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Gentilhomme

Sommaire

  • Définitions du mot gentilhomme
  • Étymologie de « gentilhomme »
  • Phonétique de « gentilhomme »
  • Évolution historique de l’usage du mot « gentilhomme »
  • Citations contenant le mot « gentilhomme »
  • Images d'illustration du mot « gentilhomme »
  • Traductions du mot « gentilhomme »
  • Synonymes de « gentilhomme »
  • Antonymes de « gentilhomme »

Définitions du mot gentilhomme

Trésor de la Langue Française informatisé

GENTILHOMME, subst. masc.

A. − HISTOIRE
1. Homme noble de naissance. La nécessité d'être gentilhomme, pour être capitaine de vaisseau, est tout aussi raisonnable que celle d'être secrétaire du roi pour être matelot ou mousse (Chamfort, Max. et pens.,1794, p. 76).Le trisaïeul de son trisaïeul était l'égal, le compagnon, le pair du roi; à ce titre, il [le courtisan] est lui-même d'une classe privilégiée, celle des gentilshommes (Taine, Philos. art, t. 1, 1865, p. 87) :
À côté de la tremblante maison à pans hourdés où l'artisan a déifié son rabot, s'élève l'hôtel d'un gentilhomme où sur le plein cintre de la porte en pierre se voient encore quelques vestiges de ses armes, brisées par les diverses révolutions qui depuis 1789 ont agité le pays. Balzac, E. Grandet,1834, p. 7.
SYNT. Gentilhomme accompli, aimable, bon, digne, pauvre; gentilhomme émigré; gentilhomme campagnard, de province; gentilhomme de haut lignage, de marque, de (haut, bas) parage, de vieille souche; aisance, élégance d'un gentilhomme; titre de gentilhomme; épée de gentilhomme; privilèges de gentilhomme; foi de gentilhomme.
Gentilhomme de nom et d'armes. Noble qui porte le nom d'un lieu (province, ville, bourg...); noble qui justifie de la noblesse de ses aïeuls et aïeules paternels et maternels. Un geôlier, gentilhomme de nom et d'armes (Courier, Pamphlets polit., Aux âmes dév. Véretz, 1821, p. 91).
Vieilli. Gentilhomme à lièvre, gentilhomme de Beauce. Pauvre de petite noblesse. [Proverbe] Gentilhomme de Beauce, Qui reste au lit pour qu'on rhabille ses chausses. Gentilhomme de Beauce, Qui vend ses chiens pour avoir du pain (Martellière, Gloss. Vendômois,1893, p. 145).
Gentilhomme de parchemin (plais.). Roturier. (Dict. xixeet xxes.).
Vivre en gentilhomme. Vivre sans travailler, sans exercer aucune profession. Synon. vivre noblement. (Dict. xixeet xxes.).
2. Gentilhomme de + déterm. subst. ou gentilhomme + adj.
Noble attaché à la personne du roi, d'un prince, d'un grand. C'est un des gentilshommes de ce prince (Ac.1878).Un gentilhomme du prince, est venu hier me faire part de son désir de s'allier avec moi (Sénac de Meilhan, Émigré,1797, p. 1870).
Titre de certains officiers attachés au service du roi, d'un prince.
Gentilhomme de la chambre. Noble préposé aux offices intérieurs (service et dépenses). Premier, second gentilhomme de la chambre (du roi). Le baron de Cramm prenait le titre de gentilhomme de la chambre (Bourges, Crépusc. dieux,1884, p. 54).
Gentilhomme ordinaire (du roi, d'un grand...). Noble qui transmettait les ordres aux corps constitués. Devenu (...) gentilhomme ordinaire du duc de Penthièvre, Florian célébra la bienfaisance inépuisable de cet excellent maître (A. France, Vie littér., t. 1, 1888, p. 191).Il revint à Paris, vendit sa charge de gentilhomme ordinaire (Mauriac, Vie Racine,1928, p. 248).Voltaire était du monde, de leur monde, il était gentilhomme ordinaire du roi de France (Guéhenno, Jean-Jacques,1952, p. 111).
Gentilhomme servant. Noble qui sert exclusivement le roi et les princes assis à la même table (d'apr. Littré).
Gentilhomme de la manche. Noble qui accompagnait un prince adolescent (d'apr. Littré).
B. − P. anal. Homme qui fait preuve de grandes qualités morales, de distinction dans ses manières, de générosité dans ses sentiments. Synon. gentleman.Faire le gentilhomme; agir en (parfait) gentilhomme. Il [Napoléon] a usé de la victoire [d'Iéna] bien autrement qu'à Vienne où il avait fait le gentilhomme. À Berlin, il a été barbare à l'excès (J. de Maistre, Corresp.,1806-07, p. 239).Représentant du peuple en 1848 (...). Sa hauteur, sa froideur et le sentiment inflexible qu'il avait de l'honneur faisaient de lui une sorte de gentilhomme rouge (A. France, Crainquebille, O. Dupont, 1904, p. 143).
P. plaisant. Gentilhomme-gueux, gentilhomme de la palette. Tu as des dons, comme on dit, de la fantaisie, toutes les qualités nécessaires à faire un parasite (...). Il y a aussi la profession de gentilhomme-clochard, la police et le suicide (Malraux, Cond. hum.,1933, p. 372).On prétend qu'il arrive à ce gentilhomme du volant de gratter pendant des mois sur les petits verres et le tabac (Arnoux, Paris,1939, p. 249).
Emploi adj. L'Espagne est essentiellement le peuple gentilhomme qui, pendant trois siècles, s'est fait nourrir à ne rien faire par les Indes et les Amériques (Hugo, Alpes et Pyr.,1885, p. 176).P. anal. Comment se nomme (...) ce vin de haut bord, Qu'importe! L'on est d'accord Qu'il est un vin gentilhomme. Et philosophe au surplus (Muselli, Strophes contre-fort.,1931, p. 88).
REM. 1.
Gentilhomie, subst. fém.Synon. rare de gentilhommerie.Poésie d'arrière-saison qui est notre Vieillard du Galèse et où tient toute cette poésie des racines terriennes, cette gentilhomie (comme on dit prudhomie) de campagne, qui repassera dans Mistral et aussi dans Barrès (Thibaudet, Hist. litt. fr.,1936, p. 130).
2.
Gentilhommier, -ière, adj.Je ne rencontrais en rentrant, pour m'occuper, que les parcimonieuses tracasseries du cardinal, les rodomontades gentilhommières de l'évêque de Châlons (Chateaubr., Mém., t. 2, 1848, p. 95).
Prononc. et Orth. : [ʒ ɑ ̃tijɔm], plur. gentilshommes [ʒ ɑ ̃tizɔm]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Ca 1050 (Alexis, éd. Chr. Storey, 478 : E! gentils hom, cum dolente puis estra!); ca 1100 (Roland, éd. J. Bédier, 3811 : Vivre l(e) laisez, car mult est gentilz hoem). Composé de gentil2* « noble » et de homme*. Fréq. abs. littér. : 1 728. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 3 782, b) 4 112; xxes. : a) 1 668, b) 914. Bbg. Barb. Infl. 1923, p. 13. - Cobban (A.). The Vocabulary of social history. Political science quarterly. 1956, t. 71, p. 15. - Herb. 1961, p. 81. - Lew. 1968, p. 100. - Pauli 1921, p. 89. - Reinh. 1963, pp. 178-180. - Venck. 1975, pp. 264-268, 286-289.

Wiktionnaire

Nom commun

gentilhomme \ʒɑ̃.ti.jɔm\ masculin

  1. Celui qui est de naissance noble.
    • À l’œuvre donc, Brian de Bois-Guilbert ! et, mort ou vivant, vous verrez aujourd’hui Maurice de Bracy se comporter en gentilhomme de haute valeur et de noble lignage ! — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Durant toute la période historique, ces deux classes nettement déterminées, — gentilshommes et roturiers, — agirent et réagirent l’une contre l’autre, […]. — (H. G. Wells, Anticipations, 1901, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Société du Mercure de France, Paris, 1904)
    • Les prêtres s’entendent à merveille pour procurer de riches dots aux nobles appau­vris, au point qu’on a pu accuser l’Église de considérer le mariage comme un accouplement de gentilshommes vivant en marlous et de bourgeoises réduites au rôle de marmites. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.340)
    • Mais sa popularité ne survit pas à son mariage avec Marina, Polonaise et catholique, qui amène à la Cour une suite de gentilshommes de son pays dont l’attitude conquérante irrite les Moscovites. — (Albert Mousset, Histoire de Russie, 1945)
  2. (Figuré) Homme qui, sans être noble de naissance, a des sentiments, des manières nobles.
    • Il ressemblait bien plutôt à un gentilhomme en visite chez des voisins de campagne qu’à un prisonnier sur le point d’être fusillé, il ne semblait pas se soucier le moins du monde du péril qu’il courait ; […]. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
    • Nous sommes deux gentilshommes, dit-il en donnant à ce mot l’acception du mot anglais gentleman, et nous pouvons nous entendre. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ansch. I, Paris, 1832 ; p. 43)
  3. (Histoire) Homme noble qui s’attachait à un prince.
    • Le trisaïeul de son trisaïeul était l’égal, le compagnon, le pair du roi; à ce titre il est lui-même d'une classe privilégiée, celle des gentilshommes; aussi ce n'est pas par intérêt qu’il sert les princes; il met son honneur à leur être dévoué. — (Hippolyte Taine, Philosophie de l’art, Germer Baillière, Paris, 1865, page 134)
    • Autour de Monsieur se groupaient quelques gentilshommes, factieux, avides, remuants, qui ne pouvaient grandir et s’enrichir que par le désordre. Le duc d’Orléans était leur garant, leur pavillon, leur espoir. — (Auguste Bailly, Mazarin, Fayard, 1935, p.104)
  4. (Histoire) Un titre de charge.
    • Premier gentilhomme de la chambre. Gentilhomme ordinaire. Gentilhomme servant.

Forme de verbe

gentilhomme \ʒɑ̃.ti.jɔm\

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de gentilhommer.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de gentilhommer.
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif de gentilhommer.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de gentilhommer.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de gentilhommer.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

GENTILHOMME. (L se prononce Y au singulier. Au pluriel, il ne se prononce point, mais on le fait suivre d'un S qui se prononce en liaison avec hommes.) n. m.
Celui qui est de race, de naissance noble. Simple gentilhomme. Foi de gentilhomme. Se conduire en gentilhomme. Gentilhomme d'ancienne extraction, de vieille souche. Un gentilhomme de marque. Il se dit, au figuré, de Celui qui, sans être noble de race, a des sentiments, des manières nobles. C'est vraiment un gentilhomme. Il est tout à fait gentilhomme. Se comporter en gentilhomme.

GENTILHOMME s'est dit autrefois des Hommes nobles qui s'attachaient à quelque prince. Il s'est dit également d'un Titre de charge. Premier gentilhomme de la chambre. Gentilhomme ordinaire. Gentilhomme servant.

Littré (1872-1877)

GENTILHOMME (jan-ti-llo-m', ll mouillées, et non jan-ti-yo-m' ; au pluriel, gentilshommes, prononcé jan-ti-zo-m'. Ce mot était prononcé au XVIIe siècle genteilhomme : Celui qui prononce ce mot autrement ne sait pas que ceux qui sont véritablement nobles se nomment ainsi eux-mêmes, Bibl. des ch. 4e série, t. II, p. 182) s. m.
  • 1Celui qui est de race noble. Gentilhomme de bon lieu. Il est gentilhomme comme le roi. Ne vous mêlez point avec ces gens-là [les Rochelois], qui haïssent le roi à cause qu'il est le premier gentilhomme de son royaume, Guez de Balzac, Lett. 16, liv. I. Qui se dit gentilhomme et ment comme tu fais, Il ment quand il le dit, et ne le fut jamais, Corneille, Ment. v, 3. Ne t'attends pas que je t'aide un seul brin, Ni que par moi ton labeur se consomme ; Je t'ai jà dit que j'étais gentilhomme, Né pour chômer et pour ne rien savoir, La Fontaine, Pagefig. Qu'avez-vous fait dans le monde pour être gentilhomme ? croyez-vous qu'il suffise d'en porter le nom et les armes ? Molière, Festin de P. IV, 6. L'action que vous avez faite n'est pas d'un gentilhomme, et ce n'est pas en gentilhomme aussi que je veux vous traiter, Molière, G. Dand. II, 10. Je suis né de parents qui ont tenu des charges honorables ; je me suis acquis dans les armes les honneurs de six ans de service, …mais, avec tout cela, je ne veux point me donner un nom où d'autres en ma place croiraient pouvoir prétendre, et je vous dirai franchement que je ne suis point gentilhomme, Molière, Bourg. III, 12. Louer dans un gentilhomme chrétien ce que Jésus-Christ même a voulu avoir [la noblesse par David], n'aurait rien, ce semble, que de conforme aux règles de la foi, Bossuet, Gornay. Tu fais le gentilhomme ! hé Dandin, mon ami, Racine, Plaid. I, 4. Qu'est-ce qu'un gentilhomme ? un pilier d'antichambre, Racine, ib. I, 4. Son père l'a fait riche, il fera son père gentilhomme, Baron, Coquette et fausse prude, I, 4. Le gentilhomme de Louis XVI dit j'attendrai ; le gentilhomme de Bonaparte dit j'attendrons, Courier, Lett. VIII. Voici un mot de la reine Christine à Espartero : Je t'ai fait duc de la Victoire, marquis de… comte de … mais jamais je n'ai pu te faire gentilhomme, Alph. Karr, les Guêpes, janvier 1841.

    Avant les ordonnances de 1579 et de 1600, gentilhomme se disait à la fois du noble de race et de celui qui avait acquis la noblesse par l'exercice constant des armes ou par la possession d'un fief ; gentilhomme de nom et d'armes se disait exclusivement du noble de race ; les ordonnances de 1579 et de 1600 supprimèrent la noblesse acquise par l'exercice constant des armes et la noblesse acquise par la possession des fiefs (HÉNAULT).

    Vivre en gentilhomme, vivre sans rien faire. De travailler pour lui [l'estomac] les membres se lassant, Chacun d'eux résolut de vivre en gentilhomme, La Fontaine, Fab. III, 2.

    Troc de gentilhomme, troc où de part et d'autre on ne fait qu'échanger les choses, sans aucun retour en argent.

  • 2Titre de certains officiers attachés au service des princes.

    Gentilshommes de la chambre. Il y avait quatre premiers gentilshommes de la chambre, qui servaient le roi lorsqu'il mangeait en chambre et lui donnaient la chemise en l'absence du premier chambellan. Les gentilshommes nommés les quarante-cinq, qui assassinèrent le duc de Guise, étaient une compagnie nouvelle formée par le duc d'Épernon, payée au trésor royal sur les billets de ce duc ; et aucun de leurs noms ne se trouve parmi les gentilshommes de la chambre, Voltaire, Mœurs, 173. Mme d'Étioles obtint alors pour M. de Voltaire le don gratuit d'une charge de gentilhomme ordinaire de la chambre, Voltaire, Comm. Œuv. Aut. Henr. (t. LXIII, p. 59).

    Gentilshommes ordinaires du roi, gentilshommes qui se trouvaient auprès du roi pour recevoir ses ordres et qui servaient par quartiers. Il [Vaugelas] fut gentilhomme ordinaire, et depuis chambellan de M. le duc d'Orléans, qu'il suivit constamment en toutes ses retraites hors du royaume, Pellisson, Hist. Acad. t. I, p. 294, dans POUGENS. Les registres de la chambre des comptes font foi que le maréchal de Rets et le comte de Villequier, tirés du nombre des gentilshommes ordinaires, avaient le titre de premier gentilhomme, charge de nouvelle création, instituée sous Henri II pour le maréchal de Saint-André, Voltaire, Mœurs, 173.

    Gentilshommes au bec de corbin, voy. CORBIN.

    Gentilshommes de la manche, nom donné aux gentilshommes qui se trouvaient continuellement auprès du prince, quand il était jeune homme. Il mène deux gentilshommes de la manche, quelques valets de chambre, trois ou quatre officiers pour lui donner à manger à la française, Maintenon, Lettre au card. de Noailles, 17 nov. 1700.

    Gentilhomme servant, celui qui ne servait que les têtes couronnées et les princes du sang, et toujours l'épée au côté. Quoi que vous en disiez, Aminte est ma parente, Mesdames ; car Aminte est fille de Damon, Gentilhomme servant et petit-fils d'Orgon, Boissy, Babillard, sc. 9.

    Fig. Gentilshommes d'artillerie étaient des officiers qui n'avaient pas d'autre emploi que de garder les pièces, d'empêcher qu'elles ne s'altérassent et de hâter l'ouvrage des canonniers.

  • 3 Par plaisanterie. Gentilhomme à lièvre, petit gentilhomme qui, les trois quarts de l'année, se nourrit du produit de sa chasse.

    C'est un gentilhomme de Beauce, il est au lit quand on fait ses chausses, se dit d'un gentilhomme pauvre.

    Gentilhomme de ligne, se disait par dérision pour faire entendre qu'un homme est fils ou petit-fils d'un pêcheur.

    Gentilhomme de parchemin, homme qui vient d'être anobli.

  • 4 Par ironie et par moquerie, on appelle gentilhomme celui dont on veut dire qu'il n'a ni naissance, ni honneur, ni qualité. Ce petit gentilhomme [un intrigant qui vit aux dépens de ses maîtresses] fera une belle campagne cette année, Dancourt, l'Été des coquettes, sc. 14. Quoi ! c'est votre cousin que ce M. Guillaume, madame Pinuin ? ce gentilhomme-là ne fait point de déshonneur à la famille, Dancourt, les Curieux de Compiègne, sc. 8. Le fils du logis arriva bientôt après, jeune gentilhomme aussi délabré qu'on en pût voir [c'est le fils d'un pauvre paysan], Hamilton, Hist. de Fleur d'épine. Et comment, s'il vous plaît, s'appelle cet aimable gentilhomme ? - Il s'appelle M. de la Fleur. - Votre valet de chambre ? - Justement, Destouches, Tambour nocturne, III, 2.
  • 5Dans quelques campagnes on nomme gentilhomme le porc qu'on engraisse, parce qu'il vit sans travailler, ou parce qu'il est vêtu de soie.
  • 6Sorte d'oiseau, voy. FOU, n° 18.
  • 7 Terme de métallurgie. Pièce de fonte sur laquelle s'écoule le laitier du haut fourneau.

HISTORIQUE

XIIe s. Ele [Adèle] fu de Chartres cuntesse, Espuse al cunte Estievenun, Gentil home, noble barun, Roman de Rou, v. 9654. Mielz valt fiz à vilain qui est prouz e senez, Que ne fait gentilz hum failliz e debutez, Th. le mart. 63.

XIIIe s. Et assez me tient-on en mon païs pour jentil home, H. de Valenciennes, X. Dame, il vous convient laissier votre signeur, car il n'est mie assés gentius hom pour tenir le roiaume de Jerusalem, Chr. de Rains, p. 19. Et si sunt il plus gentil homme, Que cil qui vont chacier as lievres Et que cil qui sunt coustumiers De maindre [demeurer] es palais principiers, la Rose, 18954. Et s'il ne pot prover, il pert se [sa] demande, et si est l'amende de cinq saus, et de dix saus s'il est gentieus homs, Beaumanoir, XXX, 48. Tuit li franc ne sunt pas gentil home, Beaumanoir, XXX, 48. Et jouoit le comte de Poitiers si courtoisement, que, quand il avoit gaaingué, il fesoit ouvrir la sale et fesoit appeler les gentilz homes et les gentilz femmes, se nulz y en avoit…, Joinville, 254.

XVe s. Et demeura prisonnier à cinq ou six hommes gentils Allemands, Froissart, I, I, 91.

XVIe s. Laboureurs vit repaistre en leurs maisons Sans craincte ou pour [peur], plus fiers que gentilz homs, Marot, J. t. v, p. 61. Quant Adam beschoyt et Eve filoit, qui estoyt alors gentilhomme ? Palsgrave, p. 511. Gentilhomme de la courte espée [un coupeur de bourse], Oudin, Dict. Au siege de Rouen, aux premieres guerres, un capitaine qu'on tient pour très grand aujourd'huy et qui a grande garde, mais des lors il n'estoit que simple gentilhomme servant de guerre, Brantôme, Cap. fr. t. I, p. 98, dans LACURNE. Il y avoit avec Monsieur plusieurs gentilz hommes de ses voisins, c'estoient gentilz hommes de la petite passe [de minces gentilshommes], Moyen de parvenir, ch. intitulé cérémonie. C'est affaire à celuy qui veut estre gentilhomme aller à l'assaut, Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 30. Foy de gentilhomme, un autre gage vaut mieux, Leroux de Lincy, ib. Il est gentilhomme, son pere alloit à la chasse avec un fouet, Leroux de Lincy, ib. Il ne faut passer que de pays en autre pour estre gentilhomme, Leroux de Lincy, ib. Le roy Louis XI disoit qu'il annobliroit assez, mais n'estre en sa puissance faire un gentilhomme ; cela venant de trop loing et de rare vertu, Noel Dufail, Contes d'Eutrapel, ch. 6.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

GENTILHOMME, s. m. (Jurisp.) nobilis genere, signifie celui qui est noble d’extraction, à la différence de celui qui est annobli par charge ou par lettres du prince, lequel est noble sans être gentilhomme ; mais il communique la noblesse à ses enfans, lesquels deviennent gentilshommes.

Quelques-uns tirent l’étymologie de ce mot du latin gentiles, qui chez les Romains signifioit ceux qui étoient d’une même famille, ou qui prouvoient l’ancienneté de leur race. Cette ancienneté que l’on appelloit gentilitas, étoit un titre d’honneur ; mais elle ne formoit pas une noblesse, telle qu’est parmi nous la noblesse d’extraction : la noblesse n’étoit même pas héréditaire, & ne passoit pas les petits-enfans de celui qui avoit été annobli par l’exercice de quelque magistrature.

D’autres veulent que les titres d’écuyers & de gentilshommes ayent été empruntés des Romains, chez lesquels il y avoit deux sortes de troupes en considération, appellées scutarii & gentiles. Il en est passé dans Ammian-Marcellin, sous le regne de Julien l’Apostat, qui fut assiégé en la ville de Sens par les Sicambriens, lesquels savoient scutarios non actesse nec gentiles, per municipia distributos.

Enfin une troisieme opinion qui paroît mieux fondée, est que le terme de gentilshommes vient du latin gentis homines, qui signifioit les gens dévoüés au service de l’état, tels qu’étoient autrefois les Francs, d’où est venue la premiere noblesse d’extraction. Tacite parlant des Gaules, dit que les compagnons du prince ne traitent d’aucunes affaires qu’ils n’ayent embrassé la profession des armes ; que l’habit militaire est pour eux la robe virile ; qu’ils ne sont jusque-là que membres de familles particulieres, mais qu’alors ils appartiennent à la patrie & à la nation, dont ils deviennent les membres & les défenseurs.

Dans les anciennes ordonnances on trouve écrit tanrôt gentishommes, tantôt gentilshommes.

Les gentilshommes joüissent de plusieurs priviléges qui seront expliqués au mot Nobles. (A)

Gentilhomme à Drapeau, (Hist. mod. & Art milit.) c’étoit autrefois dans le régiment des gardes, un jeune homme de condition qui portoit l’habit d’officier dans chaque compagnie. Il n’avoit point de paye ; c’étoit une espece d’officier surnuméraire, destiné à remplir les places d’enseigne dans le régiment lorsqu’elles devenoient vacantes. Il n’y a plus aujourd’hui de gentilshommes à drapeau dans ce régiment. (Q)

Gentilhomme de Ligne ou de Sang, c’est celui qui est noble d’extraction. Voyez ci-près Gentilhomme de quatre Lignes, & Gentilhomme de Sang. (A)

Gentilhomme de Nom et d’Armes : l’opinion la plus naturelle & la plus suivie, est que c’est un noble d’ancienne extraction, qui justifie que ses ancêtres portoient de tems immémorial le même nom & les mêmes armoiries qu’il porte. Il y a néanmoins diverses opinions sur l’origine de ces termes noms & armes, qui sont rapportées par de la Roque en son traité de la noblesse, chap. v. (A)

Gentilhomme de Parace, étoit celui qui étoit noble par son pere. Le privilége de ces sortes de gentilshommes étoit de pouvoir être faits chevaliers ; à la différence de ceux qui n’étoient gentilshommes ou nobles que par la mere, lesquels pouvoient bien posséder des fiefs, mais non pas être faits chevaliers : ce qui est très-bien expliqué par Beaumanoir, chap. xlv. pp. 252 & 255.

Gentilhomme de haut Parage, est celui qui descend d’une famille illustre.

Gentilhomme de bas Parage, est celui qui descend d’une famille moins noble. Voyez la Roque, traité de la noblesse, chap. xj. (A)

Gentilhomme de quatre Lignes, est celui qui est en état de prouver sa noblesse par les quatre lignes paternelles & autant de lignes du côté maternel ; ce qui fait huit quartiers. Il en est parlé dans le traité de la noblesse par de la Roque, ch. x. (A)

Gentilhomme de Sang ou de Ligne, est la même chose que noble d’extraction. Les statuts de l’ordre de la jarretiere, faits par Edoüard III. roi d’Angleterre en 1347, portent que nul ne sera élû compagnon dudit ordre s’il n’est gentilhomme de sang ou de ligne. (A)

Gentilshommes de la Chambre, (Hist. de France.) ils sont au nombre de quatre, & servent par année. Les deux premieres charges de gentilshommes ordinaires de la chambre furent instituées par François I. qui supprima en 1545 la charge de chambrier. Louis XIII. a créé les deux autres charges de gentilshommes de la chambre, ce qui a continué jusqu’à présent.

Les quatre premiers gentilshommes de la chambre existans sont,

M. le duc de Gesvres, depuis 1717.

M. le duc d’Aumont, depuis 1723.

M. le duc de Fleury, depuis 1741.

M. le maréchal-duc de Richelieu, depuis 1744, qui a pour survivancier depuis 1756, M. le duc de Fronsac son fils.

Les premiers gentilshommes de la chambre prêtent serment de fidélité au Roi : ils font tout ce que fait le grand-chambellan ; en son absence ils servent le Roi toutes les fois qu’il mange dans sa chambre ; ils donnent la chemise à Sa Majesté, quand il ne se trouve pas quelques fils de France, princes du sang, princes légitimés, ou le grand-chambellan. Ils reçoivent les sermens de fidélité de tous les officiers de la chambre, leur donnent les certificats de service : ils donnent l’ordre à l’huissier, par rapport aux personnes qu’il doit laisser entrer.

Les quatre premiers gentilshommes de la chambre, chacun dans son année, sont les seuls ordonnateurs de toute la dépense ordinaire & extraordinaire employée sur les états de l’argenterie pour la personne du Roi, ou hors la personne du Roi ; comme aussi sur l’état des menus plaisirs & affaires de la chambre. Ils ont sous eux les intendans & les thrésoriers généraux des menus, & les autres officiers de la chambre.

C’est aux premiers gentilshommes de la chambre à faire faire pour le Roi les premiers habits de deuil, tous les habits de masques, ballets & comédies, les théatres, & les habits pour les divertissemens de Sa Majesté.

Gentilhommes ordinaires de la Maison du Roi, (Hist. de France.) ou simplement gentilshommes ordinaires. Quoiqu’ils soient réduits présentement à vingt-six, on sait qu’Henri III. les avoit créés au nombre de quarante-cinq : mais, comme M. de Voltaire le remarque, il ne faut pas les confondre avec les gentilshommes nommés les quarante-cinq, qui assassinerent le duc de Guise ; ceux-ci étoient une compagnie nouvelle formée par le duc d’Epernon, & payée au thrésor-royal sur les billets de ce duc. Encore moins faut-il dire avec le P. Maimbourg, que Lognac chef des assassins du duc de Guise, fut premier gentilhomme de la chambre du roi ; le maréchal de Rets & le duc de Villequier étoient seuls premiers gentilshommes de la chambre, parce que dans ce tems-là il n’y en avoit que deux ; Louis XIII. en créa deux autres. Voyez ci-devant Gentilshommes de la Chambre. (D. J.)

Les gentilshommes ordinaires servent par semestre ; ceux de service doivent se trouver au lever & au coucher du Roi tous les jours ; l’accompagner dans tous les lieux, afin d’être à portée de recevoir ses commandemens. C’est au Roi seul qu’ils rendent réponse les ordres qu’ils ont exécutés de sa part : ils sont à cet effet introduits dans son cabinet Leurs fonctions sont uniquement renfermées dans le service & dans la personne du Roi. S’il y a quelques affaires à négocier dans les pays étrangers, Sa Majesté quelquefois les y envoye avec le titre & la qualité de ministre ou d’envoyé extraordinaire. Elle s’en sert aussi s’il faut conduire des troupes à l’armée, ou les établir dans des quartiers d’hyver ; pour porter ses ordres dans les provinces, dans les parlemens & dans les cours souveraines.

Le Roi se sert de ses gentilshommes ordinaires pour notifier aux cours étrangeres la naissance du dauphin & celle des princes de la famille royale, & lorsqu’il desire témoigner aux rois, aux princes souverains, qu’il prend part & s’intéresse aux motifs de leur joie ou de leur affliction.

Ce sont les gentilshommes ordinaires qui invitent de la part du Roi, les princes & les princesses de se trouver aux nôces du dauphin, & d’assister au banquet royal & aux différentes fêtes qui les suivent. Le roi les charge d’aller sur la frontiere recevoir les rois ou princes souverains, pour les accompagner & les conduire tout le tems de leur séjour en France.

C’est un gentilhomme ordinaire qui va recevoir sur la frontiere les ambassadeurs extraordinaires, ou de Perse, ou du grand-seigneur ; il est chargé aux dépens du Roi, de toutes les choses qui regardent le traitement, entretien, & les autres soins qui lui sont ordonnés pour lesdits ambassadeurs ; & il les accompagne dans leurs visites, aux spectacles, promenades, soit dans Paris ou à la campagne, même jusqu’à leur embarquement pour le départ.

Lorsque Sa Majesté va à l’armée, quatre gentilshommes ordinaires de chaque semestre ont l’honneur d’être ses aides-de-camp, & de le suivre toutes les fois qu’il monte à cheval.

Le Roi régnant ayant jugé à-propos de donner un ceinturon & une fort belle épée de guerre à ceux qui l’ont suivi dans ses glorieuses campagnes ; cette faveur de distinction fut précédée & annoncée par une lettre de M. le comte d’Argenson, ministre & secrétaire d’état de la guerre, écrite à chacun en particulier, & conçûe en ces termes :

A Alost, le 5 Août 1745.

« Je vous donne avis, Monsieur, par ordre du Roi, que Sa Majesté a ordonné au sieur Antoine son porte-arquebuse, de vous délivrer une épée de guerre ; & Elle m’a chargé en même tems de vous marquer la satisfaction qu’Elle a des services que vous lui avez rendus pendant cette campagne ». Je suis très-parfaitement, Monsieur, &c.

Il y a eu dans ce corps des personnes illustres par leur naissance, leurs grades militaires, ou d’un mérite distingué : tels que le connétable de Luynes, MM. de Toiras & de Marillac, maréchaux de France & chevaliers des ordres du roi ; MM. Malherbe, Racine, de Voltaire. Article de M. de Margency, Gentilhomme ordinaire.

Gentilshommes servans, (Hist. de France.) Ces gentilshommes, fixés au nombre de trente-six, font journellement à la table du Roi les fonctions que font aux grandes cérémonies le grand-pannetier de France, représenté par douze de ces gentilshommes ; le grand-échanson & le grand-écuyer-tranchant, représentés aussi chacun par douze de ces gentilshommes servans : cependant ils sont indépendans de de ces trois grands-officiers ; car lorsqu’il arrive à ces grands-officiers d’exercer leurs charges, comme à la cene, les gentilshommes servans servent conjointement avec eux, & font alternativement leurs fonctions ordinaires : il y en a neuf par quartier, trois de chaque espece.

Ils sont nommés gentilshommes servans le Roi, parce qu’ils ne servent que Sa Majesté, les têtes couronnées, ou les princes du sang & les souverains, quand le Roi les traite, le premier maître d’hôtel ou les maîtres d’hôtel de quartier y servant alors avec le bâton de cérémonie.

Le jour de la cene ils servent conjointement avec les fils de France, les princes du sang & les seigneurs de la cour, qui présentent au Roi les plats que Sa Majesté sert aux treize enfans de la cene. Ils ont rang aux grandes cérémonies ; ils servent toûjours l’épée au côté, & ont séance immédiatement après les maîtres d’hôtel. Ils prêtent serment de fidélité au Roi entre les mains du grand-maître, ainsi que les douze maîtres-d’hôtel. Etat de la France.

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Étymologie de « gentilhomme »

Univerbation, contraction de gentil et de homme.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Gentil, et homme : c'est-à-dire homme de race ; provenç. gentils hom ; catal. gentil home ; espagn. gentilhombre ; portug. gentil-homem ; ital. gentiluomo. Dans l'ancien français gentilz hom est le nominatif ; gentil home est le régime ; on disait gentils feme, pour femme noble.

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Phonétique du mot « gentilhomme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
gentilhomme ʒɑ̃tijɔm

Évolution historique de l’usage du mot « gentilhomme »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « gentilhomme »

  • Il y a toujours vingt à parier contre un qu'un gentilhomme descend d'un fripon. Jean-Jacques Rousseau, Julie ou la Nouvelle Héloïse
  • J'ai mis sur le cimier doré du gentilhomme Une plume de fer qui n'est pas sans beauté. Alfred, comte de Vigny, Les Destinées, l'Esprit pur
  • Qu'est-ce qu'un gentilhomme ? Un pilier d'antichambre. De Jean Racine / Les plaideurs
  • - Mais, êtes-vous de Venise ou étranger ? - Je suis gentilhomme napolitain. - Gentilhomme et napolitain ! Deux mensonges d'un seul coup ! De Carlo Goldoni / Le Menteur
  • L'avoine fait le cheval, la bière le héros, et l'or le gentilhomme. De Proverbe tchèque
  • Dix contre un ! Dix manants contre un gentilhomme, c'est cinq de trop. Alexandre Dumas, La Tour de Nesle, I, 2
  • Riche vilain vaut mieux que pauvre gentilhomme. Mathurin Régnier, Satires, XIII
  • C'était un gentilhomme, ses chiens l'aimaient beaucoup. Anonyme, Chanson de geste
  • M. de Brissac, ivre de gentilhommerie, désignait souvent Dieu par cette phrase : Le gentilhomme d'en-haut. Sébastien Roch Nicolas, dit Nicolas de Chamfort, Caractères et anecdotes
  • Un laboureur debout est plus grand qu'un gentilhomme à genoux. De Benjamin Franklin / Almanach du pauvre Richard
  • Un gentilhomme anglais est un homme, le matin, habillé comme son valet de chambre ; un gentilhomme français est un homme qui a un valet de chambre habillé comme lui. De Montesquieu / Cahiers
  • Pris la main dans le sac, le gentilhomme se suicide, un bourgeois démissionne, un politicien nie, un aventurier persévère. De Vladimir Volkoff
  • Si l’on connaît la vocation de cette dernière, c’est parce qu’elle a entretenu une relation très mouvementée avec Uc de Saint Circ, un gentilhomme quercynois natif de Thégra, près de Rocamadour (Lot). midilibre.fr, Clara d’Anduze, une femme libérée avant l’heure - midilibre.fr
  • Rappelons que c’est aussi à la fin du second septennat de ce Président que se précisa l’idée de l’abandon du Plan, cette ardente obligation. Comme si du passé on voulait faire table rase, comme si notre histoire n’avait été que tragique, criminelle et qu’il fallait la punir. Juste une question : est-ce que le peuple de France a, un seul jour, donné mandat à un élu pour détruire la France où la ranger au niveau du statut de gentilhomme porte coton des multinationales ? Entreprendre.fr, Jean-Baptiste Colbert au Panthéon ?

Images d'illustration du mot « gentilhomme »

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Traductions du mot « gentilhomme »

Langue Traduction
Anglais gentleman
Espagnol caballero
Italien signore
Allemand gentleman
Chinois 绅士
Arabe انسان محترم
Portugais cavalheiro
Russe джентльмен
Japonais 紳士
Basque jaun
Corse gentilu
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Synonymes de « gentilhomme »

Source : synonymes de gentilhomme sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « gentilhomme »

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