Marque : définition de marque


Marque : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

MARQUE1, subst. fém.

I. − [Correspond à marquer I A et II]
A. − Signe matériel de nature diverse facilement reconnaissable, appliqué généralement à/sur une chose pour en indiquer de façon conventionnelle certaines caractéristiques et permettre de distinguer cette chose d'une autre (ou parmi d'autres) semblable(s) ou analogue(s).
1. [Pour retrouver cette chose, la classer, l'identifier avec le souci d'en signaler et d'en attester l'appartenance, le cas échéant] Mettre, faire une grande, large, longue, petite marque; une marque indélébile, ineffaçable, une marque invisible; ôter, effacer une marque; marque écrite, imprimée; marque au couteau, à la craie. Jacquemin Lampourde tira piteusement du fourreau un bout de rapière portant pour marque un S couronné (Gautier,Fracasse,1863, p. 351):
1. Cette déclaration l'étourdissait. Bouvard objecta qu'ils n'avaient besoin du consentement de personne. «Qui vous arrête? Est-ce le trousseau? Notre linge a une marque pareille, un B! Nous unirons nos majuscules». Flaub.,Bouvard,t. 2, 1880, p. 60.
En partic.
a) [Sur le corps hum.]
α) Vx. Signe infamant imprimé au fer rouge sur l'épaule d'un condamné. Marque d'infamie. La peine de la marque a été abolie sous le gouvernement de Juillet (Littré):
2. Le nommé Chavard a été condamné à cinq ans de travaux forcés et à la marque, pour avoir volé, avec effraction, escalade nocturne et à main armée, cinq choux et un lapin blanc; mais, vu les circonstances atténuantes (...) on lui fait remise de la marque... Sue,Atar-Gull,1831, p. 11.
P. métaph. Socialiste! Il y a beau temps que cette étiquette a cessé d'être un épouvantail, une marque flétrissante sur l'épaule d'un paria (Vogüé,Morts,1899, p. 46).
P. anal. ou au fig. [L'auteur de la marque est D., le destin] La lèpre avait donc (...) quelque chose de sacré aux yeux de l'Église et des fidèles: c'était un don de Dieu, une distinction spéciale, une marque, pour ainsi dire, de l'attention divine. La main de Dieu (...) avait touché un chrétien, l'avait frappé d'une manière mystérieuse (Montalembert,Ste Elisabeth,1836, p.218).
β) Synon. de tatouage.Porter une marque tatouée. Cet homme est bien le courrier, dit le duc au gendarme et à l'aubergiste. Je viens de le reconnaître à ces marques. Et il indiquait les tatouages (Ponson du Terr.,Rocambole,t. 5, 1859, p. 216).
[Comme coutume dans certains pays] :
3. Souvent il y a autour de nous un troupeau de moutons noirs qui broute, quelque petit garçon nu, leste comme un singe, avec des yeux de chat, des dents d'ivoire, un anneau d'argent dans l'oreille droite et de grandes marques de feu sur les joues, tatouage fait avec un couteau rougi. Flaub.,Corresp.,1850, p. 186.
[Comme moyen permettant de retrouver un esclave fugitif] :
4. Les peines disciplinaires du fouet et du cachot, auxquelles il [Leudaste] fut soumis successivement comme serf fugitif, étant jugées insuffisantes contre une telle opiniâtreté, on lui infligea la dernière et la plus efficace de toutes, celle de la marque par incision pratiquée sur l'une des oreilles. Thierry,Récits mérov.,t. 1, 1840, p. 196.
γ) MÉD. Marque(s) d'un vaccin. Scarification(s) permettant l'inoculation d'un vaccin. Je n'ai pas baisé la petite marque du vaccin sur votre bras (Montherl.,Bestiaires,1926, p. 467).
b) [Sur l'animal, le bétail notamment pour distinguer la race, l'appartenance de chaque bête en cas d'épizootie, pour isoler les bêtes malades] Marque au fer rouge du bétail. La marque des moutons de tel troupeau, des chevaux de tel haras (Ac.1835-1935).Poëri fit signe au bouvier de faire avancer ses bêtes (...). La marque du domaine, empreinte au fer chaud, estampillait leurs hanches (Gautier,Rom. momie,1858, p. 265).La marque sert à prévenir le détournement des bestiaux et les ventes clandestines, à établir les pertes, et devient, quand elle est bien conçue et bien exécutée, un puissant auxiliaire de l'isolement (Littré-Robin1865).
BOUCH. [Pour la viande destinée à la consommation] Cachet de l'inspection sanitaire. (Dict. xixeet xxes.).
MÉD. VÉTÉR. ,,Signe appliqué à un animal et propre à constater son état sanitaire dans les cas d'épizootie`` (Littré).
ZOOTECHNIE. Une marque indélébile est indispensable pour l'identification des animaux inscrits à un livre généalogique (Lar. encyclop.).
c) [Sur un document, au bas d'un message] Mettre sa marque sur un message. Y apposer son monogramme, paraphe, seing. (Dict. xixeet xxes.).
En partic. Signe, croix apposée en guise de signature (par une personne illettrée). Il a déclaré ne savoir signer, et a fait sa marque. Il a mis sa marque au bas de cet écrit (Ac.1835, 1878).
2.
a) [Pour identifier la chose marquée et surtout d'en garantir l'authenticité et en protéger les droits de propriété] Signe spécial apposé par un ouvrier, un artisan (en particulier éditeur, typographe, libraire) sur l'objet qu'il a fabriqué (le livre qu'il a imprimé ou fait imprimer) ou par un artiste sur ses ouvrages. Marque d'atelier; marque d'éditeur, d'imprimeur; marque du tâcheron, de l'orfèvre. Sur les objets qu'il possédait, qu'il s'était constitués en les taillant dans les ossements des proies dévorées, l'homme préhistorique, mû à nouveau par le besoin de porter sa marque, a gravé des dessins qui étaient autant de prises de possession morale (Huyghe,Dialog. avec visible,1955, p. 110):
5. Causant avec MmeDaudet de mon ambition de ma survie dans mes objets d'art par l'apposition d'une marque, d'un cachet, d'une signature (...) elle me dit très intelligemment que ce goût de la postérité devait venir de cette partie de ma vie écoulée dans le passé, de mon labeur d'historien... Goncourt,Journal,1887, p. 717.
Marque des meubles, marque des ébénistes. Cette marque [des ébénistes] était faite par la frappe d'un fer, appelé estampille. Certains ébénistes apposaient leur marque par un fer rouge (Fonv.1974).
Marque typographique. ,,Signe conventionnel, chiffre, monogramme ou vignette gravée, que l'imprimeur ou le libraire adopte comme marque commerciale et qu'il reproduit dans le livre, soit au titre soit à la fin`` (Rolland-Coul. 1969).
b) Signe, empreinte apposée sur différentes sortes de marchandises soit pour en désigner le lieu d'origine, soit pour faire la preuve qu'elles ont été contrôlées et ont acquitté les droits. La marque de la douane (...) du contrôle (...). Marque de l'or, de l'argent. Mettre la marque sur de la vaisselle (Ac. 1835-1935). Il disait qu'il avait eu cette canne à Londres; or, la marque attestait qu'elle était de Paris! (G. Leroux,Myst. ch. jaune,1907, p. 150).La marque de provenance a été soigneusement découpée dans le cuir de la coiffe, où il manque un morceau, de la forme et de la dimension d'une feuille de laurier (Gide,Caves,1914, p. 840):
6. ... [Pécuchet] contempla les deux S peints sur le couvercle [de la soupière]. − «La marque de Rouen! dit Pécuchet. − Oh! Oh! Rouen, à proprement parler, n'avait pas de marque. Quand on ignorait Moustiers, toutes les faïences françaises étaient de Nevers. (...)» Flaub.,Bouvard,t. 1, 1880, p. 118.
P. méton. Outil, instrument qui produit la marque. Apportez la marque pour marquer cette vaisselle (Ac.1835-1935).L'orfèvre devait tenir boutique ouverte s'il voulait faire usage de son poinçon; dans le cas de suspension momentanée ou définitive, sa marque de maître était déposée au bureau des orfèvres et gardée sous scellé (Lar. 19e, s.v. orfévrerie).
c) Signe par lequel un marchand indique sur un article le prix auquel il décide de le vendre; p. méton. le prix lui-même. Une oeuvre où il y a des théories est comme un objet sur lequel on laisse la marque du prix (Proust,Temps retr.,1922, p.882):
7. ... un matin, comme Mouret traversait la soie, il s'arrêta, surpris de voir Favier en train de modifier les étiquettes de tout un solde de velours noir. − Pourquoi baissez-vous les prix? demanda-t-il. Qui vous en a donné l'ordre? (...) je n'ai jamais toléré ces tentatives d'indépendance... Nous seuls décidons de la marque. Zola,Bonh. dames,1883, p. 715.
Taux de marque. ,,Pourcentage appliqué par un commerçant sur le prix d'achat de ses marchandises et destiné à couvrir ses frais généraux et son bénéfice`` (Barr. 1974).
3. [Dans le but d'authentifier un produit comm.]
a) Signe commercial distinctif (chiffre, caractère, nom, figure) apposé diversement sur l'article, sur l'emballage (par impression, collage) dans le but d'en indiquer l'appellation commerciale, la fabrique d'origine, l'entreprise de distribution et p. méton. le support matériel de ce signe (cachet, étiquette, label). V. marquer ex. 5:
8. Certaines marques sont devenues l'équivalent de produits ordinaires et malgré les interventions de ceux qui les possèdent, il arrive qu'elles tombent de facto dans le domaine public. Baudhuin1968.
P. méton. Firme, entreprise qui détient cette marque. Si l'ancien commerce, le petit commerce agonisait, c'était qu'il ne pouvait soutenir la lutte des bas prix, engagée par la marque. Maintenant, la concurrence avait lieu sous les yeux mêmes du public (Zola,Bonh. dames,1883, p. 460).Il faut m'apprendre qu'il y a des gourmandises nuisibles, et qu'à tout prendre on doit se méfier des mauvaises marques (Colette,Ménage,1902, p. 290).On vit s'arrêter, devant la cavée des portes, une opulente automobile de marque américaine (Duhamel,Suzanne,1941, p. 200).
Grande marque (p. oppos. à sous-marque). Firme, entreprise puissante, dont les produits sont d'une grande notoriété. Je vois une porte bâtarde qui tient encore debout. (...) elle est toute rafistolée de pièces de bois et de morceaux découpés dans des plaques de zinc timbrées des grandes marques de produits photographiques (Cendrars,Bourlinguer,1948, p. 104).
Ces mêmes produits. La voiture vint. Augustin reconnut cette marque voyante et fort chère qui garnissait la page entière d'un illustré de luxe avec le dessin d'une automobile, d'une dame seule, d'un chauffeur et d'un pékinois, arrêtés tous les quatre devant un perron à colonnes (Malègue,Augustin,t. 2, 1933, p.241).Seules, les pensées organisées et continues imposent, comme dans le commerce seules les «marques» se vendent bien (Guéhenno,Journal homme 40 ans,1934, p. 134).
b) DR. COMM. Sous un semblant de tonnelle (...) se dressait une seule petite table de pique-nique en tôle rouillée par les averses, où la marque de commerce d'une brasserie s'effaçait (Roy,Bonheur occas.,1945, p. 396):
9. Sont considérés comme marques de fabrique, de commerce ou de service les noms patronymiques, les pseudonymes, les noms géographiques, les dénominations arbitraires ou de fantaisie, la forme caractéristique du produit ou de son conditionnement, les étiquettes, enveloppes, emblèmes, empreintes, timbres, cachets, vignettes, liserés, lisières, combinaisons ou dispositions de couleurs, dessins, reliefs, lettres, chiffres, devises et en général tous signes matériels servant à distinguer les produits, objets ou services d'une entreprise quelconque. Clém.Alim.1978.
Marque déposée. ,,Marque de fabrique ou de commerce donnée par un industriel à ses produits et déposée par celui-ci au greffe du tribunal de Commerce de son domicile. Elle est alors protégée contre les imitations`` (Barr. 1974):
10. Qu'est-ce qu'il allait faire de tout ça? Ça n'avait ni queue ni tête, ces griffonnages. Il y avait quelque chose de commun entre eux, un certain climat (...). Il avait pensé vaguement: «essayer de rendre le goût de ma vie» comme s'il s'était agi d'un parfum étiqueté, marque déposée, le même à travers toutes les années. Beauvoir,Mandarins,1954, p. 120.
Marque de distributeur. ,,Marque apposée par un distributeur sur les produits qu'il vend mais qu'il fabrique rarement. Généralement le distributeur fait fabriquer le produit par un tiers et appose ensuite sa marque sur le produit qui n'est vendu que dans des magasins lui appartenant`` (Barr. 1974). Les produits dits «libres» sont une marque de distributeur (WellhoffComm.1977).
Marque exclusive. Marque vendue en exclusivité chez un distributeur. (Dict. techn. xxes.).
Marque de fabrique. Signe permettant à un commerçant, à un fabricant de distinguer son/ses produit(s) de celui/ceux de la concurrence:
11. − Qu'est-ce que tu veux que je regarde? − Pas la flamme, le verre [de lampe]. (...) − Distingues-tu une marque de fabrique à deux centimètres en dessous du bord supérieur ? (...) − Si... On dirait bien. − Tu es en présence d'un verre de lampe de la marque des Trois Marteaux. Romains,Copains,1913, p. 7.
P. métaph. Toute cette histoire, d'un bout à l'autre (...) portait sa marque de fabrique, sa lourde griffe de bon ivrogne braillard (Courteline,Train 8 h 47,1888, 1repart., 5, p. 55).Eux aussi ont un fonds commun, une marque de fabrique et c'est (...) cette manière stricte de dessiner, cette (...) alliance de la virtuosité aisée et du rendu photographique (Estaunié,Roman et Province,1942, p. 210).
Marque (de service). Signe permettant de distinguer les services d'une entreprise. Les services rendus par un commerçant (transport, entretien par ex.) peuvent aussi être l'objet d'une marque: celle-ci se réfère à la prestation accomplie (Jur.1971).
(Article, produit) de marque. (Article, produit) caractérisé par ,,sa qualité suivie, ses prix de série, son conditionnement spécifique d'origine (d'où sa facilité d'identification) et enfin la garantie de qualité qu'il comporte pour le consommateur final`` (cida 1973).
Loc. adj. inv. De (bonne) marque. De première qualité; de qualité garantie, supérieure. Armand Larseneur descendit de la voiture et commença tout aussitôt de songer à son piano. C'était un «crapaud» de bonne marque et de forme agréable (Duhamel,Désert Bièvres,1937, p. 92).Son œil regarda loin et fixement, au delà de la muraille, pavoisée de bouteilles d'apéritifs et de liqueurs de marque ou de fantaisie, fouilla une perspective soudain entr'ouverte (Arnoux,Nuit St-Avertin,1942, p. 69).Au fig. Quand sa beauté première, sa beauté du début a été usée, elle s'en est confectionnée une autre (...) de presque aussi bonne marque, ma foi! (Gyp,Tante joujou,1891, p. 158).Revenons à la rime, ce vieux stimulant de bonne marque. Après des drogues plus savantes on la retrouve avec plaisir (Cocteau,Poés. crit. I,1959, p. 48).
Image* de marque.
B. −
1. P. ext. Tout ce qui sert à identifier, reconnaître quelque chose ou à le remémorer; le signe en tant que tel. Indiquer, désigner dans un texte un passage par une marque; faire une marque à un livre. Pour marque, faire un noeud à son mouchoir (Nouv. Lar. ill., Lar. 20e):
12. Ses livres étaient remplis d'une infinité de petites marques en papier (...) elles portaient un mot. Quand Voltaire voulait un fait, il (...) lisait rapidement les mots de toutes les marques d'un volume. Stendhal,Mém. touriste,t. 2, 1838, pp. 328-329.
Spéc. [Pour servir de repère(s) dans l'exécution de certaines tâches]
a) TECHNOL. [Notamment sur les pierres de taille ou les bois] Marques à la scie; marques sur des pierres de construction. Les marques sur le bois dont l'ensemble constitue (...) la marque des bois, sont formées d'une série de figures faites avec le tranchant du ciseau sur les pièces de bois (Chabat1881).
b) SPORTS. Signe tracé sur le sol (pour régler certains mouvements). Marque de départ d'un sauteur en longueur, d'un coureur de vitesse. (Dict. xxes.).
P. métaph. Au delà des barrières sociales, les peuples restent long-temps à la même distance de nos institutions; mais ils n'ont pas plus tôt franchi la ligne de marque, qu'ils sont entraînés vers la corruption sans pouvoir se retenir (Chateaubr.,Essai Révol.,t. 1, 1797, p. 290).
P. méton. Dispositif sur lequel le coureur prend appui au départ de la course. La marque est soit un simple trou, soit un dispositif dit «starting-block» (Rob.).
Loc. À vos marques. Appel invitant les coureurs à se mettre sur la ligne de marque ou ligne de départ (Dict. xxes.).
2. En partic.
a) Vx. Marque de théâtre. Ticket d'entrée ou premier billet p. oppos. à contremarque (deuxième billet donné en échange du premier, au spectateur désireux de sortir à l'entracte pour qu'il puisse rentrer suivre la suite du spectacle). (Dict. xixeet xxes.).
b) JEUX
Jetons permettant de retenir au fur et à mesure les points ou les parties qu'on gagne. Boubouroche, jouant à mesure qu'il annonce. Trèfle pour toi!... Trèfle pour moi!... Et, coeur. Vingt-sept pour nous, et vingt-deux à la marque: quarante-neuf... Vous êtes dans le lac (Courteline,Boubouroche,1893, i, 1, p. 22).
c) P. iron. Il est heureux à la marque. Il est soupçonné de marquer plus qu'il ne le faut. (Dict. xixeet xxes.).
Jetons, fiches que l'on met au jeu au lieu de l'argent. On convient en se mettant au jeu, de la valeur des marques (Ac.1835-1935).
SPORTS et JEUX. Décompte des points au cours d'une partie, d'un match. À la mi-temps la marque était de 2 à zéro. Une minute plus tard, on crut bien que Monaco allait aggraver la marque (L'Équipe,19 avr. 1978, p. 3, col. 6).
Mener à la marque. Mener aux points. (Dict. xxes.).
Ouvrir la marque. Marquer le premier but de la partie. Bjekovic se trouvait complètement démarqué et n'avait aucun mal à ouvrir la marque (L'Équipe,26 avr. 1978, p. 4, col. 2).
d) [Dans le domaine des signes honorifiques]
Marques (distinctives) (d'une dignité, d'un grade, d'une fonction). Le mortier était la marque des présidents du parlement. Les faisceaux et la hache étaient la marque des grands magistrats (Ac.1835-1935).
Marques (d'honneur). Insignes honorifiques. Porter les marques d'un ordre, de la Légion d'honneur, de l'ordre de la Jarretière. Les deux amis virent distinctement cette fragile nacelle (...) contenant un vieillard (...) et un jeune homme de la figure la plus intéressante, et décoré des marques de la chevalerie. Olivier lui cria de jeter son armure dans le lac (Genlis,Chev. Cygne,t. 1, 1795, p.222).
Loc. adj. inv. [S'applique à une pers.] De marque. De qualité, éminent. Étranger, hôte, personnage, spectateur de marque; gens de marque et de réputation. En tout, une vingtaine de Parisiens de marque, dans les lettres et le reportage, et une fête avec tente pour les autorités et musique de foire (Goncourt,Journal,1890, p. 1264).
Invité de marque. L'estrade réservée aux invités de marque (Larbaud,Journal,1932, p.263).
e) Spécialement
BLAS. Marques (d'honneur). Pièces extérieures à l'écu et symbolisant une dignité (bâton de maréchal de France, collier d'un ordre, etc.). Les marques de dignité se divisent en quatre espèces différentes: ecclésiastiques, politiques, militaires et civiles (...). Les marques de chevalerie sont de trois espèces: ecclésiastiques, militaires et politiques (Lar. 19e).
INFORMAT. ,,Repère matériel, caractère ou groupe de caractères employé pour indiquer le début ou la fin d'un groupe de données ou d'un support informatique`` (Guilh. 1969). Marque terminale.
LING. ,,Inscription d'un élément supplémentaire hétérogène sur (ou dans) une unité ou un ensemble, et [qui] sert de signe de reconnaissance`` (Greimas-Courtés 1979). Marque d'espèce, marque du genre et du nombre.
PHONOL. ,,Particularité phonique dont l'existence ou la non-existence dans une unité donnée suffit à l'opposer aux autres unités de même nature de la même langue`` (Ling. 1972; cf. marqué II B). Si une même marque distingue plusieurs paires de phonèmes, le trait différenciateur est appelé marque de corrélation; les phonèmes /b,d,g/ s'opposent aux phonèmes /p,t,k/ par le caractère de sonorité qui est la marque de corrélation (Lang.1973).
P. ext. [À tous les niveaux de la structure ling., en partic. dans le domaine de l'analyse morphol. et lexicale] On fait remarquer avec raison qu'il faut se méfier de la notion de marque dont certains structuralistes ont eu tendance à abuser (Mounin1974).
MAR. Marque distinctive. Pavillon hissé en tête d'un mât, indiquant le grade et la fonction de l'officier général ou supérieur exerçant le commandement d'un groupe de navires ou d'une haute autorité présente à bord. La marque d'un/de l'amiral. Un chef d'escadre rencontrant un navire plus faible, ne déployait pas son enseigne de poupe et hissait simplement sa marque (La Varende,Tourville,1943, p. 117).
II. − [Correspond à marquer I B et II]
A. − Empreinte particulière, involontaire; trace accidentelle ou naturelle plus ou moins durable, laissée par quelque chose/quelqu'un sur quelque chose/quelqu'un et facilement reconnaissable ou identifiable. Marque indélébile; marques de pas sur le sable, de pneus dans la neige, de souliers, de sabots, de roues dans la boue. On campa au pied d'eucalyptus qui portaient la marque d'un feu assez récent (Verne,Enf. cap. Grant,t. 2, 1868, p. 161).Il y avait tellement de poussière que le vieillard mouchait toujours du noir, que ses doigts gluants étaient toujours noirs, et laissaient des marques sur tout ce qu'il touchait (Montherl.,Célibataires,1934, p. 866).
Spéc. Traces, indices laissés par le passage d'une bête et qui permettent de l'identifier. (Dict. xixeet xxes.).
En partic. Traces laissées sur le corps par une action violente (contusion, brûlure, lésion quelconque), par la maladie ou encore par la fatigue, par des excès. Marques de petite vérole. Ils ont des marques de croûtes purulentes, des trous à la place du nez (Flaub.,Corresp.,1850, p. 241).
Marques du temps. Rides. Quand MmeRécamier vit s'avancer l'heure où la beauté baisse et pâlit, elle fit ce que bien peu de femmes savent faire: elle ne lutta point; elle accepta avec goût les premières marques du temps (Sainte-Beuve,Caus. lundi,t. 1, 1851-62, p. 132).
Au fig. Garder la marque (de qqc.). Garder un souvenir (comme incarné, matérialisé de quelque chose). Elle vivait avec lui, dans son étreinte, matériellement; elle avouait à chaque instant qu'il la possédait toujours, qu'elle garderait toujours la marque de ses baisers (Zola,M. Férat,1868, p. 243).
P. anal. Signe naturel, tache ou accident de la peau (ou de la robe) que l'homme (ou l'animal) porte à sa naissance. Ma soeur, malgré une marque de naissance à laquelle il fallait quelque temps pour s'habituer, avait, à cet âge, un charme extrême (Renan,Ma soeur,1862, p. 18).Monsieur pinson fut décrit d'abord [dans un exercice de composition française]; son bec ardoisé, sa huppe bleue, sa poitrine d'un rose saumoné, et les marques blanches de ses ailes (Alain,Propos,1921, p. 238).
HIPPOLOGIE. Marques. ,, Classées dans les robes, comme des particularités à sièges fixes, ce sont des taches blanches localisées au front. On les dit en tête, avec des variantes suivant leur intensité et leur étendue`` (Tondra Cheval 1979).
Marque de feu. ,,Particularité de la robe sans siège fixe pouvant se situer aux fesses, aux flancs, aux yeux et se caractérisant par des reflets fauves sur la robe foncée`` (Cass.-Moir. 1979).
MÉD. VÉTÉR. ,,Signe aux dents du cheval indiquant son âge`` (Littré). Synon. germe de fève*.
B. − [Dans le domaine plus abstr. de la vie psychique, artist., littér. et des relations hum.] Tout ce qui constitue un indice particulièrement révélateur (pour autrui) d'un état, d'une qualité intrinsèque, d'un sentiment et qui les authentifie et en donne comme un témoignage, une preuve.
1. Signe particulier (permettant d'identifier l'état physique ou psychique d'une personne). Porter la marque de la fatigue; les marques des passions. David, sur ces visages, retrouvait des signes connus, la marque de la faim et du froid, des yeux qui coulaient, des gencives scorbutiques, des clous, des anthrax, des polypes (Van der Meersch,Invas. 14,1935, p. 314):
13. ... il ôta la loque qui lui abritait le front, (...) montrant une tête flétrie, crapuleuse et jolie, chauve sur le sommet du crâne, marque de fatigue ou de débauche précoce, car cet homme assurément n'avait pas plus de vingt-cinq ans. Maupass.,Contes et nouv.,t. 2, Champ d'oliv., 1890, p. 82.
Donner des/les marques de. Donner les preuves, les témoignages de. Donner des marques de confiance, d'intérêt. En ce moment, sa vieille gouvernante entra en donnant les marques d'un effarouchement excessif (Balzac,Cabinet ant.,1839, p. 81).
2. Signe particulier ou qualité intrinsèque témoignant de l'authenticité (de l'expression) d'un sentiment. Le bégaiement, (on le sait), est la plus grande marque (temporelle) de la sincérité (Péguy,Argent,1913, p. 1228).
3. Trait distinctif, caractère propre (auquel on reconnaît un attribut de la personne et par lequel cette dernière se reconnaît elle-même). Les artistes (...) sont frappés différemment par le même objet; chacun y démêle un caractère distinct (...) et c'est justement la marque propre (...) des vrais génies que d'inventer en dehors de la convention (Taine,Philos. art,t. 2, 1865, p.2).Dans tous les sports, la marque du joueur excellent, c'est qu'il s'interdit les gestes inutiles (Barrès,Déracinés,1897, p. 294).Pascal attaque le christianisme politique au nom d'une rigueur spirituelle où il faut voir la marque du vrai chrétien (Mauriac,Mém. intér.,1959, p. 155).
Trait distinctif auquel se reconnaît la qualité et l'originalité de quelqu'un. La marque de l'ouvrier (...). Cet ouvrage porte sa marque, certain caractère qui signale une oeuvre et en fait connaître l'auteur (Ac.1935).Nous parlons encore de l'esprit (...) de la marque que Rivarol mettait dans tout ce qu'il écrivait, si bien qu'on peut reconnaître une page de lui sans aller jusqu'à la signature (Léautaud,Journal littér.,t. 1, 1905, p. 195).Il [Flaubert] a tellement méprisé l'humanité en lui et dans les autres, qu'il ne discerne plus cette part de la créature où Dieu a imprimé sa marque (Mauriac,Gds hommes,1947, p. 167).
En partic. La marque de l'artisan. La marque d'un travail bien fini, signé:
14. Les ornements fondus qui sont sous l'appui-main de nos fenêtres sont copiés sur de bons modèles, et tous laids. Il y manque la marque de l'artisan, la marque du travail et de l'invention ensemble (...) même d'un chandelier de cuivre, vous vous détournez, si vous apercevez seulement la ligne du moule, les petites soufflures, enfin les marques de la reproduction mécanique. Alain,Propos,1921, p. 279.
4. Qualité distinctive (de quelque chose); le propre de quelque chose. L'argent, en même temps qu'il y est devenu [dans certaines sociétés] la principale marque qui classe et distingue entre eux les hommes, y a acquis une mobilité singulière (Tocqueville,Anc. Rég. et Révol.,1856, p. 51):
15. ... le contraire de la majesté dans l'homme, c'est peut-être l'étonnement; car l'étonnement est la marque de ce qui survient, de ce qui est inattendu, et ainsi deux fois étranger. Il n'y a pas une belle statue, ni un beau portrait, qui exprime l'étonnement... Alain,Propos,1930, p. 919.
Rem. Fam., vx. (Une) marque que + verbe. (Une) preuve que + verbe. Une marque que j'ai fait cela. Une preuve que j'ai fait cela (Ac. 1835, 1878). Marque de cela. Preuve de cela (ibid.). Il y a presque autant de taxes pour les acquits qu'il y a de buralistes, marque qu'ils agissent en despotes avec le public (Doc. hist. contemp., Cahier de doléances, 1789, p. 35).
Prononc. et Orth.: [maʀk]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. a) 1456 «signe mis sur un objet pour le rendre reconnaissable, pour marquer la propriété» (Arch. Nord B 1686 fol. 69: lui mesmes avoit marquié les fustz et caques esquelz estoit le dit herenc, d'un signe ou marque faulx); b) 1690 «signe, croix... qu'un illettré appose en guise de signature» (Fur.); 2. 1531 «signe infamant que l'on imprime sur la peau d'un condamné» (Est., s.v. stigma: une marque que on faict dung fer chault); 3. terme de comm. a) α) 1626 «empreinte que le gouvernement met sur les marchandises assujetties à quelque contribution» (Ordonnance ds Isambert, Recueil gén. des anc. lois fr., t. 16, p. 187); β) 1694 [éd.] «signe par lequel les marchands notent le prix que leur a coûté un objet» (La Bruyère, Caractères ds Œuvres, éd. G. Servois, t. 2, p. 172); b) α) 1690 «signe distinctif appliqué sur une chose par celui qui l'a faite, fabriquée» (Fur.); β) 1835 marque de la fabrique (Ac.); 1846 marque de fabrique (Proudhon, Syst. contrad. écon., éd. 1872, t. 1, p. 305); γ) 1948 marque déposée (Nouv. Lar. univ., s.v. déposé); c) α) 1866 «entreprise qui fabrique des produits de marque» (Presse scientifique, février, p. 131 ds Littré); β) 1896 de marque (Delesalle, Dict. arg.-fr. et fr.-arg.); 4. a) 1732 mar. «balise fixée sur une ancre pour indiquer un passe» (Rich.); b) α) 1936 «trait repère que l'on fait sur le sol pour régler certains mouvements» (Règlement de la Fédération fr. de lawn-tennis d'apr. Quem. DDL t. 6); β) 1924 «dispositif assurant une bonne position des pieds des coureurs de vitesse qui vont prendre le départ» (Encyclop. des Sports ds Petiot: à vos marques!). B. 1. a) 1530 «trace naturelle dont l'origine est reconnaissable» (Palsgr., p. 258a); b) 1553 «trace, impression (des doigts, etc.) sur un autre corps» (Bible, impr. J. Gérard, Sap. 5, 11 d'apr. FEW t.16, p.553 a); 2. 1538 «tache ou autre signe que porte une personne ou un animal en naissant» (Est., s.v. insignis). C. 1. a) 1538 au plur. «armoiries» (ibid., s.v. insigne); b) 1553 «ornement distinctif d'une dignité, etc.» (Bible, impr. J. Gérard, Eccl. 45, 14 d'apr. FEW t. 16, p. 553b); c) 1585 homme de marque (Noël du Fail, Contes d'Eutrapel, éd. J. Assézat, t. 1, p. 328); 2. a) 1549 «signe, objet matériel destiné à rappeler, faire connaître ou retrouver quelque chose» (Est.: marque qu'on fait en ung livre); b) α) 1676 «jeton» (Mmede Sévigné, Lettre du 29 juillet ds Corresp., éd. R. Duchêne, t. 2, p. 352); β) 1868 ,,décompte des points gagnés par chaque joueur`` (Littré). D. 1. a) 1538 «caractère, signe particulier qui permet de reconnaître, d'identifier quelque chose» (Est., s.v. insigne); b) 1636 marques d'honneur (Corneille, Cid, I, 3); 2. 1949 phonol. (Principes de phonologie, trad. de l'ouvrage all. de N. S. Troubetzkoy, p. 74). Déverbal de marquer*. Au sens de «signe», on trouve en a. fr. les subst. merc, masc. et merque, fém. (v. Gdf. et T.-L.), déjà merc «limite» en agn., norm. et pic. (v. amers), empr. à l'a. scand. merki «marque»; cf. a. h. all. merken, all. marken «marquer, remarquer». Comme terme de sports le mot est empr. à l'angl. mark (1887 ds NED Suppl.2). Bbg. Dupont (C.), Ménard-Lépine (L.). Brand name, ... Meta. 1976, t. 21, p. 198, 199, 202. _ Quem. DDL t. 10.

MARQUE2, subst. fém.

Vieux
A. − Droit de représailles. (Dict. xixeet xxes.).
B. − En partic. Lettre de marque
1. ,,Pièce qu'à partir du xiiieet surtout du xives., la victime d'une violence ou d'un vol (notamment un marchand) demandait aux autorités de son pays et qui lui permettait d'exercer des représailles contre les compatriotes de l'auteur du dommage`` (Fédou Moy. Âge 1980).
2. HIST. MAR. Commission donnée au capitaine d'un navire armé en course sans laquelle il peut être réputé pirate ou forban. Et ne m'a-t-on pas dit (...) que le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette (...) avaient (...) donné des lettres de marque à je ne sais quel pirate? (Dumas père, P. Jones, 1838, i, 2, p. 129).
Prononc. et Orth.: [maʀk]. Att. ds Ac. dep. 1835. Étymol. et Hist. 1. 1339 «droit de représailles» (Ordonnances des rois de France, t. 2, p. 137, v. aussi la note); 2. lettre de marque a) 1549 «autorisation donnée à un particulier de se faire justice à lui-même» (Est.); b) 1812 mar. «commission dont tout capitaine ou patron d'un navire armé en course doit être pourvu, sous peine d'être réputé pirate ou forban» (Mozin-Biber, s.v. lettre). Empr. au prov. marca «saisie, arrestation par représailles; objet saisi; personne arrêtée; droit de représailles» (xiie-xves., ds Levy Prov. et Rayn.), déverbal de marcar «saisir (quelqu'un, quelque chose), arrêter par représailles» (xiie-xves., ibid.), lui-même prob. empr. au got. *markôn qui a dû avoir un sens proche de celui de l'a. nord. marka «marquer la propriété de quelqu'un».

MARQUE3, subst. fém.

Arg., vx. Femme. Marque franche. ,,Maîtresse d'un voleur, qui connaît les ruses du métier`` (Vidocq, Voleurs, t. 1, 1836, p. 267).
Prononc.: [maʀk]. Étymol. et Hist. 1. 1457-60 «prostituée» (Villon, Ballade III, 14 ds Sain. Sources Arg. t. 1, p. 126); 2. 1836 marque franche (Vidocq, loc. cit.). Prob. de marque1, les prostituées du Moyen Âge devant avoir, sur la voie publique, un signe spécial permettant de les distinguer; cf. Romania t. 48, 1922, p. 410.
STAT. Marque1, 2 et 3. Fréq. abs. littér.: 2448. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 3368, b) 2818; xxes.: a) 3420, b) 3973.
BBG.Dauzat Ling. fr. 1946, pp. 311-312. _ Sain. Arg. 1972 [1907], p. 46, 86, 138, 145.

Marque : définition du Wiktionnaire

Nom commun 1

marque \maʁk\ féminin

  1. Signe mis sur un objet pour le reconnaître, pour le distinguer d’un autre.
    • Avant d'exploiter une coupe, on a dû marquer les arbres que l’on veut réserver, tant dans le taillis que dans la futaie ; cette marque se fait ordinairement au pied de l’arbre à l’aide d un marteau. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 161)
    • J’ai mis ma marque à la pièce de toile que j’ai achetée, afin de la reconnaître.
    • Ce linge est à moi, je reconnais ma marque. — Ces mouchoirs sont à votre marque.
  2. (En particulier) (Par ellipse) Marque commerciale (chiffre, caractère, logotype, slogan) appliquée sur les produits, soit pour désigner le lieu d'origine, soit le fabricant qui les a faites.
    • Sont considérés comme marques de fabrique, de commerce ou de service les noms patronymiques, les pseudonymes, les noms géographiques, les dénominations arbitraires ou de fantaisie, la forme caractéristique du produit ou de son conditionnement, les étiquettes, enveloppes, emblèmes, empreintes, timbres, cachets, vignettes, lisières, lisérés, combinaisons ou dispositions de couleurs, dessins, reliefs, lettres, chiffres, devises et, en général, tous signes matériels servant à distinguer les produits, objets ou services d'une entreprise quelconque. — (Loi n° 64-1360 du 31 décembre 1964 Art. 1er du Code civil)
    • Le look rappeur, avec ses panoplies fashion, les étiquettes de marques qui dépassent et le cliquetis des bijoux autour du cou, ça fait marcher flouze et bizness. C'est pour ça qu'on préfère les rebeus habillés en dollars aux rebeues fagotées en foulard. — (Lionel Labosse, Karim & Julien, Éditions Publibook, 2007, p. 68)
    • L’utilisation d’un signe correspondant à une marque, comme mot clé, pour créer et afficher des liens promotionnels vers des sites tiers susceptibles d'être contrefaisants, constitue-t-il un usage susceptible d'être interdit par le droit des marques ? — (Virginie Brunt & Alain Bensoussan, Référencement payant: pas de haro sur les moteurs de recherche, dans L’Usine nouvelle n°3188, du 15 avril 2010)
  3. (Par extension) Entreprise détentrice d’une telle marque commerciale.
    • On étudie ici le moteur deux temps de marque Marinelli équipant des scooters. Ce moteur, inventé en 1860 par Étienne Lenoir, concerne les petites cylindrées de l’ordre de 50 cm3. — (Anne-Emmanuelle Badel & ‎Emmanuel Angot, Physique : Méthodes et exercices MPSI-PTSI, éd. Dunod, 2011, p. 378)
    • Mais les entreprises industrielles capables de générer près de 30% de marge nette et 80% d’Ebitda sont suffisamment rares pour que cela mérite de décrypter leur modèle de développement. Seules les marques de luxe dégagent de telles marges, et encore… — (Eutelsat nous répond : La réponse de l’Usine nouvelle, dans L’Usine nouvelle, n°3256, 6 octobre 2011, page 28)
    • Lorsqu’une grande marque de produits agroalimentaires souhaite lancer un nouveau yahourt 0 % de matière grasse dédié à une clientèle féminine, elle recourt au marketing opérationnel. — (DUT TC 1re année, sous la direction de Julien Granata & ‎Pierre Marquès, Dunod, 2015, chap. 52, p. 395)
  4. (En particulier) (En grande consommation) Produit, marque-produit, branduit.
    • Le portefeuille de marques de Procter et Gamble.
    • Une nouvelle marque de lessive, c’est, en fait, un nouveau produit.
  5. Attestation qu’un produit a été visé par les préposés chargés de faire acquitter les droits.
    • La marque de la douane.
    • La marque du contrôle.
    • La marque de l’or, de l’argent.
    • Mettre la marque sur de la vaisselle.
  6. (Figuré) Trace, pate.
    • La marque de l’ouvrier, de l’auteur.
    • Il a mis sa marque sur cet ouvrage.
    • Cet ouvrage porte sa marque, certain caractère qui signale une œuvre et en fait reconnaître l’auteur.
  7. (Histoire) Flétrissure imprimée, au fer chaud, sur l’épaule d’une personne condamnée à cette peine.
    • En France, la peine de la marque est abolie.
  8. Instrument avec lequel on fait une empreinte sur de la vaisselle, sur du drap, etc.
    • Apportez la marque pour marquer cette vaisselle.
  9. Chiffre secret dont les marchands se servent pour indiquer sur leurs marchandises le prix qu’elles leur ont coûté.
    • Le marchand d’antiquités a consulté sa marque, avant de me dire ce qu’il voulait avoir de cette commode.
  10. Trace que laisse sur le corps une contusion, une blessure, une brûlure ou une éruption à la peau.
    • Ces satanées sculptures vous font des marques si l’on s’y frotte. Révérence parler, j’en ai les fesses toutes bleues. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • Il a été frappé, blessé au front, la marque y est encore.
    • Il porte encore les marques des blessures qu’il a reçues à la guerre.
    • Cette brûlure lui a laissé au bras une marque qui ne disparaîtra jamais.
    • Les marques des griffes d’un chat.
  11. Trace, impression qu’un corps laisse sur un autre à l’endroit où il l’a touché, où il a passé.
    • Une voiture vient de passer ici, la marque des roues est toute fraîche.
    • La marque de ses doigts est sur toutes les pages de ce livre. Par extension,
    • Ces murs portent encore les marques du feu, de l’incendie.
  12. Tache ou autre signe qu’une personne ou un animal porte en naissant.
    • Cet enfant avait cette marque en venant au monde.
    • Ce cheval a une marque au front.
  13. Signe de dignité.
    • Le mortier était la marque des présidents du parlement.
    • Les faisceaux et la hache étaient la marque des grands magistrats romains.
    • Marques d’honneur, les pièces qu’on met hors de l’écu, comme le bâton de maréchal de France, le collier d’un ordre, etc.
  14. Distinction.
    • Il y avait à cette cérémonie beaucoup de personnages, de gens de marque.
  15. Ce qu’on emploie pour se souvenir ou pour faire souvenir de quelque chose.
    • J’avais mis une marque dans ce livre à la page où j’en suis resté.
  16. (Jeu) Jetons ou appareils spéciaux qui servent à marquer les points et les parties qu’on gagne. Il se dit également des jetons, fiches et autres signes que l’on met au jeu, au lieu d’argent.
    • On convient, en se mettant au jeu, de la valeur des marques.
    • Quand le maréchal fait un point, tous se précipitent vers la marque. — (Alphonse Daudet, La partie de billard, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 17.)
  17. (Par extension) Indice ; signe ; présage.
    • Que le nombre important de naissances illégitimes soit une marque d'immoralité, je le veux bien ; encore est-il qu’il faut faire des distinctions et examiner si ce n'est pas plutôt un signe d'irrégularité que d'immoralité. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Quand un enfant est gai, c’est la marque qu’il se porte bien.
    • Le ciel rouge le soir est une marque de beau temps pour le lendemain.
  18. Témoignage ; preuve.
    • Un semi-scepticisme est la marque d’un esprit faible ; il décèle un raisonneur pusillanime, qui se laisse effrayer par les conséquences ; […]. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, Texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
    • Son visage portait les marques de la plus profonde perplexité et, visiblement, il se demandait si Tacherot ne se moquait pas un peu de lui. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 76)
    • Donner à quelqu’un une marque, des marques d’estime, d’amitié, de son estime, de son amitié.
    • Il a donné des marques de grandeur d’âme, des marques de découragement.
    • J’ai reçu des marques de sa bienveillance.
  19. (Sport) Décompte des points, buts ou autres procédés destinés à situer les concurrents les uns par rapport aux autres au cours d’une rencontre ou à la fin de celle-ci.
  20. Pain de 1kg correspondant à une marque, ou entaille sur un bâtonnet.


Nom commun 2

marque masculin

  1. (Rugby) Récupération du ballon en volée dans ses propres 22 mètres.
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Marque : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

MARQUE. n. f.
Signe mis sur un objet pour le reconnaître, pour le distinguer d'un autre. J'ai mis ma marque à la pièce de toile que j'ai achetée, afin de la reconnaître. J'ai fait une marque à cet arbre, afin de le retrouver. Ce linge est à moi, je reconnais ma marque. Ces mouchoirs sont à votre marque. La marque des moutons de tel troupeau, des chevaux de tel haras. Il se dit particulièrement, dans le Commerce, d'un Chiffre, d'un caractère, d'une figure quelconque appliquée par empreinte ou autrement sur différentes sortes de marchandises, soit pour désigner le lieu où elles ont été fabriquées, le fabricant qui les a faites, ou le marchand qui les vend; soit pour attester qu'elles ont été visitées par les préposés chargés de leur faire acquitter les droits. Marque de fabrique. La marque de l'orfèvre. La marque du fabricant, du marchand. Un vin de grande marque. La marque de la douane. La marque du contrôle. La marque de l'or, de l'argent. Mettre la marque sur de la vaisselle. Fig., La marque de l'ouvrier, De l'auteur. Il a mis sa marque sur cet ouvrage. Cet ouvrage porte sa marque, Certain caractère qui signale une œuvre et en fait reconnaître l'auteur.

MARQUE se disait particulièrement de la Flétrissure imprimée, avec un fer chaud, sur l'épaule d'une personne condamnée à cette peine. En France, la peine de la marque est abolie. Il se dit aussi de l'Instrument avec lequel on fait une empreinte sur de la vaisselle, sur du drap, etc. Apportez la marque pour marquer cette vaisselle. Il se dit en outre d'une Sorte de chiffre secret dont les marchands se servent pour indiquer sur leurs marchandises le prix qu'elles leur ont coûté. Le marchand d'antiquités a consulté sa marque, avant de me dire ce qu'il voulait avoir de cette commode. Il signifie aussi la Trace que laisse sur le corps une contusion, une blessure, une brûlure ou une éruption à la peau. Il a été frappé, blessé au front, la marque y est encore. Il porte encore les marques des blessures qu'il a reçues à la guerre. Cette brûlure lui a laissé au bras une marque qui ne disparaîtra jamais. Les marques des griffes d'un chat. Il a eu la petite vérole, il lui en reste des marques. Il désigne également la Trace, l'impression qu'un corps laisse sur un autre à l'endroit où il l'a touché, où il a passé. Une voiture vient de passer ici, la marque des roues est toute fraîche. La marque de ses doigts est sur toutes les pages de ce livre. Par extension, Ces murs portent encore les marques du feu, de l'incendie. Il se dit aussi d'une Tache ou autre signe qu'une personne ou un animal porte en naissant. Cet enfant avait cette marque en venant au monde. Ce cheval a une marque au front. Il se dit quelquefois d'un Signe de dignité. Le mortier était la marque des présidents du parlement. Les faisceaux et la hache étaient la marque des grands magistrats romains. En termes de Blason, Marques d'honneur, Les pièces qu'on met hors de l'écu, comme le bâton de maréchal de France, le collier d'un ordre, etc.

MARQUE se prend quelquefois dans le sens de Distinction. Il y avait à cette cérémonie beaucoup de personnages, de gens de marque.

MARQUE signifie aussi Ce qu'on emploie pour se souvenir ou pour faire souvenir de quelque chose. J'avais mis une marque dans ce livre à la page où j'en suis resté. Il se dit, à certains Jeux, des Jetons ou appareils spéciaux qui servent à marquer les points et les parties qu'on gagne. Il se dit également des Jetons, fiches et autres signes que l'on met au jeu, au lieu d'argent. On convient, en se mettant au jeu, de la valeur des marques.

MARQUE se prend, dans une acception générale, pour Indice, signe, présage. C'est une marque de malheur. Quand un enfant est gai, c'est la marque qu'il se porte bien. Le ciel rouge le soir est une marque de beau temps pour le lendemain. On dit plutôt Signe. Il signifie aussi Témoignage, preuve. Donner à quelqu'un une marque, des marques d'estime, d'amitié, de son estime, de son amitié. Il a donné des marques de grandeur d'âme, des marques de découragement. J'ai reçu des marques de sa bienveillance. Je suis sensible aux marques d'affection qu'il m'a prodiguées. Il a laissé en partant des marques de sa reconnaissance. Lettre de marque, Commission dont tout capitaine ou patron d'un navire armé en course devait être pourvu, sous peine d'être réputé pirate ou forban.

Marque : définition du Littré (1872-1877)

MARQUE (mar-k' ; Chifflet, Gramm. p. 182, met en garde contre la prononciation merque, qui d'ailleurs est un archaïsme) s. f.
  • 1Signe servant à faire reconnaître. La marque des moutons de tel troupeau. Faisons au galant une marque, Pour le pouvoir demain connaître mieux, La Fontaine, Mul. Quelle Jérusalem nouvelle Sort du fond du désert brillante de clartés, Et porte sur le front une marque immortelle ? Racine, Athalie, III, 7. [Je veux] Vous marquer de ma marque, ainsi que votre père, Pour vous mieux distinguer [deux frères jumeaux], faisait fort prudemment, Regnard, Ménechm. III, 1.

    Échalas de marque, latte de marque, tringles sur lesquelles les treillageurs tracent leurs dimensions.

    Terme de vétérinaire et de police sanitaire. Signe appliqué à un animal et propre à constater son état sanitaire dans les cas d'épizootie.

  • 2Marque de la mer, trace qu'elle laisse sur le rivage.

    Synonyme d'amers.

    Se dit aussi des tonnes ou balises fixées par une ancre et flottant au-dessus de la mer pour indiquer une passe dangereuse.

    Bout de fil à voile fixé sur une manœuvre courante pour indiquer pendant la nuit que cette manœuvre est suffisamment halée ou tendue, et afin de l'amarrer quand cette marque est rendue au point convenu.

    Marque du tirant d'eau, petites lames de plomb clouées sur les côtes de l'étrave et de l'étambot.

  • 3Empreinte que le gouvernement met sur toutes les marchandises assujéties à quelque contribution pour faire connaître qu'elles ont acquitté le droit. La marque de la douane.

    Droit de marque, droit qu'on perçoit sur ces marchandises. Droit de marque et de garantie. Le droit de marque sur les cuirs, ou, simplement, la marque des cuirs.

    Terme d'ancienne législation. Marque d'or et d'argent, droit prélevé sur l'or et l'argent mis en œuvre.

  • 4Chiffre, figure que les marchands et ouvriers mettent à leurs marchandises et ouvrages. La marque de la fabrique. La marque du fabricant, du marchand, de l'ouvrier.

    Fig. La marque de l'ouvrier, ce qui indique de la distinction, un caractère d'excellence. J'ai envie de vous mander que votre fille est devenue blonde : quoi qu'il en soit, il y a toujours à tous vos enfants la marque de l'ouvrier, Sévigné, 20 avril 1672.

    On dit de même : la marque de l'ouvrière. Il y a dans tout ce qui vient de vous autres [Grignan] un petit brin d'impétuosité, qui est la vraie marque de l'ouvrière, Sévigné, 9 mars 1672.

    Farine de première marque, celle qui, ne contenant pas de son, se compose de la fleur de farine, de la farine de premier gruau blanc, et de la farine du deuxième gruau blanc. Farine des quatre marques, farine qui porte, à la halle de Paris, les marques de certains meuniers réunis.

    Par extension, les marques françaises, les marchandises qui proviennent de France. L'année 1865 a été très propice à l'industrie et au commerce de la France ; les marques françaises ont su se faire apprécier à l'étranger, Presse scientifique, fév. 1866, p. 131.

    Fig. Ancienne marque, le caractère antique, la loyauté antique. C'était un docteur de l'ancienne marque, Bossuet, Cornet.

    On dit dans le même sens : la bonne marque. C'était [dans les premiers temps du christianisme] une espèce de désertion que d'aspirer aux honneurs du monde ; et les sages ne pensaient pas qu'un chrétien de la bonne marque pût devenir magistrat, Bossuet, Panég. St Thomas de Cant. 2.

    Chiffre secret dont les marchands se servent pour indiquer sur leurs marchandises le prix qu'elles leur ont coûté. Consulter la marque avant de dire le prix de la marchandise. Il y a aussi des marques en chiffres connus.

    Signe qu'un artiste imprime sur ses ouvrages pour les distinguer de ceux des autres.

    Marque se dit aussi des lettres qu'un particulier met sur son linge pour le reconnaître, particulièrement quand il l'envoie au blanchissage.

  • 5Instrument avec lequel on fait une empreinte sur de la vaisselle, sur du drap, etc. La marque pour marquer la vaisselle.

    Flétrissure imprimée avec un fer chaud, sur l'épaule d'une personne condamnée à cette peine. La peine de la marque a été abolie sous le gouvernement de Juillet.

    Fig. N'imprimez pas, seigneur, cette honteuse marque à ces rares vertus qui vous ont fait monarque, Corneille, Cinna, II, 1.

  • 6Signe par lequel un homme qui ne sait pas écrire supplée au défaut de sa signature. Mettre sa marque au bas d'une pièce d'écriture.
  • 7Impression que laisse sur le corps une lésion quelconque. Il a eu la petite vérole, il lui en reste des marques. Il a été frappé au front, la marque y est encore. Paraissez, cher enfant, digne sang de nos rois ; Connais-tu l'héritier du plus saint des monarques, Reine ? de ton poignard connais du moins ces marques, Racine, Ath. V, 5. Venez, prince, et montrez au plus grand des monarques De vos fers glorieux les vénérables marques, Voltaire, Zaïre, II, 3.

    Familièrement. Faire porter ses marques à quelqu'un, lui donner quelque coup dont il reste marqué.

    Fig. La blessure guérit ; mais la marque reste, et cette marque est un sceau respecté qui préserve le cœur d'une autre atteinte, Rousseau, Hél. VI, 7.

  • 8Trace qu'un contact, qu'une action laisse sur un corps. Ces murs portent encore la marque du feu. La marque des roues est toute fraîche.
  • 9Tache, signe que l'homme, l'animal apporte en naissant. Cet enfant avait cette marque en venant au monde.

    Marques de Judas, taches de rousseur, ainsi dites parce qu'on représente Judas roux.

    Terme de vétérinaire. Marque, signe aux dents du cheval, indiquant son âge ; on le nomme aussi germe de fève. Marque de feu, nuance de feu, nuance d'un rouge vif sur différentes régions du corps. Marque en tête, tache de poils blancs au milieu du front.

  • 10Ornement distinctif, signe de quelque dignité. Les faisceaux et la hache étaient la marque des grandes magistratures romaines. Gardez votre pouvoir, reprenez-en la marque, Corneille, Poly. V, 6. Vous auriez une paroisse de plus, dont vous seriez le seigneur supérieur avec toutes les marques, Sévigné, à Guitaut, 9 fév. 1683. On la fit abbesse [la princesse Bénédicte encore enfant], sans que dans un âge si tendre elle sût ce qu'elle faisait ; et la marque d'une si grave dignité fut comme un jouet entre ses mains, Bossuet, Anne de Gonz. Jésus-Christ, qui doit comme Fils de Dieu, présider à ce jugement, viendra avec toutes les marques de la puissance et de la majesté divine, Bourdaloue, Jugem. dernier, l'Avent, p. 332. D'une longue soutane il endosse la moire, Prend ses gants violets, les marques de sa gloire, Boileau, Lutr. IV.

    Marques d'honneur, certaines marques de distinction accordées par le souverain. La décoration de la Légion d'honneur, l'ordre de la Jarretière, sont des marques d'honneur.

    On dit dans ce sens : porter les marques d'un ordre.

    En armoiries, marques d'honneur, les pièces qu'on met hors de l'écu, comme le bâton de maréchal de France, le collier d'un ordre, etc.

    Par extension. La plupart des noms rapportés par Homère sont des marques de distinction, Barthélemy, Anach. ch. 66.

    Fig. Marque d'honneur, une haute fonction. Cette marque d'honneur [gouverneur du jeune prince] qu'il [le roi] met dans ma famille, Montre à tous qu'il est juste…, Corneille, Cid, I, 6.

  • 11 Fig. Distinction. Toutes les autres morts n'ont mérite ni marque ; Celle-ci porte seule un éclat radieux, Qui fait revivre l'homme et le met de la barque à la table des dieux, Malherbe, II, 12. Il importe aux monarques Qui veulent aux vertus rendre de dignes marques…, Corneille, D. Sanche, I, 3.

    Un homme de marque, un homme qui occupe un rang éminent dans la société, en raison soit de sa famille, soit de ses fonctions. Mais il a vu bientôt qu'il n'avait rien à craindre ; Et trop de gens de marque ont répondu de moi, Th. Corneille, Galant doublé, V, 2. On peut à peine compter deux ou trois hommes de marque qui aient persévéré dans l'obéissance, Bossuet, Var. 10. Il périt beaucoup de monde de part et d'autre à ce siége, mais personne de marque, Saint-Simon, 47, 45. Il y périt une quantité d'officiers de marque, Duclos, Hist. Louis XI, Œuvres, t. III, p. 108.

  • 12Ce qu'on emploie pour se souvenir de quelque chose. Faire un nœud à son mouchoir pour servir de marque. Mettre une marque dans un livre. Et notre âge est ingrat qui voit tant de trésors, S'il n'élève à sa gloire une marque éternelle, Malherbe, V, 12.

    Chez les boulangers, la marque, petit morceau de bois sur lequel on fait une coche pour chaque pain fourni ; on règle le compte à l'aide de ces coches.

  • 13Au jeu, jetons qui servent à marquer les points ou les parties qu'on gagne.

    Ironiquement. Il est heureux à la marque, se dit d'un joueur que l'on soupçonne de marquer plus qu'il ne faut.

    Petit ustensile en carton, ou en bois, ou en os, ou en ivoire, qui porte d'un côté une languette valant cinq, et quatre languettes valant chacune un, et de l'autre côté une languette valant cinquante, et quatre languettes valant dix chacune ; le total est 99, de sorte que, quand on joue en 100, un point de plus que 99 montre qu'on a gagné. On taille aussi des marques semblables avec une carte.

  • 14Jetons, fiches ou autres signes que l'on met au jeu, au lieu d'argent. On quitte le jeu à l'heure que je vous ai dit ; on n'a point du tout de peine à faire les comptes ; il n'y a point de jetons ni de marques, Sévigné, 299.
  • 15Ancien nom du premier billet d'entrée donné au bureau des théâtres, par opposition à contre-marque qui est le second billet. Tous les gagistes, receveurs de marques et de contre-marques que je rencontrai sur mon chemin, me firent de profondes révérences, Lesage, Gil Blas, VII, 8.
  • 16 Fig. Indice, présage, trace, impression, témoignage, preuve. C'est une marque de bonheur, de malheur. Le ciel rouge le soir au couchant est, au dire des paysans, une marque de vent pour le lendemain. J'ai toujours vu ma dame avoir toutes les marques De n'être point soumise à l'outrage des Parques, Malherbe, V, 24. Je découvrais en vous assez d'illustres marques, Pour vous préférer même aux plus heureux monarques, Corneille, Poly. II, 2. Je suis devenu théologien, vous en allez voir les marques, Pascal, Prov. I. Quelle plus haute marque peut-on produire de la foi de cet accusé ? Pascal, ib. III. Cela doit consoler ceux qui en sortent [des troubles], puisque, étant avertis que le chemin du ciel qu'ils cherchent en est rempli, ils doivent se réjouir de rencontrer des marques qu'ils sont dans le véritable chemin, Pascal, Lett. à Mlle de Roannez, 6. La vraie religion doit avoir pour marque d'obliger à aimer son Dieu, Pascal, Pens. XI, 1, édit. HAVET. Les trois marques de la religion : la perpétuité, la bonne vie, les miracles, Pascal, ib. XXIII, 28. Si je voyais partout les marques d'un créateur, je reposerais dans la foi, Pascal, ib. XIV, 2. La création et le déluge étant passés, et Dieu ne devant plus détruire le monde, non plus que le recréer, ni donner de ces grandes marques de lui, Pascal, ib. XV, 1. Considérant combien il y a plus d'apparence qu'il y a autre chose que ce que je vois, j'ai recherché si ce Dieu n'aurait point laissé quelques marques de soi, Pascal, ib. XI, 8. Nous avons tant de canons, tant de timbales, tant de drapeaux, tant d'étendards, tant de prisonniers [à Nerwinde], que jamais aucune bataille rangée ni gagnée, depuis cinquante ans, n'a fait voir tant de marques de victoire, Sévigné, 7 août 1693. Je comprends mieux que personne du monde les sortes d'attachements qu'on a pour des choses insensibles et par conséquent ingrates ; mes folies pour Livry en sont de belles marques, Sévigné, 18 oct. 1688. L'on dit quelquefois bien des choses qu'on ne pense pas ; et, quand on les penserait, ce ne serait point la marque de ne pas aimer, Sévigné, 6 août 1680. Elle étudiait ses défauts, elle aimait qu'on lui en fît des leçons sincères ; marque assurée d'une âme forte que ses fautes ne dominent pas, Bossuet, Duch. d'Orl. Et vous, prince, qui l'avez tant honorée pendant qu'elle était au monde… et qui lui donnez les dernières marques de piété avec tant de magnificence et tant de zèle, Bossuet, Ann. de Gonz. Je suis très aise de recevoir des marques de votre souvenir, Bossuet, Lett. 35. Le faux prophète [Mahomet] donna ses victoires pour toute marque de sa mission, Bossuet, Hist. I, 11. Nous voyons des marques indubitables de leur réprobation [des Juifs], Bossuet, ib. II, 10. Ils périssent avec toutes les marques de la vengeance divine, Bossuet, ib. II, 7. En vain de la faveur du plus grand des monarques Tout révère à genoux les glorieuses marques, Racine, Esth. II, 1.

    Porter la marque de, avoir en soi, sur soi, l'indice de. Nos corps dans leur formation portent la marque d'une invention, d'un dessein, d'une industrie explicable ; tout y a sa raison, Bossuet, Conn. de Dieu, IV, 2.

    Donner des marques de, donner des témoignages de, des preuves de. Vous ne me sauriez donner une marque plus agréable de votre amitié, Sévigné, 1. Si vous m'aimez, vous m'en donnerez une marque cette année, Sévigné, 162. Ils ont donné d'illustres marques de valeur, Bossuet, Hist. III, 5. Il n'y a rien de si aimable que l'enfance des princes destinés à l'empire, lorsqu'ils donnent des marques d'un caractère heureux, Fléchier, Mme de Mont. Les Crétois leur donnèrent toutes les marques d'une amitié sincère, Fénelon, Tél. IX. Ne vous ai-je pas donné assez de marques de ma protection ? Massillon, Carême, Pécheresse.

    Familièrement. Une marque que j'ai fait cela, et, absolument, marque que j'ai fait cela, c'est-à-dire une preuve que j'ai fait cela.

    On dit aussi : marque de cela, une preuve de cela.

  • 17Anciennement, lettre de marque, acte du gouvernement qui autorisait celui qui en était porteur à se faire justice lui-même aux dépens d'une nation ennemie ; ces lettres s'appelaient aussi lettres de représailles.

    Aujourd'hui, lettre de marque, qui ne se dit plus que pour la mer, est la commission dont tout capitaine ou patron d'un navire armé en course doit être pourvu, sous peine d'être réputé pirate ou forban.

REMARQUE

Comme dans l'ancienne langue, suivant les dialectes, marque et marche se confondent et ne sont en effet qu'un seul et même mot, et comme on trouve lettres de marche (voy. l'historique), on a conclu avec beaucoup de vraisemblance que lettres de marque ou de marche étaient des lettres autorisant à passer la marche ou frontière et à faire incursion sur le territoire ennemi. Cependant, voyez à MARQUER, dans l'historique, XIVe siècle, un exemple où marquer signifie piller, rançonner. Au reste, marche, frontière, et marque, marquer, ayant même radical, il n'est pas étonnant que les significations jouent entre elles.

HISTORIQUE

XIIe s. E jo vendrai [viendrai], e treis saettes [flèches] i trarrai [j'y tirerai], si cume en deduit m'aüsasse [m'exerçasse] à traire à alcun merc, Rois, p. 79. Li clers [le prêtre] porte sun merc en sum le chief adès [toujours], Th. le mart. 30.

XIIIe s. Se il a la marghe, donc fu il navrez, Latini, Trésor, p. 540.

XIVe s. Quant il [l'épervier] a tous ses sept mercqs (jà soit ce que j'aye bien veu tel qui en avoit huit), il est adonc tenu pour fourmé, Ménagier, III, 2. Nous voulons et leur octroyons que, pour cause des marques [lettres de marque] à donner contre les subgets desdiz royaumes ou aucun d'yceuls, il ou aucun d'euls ne leurs biens ne puissent estre arrestez, Du Cange, marcha. Cent esqueles d'argent merchez d'un egle, quarante uit saussers d'argent de divers merches, De Laborde, Émaux, p. 383. Certaine marche [lettre de marque] donnée par arrest de nostre parlement contre la ville de Venise, Bibl. des chartes, 2e sér. t. III, p. 213. Elle [la loutre] ha les piedz comme une oue [oie], quar elle a pel de l'un doyt à l'autre… et appelle l'en les marches de la loutre einsi comme on appelle le pié du cerf et ses fumées fientes ou espraintes, Gast. Phoebus, Livre de chasse, De la loutre et de toute sa nature.

XVe s. Si estoit telle leur intention, que le dict Gabriel… viendroit à Sennes… et demanderoit marque sur les Florentins pour aulcun reste de deniers que encore luy debvoient, Bouciq. III, 22. Vos yeulz ont si empraint leur merche En mon cueur, que, quoy qu'il adviengne, Se j'ay l'honneur où je le cherche, Il convient que de vous me viengne, Chartier, la Belle dame sans merci. Il entra en la salle une damoiselle de très grant honneur, car elle vint estoffée grandement de marques et d'habitz, Perceforest, t. VI, f° 54. Que les maistres dudit mestier [des potiers d'étain] ne vendent… aucun ouvrage plustot qu'il soit marché [marqué] de leur marc ou poinsson, De Laborde, Émaux, p. 383.

XVIe s. Puis prend en main la coingnée de bois, il reguarde au bout du manche : en icelluy recongnoit sa marque…, Rabelais, Pant. IV, Nouv. prol. Cela desja passe marque, qu'un seul nomme se constitue juge de tous et ne veut estre sujet à nulli, Calvin, Instit. 911. Il la battit à sang et à marque, Marguerite de Navarre, Nouv. XLVI. La quatrieme espece des fractures du crane est appellée incision ou marque. - Merque ou siege est toute incision du crane, retenant la figure du baston, Paré, VIII, 1. Les Turcs se font de grandes escarres pour leurs dames, et, à fin que la marque y demeure…, Montaigne, 309. Il ne se fit rien de marque jusques à la mi-septembre, que les assiegez enfilerent les tranchées, y tuerent 200 hommes et prirent des prisonniers de marque, D'Aubigné, Hist. II, 209. On invente toujours quelque trait plus habile Pour effacer du front toute marque virile, D'Aubigné, Trag. Princes.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

MARQUE.

Acier à une, deux ou trois marques, voy. ACIER au Supplément.

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Marque : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

MARQUE, s. f. (Gramm.) signe naturel ou artificiel auquel on distingue une chose d’une autre. Voyez aux articles suivans différentes acceptions de ce mot.

Marque, (Hist. mod.) lettres de marque, ou lettres de représailles, ce sont des lettres accordées par un souverain, en vertu desquelles il est permis aux sujets d’un pays de faire des représailles sur ceux d’un autre, après qu’il a été porté par trois fois, mais inutilement, des plaintes contre l’aggresseur à la cour dont il dépend. Voyez Lois & Lettres.

Elles se nomment ainsi du mot allemand marcke, limite, frontiere, comme étant jus concessum in alterius principis marchas seu limites transeundi sibique jus faciendi, un droit de passer les limites ou frontieres d’un autre prince, & de se faire justice à soi-même. Voyez Représailles.

Marques, (Marine.) ce sont des indices qui sont à terre, comme des montagnes, clochers, moulins à vent, arbres, &c. & qui servent aux pilotes à reconnoître les passes, les entrées de ports ou de rivieres, les dangers, &c. On appelle aussi marques les tonnes & les balises qu’on met en mer pour ce même usage.

Marque, (Comm.) dans le commerce & dans les manufactures, c’est un certain caractere qu’on frappe ou qu’on imprime sur différentes sortes de marchandise, soit pour montrer le lieu où elles ont été fabriquées, & pour désigner les fabriquans qui les ont faites, soit pour témoigner qu’elles ont été vûes par les officiers ou magistrats chargés de l’inspection de la manufacture, soit enfin pour faire voir que les droits auxquels elles sont sujettes ont été acquittés, conformément à l’ordonnance.

Tels sont les draps & les toiles, les cuirs, les ouvrages de coutellerie, le papier, la vaisselle, les poids, les mesures, qui doivent être marqués.

Marque est aussi un signe ou un caractere particulier dont se servent les commerçans, qui n’est connu que d’eux, & par lesquels ils se rappellent le prix que leur a coûté la marchandise à laquelle il se trouve.

Ces marques, qu’on appelle aussi numeros, se prennent arbitrairement ; mais ordinairement on les choisit dans les lettres de l’alphabet, chacune se rapportant à un certain chiffre qu’il signifie constamment. Elles sont d’un si grand usage dans le commerce, que le lecteur ne désapprouvera pas sans doute que nous insérions ici une petite table qui pourra servir de modele pour leur construction.

A B C D E F G H I K L M
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20

Un exemple suffira pour comprendre l’usage de cette table : supposons, par exemple, que je voulusse écrire sur une piece d’étoffe qu’elle a coûté 37 s. 6 d. par aune, je mettrois une M pour 20 s. une L pour 10 s. une H pour 7 s. & un G pour 6 d. de façon que les différentes lettres écrites à la suite l’une de l’autre, en observant de séparer toujours les deniers & les sols des livres, formeroient cette marque, M. LH. G. qui signifieroient 37 s. 6 d. ou 1 l. 17 s. 6 d.

Remarquez que les marques peuvent varier à l’infini, en faisant correspondre une autre suite de caracteres numériques à la même suite des lettres, ou réciproquement.

Marque, en terme de Boutonnier, est un instrument de fer quarré, terminé d’un bout par cinq pointes, quatre aux angles, & une au milieu beaucoup plus longue que les autres. Chacune des angulaires marque l’endroit où l’on doit faire le trou pour passer la corde à boyau, & la grande entre dans celui du milieu qui est déja fait.

Marque, en terme de Cirier, c’est un instrument de cuivre ou autre matiere, gravé d’une fleur-de-lis, ou de quelqu’autre ornement dont on veut décorer les cierges. Voyez Cachet.

Marques, en terme d’Epinglier, ne sont autres que des signes imprimés en rouge sur le papier qui enveloppe les épingles à demi-milliers, à l’aide desquels il est aisé de reconnoître l’ouvrier, ou qui a fait les épingles, ou plutôt le marchand qui les fait faire, & les débite en gros, chacun ayant ses marques particulieres, & mettant son nom.

Marques, (Maréch.) signes naturels qui donnent à connoître l’âge ou la bonté des chevaux. C’est une bonne marque lorsqu’un cheval trépigne, qu’il bat du pié, & mange avidement son avoine. Les balzanes sont de bonnes marques dans un cheval. Il se dit plus particulierement de la marque noire appellée germe de feve, qui lui vient à l’âge d’environ cinq ans, dans les creux des coins, & qui s’efface vers les huit ans, & alors on dit qu’ils ne marquent plus & qu’ils rasent.

Marque est aussi un instrument de haras qu’on applique tout rouge sur la cuisse d’un cheval, pour qu’il s’y imprime mieux.

Marque, (Imprimerie.) les compagnons imprimeurs nomment marque, un pli qu’ils font à une feuille de papier, de dix mains en dix mains. Cette marque leur sert à compter le papier qu’on leur donne à tremper, & leur fait connoître ce qu’ils peuvent avoir imprimé & ce qui leur reste à imprimer du nombre desiré.

Marque, (Rubanier.) est un fil de chaîne, de couleur apparente, & différente de la soie de chaîne, & qui doit continuer tout le long de l’ouvrage sur une des lisieres, pour faire voir qu’il est tramé de fil, quoique travaillé sur soie, ou tramé de soie, quoique sur chaîne de fil. L’ouvrage dépourvu de cette marque est dans le cas de la prohibition, & conséquemment saisissable, & l’ouvrier puni.

Marque, (Coutelier.) se dit aussi par quelques ouvriers en fer, d’un morceau d’acier trempé, à l’extrémité duquel on a gravé un objet quelconque en relief, que l’ouvrier imprime en quelqu’endroit de la piece, à froid ou à chaud, & qui y reste après qu’elle est achevée. Chaque particulier a sa marque. Il est défendu de travailler à la marque d’un autre. Cette marque désigne l’ouvrier. Si son ouvrage est bon, il achalande sa boutique & sa marque ; & lorsqu’il vient à mourir, sa marque se vend quelquefois une somme assez considérable. On dit que les ouvriers couteliers de Paris s’acharnent à décrier la coutellerie des provinces qu’on apporte ici, & que pour cet effet ils ruinent & gâtent l’ouvrage au raccommodage. Les provinciaux n’ont qu’une ressource contre cette méchanceté, c’est de prendre la marque des ouvriers de Paris, afin de confondre la marchandise qu’ils vendent dans leur boutique, avec celle qu’ils envoient ici.

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Étymologie de « marque »

Étymologie de marque - Littré

Norm. merc, borne de pierre ; provenç. marca, marqua ; espagn. et portug. marca ; de l'allem. Mark, signe, borne ; comparez aussi le kymri marc, marque ; bas-bret. marz, marque, merka, marquer. Mark répond au latin margo et a un sens analogue.

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Étymologie de marque - Wiktionnaire

(Nom 1) D’origine germanique mark (« frontière », « limite ») d’où « marquis » (originellement : « comte de la marche ») issu de l’indo-européen commun *merǵ- (« frontière », « limite »).
Originellement lié à la frontière, il signifie aussi « signe pour marquer la frontière », « démarquage ». C’est ce sens qu’il a conservé en français.
Le terme est apparenté avec le néerlandais ou l’anglais mark, l’allemand Mark, le suédois mark et le latin margo (« marge ». Comparez avec « marche » ou « marcher ».
(Nom 2, Interjection) De l’anglais mark.
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Phonétique du mot « marque »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
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Citations contenant le mot « marque »

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  • Comme tous les grands groupes chinois, Dongfeng lance à son tour une marque dédiée au véhicule électrique pour rivaliser avec les multiples start-ups. Et redorer son blason. Ce sera donc Lantu, avec un lancement du premier modèle en 2021. Leblogauto.com, Lantu, la marque haut de gamme électrique de Dongfeng - Leblogauto.com
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  • Toutes les marques Caradisiac.com, La marque Volvo optimiste sur l'avenir
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  • La radio marque les minutes de la vie ; le journal, les heures ; le livre les jours. De Jacques de Lacretelle
  • Le mépris des hommes est souvent la marque d'un coeur vulgaire. De Albert Camus
  • Le mépris du dieu pour les esprits humains se marque par les miracles. De Paul Valéry / Suite
  • L'apparition de l'ennui est la marque de la défaite de la vie. De Pierre Lepape / Diderot
  • C'est la vraie marque d'un philosophe que le sentiment d'étonnement. De Platon / Théétète
  • La perfectibilité est la faculté qui marque la différence entre les hommes. De Madame Necker / Mélanges
  • L'honneur tient souvent à l'heure que marque la pendule. De Guillaume Apollinaire
  • La marque distinctive du savant, c'est la capacité d'enseigner. De Aristote
  • L'amour le plus discret Laisse par quelque marque échapper son secret. De Jean Racine / Bajazet
  • Avec les mots, on marque le mouvement, avec les images, on le fixe. De Louis Scutenaire
  • La plus constante marque de la sagesse, c'est une constante réjouissance. De Michel de Montaigne / Essais
  • Ni la contradiction n'est marque de fausseté, ni l'incontradiction n'est marque de vérité. De Blaise Pascal / Pensées sur la religion
  • On accomplit une mauvaise action, on met sa marque dessus. De Victor Hugo / L'homme qui rit
  • L’étendue est la marque de ma puissance. Le temps est la marque de mon impuissance. De Jules Lagneau / Cours sur la perception

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Traductions du mot « marque »

Langue Traduction
Corse marcu
Basque mark
Japonais マーク
Russe отметка
Portugais marca
Arabe علامة
Chinois 标记
Allemand kennzeichen
Italien marca
Espagnol marca
Anglais mark
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Synonymes de « marque »

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Antonymes de « marque »


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