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Offusquer

Définitions de « offusquer »

Trésor de la Langue Française informatisé

OFFUSQUER, verbe trans.

A. − [L'obj. désigne une chose]
1. Vieilli
a) Cacher à la vue, masquer. Mmede Genlis (...) n'attendait personne; elle était vêtue d'une robe noire: ses cheveux blancs offusquaient son visage (Chateaubr.,Mém., t.3, 1848, p.338):
1. Quand je quittai Yeddo, le grand soleil flamboyait dans l'air net; à la fin de l'après-midi, arrivant à la jonction d'Utsonomiya, je vois que la nue offusque tout le couchant. Faite de grands cumulus amalgamés, elle présente cet aspect volumineux et chaotique qu'arrange parfois le soir. Claudel,Connaiss. Est, 1907, p.81.
b) Priver de lumière. Les croisées (...) étaient mal jointes et les vitres offusquées par un mur haut et proche (A. France,Mannequin, 1897, p.1):
2. [Le petit bourgeois] ne tolère (...) que les fruitiers, ceux qui rapportent, mais à la condition que ces végétaux malheureux rampent humblement le long des murs et n'offusquent pas le potager, car le petit bourgeois aime le soleil. Bloy,Femme pauvre, 1897, p.243.
c) Gêner (la vue), empêcher de voir
Gêner (la vue), empêcher de voir, par excès de lumière. Synon. éblouir.Le soleil m'offusque les yeux (Ac.1835-1935).[P. méton.] La lumière l'offusque [le hibou], (...) trouble sa large prunelle faite pour l'ombre, amie de la clarté laiteuse de la lune et du rayon pâle de l'étoile (Pesquidoux,Chez nous, 1923, p.207).
Gêner (la vue), empêcher de voir, en formant un écran. Synon. troubler.Mes regards étaient offusqués par ces larmes rebelles qui ne veulent pas tomber (Baudel.,Poèmes prose, 1867, p.74).
2. Au fig., littér.
a) Masquer quelque chose, atténuer l'éclat de quelque chose, le prestige de quelqu'un. L'âme offusque le réel (Durry,Nerval, 1956, p.134).L'éclat resplendissant du maître saxon [Wagner] offusque ses successeurs, et, seul, Richard Strauss parvient à rayonner à son tour (Dumesnil,Hist. théâtre lyr., 1953, p.168).
b) En partic.
[L'obj. désigne une faculté intellectuelle] Priver de clarté, de perspicacité. Offusquer la raison. J'ai souvent des ténèbres qui offusquent mon intelligence et je ne vois pas les vérités les plus simples (Maine de Biran,Journal, 1821, p.306).Une vague impression de complicité entre Geneviève et Françoise peu à peu m'offusquait l'esprit (Bosco,Mas Théot., 1945, p.91).
[P. méton.] Va travailler mon fils, car j'ai remarqué que le travail te distrait de tes fantaisies qui t'offusquent et rend le calme à ta raison troublée par de mauvais songes (Nodier,Fée Miettes, 1831, p.164).
[L'obj. désigne un obj. de connaissance, une recherche] Dès les premiers mots paraît l'invincible confusion qui offusque tout le débat (Bremond,Poés. pure, 1926, p.84).Ce qui est évidence au regard ingénu disparaît quelquefois aux yeux des connaisseurs par la fixité même et le raffinement de leurs attentions. Il ne faut alors rien de moins qu'un homme de génie pour apercevoir quelque vérité essentielle et fort simple qu'ont offusquée les travaux et l'application d'une quantité de têtes profondes (Valéry,Variété IV, 1938, p.60).
B. − Au fig. [L'obj. désigne une pers.]
1. Vieilli. Porter ombrage à. Des députés ennemis jusqu'alors (...) se touchaient la main de joie, en pensant qu'ils auraient le bonheur d'écarter des hommes dont la supériorité les offusquait depuis deux années (Staël,Consid. Révol. fr., t.1, 1817, p.334):
3. Il y avait trop d'avenir et trop de supériorité vraie chez Lucien pour que les jeunes gens, que son retour à Paris et sa fortune inexpliquable offusquaient ou froissaient, ne fussent pas enchantés de lui jouer un mauvais tour. Balzac,Splend. et mis., 1844, p.83.
2. Indisposer, choquer par une attitude, des propos qui heurtent le goût, la bienséance ou l'amour-propre. Le rire des gens et du pays m'offusquent; peut-être que j'appelle «être triste» simplement n'être pas aussi bruyant qu'eux (Gide,Porte étr., 1909, p.553).
[P. méton.] Offusquer les bonnes moeurs. À ces tromperies des personnages d'une piété et, souvent, d'une vertu incontestées ne craignaient pas de prêter la main. Visiblement, elles n'offusquaient guère la moralité commune (M. Bloch,Apol. pour hist., 1944, p.44).
Empl. pronom. réfl. S'offusquer de qqc.Se formaliser de quelque chose. Indifférence ou dissimulation, Gina eut le talent de ne pas s'offusquer d'être laissée seule dans son taxi, place de l'Étoile (Abellio,Pacifiques, 1946, p.52):
4. Engagé jeune dans l'état ecclésiastique, il fut nommé (...) curé de la paroisse de Saint-Sulpice (...). Sa piété tendre et susceptible s'offusqua d'une foule de choses qui, jusque-là, avaient paru innocentes, par exemple d'un cabaret qui s'était établi dans les charniers de l'église et où les chantres buvaient. Renan,Souv. enf., 1883, p.208.
3. Littér. Choquer par une impression sur les sens ou la sensibilité. Dans une rue, j'ai été offusquée de la teinte uniformément rousse des devantures de boutiques, ce rouge de vieux sang me crispait (Frapié,Maternelle, 1904, p.296).Il ouvrit la porte de sa chambre et fut aussitôt offusqué par la poignante fragrance de fauve qui s'étalait en nappes épaisses dans l'atmosphère de la pièce (Queneau,Pierrot, 1942, p.178).
REM.
Offusquement, subst. masc.,rare. Action d'offusquer (v. supra A 2 b); résultat de cette action. Synon. offuscation (v. ce mot B).Tu passes de l'insecte aux mammifères; c'est passer de l'intelligence à la sensibilité. Ils ont le sang, le lait, les règles. Leur intelligence en est un peu offusquée, leur personnalité fortifiée et énervée. Les mâles, qui n'ont pas l'offusquement du sang et des règles, ont celui de leurs désirs (Michelet,Journal, 1857, p.332).
Prononc. et Orth.: [ɔfyske], (il) offusque [ɔfysk]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Fin du xives. «arrêter dans son fonctionnement régulier» (Somme maître Gautier, ms. B.N., fr. 1288, fo19vods Gdf. Compl.); 2. a) début du xves. «empêcher quelque chose d'être vu, en le masquant» (E. Deschamps, La Fiction du lyon, 1014 ds OEuvres compl., éd. G. Raynaud, t.8, p.278); b) ca 1485 au fig. (Myst. du V. Testament, éd. J. de Rothschild, 39693: songe offusqué [cf. aussi ibid., 40144]); 3. ca 1485 «empêcher, boucher (la vue)» (ibid., 10247); 4. a) 1766 «porter ombrage à quelqu'un, l'indisposer» (Besenval, Mém., I, 328 ds Brunot t.6, p.1363); b) 1832 pronom. (Raymond). Empr. au b. lat. offuscare, proprement «obscurcir» (ob, fuscus «sombre»), également «gêner (la vision)» et, au fig., «diminuer l'éclat de quelque chose», v. Nov. gloss. Fréq. abs. littér.: 136. Bbg. Gohin 1903, p.345.

Wiktionnaire

Verbe - français

offusquer \ɔ.fys.ke\ transitif ou pronominal 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : s’offusquer)

  1. Empêcher d’être vu.
    • Je craindrois que ces Buissons ne vinssent enfin si grands, qu’ils en offusquassent les Espaliers, pour lesquels j’ai ici beaucoup de respect : outre que sans doute ils incommoderoient la promenade […] on n'y auroient pas assez d’air pour respirer. — (Jean de La Quintinye, Instruction pour les jardins fruitiers et potagers: avec un traité des orangers et des réflexions sur l’agriculture, tome 1, Paris : par La Compagnie des Libraires, 1730, page 153)
    • Une pluie intermittente inonde la vitre offusquée, et le vent jonche des feuilles mortes du platane le perron solitaire. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
    • Je cherche des mots assez transparents pour ne pas l’offusquer. — (Philippe Jaccottet, Paysages avec figures absentes, 1970)
  2. Empêcher de voir en éblouissant ou en obscurcissant.
    • Des maladies pestilentielles désolaient de plus les Gaulois campés dans des bas-fonds, au milieu d'un cercle d'éminences et sur un terrain brûlant, que tant d'incendies avaient imprégné d'exhalaisons enflammées, et où le moindre vent les offusquait de poussière et de cendre. — (Histoire romaine de Tite-Live, traduction de M. Dureau de Lamalle, revue par M. Noël, 1re décade, tome 3, Paris : chez Guiguet & Michaud, & chez H. Nicolle, 1810, page 179)
    • Les passions obscurcissent l’entendement de quelque manière qu’elles le troublent : elles l’offusquent en élevant autour de lui des nuages, ou en s’interposant entre lui et la vérité. — (François Guizot, Dictionnaire universel des synonymes de la langue française, tome 2 (I-Z), Paris : chez Didier, 1850, page 153)
    • […] ; d'où il suit que le foyer, au lieu de représenter un point, est réellement un espace d'une certaine étendue, et que l'image principale, celle qui se produit à l'endroit où se réunissent le plus de rayons, est comme offusquée par une multitude d'autres images qui rendent la vision confuse. — (Émile Littré et Charles Robin , « Abberration », dans le Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, des sciences accessoires et de l’art vétérinaire, d’après le plan suivi par Nysten, 12e édition refondue, Paris : chez J.-B. Baillière et fils, 1865, page 4)
    • Quand leur myopie les réduit à l’état de taupes, elles mettent des lunettes noires, comme si le plus pâle soleil les blessait. Elles ont alors la grâce des captives de harem qui font leurs premiers pas au-dehors et qu’offusque la lumière. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 92)
    • Les vapeurs du vin offusquent le cerveau, les passions offusquent la raison, etc., Les vapeurs du vin troublent le cerveau, les passions troublent la raison, etc.
  3. (Figuré) Choquer, déplaire, donner de l’ombrage, toucher quelqu’un dans son orgueil.
    • La gloire et les services du vainqueur de Babek offusquaient ce prince ombrageux. — (Adolphe-Noël Desvergers, Arabie, avec une carte de l’Arabie et note sur cette carte, par M. Jomard, Paris : chez Firmin Didot, 1847, page 443)
    • Il lui était doux de les avoir auprès de lui, mais il désirait que leur attitude n’offusquât en rien le nouvel esprit qui se manifestait en France, et entendait leur imposer la simplicité qu’il s’imposait à lui-même par goût autant que par calcul. — (Adolphe Thiers, Histoire du Consulat et de l’Empire faisant suite a l'Histoire de la Révolution française, livre 58, tome 19, Paris : chez Lheureux & Cie, 1861, page 403)
    • Le bruit léger d’un filet d’eau qui coule comme dans la vasque d’une fontaine n’offusquait pas, m’assure-t-on, ces aimables femmes. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 121)
    • Les papes suivants affecteront en revanche d’être offusqués par tant de poitrines opulentes, tant de zigounettes ainsi impudiquement dévoilées. Clément VIII, Paul III et Paul IV songèrent à détruire la fresque… — (Jean-Michel Renault, Censure et caricatures: les images interdites et de combat de l’histoire de la presse en France et dans le monde, éditions Pat à Pan, 2006, page 23)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

OFFUSQUER. v. tr.
Empêcher d'être vu. Les nuages offusquent le soleil, offusquent le jour. Il signifie aussi Empêcher de voir en éblouissant, éblouir. Offusquer la vue. Le soleil m'offusque les yeux. Une trop grande clarté offusque. Fig., Les vapeurs du vin offusquent le cerveau, les passions offusquent la raison, etc., Les vapeurs du vin troublent le cerveau, les passions troublent la raison, etc. Il est vieux. Il signifie, au figuré, Choquer, déplaire, donner de l'ombrage. Il n'y a pas de quoi s'offusquer. Y a-t-il là quelque chose qui vous offusque? Cet homme est un envieux qu'offusquent les succès d'autrui.

Littré (1872-1877)

OFFUSQUER (o-fu-ské), j'offusquais, nous offusquions, vous offusquiez ; que j'offusque, que nous offusquions, que vous offusquiez v. a.
  • 1Empêcher l'effet soit de la vue, soit de la lumière, soit de l'une ou de l'autre. Les nuées offusquent le soleil. Ôtez-vous de devant moi, vous m'offusquez la vue, Dict. de l'Acad. Mais d'où vient qu'un triste nuage Semble offusquer l'éclat de ses beaux yeux ? Molière, Psyché, II, 3. Nous ne pouvons un moment arrêter les yeux sur la gloire de la princesse, sans que la mort ne s'y mêle aussitôt pour tout offusquer de son ombre, Bossuet, Duchesse d'Orléans.

    Par extension, rendre peu visible. De plus, elle [une vue] était offusquée par deux bâtiments voisins qu'on vient de construire, Voltaire, Lettre à Mme de Saint-Julien, 29 mai 1776. Notre théâtre est vide d'action et de grands intérêts, pour l'ordinaire : ce qui fait qu'il manque d'action, c'est que le théâtre est offusqué par nos petits-maîtres ; et ce qui fait que les grands intérêts en sont bannis, c'est que notre nation ne les connaît pas, Voltaire, Lett. Desfontaines, 14 avr. 1735. Galère trouva mauvais que les chrétiens bâtissent une église qui offusquait son palais, Voltaire, Philos. Ex. de milord Bolingbr. 27. La jeune fille relève le front, un front pâle et pur ; puis, d'un léger mouvement, l'ayant dégagé des boucles qui l'offusquaient, D. Stern, Dialogue sur Dante et Goethe, 2, Rev. German. t. XXXI, p. 507.

  • 2Empêcher de voir, en éblouissant. Le soleil m'offusque les yeux. Toutes les espèces de hiboux et de chouettes ne sont pas également offusquées par la lumière du jour, Buffon, Ois. t. II, p. 102.

    Absolument. Une trop grande clarté offusque.

  • 3 Par extension, cacher, voiler, rendre terne. L'éclat de tes vertus offusque tout savoir, Régnier, Sat. I. Et vous, grands de la terre qui voulez accroître votre nom, l'étendre à la postérité, et faire tant de bruit dans le monde, qu'il offusque le nom des autres, Bossuet, Élévat. sur myst. XXIV, 9. Le goût ne paraît-il pas cent fois mieux dans les choses simples que dans celles qui sont offusquées de richesses ? Rousseau, Hél. V, 2. La philosophie, en m'attachant à l'essentiel de la religion, m'avait détaché de ce fatras de petites formules dont les hommes l'ont offusquée, Rousseau, Confess. VIII.
  • 4 Fig. Empêcher, en parlant de la vue de l'esprit et du cœur. Je me délivrais peu à peu de beaucoup d'erreurs qui peuvent offusquer notre lumière naturelle, Descartes, Méth. I, 14. Et j'ai devant les yeux toujours quelque nuage Qui m'offusque la vue et m'y jette un ombrage, Corneille, Nicom. III, 4. La déroute de notre pauvre d'Harouys [qui avait fait de mauvaises affaires]… passionné de faire plaisir à tout le monde, sans mesure, sans raison ; cette passion offusquant toutes les autres, et même la justice…, Sévigné, 19 févr. 1690. Déjà venaient frapper mes oreilles timides Les affreux cris du chien de l'empire des morts ; Et les noires vapeurs, et les brûlants transports Allaient de ma raison offusquer la lumière, Chaulieu, Sur la mort. Le régent, pendant la première heure de son lever, était encore si appesanti, si offusqué des fumées du vin, qu'on lui aurait fait signer ce qu'on aurait voulu, Duclos, Œuvr. t. V, p. 231. La vanité offusquait ses lumières, qui, d'ailleurs peu étendues et peu actives, même pour ses propres intérêts, n'avaient jamais un pressant besoin de s'exercer, D'Alembert, Éloges, l'abbé de Choisi.
  • 5 Fig. Donner de l'ombrage, de la jalousie, déplaire. N'offusquez pas sa vanité. Ce rival vous offusque. Il est jaloux, tout l'offusque. Ce Dion était de Nicée en Bithynie, il s'occupa toute sa vie à décrier le mérite qui l'offusquait, Diderot, Claude et Néron. I, 99.
  • 6S'offusquer, v. réfl. Être empêché, en parlant de la lumière de l'esprit, de la raison. Je ne puis sur aucun [des deux prétendants] porter mon jugement ; Plus ma raison le cherche et plus elle s'offusque, Hauteroche, l'Amant qui ne flatte point, IV, 4.
  • 7Être choqué. Il s'offusque de tout.

SYNONYME

OFFUSQUER, OBSCURCIR. Offusquer signifie empêcher de voir ou d'être vu, dans sa clarté naturelle, par l'interposition d'un corps, d'un obstacle. Obscurcir exprime l'action simple et vague de faire perdre à un objet sa lumière ou son éclat. La lumière s'éteint, tout devient obscur, non offusqué ; un nuage voile le soleil, tout devient offusqué, non obscur.

HISTORIQUE

XVe s. Et y avoit si grand foison de traict, que l'air ou le jour en estoit offusqué, Juvénal Des Ursins, Charles VI, 1380.

XVIe s. Les vices se vont fourrer là où les vertus reluisent ou doyvent reluire, pour tascher de les offusquer, Lanoue, 494. Cest entremeslement qu'ils font du beau avec le laid, et du bon avec le mauvais, esblouit les yeux et offusque leur jugement, Lanoue, 503. Soit que mon haut desir trop pront et trop ardant M'offusque les esprits…, Desportes, Cléonice, XXXIII, Stances. La lune estoit jà fort basse, et encore si peu de clarté qu'elle rendoit estoit offusquée de tant d'hommes qui alloient et venoient, Amyot, Nicias, 39. Que notre prudence soit offusquée ou par le sommeil ou par quelque maladie…, Montaigne, II, 23. Aiant accoustumé les gardes à le voir passer le visage tout offusqué de cheveux quand il emportoit le bassin dehors…, D'Aubigné, Hist. III, 348.

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Étymologie de « offusquer »

(Siècle à préciser) Du latin offuscare (« obscurcir »), lui-même du latin fuscus (« sombre »).
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Provenç. offuscar ; esp. ofuscar ; ital. offuscare ; du lat. offuscare, de ob, et fuscus, sombre.

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Phonétique du mot « offusquer »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
offusquer ɔfyske

Fréquence d'apparition du mot « offusquer » dans le journal Le Monde

Source : Gallicagram. Créé par Benjamin Azoulay et Benoît de Courson, Gallicagram représente graphiquement l’évolution au cours du temps de la fréquence d’apparition d’un ou plusieurs syntagmes dans les corpus numérisés de Gallica et de beaucoup d’autres bibliothèques.

Évolution historique de l’usage du mot « offusquer »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « offusquer »

  • On peut s’en offusquer mais l’arrêté répond à l’injonction d’une libre concurrence non faussée. Heureusement néanmoins, il stipule que les données ne peuvent être communiquées aux fournisseurs concurrents qu’avec le consentement clairement exprimé des consommateurs, et ce jusqu’au 30 septembre 2022, ce qui laisse 2 ans de répit.
    Fin des tarifs réglementés du gaz en 2023 - Gare au démarchage commercial - Actualité - UFC-Que Choisir
  • « Il est possible de renoncer à ses indemnités » indique même Raphaël Cognet pour immédiatement couper l’herbe sous le pied de ceux qui pourraient s’offusquer.
    Yvelines. La Communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise a désigné son exécutif | 78actu
  • "Il me semble que les élus de la PAPS ont eu tort de s’offusquer des propos tenus par Jean Dionis lors de son élection à la tête de l’agglo d’Agen : il n’a fait ce soir-là que répéter des propos déjà maintes fois tenus publiquement par lui (les archives vidéo des conseils d’Agglo sont là pour en témoigner) : à savoir que les statuts de l’agglo d’Agen stipulent que la vocation territoriale de l’agglomération est de couvrir un jour l’intégralité du "Pays de l’Agenais", lequel inclue le territoire de la PAPS.
    petitbleu.fr — Hommage à Pierrette Bonnin-Martin - petitbleu.fr

Traductions du mot « offusquer »

Langue Traduction
Anglais offend
Espagnol ofender
Italien offendere
Allemand beleidigen
Chinois 得罪
Arabe الإساءة
Portugais ofender
Russe обижать
Japonais 気分を害する
Basque iraindu
Corse offenda
Source : Google Translate API

Synonymes de « offusquer »

Source : synonymes de offusquer sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « offusquer »

Combien de points fait le mot offusquer au Scrabble ?

Nombre de points du mot offusquer au scrabble : 24 points

Offusquer

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