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Bénéfice

Sommaire

  • Définitions du mot bénéfice
  • Étymologie de « bénéfice »
  • Phonétique de « bénéfice »
  • Évolution historique de l’usage du mot « bénéfice »
  • Citations contenant le mot « bénéfice »
  • Traductions du mot « bénéfice »
  • Synonymes de « bénéfice »
  • Antonymes de « bénéfice »

Définitions du mot bénéfice

Trésor de la Langue Française informatisé

BÉNÉFICE, subst. masc.

I.−
A.− Usuel
1. Avantage que procure une personne ou une chose. Au bénéfice de; c'est tout bénéfice :
1. Les raisons qui président au développement des villes sont (...) soumises à des changements continuels. Croissance ou décroissance d'une population (...), bénéfices ou méfaits d'une politique choisie ou subie, (...) tout n'est que mouvement. Le Corbusier, La Charte d'Athènes,1957, p. 8.
SYNT. Bénéfice de temps; pour le bénéfice de; il y a, avoir (tout) bénéfice à; recueillir le bénéfice de (sa peine).
P. antiphrase. Désagrément :
2. On le [un procès] risquera volontiers lorsque l'emprisonnement devra être le bénéfice d'un secrétaire de rédaction chargé de famille. L. Veuillot, Les Odeurs de Paris,1866, p. 28.
Au fig. :
3. ... l'on devrait écrire pour soi, (...) quitte si l'on veut, à offrir, (...) les choses que l'on écrit, à ceux qui peuvent en retirer un bénéfice intellectuel, artistique ou moral... Du Bos, Journal,1922, p. 115.
2. Gain réalisé par une personne ou une collectivité. Gros bénéfices; marge de bénéfice; être source de bénéfices :
4. Tout élément capitaliste aura disparu; aucun homme ne pourra se servir d'autres hommes pour se créer des dividendes, des bénéfices, des rentes, des loyers, des fermages. Jaurès, Ét. socialistes,1901, p. 159.
SYNT. Bénéfice annuel, fiscal, illicite, usuraire; bénéfice de l'exercice; impôts sur les bénéfices industriels et commerciaux; calculer les bénéfices; être intéressé aux bénéfices; faire, réaliser des bénéfices, un bénéfice de tant.
B.− Emplois spéc.
1. COMM. et COMPTAB. Bénéfice brut. Profit égal à la différence entre les recettes et les dépenses, sans en déduire les charges (frais d'administration, d'amortissement, intérêts à payer, impôts, etc.). Bénéfice net. Profit réalisé, toutes charges déduites. Bénéfice réel. Profit calculé de la façon la plus juste possible, parce que soumis à l'impôt (cf. Lar. comm. 1930). Participation aux bénéfices. Action visant à intéresser les ouvriers au rendement d'une entreprise en leur attribuant une part des gains réalisés, en espèces ou sous forme d'épargne (attesté dans Lar. 19eSuppl. 1890, Rob., Quillet 1965).
Spéc., THÉÂTRE. Représentation à bénéfice ou bénéfice. Spectacle dont la recette est attribuée à une personne, en particulier à un comédien, à un auteur, à une œuvre sociale.
2. MÉD., vx. Bénéfice de nature. Évacuation extraordinaire, spontanée, qui soulage le corps. Bénéfice (de ventre). Diarrhée spontanée sans gravité.
Rem. Attestés dans la plupart des dict. gén. du xixeet du xxesiècle.
3. PSYCHOL. Bénéfice primaire et secondaire de la maladie (ou de la névrose). Satisfaction d'ordre affectif, émotif ou même matériel qu'un malade trouve dans sa névrose.
Rem. Attesté dans Lapl.-Pont. 1967 et March. 1970.
II.− HIST. et DR.
A.− HIST. du MOY. ÂGE et HIST. MOD.
1. Terre concédée par les chefs francs, puis par les rois à leurs fidèles, en échange d'un service militaire, et qui prit par la suite le nom de fief. Bénéfice militaire. On rencontre à la même époque des bénéfices à temps, à vie, héréditaires (Guizot, Hist. gén. de la civilisation en Europe,1828, p. 13).
2. Titre, revenu accordé à une personne, généralement un ecclésiastique, en échange d'un service spirituel. Bénéfice vacant; collation des bénéfices; conférer, posséder, poursuivre, résigner, tenir un bénéfice; présenter à un bénéfice; pourvoir qqn d'un bénéfice :
5. Un conflit avait déjà éclaté au sujet du Concordat que le Parlement trouvait (...) trop propre à renforcer l'autorité du roi en lui donnant la nomination aux bénéfices ecclésiastiques. Bainville, Histoire de France,t. 1, 1924, p. 149.
SYNT. Bénéfice consistorial ou majeur. Grand bénéfice (évêché, abbaye) dont la nomination appartenait au roi, sur proposition du consistoire de Rome. Bénéfice incompatible. Bénéfice qui interdit à son possesseur d'avoir un autre bénéfice. Bénéfice régulier. Bénéfice qui ne pouvait être tenu que par un membre d'un ordre religieux. Bénéfice sécularisé. Bénéfice régulier qui peut être attribué à un membre du clergé séculier, à la suite d'une dispense du pape. Bénéfice à charge d'âmes, avec charge d'âmes, ayant charge d'âmes. Bénéfice dont le titulaire devait s'occuper des fidèles, leur donner une instruction religieuse et administrer les sacrements. Au fig. Avantage qui comporte des responsabilités, des obligations. La célébrité est un bénéfice à charge d'âmes (Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe, t. 2, 1848, p. 24). Bénéfice en commande. Bénéfice dont l'administration est confiée temporairement à un prêtre séculier. (Attestés dans la plupart des dict. gén. du xixeet du xxes.). Bénéfice mineur. Bénéfice de moindre importance, tel que cure, canonicat, prieuré, chapellenie (attesté dans Rob.). Bénéfice manuel. Bénéfice dépendant d'une abbaye, dont le titulaire est nommé et révocable par le supérieur (cf. Chateaubriand, Génie du Christianisme, t. 2, 1803, p. 367). Bénéfice séculier. Bénéfice tenu par un prêtre n'appartenant pas à un ordre religieux, ou même parfois par un laïc (cf. Id., ibid.). Bénéfice simple ou à simple tonsure. Bénéfice possédé par un clerc qui devait avoir la tonsure mais qui pouvait ne pas être ordonné, ne pas résider dans son bénéfice et qui n'avait donc pas charge d'âmes (cf. Id., ibid.). Cumul, pluralité des bénéfices. Abus selon lequel une même personne possédait plusieurs bénéfices. ... la pluralité des bénéfices n'est pas inconnue en France (Sieyès, Qu'est-ce que le Tiers-état?, 1789, p. 45). Feuille des bénéfices. Liste indiquant les bénéfices vacants, attribués par le roi. ... son propre neveu tenait la feuille des bénéfices (A. France, Les Opinions de Monsieur Jérôme Coignard, 1893, p. 183).
3. P. méton. Lieu même où se trouve cette terre, où réside le titulaire d'un bénéfice :
6. ... [le vieillard] il est fou de musique, ce bon chanoine, et c'est un grand honneur pour nous que de le voir à notre autel, lui qui ne sort guère de son bénéfice et qui ne se dérange pas pour peu. G. Sand, Consuelo,t. 3, 1842-43, p. 22.
4. Expr. fig. Ce n'est pas un bénéfice simple; ce n'est pas un bénéfice sans charge. C'est un avantage qui n'exclut pas toute peine, tout désagrément. Il faut prendre le bénéfice avec les charges. Il faut accepter les inconvénients d'une chose qui apporte, par ailleurs, bien des avantages. Il n'a ni office ni bénéfice. Il ne peut vivre que grâce à son travail. Les chevaux courent les bénéfices et les ânes les attrapent. Ce ne sont pas toujours les personnes méritantes qui obtiennent les meilleures places. (Attestés dans la plupart des dict. gén. du xixeet du xxes.).
B.− DR. Privilège, faveur accordée par une loi, un souverain. Le bénéfice de l'immunité royale (Grousset, L'Épopée des croisades,1939, p. 244).
En partic. Privilège, faculté accordée par la loi à quelqu'un, d'être soustrait à l'application des règles juridiques normales. Bénéfice de la loi; bénéfice des circonstances atténuantes (DG.).
1. Bénéfice d'âge. Privilège qui soustrait certaines personnes aux clauses d'une loi, en raison de leur âge ou leur permet d'assumer certaines fonctions, malgré leur âge.
Rem. Attesté dans Nouv. Lar. ill. et DG.
a) En partic., DR. ANC. Sous l'Ancien Régime, droit accordé à un mineur de gérer lui-même ses biens ou de posséder un office. Lettres de bénéfice d'âge. Lettres de chancellerie accordées au mineur pour lui conférer ce droit.
Rem. Attesté dans la plupart des dict. gén. du xixeet du xxesiècle.
b) Usuel. Être élu au bénéfice de l'âge. Être élu parce qu'on est plus âgé que l'autre candidat ex aequo.
Rem. Attesté dans Lar. encyclop., Quillet 1965 et Lar. Lang. fr.
2. Bénéfice de cession (de biens). Faveur accordée au débiteur de bonne foi, par laquelle celui-ci pouvait échapper à la contrainte par corps en faisant abandon de tous ses biens à ses créanciers. Je profite de cet intervalle pour tâcher de me faire admettre au bénéfice de la cession de biens (Lamennais, Lettres inédites ... à la baronne Cottu,1832, p. 233).
3. Bénéfice de discussion. DR. ROMAIN et DR. CIVIL. Droit dont dispose la caution (non solidaire), le cédant d'une créance ou le tiers détenteur d'un immeuble hypothéqué de faire surseoir aux poursuites en exigeant du créancier qu'il discute en premier lieu la vente des biens du débiteur principal (attesté dans la plupart des dict. gén. du xixeet du xxes.).
4. Bénéfice de division. Droit accordé aux cautions non solidaires d'une dette d'exiger que le créancier divise ses poursuites et les limite à la part de chacune dans la dette (cf. Code civil, 1804, p. 216).
5. Bénéfice d'inventaire. DR. ROMAIN, ANC. DR. FR. et DR. CIVIL. Faculté accordée à l'héritier qui a fait dresser inventaire de la succession dans un délai fixé, de n'accepter celle-ci que dans la mesure où le passif est inférieur à l'actif recueilli. ... accepter la succession sous bénéfice d'inventaire (Montherlant, Les Célibataires,1934, p. 746).
Au fig. Restriction, réticence, réserve. Sous le bénéfice de ces observations :
7. ... la révélation est assez neuve pour que je ne l'aie acceptée que sous bénéfice d'inventaire et à charge d'examen. Sainte-Beuve, Port-Royal,t. 1, 1840, p. 265.
Rem. 1. En arg., bénef, béné, subst. masc. Abrév. de bénéfice* surtout au sens de « bénéfice en espèces ». On a partagé les bénefs (A. Arnoux, Paris-sur-Seine, 1939, p. 197). 2. On rencontre dans la docum. quelques mots de la même famille qui sont des emprunts au lat. a) Bénéficial, ale, aux, adj., hist. [En parlant d'un inanimé] Qui se rapporte aux bénéfices, plus particulièrement aux bénéfices ecclésiastiques. Matière bénéficiale, revenus bénéficiaux. ... cardinal-protecteur (...) agent pour les affaires ecclésiastiques et bénéficiales (Stendhal, Rome, Naples et Florence, 1817, p. 356). 1reattest. 1369, juin (Reg. du Parlem., ms. Ste Gen. p. 78 dans Gdf. Compl.); empr. au lat. médiév. beneficialis, ann. 1170 dans Mittellat. W. s.v., 1429, 52. b) Bénéficiel, elle, adj. [En parlant d'un inanimé] Qui procure des avantages matériels ou moraux. ... je m'y refusai tout à fait [à aller communier] : je n'y croyais pas assez, (...) pour que ce pût m'être bénéficiel (Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène, t. 1, 1823, p. 747). 1reattest. 1838 (Ac. Compl. 1842); empr. au b. lat. beneficialis, synon. de beneficus (Cassiodore dans TLL s.v., 1878, 5). c) Bénéfic(i)ence, subst. fém., peu usité. Bonté, générosité, bienfaisance. Ange de Dieu et bien-aimé frère, je me confie en votre bénéficence (Huysmans, Sainte Lydwine de Schiedam, 1901, p. 162). 1reattest. 1541 (Marot, Ps. de David, 3 dans Hug.), rare; Trév 1704 note ,,ce mot (...) n'est pas assez heureux pour plaire à tout le monde; au contraire le nombre de ceux à qui il déplaît, est bien plus grand, que le nombre de ceux à qui il plaît``; empr. au lat. beneficentia, de même sens (dep. Cicéron dans TLL s.v., 1877, 44); la forme beneficience est empr. au synon. beneficientia, attesté en lat. impérial (Valère Maxime, ibid.).
PRONONC. ET ORTH. : [benefis]. Enq. : /benefis/. Formes bénef (Lar. 19e, Guérin 1892, Nouv. Lar. ill., Lar. encyclop.) et béné (Lar. encyclop.), par abréviation.
ÉTYMOL. ET HIST. A.− 1198 « service, bienfait » (Evrart, Genese, Bartsch, Lang. et litt. fr. 305, 19 dans Gdf. Compl.); a) 1223 « bénéfice ecclésiastique; toute fonction cléricale à laquelle est attaché un ensemble de biens-fonds » (G. de Coincy, Mir. Vierge, éd. Poquet, 34, 217 dans T.-L.); 1680 dr. « privilège que la loi accorde à qqn » (Rich. : Benefice d'inventaire); b) spéc. dr. médiév. 1remoitié xives. « tenure concédée à un vassal » (G. Li Muisis, éd. Kervyn de Lettenhove, I, 107 dans T.-L.). B.− P. ext. 1690 (Fur. : Benefice, signifie aussi, gain, profit, avantage); 1842 abrév. pop. par apocope (Dupeuty, Cormon, Les Petits mystères de Paris, II, xii dans Quem. Fichier). Empr. au lat. beneficium « bienfait » (Plaute, dans TLL s.v., 1880, 67); terme de dr. médiév. A a « bénéfice ecclésiastique », (ann. 1061-1073 dans Nierm.); A b « tenure concédée à un vassal » ann. 843 (ibid.).
STAT. − Fréq. abs. littér. : 1 561. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 2 461, b) 2 032; xxes. : a) 1 979, b) 2 259.
DÉR.
Bénéficieux, euse, adj.,comm. et comptab. [En parlant d'un inanimé] Qui procure ou qui est susceptible de procurer du gain. Aussi songeait-il [Adolphe], (...) à chercher une place stable et bénéficieuse (Balzac, Les Paysans,1844, p. 127). 1reattest. 1837 (Id., Les Employés, 19, 49 dans Quem.); dér. de bénéfice, p. anal. avec délicieux, pernicieux (issus d'étymons en -iciosus).
BBG. − Goug. Lang. pop. 1929, p. 9. − Quem. 2es. t. 2, 1971, p. 7 (s.v. benef).

Wiktionnaire

Nom commun

bénéfice \be.ne.fis\ masculin

  1. (Commerce) Gain ou profit.
    • Il hypothéqua les biens de sa femme pour tenter une spéculation dont les bénéfices devaient restituer à sa famille toute sa première fortune ; mais cette entreprise acheva de le ruiner. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Quand un Indien se présente au fort, les agents lui remettent autant de fiches de bois qu’il apporte de peaux, et, sur les lieux mêmes, il échange ces fiches contre des produits manufacturés. Avec ce système, la Compagnie, qui, d’ailleurs, fixe arbitrairement la valeur des objets qu’elle achète et des objets qu’elle vend, ne peut manquer de réaliser et réalise en effet des bénéfices considérables. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
    • Souvent deux familles prennent une ferme indivise, et les bénéfices sont partagés proportionnellement au nombre d'enfants et aux services qu'ils rendent. — (Eugène Bonnemère, Histoire des paysans, depuis la fin du moyen âge jusqu'à nos jours : 1200-1850, Paris : F. Chamerot, 1856, vol.2, p.447)
  2. Avantage que procure quelque chose
    • Arsène André étend ce mépris aux méthodes scolaires. […], une pédagogie qui refuse par système le bénéfice éprouvé des leçons sues par cœur. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  3. (Figuré) Droit de n’admettre une chose qu’avec certaines réserves.
    • Il est intéressant de noter au bénéfice de nos modernes souverainistes que des romantiques comme Mazzini, Michelet, Lamartine ou Hugo ne voyaient aucune contradiction entre nationalité et européanité. — (Élie Barnavi, L’Europe comme utopie, dans Marianne du 13 août 2011, p. 81)
    • Sous le bénéfice de ces observations, je me range à votre opinion.
  4. (Histoire) Terre conquise dans la Gaule par les Francs et que les chefs ou princes distribuaient à leurs compagnons d’armes, dépositaires de la potestas sur un territoire donné.
    • Originairement les bénéfices ou fiefs n’étaient donnés qu’à vie ; ensuite ils devinrent héréditaires.
  5. (Histoire) (Religion) Titre ou dignité ecclésiastique accompagnée d’un revenu.
    • Je fis des progrès étonnans dans mes études. […]. Enchanté des dispositions que je montrois , mon protecteur voulut que je prisse le petit collet, & promit de me faire avoir au premier jour un bénéfice. — (Pierre-Jean-Baptiste Nougaret, « Histoire du Chevalier d'Industrie », dans Les Milles et une Folies, tome 7, Londres : aux dépens de la Compagnie, 1785, p. 3)
    • D’ailleurs, plusieurs riches bénéfices appartenaient à divers patronats, et étaient par conséquent, indépendans de l’élection royale. — (Anonyme, Le Clergé en Espagne, Revue des deux Mondes, 1829, tome 1)
    • Ainsi le secrétaire pour l’intérieur nomme à certains bénéfices ecclésiastiques, dans le petit nombre de ceux qui sont à la disposition du Roi. — (Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des deux Mondes, 1829, tome 1)
  6. (Par extension) (Religion) (Vieilli) Lieu où étaient l’église et le bien du bénéfice.
    • Guillaume du Temple a été fait chanoine de Saint-Julien du Sault, au diocèse de Sens. Cela ne suffit pas car Saint-Julien du Sault est une ville où peuvent exister plusieurs bénéfices. — (Louis Caillet, La papauté d’Avignon et l’église de France, PUF, 1975, page 388)
    • Résider à son bénéfice, dans son bénéfice.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

BÉNÉFICE. n. m.
Gain, profit. Tout a tourné à son bénéfice. Il a eu du bénéfice dans cette affaire. Calculer tous les bénéfices que doit procurer une entreprise. Les pertes ont excédé les bénéfices. De gros bénéfices. On doit donner incessamment une représentation au bénéfice de tel comédien. Représentation à bénéfice. Il désigne au figuré le Droit de n'admettre une chose qu'avec certaines réserves. Sous le bénéfice de ces observations, je me range à votre opinion. Bénéfice de discussion, de division, Bénéfices de la loi qui interviennent dans les litiges relatifs aux cautionnements ou aux successions. Bénéfice d'âge, Lettres de bénéfice d'âge, Lettres de chancellerie que les mineurs obtenaient jadis pour être émancipés et pour gouverner eux-mêmes leurs biens, en vertu de cette dispense, jusqu'à leur pleine majorité. D'une manière générale on désigne par Bénéfice d'âge l'Avantage qui est fait à quelqu'un parce qu'il est plus âgé qu'un autre. Il avait eu le même nombre de voix que son concurrent, mais il l'a emporté au bénéfice d'âge. En termes de Jurisprudence, Bénéfice d'inventaire, Faculté accordée par la loi à l'héritier de n'être tenu des dettes et charges d'une succession que jusqu'à concurrence de l'actif constaté par un inventaire. Héritier par bénéfice d'inventaire. Jouir, être déchu du bénéfice d'inventaire. Accepter une succession sous bénéfice d'inventaire. Sous bénéfice d'inventaire, en particulier, se dit figurément pour exprimer qu'Avant d'admettre une doctrine, une opinion, un fait, etc., on se réserve de les vérifier. On a dit d'un sceptique célèbre qu'il ne croyait en Dieu que sous bénéfice d'inventaire. Je n'accepte ce récit que sous bénéfice d'inventaire.

BÉNÉFICE se disait particulièrement des Terres conquises dans la Gaule par les Francs et que les chefs ou princes distribuaient à leurs compagnons d'armes. Originairement les bénéfices ou fiefs n'étaient donnés qu'à vie; ensuite ils devinrent héréditaires. Il se disait aussi d'un Titre, d'une dignité ecclésiastique accompagnée d'un revenu. Les charges d'un bénéfice. La collation d'un bénéfice. La nomination des bénéfices. Pourvoir quelqu'un d'un bénéfice. Poursuivre un bénéfice. Prov. et fig., Il faut prendre le bénéfice avec les charges, Il faut se résoudre à essuyer les incommodités d'une chose qui d'ailleurs est avantageuse. Il se disait aussi du Lieu même où étaient l'église et le bien du bénéfice. Un bénéfice bien situé. Résider à son bénéfice, dans son bénéfice.

Littré (1872-1877)

BÉNÉFICE (bé-né-fi-s') s. m.
  • 1Service, bienfait. Nous recevons double grâce et bénéfice de notre Dieu au baptême, Fénelon, II, 17.

    Bénéfice de temps, l'avantage qu'apporte d'ordinaire le temps à qui sait ou peut attendre. Cellamare attendait du secours du bénéfice du temps ou des inégalités de la Hollande, Saint-Simon, 500, 52. Jugurtha, qui attendait tout du bénéfice du temps, ne songeait qu'à amuser le consul et à tirer les choses en longueur, Vertot, Révol. rom. IX, p. 385.

    Terme de médecine. Bénéfice de nature, évacuation spontanée quelconque qui soulage. Bénéfice de ventre, ou simplement bénéfice, diarrhée spontanée qui soulage. Il [Claude] fut délivré du premier danger [le poison] par un bénéfice de ventre, Perrot D'Ablancourt, Tacite, 396.

    Bénéfice de la loi, avantage que la loi présente et dont on peut user. Profiter du bénéfice de la loi. Ne leur ôtons point la liberté de conscience dont ils jouissent par le bénéfice des édits, Guez de Balzac, Liv. VI, lett. 7. Ce consul soutenait qu'il était impossible de maintenir la paix et l'union entre les citoyens d'un État libre, si, par le bénéfice de la loi, on ne rapprochait la condition des pauvres de celle des riches, Vertot, Révol. rom. III, p. 283.

    Terme de droit. Bénéfice d'inventaire, faveur accordée à l'héritier, par les lois, de n'être chargé des dettes du mort, qu'à proportion de ce qu'il hérite ; ce qui se vérifie par l'inventaire. Accepter une succession sous bénéfice d'inventaire.

    Fig. Un païen, qui sentait quelque peu le fagot, Et qui croyait en Dieu, pour user de ce mot, Par bénéfice d'inventaire, La Fontaine, Fabl. IV, 19.

    Bénéfice de cession, grâce qu'on accorde aux débiteurs insolvables, par laquelle ils demeurent libres en cédant tout ce qui leur reste de biens à leurs créanciers.

    Bénéfice d'âge, dispense qui s'obtient pour posséder un office, ou pour régir son bien, avant l'âge marqué par les lois.

  • 2Dans l'histoire du moyen âge, partie des terres conquises dans les Gaules qui fut distribuée par les princes barbares entre les principaux de leurs hommes. Le bénéfice était donné à vie, et ainsi nommé parce que le donataire le possédait par la libéralité et le bien fait du donateur. Le bénéfice, étant devenu héréditaire, se transforma en fief.
  • 3Charge spirituelle, accompagnée d'un certain revenu, que l'Église donne à un homme qui est tonsuré ou dans les ordres, afin de servir Dieu et l'Église. Les évêchés, abbayes, cures, chanoinies, chapelles, prieurés, sont les divers genres de bénéfices. J'obtins un petit bénéfice de campagne pour mon aumônier, Hamilton, Gramm. 8. Se faisait abbé qui pouvait ; j'entends abbé à bénéfice, Hamilton, ib. 2.

    Bénéfice à charge d'âmes, celui qui oblige à être prêtre, et où l'on est chargé de la direction des âmes. Les évêchés, les cures, les abbayes régulières, les premières dignités des chapitres sont des bénéfices à charge d'âmes.

    Fig. Il faut prendre le bénéfice avec les charges, c'est-à-dire, quand une chose est avantageuse, il ne faut pas, on ne peut en laisser les charges ou les inconvénients, et n'en prendre que les avantages.

    Bénéfice consistorial, celui qui, étant à la nomination du roi, devait être proposé dans le consistoire de Rome.

    Bénéfice simple ou à simple tonsure, bénéfice n'ayant pas charge d'âme et pouvant être possédé par un clerc tonsuré, qui n'a d'autre obligation que de dire son bréviaire.

    Bénéfice en titre ou en règle, celui qui est possédé par un religieux.

    Bénéfice manuel, bénéfice dépendant d'une abbaye et qu'on envoie desservir par un religieux amovible au gré du supérieur.

    Bénéfice sécularisé, bénéfice qui, par dispense du pape, peut être possédé en commende par des séculiers.

    Fig. Il n'a ni office ni bénéfice, se dit d'un homme qui est obligé de vivre du travail de ses mains.

    Lieu de résidence du titulaire. Que fais-tu cependant seul en ton bénéfice ? Boileau, Épît. 2.

  • 4Gain, profit. Bénéfices très considérables. Il a réalisé son bien avec bénéfice. Il ne faut pas faire du bien pour en tirer bénéfice. Rechercher un bénéfice licite. Les bénéfices de l'entrepreneur, du banquier.

    Représentation à bénéfice, représentation dont le produit est abandonné par le théâtre à un comédien, à un auteur, etc.

  • 5Nom que les Juifs d'Amsterdam donnent aux diamants de rebut.

    PROVERBE

    Les chevaux courent les bénéfices, et les ânes les attrapent, c'est-à-dire il arrive souvent que des gens obtiennent ce qu'ils ne méritent pas.

HISTORIQUE

XIIIe s. Cil qui de soi estoit mauvès out tost obliez les benefices que li empereres li out faiz, Rec. des Hist. de France, t. VI, p. 148. Les benefices de sainte Esglise donne à bones persones et de nete vie, Joinville, 301.

XIVe s. Quel profit seroit-ce d'avoir tele bonne fortune qui ne feroit de benefice à autre ? Oresme, Eth. 228. Celui qui reçoit aucun bien ou benefice, il est mendre [moindre, inférieur] quant à celui qui le fait, Oresme, ib. 123.

XVIe s. Si les opinions estrangieres m'estoient presentes par le benefice de la memoire, Montaigne, I, 34. Celle que je doibs au benefice de ma cholique, ce n'est ny chasteté ny temperance, Montaigne, III, 273. Ceulx qui courent un benefice ou un lievre ne courent pas, Montaigne, IV, 160. Le senat ne voulut point que ce personnage retournast par la grace et le benefice du peuple, Amyot, Cor. 45. Il suffit que nous monstrions avoir souvenance de son benefice [bienfait], Amyot, Cimon, 5.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

* BÉNEFICE, GAIN, PROFIT, LUCRE, ÉMOLUMENT, (Grammaire.) Le gain semble dépendre beaucoup du hasard ; le profit paroît plus sûr ; le lucre est plus général, & à plus de rapport à la passion ; l’émolument est affecté aux emplois ; le bénéfice semble dépendre de la bienveillance des autres. Le gain est pour les joüeurs ; le profit pour les marchands ; le lucre pour les hommes intéressés ; l’émolument pour certaines gens de robe & de finance ; & le bénéfice pour celui qui revend sur le champ. Le joüeur dira, j ai peu gagné ; le marchand, je n’ai pas fait grand profit ; l’employé, les émolumens de mon emploi sont petits ; le revendeur, accordez-moi un petit bénéfice : & l’on peut dire d’un homme intéressé, qu’il aime le lucre.

Bénéfice, s. m. (Droit canoniq.) office ecclésiastique auquel est joint un certain revenu qui n’en peut être séparé. Ce nom vient de ce qu’au commencement les évêques donnoient quelquefois aux ecclésiastiques qui avoient long-tems servi, quelque portion des biens de l’Eglise pour en joüir pendant un tems, après lequel ce fonds revenoit à l’Eglise ; ce qui ressembloit aux récompenses que les empereurs accordoient aux soldats Romains en considération de leurs services ; d’où l’on appelloit ces soldats, milites beneficiarii ; & d’où quelques auteurs tirent l’origine de nos fiefs. Ce nom a passé ensuite aux ecclésiastiques, à qui on a donné de semblables fonds pour subsister. Leur véritable origine ne paroît pas avoir précédé le viii. siecle, où l’on fit le partage des biens d’Eglise. On ne laisse pourtant pas que de trouver quelques vestiges des bénéfices dès l’an 500, sous le pape Symmaque : on voit qu’alors on donna à un clerc qui avoit bien servi l’Eglise, un champ en fonds qu’il posséda, & dont il tira sa subsistance. On trouve de plus dans un canon du premier concile d’Orange, tenu en 441, quelques traces de la fondation des bénéfices & du droit de patronage, tant ecclésiastique que laïque : mais ce n’étoit pas l’ordinaire avant le viii. siecle ; communément les ecclésiastiques subsistoient des revenus des biens des églises & des oblations des fideles que l’évêque distribuoit entre eux. Du tems de Charlemagne, les curés & les autres ministres de l’Eglise joüissoient de revenus fixes & certains, & percevoient des dixmes ; & cette coûtume s’établit dans tout l’Occident. Ce fut alors que ces titres ecclésiastiques furent appellés bénéfices, & que chaque clerc eut un revenu attaché à son titre.

Les bénéfices sont ou séculiers ou réguliers. Les séculiers sont l’évêché, les dignités des chapitres ; savoir, la prevôté, le doyenné, l’archidiaconné, la chancellerie, la chantrerie ; les charges d’écolâtre ou capricol, ou théologal, de thrésorier, de chefcier, & les canonicats, qui sont des places de chanoines, ou sans prébende, ou avec prébende, ou avec semi-prébende. Les autres bénéfices séculiers, les plus ordinaires, sont les simples cures, les prieurés-cures, les vicaireries perpétuelles, les prieurés simples, & les chapelles.

Les bénéfices réguliers sont l’abbaye en titre ; les offices claustraux qui ont un revenu affecté, comme le prieuré conventuel en titre, les offices de chambrier, aumônier, hospitalier, sacristain, célérier & autres semblables. Les places de moines anciens & non-réformés, sont regardées presque comme des bénéfices. On ne donne pourtant proprement ce nom qu’aux offices dont on prend des provisions.

On divise encore les bénéfices en bénéfices sacerdotaux, bénéfices à charge d’ames, & bénéfices simples. Les bénéfices sacerdotaux sont des bénéfices ou dignités ecclésiastiques, qu’on ne peut posséder sans être prêtre, ou en âge de l’être du moins dans l’année. Les bénéfices à charge d’ames sont ceux dont le pourvû a jurisdiction sur une certaine portion de peuple, dont l’instruction est confiée à ses soins ; tels sont les évêchés & les cures. Enfin les bénéfices simples sont ceux qui n’ont ni charge d’ames, ni obligation d’aller au chœur, & qui par conséquent n’obligent point à résidence ; telles sont les abbayes ou prieurés en commende, & les chapelles chargées seulement de quelques messes, que l’on peut faire célébrer par d’autres.

Il y a des irrégularités qui empêchent de posséder des bénéfices ; telles que la bâtardise, la bigamie, la mutilation, le crime public pour lequel on peut être repris de justice, & le crime ecclésiastique, comme l’hérésie, la simonie, la confidence, &c. qui emportent privation du bénéfice. Les casuistes disputent sur la pluralité des bénéfices : quelques-uns la croyent illégitime ; le plus grand nombre la croit permise, & l’Eglise la tolere. En Angleterre, la plûpart des bénéfices ont été supprimés du tems de la réformation, parce qu’alors les biens ecclésiastiques ont passé dans les mains des laïques. Fleury, Instit. au Droit ecclés. tom. I. part. II. ch. xiv. xix. & xxviij.

Bénéfices consistoriaux, grands bénéfices, comme les évêchés, abbayes & autres dignités, ainsi appellés, parce que le pape en donne les provisions aprés une délibération faite dans le consistoire des cardinaux. On donne ce nom en France aux dignités ecclésiastiques dont le Roi a la nomination, suivant le concordat fait entre le pape Léon X. & François I. mais ce concordat n’a fait que renouveller un droit que les rois de France avoient possédé des le commencement de la monarchie. Grégoire de Tours, Aimoin, & nos anciens historiens, sont pleins d’exemples qui prouvent que nos rois de la premiere race disposoient des évêchés. Ils en parlent en ces termes : talis episcopus ordinatus est jussu regis, ou assensu regis, ou decreto regis. Cet usage continua sous la seconde race. Loup, abbé de Ferrieres, rapporte que le roi Pepin obtint le consentement du pape pour nommer aux grandes dignités ecclésiastiques ceux qu’il en jugeroit les plus capables pour le bien de son état. Hincmar, archevéque de Rheims, & Flodoard, parlent aussi de ces nominations. C’est ce qu’on voit encore dans le second concile d’Aix-la-Chapelle, tenu sous Louis le Debonnaire. Les rois successeurs d’Hugues Capet, en userent ainsi, comme le témoigne, en plusieurs endroits de ses épitres, Fulbert, éveque de Chartres, qui vivoit dans le xi siecle, du tems du roi Robert. Il est vrai que dans le xii, les papes disposerent de plusieurs de ces bénéfices : mais vers le commencement du xiii, sous Philippe Auguste, les élections eurent lieu, de sorte néanmoins que le roi les autorisoit, & l’évêque élû ne pouvoit être consacré sans le consentement du prince. Le concordat n’a donc fait que rendre au roi le droit de nomination aux grands bénéfices, que quelques-uns disent appartenir au roi de France en qualité de Roi ; parce que le choix des prélats est une chose importante pour la conservation de l’état, & que ce monarque est le premier patron & protecteur des églises de son royaume. Les autres rois & princes souverains joüissent d’un pareil droit ; & cette nomination a eu lieu en Hongrie, en Espagne, dans les Pays-Bas, à Venise & en Savoie. Elle étoit aussi en usage en Angleterre & en Ecosse avant la réformation, & le roi y nomme encore aux archevêchés & évêchés : mais on ne peut plus appeller ces dignités bénéfices consistoriaux, depuis que le pape n’en donne plus la confirmation. Pithou, Traité des Libert. de l’Egl. Gallic. (G)

Bénéfice, en terme de Droit civil, signifie en général une exception favorable accordée par la loi ou par le prince, qui rend l’impétrant habile à une fonction ou une qualité dont il étoit incapable à la rigueur. Tels sont le bénéfice d’age, voyez Age ; le bénéfice de cession, voyez Cession ; de division, voyez Division ; de discussion, voyez Discussion ; d’inventaire, voyez Inventaire ; &c.

Bénéfice se prend aussi quelquefois pour un simple privilége ou droit favorable. C’est en ce sens qu’on dit, que le bénéfice du vendeur sert à l’acheteur. (H)

Bénéfice, (Commerce.) signifie avantage, gain, profit. On dit qu’un marchand a du bénéfice sur le marché ou la vente de certaines marchandises.

Quand on dit qu’un banquier fait tenir de l’argent d’une place à l’autre avec bénéfice, cela doit s’entendre qu’au lieu de demander quelque chose pour l’échange, il donne du profit. Quand le change est au pair, il n’y a ni bénéfice ni perte.

On nomme bénéfice d’aunage, le profit qui se rencontre sur l’aunage des étoffes, des toiles, &c. Il y a des endroits où, quoique l’aune soit égale à celle de Paris, on ne laisse pas de trouver un bénéfice considérable sur l’aunage, par la bonne mesure que donnent les fabriquans pour attirer les marchands. Ainsi, par exemple, à Roüen on donne vingt-quatre aunes de toile pour vingt aunes, ce qui est quatre aunes de bon ou de bénéfice sur chaque fois vingt aunes. Voyez Aunage. (G)

Bénéfices, s. m. (Hist. anc.) terme dont les anciens se servoient pour signifier les fonds de terre qu’on donnoit aux vieux soldats ou vétérans, pour récompense de leurs services ; & c’est de là qu’on appelloit ces soldats beneficiarii milites. Les Turcs en usent encore aujourd’hui de même à l’egard de leurs spahis ou timariots. Voyez Spahi & Timariot. (G)

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Étymologie de « bénéfice »

(Siècle à préciser) Du latin beneficium (« bienfait »).
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Provenç. benefici ; espagn. beneficio ; ital. benefizio ; de beneficium, de bene, bien (voy. BIEN, adv.) et facere, faire.

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Phonétique du mot « bénéfice »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
bénéfice benefis

Évolution historique de l’usage du mot « bénéfice »

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Citations contenant le mot « bénéfice »

  • Les jeunes sont toujours prêts à donner à leurs aînés le bénéfice de leur inexpérience. De Oscar Wilde
  • L’Etat ne participe jamais aux catastrophes mais participe toujours aux bénéfices. De Michel Audiard
  • Mieux vaut être aux dommages avec un sage qu'aux bénéfices avec un sot. De Proverbe roumain
  • Tirer bénéfice d'un bon conseil demande plus de sagesse que de le donner. De John C. Collins
  • Société : système ingénieux pour obtenir des bénéfices individuels sans responsabilité individuelle. De Ambrose Bierce
  • Neige au blé est tel bénéfice Qu'au vieillard la bonne pelisse. De Proverbe français
  • Il faut prendre le bénéfice avec les charges. De Proverbe français
  • Les chevaux courent les bénéfices et les ânes les attrapent. De Proverbe français
  • Il faut laisser à Dieu le bénéfice du doute. De Sacha Guitry / Toutes réflexions faites
  • Plus un bénéfice est illégal, plus l'homme y tient. Honoré de Balzac, César Birotteau
  • La société existe pour le bénéfice des hommes, et non les hommes pour le bénéfice de la société. De Herbert Spencer
  • La mort est un bilan sans bénéfice ni perte. De Michaël Veuillet
  • Celui qui pense que, chez les grands personnages, les nouveaux bénéfices font oublier les vieilles injures, il s'abuse. De Nicolas Machiavel / Le Prince
  • Les députées En Marche Olivia Grégoire et Cendra Motin vont déposer un texte la semaine prochaine pour étendre aux PME de moins de 50 salariés le dispositif obligatoire de partage des bénéfices. Les Echos, Une proposition de loi pour rendre obligatoire la participation des salariés aux bénéfices | Les Echos
  • Toutes les entreprises imposées d'après leur bénéfice réel peuvent profiter de ce crédit d'impôt, qu'elles soient exploitées sous forme individuelle ou sociétaire, soumise à l'IS ou non. Les micro-entreprises et auto-entrepreneurs sont exclus du dispositif. LégiFiscal, Crédit d'impôt pour la formation des dirigeants d'entreprise LégiFiscal
  • Les principales Bourses européennes évoluent en baisse en début de séance lundi, cédant aux prises de bénéfice après les plus hauts de plus de trois mois atteints par de nombreux indices à la faveur des nouvelles mesures de soutien de la Banque centrale européenne (BCE) et du rebond inattendu de l'emploi aux Etats-Unis. , Prises de bénéfice en Europe après une séquence de forte hausse
  • Sur Twitter, le sénateur Jean-Marc Boyer (LR) a critiqué le choix de limiter les lignes aériennes intérieures, arguant que le bénéfice écologique serait très faible. Franceinfo, Vrai ou Fake : quel bénéfice écologique pour la fermeture des lignes intérieures Air France ?
  • L’Association Cantonale Vaudoise de Hockey sur Glace (ACVHG) a tenu son assemblée générale ordinaire le 24 juin à Yverdon-les-Bains et annonce que l’exercice passé a dégagé un bénéfice de plus de CHF 3000.- . Planète Hockey, Actualité - ACVHG: bénéfice et nouveau concept de formation | Planète Hockey
  • Outre les remarques sur la baisse du bénéfice, les actionnaires ont réclamé une revue du portefeuille participations de la Banque, face au nombre de filiales déficitaires ou en difficulté, notamment l’AFC, ou encore la société immobilière SARI, qui a subi en 2019 une perte de 3,4 MD contre un déficit de 1,7 MD l’année précédente.  Rappelons que le groupe a enregistré en 2019, une forte baisse de la quote-part dans les résultats des entreprises mises en équivalence, de 4,4 à 0,5 MD. Le résultat net part du groupe a reculé de 9% malgré le bond affiché par le résultat d’exploitation consolidé, qui s’est amélioré de 46,4%. , 37e AGO de l’ATB : baisse de 14% de son bénéfice (2019/2018), pas de dividendes et des petits porteurs toujours mécontents | Tunisie Tribune
  • L'être humain est rationnel et cherche à maximiser une fonction d'utilité sous contraintes (l'utilité étant la mesure de la satisfaction obtenue par la consommation). Il compare les bénéfices anticipés de son acte et les coûts et sacrifices qu'il exige de lui. La personne qui commet un crime passe à l'acte si les premiers excèdent les seconds. Slate.fr, Agatha Christie, une approche économique du crime | Slate.fr
  • Le géant laitier Lactalis a annoncé avoir enregistré un bénéfice net en repli de 25% en 2019, année marquée par neuf acquisitions, au cours d'un rare exercice de communication pour ce groupe familial réputé secret. , Lactalis lève un coin du voile : bénéfice net en repli de 25% en 2019 , Actualités générales - Pleinchamp

Traductions du mot « bénéfice »

Langue Traduction
Anglais benefit
Espagnol beneficio
Italien beneficio
Allemand gewinn
Portugais benefício
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Synonymes de « bénéfice »

Source : synonymes de bénéfice sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « bénéfice »

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