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Marchand

Variantes Singulier Pluriel
Masculin marchand marchands
Féminin marchande marchandes

Définitions de « marchand »

Trésor de la Langue Française informatisé

MARCHAND, -ANDE, subst. et adj.

I. − Emploi subst.
A. − Personne dont la profession est d'acheter (plus rarement de fabriquer) et de revendre une ou plusieurs sortes de produits en en tirant un bénéfice. Synon. commerçant.Les marchands de fruits et de légumes débarrassaient la chaussée, remportaient leurs paniers vides (Zola,Terre,1887, p.177).Le marchand vend et achète, l'escompteur prête, le poète chante, le paresseux dort (Alain,Propos,1923, p. 542):
1. On est harcelé par une cohue de petits marchands de toutes les pacotilles: pinces à cravate, tire-chaussette, scapulaires et médailles bénites, briquets et mèches d'amadou, lunettes noires, billets de loterie, cacahuètes, crevettes roses... T'Serstevens,Itinér. esp.,1963, p. 323.
SYNT. a) [Construit avec un adj.] Gros, mauvais, petit, riche marchand; marchand ambulant (v. ambulant II A 2 a), forain (v. ce mot ex. 1), synon. camelot, colporteur. b) [En appos. à un autre nom] Marchand drapier, droguiste, parfumeur. c) [Construit avec la prép. de] α) Usuel. Marchand de bestiaux, d'étoffes, d'habits, de journaux, de meubles, de parapluies, de tabac (synon. buraliste); marchand de rue (synon. camelot, forain). β) Vieilli. Marchand de couleurs (synon. droguiste), de curiosités, de fer (synon. quincailler), de mode (synon. modiste), de nouveautés. d) Marchand au détail (synon. détaillant); marchand en gros, en demi-gros (synon. grossiste, négociant).
Rem. [D'apr. le cri du vendeur] Raccourci pop. chand pour marchand. Il a tout à fait l'air d'un chand d'habits (Maupass., Mt-Oriol, 1887, p. 11). V. aussi l'étymol. de chandail = marchand d'ail.
En partic.
1. [Syntagmes désignant un commerce spéc. ou les modalités de son exercice (la plupart de ces syntagmes sont vieillis)]
a) Marchand de biens. Agent immobilier. Le marchand de biens, qui s'occupait surtout de villas et de lotissements, était plus vif, avec des yeux farceurs (Simenon,Vac. Maigret,1948, p.24).
Marchand de fonds. Agent spécialisé dans la vente de fonds de commerce. M. Mercier, marchand de fonds, lui avait donné rendez-vous sur le quai de Jemmapes (Dabit,Hôtel Nord,1929, p. 9).
b) Marchand d'eau (dans les pays chauds). Marchand ambulant vendant de l'eau potable. Des sottes (...) photographiaient un soldat, un moine, un marchand d'eau, ce qu'elles appellent le pittoresque de la rue (Montherl.,Bestiaires,1926, p. 452).
P. anal., pop. Marchand d'eau chaude. Cafetier (cf. Delvau 1867, p. 298 et France 1907).
c) Marchand de vin(s)
Vieilli. Négociant en vin tenant en même temps un débit de boissons et de restauration rapide et peu coûteuse. Une terrasse de marchand de vins-traiteur où (...) le poète dînant à crédit vit venir (...) une forme longue (Verlaine, Œuvres compl., t. 4, Mes hôp., 1891, p. 319).
Entrecôte marchand de vin(s). Entrecôte accompagnée d'une sauce composée de vin rouge, de beurre et d'échalotes. Ce beurre s'emploie spécialement comme accompagnement de l'entrecôte grillée à la marchand de vins (Mont.1967, p. 171).
d) Marchand d'esclaves, d'ébène (rare). Synon. négrier.Son œil était exercé comme celui d'un huissier-priseur ou d'un marchand d'esclaves (Sand,Lélia,1833, p. 139).
e) Marchand(e) des quatre-saisons. Marchand ambulant vendant des fruits et légumes dans une petite voiture à bras:
2. ... l'arcade était barrée par une de ces marchandes des quatre-saisons dont le type est d'autant plus curieux qu'il en existe encore des exemplaires dans Paris, malgré le nombre croissant des boutiques de fruitières. Balzac,Splend. et mis.,1846, p. 364.
f) DR. COMM. Marchand(e) à la toilette. Marchand de vêtements et de colifichets d'occasion. Synon. fripier.Une grande dame russe (...) qui possède (...) un fonds de marchande à la toilette (About,Grèce,1854, p. 431).
g) Marchande publique. Commerçante exerçant sa profession indépendamment de celle de son mari. La femme (...) n'est pas réputée marchande publique, si elle ne fait que détailler les marchandises du commerce de son mari; mais seulement quand elle fait un commerce séparé (Code civil,1804, art. no220, p.41).
2. Loc., expr.
Loc. Le marchand de sable. Personnage fictif dont on se sert pour signifier aux enfants qu'il est l'heure de dormir. J'entends venir le marchand de sable. Il est bien tard déjà pour les petits enfants (Gracq,Syrtes,1951, p. 43):
3. Enfin, le papillon d'orange secoua ses pépins sur les paupières des enfants qui crurent sentir passer le marchand de sable. Éluard,Capitale douleur,1926, p. 136.
P. métaph. La mort, cette marchande de sable pour tous les yeux. Elle a plus de sable à vendre que la mer (Renard,Journal,1902, p. 765).
Expressions
Il faut être marchand ou larron. Un marchand doit exercer sa profession avec honnêteté. (Dict. xixeet xxes.).
Être, se trouver bon (ou mauvais) marchand (de qqc.). Tirer (ou non) profit d'une affaire, être gagnant (ou perdant). Qui traite avec le diable est toujours mauvais marchand (Mérimée,Mosaïque,1833, p. 328).Mais où est le bonheur? Où en découvre-t-on le bon marchand? (Estaunié,Ascension M. Baslèvre,1919, p. 31).
B. − P. ext., péj. Personne ayant acquis une mauvaise réputation, soit en raison de son esprit mercantile, soit en raison de la nature des produits qu'il vend ou des services qu'il dispense. Marchands de grec! marchands de latin! cuistres! dogues! Philistins! magisters! je vous hais, pédagogues! (Hugo,Contempl., t. 1, 1856, p. 90).Celui qui n'est pas habile aux exercices du corps passe pour «un marchand», un homme de basse espèce (Taine,Philos. art, t. 2, 1865, p. 183):
4. Toutes qualités opposées à celles de l'avocat d'aujourd'hui, marchand de paroles qui donne au client des paroles pour son argent, et dont l'idéal paraît être la facilité, qui étourdit, dissout, rend mol et stupide le juge ou le juré sous le flot de l'abondance dialectique ou verbale. Thibaudet,Réflex. litt.,1936, p. 55.
Locutions
1. Péjoratif
a) Marchand de canons. Fabricant d'armes de guerre. (Ds Lar. Lang. fr.).
b) Marchand de cochons. V. ce mot I A 1 c.
c) Marchand d'orviétan. Synon. charlatan.Aller s'établir (...) chez les Anglais, comme médecin, marchand d'orviétan et faire fortune avec la pierre de Goa ou pierre de lune (Cendrars,Bourlinguer,1948, p. 13).
d) Marchand de tapis. Personne qui marchande, discute indéfiniment sur le prix d'un article, et p. ext. qui ergote sur de menus détails sans trouver d'arrangement valable. C'est un truc de gens qui ne veulent pas payer. Une ruse de marchands de tapis (Duhamel,Cécile,1938, p. 28).
e) Marchand du temple. [P. allusion au passage de la Bible où Jésus chasse les marchands du Temple (St Jean II 14)] Commerçant âpre au gain. Ces âpres petits marchands du temple font commerce de bonbons (Colette,Pays. et portr.,1954, p. 122).
2. Arg., pop. ou fam.
a) Marchand de chair humaine, d'hommes (arg. milit., vx). Agent de remplacement qui se chargeait, moyennant finances, de trouver un remplaçant à ceux que le sort avait désigné pour accomplir leur service ou partir au combat. Vous êtes solide, reprit-il en (...) toisant le vieillard comme un marchand de chair humaine toise un remplaçant (Balzac,Cous. Bette,1846, p. 128):
5. Il était marchand d'hommes. La mercière m'a expliqué que, sous Napoléon III, tout le monde n'étant pas soldat comme aujourd'hui, les jeunes gens riches «tombés au sort» avaient le droit de «se racheter du service». Mirbeau,Journal femme ch.,1900, p. 39.
b) Marchand de femmes, de plaisir, de viande. Proxénète, entremetteur. Mais cinq cents hommes vêtus de blanc (...) acclamèrent (...) la France et le marchand de femmes qui leur importait de l'amour (Mille,Barnavaux, 1908, p. 3).
c) Marchand de lacets. Gendarme (d'apr. Esn. 1965).
d) Vieilli. Marchand de mort subite. Charlatan, mauvais médecin. C'était bien sûr le médecin en chef, car il avait des regards minces et perçants comme des vrilles. Tous les marchands de mort subite vous ont de ces regards-là (Zola,Assommoir, 1877, p. 785).
e) Marchand de sommeil. Logeur en garni qui demande un prix exorbitant pour de mauvaises conditions d'hébergement. Écoutez, Jack, il est bien tard pour chercher un marchand de sommeil (A. Daudet,Jack, t. 2, 1876, p. 210).
f) Marchand de soupe
Directeur de pensionnat cherchant à tirer un maximum de profit de ses pensionnaires. Il devait pourtant «s'aider» (...) en donnant (...) des leçons de dessin aux pensionnaires d'un marchand de soupe (Duhamel,Désert Bièvres,1937, 55).
Mauvais restaurateur. Le son de la cliquette d'un marchand de soupe, la forte odeur des graisses chinoises (Malraux,Conquér.,1928, p. 12).
g) Marchande d'amour. Prostituée:
6. De jour, si le promeneur est rare, et de nuit si le passant est nombreux (...) vous serez abordé par les marchandes d'amour dans une langue qui a quelque chose de scénique. Fargue,Piéton Paris,1939, p. 96.
C. − Vieilli. Personne achetant pour son propre usage. Synon. acheteur, acquéreur, preneur.Trouver, ne pas trouver marchand; bonne marchandise trouve toujours son marchand (DG).
Rem. Ce sens ne subsiste guère que dans une expr. employée dans les ventes aux enchères publiques. Il y a marchand. Il y a preneur. Son attention fut détournée par le glapissement du crieur, qui mettait un magnifique turbot aux enchères. − Il y a marchand à trente francs!... à trente francs!... à trente francs! (Zola, Ventre Paris, 1873, p. 700).
II. − Emploi adj.
A. −
1. [Gén. appliqué à une pers. ou à une collectivité] Dont l'activité principale est le commerce. Nation marchande. La bourgeoisie: classe marchande, obsédée (...) par la valeur matérielle des produits qu'elle négocie (Huyghe,Dialog. avec visible,1955, p. 138).La Russie soviétique et les démocraties populaires ne sont pas des sociétés marchandes (Perroux,Écon. XXes.,1964, p. 292):
7. Le teint des Maures, de beaux yeux, l'ovale arrondi, un peu d'embonpoint qui révèle une race marchande fixée dans les villes et boutiquière. On leur reproche d'aimer plus le trafic que la guerre, et de pratiquer l'usure. Fromentin,Été Sahara,1857, p. 142.
MAR. Marine marchande. [P. oppos. à marine de guerre] Ensemble des bâtiments et équipages se livrant exclusivement au transport des voyageurs et des marchandises. Dantès était simplement vêtu. Appartenant à la marine marchande, il avait un habit qui tenait le milieu entre l'uniforme militaire et le costume civil (Dumas père, Monte-Cristo, t. 1, 1846, p.47).
Bateau, bâtiment, vaisseau marchand. Bras d'eau enjambés par des ponts pittoresques (...) berges riantes où se pressaient les bateaux marchands (Faral,Vie temps st Louis,1942, p. 8).
2. [Appliqué à un lieu] Qui vit principalement du commerce; où sont rassemblés un grand nombre de commerces. Synon. usuel commerçant.Place, quartier, rue marchand(e). Troyes était marchande; la draperie faisait sa richesse (A. France,J. d'Arc, t. 1, 1908, p. 474).
Galerie marchande. Emplacement couvert où sont réunies un grand nombre de boutiques. En passant dans la galerie marchande (...) un jeune homme l'avait croisé, méchamment, habillé de noir (Jouve,Scène capit.,1935, p. 149).
B. − [Appliqué à un produit] Propre à la vente; qui a les qualités moyennes requises pour sa commercialisation. Farines marchandes (Crèvecoeur,Voyage, t. 3, 1801, p. 37).Il est extrêmement rare qu'un minerai donné au sortir de la mine soit «marchand» (Ratel,Prépar. mécan. minerais,1908, p. 3).
Qualité marchande. Qualité moyenne, normale, dans le commerce, par rapport à des qualités supérieures. (Ds Lar. Lang. fr.).
En partic.
1. Poisson marchand. Qui a la taille et la qualité nécessaires pour être mis en vente. Taille marchande. Taille réglementaire requise pour la commercialisation:
8. La réglementation de la taille marchande repose sur le fait que tous les poissons ayant atteint l'âge adulte et s'étant reproduits au moins une fois, ont une longueur déterminée variable avec chaque espèce. Boyer,Pêches mar.,1967, p. 93.
2. Poids marchand. Poids conventionnel déterminé pour la vente de certains produits. J'ai vérifié qu'une douzaine d'huîtres (eau comprise) pesait quatre onces, poids marchand (Brillat-Sav.,Physiol. goût,1825, p. 91).
3. Valeur marchande. Valeur d'un produit sur le marché par rapport aux prix pratiqués couramment. Chaque beurre a le sien [d'arôme]. D'où sa valeur marchande (Pesquidoux,Livre raison,1928, p. 221).
Prix marchand. Prix pratiqué par les marchands entre eux. (Ds Lar. Lang. fr.).
C. − Péj. Qui est dicté ou régi par un esprit mercantile (supra I B). Les vendeuses, décolletées en toilette de concert, prenaient des grâces marchandes (Zola,E. Rougon,1876, p.330):
9. C'est une file d'étalages [à Lourdes] où de froides imaginations marchandes ont entassé chapelets, médailles, statuettes et coupe-papier. Barrès, Amit. fr.,1903, p. 214.
REM.
Marcandier, subst. masc.,arg. Mendiant qui prétendait être un ancien marchand à qui on avait volé tous ses biens. P. ext. Bandit de grand chemin, truand. Un marcandier à mine de juif (Hugo,N.-D. Paris,1832, p. 460).V. cagou ex. de Du Camp.
Prononc. et Orth.: [maʀ ʃ ɑ ̃], fém. [-ɑ ̃:d]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. I. Subst. a) masc. fin xes. marchedant «celui qui fait du commerce» (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 71); ca 1140 marcheant (G. Gaimar, Hist. des Anglais, éd. H. Bell, 455); ca 1150 marchëand (Wace, St Nicolas, éd. E. Ronsjö, 1097); fin xiiies. marchant (Glossaire de Douai ds Roques, p. 39, s.v. insti(ta)tor); ca 1462 marchand (Les cent nouvelles nouvelles, éd. F. P. Sweetser, p. 128); fém. ca 1205 marcheande (Enfances Vivien, éd. C. Wahlund et H. von Feilitzen, 685); b) 1322 marchant foraint «marchand qui apporte de l'étranger ou de la province des marchandises (qu'il doit revendre non lui-même mais aux différents marchands d'une ville)» (doc. ds Runkewitz, p. 55); 1606 marchand détailleur «marchand au détail» (Nicot, s.v. détail); 1723 marchande à la toilette «femme qui revend des vêtements, des parures» (Savary, s.v. toilette); 1840 marchand(e) des quatre saisons (Ac. Compl. 1842, s.v. saison); c) p. ext. ca 1200 marcheant «amateur, homme prêt à conclure le marché» (J. Bodel, Fabliaux ds Romania t. 81, p.260); 1611 bonne marchandise trouve toujours son marchand (Cotgr.); 1747 trouver marchand (Voltaire, Zadig, 10 ds Littré); 1798 il y a marchand (Ac.); d) 1456 bon merchant «joyeux client, gaillard, paillard ou honorable commerçant» (Villon, Lais, éd. J. Rychner et A. Henry, 179); 1817 marchand de chair humaine (d'apr. Esn.); 1867 marchand de sommeil, marchard de soupe (Delvau). II. Adj. a) ca 1165 nef marcëande ([Chrétien de Troyes] G. d'Angleterre, éd. M. Wilmotte, 2377); 1765 marine marchande (Encyclop. t. 10, p. 125); fin xiies. marcheant «bien servi (en parlant d'une table d'hôte)» (Flore et Blancheflore, éd. M. Pelan, 1064); b) 1211 marchant «affecté aux marchands» (G. Le Clerc, Bestiaire, éd. R. Reinsch, 4076); c) ca 1208 rue marcheande «rue habitée par un grand nombre de marchands» (G. de Villehardouin, Conquête Constantinople, éd. E. Faral, § 203); 1812 lieu marchand «où il se fait un grand commerce» (Boiste); d) ca 1340 ville marchande «ville où il y a un grand mouvement commercial» (Dialogues fr.-flam., E 2b ds T.-L.); e) ca 1215 marchëant «qui a les qualités requises pour être vendu» (R. de Houdenc, Eles, 65 ds T.-L.); 1238 froument marchant «vendable» (doc. ds Runk., p. 55); 1611 «qu'on trouve ordinairement dans le commerce» (Cotgr.); 1757 fer marchand (Encyclop. t. 7, p. 163); f)1798 prix marchand (Ac.); g) 1906 valeur marchande (Pt Lar.); h)1659 «peu distingué, vulgaire» (Molière, Précieuses ridicules, 4). D'un lat. pop. *mercatantem, acc. de *mercatans, part. prés. d'un verbe *mercatare «faire le marchand» que l'on restitue d'apr. l'ital. mercatare et l'a. prov. mercadar «acheter» (ca 1140-début xves. ds FEW t. 6, 2, p. 6a), dér. de mercatus «marché». Fréq. abs. littér. Marchand: 4124. Marchande: 657. Fréq. rel. littér. Marchand: xixes.: a) 6019, b) 8303; xxes.: a) 6184, b) 4228. Marchande: xixes.: a) 882, b) 1508; xxes.: a)932, b) 672. Bbg. Dub. Pol. 1962, p.339. _ Mack. t.1 1939, p.182. _ Quem. DDL t.11, 16, 17, 20.

Wiktionnaire

Nom commun 2 - français

marchand \maʁ.ʃɑ̃\ masculin

  1. (Ornithologie) (Désuet) Nom parfois donné aux urubus.
  2. (Ornithologie) Canard à largue bec, nommé aussi macreuse à front blanc. (Melanitta perspicillata L. ou Anas perspicillata L.)

Nom commun 1 - français

marchand \maʁ.ʃɑ̃\ masculin (pour une femme, on dit : marchande)

  1. (Commerce) Personne qui fait profession d’acheter et de vendre.
    • Mais les collecteurs ne sont que marchands : ils fournissent leur clientèle, s’engraissent du travail des uns, de la gourmandise des autres. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Un jour dans Fez, le Capitaine de Latte s’arrête à l’éventaire d’un marchand de sucreries arabes. — (Michel Droit, De Lattre, maréchal de France, Pierre Horay, éditions de Flore, 1952, page 21)
    • Ça me rappelle le vieux port marseillais, les marchandes de coquillages, les pieds-paquets et le vin de Cassis, doré comme du soleil. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 187-188)
    • Les marchands nomades, notamment, cherchent à circonvenir par tous les moyens, tous ceux faisant métier de vérifier les animaux. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
    • L’arrivée du steamer est une fête pour les marchands danois exilés dans cette localité, qu'aucun fil télégraphique ne relie au reste du monde ; […]. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 34)
    • Deux marchands qui se rendent au camp nous demandent la permission de voyager avec nous pour plus de sécurité. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 52)
  2. (Figuré) Partie d'un échange ou d’un pacte.
    • Être mauvais marchand, se trouver mauvais marchand, n’être pas bon marchand d’une chose, S’en trouver mal.
    • Vous avez eu tort de vous brouiller avec lui, vous en serez, vous vous en trouverez mauvais marchand.
    • Être le mauvais marchand dans une affaire, être celui qui y perd.

Adjectif - français

marchand \maʁ.ʃɑ̃\ masculin

  1. Propre au commerce, qui a rapport au commerce.
    • Elle figurait dans l’armada ; l’ourque de guerre atteignait, il est vrai, de forts tonnages; ainsi la capitainesse Grand Griffon, montée par Lope de Médina, jaugeait six cent cinquante tonneaux et portait quarante canons ; mais l’ourque marchande et contrebandière était d’un très faible échantillon. — (Victor Hugo, L’Homme qui rit, 1869, édition 1907)
  2. Qualifie un quartier, une ville, où il y a une grande activité commerciale.
    • En d'autres termes, Weber nous donne à voir combien la ville marchande est la scène où s'est opérée la structuration de nouvelles activités économiques, lesquelles déborderont très vite le seul milieu urbain pour asseoir leur monopole sur les campagnes, […]. — (Jean-Marc Stébé et Hervé Marchal, Sociologie urbaine, Armand Colin, 2010)
  3. Qualifie les emplacements commodes pour vendre de la marchandise.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
  4. (Commerce) Qui est de bon débit, de bonne qualité, qui a les qualités requises pour être vendu.
    • Où trouvera-t-il, dans le pays, deux pièces de vin bon, loyal & marchand, si tout le raisin qui y a été recueilli n'a fourni que du vin qui ne peut être d’aucun usage ? — (Nicolas-Toussaint Le Moyne des Essarts, Causes célèbres, curieuses et intéressantes, de toutes les cours souveraines du royaume, tome 115, Paris, 1784, page 140)
  5. (Par extension) Qualifie la partie de l'économie dans laquelle se produit et se vend des biens ou des services.
    • Les évaluations montrent aussi que l'insertion après un contrat aidé est globalement plus favorable pour les salariés passés par un contrat du secteur marchand que par un contrat du secteur non marchand. — (Des emplois pour les jeunes - France, OCDE, 2009, page 197)
  6. (Par extension) Qui est relatif à ce secteur de l’activité économique.
    • D’après l’Insee, le chômage devrait continuer à progresser et atteindre 11% d’ici l'été, avec 75000 destructions supplémentaires d’emplois marchands. — (Christophe Alix, La croissance en berne, dans Libération (journal) du 22 mars 2013, page 16)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

MARCHAND, ANDE. n.
Celui, celle qui fait profession d'acheter et de vendre. Marchand en gros, en détail. Marchand de vins. Marchand de draps. La charge de prévôt des marchands de Paris, de Lyon n'existe plus. Marchand forain. Voyez FORAIN. Fig., Être mauvais marchand, se trouver mauvais marchand, n'être pas bon marchand d'une chose, S'en trouver mal. Vous avez eu tort de vous brouiller avec lui, vous en serez, vous vous en trouverez mauvais marchand. Être le mauvais marchand dans une affaire, Être celui qui y perd. Trouver marchand, Trouver un acquéreur.

MARCHAND se prend quelquefois adjectivement et signifie Qui est de bon débit, de bonne qualité, qui a les qualités requises pour être vendu. Ce blé n'est pas marchand. Prix marchand, Le prix auquel les marchands vendent entre eux. J'ai eu le drap de ce manteau au prix marchand. Valeur marchande, Valeur d'un objet, non pas en lui-même, mais sur le marché. Place marchande, Place commode pour vendre de la marchandise. Quartier marchand, Quartier habité par un grand nombre de marchands. Ville marchande, Ville où il y a un grand mouvement commercial. Navire, bâtiment marchand, Navire, bâtiment qui n'est destiné qu'à porter des marchandises. Marine marchande, Les bâtiments et les équipages employés par le commerce; par opposition à Marine militaire, qui désigne la Marine de l'État. On dit, dans le même sens, Navigation, flotte marchande, capitaine marchand.

Littré (1872-1877)

MARCHAND (mar-chan, chan-d') s. m.
  • 1Celui, celle qui fait profession d'acheter et de vendre. Le plus petit marchand est savant sur ce point : Pour sauver son crédit, il faut cacher sa perte, La Fontaine, Fabl. XII, 7. Sitôt… Que, retiré chez lui, le paisible marchand Va revoir ses billets et compter son argent, Boileau, Sat. VI. Il établit des magistrats à qui les marchands rendaient compte de leurs effets, de leurs profits, de leurs dépenses et de leurs entreprises, Fénelon, Tél. XI. Le marchand fait des montres pour donner de sa marchandise ce qu'il y a de pire, La Bruyère, VI. Un de nos créanciers tourne vers nous ses pas : C'est le marchand fripier qui nous rend sa visite, Regnard, Ménech. III, 11. Si le prince est marchand, toute espèce d'industrie est ruinée, Montesquieu, Esp. V, 14. La guerre avait ruiné la France, et les marchands la sauvèrent, Voltaire, Louis XIV, 21. Il est très vrai que, depuis Vasco de Gama, qui doubla le premier la pointe de la terre des Hottentots, ce sont les marchands qui ont changé la face du monde, Voltaire, Polit. et lég. Fragm. hist. sur l'Inde, I. Acbar fut le premier qui s'empara de Surate et du royaume de Guzarate, fondé par des marchands arabes devenus conquérants à peu près comme des marchands anglais sont devenus maîtres du Bengale, Voltaire, ib. XXXIII.

    Marchande, femme qui tient un commerce. Je vis, à travers les vitres d'un comptoir, une jeune marchande de si bonne grâce et d'un air si attirant…, Rousseau, Confess. II.

    Terme de jurisprudence. Marchande publique, femme qui fait un négoce séparé de son mari, au vu et su de celui-ci.

    Marchand forain, celui qui parcourt, avec des marchandises, les villes, les campagnes, les foires, les marchés.

    Par dénigrement, marchand de soupe, maître de pension, ainsi nommé parce qu'on suppose qu'il spécule sur la nourriture de ses élèves.

    Par dénigrement aussi. Marchand de vers, celui qui fait des vers parce qu'on les lui paye. Marchand de vers, jadis poète, Chénier M. J. Ép. à J. Delille.

    Communauté des marchands de Paris, se disait de la réunion de six corporations des drapiers-chaussetiers, épiciers, merciers, pelletiers, bonnetiers et orfévres.

    Fig. Être mauvais marchand, se trouver mauvais marchand, n'être pas bon marchand d'une chose, s'en trouver mal. Les médecins y purgent [en Hollande] d'ordinaire avec des pilules et des poudres chimiques, avec l'antimoine et le vin émétique, dont ils sont fort mauvais marchands, Patin, Lett. t. III, p. 716. Et ne fasse plus le méchant ; Il n'en serait pas bon marchand, Scarron, Poés. div. Œuv. t. VII, p. 41. S'il en croit être bon marchand, je suis son valet, Hamilton, Gramm. 9. Il fit le fier, mais il n'en fut pas bon marchand, Hamilton, ib. 10.

    Fig. Marchand mêlé, se dit d'une personne chez qui il y a du bon et du mauvais. Paris est un grand lieu plein de marchands mêlés ; L'effet n'y répond pas toujours à l'apparence ; On s'y laisse duper autant qu'en lieu de France, Corneille, Ment. I, 1. Il [de Brieux] dit des choses fort jolies ; mais quelquefois il en dit aussi qui ne le sont pas ; c'est un marchand mêlé, Bayle, Lett. à Minutoli, 26 juin 1674.

  • 2Celui qui achète pour son usage. Attirer, faire venir, tromper les marchands. Trouver marchand. Si jamais cette part tombait dans le commerce, Et qu'il vous vînt marchand pour ce trésor caché, Corneille, Ment. III, 6.

    Aux ventes publiques, lorsque le crieur annonce telle marchandise à tant, on répond : il y a marchand, c'est-à-dire je la prends à ce taux.

    Fig. Ne pas trouver marchand, ne pas trouver à se placer, ne pas trouver d'acheteur, etc. On n'achète pas le rang, une reine qui serait laide ne trouverait pas marchand, Voltaire, Zadig, 10.

  • 3Marchand, espèce de canard à large bec, anas perspicillata, L.

    Un autre oiseau porte le nom de marchand, c'est le vautour urubu, gallinaze urubu, Vieillot. Les Portugais les appellent gallinaches et les Français de Saint-Domingue les nomment marchands, Le P. Labat, Voyage du chevalier des Marchais en Guinée et à Cayenne, t. III, p. 329, éd. Paris, 1730.

  • 4 Adj. Marchand, marchande, qui a les qualités requises pour être vendu. Il lui a fourni tant de blé loyal et marchand.

    Rendre marchand, donner à une marchandise les qualités nécessaires pour qu'elle se débite bien. Ramener des grains avariés à leur état normal et les rendre marchands.

    Prix marchand, le prix auquel les marchands vendent entre eux. J'ai eu le drap de cet habit au prix marchand.

    Nom marchand, nom que les marchands donnent à certains objets de commerce.

    Le sel est marchand, il est permis à tout le monde d'en faire le commerce. Le sel n'est pas marchand, il se vend au compte de l'État.

    Terme de pêche. Morues marchandes, celles qui sont grandes et n'ont point de défauts.

  • 5Place marchande, place commode pour vendre.

    Fig. Quant à vous, mon cher ami, frappez fort ; vous êtes en place marchande pour cela, D'Alembert, Lett. à Voltaire, 13 mai 1759.

    Quartier marchand, quartier habité par un grand nombre de marchands.

    Ville marchande, ville où il y a un grand mouvement commercial.

    La rivière est marchande, elle a assez d'eau pour porter les bateaux. Le dégel étant ainsi arrivé depuis quelques jours, et la rivière par conséquent devenue marchande, Corresp. de Colbert, III, 42 (lett. du 22 janv. 1666)

    Navire, bâtiment marchand, navire destiné à porter des marchandises.

    Marine marchande, les bâtiments et les équipages employés par le commerce, par opposition à marine de l'État ou marine militaire.

    On dit dans le même sens : navigation marchande, flotte marchande, capitaine marchand.

  • 6Qui se livre au commerce. Les nations marchandes. Le mélange des Tyriens et des Africains fit qu'elle [Carthage] fut tout ensemble guerrière et marchande, Bossuet, Hist. I, 6. Les richesses y [à employer des troupes étrangères] mènent naturellement une république marchande : on veut jouir de ses biens, et on croit tout trouver dans son argent, Bossuet, ib. III, 6.
  • 7Dans un sens méprisant. Peu distingué, peu noble. Il ne se peut rien de plus marchand que ce procédé, Molière, Préc. 5.

PROVERBES

Dîné de procureur, soupé de marchand, se disait à cause que les marchands ne pouvaient manger à leur aise que le soir.

Riche marchand et pauvre poulaillier, le métier de poulaillier passant pour mauvais.

De marchand à marchand il n'y a que la main, c'est-à-dire, les marchands font leurs traités sans écrire et en se touchant dans la main.

Il faut être marchand ou larron, se dit pour exciter ceux qui achètent à se fier à la parole de celui qui vend.

N'est pas marchand qui toujours gagne, c'est-à-dire tout marchand est exposé à perdre ; et fig. on doit s'attendre à des contrariétés, à des vicissitudes dans les affaires de la vie.

Marchand qui perd ne peut rire.

Ce n'est pas le profit du marchand, se dit à celui qui offre un prix beaucoup au-dessous de la valeur de la chose.

Vous avez trompé le marchand, se dit à celui qui a acheté une chose à vil prix.

La foire sera bonne, voici les marchands, se dit quand on voit arriver plusieurs personnes dans une compagnie.

HISTORIQUE

XIIe s. Jà damedeu ne place [ne plaise au Seigneur Dieu] que si hors del sens seie, Que del cors Jesu-Cris marcheanz estre deie [je doive être], Th. le mart. 88.

XIIIe s. Il virent [à Constantinople prise par les Latins] ces hautes yglises et ces riches palais fondre, et ces grans rues marcheandes ardoir à feu, et il n'en pooient plus faire, Villehardouin, XCI. Quant il [les marchands] furent asseüré Et lor mangier ont apresté, Napes font metre et vont laver ; Puis si s'assient au souper ; La table fut moult marcheande ; Grant plenté i ot de viande, Fl. et Bl. 1255. Car dui [deux] larron venoient de marcheans guetier, Berte, XXXVIII. L'ordre de Cistiax tiengne [je tiens] à bone et bienseant, Et si croi que il soient preudomme bien creant ; Mais de tant me desplaist que il sont marceant, Et de carité faire deviennent recreant, Rutebeuf, 241.

XVe s. Iceulz cuirs veus et cognus s'ils sont bons, loyaux et marchans, Statuts des tanneurs de Coulommiers, Bulletin du comité de la langue, t. III, p. 567. Moult est celle ville marchande, Bouciq. II, 16. Le roy faisoit bonne chere [bon visage], et se trouvoit chacun à bon marchand ; et n'estions point tant en gloire comme peu avant la bataille, Commines, VIII, 6. Conclud la treve pour neuf ans marchande et revenant chacun au sien, Commines, Mém. p. 310. dans LACURNE. Ung marchant ne vaut riens sans monnoye, Percefor. t. III, f° 114.

XVIe s. Pas n'est marchant celluy qui tousjours gaigne, Marot, J. V, 231. Sur ce point parut un grand navire marchand… Clermont fit tenir l'ancre à pic, esperant que Lansac, poursuivant ce marchant, viendroit au combat, D'Aubigné, Hist. II, 294. Ainsi le pauvre curé s'en alla mauvais marchand de son blé, estant blessé en la jambe, et ayant perdu sa gibeciere et son argent, Despériers, Contes, LXXXI. Escus marchans et ayans cours, Du Bellay, M. 159. La dite trefve de dix ans fut conclue marchande et communicative entre les pays et subjects de leur dites majestez, Du Bellay, M. 476. Il les faut [les dits, les discours de Plutarque] arracher de là [de leur lieu], et mettre en place marchande [développer, faire valoir]. Montaigne, I, 169. Les fagots marchands doivent estre espincez de trois pieds et demy de long, et neuf paulmes de cloyere, au rond, Nouv. coust. génér. t. II, p. 149. Marchand qui ne gaigne perd, Cotgrave Aujourd'hui marchand, demain meschant, Cotgrave Bonne marchandise trouve toujours son marchand, Cotgrave Rarement est et peu souvent Le vieil usurier sans argent, Ville marchande sans fin larron, Vieil grenier sans rats ou ratton, Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 411.

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Étymologie de « marchand »

(Adjectif, nom 1) De l’ancien français marceant, venant du latin populaire *mercatantem, acc. de *mercatans, participe présent de *mercatare, de mercatus (« marché »). Possiblement issu du verbe grec μερίζω (partager, diviser, fractionner, s’attribuer une part).
(Nom commun 2) Le même que le précédent.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

L'ancienne forme est marcheant ; ital. mercadante ; du verbe bas-latin mercadare, dérivé, par mercatum, du latin mercari, de merx, marchandise. Mercari, dénominatif de merx, est rapproché par Curtius et Corssen (Beitr. p. 111) de merēre, soit que merx veuille dire ce qui le mérite [un prix], soit plutôt que merere y soit pris dans son sens originaire, avoir en partage (comparez μειρομαι, μέρος, μόρος, μοῖρα) ; alors merx signifierait simplement une chose partageable, une part distribuable, idée fondamentale de la marchandise.

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Phonétique du mot « marchand »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
marchand marʃɑ̃

Fréquence d'apparition du mot « marchand » dans le journal Le Monde

Source : Gallicagram. Créé par Benjamin Azoulay et Benoît de Courson, Gallicagram représente graphiquement l’évolution au cours du temps de la fréquence d’apparition d’un ou plusieurs syntagmes dans les corpus numérisés de Gallica et de beaucoup d’autres bibliothèques.

Évolution historique de l’usage du mot « marchand »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « marchand »

  • Un marchand de tableaux est un voleur inscrit au registre du commerce.
    Michel Audiard — Le Guignolo
  • Le marchand de sable ne fait pas fortune dans le désert.
    Alexandre Vialatte — Les proverbes bantous
  • Le philosophe est le marchand de sommeil des élites.
    Alain
  • A Londres, il n’y a aucune différence entre la vitrine d’un marchand d’abat-jour et celle d’une modiste.
    Frédéric Dard — Réflexions sur les gens de chez nous et d’ailleurs
  • L'art du marchand consiste à prendre une chose là où elle abonde et l'amener là où elle est rare.
    Ralph Waldo Emerson
  • Par ailleurs, la Cour rappelle que les deux contribuables détenaient ensemble l’intégralité du capital d’une société exerçant l’activité de marchand de biens, de lotisseur et de promoteur immobilier. Enfin, les courts laps de temps, respectivement, soit d’un peu plus de quatre mois, soit de sept jours, séparant l’acquisition des terrains, comportant chacun une maison d’habitation, de leur revente, démontrent l’intention spéculative des contribuables.
    Qu'est-ce qu'une activité de marchands de biens ?
  • Un optimiste est un homme qui s’en va joyeusement au volant d’une voiture d’occasion, persuadé d’avoir roulé le marchand qui la lui a vendu.
    Anonyme
  • Le pharmacien est un marchand d'espoir aussi bien pour les héritiers que pour le malade.
    André Prévot
  • L’art d’être marchand consiste plus à se faire payer qu’à vendre.
    Proverbe espagnol
  • Il n'est pas marchand qui toujours gagne.
    Pierre Gringore — Les folles entreprises
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Traductions du mot « marchand »

Langue Traduction
Anglais trader
Espagnol comerciante
Italien commerciante
Allemand händler
Chinois 商人
Arabe تاجر
Portugais comerciante
Russe трейдер
Japonais トレーダー
Basque dendari
Corse commerciante
Source : Google Translate API

Synonymes de « marchand »

Source : synonymes de marchand sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « marchand »

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Nombre de points du mot marchand au scrabble : 16 points

Marchand

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