La langue française

Cafard

Sommaire

  • Définitions du mot cafard
  • Étymologie de « cafard »
  • Phonétique de « cafard »
  • Évolution historique de l’usage du mot « cafard »
  • Citations contenant le mot « cafard »
  • Traductions du mot « cafard »
  • Synonymes de « cafard »
  • Antonymes de « cafard »

Définitions du mot cafard

Trésor de la Langue Française informatisé

CAFARD1, subst. masc.

A.− Insecte orthoptère noir et de forme aplatie du groupe des blattidés. Synon. blatte, cancrelat :
1. Ils sont douze, douze gars bien balancés, beaux, bien tenus, rasés, lavés. (...) Ils n'ont ni maladies, ni cafards, ni vermine, ils ne se plaignent ni de la discipline, ni de la solitude... E. Triolet, Le Premier accroc coûte deux cents francs,1945, p. 363.
P. compar. Ils [les vacanciers] rappliquent de partout, comme des cafards... Ça grouille partout sur notre grève (Genevoix, Les Mains vides,1928, p. 40).
B.− Au fig., rare au plur., fam. Tristesse lancinante accompagnée d'idées noires et d'un sentiment de profonde lassitude. Synon. bourdon (arg.); mélancolie, spleen (littér.) :
2. Le spleen de Londres, lent, mouvant, subtil, qu'est-il à côté du cafard de New-York combattu à coups de cocktails, de l'affaissement nerveux qui nous y guette? Un Européen résiste quelques mois. Le Newyorkais n'y échappe que par les départs. Le salut dans la fuite. Morand, New-York,1930, p. 280.
SYNT. Attraper, avoir, donner le cafard; un jour, une période, une crise de cafard.
En partic., fam. Cafard de + subst.Nostalgie sombre. Je savais quand ça le reprenait ce cafard des architectures, c'était surtout à la campagne (...) Il lui revenait un coup de souvenirs (Céline, Mort à crédit,1936, p. 444).
Loc., fam. Coup de cafard. Acte irréfléchi inspiré par le cafard :
3. Beaucoup de ces entreprises [les évasions], au début surtout, n'ont pas eu d'autre fondement qu'un « coup de cafard ». Décidées sur une impulsion et exécutées, sinon dans l'heure même comme cela s'est vu, du moins à bref délai et sans préparation, ... Ambrière, Les Grandes vacances,1946, p. 219.
PRONONC. ET ORTH. : [kafa:ʀ]. Orth. caffard dans B. Jullien, Le Lang. vicieux corr., 1853 (cf. aussi dans Fér. 1768).
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1542 caffar « blatte » (Du Pinet, Pline, XI, 18 dans Delb. Notes : Les caffars se nourrissent des ténèbres); 2. 1857 cafard « idées noires » (Baudelaire, Les Fleurs du mal, p. 196). Sens 1 prob. issu p. métaph. de cafard2« faux dévot », la blatte étant de couleur noire et fuyant la lumière. Du sens « blatte » est issu le sens 2 également p. métaph. (cf. avoir le bourdon).
BBG. − Millepierres (F.). Les Insectes. Vie Lang. 1969, p. 444. − Sain. Sources t. 3 1972 [1930], pp. 80-81.

CAFARD2, ARDE, subst.

A.− Personne qui affecte une dévotion, une vertu de mauvais aloi, ou qu'elle n'a pas. Synon. bigot, cagot, tartufe :
1. ... un cafard qui sait feindre Jusqu'au charme de la vertu; Un petit saint pétri de ruse Qu'à Montrouge on encenserait. Béranger, Chansons,Couplets sur un portrait de moi, t. 3, 1829, p. 163.
Emploi adj. [En parlant des attributs d'une pers., de ses attitudes, de ses paroles] Allure, mine cafarde; air cafard :
2. L'hostilité cafarde de ce groupe [les catholiques] était, peut-être, encore plus enragée que la haine déclarée des mécréants. Bloy, Le Désespéré,1886, p. 297.
P. ext. (et p. réf. au personnage de Tartuffe chez Molière). Personne agissant d'une manière sournoise, tout en affectant des dehors de correction :
3. Ah! ce fut un beau coup d'imposer le général Zurlinden à Brisson, assez simple pour ne pas demander ses sûretés, d'abord. Un maître-tour de cafard pour désorganiser le ministère en acte de revision, jeter Brisson à bas et se donner la chance d'un cabinet de complices... Clemenceau, Vers la réparation,1899, p. 191.
B.− Fam., en partic. lang. des écoliers. Mouchard, délateur. Synon. rapporteur :
4. « Je parie, dit Bineau, que Robert nous a dénoncés à son père. − Parbleu! C'est un rapporteur. − Il le payera, le cafard. » Champfleury, Les Souffrances du professeur Delteil,1855, p. 45.
Rem. On rencontre dans la docum. le subst. fém. cafarde, arg. Lune. Synon. moucharde (Esn.). La cafarde est une vache, le reluit [= « soleil »] une bourrique (Hogier-Grison, Les Hommes de proie, Le Monde où l'on vole, 1887, p. 296).
PRONONC. ET ORTH. : [kafa:ʀ], fém. [-aʀd]. On trouve la graph. caffard (Marquis de Fongeray, Les Soirées de Neuilly, t. 1, 1827, p. 227).
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1512 subst. caphar « faux dévot » (Thénaud, Voy. d'Outremer, éd. Schefer, p. 98 dans Delb. Notes); av. 1544 adj. caphard « hypocrite » (C. Marot, Colloques d'Erasme, Virgo μ ι σ ο γ α ́ μ ο ς foD ro, éd. s.d. dans Gdf. Compl. : caphardes parolles); av. 1564 subst. caffart (Calvin, Lettres, t. 1, p. 64, ibid.); 1589 cafard (Lettres de mission de Henri IV, 1eraoût, t. II, p. 503, ibid.) [Quem. donne ce mot comme attesté d'abord dans les Abuz du Monde de P. Gringore (1509) dans Delb. Notes, attest. qui n'a pu être trouvée dans ce fonds]; 2. 1834 cafard « mouchard » (Land., s.v. cafarder). Empr. à l'ar. kāfir « incroyant » qui prit le sens de « converti à une autre religion que la sienne », d'où « faux dévot », proprement part. prés. de kafara « être incroyant », le suff. péj. -ard* ayant remplacé la finale insolite. L'hyp. de L. Spitzer dans Z. rom. Philol., t. 44, 1924, pp. 191-192, qui voit dans cafard « faux dévot » une transposition de cafard « blatte », qui lui-même serait à rattacher au dialectal jouer à kafó « jouer à colin-maillard », est en contradiction avec les données chronol., v. cafard1. Celle de P. Barbier dans R. Lang. rom., t. 63, 1925, pp. 11-18, selon laquelle cafard « bigot » et « blatte » serait une transposition de cafard « hanneton » attesté dep. Cotgr., dér. du m. néerl. kaff « balle de blé, cosse de fève, etc. », se heurte à des difficultés géogr., chronol. et sémantiques.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 169.
DÉR.
Cafeter, verbe,arg. scol. Dénoncer. Synon. pop. cafarder, rapporter.Sur les cinq heures, comme il [Lavelongue] allait se taper un crème, moi je profitais dans la réserve pour ôter un peu mes tatanes, (...). Du coup, les autres enfoirés, ils allaient me cafeter au singe (Céline, Mort à crédit,1936, p. 166).Empl. transitivement dans la seule attest. de la docum., ce verbe peut, selon Esn. 1966, avoir des emplois intrans. 1reattest. 1900 (Lycées, Paris d'apr. Esn.); dér. du rad. de cafard, suff. -eter*. Fréq. abs. littér. : 1. Rem. On rencontre dans la docum. a) Cafeteux, subst. masc., arg. (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 346; suff. -eux*). Délateur, rapporteur. b) Cafeteur, subst. masc. arg. Même sens.
BBG. − Rigaud (A.). Les Métaph. du largonji. Vie Lang. 1971, p. 297 (s.v. cafarde).Rupp. 1915, p. 86. − Sain. Arg. 1972 [1907], p. 71, 216 (s.v. cafarde).Sain. Sources t. 1 1972 [1925], p. 208; t. 3 1972 [1930], p. 235, 363, 399, 523 (s.v. cafarde).

Wiktionnaire

Adjectif

cafard \ka.faʁ\

  1. Qui est faux dévot, hypocrite, bigot.
    • Il avait dit cela sur le petit ton cafard que M. de la Ferté connaissait bien, et qui lui donnait chaque fois envie de s’emporter. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 284.)
    • Cet homme du XVIIe siècle […], qui a publié en 1808 un livre où il proposait un plan audacieux de nouvelles relations sexuelles et où il jetait les bases du féminisme moderne, va s'apercevoir qu'il était encore loin d'imaginer le degré de dévergondage que certains milieux pouvaient atteindre, que ses propres nièces, sous des dehors cafards, forment une bande de partouzardes fieffées, qui se gaussent de sa naïveté. — (Émile Lehouck, Vie de Charles Fourier, Éditions Denoël & Gonthier, 1978, page 151)

Nom commun 1

cafard \ka.faʁ\ masculin (pour une femme on dit : cafarde)

  1. (Familier) Hypocrite, faux dévot.
    • Apres auoir raconté le meurtre de Louys Duc d’Orleans commis par le Duc de Bourgongne, il ſe ruë ſur la perſonne de Iean Petit, lequel il qualifie grand Theologien, grãd Predicateur & Caphard, & le dit auec vne telle entreſuite de parolles, qu’il laisse à iuger aux lecteurs qu’en ſon Calepin, Theologiẽ, Predicateur & Caphard, ſont trois ſynonimes : & moy ie luy reſpõs qu’en mon Dictionnaire, Paſquier, meſdiſant, impertinent, glorieux & libertin, ſont de meſme ſignification : ſçauoit il pas que ce mot de caphard tres odieux, a eſté mis en vſage par les Huguenots pour denigrer l’honneur de la Preſtriſe ? — (François Garasse, Les Recherches des recherches, Sebastien Chappelet, Paris, 1622, p. 718)
    • Messieurs, ce ne sont point les raisonneurs qui font du mal, ce sont les cafards. La Philosophie peut aller son train sans risque, le Peuple ne l’entend pas ou la laisse dire, et lui rend tout le dédain qu’elle a pour lui. — (Jean-Jacques Rousseau, Lettres écrites de la montagne, Cinquième Lettre, 1764)
    • Triste homme, oui, triste homme ! Il bousculait les pauvres, car il n’y avait pas que moi qu’il traitât mal. Tous ceux qui étaient abandonnés ou à prix réduit recevaient ses crachats, et les petits même recevaient des coups. Il est bête, —on parle de lui comme d’un type, entre pensions. On emploie son nom pour dire cuistre, bêta et un peu cafard. — (Jules Vallès, L’Enfant, 1879)
    • Ce sont là plutôt les sales imaginations d’un cafard que les vues d’un docteur. — (Anatole France, La Rôtisserie de la reine Pédauque, 1893)
  2. (Par extension) Personne qui dénonce hypocritement les autres pour se faire bien voir.
    • Philomène guettait Maheu, pour que Zacharie n’entamât point la monnaie. Et il n’y avait que la Pierronne qui semblât assez calme, ce cafard de Pierron s’arrangeant toujours, on ne savait comment, de manière à avoir, sur le livret du porion, plus d’heures que les camarades. — (Émile Zola, Germinal, 1885)
    • C’est un cafard.
    • Je hais les cafards.

Nom commun 2

cafard \ka.faʁ\ masculin

  1. (Entomologie) Blatte.
    • Pendant la nuit, entendant un bruit insolite, je découvris dans un caisson un cafard ailé d’environ cinq centimètres de long […] Je ne me doutais guère que je ne pourrais jamais tenir en échec ces blattes redoutables qui allaient […] causer de sérieux dégâts à mes livres et cartes de voyage. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • La surface marron de l’une des portes paraît parfois remuer, elle oscille légèrement… au début cela m’avait effrayée, mais on m’a expliqué que ce n’étaient que les mouvements des cafards qui recouvrent cette porte… des petites bêtes qui ne mordent pas et qui vont rester là… Personne ne s’en soucie et ils me donnent bientôt l’impression, comme à tout le monde, qu’ils font partie de la maison. — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 70)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

CAFARD, ARDE. n.
Faux dévot, hypocrite. C'est un cafard. Je hais les cafards. Par extension, il désigne Celui, celle qui dénonce hypocritement. Il est familier dans cette acception. Il s'emploie aussi adjectivement. Avoir l'air cafard, la mine cafarde. Fig., Damas cafard, Sorte de damas mêlé de soie et de fleuret. Il se dit aussi de la BLATTE. Voyez ce mot.

Littré (1872-1877)

CAFARD (ka-far, ka-far-d' ; le d ne se lie pas : un ka-far adroit ; au pluriel l's ne se lie pas : des ka-far adroits ; d'autres lient cette s, disant : des ka-far-z adroits) s. m.
  • 1Celui, celle qui, n'ayant pas la dévotion, en affecte l'apparence, ou qui, l'ayant, affecte les airs de la bigoterie. C'était un cafard qui en bannit la science et y mit tout en misérables minuties, Saint-Simon, 50, 91. À table hier, par un triste hasard, J'étais assis près d'un maître cafard, Voltaire, Apol. du luxe. Peut-être un cafard qui sait peindre Jusqu'au charme de la vertu, Béranger, Portrait. Au demeurant, il faisait le cafard, La Fontaine, Herm.
  • 2 Adj. Avoir l'air cafard, la mine cafarde.

    Damas cafard, damas mêlé de soie et de fleuret.

  • 3Nom, dans quelques provinces, de la blatte, insecte qui recherche les endroits chauds, dite aussi bête noire (blatta orientalis).

SYNONYME

CAFARD, BIGOT. Le bigot est livré à des pratiques minutieuses de dévotion, il ne les affecte pas ; il les suit par inclination ou par éducation. Le cafard, en tant qu'il n'est pas hypocrite, est le bigot faisant montre et parade de sa dévotion, et l'affectant dans son maintien, dans l'expression de ses traits, dans son langage.

HISTORIQUE

XVIe s. Lui aiant jusques ici plustost senti l'atheiste que le caphard, D'Aubigné, Hist. III, 490. Ce mot de caphard très odieux a esté mis en usage par les huguenots pour denigrer l'honneur de la prestrise, Garasse, Recherche des recherches, p. 718, dans LACURNE. C'est, à parler sainement, toujours pris en mauvaise part pour un religieux qui a fait banqueroute à sa sainte profession, et jeté le froc aux orties, Léon Tripault, Celthellenisme, dans LACURNE.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

CAFARD. - ÉTYM. Ajoutez : M. F. Bovet, de Genève, qui combat à la fois l'étymologie par l'arabe kâfir, et par le bas-lat. caphardum, tire cafard de cathare, nom d'hérétiques du moyen âge (cathares voulait dire les purs, du grec ϰαθαροι). « C'est, dit-il, un sobriquet populaire, qui aura été dans la bouche du peuple longtemps avant d'être écrit et dont par conséquent l'orthographe aura suivi la prononciation. Or le θ (dans ϰαθαρός) se prononce chez les Grecs d'une manière qui ressemble à s'y méprendre, non pas au th anglais comme on le dit souvent, mais bien plutôt notre f. En russe Théodore est devenu Féodor et Fédor, et j'ai été frappé en Grèce d'entendre des Français illettrés prononcer le Thèbes comme s'il était écrit Fiva. » Il est difficile d'admettre l'opinion de M. Bovet ; ce qui la réduit toujours à être une conjecture, c'est qu'elle ne rend compte ni de l'interruption qu'aurait subie cathare (cafard ne paraissant qu'au XVIe siècle), ni de la présence du d. D'un autre côté M. G. d'Eichthal suggère que le cafard bigot pourrait bien dériver, pour la couleur et les mœurs cachées, du cafard grillon, de l'allem. Käfer, même sens. Ce rapprochement est inadmissible ; mais il se pourrait en effet que l'emploi ancien de cafard appartînt à l'insecte, et que, au XVIe siècle, les réformés en eussent fait une application haineuse aux religieux catholiques. Dans cette hypothèse, le cafard grillon aurait été ainsi nommé, à cause de sa couleur noire, du bas-lat. caphardum, sorte de vêtement universitaire.

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Étymologie de « cafard »

(Adjectif) (Nom 1) (1512) De l’arabe كافِر, kāfir (« incroyant », puis « homme converti à une autre religion ») avec francisation de la finale en -ard[1]. Pour le sens de « personne qui rapporte » → voir mouchard.
(Nom 2) (1542) Le sens de « blatte » dérive probablement du précédent par allusion à la couleur noire des soutanes et de l’habit des dévots, ou à sa propension à fuir la lumière, comme le converti qui a fui son véritable Dieu.
(Nom 3) Déverbal de cafarder dérivé du précédent ; voir avoir le bourdon, pour le lien sémantique avec les idées noires → voir mélancholie. Notons ici que cafarder précède de peu (1508) la première attestation de cafard (« bigot ») (1512). Peut-être convient-il de suivre Du Cange[2] qui mentionne caphardum « sorte de vêtement[3] » attesté au quatorzième siècle, et « on ne voit pas comment le mot arabe kâfir, avec son dérivé roman cafre, aurait pris le suffixe -ard[2] » ; soit pour le verbe un dérivé de farder avec le préfixe ca-, littéralement « bien cacher » dont cafard (« hypocrite, qui cache bien son jeu ») serait le déverbal et pour l’insecte, le sens de « qui se cache, qui fuit le jour ».
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Ménage y rapporte le catalan cafre, infidèle ; espagn. et portug. cafre, dur, cruel ; de l'arabe kâfir, infidèle, mécréant. Au contraire Du Cange le tire de caphardum ou chabbardum, sorte de vêtement qui est mentionné, au XIVe siècle, dans des statuts d'université. Le fait est que d'Aubigné écrit caphard, et qu'on ne voit pas comment le mot arabe kâfir, avec son dérivé roman cafre, aurait pris le suffixe ard. L'étymologie de Du Cange est la plus vraisemblable ; mais il ne nous apprend rien sur l'origine de caphardum même.

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Phonétique du mot « cafard »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
cafard kafar

Évolution historique de l’usage du mot « cafard »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « cafard »

  • Certains diront que « Without You » est une chanson cafardeuse… Sans doute, d’autant que ses auteurs compositeurs Peter Ham et Tom Evans tous deux membres du groupe Badfinger se sont suicidés à 8 ans d’intervalle. Ham s’est pendu dans son garage en 75 et Evans au fond de son jardin en 1983. France Bleu, Un slow qui donne le cafard
  • Si vous avez vu un cafard dans un coin de la maison, il faudrait déjà chercher à l’éliminer, avant la propagation d’un bon nombre d’insectes. Généralement, ils sont à la recherche d’un peu d’humidité pour s’abriter, mais nous avons ici quelques astuces que vous pouvez mettre en application. amomama.fr, Trucs et astuces pour se débarrasser des cafards
  • Mais je hais les cafards et la race hypocrite Des tartuffes de mœurs, comédiens insolents, Qui mettent leurs vertus en mettant leurs gants blancs. Alfred de Musset, Premières Poésies, la Coupe et les lèvres
  • Déblatérer : parler beaucoup pour chasser le cafard. De Jean-Loup Chiflet / Le Cafard laqué
  • Avec de la vodka, un cafard ça passe tout seul. De Nicolas Cage / Première - Septembre 1997
  • Chaque minute de cafard vous prive de soixante secondes de bonheur. De Blas de Otero
  • Le cafard est un besoin d'aimer que seul un baiser peut apaiser. De Anonyme
  • Quand le cafard organise une fête, il ne demande pas l’autorisation à la poule. De Proverbe jamaïcain
  • Le cafard est universel. Même les poux doivent le connaître. Aucun moyen de s'en prémunir. De Emil Michel Cioran / Cahiers 1957-1972
  • Le cafard. C'est la gaieté qui disparaît, l'énergie annulée, la vie sans espoir. Vivre pour souffrir. De Marcel Soutif / Paroles de Poilus - Lettres et carnets du front
  • Ce qu'on nomme cafard n'est souvent qu'une éclipse de nos illusions et un éclair de notre lucidité. De Fernard Vanderem / Gens de qualité
  • Les hommes ne sont pas des cafards pour s'égailler dans tous les sens... De Maxime Gorki / Les bas-fonds
  • Comment les horreurs comme les pieuvres et les cafards poilus font-ils pour se reproduire ? Ils arrivent à se trouver séduisants ? De Bill Watterson / Calvin et Hobbes - Complètement surbookés !
  • Il y a bien sûr la symbolique : la blatte est un animal nuisible à la sinistre réputation, œuvrant en colonie, qui s’infiltre partout, se reproduit à toute vitesse, se révèle difficile à enrayer et profite d’une capacité d’adaptation hors-norme… L’allégorie est donc frappante, traduisant à la perfection le regard que pose l’écrivain sur la politique anglaise. Le clin d’œil à Kafka est également probant. Une fois n’est pas coutume, le choix est d’autant plus savoureux en français, où le cafard désigne à la fois cette bestiole peu sympathique et l’accès de mélancolie – un spleen similaire à celui ressenti par McEwan face au Brexit. , Seine-et-Marne. Le choix de la libraire de Faremoutiers : « Le cafard » de Ian McEwan | Le Pays Briard
  • Enfin, ce n’est pas la première fois qu’il est question de robots inspirés des cafards. En 2019, des chercheurs de l’Université de Californie à Berkeley (États-Unis) ont imaginé un robot-cafard capable de supporter jusqu’à un million de fois son propre poids (60 kg). Celui-ci a été imaginé pour participer à des opérations de sauvetage après des catastrophes naturelles. Sciencepost, Voici HAMR-Jr, un microrobot rapide et agile inspiré du cafard !
  • «Ecraser le cafard!» Un videoblogueur hostile au président bélarusse Alexandre Loukachenko a beau avoir été emprisonné, son mouvement a dynamisé la campagne présidentielle, dans un pays où d'habitude les scrutins sont une formalité. La Croix, Au Bélarus, la chasse au «cafard» bouscule la campagne présidentielle
  • Blatte, cafard et cancrelat désignent en réalité le même insecte, qui appartient à l'ordre des blattoptères (Blattodea) avec les termites. Alors que blatte est l'appellation scientifique officielle, le terme cafard a généralement un sens péjoratif (d'où les expressions avoir le cafard, cafarder, etc.) et désigne les espèces nuisibles que l'on trouve dans les habitations. Sur les 4.000 espèces de blattes existant dans le monde, seules quelques-unes sont dites domestiques, parmi lesquelles la blatte germanique (Blattella germanica), la blatte des meubles (Supella supellectilium), la blatte orientale (Blatta orientalis) ou la blatte américaine (Periplaneta americana). Le terme cancrelat est lui plutôt utilisé au Québec. Futura, Quelle est la différence entre une blatte et un cafard ?
  • Le cafard peut aussi bien s’installer : Le Mag des Animaux, Quelles différences entre une blatte et un cafard ?
  • Le cafard que l’on appelle aussi le cancrelat est une blatte, un insecte que l’on n’aime pas du tout croiser dans nos habitations ou nos entreprises. Découvrons qui est exactement cet indésirable, et quels sont les meilleurs moyens de s’en débarrasser avant qu’ils ne colonisent nos intérieurs. Le Mag des Animaux, Le cafard, qui est-il ? Comment s'en débarrasser ?

Traductions du mot « cafard »

Langue Traduction
Anglais cockroach
Espagnol cucaracha
Italien scarafaggio
Allemand kakerlake
Portugais barata
Source : Google Translate API

Synonymes de « cafard »

Source : synonymes de cafard sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « cafard »

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