La langue française

Salut

Sommaire

  • Définitions du mot salut
  • Étymologie de « salut »
  • Phonétique de « salut »
  • Citations contenant le mot « salut »
  • Images d'illustration du mot « salut »
  • Traductions du mot « salut »
  • Synonymes de « salut »
  • Antonymes de « salut »

Définitions du mot salut

Trésor de la Langue Française informatisé

SALUT, subst. masc.

I. − [Corresp. à sauver]
A. − Fait d'échapper à un danger, à un malheur ou à la mort. Au moment où il [Gavroche] allait monter, Thénardier, qui voyait le salut et la vie s'approcher, se pencha au bord du mur (Hugo,Misér., t. 2, 1862, p. 185).Se voyant découverte et sur le point d'être saisie, Margot avait cherché son salut dans la fuite (Pergaud,De Goupil, 1910, p. 232).
Subst. + de salut.Moyen, voie de salut; planche* de salut. On venait d'imaginer, par exemple, les radeaux insubmersibles à double fond et à diverses fins. Le naufragé se tenait sur la plate-forme, tandis que le poisson destiné à sa subsistance barbottait en dessous. L'instrument de salut devenait ainsi un dépôt de vivres (Reybaud,J. Paturot, 1842, p. 268).J'opérai un moribond qui faillit trépasser entre mes mains; je restai deux nuits près de lui; puis, quand j'aperçus une chance de salut, je me fis conduire à la gare (Maupass.,Contes et nouv., t. 1, Relique, 1882, p. 839).
P. méton. Personne, chose à laquelle on doit d'être secouru, sauvé. Elle eût voulu être déjà chez elle, réfléchir, rassembler ses idées en déroute, trouver un secours, un salut pour Marc (Van der Meersch,Invas. 14, 1935, p. 258).
B. − [À propos d'une collectivité] Fait d'échapper à un grave danger qui pourrait remettre en cause son existence. Assurer le salut de l'état, de la nation, du pays. Sauf les royalistes et les Jacobins, les Français qui voulaient soit le salut du pays, soit le salut de la République, et ceux qui voulaient à la fois le salut de la République et celui du pays, furent d'accord pour appeler à l'aide le général victorieux (Bainville,Hist. Fr., t. 2, 1924, p. 97).Grouper, sous un pouvoir central provisoire, toutes les forces françaises à l'intérieur et à l'extérieur du pays et tous les territoires français qui sont susceptibles de lutter pour la libération et pour le salut de la France (De Gaulle,Mém. guerre, 1956, p. 429).
HIST. Comité de salut public. V. public2.
C. − THÉOL. Fait d'être délivré de l'état de péché et de souffrance, et d'échapper à la damnation. Synon. rachat, rédemption.Craindre pour son salut éternel; compromettre son salut éternel; hors de l'Église pas de salut. Les chrétiens ont, les premiers, considéré la vie humaine, et la suite des événements, comme une histoire qui se déroule à partir d'une origine vers une fin, au cours de laquelle l'homme gagne son salut ou mérite son châtiment (Camus,Homme rév., 1951, p. 235):
Les Juifs veulent le salut par l'observance littérale d'une loi et l'obéissance aux ordres d'un Dieu dont la puissance s'avère en miracles de gloire; les Grecs veulent un salut conquis par la droiture de la volonté... Gilson,Espr. philos. médiév., 1931, p. 22.
Assurer, chercher, faire gagner son salut. Vivre de manière à mériter le bonheur éternel. Je ne sais si tu comprends ce qu'il y a d'égoïste dans l'expression « faire son salut ». Ça sent le « chacun pour soi », le « sauve qui peut », l'« après moi le déluge ». Malheureusement, ceux qui veulent faire que « faire leur salut » sont des égoïstes et ceux qui veulent faire le salut des autres sont des tortionnaires ou des indiscrets (Duhamel,Cécile, 1938, p. 16).
Armée* du salut.
Loc. Hors de l'Église, pas de salut. Hors de l'Église, pas de salut (...). Le catholicisme peut se passer des races latines, mais les races latines ne peuvent pas se passer du catholicisme (Péladan,Vice supr., 1884, p. 257).
II. − [Corresp. à saluer]
A. −
1. HIST. Salut et fraternité. [Formule employée dans les lettres à la Révolution à la place des formules de politesse] Citoyen: L'ordre du 28 thermidor dernier (...) a dû vous être déjà communiqué par le général Marois; cependant j'apprends (...) que vous n'avez point eu connaissance dudit ordre. Pour m'assurer cette fois s'il vous est parvenu, je vous prie de vouloir bien m'en accuser la réception. Salut et fraternité (Courier,Lettres Fr. et Ital., 1798, p. 657).
2. LITT. [Sous forme exclam.; s'emploie dans le genre poét. pour acclamer, admirer qqc. ou qqn] Salut, demeure chaste et pure. Ô vierge de la chasse, ô quel que soit ton nom, Salut, reine des nuits, blanche sœur d'Apollon. Salut, Trivie, Hécate, ou Cynthie, ou Lucine, Lune , Phoebé, Diane, Artémis, ou Dictynne, Qui gouvernes les bois, les îles, les étangs, Et les ports, et les monts, et leurs noirs habitants (Chénier,Bucoliques, 1794, p. 18).
HIST. LITTÉR., vx. Salut d'amour. Poésie lyrique du Moyen Âge qui commence par une salutation à la dame dont on fait l'éloge. Tel s'adressera non pas à l'une de ces messagères suspectes dont il est si souvent question, mais à un poète de profession, à un jongleur, qui composera pour lui une « complainte », un « salut d'amour » à la mode courtoise, dont il se fera un moyen d'introduction (Faral,Vie temps st Louis, 1942, p. 139).
3. Salut! [S'emploie familièrement comme équivalent de bonjour ou au revoir] Salut les copains, la compagnie. Les visages deviennent cyniques et pointus, des mains s'agitent, on rit, on crie: « Salut la petite mère! Salut papa! C'est la classe, finie la guerre, salut. » Ils passent et saluent, ils envoient des œillades, des sourires provocants (Sartre,Mort ds âme, 1949, p. 203).
Loc. À bon entendeur*, salut!
4. Fam. Salut! [S'emploie pour signifier le refus notamment d'une collaboration et dégager ses responsabilités] − Et pis, ma vieille, si tu laisses tomber une vis, tu peux t'mettre la corde pour la retrouver, surtout qu'on est bête de ses pattes quand on a froid. − Moi, j'aurais des choses à coudre, mais, salut! (Barbusse,Feu, 1916, p. 149).
B. − Marque de respect, de civilité qu'on accomplit par le geste ou la parole lorsqu'on rencontre ou quitte quelqu'un. Ils laissent croître leurs ongles comme les Chinois; ils saluent comme eux, et l'on sait que ce salut consiste à se mettre à genoux et à se prosterner jusqu'à terre (Voy. La Pérouse, t. 3, 1797, p. 41).Le dimanche, ils rencontraient, dans la rue Tournebride, MmeGratien (...). Ils lui adressaient de grands saluts cérémonieux dont le secret s'est perdu (Sartre,Nausée, 1938, p. 118).
SYNT. Salut respectueux; salut fasciste; salut olympique; salut oriental; salut scout; salut de la main; ébaucher, faire, rendre un salut; échanger des saluts; faire un salut gracieux; esquisser un geste de salut, un salut de la tête; répondre au salut de qqn.
[À la fin d'une lettre] J'invite d'Argenlieu à se tenir en franc accord avec vous. Je vous adresse mon salut le plus cordial (De Gaulle,Mém. guerre, 1954, p. 538).
Spécialement
♦ Domaine milit.Salut militaire, réglementaire. Acte réglementaire par lequel un militaire exprime son respect à un supérieur, ou au drapeau. Devoir le salut. Sans un regard ni un sourire, [il] avait levé la main à la visière de son képi pour me rendre correctement le salut militaire! (Proust,Guermantes 1, 1920, p. 176).
MAR. Échange de politesses entre bateaux de nations différentes ou non, effectué selon un certain code. [Il a] exigé de l'Angleterre le salut de ses marins au pavillon français (Brasillach,Corneille, 1938, p. 393).
C. − LITURG. CATH. Salut (du Saint-Sacrement). Office du soir célébré après les vêpres au cours duquel sont chantées des prières, et qui se termine par la bénédiction du Saint-Sacrement. Je ne vous interdirai pas de chanter vos vêpres comme vous l'entendrez, répliqua le curé. Mon observation ne vise que le Salut du Saint-Sacrement qui doit les suivre (Huysmans,Oblat, t. 2, 1903, p. 11).
Prononc. et Orth.: [saly]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. Ca 980 subst. fém. « le fait d'être sauvé de l'état naturel de péché » (Jonas, éd. G. de Poerck, p. 42, 127); 1656-57 faire son salut (Pascal, Provinciales, éd. Brunschvicg, Boutroux, Gazier, XV, p. 187); 1885 « Armée du Salut » (A. Daudet, Tartarin Alpes, éd. Lemerre, 1888, p. 73); 2. a) 1160-74 « fait d'échapper à un danger » (Wace, Rou, éd. A. J. Holden, II, 2264); b) 1789 le salut public (Arrêté de l'ordre de la noblesse, 8-10 mai, in Walter, La Révolution fr. vue par ses journaux, p. 20 ds Quem. DDL t. 11); 1793 Comité de Salut public (ds Buchez et Roux, t. XXV, p. 139 ds Brunot t. 9, 2, p. 751); 3. déb. xives. « le Christ » (Ovide moralisé, éd. C. de Boer, t. 3, p. 211, vers 4213); 1689 « personne ou chose à laquelle on doit d'être sauvé » (Racine, Esther, III, 7). B. 1. a) Ca 1100 « démonstration de reconnaissance, de civilité » (Roland, éd. J. Bédier, 2710); b) ca 1140 « souhait de prospérité à quelqu'un » (Pélerinage Charlemagne, éd. G. Favati, 166); 1283 « formule exclamative de salutation » (Philippe de Beaumanoir, Coutumes Beauvaisis, éd. A. Salmon, 140, p. 76); 1798 salut et fraternité (Courier, loc. cit.); 2. 1670 saluts (de mer) (Colbert à Vivonne; Ordres du Roy, vol. II, fol. 43; Arch. de la Mar. ds Jal); 1690 saluts militaires, salut aux armes (Fur.); 1835 salut du drapeau (Ac.); 3. a) ca 1225 Salu Nostre Dame « Ave Maria » (Gautier de Coincy, Mir. Vierge, éd. V. F. Koenig, II Mir 20); b) 1519-30 salut « office de la liturgie catholique qui a lieu l'après-midi ou le soir » (Livre de raison de MeNicolas Versoris, Mém. Soc. hist. de Paris, XII, 155. Impr. sault ds Gdf. Compl., s.v. salu); 4. 1270-80 Salu d'Amours « pièce de vers qui commençait par une salutation à la dame dont le poète faisait l'éloge » (Philippe de Beaumanoir, Salu d'Amours ds Œuvres poét., éd. H. Suchier, II, 197); 5. av. 1780 terme de poésie (N. J. L. Gilbert, Ode imitée de plusieurs psaumes ds Littré); 6. 1651 À bon entendeur, salut! (Scarron, Virgile travesty, VI, 260a); 1794 (L. M. Henriquez, Les Aventures de Jérôme Lecocq, p. 28 ds Quem. DDL t. 19: Bonjour camarade. − Salut mon ancien). Du lat. salutem, acc. de salus « salut, conservation », « action de saluer, compliments ». Fréq. abs. littér.: 4 644. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 5 999, b) 7 033; xxes.: a) 7 251, b) 6 500. Bbg. Barbotin (E.). Mise au point. Foi Lang. 1979, t. 3, pp. 33-36. − Benveniste (E.). Les Verbes délocutifs. In: [Mél. Spitzer (L.)]. Berlin, 1958, pp. 60-63. − Dub. Pol. 1962, p. 415 (s.v. salut public). − Pour un essai de catéchisme. Foi Lang. 1979, t. 3, pp. 126-128. − Quem. DDL t. 6 (s.v. jeter une bouée de salut), 11 (s.v. salut de l'empire; salut public), 19.

Wiktionnaire

Nom commun

salut \sa.ly\ masculin

  1. Fait d’être sauvé de la mort, d’un danger, d’échapper à une situation désagréable.
    • Il a cherché son salut dans la fuite. Cette circonstance de son procès fut son salut.
    • Les universitaires sont tous les mêmes, pensai- je. Hors de l’Université, point de salut. Et je sortis de la mesure où je m’étais tenu si difficilement pour manifester très haut mon orgueil de ma nouvelle situation. — (Pierre Benoit, Kœnigsmark, 1918)
    • Privé de tout accommodement, […], le vice a peu de chance de séduire la vertu la plus chancelante. Elle s’en détourne avec horreur et trouve soudain dans cet instinctif revirement son équilibre et son salut. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928 ; Préface de la 3e édition de 1929)
  2. (Concernant une collectivité) Fait d’échapper à la disparition.
    • Le salut du peuple et de la république.
    • Le triumvirat déclenche contre lui de nouvelles polémiques, bientôt frénétiques, dans lesquelles l’argumentation fait place à une scolastique forgée pour les besoins de la cause et oppose sans fin le léninisme au trotskisme, comme la vérité révélée à l’hérésie, le mal au bien, le salut à la perdition. — (Victor Serge, Portrait de Staline, 1940)
    • L’évêque constitutionnel de Rhône-et-Loire : Lamourette, ayant conjuré ses collègues de s’unir « pour rendre l’ordre à l’Empire et la sécurité à la nation », l’inimaginable s’était produit : Feuillants et Jacobins, la Montagne et la Plaine, avaient oublié leur mutuel soupçon, leurs accusations réciproques, en se jurant de ne plus songer qu’au salut public. — (Robert Margerit, La Révolution: Les autels de la peur, Gallimard, 1963, p. 128)
  3. (Religion) Fait d’échapper à la damnation éternelle.
    • Que ces deux principaux moments de la grâce ont été bien marqués par les merveilles que Dieu a faites pour le salut éternel de Henriette d’Angleterre ! Pour la donner à l’Église, il a fallu renverser tout un grand royaume. (…) Si les lois de l’État s’opposent à son salut éternel, Dieu ébranlera tout l’État pour l’affranchir de ces lois. Il met les âmes à ce prix ; il remue le ciel et la terre pour enfanter ses élus ; et comme rien ne lui est cher que ces enfants de sa dilection éternelle, que ces membres inséparables de son Fils bien-aimé, rien ne lui coûte pourvu qu’il les sauve. — (Bossuet, Oraison funèbre d’Henriette d’Angleterre, 1670)
    • Mieux vaut, selon l’Église, renoncer à ratiociner sa foi et même à la penser que courir le risque de devenir hérétique, de compromettre son salut et de troubler la communion de l’Église. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1925, éd. 1966)
    • Mais que des personnes dont le caractère les a consacrées au salut des âmes se fatiguent de grandes abstinences, jusqu’à ne pouvoir suffire à leur emploi, c’est une illusion qui ne doit point se tolérer. — (François Guilloré, Les progrès de la vie spirituelle selon les différents états de l’âme, 1841)
    • Malgré les controverses de l’entre-deux-guerres, sous la pression de la laïcisation en cours des affaires publiques, la plupart des sociétés ont rechigné à abandonner l’idée que l’État représente un système décrété par Dieu, pour le salut des hommes dans ce monde et dans l’autre. — (P.J. Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, trad. Guitard, 1992)
  4. (Sens courant) Marque de politesse (geste et parole) qu’on adresse à une personne qu’on rencontre. Action de saluer ou de dire bonjour, bonsoir ou salut.
    • Il répondit à peine au salut que je lui adressai en entrant.
    • Tandis que j’arrondis le dos en m’inclinant, elle m’honore d’un salut de tête qui ne met en jeu que les vertèbres de son long cou, […]. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, ch. III, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892, Page:Verne - Claudius Bombarnac.djvu/34)
    • Les saluts et souhaits de bon voyage furent échangés entre les deux navires, et nous appareillâmes pour Jan-Mayen. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • — Bonjour ! dit-il.
      Il avait une façon de moduler les deux syllabes de son salut si bien qu’on n’en remarquait pas d’abord la brièveté et qui lui permettait de ne nommer personne.
       — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954)
  5. (Spécialement) (Militaire) Marques de civilité, de déférence ou de respect qui sont en usage dans les troupes de terre et dans la marine.
  6. (Absolument) (Religion) Cérémonie de la bénédiction du Saint Sacrement.
    • Il y a salut tous les soirs dans cette église.
    • Un salut ordinaire, avec huit malheureux cierges, qui coulent devant quatre ou cinq vieilles dames, est, dans une cathédrale, la chose la plus pitoyable du monde. Le prêtre semble opérer dans une toute petite oasis de clarté au milieu d’un désert de ténèbres où un bedeau est toujours occupé à remuer des chaises… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 46-47.)
    • Fugitivement lui viennent des images de ses parents dans la petite ville normande, sa mère ôtant sa blouse pour aller au salut le soir, […] — (Annie Ernaux, Les années, Gallimard, 2008, collection Folio, page 105.)
  7. Acte habituel de remercier le public à la fin d’un spectacle.
  8. Nom familier donné au silure (poisson).
    • Ses poissons sont renommés : on y a pêché un salut du poids de 75 kilog. — (Adolphe Joanne, Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, 1841)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

SALUT. n. m.
Conservation ou rétablissement dans un état heureux, dans un état convenable. Le salut du peuple, de la république. Le salut public. De là dépend le salut de l'État. Il va de votre salut, du salut de votre famille. Il signifie également Cessation de danger, recouvrement de la sécurité. Il a cherché son salut dans la fuite. Il ne dut son salut qu'à la vitesse de son cheval. Cette maison a été pour lui un lieu de salut, un port de salut. Cette circonstance de son procès fut son salut. Il désigne spécialement, dans le langage religieux, le Fait d'échapper à la damnation, de parvenir à la félicité éternelle. Le salut des âmes. JÉSUS-CHRIST a opéré notre salut. Il faut songer à son salut. Travailler à son salut. Faire son salut. Être dans la voie du salut. Le salut éternel. Fig., Point de salut se dit pour exprimer que Sans certaine condition on n'obtient pas le succès. Sans imagination, point de salut dans les arts. Il faut de l'intérêt dans une tragédie, de la gaieté dans une comédie, sans quoi point de salut.

SALUT est aussi une Formule exclamative de souhait, de civilité, employée spécialement dans le préambule des lois et ordonnances, dans les lettres patentes des rois, dans les bulles des papes, dans les mandements des archevêques et évêques, etc. À tous ceux qui ces présentes verront, salut. Pie XI, à tous les fidèles, salut et bénédiction apostolique. N., archevêque de Paris, à tous les fidèles de notre diocèse, salut et bénédiction. À certaines époques, on a terminé les lettres par cette formule : Salut et fraternité. Prov., À bon entendeur salut se dit quand On veut faire entendre quelque chose en ne s'expliquant qu'à demi.

SALUT s'emploie, dans le style élevé ou poétique, comme une exclamation de respect ou d'admiration. Salut, jeune héros. Salut, terre sacrée! Il désigne encore l'Action de saluer. Il lui doit le salut comme à son supérieur. Un profond salut. Un salut gracieux. Il nous fit de loin beaucoup de saluts. Le salut des armes. Le salut du drapeau, de l'épée. Le salut militaire. Répondre au salut. Rendre le salut. Refuser le salut. Saluts de mer, Les coups de canon que tire un vaisseau pour rendre honneur à un autre vaisseau, à une place, etc. Les ordonnances de marine règlent les saluts de mer. En termes de Liturgie catholique, Salut du Saint Sacrement ou simplement Salut se dit d'une Cérémonie qui comporte essentiellement la bénédiction du Saint Sacrement. Aller au salut. Il y a salut tous les soirs dans cette église. On a sonné le salut.

Littré (1872-1877)

SALUT (sa-lu ; le t ne se lie pas dans la conversation ; au pluriel, l's se lie : des sa-lu-z échangés) s. m.
  • 1Mise hors de mal, hors de péril. Pendant que notre ministre travaillait à ce glorieux ouvrage où il y allait de la royauté et du salut de l'État, Bossuet, le Tellier. Quel fut [à Rocroy] l'étonnement de ces vieilles troupes [espagnoles] et de leurs braves officiers, lorsqu'ils virent qu'il n'y avait plus de salut pour eux qu'entre les bras du vainqueur [le prince de Condé] ! D. L. de Bourb. Dans de telles extrémités [après Cannes], Rome dut son salut à trois grands hommes, ID. Hist. II, 8. Un vrai roi, qui est fait pour ses peuples, et qui se doit tout entier à eux, doit préférer le salut de son royaume à sa propre réputation, Fénelon, Tél. XI. Le salut du peuple est la suprême loi, Montesquieu, Esp. XXVI, 23. À peine eurent-ils [le prince Charles-Édouard et ses compagnons] vogué deux milles qu'ils furent entourés de vaisseaux ennemis ; il n'y avait plus de salut qu'en échouant entre des rochers sur le rivage d'une petite île déserte et presque inabordable, Voltaire, Louis XV, 25.

    Il se dit, dans le style élevé, de la personne même qui est la cause du salut. Mortel chéri du ciel, mon salut et ma joie, Aux conseils des méchants ton roi n'est plus en proie, Racine, Esth. III, 7.

  • 2Félicité éternelle. Dieu a voulu racheter les hommes, et ouvrir le salut à ceux qui le chercheraient, Pascal, Pens. XX, 1, édit. HAVET. Je pourrai bien vous parler, la première fois, des douceurs et des commodités de la vie que nos pères permettent pour rendre le salut aisé et la dévotion facile, Pascal, Prov. VIII. Se retirer, et songer uniquement aux affaires de son salut, Sévigné, 109. Rien n'est si bon ni si solide que la pensée de son salut, Sévigné, 17 mai 1671. Quand il [Henri IV, protestant] pressait ses théologiens, ils avouaient de bonne foi pour la plupart qu'avec eux l'état était plus parfait, mais qu'avec nous [catholiques] il suffisait pour le salut, Bossuet, 3e avert. 16. Tout le salut vient de cette vie, dont la fuite précipitée nous trompe toujours, Bossuet, Mar.-Thér. Les hommes de tous les états, et autant les gens de bien que les autres, ont vu la reine emportée avec une telle précipitation dans la vigueur de son âge, sans être en inquiétude pour son salut, Bossuet, ib. Une famille… où les pères ont plus de soin du salut de leurs héritiers que de l'accroissement de leurs héritages, Fléchier, Lamoignon.

    Fig. Le vrai salut est la bienfaisance, Voltaire, Lett. au roi de pologne Poniatowski, 3 févr. 1767.

    Faire son salut, mériter par sa vie la félicité éternelle. Vous croyez pouvoir faire votre salut en calomniant vos ennemis ? Pascal, Prov. X. C'est une erreur intolérable, qui a préoccupé les esprits, qu'on ne peut être dévot dans le monde ; ceux qui se plaignent sans cesse que l'on n'y peut pas faire son salut, démentent Jésus-Christ et son Évangile, Bossuet, Panégyr. St Franç. de Sales, 1. Je meurs d'envie de faire mon salut ; mais l'orgueil et la paresse me donnent bien de la peine, Maintenon, Lett. à l'abbé Gobelin, 2 juin 1682.

  • 3 Fig. Point de salut sans, se dit d'une condition indispensable pour réussir en quelque chose. Il conclut qu'il n'y avait point de salut pour une jambe sans bas verts, Hamilton, Gramm. 8. Point de salut au théâtre sans la fureur des passions, Voltaire, Lett. d'Argental, 25 oct. 1777.
  • 4Démonstration extérieure et commune de civilité, d'amitié, de respect faite aux personnes qu'on rencontre, qu'on aborde, qu'on visite (ainsi dite parce que saluer c'est souhaiter le salut). Un salut gracieux. Le salut des armes. Le salut du drapeau, de l'épée. Je saluai le roi, comme vous me l'avez appris ; il me rendit mon salut, comme si j'avais été jeune et belle, Sévigné, 299. Si vous le saluez quelquefois, c'est le jeter dans l'embarras de savoir s'il doit rendre le salut ou non ; et, pendant qu'il délibère, vous êtes déjà hors de portée, La Bruyère, II. Une froideur ou une incivilité qui vient de ceux qui sont au-dessus de nous, nous les fait haïr ; mais un salut ou un sourire nous les réconcilie, La Bruyère, IX. Un salut respectueux, que j'ai appris depuis être plus fait pour flatter la vanité que pour contenter le cœur, Marivaux, Paysan parv. 6e part. ( peine j'ose vous promettre De vous rendre encor vos saluts, Béranger, Trembleur.

    Salut militaire, salut que font les soldats à leurs chefs.

    On termine quelquefois les lettres et les billets par cette formule : Salut et amitié. Pendant la Révolution les lettres se terminaient souvent par cette formule : salut et fraternité.

  • 5 Terme de marine. Échange de politesses entre navires de nations différentes ou de la même nation, entre navires et places de guerre.

    Salut de mer, coups de canon tirés par un vaisseau pour rendre honneur à un autre vaisseau, à une flotte, etc. ou pour en reconnaître la supériorité.

    Traiter du salut, s'informer, avant de saluer, des conditions du salut.

  • 6Salut se mettait quelquefois en tête d'une lettre. Quelle petitesse pour Alexandre, de retrancher de ses lettres, depuis qu'il eut défait Darius, le mot grec qui signifie salut ! Rollin, Hist. anc. Œuv. t. VI, p. 613, dans POUGENS.
  • 7Terme qu'on emploie dans le préambule des lois, dans les lettres patentes des souverains, dans les mandements des évêques, etc. envers ceux auxquels ils sont adressés. À tous ceux qui ces présentes verront, salut. N. archevêque de Paris, à tous les fidèles de notre diocèse, salut et bénédiction.
  • 8Dans le style élevé ou poétique, on l'emploie comme expression exclamative. Salut, champs que j'aimais, et vous, douce verdure, Et vous, riant exil des bois ; Ciel, pavillon de l'homme, admirable nature, Salut pour la dernière fois ! Gilbert, Ode imitée de plusieurs psaumes. Salut, s'écria-t-il, terre longtemps promise ! Salut, dieux des Troyens ! Delille, Én. VII. Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure ! Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! Salut ! derniers beaux jours, Lamartine, Méd. I, 29.
  • 9Dans la poésie de la langue d'oil et de la langue d'oc, salut d'amour, pièce de vers qui commençait par une salutation à la dame dont le poëte faisait l'éloge.
  • 10 Terme de liturgie. Prières chantées dans l'après-midi ou le soir dans les églises. Le 26 mars 1685 : j'appris que S. M. a fondé dans la chapelle de Versailles un salut pour les dimanches et les jeudis, et la feue reine pour les fêtes de la Vierge, la Saint-Louis et Sainte-Thérèse, Dangeau, I, 141. Négliger vêpres comme une chose antique et hors de mode, garder sa place soi-même pour le salut, La Bruyère, XIII. Qui annoncera un concert, un beau salut, un prestige de la foire ? La Bruyère, VII. Qu'on ne voudrait pas manquer à un salut, et qu'on ne compte pour rien de manquer aux choses les plus essentielles, Massillon, Carême, Pâques. Au sortir du salut, Brissac lui conta [au roi]…, Saint-Simon, 194, 90.
  • 11Salut d'or, ancienne monnaie du temps de Charles VI, ainsi dit parce qu'il portait gravée la salutation de l'ange à la sainte Vierge.
  • 12Nom vulgaire des silures.

PROVERBE

À bon entendeur salut, voy. ENTENDEUR.

SYNONYME

SALUT, SALUTATION. La salutation est l'action de saluer, et salut le souhait de salut, avec les gestes qui l'accompagnent. Cette nuance est sensible dans l'emploi que l'usage a réservé à salutation : il se dit surtout d'une action de saluer particulière : une froide salutation ; une profonde salutation. À la fin d'une lettre on présente ses salutations, ses salutations respectueuses. Salut n'est pas usité en ce cas.

HISTORIQUE

Xe s. Et ne doceiet [n'enseignait] lor salut [conservation], Fragm. de Valenc. p. 468.

XIe s. Par bele amur malvais saluz li firent, Ch. de Rol. CXCI.

XIIe s. Nulle saluz n'i est trovée, Quise, cerchée ne donée, Benoit de Sainte-Maure, II, 6055. Altrement ne puet pas li reis aveir salu Pur tute sa grant force ne pur sa grant vertu, Nis [même] se tuit li regne erent par li sul maintenu, Th. le mart. 91.

XIIIe s. Il est escrit que de grant conseil vient grant salus, Latini, Trésor, p. 600. Por la salu de nos armes [âmes] et de trestot nostre lignage, Bibl. des chartes, 3e série, t. V, p. 84. Comme sage et courtoise [à] chascun son salut [elle] rent, Berte, IX. [à] Floire et Blanchefleur [ils] font de par Pepin salus, ID. ib. XXIV. Car se tu n'en peüsses traire Fors seulement ung biau salu, la Rose, 2388. A toz chiax [ceux] qui ches [ces] presentes letres verront ou orront, li baillis de Clermont salus, Beaumanoir, IV, 4.

XIVe s. J'ai puis trois mois conquis cinquante fors ou plus, Et vous lor avez fait aussi un fier salut, Guesclin. 17349.

XVe s. … Et enfin paya pour sa rançon quatorze mille saluts d'or, un cheval de vingt queues de vin ou autre tel prix et estimation, Monstrelet, II, 164.

XVIe s. Ils continuerent à occire tous ceux à qui Marius ne rendoit point de salut, Amyot, Marius, 79. Ilz se retiroient au camp de Sylla, ne plus ne moins qu'en un port de salut, Amyot, Sylla, 47. Voyons maintenant à qui il appartient d'avoir soin du salut universel, Lanoue, 389.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

SALUT.
2Ajoutez :

Hors de l'Église point de salut.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

SALUT, s. m. (Gramm.) est l’action ou la cérémonie de saluer, & de rendre à quelqu’un le respect & la révérence. Voyez Saluer.

Il y a une grande variété dans les manieres de saluer : on salue Dieu par des adorations, des prieres, &c. En Angleterre on salue le roi par génuflexion ; en Europe on se salue les uns les autres en se découvrant la tête & inclinant le corps. Les Orientaux saluent en découvrant leurs piés & mettant les mains sur la poitrine.

Le pape ne salue personne que l’empereur, & c’est une grace qu’il lui fait que de l’admettre à baiser sa bouche.

A l’armée, les officiers saluent par de certains mouvemens de demi-pique ou d’esponton. Voyez Salut, art milit.

Les anciens croyoient que la statue de Memnon qui étoit dans un temple d’Egypte, saluoit le soleil tous les matins à son lever. Cette erreur venoit de ce que la statue étant creuse, la chaleur du soleil levant échauffoit l’air qu’elle contenoit, & cet air sortoit par la bouche en faisant un peu de bruit, que les prêtres disoient être une salutation que la statue faisoit au soleil.

Le salut sur mer est une marque de civilité, de devoir ou de soumission que les vaisseaux se rendent les uns aux autres, & aux forteresses devant lesquelles ils passent. Voyez Salut, Marine.

Salut, (Critiq. sacr.) Ce mot se prend, 1°. pour la conservation, la délivrance de quelque mal ; 2°. pour la vie ou la santé du corps ; 3°. pour la prospérité, Is. lx. 18. ; 4°. pour la victoire, sagitta salutis, IV. des Rois, xiij. 17, la fleche de la victoire ; 5°. la louange qu’on rend à Dieu. Salus & gloria Deo nostro. Apoc. xix. 1 : louez & glorifiez le Seigneur. 6°. Le salut de civilité, d’affection & d’estime. Les juifs de ces cantons saluent leurs freres qui sont en Egypte, salutem dicunt, II. Macc. j. 4. Enfin le salut éternel ; travaillez à votre salut avec crainte & tremblement. Rom. xiij. 11. (D. J.)

Salut, terme d’église, partie de l’office divin qui se fait le soir après complies chez les Catholiques romains en l’honneur de la Vierge, ou pour quelque fête solemnelle. Déclarerai-je, dit la Bruyere, ce que je pense de ce qu’on appelle dans le monde un beau salut : la décoration souvent prophane ; les places retenues & payées ; des livres distribués comme au théâtre ; les entrevûes & les rendez-vous fréquens ; le murmure & les causeries étourdissantes ; quelqu’un monté sur une tribune qui y parle familierement, séchement, & sans autre zele que de rassembler le peuple, l’amuser jusqu’à ce qu’un orchestre & des voix qui concertent depuis long-tems se fassent entendre. Est-ce à moi, continue-t-il, à m’écrier que le zele de la maison du Seigneur me consume, & à tirer le voile leger qui couvre les mysteres, témoin d’une telle indécence ? Quoi ! parce qu’on ne danse pas encore aux T T, me forcera-t-on d’appeller tout ce spectacle office divin ? (D. J.)

Salut, le, à la guerre, ou parmi les troupes, est une marque de soumission & de respect, ou un honneur qu’elles rendent au souverain, aux princes & aux généraux.

Les gens de guerre, dit M. le maréchal de Puységur, dans son livre de l’art de la guerre, ne sauroient donner une plus grande marque de leur respect & de leur obéissance au roi, & à ceux qui le représentent dans les armées, quand ils sont à la tête des troupes, qu’en baissant les armes devant eux pour les saluer. Il ajoute, que le salut le plus simple est le plus noble pour des troupes.

L’ancien salut de la cavalerie consistoit à abaisser la pointe de l’épée devant celui qu’on saluoit, & à la relever ensuite. L’ordonnance du 22 Juin 1755, sur l’exercice de la cavalerie, établit un nouveau salut beaucoup plus composé que le précédent : il doit se faire en cinq tems, soit de pié ferme, ou en marchant.

« Au premier, lorsque la personne qu’on doit saluer sera à cinq pas de distance, on tournera le tranchant du sabre à gauche, prenant la poignée à pleine main, & étendant le pouce jusqu’à la garde, & on élévera le sabre tout de suite, perpendiculaire, la pointe en-haut, la garde à hauteur & à un pié de distance de la cravatte, le coude un demi-pié plus bas que le poignet.

» Au deuxieme, à trois pas de distance, on étendra le bras pour placer la main au-dessus du milieu de la poche de l’habit étant boutonné, & l’on baissera la pointe du sabre à la hauteur du poignet, observant que la lame soit parallele au corps du cheval.

» Au troisieme, à un pas de distance élevant un peu le poignet, & le tournant en-dehors. on baissera la pointe du sabre fort doucement, & autant qu’il sera possible, sans forcer le poignet, tenant toujours la lame parallele au corps du cheval, & l’on restera dans la même position jusqu’à ce que la personne que l’on salue soit éloignée de deux pas.

» Au quatrieme, baissant le pouce pour contenir la poignée, on relevera le sabre la pointe en-haut, le tenant perpendiculaire, la garde vis-à-vis & à six pouces de distance du teton droit, le coude à la hauteur du poignet.

» Au cinquieme, on portera le sabre à l’épaule, comme il est prescrit pour les cavaliers ».

Quand les officiers doivent saluer de pié ferme, ils le font l’un après l’autre, en observant de garder les distances ci-dessus indiquées ; de maniere que la pointe du sabre soit basse au moment du passage de la personne que l’on salue.

Le salut de l’étendard dont l’ordonnance du 22 Juin 1755 ne parle point, se fait en baissant la lame de l’étendard devant celui qu’on salue.

Si la simplicité du salut en fait la noblesse, comme le prétend M. le maréchal de Puységur, & comme il est difficile de ne pas en convenir, on peut juger aisément lequel des deux saluts précédens, savoir de l’ancien ou du nouveau, mérite la préférence. Comme la forme du salut n’est que de convention, & que la maniere d’y procéder est assez indifférente en elle-même, nous ne ferons aucune observation particuliere sur ce sujet ; nous passerons au salut de l’infanterie, ou de l’esponton, auquel il est fort difficile de donner la même noblesse qu’avoit l’ancien salut de la cavalerie.

Pour le salut de l’esponton, lorsqu’il se fait de pié ferme, l’officier étant reposé sur cette arme, à la tête de sa troupe, doit faire le salut en quatre tems, suivant l’ordonnance du 14 Mai 1754.

« Au premier, il fera à droite, portant l’esponton de biais, le talon en-avant, élevé à deux piés de terre seulement, le bras tendu à la hauteur de l’épaule, & la main gauche empoignera l’esponton environ trois piés au-dessus du talon.

» Au deuxieme, la main droite quittant l’esponton, la gauche le sera tourner doucement jusqu’à ce que la lame soit baissée en avant près de terre, & que le talon vienne joindre la main droite, qui sera toujours à la hauteur de l’épaule.

» Au troisieme, il ramenera l’esponton dans la même situation où il étoit à la fin du premier tems.

» Au quatrieme, il se remettra par un à-gauche, comme il étoit avant de saluer.

» Il ôtera ensuite son chapeau de la main gauche, & ne le remettra que quand celui qui reçoit le salut l’aura dépassé de quelques pas.

» L’officier qui salue doit avoir attention de commencer les mouvemens assez à-tems pour que, lorsqu’il baissera la lame de l’esponton, la personne à laquelle il rend le salut soit encore éloignée de trois pas, afin que quand elle sera vis-à-vis de lui, il soit remis à sa place ».

Pour saluer de l’esponton en marchant, lorsque l’officier, portant l’esponton sur le bras gauche, sera environ à trente pas de la personne à qui le salut est dû, il portera l’esponton sur l’épaule droite en trois tems.

« Au premier, il empoignera l’esponton de la main droite à la hauteur de l’œil.

» Au deuxieme, il le portera devant lui sur la droite, le tenant perpendiculaire, le bras tendu en-avant.

» Au troisieme, il le mettra sur l’épaule droite, le tenant plat, le coude à la hauteur de l’épaule ».

L’officier qui fait ces mouvemens, doit avoir attention de s’éloigner de trois pas du rang, afin qu’en renversant l’esponton sur son épaule, la lame ne puisse pas blesser les soldats qui le suivent.

Il doit continuer à marcher dans cette position d’un pas égal, jusqu’à ce qu’il soit à neuf ou dix pas de la personne qui devra être saluée, & alors le salut se fera en six tems.

« Au premier, en avançant le pié gauche, & effaçant le corps comme si l’on faisoit à-droite sur le talon droit, on portera l’esponton devant soi, le tenant plat à la hauteur des épaules, la main gauche à trois piés du talon.

» Aux deuxieme & troisieme tems, en avançant successivement le pié droit & le pié gauche, on fera tourner l’esponton de la main gauche, comme il a été dit pour le salut de pié ferme, observant que l’esponton se trouve droit lorsque le pié droit arrivera à sa place, & que la lance soit près de terre lorsque le pié gauche arrivera à la sienne.

» Aux quatrieme & cinquieme tems, on fera les mouvemens contraires à ceux qui auront été faits aux deuxieme & troisieme, observant de même que l’esponton se trouve droit à la fin du pas qui sera fait du pié droit, & qu’il se trouve plat après qu’on y aura joint la main droite, le pié gauche arrivant à terre.

» Au sixieme tems, en avançant le pié droit, on remettra l’esponton sur l’épaule droite ; ensuite avançant le pié gauche on ôtera le chapeau que l’on portera à la main à côté de soi, jusqu’à ce qu’on ait dépassé tous ceux à qui on doit honneur : après quoi on le remettra sur la tête, & à quelques pas de-là on ôtera l’esponton de dessus l’épaule, pour le porter sur le bras gauche ».

Les capitaines & lieutenans de chaque division ne forment qu’un rang, pour saluer ensemble en marchant.

Le salut du fusil, dont les officiers sont armés depuis l’ordonnance du 31 Octobre 1758, doit se faire de la même maniere qu’il avoit été réglé par celle du 14 Mai 1754, pour les officiers de grenadiers qui ont toujours eu des fusils.

Le salut du fusil de pié ferme se fait en quatre tems.

« Au premier, le fusil étant porté sur le bras gauche à l’ordinaire, faisant à-droite, on observera de bien empoigner le fusil de la main droite derriere le chien, tandis qu’on le quittera de la main gauche, & on le portera sur la droite, le bras tendu à à la hauteur de l’épaule.

» Au deuxieme, on baissera le bout du fusil à terre, le soutenant de la main gauche qu’on aura portée en avant, & sur laquelle on l’appuiera à deux travers de doigts de la sougarde.

» Au troisieme, on se remettra comme on étoit à la fin du premier tems.

» Au quatrieme, on se reposera par un à-gauche, & on joindra la main au fusil : après quoi on ôtera le chapeau de la main droite, & on le remettra comme il a été dit au salut de l’esponton ».

On doit avoir attention de commencer ces mouvemens assez-tôt pour que le salut du fusil se fasse trois pas en avant de la personne qu’on salue ; & si elle venoit par la gauche, de les faire précéder par un demi-à-gauche.

Le salut du fusil se fait de la même maniere en marchant.

« Le premier tems se fera en avançant le pié gauche, dix pas avant d’être vis-à-vis de la personne qu’on devra saluer.

» Le deuxieme, en faisant deux autres pas, de façon que le bout du fusil arrive près de terre, en même tems que le pié gauche posera en avant.

» Le troisieme, en faisant le quatrieme & le cinquieme pas.

» Le quatrieme, en avançant le pié droit ».

Pour faire le salut du drapeau, les enseignes doivent d’abord appuyer le talon de la lance sur la hanche droite, le tenant un peu de biais, & lorsqu’ils doivent saluer, ils baissent doucement la lance jusqu’auprès de terre, la relevant de même, & ils ôtent ensuite leur chapeau de la main gauche.

Les enseignes doivent s’arranger pour baisser & relever ensemble leurs drapeaux, avant que celui qu’ils doivent saluer soit tout-à-fait devant eux.

Le salut des sergens consiste à ôter leur chapeau de la main gauche, étant reposés sur leur hallebarde.

M. le maréchal de Puységur observe sur les différentes formalités prescrites pour le salut de l’esponton, qui rendent ce salut très-composé, que si l’on n’y cherche que de la justesse, il y en a rarement ; qu’à l’égard de l’utilité, il n’y en a aucune : & qu’ainsi le tems qu’on emploie à se former au salut de l’esponton, est un tems perdu, ou employé fort inutilement.

Pour rectifier ce salut, lui donner plus d’aisance, & par conséquent plus de grace & de noblesse, cet illustre maréchal pensoit qu’il falloit le rapprocher de l’ancien de la cavalerie, qui étoit en usage de son tems.

Pour cela, son sentiment étoit que lorsque le roi, les princes, ou les autres personnes que les troupes doivent saluer, passeroient à la tête d’un bataillon, les officiers ayant alors l’esponton à la main, devroient au premier tems, sans bouger de leur place, baisser le fer de l’esponton de la main droite devant eux, jusqu’à ce qu’il fût à un demi pié de terre ou environ ; au second tems, remettre l’esponton comme il étoit d’abord ; & au troisieme, ôter leur chapeau de la main gauche. Ce salut, dit-il, approcheroit beaucoup de celui de la cavalerie, & il en auroit toute la noblesse. (Q)

Salut, le, est encore, parmi les troupes, une ou plusieurs décharges de l’artillerie d’une place de guerre, qui se fait lorsqu’un prince du sang, un maréchal de France, &c. passe ou entre dans la ville.

Quand un maréchal de France entre dans une ville de guerre, on le salue de plusieurs volées de canon, quand même il ne commanderoit pas dans la province. Voyez Maréchal de France. (Q)

Salut, (Marine.) déférence ou honneur qu’on rend entre les vaisseaux de différentes nations, & parmi ceux de même nation qui sont distingués par le rang des officiers qui les montent & qui y commandent. Cette déférence consiste à se mettre sous le vent, à amener le pavillon, à l’embrasser, à faire les premieres & les plus nombreuses décharges de l’artillerie pour la salve ; à ferler quelques voiles, & sur-tout le grand hunier ; à envoyer quelques officiers à bord du plus considérable vaisseau, & à venir sous son pavillon, suivant que la diversité des occasions exige quelques-unes de ces cérémonies.

Voici ce qui est reglé à cet égard pour nos vaisseaux, tiré de l’ordonnance de la marine de 1689.

1°. Les vaisseaux du roi portant pavillon d’amiral, de vice-amiral, cornettes & flâmes, salueront les places maritimes & principales forteresses des rois, le salut leur sera rendu coup-pour-coup à l’amiral & au vice-amiral, & aux autres par un moindre nombre de coups, suivant la marque de commandement.

Les places & forteresses de tous autres princes & des républiques, salueront les premieres l’amiral & le vice amiral, & le salut leur sera rendu d’un moindre nombre de coups par l’amiral, & coup-pour-coup par le vice-amiral. Les autres pavillons inférieurs salueront les premiers. Mais les places de Corfou, Zante & Céphalonie, & celle de Nice & de Villefranche, en Savoie, seront saluées les premieres par le vice-amiral. Au reste, nul vaisseau de guerre ne saluera une place maritime, qu’il ne soit assuré que le salut lui sera rendu.

2°. Les vaisseaux du roi portant pavillon, & rencontrant ceux des autres rois, portant pavillons égaux au leur, exigeront le salut de ceux-ci en quelques mers & côtes que se fasse la rencontre ; ce qui se pratiquera aussi dans les rencontres de vaisseau à vaisseau, à quoi les étrangers seront contraints par la force s’ils refusent de le faire.

3°. Le vice-animal & le contre-amiral, rencontrant le pavillon amiral de quelqu’autre roi, ou l’étendard royal des galeres d’Espagne, salueront les premiers. Le vaisseau portant pavillon amiral, rencontrant en mer ces galeres, se fera saluer le premier par celle qui portera l’étendard royal.

Les escadres des galeres de Naples, Sicile, Sardaigne & autres, appartenantes au roi d’Espagne, ne seront traitées que comme galeres patrones, quoiqu’elles portent l’étendard royal, & seront saluées les premieres par le contre-amiral ; mais le vice-amiral exigera d’elles le salut, & les contraindra à cette déference, si elles refusent de la rendre ; la même chose aura lieu pour les galeres, portant l’étendard de Malte & de tous autres princes & républiques. A l’égard de la galere patrone de Gènes, tous les vaisseaux de guerre françois exigeront d’elle le salut.

4°. Les vaisseaux portant cornettes & flâmes, salueront les pavillons de l’amiral & contre-amiral des autres rois, & se contenteront qu’on leur réponde quoique par un moindre nombre de coups de canon.

5°. Les vaisseaux des moindres états portant pavillon d’amiral, & rencontrant celui de France, plieront leur pavillon, & salueront de 21 coups de canon ; & l’amiral de France ayant rendu le salut seulement de 13 coups, les autres remettront leur pavillon.

Les vice-amiral & contre-amiral de France seront salués de la même maniere, par les moindres états. Leur amiral saluera de même le premier le vice-amiral & contre-amiral de France : mais il ne pliera son pavillon que pour l’amiral ; ensorte que cette déference de plier le pavillon, ne sera rendue par les moindres états, qu’aux pavillons égaux ou supérieurs.

Les vaisseaux du roi portant cornettes, salueront l’amiral des moindres états, & se feront saluer par tous les autres pavillons des mêmes états.

6°. Lorsqu’on arborera le pavillon amiral, soit dans les ports ou à la mer, il sera salué par l’équipage du vaisseau sur lequel il sera arboré, de cinq cris de vive le roi, & les autres vaisseaux le salueront en pliant leur pavillon, sans tirer du canon. Le pavillon du vice-amiral sera seulement salué par trois cris de tout son équipage ; le contre-amiral & les cornettes par un cri ; & à l’égard des flâmes, elles ne seront pas saluées.

7°. Les vaisseaux du roi portant pavillon de vice-amiral & contre-amiral, rencontrant en mer le pavillon amiral, le salueront de la voix, plieront leurs pavillons, & abaisseront leurs hautes voiles.

8°. Le contre-amiral, les cornettes ou autres vaisseaux de guerre, abordant le vice-amiral, le salueront seulement de la voix, en passant à l’arriere pour arriver sous le vent. Les vaisseaux de guerre qui ne porteront ni pavillons, ni cornettes, se rencontrant à la mer, ne se demanderont aucun salut.

9°. Lorsqu’il y aura plusieurs vaisseaux de guerre ensemble, il n’y aura que le seul commandant qui saluera.

10°. Il est défendu à tous commandans & capitaines françois, de saluer les places des ports & rades du royaume, où ils entrent & mouillent ordinairement, comme aussi de tirer du canon dans les occasions de revûes & de visites particulieres, qui pourroient leur être faites sur leurs bords.

11°. L’amiral, le vice-amiral, le gouverneur de la province, faisant leur premiere entrée dans le port, seront seulement salués du canon. Le vaisseau portant pavillon amiral dans un port, rendra le salut. Le roi se trouvant en personne dans ses ports ou sur ses vaisseaux, sera salué de trois salves de toute l’artillerie, dont la premiere se fera à boulet.

Il y a encore dans l’ordonnance, d’où tout ceci est tiré, un article concernant les galeres.

Quoiqu’il n’y ait plus en France de corps de galeres, comme je l’ai déja dit, voyez Général des Galeres, cependant j’ajouterai ici ce qui regarde ces bâtimens dans cette ordonnance, d’autant mieux qu’on en entretient actuellement dans les ports.

L’étendard royal des galeres saluera le premier le pavillon, qui rendra coup-pour-coup ; & l’étendard sera salué le premier par le vice-amiral.

Le vice-amiral sera salué par la patrone des galeres, à laquelle il répondra coup-pour-coup ; & elle sera saluée par le contre-amiral, auquel elle répondra de même.

Les autres nations maritimes ont des ordonnances particulieres sur le salut, qu’elles exigent ou qu’elles rendent : mais tout ceci n’est qu’une chose de bienséance ou de convention. Il est reglé qu’en général, les vaisseaux des républiques salueront les vaisseaux des têtes couronnées, s’ils sont de la même qualité que ceux des républiques, d’un pareil nombre ou d’un moindre nombre de coups, suivant ce qui leur est prescrit par leur souverain. A l’égard des républiques, elles se sont accordées à saluer les premieres les vaisseaux de la république de Venise, parce qu’elle est la plus ancienne, & à exiger le salut des souverains qui sont au-dessous des rois.

Salut, (Escrime.) le salut d’armes est une politesse réciproque que se font deux escrimeurs avant de commencer un assaut.

Il s’exécute ainsi ; 1°. on prend son chapeau avec la main gauche ; 2°. on étend le bras gauche, on met son poignet à hauteur du nœud de l’épaule, & l’on tourne le dedans du chapeau du côté de l’ennemi ; 3°. on leve le bras droit & son poignet à hauteur du nœud de l’épaule, & en même tems on frappe du pié droit dans la même place ; 4°. on recule deux pas en arriere en commençant par faire passer le pié droit derriere le gauche, & ensuite le gauche devant le droit ; 5°. on baisse la pointe de l’épée pour saluer les spectateurs qui se trouvent dans la sale, & on remet le bras droit dans sa premiere position ; 6°. on remet son chapeau sur la tête ; 7°. on frappe encore du pié droit dans la même place, & en même tems on met les poignets à hauteur du nœud d’épaule ; 8°. on avance deux pas vers l’ennemi en commençant par le pié gauche que l’on fait passer devant le droit, & ensuite le droit derriere le gauche ; 9°. on se remet en garde. Nota que tous ces mouvemens se font distinctement & sans se presser.

Salut, (Monnoie.) monnoie d’or de France ; Charles VI. fit faire cette monnoie l’an 1421, sur la fin de son regne, & c’est le seul de nos rois qui en ait fabriqué ; elle étoit d’or fin, du même poids que les francs à cheval, & valoit 1 liv. 5 sols, ce qui feroit aujourd’hui environ 16 liv. il y en avoit 63 au marc. Cette espece fut appellée salut, parce que la salutation angélique y étoit représentée. Henri VI, roi d’Angleterre, pendant qu’il posséda une partie de la France, fit fabriquer des saluts d’or, de même poids, de même valeur, & de même titre que ceux de Charles VI. (D. J.)

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Étymologie de « salut »

Du latin salus, salūtem (« santé, salut »).
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Prov. salut ; espagn. salud ; ital. salute ; du latin salutem. Comparez ὁλοὸς, qui est salvus, ὅλος, entier, sanscr. sarva ; salūtem répond au sanscrit sarvatāti, intégrité : salut, intégrité conservée. On remarquera dans l'historique que salut (salu) a été féminin conformément à l'étymologie et à l'analogie des autres dérivés des substantifs latins en tus, tutis ; il devient d'abord masculin pour l'action de saluer ; puis le féminin s'efface tout à fait.

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Phonétique du mot « salut »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
salut saly

Citations contenant le mot « salut »

  • L'âme est trop distraite pour faire son salut.
  • Un malheur c'est quelquefois le salut. De Claire France / Autour de toi, Tristan
  • Le salut affirme d’emblée une dramaturgie. De Pierre Rigal / Télérama Sortir, 28 janvier 2015
  • La nuit, c’est le salut de l’âme. De Anonyme / Les Mille et une nuits : Histoire de Douce Amie et d’Ali-Nau.
  • Le meilleur moyen de salut est la présence d'esprit. De Proverbe allemand
  • Dieu ne nous fait trouver notre salut que dans les humiliations et l'abaissement. De Massilon
  • Le monde est beau, et hors de lui, point de salut. De Albert Camus / Noces
  • Si la famine vient, la suprême loi c'est le salut du peuple. De Montesquieu
  • C'est par l'esprit que l'homme se sauve, mais c'est par l'esprit que l'homme se perd. Émile Chartier, dit Alain, Mars ou la Guerre jugée, Gallimard
  • Fais que j'aille toujours mes crimes soupirant, Et fais qu'en mon esprit je craigne ta justice, Car le salut consiste à craindre en espérant. Jean de La Ceppède, Théorèmes spirituels
  • Le salut des vaincus est de n'en plus attendre. Honorat de Bueil, seigneur de Racan, Les Bergeries, IV, 2
  • Dans ta jeunesse fais l'amour, Et ton salut dans ta vieillesse. De Voltaire
  • Face aux grands périls, le salut n'est que dans la grandeur. De Charles de Gaulle / Mémoire de guerre
  • Maintenant, ô Maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s'en aller en paix ; car mes yeux ont vu ton salut que tu as préparé à la face de tous les peuples. , Évangile selon saint Luc, II, 29-32
  • Salut empereur, ceux qui vont mourir te saluent. Anonyme, Cité par Suétone dans Vies des douze Césars, Claude, XXI
  • Le salut du monde viendra de la pensée populaire. De Thomas Carlyle
  • Notre salut et notre perte sont en nous-mêmes. De Epictète
  • Quand on sait que tout problème est un faux problème, on est dangereusement près du salut. De Emil Michel Cioran
  • On ne subit pas le salut. On le fait. Georges Clemenceau, Démosthène, Plon
  • Le salut est gratuit, mais l’apprentissage exigera votre existence toute entière. De Dietrich Bonhoeffer
  • Ainsi, nul ne doit se décourager et s’estimer inutile. Sur le théâtre du monde, nous avons tous une place à tenir, un rôle à jouer et des œuvres à opérer. Et cette place, ce rôle et ces œuvres sont uniques, car nous sommes tous uniques. Notre nom est gravé sur le bras de Dieu. Chacun a sa partition à jouer dans la Rédemption du monde. Car si par malheur un tel fait défection, personne ne pourra prendre sa place ! C’est la raison pour laquelle notre contribution au salut est essentielle. Nous n’avons rien à envier à Platon ou à Mozart. Dieu, en nous appelant à l’existence, a prévu pour nous, dans Sa Providence, de belles actions de charité à accomplir. Et celles-ci ne le cèdent en rien, en importance, aux plus grandes réalisations de l’esprit humain. Aleteia, Nous avons tous un rôle à jouer pour le Salut du monde !
  • Une nouvelle fois, le salut du Liban ne semble pouvoir venir que du dehors : la diaspora libanaise, la communauté internationale, les rapports de force régionaux. Tel un enfant chétif, le pays du cèdre ne saurait survivre que sous l’aile de puissants parrains. Cette croyance est à ce point enracinée que nombre d’entre nous la regardent comme une donnée immuable. La Croix, « Le salut du Liban ne pourra venir que de lui-même »
  • La Charte de salut national est le fruit du travail d’un collectif de militants et d’intellectuels libanais. L'Orient-Le Jour, Mise en place de mécanismes de travail pour la réalisation des objectifs de la « Charte de salut national » - L'Orient-Le Jour

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Traductions du mot « salut »

Langue Traduction
Anglais hi
Espagnol hola
Italien ciao
Allemand hallo
Chinois 你好
Arabe سلام
Portugais oi
Russe здравствуй
Japonais こんにちは
Basque hi
Corse salute
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Synonymes de « salut »

Source : synonymes de salut sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « salut »

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