sémantique, synonymique. Entraînée par le changement de sens d'un mot ou d'une famille de mots de sens voisins.
e) PHYS. On appelle analogie hydraulique : la comparaison des phénomènes électriques − champ, différence de potentiel, intensité − aux phénomènes hydrauliques (d'apr. Arnaud 1966).
Prononc. : [analɔ ʒi]. Enq. : /analoʒi/.
Étymol. ET HIST. − Un seul sens « proportion, participation, rapport », spécialisé en 3 accept. a) gramm. 1213 (Li Fet des Romains ds L. Flutre, Notes sur le vocab. des Faits des Romains ds Romania, t. 65, p. 482 : Il [César] fist .ij. livres que l'en apele Analogies [l'aut. traduit ainsi le titre d'un traité de gramm. perdu de César De Analogia, cf. Suétone, Caes., 56 et Aulu-Gelle, 19, 8, 3 ds Gaff.]); 1647 (Vaugelas, Rem. sur la lang. fr., éd. Streicher, Paris, 1934, préf. V, 1 : De tout ce discours il s'ensuit que nostre langue n'est fondée que sur l'Usage ou sur l'analogie, laquelle encore n'est dintinguée de l'Usage, que comme la copie ou l'image l'est de l'original, ou du patron sur lequel est elle formée, tellement qu'on peut trancher le mot et dire que notre langue n'est fondée que sur le seul Usage ou desja reconnû, ou que l'on peut reconnoistre par les choses qui sont connües, ce qu'on appelle analogie); b) scolast. 1428 (A. Chartier, L'Espérance ou consolation des trois vertus ds Œuvres, éd. A. du Chesne, Paris, 1617, p. 328 : Et qu'est Esperance sinon certaine attente de la beneurté future par grâce de Dieu et par prevention de saincts merites? ... Si dy que toutes noz attentes mondaines sont appellees Esperance par analogie, et par participation, en tant que leurs fins subalternes tendent en la finale et infinie fin et participent de sa bonté, de laquelle les autres fins particulières prennent leur nom et leur bien); 1548 (T. Sebillet, Art poétique françoys, éd. F. Gaiffe, p. 112 : ... souvienne toy de ce que je t'ay ja dit, qu'en toutes sortes d'épigrammes et poëmes l'autheur peut a sa phantasie asseoir lés vers symbolisans, maisque il le face avec analogie et raison); c) math. 1503 (?) 1520 (Le Guidon en françoys, éd. J. Falcon et S. Champier, Lyon, 1520, foXCI b : Il est à noter que la cause pour laquelle les maladies font plus grande affliction en une heure qu'en l'autre et en un temps qu'en l'aultre c'est l'analogie, propriété occulte et forme spécifique des humeurs faisant les dites maladies [analogie signifie ici « proportion des 4 éléments constitutifs des 4 humeurs »]); 1751 (Encyclop. t. 1 : Analogie en Mathématique, est la même chose que proportion, ou égalité de rapport); cf. aussi Lar. 19e: Dans les mathématiques, analogie est synonyme de proportion. Empr. au lat. analogia « rapport, conformité » sens gén. et terme de gramm. (Varron, Ling., 10, 74 ds TLL s.v., 16, 6 : analogia est verborum similium declinatio similis non repugnante consuetudine communi); au sens de la philos. thomiste (St Thomas d'Aquin, Somme théol., I, 13, 5 c ds L. Schütz, Thomas-Lexikon, Stuttgart, 1958 [fac. sim. de l'éd. de 1895], p. 48 : ratione similitudinis analogiae principiatorum ad suum principium). Le lat. est lui-même empr. au gr. α ̓ ν α λ ο γ ι ́ α, d'abord « proportion mathématique » (Platon, Tim., 31 c ds Bailly), puis par affaiblissement, sens gén. « correspondance » (Id., Pol., 257 b, ibid.).
STAT. − Fréq. abs. litt. : 1 207. Fréq. rel. litt. : xixes. : a) 2 147, b) 1 389; xxes. : a) 1 053, b) 1 922.
BBG. − Arnaud 1966. − Bach.-Dez 1882. − Bailly (R.) 1969 [1946]. − Bar 1960. − Barthes (R.). Éléments de sémiologie. Communications. 1964, t. 4, pp. 91-135. − Battro 1966. − Bél. 1957. − Bénac 1956. − Bénac Dissert. 1949. − Boiss.8. − Bouillet 1859. − Bouyer 1963. − Dem. 1802. − Dup. 1961. − Fér. 1768. − Foi t. 1 1968. − Foulq.-St-Jean 1962. − Franck 1875. − Fries t. 1 1965. − Goblot 1920. − Guizot 1864. − Hetman 1969. − Husson 1970. − Lacr. 1963. − Laf. 1878. − Laf. Suppl. 1878. − Lafon 1969. − Lal. 1968. − Lav. Diffic. 1846. − Littré-Robin 1865. − Mar. Lex. 1933. − Mar. Lex. 1961 [1951]. − Marcel 1938. − Méd. Biol. t. 1 1970. − Morier 1961. − Nysten 1824. − Pierreh. Suppl. 1926. − Piguet 1960. − Prév. 1755. − Sardou 1877. − Sommer 1882. − Springh. 1962. − Synon. 1818. − Vachek 1960.

Wiktionnaire

Nom commun

analogie \a.na.lɔ.ʒi\ féminin

  1. Association dans l'esprit de deux choses ou idées possédant des propriétés, une structure, un mode de fonctionnement communs (mais qui sont de type différent).
    • Toute métaphore est fondée sur une analogie.
    • C'est par analogie qu'on dit qu'une route sinueuse serpente.
  2. Sorte de rapport, de ressemblance dans l’ordre physique, intellectuel ou moral qui existe à certains égards entre deux ou plusieurs choses différentes.
    • Les Naïs ont quelque analogie avec les Lombrics; leur sang est rouge et leur circulation très-facile à observer. — (Dictionnaire Pittoresque d'Histoire Naturelle & des Phénomènes de la Nature, sous la direction de F.E. Guérin, t.5, 1837, p.581)
    • Les philologues qui affirment l'identé du slovaque et du tchèque, se sont laissé tromper par les analogies superficielles , parce qu'ils ont eu le tort de n'étudier que la langue écrite qui, depuis le XVe siècle, est le tchèque […]. — (Ernest Denis, La Question d'Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, p.97)
    • Le climat arctique n'est pas le même que le climat alpin malgré certaines analogies qui sont indiscutables (enneigement, courte période de végétation, température moyenne basse). — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.143)
    • J'ouvris la fenêtre et attrapai l'insecte en vol. Il offrait avec un scarabée d’or l’analogie la plus proche qu'il soit possible de trouver sous nos latitudes : c'était un scarabéidé de la famille des lamellicornes, hôte ordinaire des rosiers : une cétoine dorée, […]. — (Les grands esprits manipulés par les astrologues, dans Le Québec sceptique, n°56, p.29, printemps 2005)
  3. (Grammaire) Rapport qu’ont entre eux certains mots ou certaines lettres.
    • Il y a de l’analogie entre le B et le P, consonnes labiales, le D et le T, consonnes dentales, etc.
    • Les mots nouveaux ne s’introduisent d’ordinaire qu’à l’aide de l’analogie.

Nom commun

analogie \Prononciation ?\

  1. Analogie.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ANALOGIE. n. f.
Sorte de rapport, de ressemblance dans l'ordre physique, intellectuel ou moral qui existe à certains égards entre deux ou plusieurs choses différentes. Analogie frappante, remarquable, évidente. Faible, vague analogie. Indiquer, relever les analogies et les différences. Il y a de l'analogie entre l'homme et l'animal, parce que tous deux ont le mouvement et la vie. Cette langue a beaucoup d'analogie avec telle autre. Il y a entre ces deux récits des analogies de temps et de circonstances, qui font soupçonner que c'est le même fait diversement raconté. Ces deux hommes se sont liés par l'analogie de leur caractère et de leurs goûts. Raisonner par analogie, Former un raisonnement fondé sur les ressemblances ou les rapports d'une chose avec une autre. On dit de même Conclure, juger par analogie. Être guidé par l'analogie. L'analogie est souvent trompeuse. Le fil de l'analogie, etc. Il se dit particulièrement, en termes de Grammaire, du Rapport qu'ont entre eux certains mots ou certaines lettres. Il y a de l'analogie entre le B et le P, consonnes labiales, le D et le T, consonnes dentales, etc. Les mots nouveaux ne s'introduisent d'ordinaire qu'à l'aide de l'analogie.

Littré (1872-1877)

ANALOGIE (a-na-lo-jie) s. f.
  • 1Rapport, similitude entre plusieurs choses différentes. Il y a de l'analogie entre le cheval et l'âne.

    Raisonner par analogie, former un raisonnement fondé sur les rapports ou sur les ressemblances en tant qu'elles indiquent des rapports.

  • 2Rapport que les mots ont entre eux par leur formation. Le mot passionné est formé de passion par la même analogie qu'affectionné est formé d'affection.
  • 3 En termes de mathématiques, rapport, proportion. Il y a la même analogie entre 2 et 3 qu'entre 6 et 9. Vieux en ce sens.
  • 4En philosophie, procédé de l'esprit qui s'élève, par l'observation des rapports, à la raison de ces rapports.

    Analogie prochaine, la perception actuelle de la similitude, de la ressemblance de deux ou plusieurs choses présentes ; analogie éloignée, celle par laquelle, étant connu le rapport de deux faits, nous concluons l'existence de l'un de l'existence de l'autre. En elle-même, l'analogie n'est que la somme des rapports avec les choses connues, Buffon, Homme, arithm. morale. Par la seule chaîne du raisonnement et les probabilités de l'analogie, le péché originel est retrouvé, Chateaubriand, Génie, I, III, 3.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

ANALOGIE. Ajoutez : - HIST. XVIe s. L'analogie (si les oreilles françoyses peuvent porter ce mot), H. Estienne, Apologie pour Hérodote, t. I, p. XLIV, epistre.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

ANALOGIE, s. f. (Logique & Gramm.) terme abstrait : ce mot est tout Grec, ἀναλογια. Cicéron dit que puisqu’il se sert de ce mot en Latin, il le traduira par comparaison, rapport de ressemblance entre une chose & une autre : Ἀναλογια, latinè (audendum est enim, quoniam hæc primum à nobis novantur) comparatio, proportio-ve dici potest. Cic.

Analogie signifie donc la relation, le rapport ou la proportion que plusieurs choses ont les unes avec les autres, quoique d’ailleurs différentes par des qualités qui leur sont propres. Ainsi le pié d’une montagne a quelque chose d’analogue avec celui d’un animal, quoique ce soient deux choses très-différentes. (F)

Il y a de l’analogie entre les êtres qui ont entre eux certains rapports de ressemblance, par exemple, entre les animaux & les plantes : mais l’analogie est bien plus grande entre les especes de certains animaux avec d’autres especes. Il y a aussi de l’analogie entre les métaux & les végétaux.

Les scholastiques définissent l’analogie, une ressemblance jointe à quelque diversité. Ils en distinguent ordinairement de trois sortes ; savoir une d’inégalité, où la raison de la dénomination commune est la même en nature, mais non pas en degré ou en ordre ; en ce sens animal est analogue à l’homme & à la brute : une d’attribution, où quoique la raison du nom commun soit la même, il se trouve une différence dans son habitude ou rapport ; en ce sens salutaire est analogue tant à l’homme qu’à un exercice du corps : une enfin de proportion, où quoique les raisons du nom commun different réellement, toutefois elles ont quelque proportion entre elles ; en ce sens les ouies des poissons sont dites être analogues aux poumons dans les animaux terrestres. Ainsi l’œil & l’entendement sont dits avoir analogie, ou rapport l’un à l’autre.

En matiere de langage, nous disons que les mots nouveaux sont formés par analogie, c’est-à-dire, que des noms nouveaux sont donnés à des choses nouvelles, conformément aux noms déjà établis d’autres choses, qui sont de même nature & de même espece. Les obscurités qui se trouvent dans le langage, doivent surtout être éclaircies par le secours de l’analogie.

L’analogie est aussi un des motifs de nos raisonnemens ; je veux dire qu’elle nous donne souvent lieu de faire certains raisonnemens, qui d’ailleurs ne prouvent rien, s’ils ne sont fondés que sur l’analogie. Par exemple, il y a dans le ciel une constellation qu’on appelle lion ; l’analogie qu’il y a entre ce mot & le nom de l’animal, qu’on nomme aussi lion, a donné lieu à quelques Astrologues de s’imaginer que les enfans qui naissoient sous cette constellation étoient d’humeur martiale : c’est une erreur.

On fait en Physique des raisonnemens très-solides par analogie. Ce sont ceux qui sont fondés sur l’uniformité connue, qu’on observe dans les opérations de la nature ; & c’est par cette analogie que l’on détruit les erreurs populaires sur le phénix, le rémora, la pierre philosophale & autres.

Les préjugés dont on est imbu dans l’enfance, nous donnent souvent lieu de faire de fort mauvais raisonnemens par analogie.

Les raisonnemens par analogie peuvent servir à expliquer & à éclaircir certaines choses, mais non pas à les démontrer. Cependant une grande partie de notre Philosophie n’a point d’autre fondement que l’analogie. Son utilité consiste en ce qu’elle nous épargne mille discussions inutiles, que nous serions obligés de répéter sur chaque corps en particulier. Il suffit que nous sachions que tout est gouverné par des lois générales & constantes, pour être fondés à croire que les corps qui nous paroissent semblables, ont les mêmes propriétés, que les fruits d’un même arbre ont le même goût, &c.

Une analogie tirée de la ressemblance extérieure des objets, pour en conclurre leur ressemblance intérieure, n’est pas une regle infaillible : elle n’est pas universellement vraie, elle ne l’est que ut plurimùm ; ainsi l’on en tire moins une pleine certitude, qu’une grande probabilité. On voit bien en général qu’il est de la sagesse & de la bonté de Dieu de distinguer par des caracteres extérieurs les choses intérieurement différentes. Ces apparences sont destinées à nous servir d’étiquette pour suppléer à la foiblesse de nos sens, qui ne pénetrent pas jusqu’à l’intérieur des objets : mais quelquefois nous nous méprenons à ces étiquettes. Il y a des plantes venimeuses qui ressemblent à des plantes très-salutaires. Quelquefois nous sommes surpris de l’effet imprévu d’une cause, d’où nous nous attendions à voir naître un effet tout opposé : c’est qu’alors d’autres causes imperceptibles s’étant jointes avec cette premiere à notre insu, en changent la détermination. Il arrive aussi que le fond des objets n’est pas toûjours diversifié à proportion de la dissemblance extérieure. La regle de l’analogie n’est donc pas une regle de certitude, puisqu’elle a ses exceptions. Il suffit au dessein du Créateur, qu’elle forme une grande probabilité, que ses exceptions soient rares, & d’une influence peu étendue. Comme nous ne pouvons pénétrer par nos sens jusqu’à l’intérieur des objets, l’analogie est pour nous ce qu’est le témoignage des autres, quand ils nous parlent d’objets que nous n’avons ni vûs, ni entendus. Ce sont-là deux moyens que le Créateur nous a laissés pour étendre nos connoissances. Détruisez la force du témoignage, combien de choses que la bonté de Dieu nous a accordées, dont nous ne pourrions tirer aucune utilité ! Les seuls sens ne nous suffisent pas : car quel est l’homme du monde qui puisse examiner par lui-même toutes les choses qui sont nécessaires à la vie ? Par conséquent dans un nombre infini d’occasions, nous avons besoin de nous instruire les uns les autres, & de nous en rapporter à nos observations mutuelles. Ce qui prouve en passant, que le témoignage, quand il est revêtu de certaines conditions, est le plus souvent une marque de la vérité ; ainsi que l’analogie tirée de la ressemblance extérieure des objets, pour en conclurre leur ressemblance intérieure, en est le plus souvent une regle certaine. Voyez l’article Connoissance, où ces réflexions sont plus étendues.

En matiere de foi on ne doit point raisonner par analogie ; on doit se tenir précisément à ce qui est révélé, & regarder tout le reste comme des effets naturels du méchanisme universel dont nous ne connoissons pas la manœuvre. Par exemple, de ce qu’il y a eu des démoniaques, je ne dois pas m’imaginer qu’un furieux que je vois soit possédé du démon ; comme je ne dois pas croire que ce qu’on me dit de Léda, de Sémelé, de Rhéa-Sylvia, soit arrivé autrement que selon l’ordre de la nature. En un mot Dieu comme auteur de la nature, agit d’une maniere uniforme. Ce qui arrive dans certaines circonstances, arrivera toûjours de la même maniere quand les circonstances seront les mêmes ; & lorsque je ne vois que l’effet sans que je puisse découvrir la cause, je dois reconnoître ou que je suis ignorant, ou que je suis trompé, plûtôt que de me tirer de l’ordre naturel. Il n’y a que l’autorité spéciale de la divine révélation qui puisse me faire recourir à des causes surnaturelles. Voyez le I. chapitre de l’Evangile de saint Matthieu, V. 19. & 20. où il paroît que S. Joseph garda la conduite dont nous parlons.

En Grammaire l’analogie est un rapport de ressemblance ou d’approximation qu’il y a entre une lettre & une autre lettre, ou bien entre un mot & un autre mot, ou enfin entre une expression, un tour, une phrase, & un autre pareil. Par exemple, il y a de l’analogie entre le B & le P. Leur différence ne vient que de ce que les levres sont moins serrées l’une contre l’autre dans la prononciation du B ; & qu’on les serre davantage lorsqu’on veut prononcer P. Il y a aussi de l’analogie entre le B & le V. Il n’y a point d’analogie entre notre on dit & le dicitur des Latins, ou si dice des Italiens : ce sont-là des façons de parler propres & particulieres à chacune de ces langues. Mais il y a de l’analogie entre notre on dit & le man sagt des Allemands : car notre on vient de homo, & man sagt signifie l’homme dit ; man kan, l’homme peut. L’analogie est d’un grand usage en Grammaire pour tirer des inductions touchant la déclinaison, le genre & les autres accidens des mots. (F & X)

Analogie, en Mathématique, est la même chose que proportion, ou égalité de rapport. Voyez Proportion, Rapport, Raison. (O)

Analogie. On se sert de ce mot en Medecine pour signifier la connoissance de l’usage des parties, de leur structure & de leur liaison, eu égard à leurs fonctions : elle donne de grandes vûes dans les maladies, soit pour en expliquer la cause & l’action, soit pour déterminer les remedes qui y sont nécessaires. C’est à l’analogie que l’on doit l’utilité de la saignée dans différentes maladies inflammatoires & éruptoires ; c’est par l’analogie que l’on a reconnu les effets de différentes préparations chimiques tirées du mercure, de l’antimoine & du fer. (N)

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Étymologie de « analogie »

Du latin analogia, du grec "ana" et "logos" : Ἀναλογία, de ἀνάλογος.
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Du latin analogia.
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Ἀναλογία, de ἀνάλογος (voy. ANALOGUE).

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Phonétique du mot « analogie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
analogie analɔʒi

Évolution historique de l’usage du mot « analogie »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « analogie »

  • À partir de l’analogie entre la perception des couleurs et le jugement sur le beau, L. Jaffro reconstitue les débats qui présidèrent à la complexe élaboration de l’esthétique au XVIIIe siècle anglais. , Les origines anglaises de l’esthétique - La Vie des idées
  • " C'est à l'issue d'une conférence que nous avons eu le mardi passé, j'avais fait une présentation en montrant que nous avons trois cas mais plutôt quatre zones touchées. À l'issue de ce feedback, celui qui est allé retoucher les zones de santé touchées, par analogie, comme il y a quatre zones touchées, alors il a mis aussi quatre cas ", a déclaré le coordonnateur du comité provincial de riposte, le Docteur Jean-Pierre Basake. Actualite.cd, Covid-19/Kwilu : la province a enregistré 3 cas, le 4ème a été cas importé de Kinshasa (comité provincial de riposte) | Actualite.cd
  • Pour bien saisir les différences, il faut refroidir sa tête, et ralentir le mouvement de sa pensée. - Pour bien remarquer les analogies, il faut échauffer sa tête, et accélérer le mouvement de sa pensée. Marie Jean Hérault de Séchelles, Théorie de l'ambition, Codicille politique et pratique d'un jeune habitant d'Épône
  • Le raisonnement par analogie est un merveilleux outil de travail. De François Michelin
  • Nous pouvons pénétrer l'esprit des autres par analogie avec ce qu'on sait de notre propre esprit. De Stanley Cavell / Libération - A quoi pensez-vous ?
  • Il y a une grande analogie entre la tyrannie de tous et la tyrannie d’un seul. De François René de Chateaubriand / Œuvres complètes, décembre 2013
  • S'il peut y avoir une analogie de la poésie avec la grâce, c'est que la poésie est une grâce. De Frère Gilles / Les choses qui s'en vont
  • La cinématographie est une écriture en mouvement avec des images et des sons. Si l'on tient à trouver une analogie, il faut chercher du côté de la musique et non du côté de la peinture car on aboutirait à la carte postale. De Robert Bresson / Le Figaro - 6 Mai 1983
  • Le monde matériel est plein d'analogies exactes avec l'immatériel, et c'est ce qui donne une couleur de vérité à ce dogme de rhétorique, qu'une métaphore ou une comparaison peut fortifier un argument aussi bien qu'embellir une description. De Edgar Allan Poe / Histoires Extraordinaires
  • Chaque semaine, « Le Soir » publie une chronique d’un membre de Carta Academica sur un sujet d’actualité. Cette semaine : les analogies historiques, leur portée et leurs limites. Le Soir Plus, La pandémie comme temps de guerre: portée et limites des analogies historiques - Le Soir Plus
  • Franck Robine a entamé sa conférence de presse, jeudi à la préfecture d’Ajaccio, par une analogie entre les mesures sanitaires et les techniques des sapeurs-pompiers pour lutter contre les feux de forêts. « La clé du dispositif, ce sera la prévention et la détection en matière sanitaire. Prévenir le plus rapidement possible pour agir au plus vite », a expliqué le préfet de Corse. France 3 Corse ViaStella, Coronavirus en Corse : on en sait plus sur le déroulement de la saison touristique
  • L’étude du champ magnétique terrestre global s’effectue essentiellement avec une technique de « décomposition en fréquences ». Elle permet par comparaison entre deux époques de distinguer ce qui varie rapidement dans le champ magnétique de ce qui varie moins vite. On peut faire une analogie avec la décomposition en fréquence sonore – il s’agirait de distinguer les aigus et les graves dans un morceau de musique par exemple. Comme dans toute décomposition, il y a des parties positives et des parties négatives. Cette décomposition fait apparaître deux zones légèrement négatives dans les latitudes élevées, dites « patch ». Ce sont des petits aimants (dipôle, quadrupôles…) supplémentaires qui s’additionnent pour former le champ total. Leur variation d’intensité indique que le patch canadien décroît légèrement tandis que le patch sibérien augmente. Ceci ne veut pas dire que le pôle nord glisse de l’un à l’autre ; mais que les charges à l’origine de ces patchs, qui font que le champ magnétique terrestre est plus complexe qu’un simple aimant nord-sud, se déplacent. The Conversation, La danse des pôles : pourquoi le pôle Nord se déplace-t-il ?
  • Qu’est-ce qui se joue dans la distinction entre analogie et homologie et comment la trompe de l’éléphant peut-elle nous aider à y voir clair entre ces deux formes de comparatisme? Philippe Descola revient sur les débats autour des différentes méthodes de comparatismes au XXe siècle. France Culture, Analogie et homologie - Ép. 4/10 - Qu’est-ce que comparer ?

Traductions du mot « analogie »

Langue Traduction
Anglais analogy
Espagnol analogía
Italien analogia
Allemand analogie
Portugais analogia
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Synonymes de « analogie »

Source : synonymes de analogie sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « analogie »

Analogie

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