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Abolition

Sommaire

  • Définitions du mot abolition
  • Étymologie de « abolition »
  • Phonétique de « abolition »
  • Évolution historique de l’usage du mot « abolition »
  • Citations contenant le mot « abolition »
  • Images d'illustration du mot « abolition »
  • Traductions du mot « abolition »
  • Synonymes de « abolition »
  • Antonymes de « abolition »

Définitions du mot abolition

Trésor de la Langue Française informatisé

ABOLITION, subst. fém.

Action d'abolir.
A.− DR. [En parlant des lois ou d'une décision officielle émanant d'une autorité légale (cf. hist.)] :
1. Peu après, le peuple demande l'abolition de la loi qui défend le mariage entre les deux ordres, et veut entrer en partage du consulat. J. Michelet, Histoire romaine,t. 1, 1831, p. 132.
2. L'ordre d'incarcération était venu d'en haut, il faut que d'en haut aussi vienne l'ordre de liberté. Or Napoléon est rentré depuis quinze jours à peine; à peine aussi les lettres d'abolition doivent-elles être expédiées. A. Dumas, père, Le Comte de Monte-Cristo,t. 1, 1846, p. 143.
Rem. L'expr. lettres d'abolition appartient à la lang. du dr. anc. et à la lang. diplomatique; elle désigne la décision royale qui, avant 1789, soustrayait un délinquant aux poursuites commencées ou à la peine prononcée (cf. M. Marion, Dictionnaire des institutions de la France aux XVIIeet XVIIIes., 1923; cf. aussi hist. I).
B.− Accept. fig. ou gén. :
3. ... car le baptême étant aussi là-dedans, soixante-dix-sept signifie l'abolition de tous les péchés par le baptême, comme saint Augustin l'a démontré aux académies d'Afrique. E. Pivert de Sénancour, Obermann,1840, p. 10.
4. ... il faut des instruments de vie tout nouveaux, et l'abolition, le sacrifice définitif de l'organisme primitif. (...) Plusieurs chenilles qui se changent en pleine lumière, et suspendues à un arbre par un petit câble de soie, nous permettent de voir de près, de nos yeux, ce prodigieux tour de force. J. Michelet, L'Insecte,1857, p. 70.
5. ... là où les volontés ne coopèrent pas librement à l'œuvre sociale, là où l'individu est soumis à la loi de l'ensemble par la force et par l'habitude, et non point par la seule raison, l'humanité est basse et mutilée. C'est donc seulement par l'abolition du capitalisme et l'avènement du socialisme que l'humanité s'accomplira. J. Jaurès, Études socialistes,Le Socialisme et la vie, 1901, p. 136.
6. Thibaudet remarque chez Mallarmé l'emploi préféré des mots négatifs, notamment des « absences »; il eût pu joindre des « néants », des « vacances », des « nudités », des « abstentions », des « abolitions », des « inanités » : ... J. Benda, La France byzantine ou le Triomphe de la littérature pure,1945, p. 21.
Rem. 1. Pour les séries synon. ou anton., abolition peut être l'obj. du même type de classement que le verbe abolir. 2. L'ex. 3 présente une nuance de sens (effacement) propre au vocab. relig.; l'effacement des péchés est assimilé à un acte de Dieu, souverain juge. 3. Comme pour abolir, les groupes associatifs les plus fréq. peuvent être répartis en deux catégories : . abolition de + compl.; . abolition + adj. (cf. corresp. sous abolir). Abolition a fréquemment pour compl. les mots esclavage, impôts, peine de mort, privilèges, sacrifice, usages, etc. ou appelle les épithètes définitive, entière, générale, irrévocable, radicale, totale. (cf. E.-D. Bar, Dictionnaire des épithètes et qualificatifs, 1930).
Stylistique − Abolition, comme abolir, appartient dès l'orig. à la lang. jur. Réservé jusqu'au xviies. au vocab. du dr. pénal, il passe ensuite dans le domaine relig. (vocab. pénitentiel) et dans le vocab. du dr. institutionnel. À partir du xixes., le mot ayant pris un sens plus gén., figure comme synon. de destruction (cf. sém. ex. 4, 6) dans des cont. caractérisés par une certaine recherche styl.; mais son emploi demeure rare, contrairement au verbe abolir. Dans les textes jur., abolition semble également en régression à l'époque mod., où il est concurrencé ou supplanté par une terminol. plus précise (abrogation, annulation, révocation, etc.), et où il n'apparaît plus guère que dans des commentaires hist. ou philos., ou comme réf. à des textes anc. (cf. ex. 1, 2, 5).
Prononc. : [abɔlisjɔ ̃]. Enq. : /abolisiõ/.
ÉTYMOL − Corresp. rom. : prov. abolitió. 1. 1316 « action de prononcer l'effacement d'un délit » terme jur. (Ordonn. faictes en parlement tenu à Vannes, à la suite des Coust. de Bret. ds Gdf. Compl. : Graces, remissions et abolucions); 1413, 29 août, « id. » (Ord., X, 164 ds Gdf. Compl. : Voulons que nostre presente abolission et grace vaille); 2. 1405, synon. du gr. α ̓ μ ν η σ τ ι ́ α « amnistie collective, paix jurée entre les partis en cause, serment d'oublier le passé et de se réconcilier » terme hist. (Gerson, Hareng faicte... devant le roy ds Gdf. Compl. : les Grecs faisoient commun accord qui se nommoit amnestia que nous pourions appeler abolition, ou tout est pardonné sans jamais rien demander). Empr. du lat. abolitio attesté dep. Quintilien, comme terme jur. au sens de « interruption d'une poursuite criminelle commencée » (Declamationes 249 p. 19 ds TLL s.v., 120, 2 : petit qui accusabatur ... judicii abolitionem). 1 refléterait plutôt le sémantisme du b. lat. indulgentia qui entraîne avec la remise de la peine l'effacement du délit (Lavedan, Dict. Myth. et Ant. s.v. amnistie) : évolution peut-être sous influence du lat. chrét. abolitio peccatorum « remise des péchés, absolution » (Blaise, s.v.). Abolitio empl. dep. Quintilien comme synon. de oblivio (Institutio oratoria, 9, 2, 97 ds TLL 119, 55 : tyrannum qui sub pacto abolitionis dominationem deposuerat) d'où son emploi pour traduire le gr. α ̓ μ ν η σ τ ι ́ α (Orose, Hist. 2, 17, 15 ibid. 119, 50 : quod. pactionis genus... amnestiam vocaverunt, id est abolitionem malorum), d'où 2. HIST. − Ce terme monosém. ayant plusieurs accept. est attesté dès le début du xives. dans la lang. jur., spécifiquement dans le vocab. du dr. pénal (abolition d'un délit, cf. étymol.); il disparaît dans ce sens avec l'Ancien Régime (cf. inf. I) après avoir dégagé au xviies., dans la lang. relig., une ramification restée vivante (abolition d'un péché, cf. inf. II B). Sans quitter la lang. jur. le mot, sorti du vocab. du dr. pénal, passe dans celui du dr. « institutionnel » (abolition d'une loi, cf. inf. II A). Au xixes. enfin, il apparaît dans la lang. commune (abolition de la volonté, cf. inf. II C). I.− Disparition av. 1789. − « Amnistie », terme de dr. pénal anc. (ainsi défini ds Nouv. Lar. ill. s.v. abolition : On appelait droit d'abolition le droit attribué au roi de soustraire à l'application de la loi celui qui s'était rendu coupable d'un crime capital. L'abolition [était] analogue à notre amnistie (...). Les lettres d'abolition étaient une forme spéc. des lettres de grâce. On nommait lettres d'abolition générale celles que le roi accordait quelquefois à une province, à une ville, pour un crime contre l'autorité royale. Les cessions d'abolition spéciale étaient celles accordées à un individu ou à un groupe de personnes pour un même crime). 1reattest. 1316 (cf. étymol. 1), dernière attest. ds Ac. 1798. xiveet xves. cf. étymol. 1 et 2. xvies. : [Cicéron] proposa finablement au Senat de decerner à l'exemple des Atheniens une generale abolition et oubliance des choses faittes alencontre de Caesar. Amyot, Demosth., 110 (IGLF). xviies. : Abolition aussi est une espece de lettres de grace d'un prince souverain d'aucun forfait ou crime capital perpetré par une commune de pays, ville, bourg ou village de ses subiets. Car aucuns veulent mettre en avant cette difference, entre lettres de grace, et lettres d'abolition, c'est que lettres de grace soient dites quand à un, ou deux, ou trois, ou tel autre nombre de particuliers, se chargeans de tel delict, remission en est faite par ledit prince : et lettres d'abolition quand toute une commune se charge de tel forfait dont nul n'est particulierement et designamment attaint, grace en est faite par ledit prince. Nicot 1606. xviiies. : Son père [le cardinal de Bouillon] tint deux fois de son souverain la dignité de duc et pair, après avoir pensé renverser l'État, après avoir vécu d'abolitions. St-Simon, 279, 31 (Littré). xixes. cf. sém. A ex. 2. Cette accept. semble disparue au xxes. II.− Hist. des accept. attestées apr. 1789. − (Sém. B « action d'abolir ») d'abord terme de dr. « institutionnel » (civil ou relig.), le mot s'est étendu à la lang. commune. A.− En parlant de toute forme d'institution (lois, coustumes, impôts, créances, etc.). 1reattest. ds Nicot 1606, subsiste. xviies. : Abolition de creances et vieilles scedules..., abolition de comptes. Nicot 1606. xviiies. Anéantissement, extinction. Il se dit principalement en parlant des lois et des coustumes. Ac. 1718. Abolition signifie aussi la destruction d'une loi, d'une coûtume. On a eu bien de la peine à faire une entière abolition des superstitions païennes. Trév. 1752. xixes. et xxes. cf. sém. ex. 1. B.− En parlant de relig., « pardon », p. ext. du sens originel, 1reattest. ds Fur. 1690, subsiste. xviies. : Un vray acte de contrition emporte l'abolition de tous les pechez. Fur. 1690. C'est par là que Magdeleine, cette fameuse pécheresse (...), obtint l'entière abolition de tous les dérèglements de sa vie, et qu'elle parvint à un degré si éminent de sainteté. Bourdaloue, Pensées, t. 2, p. 165 (Littré). xviiies. : Un vrai acte de contrition emporte l'abolition de tous les pechez : en ce cas il signifie absolution. Trév. 1704. xixeet xxes. cf. ex. 1. C.− Dans la lang. commune, « anéantissement, extinction » : La paralysie est l'abolition du mouvement et de la sensibilité. Littré. L'abolition des fonctions du cerveau. Abolition de la volonté. Ac. 1932. cf. aussi ex. 3. − Rem. Dans la lang. litt., noter l'emploi styl. du mot (cf. ex. 5).
STAT. − Fréq. abs. litt. : 340. Fréq. rel. litt. : xixes. : a) 727, b) 706; xxes. : a) 388, b) 212.
BBG. − Bouillet 1859. − Dupin-Lab. 1846. − Lep. 1948. − Littré-Robin 1865. − Nysten 1814-20. − Pol. 1868. − St-Edme t. 1 1824.

Wiktionnaire

Nom commun

abolition \a.bɔ.li.sjɔ̃\ féminin

  1. Action d’abolir.
    • Du 2 Frimaire, l'an 2 de la République.
      Sur la déclaration unanime du jury, portant :
      1°. Qu'il n'est pas constant qu'il ait été tenu dans la ville de Brienon-sur-Armançon, département de l'Yonne, lors de la promulgation du décret portant abolition de la royauté, des propos tendant à provoquer l’avilissement de la représentation nationale et le rétablissement de la royauté.
      — (Bulletin du Tribunal criminel révolutionnaire, n° 98, Paris : imprimerie Clément, an II, p. 392)
    • […] mais il nous semble qu'au moment où l'on se préoccupe de l'abolition de la peine de mort, une pareille dissertation n'était pas oiseuse. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
    • La Commune décréta le 29 mars l'abolition de la conscription et l'enrôlement dans la garde nationale de tous les citoyens valides ; […]. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
    • Pays pauvre qui ne vit que de l'aide humanitaire, notamment française, la Mauritanie reste l'un des bastions les plus réfractaires à l'abolition de l'esclavage. — (Zineb El Rhazoui, Mauritanie : esclaves contre dieux et maîtres, Charlie Hebdo, 7 janvier 2015)
  2. (Par extension) Arrêt, cessation.
    • L’abolition des fonctions du cerveau. - Abolition de la volonté.
  3. (Histoire) Pardon, amnistie que le prince accordait d’autorité absolue pour un crime qui, par les ordonnances, n’était pas rémissible.
    • Lettres d’abolition.
    • Le Parlement a entériné son abolition.
    • Il [Louis XIII] envoya des abolitions aux criminels, fit ouvrir les prisons, permit aux exilés leur retour, et fit tout ce qui était nécessaire pour persuader à ses peuples que les cruautés passées n'avaient pas été faites par lui. — (Madame de Motteville, Mémoires, première partie, dans : Nouvelle collection des mémoires pour servir à l'histoire de France, deuxième série, tome X ; chez l'éditeur du commentaire analytique du Code civil, Paris, 1838, page 42)

Nom commun

abolition \Prononciation ?\ (dénombrable et indénombrable)

  1. Abolissement.
  2. Abolition.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ABOLITION. n. f.
Action d'abolir. L'entière abolition de l'ordre des Templiers. Abolition de l'esclavage. L'Assemblée nationale décréta l'abolition des droits féodaux. Par extension, L'abolition des fonctions du cerveau. Abolition de la volonté. Il s'est dit aussi du Pardon que le Prince accordait d'autorité absolue pour un crime qui, par les ordonnances, n'était pas rémissible. Lettres d'abolition. Abolition générale. Le Parlement a entériné son abolition.

Littré (1872-1877)

ABOLITION (a-bo-li-sion) s. f.
  • 1Action d'abolir. La paralysie est l'abolition du mouvement et de la sensibilité. L'abolition de l'ordre des Templiers. Y at-il rien de si grand que ce qu'il [Louis XIV] faisait pour détruire l'hérésie ? Et comptez-vous pour rien l'abolition des duels ? dit d'un air content un autre homme… ? Montesquieu, Lettr. pers. LIX.
  • 2 En termes de droit ancien, le pardon que le prince accordait d'autorité absolue pour un crime. Abolition d'un crime et abolition d'une peine. Obtenir une abolition. Lettres d'abolition. Le duc de Bourgogne [l'assassin du duc d'Orléans] daigna prendre des lettres d'abolition, Voltaire, Mœurs, 79. … ou l'autre qui poursuit des abolitions, Régnier, Sat. v. Son père [le cardinal de Bouillon] tint deux fois de son souverain la dignité de duc et pair, après avoir pensé renverser l'État, après avoir vécu d'abolitions, Saint-Simon, 279, 31.
  • 3Dans un sens qui n'est plus de la langue du droit, effacement, remise. C'est par là que Magdeleine, cette fameuse pécheresse et cette pénitente aussi célèbre, obtint l'entière abolition de tous les déréglements de sa vie, et qu'elle parvint à un degré si éminent de sainteté, Bourdaloue, Pens. t. II, p. 165.

SYNONYME

On a cherché une différence entre abolissement et abolition ; mais il est impossible d'en trouver une qui soit fondée, si ce n'est que seul abolition se dit pour la remise d'un crime, d'une peine.

HISTORIQUE

XVIe s. Ces gens-là trop ceremonieux n'ont pas voulu prendre sur leurs consciences l'abolition de tant de meurtres et ravissements, D'Aubigné, Fæn. III, 17. Il monstre quelle est l'abolition de la loi, et aussi quel est l'usage d'icelle, Calvin, Inst. 1056. Et se firent plusieurs autres traittés, et mesme de l'abolition de la pragmatique sanction, Du Bellay, M. 21. Au different que le peuple eut avec les nobles touchant l'abolition des debtes, Amyot, Alc. et Cor. comp. 5. Il se fit decerner abolition generale de tout le passé, et pour l'advenir licence de faire mourir qui bon lui semblerait, Amyot, Sylla, 68.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

ABOLITION, s. f. en général, est l’action par laquelle on détruit ou on anéantit une chose.

Ce mot est latin, & quelques-uns le font venir du Grec, ἀπολλύω ou ἀπόλλυμι, détruire ; mais d’autres le dérivent de ab & olere, comme qui diroit anéantir tellement une chose qu’elle ne laisse pas même d’odeur.

Ainsi abolir une loi, un réglement, une coûtume, c’est l’abroger, la révoquer, l’éteindre, de façon qu’elle n’ait plus lieu à l’avenir. V. Abrogation, Révocation, Extinction, &c.

Abolition, en terme de Chancellerie, est l’indulgence du Prince par laquelle il éteint entierement un crime, qui selon les regles ordinaires de la Justice, & suivant la rigueur des Ordonnances. étoit irrémissible ; en quoi abolition differe de grace ; cette derniere étant au contraire le pardon d’un crime qui de sa nature & par ses circonstances est digne de remission : aussi les Lettres d’abolition laissent-elles quelque note infamante ; ce que ne font point les Lettres de grace.

Les Lettres d’abolition s’obtiennent à la grande Chancellerie, & sont adressées, si elles sont obtenues par un Gentilhomme, à une Cour souveraine, sinon, à un Bailli ou Sénéchal. (H)

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Étymologie de « abolition »

Du latin abolitio (« abolition, suppression »).
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Provenç. abolitio ; espagn. abolicion ; ital. abolizione ; de abolitio (voy. ABOLIR).

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Phonétique du mot « abolition »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
abolition abɔlisjɔ̃

Évolution historique de l’usage du mot « abolition »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « abolition »

  • Le vrai secours aux misérables, c'est l'abolition de la misère. De Victor Hugo / Actes et paroles
  • Je vote l'abolition pure, simple et définitive de la peine de mort. De Victor Hugo / Actes et Paroles
  • La beauté est l'abolition de la chronologie et la révolte contre le temps. De Milan Kundera / Le livre du rire et de l’oubli
  • Aussi ne connaîtrait-il pas de but plus élevé, plus saint, plus auguste, que celui-là : concourir à l'abolition de la peine de mort. De Victor Hugo / Le Dernier jour d'un condamné
  • L'abolition de la peine de mort, cette haute leçon donnée par une république née hier aux vieilles monarchies séculaires, est un fait sublime. De Victor Hugo / Correspondance (1848 - À Lamartine)
  • Ce qui plaide le mieux en faveur de l'abolition de la peine de mort, ce sont les argument qu'emploient ses partisans, et leur mentalité. De Arthur Koestler / Réflexions sur la Peine Capitale
  • J'étais aussi mort avant de naître que je le serai après avoir vécu. J'ai donc de l'abolition de la personnalité une interminable habitude. De Jean Cocteau
  • Il déclare donc, ou plutôt il avoue hautement que le Dernier Jour d'un Condamné n'est autre chose qu'un plaidoyer, direct ou indirect, comme on voudra, pour l'abolition de la peine de mort. De Victor Hugo / Le Dernier Jour d'un condamné
  • C'est la raison pour laquelle je pense que les jeunes activistes demandent l'abolition des prisons. Ils disent qu'il faut démonter la police, c'est-à-dire qu'il faut créer de nouvelles institutions. [Prôner] l'éducation, pas l'incarcération. La santé, surtout la santé mentale, le travail, le logement... Abolir, c'est recréer la société, imaginer un nouvel ordre au-delà du capitalisme racial, du capitalisme global. Radio-Canada.ca, L’abolition du racisme systémique passe par une solidarité mondiale, dit Angela Davis | Radio-Canada.ca
  • Samedi en Martinique, des activistes hostiles à l'héritage colonial ont renversé des statues de Victor Schœlcher, celui même qui a décrété l'abolition de l'esclavage en 1848. Plongée rigoureuse dans l'histoire de cette abolition. France Culture, Comment a été aboli l'esclavage en Martinique
  • « Citoyens, en vertu du décret de la République du 27 avril 1848, au nom du peuple français, nous proclamons l’abolition de l’esclavage à la Guyane française ». Guyane la 1ère, Commémoration : 1848-2020- Abolition de l'esclavage, la mémoire retrouvée..
  • Le déboulonnage des statues de Victor Schoelcher a généré une forme d'effroi. Notamment parce qu'il déconstruit un récit très partiel de l'abolition de l'esclavage, qui évacue de l'histoire ceux, parmi les premiers concernés, qui se sont organisés et ont lutté contre l'esclavage jusqu'à gagner. France Culture, Esclavage : le rôle actif des Noirs, ce point aveugle du récit de l'abolition
  • Sur cette oeuvre du XIXe siècle commémorant l'abolition de l'esclavage, le buste en bronze d'un esclave noir, les mains enchaînées, et la stèle sur laquelle il est érigé, ont été largement aspergés de peinture blanche.  LExpress.fr, Pau : une statue commémorant l'abolition de l'esclavage vandalisée - L'Express

Images d'illustration du mot « abolition »

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Traductions du mot « abolition »

Langue Traduction
Anglais abolition
Espagnol abolición
Italien abolizione
Allemand abschaffung
Portugais abolição
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Synonymes de « abolition »

Source : synonymes de abolition sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « abolition »

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