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Bourdon

Sommaire

  • Définitions du mot bourdon
  • Étymologie de « bourdon »
  • Phonétique de « bourdon »
  • Évolution historique de l’usage du mot « bourdon »
  • Citations contenant le mot « bourdon »
  • Vidéos relatives au mot « bourdon »
  • Traductions du mot « bourdon »
  • Synonymes de « bourdon »

Définitions du mot bourdon

Trésor de la Langue Française informatisé

BOURDON1, subst. masc.

A.− Bâton de pèlerin surmonté généralement par une gourde ou un ornement en forme de pomme. L'image colossale de saint Jacques en costume de pèlerin avec son grand chapeau, son bourdon et ses coquilles (Claudel, Le Livre de Christophe Colomb,1929, p. 1195):
1. J'ai porté le mousquet du soldat, le bâton du voyageur, le bourdon du pélerin : ... Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe,t. 1, 1848, p. 2.
Loc. fig., vx. Planter le bourdon (dans un lieu) (Ac. Compl. 1842, DG). S'y établir.
HÉRALD. Meuble d'armoiries qui représente un bâton de pèlerin :
2. Au dehors, le claveau du cintre offrait encore l'écusson des Soulanges (...) d'azur à trois bourdons en pal d'argent, à la fasce brochante de gueules, chargée de cinq croisettes d'or au pied aiguisé... Balzac, Les Paysans,1844, p. 27.
B.− COUT. [P. anal. de forme avec le renflement d'une extrémité du bâton de pèlerin] Sorte de ganse. On remarque la veste « bourdon », de J. Fath, qui chiffonne le taffetas en chevrons (Le Figaro,22 nov. 1951, p. 11, col. 6).
Point (de) bourdon. Point de broderie utilisé en lingerie (cf. Le Figaro, 20 déc. 1951, p. 11, col. 1).
Rem. Ac. Compl. 1842, Besch. 1845, Lar. 19e, Nouv. Lar. ill., Lar. 20e, Quillet 1965 attestent le subst. masc. bourdonnier au sens de « pèlerin, porteur de bourdon ». En outre Ac. Compl. 1842, Besch. 1845, Littré, Lar. 19e, Lar. encyclop., Guérin 1892, DG, Lar. encyclop., Quillet 1965 citent le subst. masc. bourdonnier et le subst. fém. bourdonnière : technol. « penture dans un gond renversé, d'arrondissement en haut d'un chardonnet, de support de bois dans un moulin ».
Prononc. ET ORTH. : [buʀdɔ ̃]. Lar. 19eenregistre encore l'anc. forme bordon.
Étymol. ET HIST. I.− 1. Ca 1170 burdun « mulet » (Rois, éd. Le Roux de Lincy, p. 363 dans Gdf.) − 1505-17 (Fossetier, Chron. Marg., ms. Brux. 10510, fo29 ro, ibid.); 2. 2emoitié du xiies. bordon « bâton de pèlerin » (Aiol, éd. J. Normand et G. Raynaud, Paris, 1877, vers 1536); 1311 bourdon (Auberon, éd. A. Graf, 1966 dans T.-L.). II.− 1559 « lance » (Amyot, Crass., Vies, p. 2086 dans Gdf. Compl.). I de l'acc. burdonem du b. lat. burdo « mulet » (Isid., Orig., 12, 1, 61 dans TLL s.v., 2248, 30) sens qui s'est conservé dans 1, de même que le sicilien burduni (FEW t. 1), puis par une métaphore fréquente dans les parlers pop. (cf. chevron*, chevalet*, poutre*) « support, baguette », sens attesté dans le lat. médiév. burdo « bâton », mil. xies. (Papias dans Du Cange, s.v. burdones) et dans l'ital. bordone, le cat. bordó, l'esp. bordon, le port. bordão, REW3, art. 1403; c'est à tort semble-t-il que Cor., s.v. bordon attribue un étymon commun aux sens de « bâton de pélerin » et de « lance », les faisant dériver de behordo « javelot, petite lance » lui-même dér. de behordar « s'exercer à la lance » verbe empr. à l'a. fr. behorder « combattre à la lance ». Il est possible, au contraire, qu'en II aient pu se rencontrer bourde « bâton de pélerin » et l'a. fr. behort « lance pour jouter » (1174 G. de Pont Ste Maxence dans Gdf.) déverbal de behorder (1170-71, Chr. de Troyes, Cligès ds T.-L.) lui-même issu de l'a. b. frq. *bihordôn « enclore » dér. de l'a. b. frq. *hurd « claie » (a. h. all. hurt, all. mod. Hürde; v. hourd) et corresp. au m. h. all. behurden « entourer de palissades » (Lexer30). Le verbe a. fr. signifie donc « enclore de lices le lieu du tournoi (où l'on combat à la lance) »; v. aussi EWFS2, s.v. bourdon2. L'étymon proposé pour I par EWFS2b. lat. borda « bâton », d'orig. celt. semble ne reposer sur aucune base solide.
BBG. − Brüch (J.). Bemerkungen zum französischen etymologischen Wörterbuch E. Gamillschegs. Z. fr. Spr. Lit. 1927, t. 49, p. 311. − Delamaire (J.). Meuniers et moulins à vent. Vie Lang. 1970, p. 630.

BOURDON2, subst. masc.

I.− ENTOMOLOGIE
A.− Insecte hyménoptère de la famille des abeilles, à corps gras et velu :
1. ... MlleJeanne était au jardin, regardant ses passeroses s'effeuiller à la brise matinale et les bourdons rayés se rouler dans le pollen des fleurs. P. Arène, Le Tor d'Entrays,1876, p. 184.
2. À leurs pieds coulait une pièce de trèfle incarnat, où de gros bourdons bleus erraient, animant les rais de soleil de la vibration chantante de leurs ailes. Moselly, Terres lorraines,1907, p. 254.
Faux bourdon. Mâle de l'abeille :
3. Nous avons vu, d'autre part, que la mère préfère pondre dans les petites cellules et qu'elle en réclame sans cesse. Néanmoins, à leur défaut, et en attendant qu'on lui en fournisse, elle se résigne à déposer ses œufs dans les larges cellules qu'elle trouve sur son passage. Les abeilles qui en naîtront seront des mâles ou faux-bourdons. Maeterlinck, La Vie des abeilles,1901, p. 159.
B.− P. métaph., expr. Faire le bourdon. S'agiter en faisant beaucoup de bruit :
4. ... entre deux gardes, s'agitait Séruzier, le copain de Leclerc, plus ahuri-volatil que jamais. − (...) Scali attendit qu'il eût fini de faire le bourdon. Malraux, L'Espoir,1937, p. 545.
Avoir la tête comme un nid de bourdons. Avoir mal à la tête, avoir des idées brouillées et être incapable de les ranger de façon cohérente. J'ai la tête pis qu'un nid de bourdons (Bernanos, Nouvelle Histoire de Mouchette,1937, p. 1289).
C.− P. méton., vx ou région. Bourdonnement; bruit que font certains insectes :
5. Un bourdon de mouches semblait la chanson même de l'après-midi qui suivait en paix ses besognes. Pourrat, Gaspard des Montagnes,Le Pavillon des amourettes, 1930, p. 76.
P. anal. Bruit monotone et sourd imitant celui des insectes. Par la fenêtre montaient de la rue le bourdon de la foire, les cris des volailles (Châteaubriant, M. des Lourdines,1911, p. 107):
6. ... nous commençons le bourdon. Le bourdon n'est d'abord qu'un murmure d'abeille continu; il s'enfle, grossit, et finit par entrer de force dans les oreilles de nos toquées d'institutrices, qui échangent un regard inquiet; ... Colette, Claudine à l'école,1900, p. 113.
Rem. Nouv. Lar. ill. et Lar. encyclop. citent le subst. masc. bourdonnier, appareil employé en apiculture pour éloigner les mâles ou faux bourdons des ruches.
II.− Emplois techn.
A.− MUSIQUE
1. Ton qui forme la basse continue dans certains instruments comme la vielle, la musette, la cornemuse.
Faux bourdon. Plain-chant où la basse forme le chant principal :
7. On entend des voix d'enfants qui, dans une pièce voisine, commençent un chant en faux-bourdon, puis rapidement font silence. Montherlant, La Ville dont le prince est un enfant,1951, III, 1, p. 906.
2. P. méton. Ce qui donne ce ton de basse continue. Une des cordes de la vielle (cf. P. Aubry, Trouvères et troubadours, 1909, p. 7); la corde grave du violon, c'est-à-dire la quatrième (cf. H. Bouasse, Cordes et membranes, 1926, p. 149); un des tuyaux de la cornemuse (cf. A. Schaeffner, Les Orig. des instruments de mus., 1936, p. 263).
Bourdon d'orgue. Jeu de l'orgue à tuyaux bouchés sonnant une octave plus bas que les tuyaux identiques ouverts (cf. A. Lavignac, La Mus. et les musiciens, 1895, p. 97).
B.− Très grosse cloche ayant un son très grave :
8. ... la cloche de Saint-Étienne sonna lentement l'Angelus, puis le bourdon de la tour de l'horloge annonça l'heure du dîner aux ouvriers des fabriques. Theuriet, Le Mariage de Gérard,1875, p. 129.
III.− Au fig., pop. fam. Tristesse invincible. Avoir le bourdon. Avoir le cafard :
9. Courtial, certains soirs, beaucoup plus tard, quand le bourdon le travaillait un peu, il prononçait des drôles de mots... Céline, Mort à crédit,1936, p. 408.
10. − ... ça pouvait aller tant bien que mal, mais j'avais le bourdon vingt-quatre heures sur vingt-quatre... [raconte Tilou]... R. Fallet, Banlieue sud-est,1947, p. 196.
Prononc. ET ORTH. − 1. Forme phon. : [buʀdɔ ̃]. 2. Forme graph.Colin 1971 note à tort, comme l'ex. 3 supra l'atteste, que faux-bourdon, avec trait d'union, désigne une forme de chant d'église, tandis que faux bourdon, sans trait d'union, désigne le mâle de l'abeille.
Étymol. ET HIST. − 1. a) 1210-25 zool. bordon (Yder, éd. H. Gelzer, 3689 dans T.-L.); 1350 bourdon (Gloss. Bibl. Nat. Lat., 7692, éd. K. Hofmann, ibid.); b) 1915 « spleen, cafard » (Carnet de Marcel Miguet, caporal Artois d'apr. Sain. Sources, t. 3, pp. 80-81); 2. ca 1280 mus. « sorte d'instrument de musique » (Gill. de Berneville, ap. Scheler, Trouv. belg., p. 107 dans Gdf.). Prob. formation onomatopéique; cette formation est peut-être déjà attestée au sens 1 dans le b. lat. burdo glosé atticus [lire attacus] « espèce de sauterelle » dans Gloss. Aelfrici et au xies. par Papias (Du Cange, s.v. burdo1; v. DEI, s.v. bordone2); EWFS2rapproche ce b. lat. burdo du b. lat. burda « chalumeau » (v. bourde1« mensonge ») prob. onomat.; v. aussi E. Richter dans Sitzungsberichte der philosophisch-historischen Klasse der kaiserlichen Akademie der Wissenschaften in Wien, 156, 5, 85 sqq.; sens 1 b par un développement parallèle à celui de cafard*.
BBG. − Dauzat Ling. fr. 1946, p. 51. − Intermédiaire (L') des ling. curieux. Vie Lang. 1955, p. 132. − Millepierres (F.). Les Insectes. Vie Lang. 1969, p. 442. − Sain. Sources t. 2 1972 [1925], p. 12; t. 3 1972 [1930], pp. 80-81.

BOURDON3, subst. masc.

TYPOGR. Erreur de composition qui se traduit par l'omission d'un mot ou d'un membre de phrase. L'essentiel est d'éviter les bourdons (...) Les 3 quarts des classiques réimprimés sont pleins de bourdons, parce qu'on ne lit pas l'épreuve (Sainte-Beuve, Correspondance,t. III, 1818-69, p. 390).
Rem. On trouve dans Besch., Lar. 19e-20eet Quillet 1965 l'adj. bourdonnier s'appliquant à un ouvrier typographe qui fait souvent des bourdes; autre synon. bourdonniste (Chautard 1937).
Prononc. : [buʀdɔ ̃]. Étymol. et Hist. 1690 impr. (Fur.). Dér. de bourde1*; suff. -on*; [contrairement à ce qui a été affirmé ailleurs, ne semble pas attesté en 1688 dans Miège, The Great french dictionary, Londres]. Fréq. abs. littér. : 209. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 169, b) 254; xxes. : a) 480, b) 319.

Wiktionnaire

Nom commun 1

bourdon \buʁ.dɔ̃\ masculin

  1. Long bâton de pèlerin surmonté d’une gourde, ou d’un ornement en forme de pomme.
    • Planter le bourdon quelque part : (Désuet) arrêter le pèlerinage, rester sur place et s’installer.
    1. (Héraldique) Meuble représentant un bâton de pèlerin dans des armoiries. Il est généralement représenté en pal. Il est préférentiellement qualifié de bourdon de pèlerin dans les blasonnements. À rapprocher de bâton de prieur, bâton prieural, bourdon de pèlerin et crosse.
      • De gueules au bourdon d’or, accosté de deux saumons adossés d’argent, qui est de la commune de Bourdonnay de Moselle → voir illustration « armoiries avec un bourdon »
    2. (Par extension) (Fantastique) Bâton de magicien.
      En réalité, la remise d’un bourdon à un apprenti mage fait d’ordinaire l’objet d’une cérémonie très impressionnante, surtout si le bourdon a appartenu à un mage chevronné. — (Terry Pratchett, La Huitième Fille, 1987, traduit par Patrick Couton)
  2. (Histoire) (Militaire) Grosse lance creuse utilisée par les chevaliers dans les tournois.
  3. (Couture) (Par analogie) Ganse ou bourrelet inséré dans un biais ou dans une couture formant une ligne brodée en relief.
    • Point de bourdon, point de broderie créant un relief sur le tissu.
  4. (Dentelle) Fil ou paire de fils, plus épais que les autres fils utilisés pour la réalisation de l’ouvrage, destinés à faire ressortir un motif.
  5. Perche de bois faite d’une branche d’arbre dont on a ôté l’écorce.

Nom commun 2

bourdon \buʁ.dɔ̃\ masculin

  1. (Zoologie) (Courant) Insectes assez semblables aux abeilles et remarquables par le bourdonnement qu’ils font.
    • Le mélampyre des champs a son insecte pollinisateur, un bourdon, le Bombus hortorum, seul en son genre à pénétrer dans l'étroit tube de la corolle pour y rechercher le nectar ; les autres bourdons perforent le tube à sa base. — (Le Courrier de la nature, 1980, no 65-76, page 41)
  2. (Zoologie) Faux bourdon, abeille mâle que les abeilles ouvrières chassent dès que la reine est fécondée.
  3. (Musique) Ton qui sert de basse continue dans divers instruments, tels que la vielle, la musette, la cornemuse. → voir faux-bourdon
    • D’épaisses colonnes de mouches fumaient comme de la poussière de charbon de la crevasse des rues. Leur bourdon continu établissait une sorte de désert sonore. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 140)
  4. (Par métonymie) (Musique) Corde, ou tuyau qui donne ce ton.
    • Bourdon de vielle : corde donnant le son grave d’une vielle.
    • Bourdon de cornemuse : tuyau libre d’une cornemuse donnant le son grave.
    • Bourdon d’orgue : jeu d’orgue à tuyaux bouchés, jouant l’octave inférieur à celui des jeux de même longueur ayant les tuyaux ouverts.
  5. Grosse cloche au son très grave.
    • Alors ce n’était plus ni le bourdon de Notre-Dame ni Quasimodo, c’était un rêve, un tourbillon, une tempête. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
  6. (Par extension) Le son de cette cloche.
    • Aux alentours et dans les lointains invisibles, les tintements joyeux des clochettes argentines et les bourdons graves des sonneaux indiquaient à Mimile que les autres petits bergers, ainsi que les bergères de son âge rapatriaient comme lui vers l’abreuvoir et vers l’étable leurs troupeaux repus. — (Louis Pergaud, Un satyre, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Il s’arrêta au centre de la place Saint-Henri, une vaste zone sillonnée du chemin de fer et de deux voies de tramways, carrefour planté de poteaux noirs et blancs et de barrières de sûreté, clairière de bitume et de neige salie, ouverte entre les clochers, les dômes, à l’assaut des locomotives hurlantes, aux volées de bourdons, aux timbres éraillés des trams et à la circulation incessante de la rue Notre-Dame et de la rue Saint-Jacques. — (Gabrielle Roy, Bonheur d’occasion, 1945, II)
  7. (Figuré) (Populaire) Mélancolie, idées noires, tristesse, cafard, déprime, spleen.
    • Seulement, ce soir, j’ai goût à rien. D’avoir parlé, ça m’a donné l’bourdon et j’aimerais mieux m’étourdir ailleurs. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • (Figuré) (Par plaisanterie)Les abeilles ont le bourdon. On sait à quel point le destin de l’humanité est lié a celui des abeilles, alors comment ne pas être inquiet quand on constate que la surmortalité des abeilles atteint en France 30 à 35%.  — (Pour un Monde durable (27 mai 2009) [1])

Nom commun 3

bourdon \buʁ.dɔ̃\ masculin

  1. (Typographie) Omission par un compositeur d’imprimerie d'un ou plusieurs mots.
    • […] partant, un bon compositeur fait rarement des bourdons, et le meilleur est sans contredit celui qui, outre qu’il ne laisse que peu de coquilles ou de fautes légères à corriger, n’est pas du tout bourdonniste. — (Adam Frey, Nouveau Manuel complet de typographie, nouvelle édition revue, corrigée et augmentée par E. Bouchez, Paris, Manuels-Roret, 1857, part. 1, p.108).
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

BOURDON. n. m.
Long bâton fait au tour, surmonté d'un ornement en forme de pomme et que les pèlerins portaient ordinairement dans leurs voyages.

Littré (1872-1877)

BOURDON (bour-don) s. m.
  • 1Long bâton de pèlerin, surmonté d'un ornement en forme de pomme. Robert Guiscard et ses frères vont en pèlerinage à Rome le bourdon à la main, Voltaire, Mœurs, 39.
  • 2 Terme de pêche. Bâton dit aussi bordeneau, qui s'ajuste à l'extrémité des seines.
  • 3Dans l'armement de la chevalerie, lance à grosse poignée.
  • 4 S. m. plur. Perches formées des arbres dépouillés de leur écorce.
  • 5Bourdon de Saint-Jacques, nom vulgaire de la guimauve.
  • 6 Terme d'imprimerie. Faute d'un compositeur qui a passé un ou plusieurs mots de la copie.

HISTORIQUE

XIIIe s. Si prist bourdon et eskerpe et esclavine et se tapi au miex qu'il pot, Chron. de Rains, p. 107. Il [J. C.] qui par le bordon de fust, Por les ames par pechié mortes, Devoit d'enfer brisier les portes, la Rose, 18982. Et [je] port o moi par grant effort Escherpe et bordon grant et fort, ib. 21622. Et Pieres li Hermites, li pelerin senés, Son bordon en sa main, qui fu fors et quarrés, Ch. d'Ant. 443. Cel abbé de Cheminon si me dona m'escharpe et mon bourdon, Joinville, 209.

XVe s. Ce sera avecques ses enfants… et bourdon pour lui appuyer, Froissart, III, IV, 68.

XVIe s. … Qu'il voyoit bien, que la prise de Metz, ainsi precipitée, le contraindroit de planter à Wissembourg le bourdon [de s'y arrêter] ; et qu'il falloit penser du retour, Carloix, IV, 23. Je n'ai ni querelle ni procez, et suis bien aimé de mes voisins et tenanciers, d'ailleurs j'ai une petite lame dans ce bourdon, D'Aubigné, Faen. I, 1. Si avoient du commencement proposé de charger les Romains avec leurs bourdons [lances], pour essayer de fendre et ouvrir leurs premiers rencs, Amyot, Crassus, 45.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

BOURDON, s. m. bombylius, (Hist. nat. Insectol.) insecte du genre des abeilles. Voyez Abeille. Il a un aiguillon & une trompe ; il tire des fleurs son miel & de la cire brute. Les bourdons que l’on voit le plus souvent sont plus gros que les abeilles ordinaires, ils font plus de bruit en volant. Ces mouches sont couvertes de poils longs & touffus, qui les font paroître plus grosses qu’elles ne le sont réellement. Elles ont différentes couleurs : il y en a qui n’ont que les anneaux postérieurs de couleur canelle ; le reste du corps est noir. Dans d’autres, le corcelet est couvert de poils blancs, & le corps est traversé par une raie jaune, qui est suivie d’une raie blanche. On en voit qui ont de plus une bande transversale de couleur de citron, vers le milieu du corps. Dans quelques-uns la partie antérieure du corcelet est bordée de poils blancs ou jaunes, qui forment une espece de collier. Dans d’autres, le corcelet est couvert de poils blancs ; il y a sur le corps une large raie de poils jaunes, ensuite une bande noire, & enfin une bande blanchâtre. Il se trouve des bourdons de couleur blonde plus ou moins foncée ; les poils du dessous du corps sont de couleur de citron fort pâle ; ceux du dessus du corcelet sont un peu roux. Ces couleurs varient : mais celle des jambes est toûjours noire.

Il y a des bourdons qui n’ont des poils longs que sur le corcelet : on en trouve de tels en Egypte, dont les poils sont d’une belle couleur d’olive, & les ailes tirent sur le violet ; & d’autres qui ont le dessus du corcelet couvert de longs poils, d’une belle couleur de citron, & les anneaux du corps ras, & même lisses & luisans. Ces anneaux sont noirs avec quelques teintes de violet, & les ailes sont d’une couleur violette moins noire.

Dans l’espece des bourdons qui ont des longs poils sur le corcelet & sur le corps, la même femelle produit trois sortes de bourdons de différentes grandeurs : les plus grands surpassent de beaucoup les abeilles ordinaires pour la grosseur ; ce sont les femelles : les mâles ne sont pas si grands ; & les plus petits de tous n’ont point de sexe. Leur grandeur est égale à celle des abeilles, quelquefois elle est moindre.

Les bourdons vivent en société comme les abeilles : mais ils ne sont pas si nombreux ; on n’en trouve que cinquante ou soixante réunis ensemble. Ils font des especes de nids pour se loger, & ils les couvrent de mousse : ces nids sont dans les prairies & dans les champs de sainfoin & de luserne ; leur diametre est de cinq ou six pouces & plus, & ils sont élevés de quatre à cinq pouces au-dessus de terre. Le meilleur moyen de trouver ces nids, est de suivre les faucheurs, parce qu’ils les découvrent & même les coupent avec la faux. L’extérieur ressemble à une motte de terre couverte de mousse, plus ou moins relevée en bosse. Il y a dans le bas un trou qui sert d’entrée, & souvent on trouve une sorte de chemin d’un pié de long, & une voûte de mousse qui sert d’avenue. Dans certains nids qui ne sont pas encore finis, les bourdons entrent par le dessus. Quand on enleve le dessus du nid qui sert de toict, il en sort quelques mouches ; les autres y restent, & il n’arrive pas qu’on en soit piqué, quoiqu’elles ayent des aiguillons. Après avoir enlevé cette couverture, on voit une sorte de gâteau épais plus ou moins grand, mal façonné, & composé de corps oblongs ajustés les uns contre les autres : quelquefois il n’y a qu’un gâteau ; d’autres fois il y en a deux ou trois ; on voit marcher les bourdons par-dessus & par-dessous : dès qu’on cesse de toucher au nid, les mouches travaillent à le recouvrir ; & pour cela elles employent la mousse qu’on a enlevée & jettée à quelque distance : mais au lieu de porter les brins de mousse, elles les poussent, ou pour mieux dire, elles les font glisser peu-à-peu. Toutes travaillent ensemble, les mâles, les femelles, & celles qui ne sont ni mâles ni femelles.

Le bourdon a comme l’abeille deux dents écailleuses très-fortes, dont le bout est large & dentelé : c’est par le moyen de ces dents qu’il coupe la mousse & qu’il l’attire en-arriere sous son corps ; ensuite il la fait glisser avec les pattes de devant ; les pattes de la seconde paire la font passer plus loin, & les dernieres la poussent aussi loin qu’elles peuvent s’étendre. En répétant cette manœuvre, ils rassemblent derriere eux un petit tas de mousse. Le même bourdon, ou un autre, reprend ce tas par brins comme le premier, & l’approche du nid ; pour cet effet, ils se posent de façon que le nid est en arriere par rapport à eux : chaque fois que le tas de mousse change de place, il parcourt un espace égal à la longueur du bourdon, avec les pattes de derriere étendues. Lorsque ces mouches arrangent la mousse pour former la couverture du nid, elles se servent de leurs dents & de leurs pattes de devant. Cette sorte de toict a un pouce ou deux d’épaisseur, & met le nid à l’abri des pluies ordinaires. Les bourdons qui sont entierement jaunâtres, & ceux sur lesquels le noir domine, & peut-être d’autres, mettent un enduit de cire brute sur toute la surface intérieure du couvert de mousse ; ils y forment une sorte de platfond, qui n’a que le double de l’épaisseur d’une feuille de papier ordinaire, mais qui est impénétrable à l’eau : cet enduit lie tous les brins de mousse qui sont à l’intérieur, & rend la couverture plus solide. La matiere de cet enduit a une odeur de cire : mais ce n’est qu’une cire brute & tenace ; on peut la pétrir. La chaleur ne la liquéfie, ni ne la ramollit : mais elle s’enflamme. Sa couleur est d’un gris jaunâtre ; elle ne s’attache pas aux doigts lorsqu’on la pétrit.

Le nombre & l’étendue des gâteaux augmentent à proportion que le nid est plus ancien. Ces gâteaux sont convexes à l’extérieur, & concaves à l’intérieur : mais leurs surfaces, sur-tout l’inférieure, sont fort inégales. Chaque gâteau est composé, comme il a déjà été dit, de corps oblongs, appliqués les uns contre les autres suivant leur longueur. Ils sont d’un jaune pâle ou blanchâtre. Il y en a de trois grandeurs différentes : les plus gros ont le grand diametre de plus de sept lignes de longueur, & le petit d’environ quatre lignes & demie ; dans les plus petits, le grand diametre n’a pas trois lignes. Quelquefois ces corps sont fermés par les deux bouts ; d’autres fois la plûpart sont ouverts par le bout inférieur, & vuides : ce sont des coques de soie qui ont été formées par des vers qui s’y sont métamorphosés. Les bourdons qui viennent de ces vers après la métamorphose, laissent les coques ouvertes en en sortant.

Il y a aussi dans les gâteaux de petites masses irrégulieres assez semblables à des truffes, quoique moins dures : on trouve dans chacune un vuide au centre, dans lequel il y a des œufs d’un beau blanc un peu bleuâtre, longs d’environ une ligne & demie sur un diametre plus court des deux tiers. Le nombre des œufs n’est pas le même dans chaque masse ; il y en a trois, quatre, quinze, vingt, & même trente ensemble : mais lorsqu’il y en a tant, ils sont renfermés dans différentes cavités. La matiere qui environne les œufs est une pâtée dont se nourrissent les vers, après qu’ils sont éclos. Ces vers sont assez semblables à ceux des abeilles ; leur couleur est blanche, & ils ont quelques taches noires sur les côtés : lorsqu’ils ont consommé une partie de leur pâtée, il arriveroit quelquefois qu’ils se feroient jour au-dehors, & qu’ils s’exposeroient trop tôt à l’air, si les bourdons n’avoient soin d’appliquer de nouvelle pâtée sur les endroits trop minces. Toute cette matiere est de la cire brute : on y reconnoît les poussieres des étamines ; elles sont humectées par un miel aigrelet. Quoiqu’il se consomme beaucoup de cette pâtée dans les nids, on ne voit que très-rarement les bourdons y revenir chargés de cire ; ce qui fait croire qu’ils avalent les étamines pour les digérer, & les dégorger ensuite.

Il y a dans chaque nid trois ou quatre petites cavités, remplies de miel : ce sont des sortes de vases presque cylindriques, au moins aussi grands que les plus grandes coques, faits avec la même matiere qui sert de plafond au nid. On ne sait si ce miel sert à ramollir les étamines pour faire la pâtée. Les faucheurs connoissent ces petits dépôts, & les cherchent pour en boire le miel.

Après avoir enlevé les gâteaux d’un nid, on trouve au bout de huit jours, que les bourdons ont travaillé à en faire de nouveaux : ils commencent par former dans le milieu du nid une petite masse de pâtée de la grosseur d’une noisette, qui est posée sur un lit de mousse, & qui tient à un petit vase plein de miel : c’est sans doute pour recevoir les œufs de la mere que ce premier travail se fait.

Les vers s’éloignent les uns des autres à mesure qu’ils consument leur pâtée : ainsi lorsqu’ils approchent du tems où ils doivent prendre leur forme de nymphe, ils ont chacun assez d’espace pour filer leur coque. Comme ces coques se trouvent à découvert dans la suite, il est à croire que les bourdons enlevent les restes de pâtée qui sont au-dehors. Tous les vers donnent à leur coque la même position : le grand axe est perpendiculaire à l’horison, & chacun attache la sienne aux coques voisines en la commençant ; c’est par cette union que les gâteaux sont formés.

Ces mouches au sortir de leur coque n’ont que des couleurs tendres, qui deviennent plus foncées lorsqu’elles sont exposées au grand air. En ouvrant dans des tems convenables les plus gros bourdons, qui sont les semelles, on trouve dans leur corps un ovaire de chaque côté, & on n’y voit qu’une vingtaine d’œufs au plus ; cependant elles en pondent une plus grande quantité : tous ces œufs ne sont pas sensibles dans le même tems. On croit qu’un nid de bourdons est commencé par une femelle qui le peuple peu-à-peu : ce qui rend cette opinion très-probable, c’est qu’à la fin de l’hyver on ne voit voler que des bourdons femelles, sans aucuns mâles ni ouvriers. Les petits bourdons ont un aiguillon comme les femelles : les mâles n’en ont point ; ils sont de grandeur moyenne. Mais il y a aussi des bourdons de cette même grandeur qui n’ont point de sexe, & que l’on doit regarder comme des ouvriers, de même que les petits : ceux-ci paroissent plus actifs, & les autres plus forts. On a observé entre un bourdon de moyenne taille, qui étoit mâle, & une femelle, un accouplement qui dura près d’une demi-heure. On s’est aussi assûré que les bourdons mâles n’ont point d’aiguillon, & qu’ils ont des parties analogues à celles des mâles de divers insectes.

Les bourdons ont de petits poux ; on les voit quelquefois par centaines sur le corcelet, ou sur d’autres parties : ces mêmes poux se trouvent sur les gâteaux des nids. Il y a apparence qu’ils cherchent la liqueur miellée des bourdons pour s’en nourrir.

Les fourmis cherchent la pâtée des bourdons ; quelquefois il entre dans leur nid une fourmiliere entiere ; & lorsqu’il ne s’y trouve qu’un petit nombre de mouches, elles sont obligées de l’abandonner, ne pouvant pas le défendre. Il s’y forme de gros vers qui mangent la pâtée, les vers & les nymphes des bourdons. Il y a aussi des especes de chenilles : mais les animaux qui y font le plus de ravage, sont les rats, les mulots & les foüines.

Les parties intérieures des bourdons sont à-peu-près semblables à celles des abeilles ; de même que leurs aiguillons & leur venin.

On ne trouve aucuns bourdons dans leurs nids au commencement de Novembre ; il est à croire que les mâles & les ouvriers périssent avant l’hyver, & qu’il ne reste que les femelles ; celles-ci étant fécondées, suffisent pour perpétuer l’espece. Elles se cachent dans des trous de murs, ou dans des creux en terre jusqu’au printems. Mémoires pour servir à l’hist. des insectes, tom. VI. prem. mém. Voy. Insecte. (I)

Bourdon, s. m. les Imprimeurs entendent par ce mot, une omission que le compositeur a faite dans son ouvrage, d’un ou de plusieurs mots de sa copie, & même quelquerois de plusieurs lignes. Le compositeur est obligé, en remaniant, de faire entrer les omissions ; ce qui souvent lui donne beaucoup de peine, & nuit presque toûjours à la propreté de l’ouvrage. Ce terme fait allusion au grand bâton dont les pélerins se servent pour franchir les fossés. Voyez Remanier, Remaniement.

Bourdon de 16 piés, ou huit piés bouché ; on appelle ainsi dans les Orgues un jeu, dont le plus grand tuyau qui sonne l’ut à la double octave au-dessous de la clé de c sol ut, a huit piés de longueur ; ce qui équivaut à un tuyau de 16 piés ouvert, qui est à l’unisson d’un de huit piés bouché. Ce jeu a trois octaves en bois, & celle de dessus en plomb. Voyez la fig. 30, Pl. d’Orgue, qui représente un tuyau de bois des basses, & un tuyau de plomb des dessus. Les tuyaux de bois sont composés de quatre planches assemblées à rainure & languette, les unes dans les autres, & fortement collées, comme la fig. 52 le montre ; b, la bouche ; 3, la lévre inférieure ; 4 ou o, la levre supérieure ; A, le pié ; B, la chambre ; C, le biseau ; E, le tampon, que l’on retire ou que l’on enfonce dans le tuyau pour accorder. La fig. 30. n°. 2. représente un tuyau de plomb des dessus, & a le pié dans les deux figures ; c, la bouche ; d, les oreilles au moyen desquelles on les accorde ; e, coupe du tuyau ; b, le biseau, dont le talud regarde en dessus ; f, plaque qui ferme le tuyau par dessus & qui y est soudée. Quant à la proportion des parties du tuyau, elle doit être telle qu’il ait de longueur, dix fois sa largeur ou environ ; ainsi le tuyau de huit piés doit avoir 9 pouces d’équarrissage intérieurement. Remarquez que la longueur du tuyau se compte depuis la face supérieure du biseau c, jusqu’à la face inférieure du tampon E, & que la hauteur de la chambre B, & l’espace pour retirer le tampon E, doivent être pris en sus de cette mesure ; tous les tuyaux du bourdon doivent suivre exactement entre eux la proportion du diapason. Voyez Diapason, & l’article Orgue, & la table du rapport de l’étendue des jeux de l’Orgue.

Bourdon de huit piés ou quatre piés bouché, est un jeu d’orgue dont le plus grand tuyau, qui est de quatre piés bouché sonne l’octave au-dessus du bourdon de 16 ; les basses sont en bois & les tailles en plomb & bouchées à rase, & les dessus à cheminées. Voyez la fig. 32. Pl. d’orgue ; A, tuyau des basses ; B, tuyau des tailles ; ed, les oreilles ; 3, la plaque qui bouche le tuyau par en haut ; C, tuyau des dessus à oreilles & à cheminées ; 4, la plaque qui le ferme, laquelle est percée d’un trou ; 2 cheminée qui est soudée sur la plaque 4, comme la fig. C le représente. Voy. les articles Orgue, Diapason, dont tous les tuyaux de ce jeu doivent suivre la proportion.

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Étymologie de « bourdon »

Bas-lat. bordonus, bordo, burdo, burdus ; provenç. bordo ; espagn. burdos, étai ; ital. bordone ; d'un radical latin burdo, âne ou mulet ; le bâton qui soutient ayant été assimilé au mulet qui porte, ou plutôt, comme dit Du Cange, les pèlerins allant souvent sur des ânes ou des mulets, et le nom de l'animal qui les portait étant resté au long bâton dont ils étaient munis. Mais, examinant les sens du texte ou de l'historique, on en voit une part revenir à bourde 2 ou behourde, lance.

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Phonétique du mot « bourdon »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
bourdon burdɔ̃

Évolution historique de l’usage du mot « bourdon »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « bourdon »

  • L'offrande n'est jamais pour le saint, ni nos épargnes pour les rois, mais pour cet essaim dévorant qui sans cesse bourdonne autour d'eux... De Paul-Louis Courier / Pamphlets
  • La loi est une toile d’araignée : le bourdon s’y fraie un passage, la mouche s’y empêtre. De Proverbe russe
  • Quand votre oreille gauche Grand éloge de vous on fait. Quand bourdonne votre oreille droite Votre éloge est mis de côté. De Proverbe breton
  • La vie, ça bouge, ça bourdonne, ça construit et démolit, ça avance et ça recule, ça danse. Et ça meurt. De Gilbert Langlois / Le domaine Cassaubon
  • Un comportement inédit vient d’être découvert chez le bourdon ! Si ces derniers se retrouvent en manque de pollen, ils transpercent les feuilles des plantes afin de les forcer à fleurir plus rapidement. Un comportement encore baigné de mystère… Animaux-Online.com, Les bourdons peuvent forcer les plantes à fleurir !
  • Le poinçonneur des Lilas, vous connaissez ? Gainsbourg chantait sa complainte. Eh bien, il n’est plus seul ! Le voici désormais accompagné de poinçonneurs de plants de tomate, de moutarde ou d’aubergine. Etranges collègues, en vérité : ce sont des bourdons. Tous font des trous, des p’tits trous, toujours des p’tits trous… dans les feuilles de ces plants. Drôle d’obsession. Mais ce carnaval de confettis n’est pas vain : une équipe franco-suisse en révèle le rôle dans Science du 21 mai. Confronté à une pénurie de fleurs – donc de pollen –, le bourdon terrestre (Bombus terrestris) fiche sa trompe (« proboscis ») dans des feuilles de moutarde ou de tomate. Ce faisant, il manipule la plante pour qu’elle fleurisse plus tôt. Le Monde.fr, Le bourdon, cet horticulteur méconnu

Vidéos relatives au mot « bourdon »

Traductions du mot « bourdon »

Langue Traduction
Anglais bumblebee
Espagnol abejorro
Italien calabrone
Allemand hummel
Portugais abelha
Source : Google Translate API

Synonymes de « bourdon »

Source : synonymes de bourdon sur lebonsynonyme.fr
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