Sot : définition de sot, sotte


Sot, sotte : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

SOT, SOTTE, adj. et subst.

I. − Adj. [Pour indiquer un défaut ou une erreur de jugement]
A. − [Qualifie une pers.]
1. Qui est dénué d'intelligence, de bons sens. Synon. balourd, bête, borné, idiot, imbécile, niais, obtus, stupide; anton. avisé, clairvoyant, intelligent, sage, sensé.Homme sot; femme, fille sotte; sotte créature; sot animal; être sot(te) et laid(e). Sottes gens que ces auteurs de morale qui n'ont pas le souci ni le sens de ces inconséquences constantes, et qui vont droit devant eux en raisonnant sur les choses qui devraient se passer comme elles ne se passent pas en effet (Blondel,Action, 1893, p. 170):
1. Lorsque l'homme est suffisamment et solidement sot, lorsqu'il ne se doute même pas des différences de valeurs logiques, qu'il ne sent pas l'escamotage des objections, qu'il confond des impressions primitives, naïves, avec l'authenticité, etc. l'opinion en lui se baptise conviction. Valéry,Tel quel II, 1943, p. 299.
a) Fam. [Par affaiblissement de sens; dans des expr. du type être bien/assez sot de/pour...] Déraisonnable. Synon. être bien/assez bête.Je mourais de colère contre moi-même: quoi! j'avais été assez sot pour parler à mes parents de ce qui m'intéressait? (Stendhal,H. Brulard, t. 1, 1836, p. 300).Ce double mouvement des épaules signifie ainsi, par sa nature même: « Ce n'était que cela; je suis bien sot de m'émouvoir » (Alain,Propos, 1910, p. 79).
b) Empl. subst. Synon. idiot, imbécile; (fam.) abruti, andouille, crétin.Un(e) jeune, grand(e) sot(te); passer pour un sot. Votre cousine est une petite sotte, sans éducation, commune, sans dot, et qui passe sa vie à raccommoder des torchons (Balzac,E. Grandet, 1834, p. 61).Les sots sont sots exprès et admirablement. J'en connais cent, qui se font bêtes parce qu'on les croit bêtes. Tout enfant a fait cette expérience; le visage sévère, méprisant, blâmant déjà, vous rappelle à une sorte de devoir; vous êtes niais par politesse (Alain,Propos, 1931, p. 1010).
Locutions
α) [Pour atténuer ou renforcer l'appréciation qu'implique le subst. seul]
Demi-sot (en compos.), triple sot. Tu t'es endormi tranquillement avec l'espoir de te réveiller, de voir luire des jours meilleurs (...) Triple sot! (Ponson du Terr.,Rocambole, t. 1, 1859, p. 18).Vu ces jours-ci un homme que Stendhal eût appelé un demi-sot. Le demi-sot en question a des parties d'intelligence que je ne songerais pas à nier; il est même, quelquefois, assez brillant, mais profondément c'est un sot et l'on dirait que ce qu'il a d'intelligence ne sert qu'à alimenter sa sottise (Green,Journal, 1945, p. 255).
Sot en trois lettres. Extrêmement sot. Aux yeux de quiconque n'est point un sot, en trois lettres, toutes les sciences sont intéressantes (M. BLoch,Apol. pour hist., 1944, p. xi).
β) Vieilli ou littér. Quelque sot! [P. ell. du syntagme verbal quelque sot pourrait le croire, le dire, le faire, etc.] Fallait-il donc repousser la fortune pour braver le péril? Quelque sot! Saint Thomas de Cantorbéry n'accepta-t-il pas les châteaux de Henri II? (Mérimée,Abbé Aubain, 1847, p. 170).Vous en vouloir, moi? Quelque sot! (Verlaine, Œuvres compl., t. 3, Dédic., 1890, p. 95).
2. Qui manifeste de la confusion, de l'embarras, de la maladresse. Synon. déconcerté, embarrassé, interdit, troublé.Se trouver (tout) sot. Lorsque (...) on voulut enlever le mobilier, Desroches, un peu sot de s'être laissé pincer par son confrère (telle fut son expression), s'y opposa (Balzac,Illus. perdues, 1843, p. 595).On venait de bien rire avec les hirondelles: l'Antoinette se croyait de les attraper, comme on attrape des mouches. Elle faisait « plouf » en l'air, avec sa petite main chaque fois qu'il en passait une. Puis elle restait sotte en ouvrant ses doigts (Giono,Gd Troupeau, 1931, p. 80).
[Qualifie le comportement, la physionomie d'une pers.] Faire une sotte figure. Grand dieu! Comme la timidité donne l'air sot à l'homme le plus aimable! (Stendhal,L. Leuwen, t. 3, 1835, p. 13).Il se troubla, il prit une mine sotte (Zola,Terre, 1887, p. 19).
B. − [Qualifie une chose]
1. [Qualifie une manifestation de l'esprit humain] Qui dénote, traduit une absence d'intelligence, de jugement, de bon sens. Synon. idiot, imbécile, stupide; anton. sage, sensé.Sotte demande; sotte manie; sotte question; sot orgueil; sots propos. L'affirmative n'est pas soutenable; mais que dirait-on si elle était soutenue par des docteurs qui, tout en décriant la médecine, vous soumettraient eux-mêmes à un traitement fondé sur un vieil empirisme et sur les plus sots préjugés? (Say,Écon. pol., 1832, p. 43):
2. Je lis un assez sot article dans le Mercure (du 16 février dernier) sur Salammbô et l'archéologie punique. « L'erreur de Flaubert », y est-il dit, « où Flaubert se trompe... » Je ne suis pas convaincu que M. Pezard, l'auteur de l'article, ne se soit pas trompé davantage en lisant Salammbô. Gide,Journal, 1908, p. 266.
2. [Qualifie un événement, une situation] Grotesque, ridicule. Synon. fâcheux.C'est une assez sotte coutume de faire cadeau d'armes à feu aux sauvages! (Verne,Enf. cap. Grant, t. 3, 1868, p. 163).S'ils avaient écouté la voix de la raison (...). L'amour libre aurait remplacé les sottes conventions du mariage (Maurois,Ariel, 1923, p. 10).
Expr. Il n'y a pas de sot métier*.
3. [Dans une tournure impers.] Thierry démontre, à propos des barbares, combien il est sot de rechercher si tel prince fut bon ou fut mauvais (Flaub.,Bouvard, t. 1, 1880, p. 122).Cela paraît bien sot à dire, et pourtant c'est la vérité: toutes les apparences sont contre moi et j'ai l'air de jouer une affreuse comédie (Bernanos,Joie, 1929, p. 691).
4. P. anal., pop. Engourdi par le froid. Synon. gourd.Des mains sottes, des mains dont on ne peut se servir (France1907).
II. − Subst., HIST. LITTÉR. [Au Moy. Âge] Personnage de bouffon, de fou jouant dans une sotie. Le mardi gras de l'année 1511 est surtout mémorable dans l'histoire du théâtre par la représentation du Prince des sots et de Mère-sotte, qui se donna aux halles de Paris (Sainte-Beuve,Tabl. poés. fr., 1828, p. 204).
Fête des Sots. Fête annuelle célébrée par des sociétés nommées « soties ». (Dict. xixeet xxes.).
REM. 1.
Sosot, -otte, adj. et subst.,synon. de sot, sotte. [P. affaiblissement, atténuation]La préfète: jeune, fraîche, boulotte, un peu sosotte (Gyp,Gde vie, 1891, p. 58).« Savez-vous, ma mère », insistait Sabine, « comment cette petite sosotte appelle cet animal? » (Bourget,Geôle, 1923, p. 13).Var. sossot (ds France 1907 et Car. Argot 1977).
2.
Sotiot, subst. masc.,région. (Berry), synon. de sot, sotte.Pourquoi donc ne voulez-vous pas que je raconte à maître Pierre ce qui s'est passé à son sujet tantôt avec ce grand sotiot de Polydore (Sand,Compagn. Tour de Fr., 1840, p. 159).
Prononc. et Orth.: [so], fém. [sɔt]. Vestiges d'un masc. [sɔt]. (Ds Fér. Crit. t. 3 1788, Nod. 1844, Littré, Rouss.-Lacl. 1927, p. 171, Grammont Prononc. 1938, p. 94), de nature peut-être expressive (Littré). Mart. Comment prononce 1913, p. 328: ,,On prononçait le t de sot et mot devant un repos comme devant une voyelle`` Ac. 1694: sot, -ote; dep. 1718: sotte. Étymol. et Hist. 1. a) 1155 soz adj. « qui manque d'intelligence, de jugement » (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 5570); fin xiies. sos subst. « insensé, personne qui manque d'intelligence, de jugement » (Sermons St Grégoire sur Ezechiel, éd. K. Hofmann, p. 19: li sos vet en tenebres [Eccl. 2, 14]); b) 1655 sot adj. « embarrassé, confus » (Molière, Etourdi, 870: un homme [...] qui s'est trouvé fort sot); 2. a) 2emoit. xiiies. [date ms.] sot subst. « fou, bouffon » (Chrétien de Troyes, Perceval, éd. W. Roach, 4077 [fol ds éd. F. Lecoy, 4059]); b) 1387 « personnage de fou, de bouffon, dans une sotie » ([Arch. nat.] JJ 130, pièce 271 ds La Curne: le jeu des sos); 3. a) av. 1453 « qui ne dénote ni intelligence, ni jugement (en parlant de quelque chose) » (Monstrelet, Chron., l. 1, chap. 78, éd. L. Douët-D'Arcq, t. 2, p. 185: ledit duc de Bourgongne, voiant leur sote et rude manière); b) 1783 proverbe il n'y a point de sot métier (Mirabeau, Le Libertin de qualité, Paris, Bibl. des curieux [1911], p. 102). Du lat. médiév. sottus « sot » (ca 800, Theodulf ds Du Cange et Blaise Latin. Med. Aev.), d'orig. inc., peut-être issu d'un rad. *sott- (FEW t. 12, pp. 508-512). Fréq. abs. littér.: 2 769. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 5 272, b) 3 445; xxes.: a) 4 007, b) 3 020. Bbg. Hasselrot 1957, p. 218. − Lerat (P.). Le Ridicule et son expression dans les comédies fr. de Scarron à Molière. Thèse, Paris, 1978, pp. 215-244.

Sot, sotte : définition du Wiktionnaire

Adjectif

sot \so\ ou \sɔ\ (Wallonie)

  1. Qui est sans esprit, sans jugement.
    • Je ne suis pas si sot que de le croire.
    • Un sot animal, une sotte bête.
    • Il n’est point sot, ainsi que l’ont pu croire certains dont le point de vue était différent ; au contraire, le moindre de ses jugements fait preuve d'une netteté d’esprit singulière. — (André Gide, Journal 1889-1939, Bibliothèque de la Pléiade, Éditions Gallimard, 1951, page 350)
  2. Qui est embarrassé, déconcerté, confus.
    • Il est resté sot, tout sot.
  3. Qui est fait sans esprit et sans jugement.
    • Une sotte entreprise.
    • Un sot projet.
    • Un sot discours.
    • Un sot livre.
    • Une politique sotte et cruelle — (Le Monde diplomatique, juin 1994)
    • La nostalgie est un sentiment assez sot, et qui ne mène nulle part… — — (Le Figaro, 15 octobre 2007)
  4. Qui est fâcheux ou ridicule.
    • La chose mérite d'être soulignée, car cette mauvaise langue de Mme de Genlis reprendra à son compte un ragot particulièrement sot, faisant de l'anglais de Voltaire un baragouin insupportable. Voilà qui est absolument faux. — (Vincent Badaire, Ce diable d'homme ou Voltaire inconnu, TF1/Telecip & Hachette/CEDS, 1978, chap. 5)
    • Il a fait un sot mariage.
    • Voilà une sotte aventure.
    • Faire une sotte figure.

Nom commun

sot \so\ masculin (pour une femme on dit : sotte)

  1. Personne sans esprit, sans jugement.
    • Il y a deux espèces de sots : ceux qui ne doutent de rien , et ceux qui doutent de tout. Les premiers sont dangereux, car ils se chargent de tout ; les autres ne le sont pas, car ils n'encouragent personne à les charger de quelque chose. — (Charles-Joseph de Ligne, « Mes Écarts ou Ma tête en liberté », dans les Œuvres choisies, littéraires, historiques et militaires du Maréchal Prince de Ligne, vol. 2, publiées par un de ses amis, J. J. Paschoud / F. Buisson, Genève / Paris, 1809, p. 101)
    • Faut-il que ce soit ce sot, ce pauvre esprit incompétent, qui doive me succéder sur le trône, pensait Philippe le Bel. Enfin, espérons que d’ici là il aura mûri. — (Maurice Druon, Le Roi de fer)
    • Trissotin : J’ai cru jusques ici que c’était l’ignorance
      Qui faisait les grands sots, et non pas la science.
      Clitandre : Vous avez cru fort mal, et je vous suis garant,
      Qu’un sot savant est sot plus qu’un sot ignorant.
      — (Molière, Les Femmes savantes, acte IV, scène 3)
    • Un sot fait un saut en portant un sceau dans un seau.

Nom commun

sotte \sɔt\ féminin

  1. Personne sans esprit, sans jugement.
    • Tu te crois intelligente, mais tu n’es en réalité qu’une pauvre sotte.

Forme d’adjectif

sotte \sɔt\

  1. Féminin singulier de sot.
    • Une sotte entreprise.

Nom commun

sotte \sɔt\ féminin

  1. Personne sans esprit, sans jugement.
    • Tu te crois intelligente, mais tu n’es en réalité qu’une pauvre sotte.

Forme d’adjectif

sotte \sɔt\

  1. Féminin singulier de sot.
    • Une sotte entreprise.

Nom commun

sotte \sɔt\ féminin

  1. Personne sans esprit, sans jugement.
    • Tu te crois intelligente, mais tu n’es en réalité qu’une pauvre sotte.

Forme d’adjectif

sotte \sɔt\

  1. Féminin singulier de sot.
    • Une sotte entreprise.

Nom commun

sotte \sɔt\ féminin

  1. Personne sans esprit, sans jugement.
    • Tu te crois intelligente, mais tu n’es en réalité qu’une pauvre sotte.

Forme d’adjectif

sotte \sɔt\

  1. Féminin singulier de sot.
    • Une sotte entreprise.
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Sot, sotte : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

SOT, OTTE. adj.
Qui est sans esprit, sans jugement. Je ne suis pas si sot que de le croire. Un sot animal, une sotte bête. Il signifie quelquefois Qui est embarrassé, déconcerté, confus. Il est resté sot, tout sot. Il se dit aussi des Choses faites sans esprit et sans jugement. Une sotte entreprise. Un sot projet. Un sot discours. Un sot livre. Prov., À sotte demande, à sotte question, point de réponse.

SOT se dit également de Certaines choses fâcheuses ou ridicules. Il a fait un sot mariage. Voilà une sotte aventure. Faire une sotte figure.

SOT s'emploie aussi comme nom. C'est un sot. Vous êtes une petite sotte. Fam., C'est un sot en trois lettres se dit d'un Homme fort bête. Fam. et par ellipse, Quelque sot, Quelque sot le dirait, le ferait, y croirait, y serait trompé. Il est vieux.

Sot, sotte : définition du Littré (1872-1877)

SOT (so, so-t' ; le t se lie : un so-t animal ; des grammairiens disent que le t de sot se prononce, quand un père, réprimandant son fils, dit : vous êtes un sot ; cela n'est pas à recommander, et le t ne doit pas plus se prononcer dans cette circonstance que dans les autres) adj.
  • 1Qui est sans jugement. On peut être sot avec beaucoup d'esprit, et on peut n'être pas sot avec peu d'esprit, La Rochefoucauld, Réfl. div. p. 119. Aussi sot par derrière que par devant, Molière, Bourg. gent. III, 4. Ceux-là [occupés à la philosophie, aux sciences] sont les plus sots de la bande, puisqu'ils le sont avec connaissance, au lieu qu'on peut penser des autres qu'ils ne le seraient plus s'ils avaient cette connaissance, Pascal, Pens. IV, 2, éd. HAVET. J'aime le bel abbé de l'attention qu'il paraît avoir pour vos affaires, et du soin qu'il a de me chercher pour en discourir avec moi, qui ne suis pas si sotte sur cela, à cause de l'intérêt que j'y prends, que sur toutes les autres choses du monde, Sévigné, 21 août 1676. De Paris au Pérou, du Japon jusqu'à Rome, Le plus sot animal, à mon avis, c'est l'homme, Boileau, Sat. VIII. Si vous voyez deux chiens… qui se mordent et se déchirent, vous dites : voilà de sots animaux ; et vous prenez un bâton pour les séparer, La Bruyère, XII. Je serais fâché que vous crussiez que je suis assez sot pour ne rien voir, quoique je sois assez honnête pour ne rien dire, Hamilton, Gramm. 8. Il n'est pas sot, ce Valère ; il n'est parbleu pas sot ! Lesage, Crisp. riv. de son maître, sc. 13. Si l'abbé Coyer parle comme il écrit, il doit être fort aimable ; mais ma mère, qui avait vu Despréaux, disait que c'était un bon livre et un sot homme, Voltaire, Lett. d'Argental, 6 juill. 1761. Madame [mère du régent], ajoutait-il [Clermont-Tonnerre], est le plus sot homme du monde, et Monsieur la plus sotte femme, Duclos, Œuv. t. V, p. 238.

    Familièrement. Je ne suis pas si sot, c'est-à-dire c'est une sottise, une imprudence que je ne commettrai pas. Je n'y vas point, je ne suis pas si sot, La Fontaine, Fabl. II, 2.

    Substantivement. La sage se sait vendre où la sotte se donne, Régnier, Sat. XII. Parce que Junius Brutus contrefit le sot, ils ont eu de la défiance de tous les sots ; ils se sont figuré que tous les niais imitaient Brutus, Guez de Balzac, De la cour, 3e disc. Sache le sot qui s'en scandalise, que tout homme est sot en ce bas monde, aussi bien que menteur ; les uns plus, les autres moins ; et moi qui vous parle, peut-être plus sot que les autres, Scarron, Rom. com. I, 9. M. Ravaud, votre ami, m'a prié de lui en servir [de caution], et je l'ai fait pour l'amour de vous, quoique je sache que le titre de fidejussoribus dans le droit est appelé le titre des sots, Patin, Lett. t. II, p. 24. Un sot n'a pas assez d'étoffe pour être bon, La Rochefoucauld, Max. 387. Quand le malheur ne serait bon Qu'à mettre un sot à la raison, Toujours serait-ce à juste cause Qu'on le dit bon à quelque chose, La Fontaine, Fabl. VII, 7. Dans tous les beaux-arts, c'est un supplice assez fâcheux que de se produire à des sots, Molière, Bourg. gent. I, 1. Et c'est mon sentiment qu'en faits comme en propos La science est sujette à faire de grands sots, Molière, Femm. sav. IV, 3. Le plus grand des maux est les guerres civiles, elles sont sûres, si on veut récompenser les mérites… le mal à craindre d'un sot qui succède par droit de naissance n'est ni si grand ni si sûr, Pascal, Pens. V, 3, édit. HAVET. Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire, Boileau, Art p. I. Un sot ni n'entre, ni ne sort, ni ne s'assied, ni ne se lève, ni ne se tait, ni n'est sur ses jambes, comme un homme d'esprit, La Bruyère, II. Les fautes des sots sont quelquefois si lourdes et si difficiles à prévoir, qu'elles mettent les sages en défaut et ne sont utiles qu'à ceux qui les font, La Bruyère, XI. Un sot est celui qui n'a pas même ce qu'il faut d'esprit pour être fat, La Bruyère, XII. Ma séve est passée, je n'ai plus ni fruits ni feuilles… les sots et les fanatiques auront bon temps cet automne et cet hiver ; mais gare le printemps, Voltaire, Lett. d'Argental, 28 août 1760. L'expérience ne fait-elle pas voir que presque tous les sots ne valent rien ? Comte de Caylus, Mém. de l'acad. de Troyes, Œuvr. t. XII, p. 91, dans POUGENS. Je m'étais persuadé que j'avais du génie ; au bout de ma ligne, je lis que je suis un sot, un sot ! un sot ! Diderot, le Neveu de Rameau. Il [Galilée, à ceux qui lui demandaient à quoi servaient les recherches mathématiques] répondait que la géométrie servait principalement à peser, à mesurer et à compter : à peser les ignorants, à mesurer les sots, et à compter les uns et les autres, D'Alembert, Élog. Bernoulli.

    Maître sot, se dit à un inférieur qu'on rabroue. Holà, maître sot ! vous savez que je vous ai dit que je n'aime pas les faiseurs de remontrances, Molière, Don Juan, I, 2.

    Un bon sot, un homme qui croit ce qu'on lui dit, qui se laisse attraper. J'étais un bon sot, moi, de croire, quand tu m'as parlé de prendre des précautions, que…, Hamilton, Gramm. 3.

    C'est un sot en trois lettres, se dit pour appuyer sur la qualification… Vous êtes un sot en trois lettres, mon fils, Molière, Tart. I, 1.

    Familièrement. Par ellipse, quelque sot, c'est-à-dire quelque sot le ferait, le dirait, le croirait. Moi, monsieur ! quelque sot : la colère fait mal, Molière, l'Ét. II, 7. Orgon : Certes, je t'y guettais. - Dorine : Quelque sotte, ma foi !…, Molière, Tart. II, 2.

  • 2Il se dit des choses au même sens. Et toi, que me veux-tu, Ridicule retour d'une sotte vertu ? Corneille, Rodog. V, 1. La sotte vanité nous est particulière ; Les Espagnols sont vains, mais d'une autre manière : Leur orgueil me semble, en un mot, Beaucoup plus fou, mais pas si sot, La Fontaine, Fabl. VIII, 15. Le sot projet qu'il [Montaigne] a de se peindre ! Pascal, Pens. VI, 33. Toute la dignité de l'homme est en la pensée ; mais qu'est-ce que cette pensée ? qu'elle est sotte ! Pascal, ib. XXIV, 58 bis. Rien n'est si sot que d'aimer avec excès un enfant qui n'est point à moi, Maintenon, Lett. à l'abbé Gobelin, 14 juillet 1669. L'amour-propre est, hélas ! le plus sot des amours, Deshoulières, t. I, p. 103.
  • 3Fâcheux, désagréable, ridicule, en parlant de choses. Morgué ! voilà une sotte nuit, d'être si noire que cela, Molière, Georg. Dand. III, 1. Nous travaillons à finir une sotte affaire avec un président, pour recevoir le reste du payement d'une terre, Sévigné, 27 nov. 1675. Il y a eu une sotte occasion dans l'armée du maréchal d'Humières, où Nogaret a été dangereusement blessé, Sévigné, 2 août 1689. Je suis persuadée qu'une femme indifférente trouvera peu d'hommes assez hardis pour lui faire de sottes propositions, Mme de Puisieux, Ridic. à la mode, p. 21, dans POUGENS. …Et déjà je m'étonne Qu'il ne vous ait point fait quelque sot compliment, Regnard, Ménechmes, III, 11. La sotte guerre de Rousseau et de moi continue toujours ; j'en suis fâché, cela déshonore les lettres, Voltaire, Lett. Cideville, 25 sept. 1736.
  • 4Embarrassé, confus. Sans ce trait fallot Un homme l'emmenait, qui s'est trouvé fort sot, Molière, l'Ét. II, 14. Ils furent bien sots, lorsque, s'apprêtant à se saisir de mes effets, ils apprirent qu'ils étaient à couvert, Lesage, Guzm. d'Alf. VI, 3. On me mande qu'on est tout consterné et tout sot à Paris, Voltaire, Lett. d'Argental, 14 oct. 1759. Voulez-vous voir un personnage embarrassé ? placez un homme entre deux femmes avec chacune desquelles il aura des liaisons secrètes, puis observez quelle sotte figure il y fera, Rousseau, Ém. V. Comme il restera sot ! - Edmond : Bien sot de l'aventure, Al. Duval, Fille d'honneur, III, 8.

    Substantivement. Comme un sot, avec confusion. Sans l'inspiration subite de la lettre, il faut l'avouer, j'étais éconduit comme un sot, Beaumarchais, Barb. de Sév. III, 3.

  • 5 Au féminin, follement amoureuse. Si bien donc qu'elle est sotte de vous, Molière, l'Et. I, 6. Que Marinette est sotte après son Gros-René ! Molière, le Dép. IV, 4.
  • 6 Par euphémisme, il s'est dit d'un homme trompé par sa femme. Épouser une sotte est pour n'être point sot, Molière, École des femmes, I, 1. Se croyant aussi sot qu'il méritait de l'être, [il] Voulut perdre sa femme ; et, d'après ton rapport, Il la fit mourir, Montfleury, Femme juge et partie, I, 1.

    Substantivement. Il veut, à toute force, être au nombre des sots ; Il se maintient cocu…, La Fontaine, Coupe. Elles font la sottise, et nous sommes les sots, Molière, Sgan. 17. Elle ? elle n'en fera qu'un sot, je vous assure, Molière, Tart. II, 2. J'irais, par ma constance aux affronts endurci, Me mettre au rang des saints qu'a célébrés Bussi ! Assez de sots sans moi font parler dans la ville, Boileau, Sat. VIII.

  • 7Le sot, un des noms vulgaires de la raie oxyrrhynque, dite aussi sotte et alène ; c'est la raie au long bec de certains auteurs.
  • 8Mère sotte, titre d'une sotie, satire de l'Église. La plus célèbre de toutes les soties est celle de Mère sotte, composée et représentée par ordre exprès de Louis XII, Marmontel, Œuv. t. X, p. 156.

PROVERBES

À sotte demande point de réponse. Elle a raison : à sot compliment il faut une réponse de même, Molière, l'Avare, III, 11.

De sot homme sot songe, qu'il dorme ou qu'il veille un sot est toujours un sot.

Sot qui s'y fie, il faut prendre ses précautions.

Sottes gens, sotte besogne, on ne peut rien tirer de bon des sottes gens. On ne parle que des dissipations de cette maison [des Mirepoix], depuis les plus grandes jusqu'aux plus petites choses : sottes gens, sotte besogne, Sévigné, 21 août 1675.

REMARQUE

On peut dire à quelqu'un sans l'offenser : vous êtes un fou. Mais on ne peut pas lui dire sans l'outrager : vous êtes un sot.

HISTORIQUE

XIIe s. Coment sunt devenuit si sot li saige home qui un petit enfant aorent ? Saint Bernard, p. 550. Apostoles, fait il, cist rois nous tient por sot, Sax. XVII.

XIIIe s. On dist piecha [il y a longtemps], que cius [celui-là] a grant disette de sot, qui de lui meymes le fait, Chr. de Rains, p. 173.

XIVe s. Qui de trestout se taist, il doit bien pais avoir ; Et si ne sont pas bon à dire tout li voir [toutes les vérités] ; Hastive gent et sot n'aront jà grant avoir, Beaud. de Seb. X, 1062. Et sachiez que widecos sont les plus sos oyseaulx du monde, Modus, f° CXXXII, verso.

XVe s. … Les sotes vierges, Qui n'avoient oille ne cierges, Quant aux noces entrer cuiderent, Deschamps, Poésies mss. f° 490. L'un est menestrel, et l'autre a Semblant de faire le sot saige [ce qu'on a nommé plus tard un fou] ; Ces deux ont par tout l'avantaige, L'un en janglant, l'autre à corner, Deschamps, ib. f° 313. Tu [le vin] faiz batailles et rios ; Un saiges homs est par toy sos, Car il pert son sens par yvresse, Deschamps, ib. f° 377. Et si ay veu ailleurs escript Un proverbe qui sur ce dit Que les grans noces font li sot, Et li saige hommes sans escot, Deschamps, Miroir de mariage, p. 29. Les compaignons de Colomiers en Brie se sont acoustumez de eslire entre eulx un personnaige propre pour estre et avoir en tiltre le nom de prince des sotz…, Du Cange, princeps. Le duc de Bourgogne, voyant leur sotte et rude maniere [des Flamands], et que ce qu'il disoit riens ne luy prouffitoit, par belles et douces paroles les commença à rappaiser, Monstrelet, t. I, ch. 78, p. 131, dans LACURNE.

XVIe s. Qu'un gros sot en rimes compose Des vers par lesquels il me peint, Marot, III, 158. Ces sottes arguties, Montaigne, I, 190. Ses livres [de Ctésias] sont pleins de toute sorte de fables, non seulement incroyables, mais aussi folles et sottes, Amyot, Artax. 1. Tous les assistens dirent que c'estoit une sotte mal apprise, qui ne sçavoit ny bien ny honneur, Amyot, ib. 39. Le fol est sot quand et quand ; mais tout sot n'est pas fol, H. Estienne, Apol. d'Hérod. p. 18, dans LACURNE. Pourquoy est-ce quand on nomme homme sot, il s'estime coqu ? Moyen de parvenir, p. 369, dans LACURNE. Tellement que ce docte Homere Semble estre fils de sotte mere, Qui jadis rimoit en dormant, Ou plus tost dormoit en rimant, Du Verdier, Biblioth. p. 237. Femme sotte se cognoist à la cotte, Cotgrave Sot amy, c'est un ennemy, Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 417.

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Étymologie de « sot »

Étymologie de sot - Littré

Picard, sot, fou, mains sottes, mains engourdies par le froid ; wallon, so, sott ; espagn. et portug. zote ; angl. et anglo-saxon, sot ; holl. zot ; bas-lat. sottus. Origine inconnue.

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Étymologie de sot - Wiktionnaire

(Date à préciser) Du latin médiéval sottus.
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Phonétique du mot « sot »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
sot so play_arrow

Citations contenant le mot « sot »

  • A sotte question, point de réponse. De Jacques Chirac
  • La sotte vanité, voilà notre misère. De Jean-François Ducis / Épître à Monsieur Soldoni
  • La beauté n'a pas d'intelligence. Elle est aveugle, sotte, sotte... De Suzanne Paradis / Miss Charlie
  • La sage sait se vendre où la sotte se donne. De Mathurin Régnier
  • A femme sotte nul ne s'y frotte. De Proverbe français
  • Une sottise dite par une vieille bouche est aussi sotte que dite par de jeunes lèvres. De Marcelle Auclair
  • L'amour fait qu'un homme intelligent écoute pendant des heures une sotte. De Pierre Baillargeon / Madame Homère
  • La sotte vanité semble être une passion inquiète de se faire valoir par les petites choses. De Théophraste / Caractères
  • La sotte vanité, jointe avec l’envie, Deux pivots sui roule aujourd’hui notre vie. De Jean de La Fontaine / Fables
  • La phrase la plus sotte de la langue française, c'est "bête comme ses pieds". De Maurice Béjart / L'Arc
  • La plus sotte exagération est celle des larmes. Elle agace comme un robinet qui ne ferme pas. De Jules Renard / Journal 1887-1892
  • Une jolie femme sotte bien habillée, c’est une belle bouteille vide parée d’une superbe étiquette. De Alphonse Allais / Le Chat noir - 11 Janvier 1890
  • La foule croit qu'elle sait et comprend tout ; et plus elle est sotte, plus ses horizons lui semblent vastes. De Anton Tchekhov / Correspondance
  • Un homme voudrait que sa femme ait assez d’esprit pour apprécier son intelligence et soit assez sotte pour l’admirer. De Israël Zangwill
  • La femme la plus sotte peut mener un homme intelligent ; mais il faut qu'une femme soit bien adroite pour mener un imbécile. De Rudyard Kipling / Simples contes des collines
  • « Une idée sotte » Voici.fr, Éric Dupond-Moretti fan de sa compagne Isabelle Boulay : une chanson le fait « pleurer » - Voici
  • « Si nous ne représentons rien, si nous sommes des invisibles […] alors nous n'avions pas besoin de rester à entendre des réponses qui sont franchement sottes et blessantes pour la conception républicaine que nous avons », a déclaré à la presse le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, pour expliquer la manifestation d'humeur de son groupe. leparisien.fr, Indignés par une réponse «sotte» du gouvernement, les sénateurs LR quittent l’hémicycle - Le Parisien
  • « Ban squatter bizin retourn kot zot ti été avan. L’Etat pa kapav permet enn squatter sotte lake ». C’est ce qu’a déclaré Steven Obeegadoo, ce mercredi 15 juillet. Le Deputy Prime Minister et ministre du Logement et des Terres répondait à une question de la presse à l’issue de sa participation à une cérémonie de remise de chèques aux bénéficiaires du don du gouvernement pour la pose de la dalle, à Plaza, Rose-Hill, cet après-midi.  Le Defi Media Group, Obeegadoo : «L’État pa kapav permet enn squatter sotte laké» | Defimedia
  • Quand on voit que le moindre soubresaut du virus, réel ou imaginaire, a déclenché chez nous la mise en place de nouvelles obligations telles que le port du masque dans les supermarchés, on peut bien sûr imaginer qu’en cas de deuxième vague nos dirigeants n’hésiteraient peut-être pas à imposer le port du masque partout, même dans la rue. Je crois que si ceci se produit il va falloir REFUSER. Le virus ne s’attrape pas dehors, en tous cas pas dans les rues qui ne sont pas très très fréquentées. De plus les masques n’étant, la plupart du temps, que des objets décoratifs et inefficaces, il n’y a aucune raison que l’on soit obligé de les porter en plein air. Enfin il y a des limites à ne pas franchir quand on se trouve face à un virus de dangerosité moyenne qui, rappelons-le, laisse tout de même 97 % de chances de guérir si l’on est contaminé. Dans ces conditions il faudra dire NON, refuser de porter le masque dehors ou tout simplement demander à l’État de trouver une solution acceptable pour tout individu refusant de se soumettre à cette sotte obligation. Personnellement je souhaiterais que l’on mette gratuitement à ma disposition, pendant tout le temps nécessaire et en pouvant emporter tout ce qui me sera utile, une grande maison disposant d’un parc arboré et d’une piscine ainsi qu’un service permettant de me ravitailler sans que j’aie à sortir masqué. Car, comme disait CONFUCIUS : (traduction approximative) : « Une fois qu'on a passé les bornes, il n'y a plus de limites. » Le Figaro.fr, A Washington, le port du masque obligatoire «quand vous quittez la maison»
  • Je considère que c’est de la bêtise, que c’est infantile. Si encore on avait en France des statues qui représentaient des dictateurs, je ne dis pas qu’il ne faudrait pas réfléchir à les déboulonner. Mais de Gaulle… Si les Français sont aujourd’hui capables de vivre comme ils le font en liberté, et s’ils ne parlent pas allemand, c’est grâce à lui. On parle en ce moment de sa position vis-à-vis du colonialisme. Il en a été partisan, comme d’autres hommes de son temps, mais il a fait machine arrière. C’est pathétique de manquer à ce point d’information. C’est montrer qu’on est sot, qu’on n’a pas de culture et pas de clairvoyance. LCI, Lambert Wilson : "Vandaliser la statue du Général de Gaulle, c’est montrer qu’on est sot" | LCI
  • Que lui dit-il ? "Qu'il a besoin de rester calme. Parce que tout ce qu'il fait ou poste sur Instagram est directement analysé à la loupe et exagéré. Je sais que sur le terrain, il peut être très énergique et parfois sot, mais en gros, ce n'est pas une mauvaise personne". Walfoot.be, Geoffry Hairemans défend Didier Lamkel Zé - Tout le foot | Walfoot.be
  • Instruire un sot, c'est recoller des tessons. De La Bible / L'Ecclésiastique
  • Tricher au jeu sans gagner est d'un sot. De Voltaire / Eloge de l'hypocrisie
  • Le jeune homme est souvent sot et timide. De Jules Romains
  • Un sot est un sot en ce qu'il se croit capable de réflexion. De Lao She / Quatre générations sous un même toit
  • Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire. De Nicolas Boileau / L’art poétique
  • Un sot, quand il sait le latin, n’est jamais tout à fait un sot. De Proverbe espagnol
  • Devenez rapidement sage. Un sot à quarante ans est particulièrement sot. De Edward Young
  • En se taisant, le sot est sage et le sage est sot. De Simonide de Céos / Fragments
  • Un sot plein de savoir est plus sot qu’un autre homme. De Jean de La Fontaine
  • La cloche du sot est vite sonnée. De Anonyme / Le roman de la rose
  • Mieux vaut être sot que mort. De Robert Louis Stevenson / Virginibus Puerisque
  • Louange de sot, nuage de mai. De Proverbe amharique
  • Pâtir rend le bon sens au sot. De Hésiode
  • Un sot savant est sot plus qu'un sot ignorant. De Molière / Les femmes savantes
  • Un sot en six lettres, un sot double. De Jules Renard / Journal 1893 - 1898

Images d'illustration du mot « sot »

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Traductions du mot « sot »

Langue Traduction
Corse stupidu
Basque norbera
Japonais ばか
Russe дурачить
Portugais idiota
Arabe مجنون
Chinois 傻子
Allemand täuschen
Italien scemo
Espagnol tonto
Anglais fool
Source : Google Translate API

Synonymes de « sot »

Source : synonymes de sot sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « sot »



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