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Montagne

Sommaire

  • Définitions du mot montagne
  • Étymologie de « montagne »
  • Phonétique de « montagne »
  • Citations contenant le mot « montagne »
  • Images d'illustration du mot « montagne »
  • Traductions du mot « montagne »
  • Synonymes de « montagne »
  • Antonymes de « montagne »

Définitions du mot montagne

Trésor de la Langue Française informatisé

MONTAGNE, subst. fém.

I. − Forme de relief consistant en élévations importantes de terrains, résultant d'un soulèvement du sol et caractérisée par une forte dénivellation entre sommets et fonds de vallées. Belle, grande, haute, petite montagne; montagne alpine, aride, dégagée, élevée, granitique, lointaine, moyenne, neigeuse, voisine; cirque, crête, groupe, ligne, massif, sommet, système de montagnes; en haut, en bas, au milieu, au pied de la montagne; sur la montagne. Le tout résulte de mouvements latéraux de refoulement (...) dont les effets déterminent les traits principaux du relief terrestre, en premier lieu les montagnes (Lapparent, Abr. géol.,1886, p.398).De hautes montagnes, dont le géologue décèle les racines indubitables, ont été littéralement arasées. Leurs débris devenus sédiments ont, plus tard, surgi des eaux pour former d'autres montagnes, qui seront à leur tour nivelées (Combaluzier, Introd. géol.,1961, p.78):
1. Laissant de côté les «horst», volcans et autres montagnes du profane qui, malgré parfois deux ou trois milliers de mètres d'altitude, ne présentent pas grand intérêt tectonique, étudions sommairement les chaînes plissées qui sont les vraies montagnes de géologues. Combaluzier, Introd. géol.,1961p.134.
Montagne à vache(s). Montagne où les troupeaux paissent jusqu'au sommet. (Dict. xixeet xxes.). ,,À vache. Qualificatif utilisé par les alpinistes et qui, associé à montagne ou à voie, a la même valeur que le mot facile. Tellement facile que les vaches pourraient, dit-on, y accéder. Considérant que cet animal est le contraire même de l'agilité, on comprend aisément l'utilisation de ce vocable`` (Gautrat1970, p.44).
P. métaph. Les montagnes humides − Les vagues (Chateaubr., Mél. et poés.,Gaul, 1828, p.74).Elle me rappelait toute la beauté joyeuse des montagnes bleues de la mer (Proust, Fugit.,1922, p.453):
2. J'en ai étudié un [cheval] de très près (...) Le cheval du fermier qui pâturait dans le pré. Cette mouvante montagne, un mois durant, a empoisonné mes jours... Colette, Dialog. bêtes,1905, p.82.
A. −
1. P. allus. littér., HIST. Montagne sacrée. Le Capitole. Montagne Sainte-Geneviève. Colline du Panthéon à Paris.
2. P. allus. relig. (prob. à cause de son altitude et du mystère dont elle s'entoure, puisque la montagne est considérée comme le point où le ciel rencontre la terre, constituant un lieu privilégié pour le culte). Montagne de Mahomet; la Montagne du calvaire (Golgotha); le sermon sur la Montagne; la Montagne sainte. Ces images de soleil, de feux, de montagnes, si souvent employées dans la Bible (Chateaubr., Génie, t.1, 1803, p.545).Pascal exalte le «médiateur» [Jésus-Christ], mais il cache, il exile Dieu. Ainsi les Hébreux, au pied de la Montagne sainte. Ils ne veulent avoir affaire qu'à Moïse (Bremond, Hist. sent. relig.,t.4, 1920, p.390).Pendant le reste de la messe, relu dans l'évangile selon saint Matthieu tout le sermon sur la montagne en serrant contre moi le verset: «Mais vous autres soyez parfaits comme votre père dans les cieux est parfait» (Du Bos, Journal,1927, p.171).
Rem. 1. Quand montagne est joint à un nom de lieu on met le plus souvent la prép. de, p. oppos. à mont qui ne la prend guère (Montagne de Judée, du Liban, de Sion); mais il peut y avoir des exceptions (la Montagne Sainte-Victoire, la Montagne Sainte-Geneviève): D'une amitié passionnée Vous me parlez encor, Azur, aérien décor, Montagne Pyrénée (Toulet, Contrerimes, 1920, p.44). 2. À part les Alpes, les Pyrénées, les Cordillères, les Vosges qui sont au fém., les noms des massifs montagneux sont le plus souvent au masc. (ex. le Jura).
B. − Spécialement
1. GÉOLOGIE
Montagnes anciennes. Massif montagneux plus ou moins rajeuni soit par l'érosion, soit par des mouvements du sol. (Dict. xixeet xxes.).
Montagnes jeunes. Montagnes formées soit par des plissements, soit par le volcanisme (Dict. xixeet xxes.).
Montagnes de transition. Montagnes composées de roches fort anciennes et dans lesquelles on trouve quelques restes de corps organisés (Dict. xixeet xxes.).
Montagnes secondaires. Montagnes dues aux révolutions que la terre a éprouvées et qu'elle éprouve journellement (Dict. xixeet xxes.).
Montagnes tertiaires. Montagnes contenant des dépôts de coquillages abandonnés par une mer qui, autrefois, couvrait notre continent (Dict. xixeet xxes.).
2. SPORTS, JEUX. Montagnes russes. ,,Montagnes réelles ou artificielles où l'on pratique un chemin uni que parcourt un traîneau qu'on laisse glisser du haut en bas`` (Littré).
P. anal.
ATTRACTION, JEUX FORAINS. À la barrière des Ternes, en 1816, un spéculateur avait construit des montagnes russes. Ce genre d'amusement consistait à descendre sur un plan incliné dans un char à roulettes (Avenel, Calicots, 1866, p.14).Elle l'emmenait prendre une glace chez Latinville, et de là l'entraînait aux Montagnes Russes, qui faisaient atrocement mal au coeur (Goncourt, Journal,1888, p.816).
Route présentant des descentes et des montées successives. Le chemin s'en allait devant lui tantôt en zigzag, tantôt en montagnes russes (Sand, Péché de M. Antoine,t.1, 1845, p.267).
Au fig. Les vieux ressorts de Sardou fonctionnent à coup sûr. Mlle Arletty, après les montagnes russes du rire et des larmes, n'a aucune peine à devenir épique (Cocteau, Foyer artistes,1947, p.132).
C. − P. anal.
1. Montagne de glace. Amas considérable de glaces flottantes que l'on rencontre principalement dans les mers polaires. Synon. iceberg.
2. Spécialement
ASTRON. Montagne de la table. ,,Constellation méridionale`` (Littré).
BLAS. ,,Meuble de l'écu représentant le sommet d'une montagne`` (Lar. 20e; ds Lar. encyclop.).
HYDROL. Montagne d'eau. ,,Espèce de rocher artificiel d'où sortent plusieurs jets, bouillons et nappes d'eau`` (Jossier 1881; ds Guérin 1892, Lar. 19e).
MÉTÉOR. Montagne d'argent, d'encre. ,,Cumulonimbus dans les campagnes`` (Chass. 1970).
3. Emploi abs., HIST. Durant la Convention, parti siégeant dans le haut de la salle de réunion de l'assemblée, p. méton., l'emplacement lui-même. Il n'y a qu'à rire de vos efforts (...) contre la montagne, tant que vous nous attaquerez par le marais et le côté droit (Desmoulinsds Vx Cord.,1793-94, p.55).Baudin monta plusieurs fois à la tribune (...). Il siégeait à la crête de la montagne (Hugo, Hist. crime,1877, p.183).
P. ext. [Souvent avec une majuscule] Parti situé à gauche ou à l'extrême gauche des tendances politiques. C'est la «tendance qu'ont l'Iskra et la Zaria à pronostiquer la rupture entre la Montagne et la Gironde de la social-démocratie internationale» (Lénine, Que faire?1933, p.418).
D. − P. anal. Amoncellement d'éléments de tous ordres, matériels ou non, que l'on compare par exagération à une montagne. Montagne de bagages, de billets, de documents, d'immondices, de lettres, de mots, de nourriture, de paquets; montagnes d'angoisses, de souffrances, de souvenirs. Je reçois des montagnes de livres et des avalanches de lettres. Il y a là-dedans bien des choses que nous eussions lues au dessert, tu sais (Hugo, Corresp.,1864, p.462).Il y a des gens (...) qui, obligés de lutter avec une montagne d'absurdités, éprouvent au centre de leur coeur une colère incalculable (Berlioz, Grotesques mus.,1869, p.46):
3. [Beyle] avait connu de très près, noté, percé, raillé les sottises et les vertus des hommes en place; observé quelquefois leur vénalité, toujours leur soif de l'avancement, (...) leur goût des phrases et de l'importance, les embarras qu'ils se faisaient et qu'ils faisaient; leur courage incroyable devant ces montagnes de dossiers, ces colonnes de nombres qui écrasent l'âme, sans enrichir l'intellect... Valéry, Variété II,1929, p.81.
Au fig. Grande difficulté, lourde tâche à surmonter, grosse affaire aussi importante qu'une montagne est imposante. Saint Putois: Eh bien, monsieur! c'est impossible! Criqueville: Comment! Saint Putois: Il y a des obstacles! des montagnes! (Labiche, Chasse corb.,1853, iv, 5, p.366):
4. Tout ce qu'on n'a pas dit (encore, et tout ce qu'on ne dira jamais) fait devant vous des montagnes infranchissables. Des montagnes et des montagnes. Péguy, V.-M., comte Hugo,1910, p.698.
P. ext. Masse physique et morale. Malheureusement, ceci ne sert de rien hors du monde intellectuel, et la fatalité des bosses fait que la montagne de l'imagination, dominant toujours par son antériorité d'occupation les petites collines que le raisonnement essaye d'élever alentour, je risque fort de n'acquérir de bon sens pratique que la dose nécessaire pour voir que je n'ai pas le sens commun (Sand, Corresp.,t.2, 1838, p.106).Vous m'ôtez une montagne de dessus la poitrine, dit la Porporina, et un voile noir de dessus la tête (Sand, Ctesse de Rudolstadt,t.1, 1844, p.128).
Rem. 1. Le symbolisme de la montagne est multiple: il tient de la hauteur et du centre; la montagne participe donc du symbolisme de la transcendance et de celui de la manifestation mais, parallèlement à la notion de hauteur, la montagne exprime aussi celle de stabilité (d'apr. Symboles 1969). Quand Bernardin de Saint-Pierre publiait la Chaumière indienne, en 91, il était au haut de la montagne de la vie et de la gloire (Sainte-Beuve, Portr. littér., 1844-64, 135). Elle [la pyramide] était là, montagne humaine; et sa stature Monstrueuse, donnait du trouble à la nature (Hugo, Légende, t.1, 1859, p.530). [Les âmes au Purgatoire] vont souffrir, il va falloir gravir la montagne de la purification, mais elles sont sauvées, elles sont bienheureuses. Comme tout cela [la Divine Comédie] est plus vrai que les manuels de théologie et leurs sombres raisonnements (Green, Journal, 1954, p.324). 2. Au fig. comme au sens propre ,,montagne est proprement opposée à plaine`` (Guizot 1864). Puis pourquoi m'entortillerais-je dans les petitesses? Tout me porte à ce qui est grand. J'étouffe dans les plaines, je vis sur les montagnes! (Balzac, Lettres Étr., t.1, 1834, p.202).
Pop. ,,Homme fort et courageux`` (Car. Arg. 1977). Arg. Montagne de géant. Potence, dans l'ancien argot (Rigaud, Dict. jargon paris.,1878, p.227).
Locutions
1. Loc. proverbiales constituant une phrase complète
La montagne accouche d'une souris. Les résultats d'un projet ambitieux sont dérisoires (image popularisée au xviies. par La Fontaine ds Fable LV, X: La Montagne qui accouche). P. allus. plais. Pensé hier en regardant autour de moi, dans les rues de cette ville: il y avait une fois une souris qui s'appelait la Suisse. Elle accoucha d'une montagne qui s'appelait l'Amérique (Green, Journal,1954, p.272).
Il n'y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas. Le hasard peut provoquer des rencontres inattendues. Moi, je m'appelle Robert, et mon frangin c'était bien le chanteur. Alors vous l'avez connu? C'est drôle la vie tout de même, il y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas, alors comme ça vous l'avez connu? (Queneau, Pierrot,1942, p.40).
Il n'y a pas de montagnes sans vallées. Il faut considérer les choses sous leurs différents aspects (d'apr. Rey-Chantr. Expr. 1979).
2. Loc. verb.
Être gros (grand, haut) comme une montagne. Être particulièrement volumineux et important. Glaces polaires, dont ils [les courants marins] entraînent des fragments entiers, hauts comme des montagnes, et grands comme des îles, au sein des zones tempérées (Bern. de St-P., Harm. nat.,1814, p.352).
Aller à la montagne (p. allus. à la phrase attribuée à Mahomet: Eh! bien, montagne, puisque tu ne veux pas venir à Mahomet, Mahomet ira à toi). Faire le premier pas, prendre l'initiative d'une démarche.
Faire battre des montagnes. Semer la zizanie entre des gens naturellement peu querelleurs. Jamais on ne se serait fâché [les Boche et les Lorilleux] sans cette Banban, qui aurait fait battre des montagnes (Zola, Assommoir,1877, p.964).
Faire une montagne de qqc. Donner une importance exagérée à quelque chose. Votre reconnaissance, Belle et Bonne, est un véritable microscope qui fait une montagne d'un grain de sable (J. de Maistre, Corresp.,t.1, 1805, p.365):
5. Les affections qui doivent nous être exclusivement bonnes et tendres, ne jamais nous juger, ne pas faire d'un rien une montagne et d'une montagne un rien, celles-là nous tourmentent de leurs exigences fantasques; elles nous portent des coups d'épingle à propos de niaiseries... Balzac, Lettres Étr.,t.1, 1836, p.355.
Soulever, transporter des montagnes. Accomplir des choses extrêmement difficiles. Ah! pour me trouver près de toi le jour de ma fête et de ma naissance, libre de soucis, je vais soulever des montagnes! (Balzac, Lettres Étr.,, t.3, 1845, p.55).La foi de notre père n'était pas de celles qui soulèvent les montagnes. Mais elle était lourde et encombrante comme le Mont-Blanc (H. Bazin, Vipère,1948, p.61):
6. ... arrivé à la buanderie, une chaudière, quoique petite, bien encastrée dans son fourneau, s'offrit à mes yeux; j'en jugeai de suite l'application; et me tournant vers ma suite: «Soyez sans inquiétude, m'écriai-je avec cette foi qui transporte les montagnes, le turbot cuira entier...» Brillat-Sav., Physiol. goût,1825, p.337.
Avoir une foi qui déplace les montagnes. Avoir une force morale susceptible de changer le cours des choses (p. allus. à l'Évangile de Matthieu 17, 19: Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: transporte-toi d'ici là, et elle s'y transporterait, et rien ne nous serait impossible). Ce pauvre Lazare était pourtant un solide compagnon. Il avait la foi qui déplace les montagnes (Aymé, Vogue,1944, p.153).
II. − Ensemble d'élévations importantes constituant une région de forte altitude; p. méton., lieu de séjour et de vacances. Chalet, climat, fleur, fromage, gibier, lacet, orage, pays, plante, région, torrent, rivière, station de montagne; escalader, gravir, habiter la montagne; marcher en montagne; monter sur la montagne; passer des vacances à la montagne; séjourner à la montagne; aller à la montagne (fam.). Ils partaient seuls sur les sentiers de la montagne (Giono, Colline,1929, p.127).Parmi les conditions qui lui [le nerveux] sont favorables, on compte encore l'élément boisé, l'air des montagnes, les changements assez fréquents d'horizon (Mounier, Traité caract.,1946, p.187).
A. − Spécialement
ART MILIT. Bataillon de montagne. Mais en bas, l'estafette, à cheval sous la lanterne, me montra l'ordre écrit, et je lus: «Michel Bastien, volontaire au premier bataillon de la montagne» (Erckm.-Chatr., Hist. paysan,t.2, 1870, p.18).
ARTILLERIE
Obusier de montagne. ,,Canon destiné à la guerre en pays de montagne`` (Littré Suppl. 1877). Nos six petites pièces de quatre suivaient avec deux petits obusiers de montagne (Erckm.-Chatr., Hist. paysan,t.2, 1870, p.172).
Batterie de montagne. ,,Batterie armée et disposée pour la guerre de montagne`` (Littré Suppl. 1877). Il a livré à des puissances étrangères des batteries de campagne et de montagne du même type que les canons de campagne et de montagne français (Ledieu, Cadiat, Nouv. matér. nav.,1899, p.169).
CH. DE FER. Ligne de montagne. Sur les lignes de montagne, (...) la traction est d'autant plus coûteuse que les déclivités sont plus fortes (Bricka, Cours ch. de fer,t.2, 1894, p.490).
PATHOL. Mal de/des montagnes. Malaise que l'on éprouve parfois à une certaine altitude. Mais il est possible cependant d'individualiser un syndrome, dit «mal des montagnes», qui se manifeste dès que l'organisme a atteint une certaine altitude (Langlois, Binet dsNouv. Traité Méd.fasc. 7 1924, p.156):
7. Le Matterhorn? Mais il n'avait jamais tué personne. Des imprudents y étaient tombés. Des déficients, et dont le coeur ne tenait pas. Le guide épuisé? Simple compression des plexus nerveux par la paroi. Et le mal de montagne, banale indigestion pour un petit déjeûner à une heure insolite. Peyré, Matterhorn,1939, p.102.
SPORTS. Faire de la montagne, de la haute montagne. Pratiquer l'alpinisme. (Dict. xixeet xxes.).
Rem. Dans ce champ sém. on trouve tous les syntagmes ayant trait à cette pratique. Ascension de montagne; chaussures de montagne; école de montagne. Le fort, sur son plateau, joue le rôle de ces refuges de montagne où les caravanes perdues viennent s'abriter contre la tempête (Bordeaux, Fort de Vaux, 1916, p.60). Oui, le métier de guide de montagne était fini, et les Mathias pouvaient crever, avec leurs rhumatismes, et l'emphysème (Peyré, Matterhorn, 1939, p.19).
B. − Régional
1. [Savoie et Suisse] ,,Alpage; domaine de montagne avec une métairie et un chalet`` (Pierreh. 1926). Outre la maison qu'il avait bâtie (...) J. Steiner possédait une ferme, ou, comme on disait alors, une montagne (Pierreh.1926).
2. [Cantal] Pâturage d'altitude de plusieurs dizaines d'hectares, susceptible de nourrir pendant l'été un troupeau de vaches, à raison de deux à trois bêtes par hectare; on distingue les montagnes à lait pour les vaches laitières et les montagnes à viande pour les bêtes vieillies (d'apr. Fén. 1970).
REM. 1.
Montagnais, subst. masc.a) Membre d'une tribu indienne des montagnes du Québec. En emploi adj. apposé. Toute cette journée-là et le lendemain ensuite, aidés par le matelot Joachim qui était un Indien montagnais, ils dépecèrent le poisson (Y. Thériault, La Passe au crachin,1972, p.9 ds Richesses Québec 1982, p.1585).b) Langue indienne. L'vieux Dominique chantait la messe, tous les dimanches là-dedans en montagnais (P. Perrault, L'Anse aux huards,1958, p.31, ibid, p.1586).
2.
Montagnère, montanière, subst. fém.,région. (Provence). ,,Vent analogue à la tramontane mais plus localisé, plus variable et moins vif`` (Chass. 1970). Outre ces vents bien connus de tous, on peut citer dans le Midi la montagnère, brise nocturne qui vient du continent (Vie lang.1961, no108, p.118).
3.
Montagnon, subst. masc.,région. Montagnard du Jura français et suisse. Au haut de la montagne, le conducteur admonesté par l'avoyer prussien. La jeune dame, gâtée, enceinte, femme d'un horloger de La Chaux-de-fonds; ces montagnons vont dépenser à Paris (Michelet, Journal,1838, p.252).,,Se dit particulièrement aujourd'hui comme nom fam. des habitants du haut Jura neuchâtelois`` (Pierreh. 1926). Pris adj. [En parlant des gens des Franches-Montagnes ou Montagnes des Bois et de la race de chevaux qu'ils élèvent] Qui est de cette région. À vendre ou à échanger un bon poulain de 9 mois, race montagnon (F. d'av. N. 7 janv. 1907, ibid.).
Prononc. et Orth.: [mɔ ̃taɳ]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Ca 1100 «importante élévation de terrain» (Roland, éd. J.Bédier, 6); 2. Ca 1100 les, la montagne(s) «zone, région de forte altitude» (ibid., 2040); 3. 1644 fig. «amas, amoncellement» (Corneille, Pompée, I, 1); 4. 1761 montagne «(dans les Alpes) pâturage de haute altitude, appartenant à une collectivité ou à un particulier» (Mém. de la Société oeconomique, 388 ds Pierreh.); 5. 1792 la Montagne «les bancs les plus élevés de l'assemblée conventionnelle, où siégeaient les députés de gauche» (Brunot t.9, p.631, note 3); 6. a) 1816 Montagnes russes «élévation naturelle ou artificielle du haut de laquelle on se laisse glisser en traîneau sur un chemin uni» (Maine de Biran, Journal, p.237); b) 1945 «suite de montées et de descentes» (Sartre, Sursis, p.120). Du b. lat. montanea, fém. subst. de l'adj. b. lat. *montaneus, lat. class. montanus «relatif à la montagne». Fréq. abs. littér.: 9798. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 21278, b) 15503; xxes.: a) 8439, b) 10129. Bbg. Dauzat Ling. fr. 1946, p.14. − Dub. Pol. 1962, p.348. − Quem. DDL t.2, 10, 11, 13, 18.

Wiktionnaire

Nom commun

montagne \mɔ̃.taɲ\ féminin

  1. (Géographie) Relief topographique présentant des versants prononcés (par opposition à « haut plateau » situé en altitude mais ne présentant pas le caractère montagneux).
    • La plupart des montagnes de Walachie sont garnies de bois composés de poiriers, de cerisiers, d'abricotiers et autres arbres fruitiers qui donnent aux forêts l'aspect d'immenses vergers. — (Edme Mentelle & Conrad Malte-Brun, Géographie mathématique, physique & politique de toutes les parties du monde, volume 16, 1803, page 272)
    • Nous profitons de la clarté pour faire l’ascension d'une montagne de 400 mètres de hauteur qui domine Thorshavn. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 35)
    • Mahomet, on le sait, commanda un jour à une montagne de venir au-devant de lui; la montagne, naturellement, ne bougea pas d'un pouce. Ce que voyant, le prophète musulman ne trouva rien de mieux que de se rendre jusqu'à elle. — (Rodolphe Girard, Marie Calumet, Montréal, 1904, chapitre XII)
    • Mais nous sommes déjà dans les faubourgs. Les maisons s’espacent, se reculent, s’adossent à la rivière ou à la montagne. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
    • Ce jour-là, précisément, Étienne Lecourt, par le sentier abrupt, hérissé de rochers et bordé de déclivités dangereuses, qui serpente au flanc de la montagne, avait grimpé jusqu’à Cornabeuf […]. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Les montagnes s’élevant à des hauteurs majestueuses formaient une espèce de cirque, d’immense amphithéâtre naturel autour du bassin qu’ la rade […]. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Rainie adorait ces montagnes. […]. Elle pensait que la nature se devait d'être grandiose, une présence suffisamment majestueuse pour faire trembler dans leurs bottes les simples mortels. — (Lisa Gardner, Disparue, traduit de l'américain par Cécile Deniard, Éditions Albin Michel, 2008, chap. 10)
    • (Proverbial) La montagne a enfanté une souris, se dit lorsque de grands projets n’aboutissent à rien.
    • (Proverbial) Il ferait battre des montagnes, se dit de quelqu’un qui réussit à semer partout la discorde.
  2. Région en altitude où l’on séjourne pour son plaisir ou pour sa santé.
    • Aller à la montagne.
    • Passer plusieurs mois à la montagne.
    • On lui a ordonné l’air de la montagne.
  3. (Histoire) (France) Sous la Convention, les bancs les plus élevés de l’assemblée, (Par métonymie) le parti démocrate qui y siégeait. Par allusion, se dit quelquefois du parti qui, dans une assemblée parlementaire, représente les opinions les plus avancées.
    • Il siégeait sur la montagne.
    • Il appartenait à la montagne.
  4. (Figuré) (Par extension) Amas considérable.
    • Les cheminées et les toits de chaume, à droite et à gauche de la route, dépassaient à peine les montagnes de neige, […]. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
    • J’ai une montagne de paperasse sur mon bureau.
  5. (Figuré) (Par analogie) Grande difficulté.
    • Les exercices consistaient par exemple à aborder des inconnus dans la rue pour demander son chemin, à solliciter des conseils dans une pharmacie… Des échanges sociaux naturels pour la plupart des gens, parfois une montagne pour des personnes avec des troubles cognitifs. — (Sandrine Cabut, « On amène les gens à faire des expériences » : contre la schizophrénie, des soignants-accompagnants bousculent les codes, Le Monde. Mis en ligne le 30 octobre 2019)
    • Se faire une montagne d’une chose, s’exagérer l’importance, la difficulté d’une chose.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

MONTAGNE. n. f.
Synonyme de Mont, qu'il a remplacé dans la plupart de ses emplois. Montagne élevée, rude, escarpée. Le sommet, le haut, la cime d'une montagne. Le penchant, la pente, les flancs, le revers, le versant, le pied d'une montagne. Gravir, escalader, descendre, passer, traverser une montagne. Les brigands se sont retirés dans les montagnes. Les montagnes d'Auvergne. Pays de montagnes. Pays hérissé de montagnes.

MONTAGNE a aussi le sens général de Région élevée où l'on séjourne pour son plaisir ou pour sa santé. Aller à la montagne. Passer plusieurs mois à la montagne. On lui a ordonné l'air de la montagne. Mal de montagne, Malaise causé dans les ascensions en montagne par la raréfaction progressive de l'air à mesure que l'on s'élève. Une chaîne de montagnes, Une suite de montagnes qui tiennent l'une à l'autre. Prov. et fig., La montagne a enfanté une souris, se dit Lorsque de grands projets n'aboutissent à rien. Fam., Il ferait battre des montagnes se dit de Quelqu'un qui réussit à semer partout la discorde. Fig., Se faire une montagne d'une chose, S'exagérer l'importance, la difficulté d'une chose. Montagne de glace, Amas considérable de glace qu'on rencontre principalement dans les mers polaires. On dit plutôt aujourd'hui ICEBERG. Voyez ce mot.

MONTAGNE s'est dit, sous la Convention, des Bancs les plus élevés de cette assemblée, de ceux où siégeaient les députés démocrates qui furent appelés le parti de la Montagne ou simplement la Montagne. Il siégeait sur la Montagne. Il appartenait à la Montagne. Par allusion, il se dit quelquefois du Groupe qui, dans une assemblée parlementaire, représente les opinions les plus avancées.

Littré (1872-1877)

MONTAGNE (mon-ta-gn') s. f.
  • 1Suite de monts qui tiennent l'un à l'autre. Les montagnes de la lune. Quelque avantage que prenne un ennemi habile autant que hardi, et dans quelque affreuse montagne qu'il se retranche, Bossuet, Louis de Bourbon. Déjà prenait l'essor pour se sauver dans les montagnes cet aigle dont le vol hardi…, Fléchier, Turenne. Les montagnes de Juda et d'Éphraïm étaient de grands vignobles, Fleury, Mœurs des Israélites, titre VII, 2e part. p. 74, dans POUGENS. Quand Maillet imagina que la mer avait formé les montagnes, il devait dédier son livre à Cyrano de Bergerac, Voltaire, Dict. phil. Fleuves. Les plus fameux tremblements de terre dont l'histoire fasse mention n'ont pas eu assez de force pour élever des montagnes, Buffon, Hist. nat. Preuv. théor. ter. Œuvres, t. II, p. 323. Ne sait-on pas que les montagnes s'abaissent continuellement par les pluies qui en détachent les terres et les entraînent dans les vallées ? Buffon, ib. t. I, p. 142. Les montagnes les plus élevées, qui nous semblent des masses énormes, sont des inégalités à peine sensibles sur cet épiderme [du globe terrestre], Brongniart, Traité de minér. t. I, p. 68, dans POUGENS.

    Terme de géologie. Montagnes primitives, celles dont l'origine remonte à l'époque de la formation du globe. Montagnes secondaires, tertiaires, volcaniques, etc. divisions analogues à celles des terrains.

    Mal de montagne, voy. MAL, n° 6.

    Chaîne de montagnes, suite de montagnes qui tiennent l'une à l'autre. Les plus grandes chaînes de montagnes sont voisines de l'équateur : les montagnes de l'Afrique et du Pérou sont les plus hautes qu'on connaisse, Buffon, Hist. nat. 2e Disc. Œuv. t. I, p. 135.

  • 2Il se dit pour mont simplement ; et alors, quand il est joint à un nom de localité, on met la préposition de, par opposition à mont qui ne la prend pas. La montagne d'Athos. Ces hautes montagnes, dont la cime, au-dessus des nues et des tempêtes, trouve la sérénité dans sa hauteur et ne perd aucun rayon de la lumière qui l'environne, Bossuet, Louis de Bourbon. Levons les yeux vers les saintes montagnes, Racine, Esth. I, 5. N'êtes-vous pas ici sur la montagne sainte ? Racine, Athal. IV, 5. La Condamine attribuait la déviation de la ligne à plomb au pied de la montagne du Chimborazo à la gravitation de cette montagne colossale, Sennebier, Ess. sur l'art. d'observ. t. II, p. 160, dans POUGENS.

    Fig. La montagne a enfanté une souris, se dit lorsque de grands projets n'aboutissent à rien, par allusion à la fable ancienne et bien connue. Une montagne en mal d'enfant Jetait une clameur si haute, Que chacun, au bruit accourant, Crut qu'elle accoucherait, sans faute, D'une cité plus grosse que Paris : Elle accoucha d'une souris, La Fontaine, Fabl. V, 10. Que produit un auteur après tous ces grands cris ? La montagne en travail enfante une souris, Boileau, Art p. III.

  • 3Montagnes de glaces, amas considérables de glaces flottantes qu'on rencontre principalement dans les mers polaires.
  • 4 Fig. Amas quelconque, comparé, par exagération, à une montagne. Cet horrible débris d'aigles, d'armes et de chars, Sur ses champs empestés confusément épars, Ces montagnes de morts, privés d'honneurs suprêmes, Que la nature force à se venger eux-mêmes, Corneille, Pomp. I, 1. De morts et de mourants cent montagnes plaintives, Boileau, Art p. I (vers de Brébeuf, cité par Boileau) Cependant sur le dos de la plaine liquide S'élève à gros bouillons une montagne humide, Racine, Phèdre, V, 6.
  • 5 Fig. Grosses affaires qui semblent des montagnes. Je l'ai entendu raisonner [M. de Pompone] sur les affaires présentes : il trouve que toutes ces grandes montagnes s'aplanissent, Sévigné, 28 févr. 1689.

    Il a sa montagne dans la tête, il est très occupé d'un dessein qu'il a conçu.

  • 6Montagne d'eau, espèce de rocher artificiel d'où sortent plusieurs jets, bouillons et nappes d'eau.
  • 7Montagnes russes, nom donné à des montagnes réelles ou artificielles où l'on a pratiqué un chemin uni que parcourt un traîneau qu'on laisse glisser du haut en bas. Ce jeu a été supprimé par la police en France, à cause des dangers qu'il présentait et des accidents qui se sont produits.
  • 8Montagne, le parti exalté parmi les républicains, ainsi nommé parce que, dans la Convention, il siégeait dans le haut de la salle (on l'écrit avec une minuscule).

    La crête de la montagne, les plus exaltés de ce parti.

  • 9 Terme d'astronomie. Montagne de la Table, constellation méridionale.

PROVERBES

Deux montagnes ne se rencontrent point, mais deux hommes se rencontrent, se dit ou par menace, pour faire entendre à un homme qu'on trouvera occasion de se venger de lui, ou lorsqu'on rencontre inopinément quelqu'un qu'on ne s'attendait pas à voir.

Il n'y a point de montagne sans vallée, c'est-à-dire chaque chose existe avec ses conditions naturelles ; et aussi chaque chose a son contraire, chaque action a sa réaction. Nous voudrions des hommes complets, pour ne pas dire parfaits, sans songer si nous avons, si nous pouvons même avoir une idée bien assurée de la perfection, et si les hautes montagnes ne supposent pas les grandes vallées, Mirabeau, Notice sur son grand-père (dans les Mémoires, publiés par M. Lucas Montigny)

Si la montagne ne vient pas à nous, il faut aller à elle, c'est-à-dire il faut faire les avances, quand celui à qui on a affaire refuse de les faire.

HISTORIQUE

XIIe s. E foï s'en [il s'enfuit] il e si fil [ses fils] es montaignes, e guerpirent tot quant que il avoient en la cité, Machab. I, 2.

XIIIe s. …Tant erra fort Par montaignes et par valées, Et par forès longues et lées…, Bl. et Jehan, V. 2038.

XVIe s. Montagnes ne s'encontrent jamays, mays gens de cognoissance s'encontrent souvent, Palsgrave, p. 635. Rome, qui as veu de tes sept montaignes Tout l'univers ployé sous tes enseignes, Du Bellay, J. Œuvres, p. 482, dans LACURNE.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

MONTAGNE. Ajoutez :
10Obusier, canon de montagne, obusier, canon destiné à la guerre en pays de montagne ; ils peuvent être transportés à dos de mulet.

Batterie de montagne, batterie armée et disposée pour la guerre de montagne.

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Étymologie de « montagne »

Provenç. montanha, montagna, montayna ; cat. montanya ; esp. montaña ; ital. montagna ; d'un adjectif fictif montaneus, dérivé de mons, mont. Montanus, qui est latin, n'aurait pas donné le son mouillé gn ou ñ ; il aurait donné montain.

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Du bas latin montanea, féminin substantivé de l’adjectif *montaneus, altération du latin classique montanus (« relatif à la montagne »).
Ce mot a remplacé mont dans la plupart de ses emplois.
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Phonétique du mot « montagne »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
montagne mɔ̃taɲ

Citations contenant le mot « montagne »

  • Une plaine est une montagne plate. De Jean-Charles / La Foire aux cancres
  • Puisque la montagne ne vient pas à nous, allons à la montagne. De Mahomet
  • Pour le vieil homme, chaque colline est une montagne. De Proverbe juif
  • Les poussières qui s’amassent forment une montagne. De Proverbe japonais
  • Qui veut gravir une montagne commence par le bas. De Proverbe chinois
  • La montagne et l'eau finiront par se rencontrer. De Proverbe chinois
  • Si haute soit la montagne, on y trouve un sentier. De Anonyme
  • Plus la montagne est haute, Plus la vallée est profonde. De Proverbe alsacien
  • Une maman c’est une montagne de compréhension. De Jean Gastaldi / Le Petit Livre de maman
  • La mer la plus profonde a un fond, la montagne la plus haute a une cime. De Proverbe chinois
  • Le silence de la montagne est encore plus beau lorsque les oiseaux se sont tus. De Taisen Deshimaru
  • La montagne n'est ni juste, ni injuste. Elle est dangereuse. De Reinhold Messner
  • Un nain est toujours petit, eût-il une montagne pour piédestal. Sénèque en latin Lucius Annaeus Seneca, dit Sénèque le Philosophe, Lettres à Lucilius, LXXVI
  • J'habite la montagne et j'aime à la vallée. Charles Victor Prévost, vicomte d'Arlincourt, Le Siège de Paris
  • La foi soulève des montagnes, oui : des montagnes d'absurdité. André Gide, Journal, Gallimard
  • Les montagnes toujours ont fait la guerre aux plaines. Victor Hugo, Les Burgraves, 2e partie, 6, Job
  • Nulle montagne sans vallée. De Proverbe français
  • La montagne en travail enfante une souris. De Nicolas Boileau / Satires
  • Car je vous le dis en vérité, si vous avez de la foi gros comme un grain de sénevé, vous direz à cette montagne : Déplace-toi d'ici à là, et elle se déplacera, et rien ne vous sera impossible. , Évangile selon saint Matthieu, XVII, 20
  • La montagne est un espace à part, un lieu changeant aux multiples facettes, une invitation à la marche où chaque vallon est une découverte, où chaque sommet est une victoire. Cet été, le rayon histoire vous propose de partir en montagne. SudOuest.fr, [Dossier] Une histoire de montagne
  • Jérôme est parti à la montagne. Au pied des sommets des Pyrénées il y a la belle ville de Pau. C’est là que nous retrouvons Jérôme pas bien loin du château… C’est bizarre il a un micro. On dirait qu’il veut faire un discours… France Bleu, Pau : un balcon sur la montagne
  • La mortalité est globalement stable, mais avec tout de même une hausse en Isère selon la CRS. Dans ce département, on dénombre 10 décès en tout depuis la reprise des activités de montagne.   France Bleu, Montagne : des secours fortement sollicités depuis le début du déconfinement
  • De nombreux militaires et des moyens sont alors déployés pour retrouver le disparu. A minuit, les recherches sont interrompues, pour reprendre à l’aube. Ce sont les membres du peloton de gendarmerie de haute montagne de Pierrefitte-Nestalas qui vont le retrouver sain et sauf. Durant la nuit, il avait eu la bonne idée de se réfugier dans une cabane aux environs du col d’Espades. , Faits divers : perdu seul en montagne, un jeune scout retrouvé sain et sauf le lendemain

Images d'illustration du mot « montagne »

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Traductions du mot « montagne »

Langue Traduction
Anglais mountain
Espagnol montaña
Italien montagna
Allemand berg
Chinois
Arabe الجبل
Portugais montanha
Russe гора
Japonais
Basque mountain
Corse muntagna
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Synonymes de « montagne »

Source : synonymes de montagne sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « montagne »

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