Délire : définition de délire


Délire : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

DÉLIRE, subst. masc.

A.− MÉD. Trouble mental manifesté par un verbalisme incohérent.
1. PATHOL. État accidentel entraînant l'abolition de la conscience, et symptomatique de certaines fièvres ou intoxications. Être en délire; être plongé dans le délire; les délires de la fièvre. − Madame a eu le délire huit jours (Ponson du Terr., Rocambole,t. 1, 1859, p. 245).
2. PSYCH. Altération profonde du psychisme et de la personnalité, n'entraînant pas forcément l'abolition de la conscience, et caractérisée par de fausses interprétations ou de fausses perceptions. Les délires qui cèdent à l'immersion subite dans l'eau froide, et les folies plus lentes dont plusieurs médecins ont triomphé (Cabanis, Rapp. phys. mor. de l'homme,t. 2, 1808, p. 369).
SYNT. Délire aigu, alcoolique, chronique, collectif, onirique (ou onirisme), paranoïaque, systématisé, verbal; délire de culpabilité (ou d'autoaccusation), de grandeur, de persécution.
P. compar. :
1. Je reste une minute dans cette soirée, et je sors avec une espèce d'horreur de la chose. Là, dans cette atmosphère, les gens les plus intelligents prennent tout à coup une officialité qui semble les détacher de l'humanité; vos amis ne sont plus vos amis, ne sont plus à vous, dans un enorgueillissement idiot, dans une sorte de délire des grandeurs. Goncourt, Journal,1878, p. 1226.
P. anal. [En parlant d'une chose concr.] :
2. − Société, tout est rétabli : − les orgies Pleurent leur ancien râle aux anciens lupanars : Et les gaz en délire, aux murailles rougies, Flambent sinistrement vers les azurs blafards! Rimbaud, Poésies,L'Orgie parisienne, 1871, p. 104.
B.− P. ext., cour. Exaltation, excitation extrême. Un moment de délire; le comble du délire; tourner au délire.
1. [En parlant d'une pers. ou de ce qui lui est propre] Délire de l'âme; le cerveau en délire; le délire chorégraphique.
SYNT. Délire de l'esprit, de l'imagination, des sens; le délire universel, la foule en délire; un amoureux, un pieux délire; le délire musical; un délire de poésie.
2. [En parlant d'un trait de caractère, d'une passion] Le délire de l'amour, de la volupté. Le divin disciple de Socrate, dans le délire de sa vertu, vouloit spiritualiser les hommes terrestres (Chateaubr., Essai Révol.,t. 2, 1797, p. 255).
Péj. Excitation hystérique :
3. Le totalitarisme tourne ici proprement au délire. On pense à ces fakirs de l'Inde qui tombent terrassés par l'ivresse extatique. Barrès, Mes cahiers,t. 3, 1902-04, p. 221.
Prononc. et Orth. : [deli:ʀ]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1478 deslere méd. (G. de Chauliac, Chirurgie, f. 169 ds Sigurs); av. 1709 « exaltation poétique, égarement de l'imagination » (Regnard ds Guérin). Empr. au lat. impérial delirium « délire, transport au cerveau ». Fréq. abs. littér. : 1 886. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 3 523, b) 2 508; xxes. : a) 2 212, b) 2 339. Bbg. Quem. 2es. t. 1 1970.

Délire : définition du Wiktionnaire

Nom commun

délire \de.liʁ\ masculin

  1. Égarement d’esprit momentané causé par la fièvre.
    • Cet enfant a le délire.
  2. Aberration pathologique de l’intelligence qui se manifeste par des idées fausses et systématiques de grandeur, de persécution, etc.
    • Derrière les grands délires bureaucratiques, il faut rechercher la somme de délires individuels, localisés dans ces secteurs clefs de la société que sont le pouvoir central et les couches dominantes en général. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 53)
    • Scientifique repenti, Philippulus est le seul savant dans les aventures de Tintin à se référer aussi fortement au divin. Il présente tous les symptômes de la « théomanie », monomanie qui désigne ce qui jadis pouvait relever du délire mystique. Le théomane, qui peut passer de l'exaltation à l'abattement, prétend être en relation directe avec Dieu. — (Albert Algoud, Dictionnaire amoureux de Tintin, Plon, 2016)
  3. (Figuré) Agitation extrême, trouble qu’excitent dans l’âme les passions, les émotions violentes.
    • Sa tête se perdait, les cauchemars se succédaient, sa chandelle s’éteignit ; alors commença le délire, ce délire fuyant des gens de la campagne qui se croient frappés par un sort, un besoin fou de partir, de s’échapper, de courir devant le malheur comme un vaisseau devant la tempête. — (Guy de Maupassant , Histoire d’une fille de ferme, dans La maison Tellier, 1891, collection Le Livre de Poche, page 107.)
    • Dans ce labeur de forçat, dans ce qui eût été, pour tout autre, un délire épuisant, il ne perd pas pied une seule minute. Il conserve, intacte, la maîtrise de son cerveau. — (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
    • Le délire déporte le tortionnaire : implacable pouvoir, ineffable jouissance de donner la mort. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Le délire de l’amour, de la joie, de la douleur, des passions, de l’esprit, de l’imagination
  4. (Figuré) (Familier) Idée, proposition stupide, qui n’a aucun sens.
    • Ce projet est insensé, c’est du délire.

Verbe

délire \de.liʁ\ transitif 3e groupe (voir la conjugaison)

  1. Lire une formule magique à l’envers pour annuler son effet.
    • Il faut défaire ce que j'ai fait, délire ce que j'ai lu, c'est à dire le lire à rebours. — (site la.piterne.free.fr)
    • C'est ainsi que Jean des Domaines et son fils transformé en chien retrouvent le grimoire, et doivent « délire « (lire à l'envers) le passage du grimoire ayant entraîné la transformation… — (site www.benoitreveur.info, 8 février 2013)
    • On sait que dans les vieilles traditions populaires de Normandie, le sorcier qui s'est changé en bête, doit pour reprendre sa forme humaine, "délire", c'est à dire lire à rebours la formule qui lui a servi à se "goubeliner". — (site jeanmarie.lecler.perso.sfr.fr (tradtidions corrigé en traditions))

Forme de verbe

délire \de.liʁ\

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de délirer.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de délirer.
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif de délirer.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de délirer.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de délirer.
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Délire : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

DÉLIRE. n. m.
Égarement d'esprit momentané causé par la fièvre. Cet enfant a le délire. Il se dit spécialement de l'Aberration pathologique de l'intelligence qui se manifeste par des idées fausses et systématiques de grandeur, de persécution, etc. Il est sujet au délire des grandeurs, de la persécution. Il se dit figurément de l'Agitation extrême, du trouble qu'excitent dans l'âme les passions, les émotions violentes. Le délire de l'amour, de la joie, de la douleur. Le délire des passions. Le délire de l'esprit, de l'imagination. Ce projet est insensé, c'est du délire. Le délire poétique.

Délire : définition du Littré (1872-1877)

DÉLIRE (dé-li-r') s. m.
  • 1Égarement d'esprit causé par maladie. Un délire aigu, chronique. Comme si vous eussiez été en délire, Sévigné, 528.

    Dans le langage médical, perversion de l'entendement, causée soit par la fièvre, soit par les boissons alcooliques, soit par une lésion idiopathique des fonctions cérébrales, et qui fait que le malade associe des idées incompatibles, et prend ces idées ainsi alliées pour des choses réelles ; désordre des facultés intellectuelles avec ou sans altération des facultés morales.

  • 2 Fig. Égarement. Le délire de l'esprit, de l'imagination, des passions. Porter la passion jusqu'au délire. Je vois l'emportement de cet affreux délire, Voltaire, Irène, V, 3. N'auriez-vous pas voulu pour gouverner l'empire, Que j'eusse de Caton consulté le délire ? Voltaire, Catil. V, 6. Et que t'aura produit ton vêrtueux délire ? Chénier M. J. Gracques, III, 4.
  • 3Enthousiasme, fureur poétique. Un sublime délire. De tes esprits émus le délire s'empare, Lemercier, Agamemn. IV, 5. Cassandre dans l'excès d'un délire sacré…, Luce de Lancival, Hector, II, 3.

HISTORIQUE

XVIe s. Les signes qui demonstrent le diaphragme estre blessé, sont pesanteur au lieu blessé, delire, c'est à dire perturbation de raison, Paré, VIII, 32.

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Délire : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

DÉLIRE, s. m. (Medecine.) est un genre de lésion des fonctions animales. L’étymologie la plus vraissemblable de ce nom vient, selon plusieurs auteurs, du mot lira, qui signifie un fossé en ligne droite que l’on fait dans les champs, qui sert à diriger les sillons ; ainsi d’aberrare de lirâ, s’écarter du principal sillon, a été fait le mot delirus, appliqué par allusion à un homme qui s’écarte de la regle de la raison, parce que le délire n’est autre chose que l’égarement, l’erreur de l’esprit durant la veille, qui juge mal des choses connues de tout le monde.

L’ame est toûjours dans le même état, elle n’est susceptible d’aucune altération ; ce n’est donc pas à elle à qui il faut attribuer cet égarement, cette erreur, ce défaut de jugement, qui constituent le délire, mais à la disposition des organes du corps, auquel il a plû au Créateur de l’unir ; cela est hors de doute.

En effet les idées, en vertu de l’union des deux substances, sont attachées aux changemens qui se font sur la surface extérieure ou intérieure de la fibre médullaire du cerveau, aux impressions de mouvement qu’elle est susceptible de recevoir ; & selon que ces vibrations sont d’accord entr’elles ou ne le sont pas, l’ame qui est affectée d’une maniere semblable ou dissemblable par les idées, les unit ou les sépare ; & après en avoir jugé, elle s’y attache plus ou moins fortement, selon que cette consonnance ou dissonnance est plus ou moins grande, à proportion de la longueur, de la grosseur, & de la tension de la fibre. Voyez Ame, Cerveau, Sensation.

De ces trois qualités les deux premieres éprouvent rarement quelque altération ; il y a même lieu de douter si cela arrive jamais. Elles ne sont différentes que respectivement aux différens sujets, dont les uns ont le tissu des fibres en général plus fort, plus roide ; les autres plus foible, plus lâche, avec des combinaisons presqu’infinies. Pour ce qui est de la tension, elle est susceptible d’augmentation ou de diminution dans cet état naturel & contre-naturel, c’est-à-dire lorsqu’il y a excès.

Tant que les fibres du cerveau, dit M. de Sauvages dans son livre des nouvelles classes de maladies (1732) jouissent de l’harmonie que l’auteur de la nature a formée entr’elles par une tension proportionnée, les idées & les jugemens qui résultent du changement qu’elles éprouvent par les causes externes ou internes, sont sains & naturels, conformes à leurs objets ; mais dès que cet accord est dérangé, que les fibres deviennent trop tendues, trop élastiques, comme dans la phrénésie, la manie (voyez Manie, Phrénésie) dans lesquelles maladies toutes les fibres qui servent aux fonctions de l’ame, ont le même défaut : dans la mélancolie, la démonomanie, où il n’y en a que quelques-unes de viciées de la même maniere (voyez Démonomanie, Mélancolie) ; dans des cas au contraire où elles sont trop relâchées, comme dans la léthargie, la stupidité (voy. Léthargie, Stupidité) : alors les idées & les jugemens, qui ne sont que la comparaison que l’esprit fait de ces idées, sont à proportion plus fortes ou plus foibles que l’impression des objets ; & comme ses opérations sont finies, les plus fortes occupant toute la faculté de penser, fixant toute son attention (voyez Attention), il n’apperçoit pas les autres : de-là vient qu’il n’en sauroit porter un jugement sain & naturel. Cet effet est commun à toutes les maladies qui viennent d’être citées, & à plusieurs autres à-peu-près semblables, dans lesquelles les fibres pechent par excès de tension, soit en général, soit quelques-unes en particulier ; elles constituent donc ces différentes especes de délire, puisque dans toutes ces différentes affections il y a erreur de l’esprit dans la veille, il se présente des idées qui ne sont pas conformes à leurs objets.

On distingue deux sortes principales de délires ; savoir le délire universel, dans lequel toutes ou un très-grand nombre de fibres du cerveau sont viciées de la maniere qui vient d’être dite ; & le délire particulier, dans lequel il n’y a que très-peu de fibres qui soient dérangées.

On observe aussi différens degrés de délire ; car quelquefois ce changement, cette altération qui se fait dans l’organe des sensations, c’est-à-dire le sensorium commune, par une cause interne, sont si peu considérables, qu’ils font une plus legere impression que ceux qui sont produits par les causes externes qui agissent sur les sens : dans ce cas les idées qui sont excitées par cette legere impression s’effacent aisément, & cedent à celles qui viennent par la perception des sens : c’est-là, en quelque façon, le premier degré de délire ; lorsque les malades croyent appercevoir certain objet par la voie des sens, & qu’étant avertis par les assistans, ils voyent aisément qu’ils se sont trompés.

Mais lorsque l’action de la cause interne sur l’organe des sensations est si forte qu’elle égale & qu’elle surpasse même l’impression qui se fait par le moyen des sens, on ne peut pas persuader aux malades que la cause de ce qu’ils sentent n’est pas hors d’eux mêmes, sur-tout s’ils ont eu autrefois de semblables idées à l’occasion des objets extérieurs : car alors ils se persuadent absolument que les mêmes causes externes les affectent, & ils se fâchent contre leurs amis qui osent nier des choses qui leur paroissent évidentes ; c’est qu’alors l’impression qui s’est faite par la cause interne, cachée dans l’organe des sensations, est si efficace qu’elle est supérieure à toute autre impression qui pourroit s’y faire. L’idée qui en résulte est toûjours présente à l’esprit, & ne peut être corrigée par aucun raisonnement : cependant les organes eux-mêmes qui servent aux jugemens sains ne sont pas entierement dénués de leurs facultés ; car s’il arrive quelque accident subit & imprévû qui attire une forte attention de la part du malade, cette nouvelle impression l’emporte sur la précédente ; ils paroissent pour le moment s’occuper de ce qui se passe réellement hors d’eux ; ils raisonnent juste en conséquence : mais la cause de cette derniere attention venant à cesser, celle qui dominoit auparavant produit son effet, & ils retombent dans leurs fausses idées comme auparavant.

Tout ce qui se passe en nous, qu’on appelle jugement, dépend de l’intime faculté de penser, qui compare ses idées : ainsi un homme qui est dans le délire se persuade que les idées qui lui sont représentées à l’occasion de la cause interne qui les excite, sont vraies, parce qu’elles sont aussi vives & lui paroissent semblables à celles qu’excitoient autrefois en lui les objets externes.

Toutes les idées qui naissent en nous, représentent un objet agréable, ou desagréable, ou indifférent. On se détermine en conséquence à agir pour se procurer la continuation de ce sentiment agréable, ou pour éloigner celui qui déplaît, ou on ne fait pas d’attention à ce qui est indifférent.

Ainsi lorsqu’il survient à ceux qui sont dans le délire quelques-unes des idées des deux premieres especes, qui sont propres à exciter de violentes affections de l’ame, ils s’agitent beaucoup, ils blessent les assistans qui veulent les contenir, ils renversent tous les obstacles qui se présentent, pour parvenir à se procurer les choses qu’ils desirent, ou à éloigner celles qu’ils craignent : telles sont les délires qu’Hippocrate appelle φερίοδες ; dans lesquels ni les menaces, ni les dangers, ni la raison, ne peuvent retenir les malades qui en sont attaqués, ni les empêcher de nuire à eux-mêmes & aux autres. Il les compare à des bêtes sauvages, selon la signification du mot grec ci-dessus : mais lorsqu’ils ne sont occupés que d’idées qui n’ont rien de bien attrayant ni de déplaisant, il ne s’ensuit aucune agitation du corps, aucun mouvement violent, ils n’en sont cependant pas moins dans le délire ; tels que ceux dont Hippocrate dit dans son liv. I. des prédictions : « Les délires obscurs accompagnés de legers tremblemens des membres, & dans lesquels les malades cherchent à palper quelque chose en tatonnant continuellement, sont très-phrénétiques ». Ainsi les Medecins se trompent quand ils ne croyent pas dans le délire leurs malades, qu’ils ne sortent du lit, qu’ils ne s’agitent violemment, & ne fassent de grands cris. Ces délires obscurs sont de très-mauvais augure, & il est très-nécessaire de les connoître : car, comme dans toute sorte de délire il y a toûjours une portion de la substance médullaire affectée, dans le cas dont il s’agit il peut y avoir un très-grand danger, quoiqu’il ne paroisse pas de grands troubles.

Si le changement qui se fait dans l’organe des sensations par la cause morbifique interne, donne lieu à ce qu’il naisse une idée d’un objet que l’on n’a jamais vû & dont il ne s’est jamais fait aucune représentation à l’esprit, l’ame est toute occupée à le considérer, & elle en est troublée ; le malade paroît comme frappé d’étonnement, ses yeux sont ouverts, sa bouche béante, & peu de tems après il est attaqué de convulsions d’autant plus violentes que l’objet de la crainte est plus grand : c’est ce qui arrive aux épileptiques qui sont affectés dans les paroxismes de différentes couleurs, de différentes odeurs, de différens goûts, &c. qu’ils ne peuvent rapporter à aucune sensation connue ; les simples songes représentent même quelquefois des choses que l’on n’a jamais ni vûes ni imaginées. C’est sans doute sur ce fondement qu’Hippocrate a dit dans les Coaques, « que dans les fievres, les agitations de l’ame qui ont lieu, sans que le malade dise mot, quoiqu’il ne soit pas privé de la voix, sont pernicieuses ».

De tout ce qui vient d’être dit, il résulte qu’il y a bien des différens genres de délires, que l’on peut cependant réduire aux trois suivans : 1°. lorsqu’il s’excite par la cause interne cachée différentes idées simples seulement, qui sont plus ou moins vives, selon que l’impression est plus ou moins forte : 2°. lorsque de ces idées il suit un jugement, c’est un autre genre de délire : 3°. lorsque ces idées sont présentées à l’ame comme plus ou moins agréables ou desagréables, & sont accompagnées d’agitations du corps, de mouvemens plus ou moins violens ; ce qui établit une troisieme différence de délire.

Les suites de toutes ces sortes de délires sont différentes, selon que cette passion ou telle autre sera excitée. Les changemens apparens du corps ne sont pas les mêmes pour les idées accompagnées de plaisir, & pour celles qui sont accompagnées de tristesse, de crainte. C’est ce qui a fait dire à Hippocrate dans ses aphorismes, que « les délires dans lesquels les malades semblent de bonne humeur, sont moins dangereux que ceux dans lesquels ils paroissent sérieux, fortement occupés ». Comme aussi dans les Coaques, il regarde comme très-funestes les délires dans lesquels les malades refusent ce qui leur est le plus nécessaire, comme les bouillons, la boisson, dans lesquels ils sont très-éveillés par la crainte des objets qu’ils se représentent.

Le délire est essentiel ou symptomatique, idiopatique ou sympathique. Voyez ces termes. Il est encore maniaque ou mélancholique, avec fievre ou sans fievre, habituel ou accidentel, aigu ou chronique.

Après avoir expliqué la nature du délire, & avoir exposé ses principales différences, d’après lesquelles on peut aisément se faire une idée de toutes les autres, il se présente à rechercher les causes du délire d’après les observations les plus exactes.

Dans le délire il s’excite des idées par la cause interne cachée, qui change la disposition du cerveau : ces idées sont semblables à celles qui sont naturellement excitées par l’impression des objets extérieurs : conséquemment il se réveille différentes passions dans l’ame ; ces passions sont suivies de différens mouvemens du corps, par conséquent la cause du délire agit sur l’organe des sensations, duquel naissent sans division & sans interruption tous les nerfs de toutes les parties du corps qui tendent aux muscles & aux organes des sens ; & comme les injections anatomiques nous ont appris que toute la substance médullaire du cerveau est vasculeuse, puisqu’elle est une suite de sa corticale que l’on démontre n’être qu’un composé de vaisseaux, & que les petits canaux qui composent celle-là contiennent & servent à distribuer le fluide le plus subtil du corps, ils peuvent donc être sujets aux mêmes vices qui peuvent affecter les gros vaisseaux remplis d’un fluide grossier. Ces canaux, tous déliés qu’ils sont, peuvent être obstrués, comprimés : par conséquent tout ce qui peut empêcher le cours libre des fluides dans leur cavité, peut produire le délire. On sait que dans tous les autres visceres, il faut que les liquides qui se meuvent dans les solides dont ces visceres sont composés, ayent une vitesse déterminée, & que les fonctions de ces visceres sont troublées par un mouvement trop rapide ou trop rallenti. On peut dire la même chose du cerveau. Le délire survient à plusieurs dans les fievres intermittentes, par la seule agitation des humeurs mûes avec trop de vîtesse pendant la violence de l’accès, & l’on voit ce délire cesser dès que le trop grand mouvement des humeurs diminue.

Le délire peut donc être produit par toutes les causes de l’obstruction, de l’inflammation, par tout ce qui peut augmenter ou retarder le cours des fluides en général, & par conséquent ceux du cerveau ; plusieurs causes peuvent par conséquent donner lieu au délire : mais toutes celles dont il vient d’être fait mention, ont leur siége dans le cerveau. Cependant plusieurs autres causes qui n’y agissent pas immédiatement, mais qui affectent d’autres parties du corps, peuvent affecter la substance médullaire de l’organe des sensations, comme si c’étoit une cause physique préexistante dans le cerveau même, quoiqu’elle en soit bien éloignée. C’est-là une chose très-importante dans la pratique, & qui, comme on voit, mérite beaucoup d’attention.

Les anciens medecins avoient déjà observé dans les autres différentes parties du corps, les changemens qui s’y faisoient, comme pouvant servir de signe du délire prochain. C’est ainsi qu’Hippocrate a dit dans ses prognostics, que « s’il y a un battement dans un des hypocondres, cela signifie ou une grande agitation, ou un délire. Les palpitations que l’on ressent dans le ventre, sont suivies de trouble dans l’esprit, &c. » Il est constant par l’histoire des plaies, des douleurs, des convulsions, de la manie, de l’épilepsie, de la mélancholie, &c. que l’organe des sensations peut être affecté par le vice de différentes parties du corps, même des plus éloignées.

On observe aussi particulierement que le délire, comme symptome de fievre, est occasionné par la matiere morbifique qui a son siége dans la région épigastrique, laquelle étant emportée par quelque moyen que ce puisse être, la fievre cesse, quoiqu’on n’employe aucun remede dont l’effet se fasse dans la tête même. Hippocrate avoit dit à ce sujet, dans son livre des affections, que « quand la bile émûe se fixe dans les visceres qui sont près du diaphragme, elle cause la phrénésie ».

On sait combien influe sur le cerveau l’action de bien des remedes, & celle des poisons sur l’estomac, lesquels étant emportés, le mal cesse. C’est la puissance d’une partie éloignée sur une autre, que Vanhelmont appelloit assez à-propos action de subordination, actio regiminis. Cette correspondance se manifeste assez par ce qui se passe dans les parties où il y a concours d’un grand nombre de nerfs qui se distribuent à plusieurs autres parties, comme dans l’orifice supérieur de l’estomac, dont les irritations occasionnent des desordres dans tout l’organe des sensations ; la cause de l’irritation ôtée, le calme suit. La raison de ces effets ne se présente pas aisément ; mais il suffit que le fait soit bien observé, pour qu’on en puisse tirer des indications salutaires pour diriger les opérations dans la pratique. On peut voir ce qui regarde plus particulierement les différentes causes de délire, dans les articles des différentes especes de cette maladie, comme Manie, Mélancholie, Phrenesie, &c. Ce qui vient d’être dit convient au délire proprement dit, que l’on observe dans la plûpart des maladies aiguës, sur-tout dans les fievres. C’est aussi de cette derniere espece de délire, que les signes qui la font connoître vont être rapportés : « car, comme dit Hippocrate, celui qui par les affections présentes juge de celles qui peuvent survenir, est en état de conduire parfaitement le traitement d’une maladie ».

Comme le délire a différens degrés, & qu’il est accompagné de symptomes très-funestes, sur-tout quand il parvient à celui de sa plus grande violence par les fortes passions de l’ame qu’il fait naître, & par les mouvemens & les agitations extraordinaires qui les accompagnent, il est très-important d’en connoître les moindres principes, pour pouvoir en prévenir l’accroissement & les suites : ce qui demande beaucoup d’application. Galien use à ce propos d’une comparaison qui est très-ingénieuse : il dit « que comme il n’y a que les habiles jardiniers qui connoissent les plantes, & les distinguent les unes des autres lorsqu’elles ne font que sortir de terre, pendant que tout le monde les connoît quand elles sont dans leur force ; de même il n’y a que les habiles medecins qui apperçoivent les signes d’un délire prochain ou commençant, tandis que personne n’en méconnoît les symptomes, lorsque le malade s’agite sans raison apparente, se jette hors du lit, devient furieux, &c. »

C’est l’importance de cette connoissance des signes du délire, qui les a fait observer si soigneusement à Hippocrate tels que nous allons en rapporter quelques-uns. Il dit dans ses prognostics, que « c’est un signe de délire ou de douleur de quelque partie de l’abdomen de se tenir couché sur le ventre, pour celui qui n’est pas accoutumé de se coucher dans cette attitude en santé ». Il dit aussi dans le même livre, que « le malade qui grince des dents, n’ayant pas eu cette habitude depuis son enfance, est menacé de délire & de mort prochaine ». On y lit encore, que « la respiration longue & profonde signifie aussi le délire ; lorsqu’il y a battement dans les flancs, & que les yeux paroissent agités, on doit s’attendre au délire ». La douleur aiguë de l’oreille dans une fievre violente, la langue rude & seche, la langue tremblante, le visage enflammé, le regard féroce, le vomissement des matieres bilieuses, poracées, les urines rougeâtres, claires, & quelquefois blanches, ce qui est bien plus mauvais, sont tous des signes d’une disposition au délire. Mais ce qu’Hippocrate regarde comme le plus sûr indice d’un délire prochain, c’est que le malade s’occupe des choses auxquelles il n’étoit pas en coûtume de penser, ou même contraires : c’est à ce signe général que se rapportent les signes particuliers suivans, comme une réponse brusque de la part d’un homme ordinairement modéré, une indécence de la part d’une femme modeste, & autres choses semblables. Galien avoit éprouvé sur soi-même, que de regarder ses mains, de paroître vouloir ramasser des flocons, de chasser aux mouches, sont des signes de délire ; s’en étant apperçû par les assistans qu’il entendoit le remarquer, il demanda du secours pour prévenir la phrénésie dont il se sentoit menacé. Le délire obscur que l’on prendroit presque pour une léthargie, se distingue par un pouls dur, quoique très languissant. On trouve dans Hippocrate beaucoup d’autres signes diagnostics du délire. On se borne à ceux qui viennent d’être rapportés, pour passer aux prognostics. Extrait de Van. Swieten, comment. aph. Boerh.

Les délires qui ne sunsistent pas continuellement & donnent quelque relâche, sont les moins mauvais, sur-tout ceux qui ne durent pas long-tems, & qui ne sont accompagnés d’aucun mauvais signe : ils occasionnent plus de crainte que de danger ; comme dans les fievres intermittentes où ils paroissent dans la violence de l’accès, & se terminent avec elle, pourvû que les forces du malade suffisent à supporter la violence du mal.

Cependant aucun délire n’est regardé comme un signe de sécurité dans les maladies, ni comme un signe de mort certaine par lui seul ; non plus qu’on ne doit pas fonder une espérance assûrée sur la seule liberté de l’esprit.

Quelquefois pendant que subsistent les symptomes les plus violens, s’il survient un délire subit, c’est un signe d’une hémorrhagie ou d’une crise, selon Hippocrate dans les Coaques. L’urine fort chargée, qui donne beaucoup de sédiment, annonce la fin du délire, dans le VI. livre des épid. Une bonne sueur, si elle se fait abondamment & avec chaleur à la tête, le reste du corps suant aussi, termine le délire ; cela arrive encore quelquefois par une hémorrhagie, par les hémorrhoïdes, par de violentes douleurs, qui surviennent aux aines, aux cuisses, aux jambes, aux piés, aux mains : ce qui se fait alors par un transport de la matiere morbifique des parties plus essentielles à la vie, dans celles qui ne le sont pas.

C’est aussi un très-bon signe lorsque le sommeil calme le délire (Hipp. sect. II. aphor. 2.) pourvû que le sommeil soit tranquille : c’est le contraire s’il est agité ; c’est un signe mortel, aphor. 1. sect. II. Il faut aussi distinguer le sommeil des maladies soporeuses qui dénotent mal, quand elles succedent au délire. Lorsqu’il est accompagné de foiblesse, il est mortel, parce qu’il acheve d’épuiser le peu de force qui reste.

Si la perte de la voix qui survient dans la fievre par convulsion dégénere en délire obscur silentieux, c’est très-mauvais signe : le tremblement dans le délire violent procede de la convulsion, & la mort la suit.

Les fréquens changemens de la tranquillité à l’agitation sont pernicieux : le délire accompagné de défaut de mémoire, d’affaissement, de stupidité, est un signe de mort évident, parce qu’il indique un relâchement de toutes les fibres du cerveau qui ont perdu leur ressort ; effet toûjours funeste après la chaleur contre nature, qui avoit fait naître le délire : si le froid ou la roideur des membres s’y joint, la perte du malade est inévitable ; comme aussi dans le cas où ayant les yeux ouverts il n’y voit rien ; dans celui où les yeux se ferment à la lumiere, répandent des larmes involontairement, sont inégalement entr’ouverts, sont rouges ou teints de sang.

Les palpitations, le hoquet, la langue rude, seche, sans soif, la perte de la voix, l’inquiétude, les sueurs froides de la tête, du cou, des épaules, les moiteurs par tout le corps, les urines aqueuses, blanches, claires, les déjections blanchâtres, abondantes, sans calmer le délire, les abcès dont la matiere rentre dans l’intérieur, & les éruptions cutanées qui disparoissent, les douleurs dans les membres qui cessent bien-tôt, la difficulté de respirer, le pouls petit & languissant, & l’horreur pour les alimens & la boisson : tous ces accidens sont très-funestes, chacun pris séparément, toûjours d’après notre grand maître Hippocrate ; à plus forte raison, si plusieurs & la plûpart sont réunis avec le délire.

Les trois derniers sur-tout sont d’un grand poids dans quelque maladie que ce soit pour annoncer une fin prochaine, & les signes opposés à ceux-là sont aussi importans pour dissiper la crainte du danger. Extrait de Prosper Alpin, de præsag. vita & morte.

Tel est l’abregé des signes prognostics qui peuvent trouver place ici pour servir à juger des événemens dans l’affection dont il s’agit, qui est extrémement variée par sa nature & ses symptômes : il reste à dire quelque chose de sa curation.

On ne peut guere donner de méthode universelle de traitement dans une affection dont les causes sont si différentes ; mais les remedes doivent être variés à proportion : car dans les inflammations du cerveau auxquelles donne lieu un sang épaissi qui s’arrête dans ses vaisseaux, & cause le délire : il faut en employer de bien différens de ceux qui doivent être employés dans le cas de délire qui provient d’un épuisement à la suite d’une longue fievre. Mais vû que le délire considéré comme symptôme de fievre, est presque toûjours déterminé par une trop grande vélocité dans le mouvement circulatoire du sang ; il s’ensuit que tout ce qui peut contribuer à diminuer la masse des humeurs, à en détourner l’effort vers quelqu’autre partie plus résistante, à corriger ou à diminuer l’irritation, à délayer & atténuer les humeurs & à en calmer l’agitation, convient très-bien dans ce cas.

La saignée au pié plus ou moins répetée, le rétablissement ou l’accélération du flux hémorrhoïdal, menstruel, par le moyen des relâchans ; les lavemens, les vomitifs ; les purgatifs placés à propos, selon les différens besoins, la diete, satisfont à la premiere indication.

Les bains de piés, l’application des sangsues aux temples, des vesicatoires à la nuque, entre les deux épaules, aux mollets des bras, des jambes ; celles des fomentations émollientes, sur la tête, sur le ventre, à la plante des piés ; les frictions des extrémités, peuvent servir à remplir la seconde indication.

Pour les autres on peut employer les décoctions farineuses, légeres, savoneuses ; les boissons adoucissantes, rafraîchissantes, acidules ; les tisanes, les aposèmes antiphlogistiques, desobstruans ; les calmans, les anodyns légers, placés dans les commencemens du délire, & après les évacuans ; dans la suite les narcotiques prudemment administrés, les ténebres, le repos.

Avec ces différens moyens on peut parvenir à détruire la cause du mal ; cependant souvent l’effet reste après elle ; les violentes impressions faites sur l’organe des sensations ne s’effacent pas tout de suite.

Il faut quelquefois avoir recours aux expédiens extraordinaires & singuliers, comme les instrumens de musique, le chant, la danse, les bruits éclatans, les bruits reglés, la lumiere, &c. pour substituer de nouvelles idées plus fortes, mais plus conformes à leur objet, à celles qui constituent le délire, en opposant toûjours des affections contraires à celles qui sont dominantes. Voyez la curation du délire dans Van. Swieten, dont on a extrait la plus grande partie de cet article. (d)

Délire l’osier. Voyez Osier.

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Étymologie de « délire »

Étymologie de délire - Wiktionnaire

(1525) Du latin delirare (« s'écarter du sillon »); lui-même provenant du vieux mot latin lirare (« labourer par raies ») et du préfixe de- marquant l’éloignement. Les travaux du linguiste français Charles De Brosses (1709-1777) ont montré que delirare aurait pris au fil du temps le sens figuré de divaguer ou d'extravaguer via une métaphore de laboureur déjà utilisée sous la République romaine qui comparait le comportement de personnes en proie à la folie à l'acte de s'écarter du sillon tracé bien droit par la charrue [1]. C'est ce dernier sens qui nous est parvenu comme délirer, ainsi son substantif dérivé, délire.
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Étymologie de délire - Littré

Lat. delirium, de delirare, délirer.

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Phonétique du mot « délire »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
délire delir play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « délire »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « délire »

  • Dès le lendemain d’une victoire présidentielle célébrée en fanfare (et au Fouquet’s) c’était bien parti, avec la stupéfiante annonce, à comprendre par antiphrase, de son programme quinquennal : « je ne trahirai pas, je ne décevrai pas ». Un premier délire auquel il s’est tenu avec constance, accumulant trahison sur trahison, et décevant d’entrée de jeu ses plus chauds et fidèles partisans : feu Patrick Devedjan ne remarquait-il pas que dans le « gouvernement Sarkozy, il y avait même des sarkozystes ». Après un temps d’interrogation du citoyen devant ce maverik en politique, qui assurait vouloir agir et non pas durer, et faisait d’emblée tout le contraire en tentant de débaucher ses adversaires d’hier, nous avons rapidement compris qu’il fallait, au pays de Nicolas, tout comprendre à l’envers : un président de droite qui recrute à gauche (et se fait en un temps record des ennemis des deux côtés), un libéral de « doctrine » (terme flatteur) en interventionniste brouillon tous azimuts. Recherchant chez Jacques Attali (sic !) les recettes du déblocage…de la croissance et chez Al Gore celles…de la décroissance. Que nous avions placé une girouette aux commandes de l’avion, qui oscillait entre les suggestions d’un grand conseiller sympathique à l’esprit faux à qui il se croyait redevable d’avoir été élu et les réserves de son Premier Collaborateur, intellectuellement mieux structuré,  souquant au mieux pour que la barque ne verse pas. Que la conjoncture politique relevait désormais de la politologie d’alcôve de Catherine Nay selon qui le début du quinquennat de ce pauvre Nicolas avait beaucoup pâti de sa « tragique romance avec Cécilia ». Qu’heureusement « avec Carla (c’est du sérieux ») il avait pu reprendre du poil de la bête. Du coup, il avait enfin pu repartir comme en quarante, en embauchant Bernard Laporte comme éphémère ministre des sports – délicieux souvenir acoustique – dont le principal mérite avait été de faire lire, aux élèves du XV de France, la lettre de Guy Mocquet (une lubie présidentielle de plus qui ne doit rien à Patrick Buisson) sous l’oeil discret de la caméra du JT. Puis, habileté supérieure croyait-il, dans un délirium final, il avait fini par débaucher, sans grande difficulté, Frédéric Mitterrand, dont le seul nom suffirait à rallier, sans doute aucun, la gauche lors de la prochaine élection présidentielle de 2017… , Glissements progressifs du délire
  • Tandis que certains criaient à “la censure” ou au “délire idéologique”, nombreux historiens et spécialistes du cinéma américain défendent l’importance de contextualiser ces œuvres (films, livres ou statues) en les resituant dans leur époque.  Le HuffPost, "Autant en emporte le vent" de retour sur HBO Max avec une introduction explicative | Le HuffPost
  • Non mais c’est une fumisterie, vous croyez vraiment que le prix va baisser!!! Peu d’adepte Androïd viendront chez Apple en voyant, c’est du grand délire😂😂😂 iGeneration, Apple demande aux utilisateurs d'iPhone ce qu'ils font de l'adaptateur secteur | iGeneration
  • Grâce aux confidences que lui a faites le religieux, mort en 1993, il est possible de reconstituer le délire mystico-sexuel qui a permis au prêtre d’abuser de nombreuses femmes et d’entraîner le fondateur de l’Arche, l’un de ses proches depuis les années 50. Libération.fr, Affaire de l'Arche : le délire mystico-sexuel de l'aumônier Thomas Philippe - Libération
  • Bref, en regardant ces images venues de Chine, celles des drones qui vous fliquent, mais aussi celles qui montrent des bracelets électroniques qu’on fait porter en quarantaine, ou celles de ces QR Codes scannés sur des téléphones, indiquant si l’on est sain ou pas, et qu’on brandit désormais à tout bout de champ dans les endroits publics pour prouver sa bonne santé, j’ai pensé qu’on avait franchi encore un stade dans le délire planétaire. Charlie Hebdo, Le délire du virus - Charlie Hebdo
  • Merci pour cet article ! J’aurais deux questions: est-ce que se croire enceinte pendant quelques jours, acheter un test de grossesse (par désir d’enfant) alors que notre raison sait pertinemment que cela est médicalement impossible (contraception + préservatif) est un « délire » ou est-ce une chose commune chez la femme ? (sur un autre plan, il est curieux de noter la survenue de « grossesse nerveuse » chez les femelles d’animaux, et afin de l’éviter, chez nous, on disait toujours de ne pas donner de peluche comme jouet aux chiennes non stérilisées). D’autre part, quelle est la différence entre le syndrome polydipsique et la potomanie ? Bonne journée ! Réalités Biomédicales, Avoir la conviction délirante d’être enceinte – Réalités Biomédicales
  • Dans toutes les avant-gardes, il y a une part d’insoumission violente et de provocation gamine, l’esprit des carabins taquine les certitudes et l’envie de secouer les bourgeoisies rances anime les forcenés du verbe. On ne sait jamais si l’on doit en rire ou s’en alarmer, espérer ou s’interroger sur l’essence même de ce mouvement. Ces gens-là sont-ils sérieux ? Est-ce un délire du professeur Choron ou un programme politique visant à détruire un système calaminé ? Les futuristes n’échappent pas à ce double mouvement de balancier, d’une part la volonté de régénérer l’identité italienne par la vitesse stylisée et d’autre part, la tentation d’inventer une nouvelle manière de s’alimenter, où l’on sent déjà poindre les prémices de l’art contemporain, ses divagations notamment, c’est-à-dire sombrer dans l’absurde et le risible. Causeur, Un manifeste contre la Pasta - Causeur
  • Pas franchement du genre à rester bloqué dans un seul et même délire, YL a choisi de voguer vers d'autres horizons aujourd'hui avec un tout nouveau clip. En compagnie d'un Naps qu'il connaît bien, celui qui s'était fait une spécialité des sons kickés et puissants se permet une sortie ambiançante comme à l'époque du célèbre tube Pochon Bleu. Cela donne un J'me casse calibré pour l'été.  , YL et Naps lancent leur été avec « J'me casse » [VIDEOCLIP]
  • C'est vraiment un délire de petit garçon à qui on a bourré le crâne tout ce délire pro-ours vous ne croyez pas ? D'un côté des gens qui survivent de l'agriculture de montagne, de l'autre des bobos des villes qui ne savent même pas de quoi ils parlent. ladepeche.fr, Une manifestation pro-ours organisée samedi à Toulouse - ladepeche.fr
  • Tout à son délire de nouveau César romain, son allié Mussolini rêve, lui, d’un Empire fasciste italien en Méditerranée. Entre eux, la lune de miel se poursuit, rappellent également "les relations italo-allemandes", toujours à la "une" de La Dépêche. Mais Madrid, donc… ladepeche.fr, 150 ans de La Dépêche : la Guerre d’Espagne présage la guerre mondiale en 1936 - ladepeche.fr
  • Dans ce délire idéologique qui sature l’espace public, où le souci de la vérité historique ne pèse pour rien, on ne sait trop ceux qui sont le plus à blâmer, les «indigénistes», qui ne rêvent que de déconstruire l’histoire de notre pays, ou les hommes politiques - dont hélas un ancien premier ministre - et les édiles tétanisés qui mettent genou à terre et se prêtent complaisamment aux injonctions terroristes des discours anti-Blancs. Le Figaro.fr, Colbert et le «Code noir»: la vérité historique
  • Certains y verront peut-être une grande manipulation dont on n’a pas encore révélé les dessous, mais en l’état, nous assistons peut-être tout simplement à la parade d’une nouvelle culture et d’une nouvelle génération. Laquelle opposerait au délire ambiant une contestation encore plus délirante. France Culture, L'offensive de la contre-culture pop
  • Fantastique pianiste entre folie et humour : un délire à savourer sans modération ; l’un des plus doués de sa génération. Concertlive.fr actualité concerts et festivals, NOTES EN TRANSES à LE BLANC MESNIL à partir du 2021-03-17 – Concertlive.fr actualité concerts et festivals
  • De manière générale, Red Dead 2 parvient à jouir d'une équité parfaite entre réalisme et fun. De manière générale seulement, parce que dès qu'il s'agit de chasse dans le jeu, on est vraiment dans un délire. Il ne faut pas trop endommager l'animal lors de la chasse, faire attention à sa peau, faire attention à sa propre odeur pour ne pas faire fuir les animaux sauvages... Bref, ça peut prendre des plombes. Alors oui, c'est réaliste, mais qu'est ce que ça peut être relou ! melty, Quand les jeux sont trop réalistes | melty
  • « En parallèle l’aménagement de la placette Saint-Yves se fera pour un pôle administratif et culturel élargi. Y. Bleunven rappelle que la municipalité ne « veut pas d’un délire architectural, ostentatoire ou tape-à-l’oeil, mais un outil pratique, beau et simple fait pour durer. Il faut que chacun puisse s’y sentir bien, c’est la maison du peuple pas le palais du maire » En attendant les services municipaux seront regroupés dans l’ancienne poste qui à terme accueillera la Maison des Services publics. Le Telegramme, Présentation de la rénovation-extension de la mairie de Grand-Champ - Grand-Champ - Le Télégramme
  • Dans certains cas, pas si rares, les patients infectés par le coronavirus ont des atteintes au cerveau : confusions, délires, ou même plus grave, certains allant jusqu’à faire des AVC. Au point qu’une confusion mentale devrait, au même titre qu’une fièvre ou qu’une toux, alerter comme un signe potentiel d’infection. France Inter, Coronavirus : les malades peuvent présenter des atteintes au cerveau avec confusion, délire ou AVC
  • On en apprend un peu plus tous les jours sur le coronavirus, ses symptômes et ses conséquences. S'il était qualifié au début de "mystérieuse maladie respiratoire", de "pneumonie", on sait aujourd'hui que les séquelles sur les patients vont bien au-delà des poumons. AVC, délire, anxiété, confusion, problèmes de mémoire, difficulté à se concentrer, fatigue... le cerveau et le système nerveux sont également touchés de plein fouet par la maladie. Des symptômes qui peuvent également perdurer dans le temps. ... Site-LeVif-FR, Comment le coronavirus impacte le cerveau et le système nerveux - Santé - LeVif
  • « Au début du confinement, j'étais sonné. Comme un boxeur qui a pris des coups dans la tête. Hagard. Je ne me rappelle plus bien du début. Avant le confinement de l'Italie, on pensait que c'était un virus chinois. Le 7 mars, j'étais en week-end à Lisbonne avec des copains. On est sortis en boîte de nuit, on ne se posait pas de question. En rentrant, je me dis quand même qu'il se passe quelque chose. Le lundi, on a un Comex assez tendu, entre ceux qui étaient catastrophistes et ceux qui disaient d'arrêter le délire avec cette grippette. On a quand même décidé de monter une cellule de crise et de mettre du gel partout, pour préserver au maximum la santé des salariés. Les Echos, Coronavirus : « Ceux qui disaient d'arrêter le délire avec cette grippette… » | Les Echos
  • « Le défilé de planètes n’aura aucun impact sur notre vie. D’aucuns le lient à des cataclysmes, au coronavirus. C’est du délire. On est au XXIe siècle. Il ne s’agit que d’une configuration de planètes qui se reproduit régulièrement. Le phénomène est connu et étudié. La science ne s’en occupe pas car il n’a pas d’intérêt scientifique », a-t-elle ajouté. L-FRII, Un défilé de planètes débutera le dimanche 05 juillet - L-FRII
  • Ont-elles maudit une personne et sa famille sur plusieurs générations pour avoir droit à cette déferlante de jugements sur les réseaux sociaux? Non. Elles ont juste posté une photo de leur visage sans maquillage. « Mesdames, c'est quoi votre délire de vous montrer au naturel? », twitte ainsi un internaute se gaussant de ces « têtes au réveil ». Bref, maquillez-vous! Il faudrait pourtant qu'il s'y habitue car, depuis la fin du confinement, la tendance « no make up » ou « slow make up » (maquillage minimaliste) prend de l'ampleur. « Le confinement ne l'a pas créée mais bien accélérée », précise Laura Friscourt, directrice générale adjointe à l'Ifop, activités santé, bien-être et beauté. leparisien.fr, Le confinement a-t-il tué le maquillage ? - Le Parisien
  • Nous sommes dans une situation proche du délire par moments. Nous avons beaucoup entendu qu’il fallait communiquer très rapidement parce que nous étions en période de crise. Je pense que c’est tout à fait idiot. C’est au contraire parce que nous sommes dans un contexte comme celui-ci qu’il ne faut surtout pas communiquer à moins de disposer de données très solides. On prend sinon le risque de donner de faux espoirs aux gens. Ce n’est pas seulement anti-éthique, c’est cruel. Le Figaro.fr, Traitements du Covid-19: «Nous sommes dans une situation proche du délire»
  • des malades terroristes plutôt fachos d'esprit qui veulent imposer leurs délire aux gens !!! le climat évolue comme il l'a déjà fait au cours des âges ( Groenland vert, forets sous la banquise dont on a retrouve des restes ) montée des eaux et inversement etc...etc... il vaut mieux se préparer dés maintenant à s'adapter ......habitations,cultures ,élevage,réserves d'eau potable ,quitter les lieux inondables enfin tout ce qui protège de la chaleur ...c'est déjà arrivé par le passé... les survivalistes oint peut être raison de se préparer à ça plutôt que penser inutilement au CO2 ... mais ça ne rapporterait pas en taxes à l'état et n'encouragerait pas à acheter en masse les produits vendus par les lobbies aux lobbies qui surfent sur le spectre du CO2 et polluent encore plus !!!! triste monde d'agités !!!! midilibre.fr, Montpellier : Extinction Rébellion interpelle face à l’urgence climatique - midilibre.fr
  • Dans ce doux délire artistico-pratique, François Béchu se fait le porte-drapeau de la phrase d’Eugène Ionesco, qui a également vécu en Mayenne, selon lequel « la vérité est dans l’imaginaire ». « Grâce à ce musée mondial, le cure-dent trouve un nouvel essor. Un essor artistique », plaide François Béchu, et ce, alors qu’il est menacé « par la brossette, un élément perturbateur dans la chaîne du cure-dent », dit-il en arrivant à garder son sérieux. En hommage à son maître-penseur, il ponctue les visites des groupes par des lectures de Jarry sur un vélo immobile. , A Laval, un musée mondial du cure-dents volontairement « ubuesque »
  • Qu’il n’y avait pas eu trouble à l’ordre public ! Faut-il attendre que je laisse intervenir des militants de ma communauté pour démonter leur stand et ainsi caractériser le trouble à l’ordre public ?C’est du délire absolu ! C’est d’autant plus scandaleux à Toulouse, dans la ville où un terroriste a assassiné des enfants juifs au nom de la défense des enfants palestiniens ! Si un nouvel acte terroriste se produit les autorités en porteront la responsabilité. C’est ce que j’ai dit au préfet de la Haute-Garonne, Etienne Guyot, ainsi qu’au ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Et je vais interpeller le Président de la République. J’ai l’intention d’aller jusqu’au bout. ladepeche.fr, Manifestations pro palestiniennes à Toulouse : le président du Crif critique violemment l'inaction de l'Etat - ladepeche.fr
  • Les enquêteurs ont émis des doutes en comparant les déclarations de la prétendue victime et les constatations médicales. La vidéosurveillance a suffi à élucider les circonstances exactes : manifestement un très mauvais délire provoqué par un excès d’alcool et de produits médicamenteux. , Saint-Brieuc : la vidéosurveillance dément l'agression sexuelle | Le Penthièvre
  • Les conséquences post-COVID-19: pourraient provoquer délire, encéphalite, dépression, anxiété: des spécialistes sont apparus en premier sur Radio Formula. Breakingnews.fr, pourrait provoquer délire, encéphalite, dépression, anxiété: spécialistes
  • À la demande de quelques passionnés de vélo. Landais et passionné de cyclisme, Pierre Bourguignon nous raconte 99 histoires drôles (1). Des histoires de bicyclette, subtiles comme un reportage de bord de route, en veux-tu, en voilà. L’auteur ne s’éloigne trop longtemps de sa pinède familière. L’amour du vélo qu’il enfourche dès qu’il le peut, le fait participer à Paris-Roubaix, Milan-San Remo, au record de l’heure, à tant d’autres courses locales, genre kermesses, où l’on tourne en rond autour du village avec un emballage final haletant. On y rencontre Gaston, l’ami François, le retraité, les chansons de Brel, Brassens, les stations de métro de Paname, l’œil bleu du vieillard et la petite larme sur sa joue. Pénétrons dans la ouate du rêve éveillé, parfois proche du délire avec ses chutes insolites, truculentes ou comiques. Dans "l’enfer du sort" de son Paris-Roubaix, il y a la bruine qui colle à la peau, la bonne échappée, l’obsession de ne pas perdre la roue du "cannibale" et son maillot de champion de Belgique. Arenberg 5 km : l’impression d’entrer dans un tunnel, un chemin qui se rétrécit à vue d’œil par l’enthousiasme de spectateurs chauffés à blanc. Enfin, le calme de la sortie et ces trois putains de pavés qu’il n’a pas vus. La chute, l’ambulance, les bruits sourds. "Debout Jules, il est 7 heures, tu vas encore manquer l’école !". Les réveils du champion imaginaire triomphant, détaché du peloton, bras levés en signe de victoire, la farandole des récits sur Anquetil, Poulidor, Hinault, Thévenet de la pinède ou de l’océan, ont tous une chute cocasse, inattendue. Ces histoires frôlent la nouvelle littéraire tant le lecteur pratiquant le vélo ou aimant le cyclisme qui sert ici d’intrigue, retrouvera les arguments du genre : brièveté de l’histoire, lieux, personnages, événements avérés, épilogue surprenant ou inattendu à souhait. Bravo à l’auteur de nous offrir une vision des plus agréables dans cet ouvrage régional qui ravive nos souvenirs d’enfance et, à saute-mouton d’un titre à l’autre, procure des moments de passionnante lecture. nrpyrenees.fr, La vie, les femmes, les hommes et le Vélo - nrpyrenees.fr
  • C’est du délire cette histoire : le chef ingénieur … par ici la sortie !! Motostation, Husqvarna rappelle ses Vitpilen et Svartpilen 701 - Route
  • Visuellement, il y a un petit côté Kate Bush, mais faussement sage et plus délurée. Musicalement, son premier album est une réminiscence pas du tout nostalgique de ce que la musique a eu de bon -et de moins bon- dans les années 70-80. Au début, on se dit : ouais… Et très rapidement, nous voilà pris en flagrant délit-délire d’écouter l’album en entier. Ecoute Voir, Découverte Musicale : La Jeune Allemande Sofia Portanet Transcende Les Années 80 | Ecoute Voir
  • Plus qu’un délire entre potes, « Koh Lantess » représente énormément d’organisation pour Djibril et son entourage. « Pour l’épreuve de Super Mario (une course de karts en pleine rue), on calculait même la durée des feux rouge. L’idée, c’était de ne pas trop bloquer la circulation. Les policiers sont passés, mais ça les faisait plutôt marrer », a-t-il confié au Parisien tout en indiquant aussi veiller à ne pas trop déranger le voisinage. , Koh Lanta : un jeune du 94 organise un « Koh Lantess » dans sa cité (Vidéos) - Vibration - Vibrons Ensemble
  • En attendant de revoir The Boys sur nos écrans, on peut regarder le bêtisier de la saison 1. 3 minutes de pur délire qui nous donne envie de très vite retrouver la joyeuse bande. Journal du Geek, Amazon dévoile un bêtisier de The Boys pour patienter jusqu’à la saison 2
  • La réponse d'Ary Chalus n'a pas manqué de virulence en parlant de "délire" que l'on retrouve chez des hommes en fin de parcours, il a invité son adversaire à se reposer, le jugeant manifestement "fatigué", selon ses dires. RCI, "Corruption", "fatigué", "délire"... Passe d'armes tendue entre Chalus et Lurel | RCI
  • Ce phénomène appelé «délire hospitalier» est connu des soignants mais il touche généralement des patients âgés, ayant parfois déjà souffert de démence. Mais avec le coronavirus, des malades de tous âges et sans déficience cognitive antérieure ont été affectés. , Certains patients guéris du Covid-19 sont victimes de délires et d’hallucinations - Sputnik France
  • Le président américain a cette particularité de ne pas prendre tout au tragique,et d'avoir la larme a l’œil a chaque fait divers ! Il lui convient surement aussi qu'après le virus,il reste encore 7,6 milliards d'individus sur Terre et cela lui semble correcte ,d'autant que 10 milliards de terriens sont attendus dans les années 2050 .et cela ce n'est ni un déni ni un délire ! Le Telegramme, Donald Trump, du déni au délire - Les populistes face au coronavirus - Le Télégramme
  • Même s’il a cessé de prendre ses médicaments au point de se retrouver en plein délire l’été dernier et qu’il représente toujours un risque « important » pour le public, le meurtrier Idelson Guerrier peut conserver sa liberté, a conclu ce printemps la Commission d’examen des troubles mentaux. La Presse, Idelson Guerrier toujours libre malgré un épisode de délire
  • Toute maladie potentiellement mortelle qui a conduit des personnes en soins intensifs peut entraîner des complications cognitives et psychologiques, notamment le délire et le PICS, en raison d'une consommation d'oxygène limitée, de la prise de médicaments sédatifs et de la présence d'un environnement étrange où les patients ne savent pas distinguer le jour de la nuit. Business Insider France, Certains patients atteints du Covid-19 souffrent de délire car la maladie ciblerait l'ensemble du système nerveux
  • Mais surtout, et c’est là que c’est bien triste, à entrer dans de tels délires, jusqu’à imaginer des perversions que même ceux qui dénoncent le racisme n’auraient eux-mêmes sans doute pas imaginé, nous entrons droit dans ce que l’on appelle la prophétie auto-réalisatrice Contrepoints, L’Oréal supprime le mot « blanc » : le délire total ! | Contrepoints
  • Un grand nombre de patient·es rapportent avoir vécu des expériences similaires. Ce phénomène a même un nom: le délire hospitalier. Il s'agit d'un effet secondaire grave et courant des traitements en unité de soins intensifs (USI). Il atteint généralement des patient·es âgé·es et présentant des signes de démence antérieurs. Les hôpitaux ont mis au point des mesures afin d'en diminuer la manifestation. Slate.fr, «Ils veulent me tuer»: des malades du Covid-19 souffrent de délires | Slate.fr
  • Le délire est sans conteste plus beau que le doute, mais le doute est plus solide. De Emil Michel Cioran
  • Les arènes gonflées d'une foule en délire regorgent de couleurs et d'âpre envie de sang. De Gilbert Bécaud / La Corrida
  • Seul l'amour a de l'importance dans le délire sans queue ni tête de notre existence. De Gilles Archambault / La fleur aux dents
  • Sachons donc borner notre ambition : c’est un funeste délire que de soupirer après ce qu’on ne peut atteindre. De Pindare / Les Néméennes
  • Qui se grise de rêverie est d'autant plus prêt au délire qu'il prolonge son extase. De Georges Meredith / Les comédiens tragiques
  • Un artiste est presque toujours tendu sur le bord du délire. De Hélène Grimaud / Variations sauvages
  • Même un délire demande à être entendu. De Chahdortt Djavann / Autoportrait de l'autre
  • J’adore être pris en flagrant délire. De Raymond Devos / Sens dessus dessous
  • La vie se crée dans le délire et se défait dans l'ennui. De Emil Michel Cioran
  • Le délire est un enfant qui exagère. De Monique Larue / Les Faux-fuyants
  • Ceux qui ont créé les mots croyaient au délire. De Platon
  • Il n'y a pas de délire d'interprétation puisque toute interprétation est un délire. De Clément Rosset / La logique du pire
  • Le délire c'est la théorie d'un seul, tandis que la théorie est le délire de plusieurs. De François Roustanf / Un destin si funeste
  • La vie est un mystère, et non pas un délire. Alphonse de Prât de Lamartine, Nouvelles Méditations, À M. de Musset

Traductions du mot « délire »

Langue Traduction
Corse deliriu
Basque delirium
Japonais せん妄
Russe бред
Portugais delírio
Arabe هذيان
Chinois 谵妄
Allemand delirium
Italien delirio
Espagnol delirio
Anglais delirium
Source : Google Translate API

Synonymes de « délire »

Source : synonymes de délire sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « délire »



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