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Despotisme

Sommaire

  • Définitions du mot despotisme
  • Étymologie de « despotisme »
  • Phonétique de « despotisme »
  • Évolution historique de l’usage du mot « despotisme »
  • Citations contenant le mot « despotisme »
  • Traductions du mot « despotisme »
  • Synonymes de « despotisme »
  • Antonymes de « despotisme »

Définitions du mot despotisme

Trésor de la Langue Française informatisé

DESPOTISME, subst. masc.

Gén. péj.
A.− [Correspond à despote A]
1. Pouvoir solitaire et sans contrôle, absolu et arbitraire d'un despote. Le despotisme fait l'égalité sous lui. Plus le despotisme est complet, plus l'égalité est complète (Hugo, Rhin,1842, p. 447).Cet homme [Napoléon Ier], dont j'admire le génie et dont j'abhorre le despotisme, cet homme m'enveloppe de sa tyrannie comme d'une autre solitude (Chateaubr., Mém.,t. 1, 1848, p. 15):
1. Jamais il n'y a eu de plus grands exemples que maintenant, du despotisme et de l'influence omnipotente des volontés d'un seul. Exemples : notre empereur et Bismarck. Goncourt, Journal,1866, p. 268.
2. P. ext. Forme de gouvernement dans lequel un seul homme détient le pouvoir absolu :
2. ... qu'est-ce que le despotisme? Nous avons dit que ce n'était qu'un abus, et non une espèce de gouvernement. Cela est vrai, si l'on ne considère que l'usage du pouvoir : mais si l'on n'a égard qu'à son étendue, le despotisme est le gouvernement d'un seul. Il est la concentration de tous les pouvoirs dans une seule et même main. Il est l'état de la société, dans lequel un seul a tous les pouvoirs, et tous les autres n'en ont aucun. Destutt de Tracy, Commentaire sur l'Esprit des lois de Montesquieu,1807, p. 64.
HIST., non péj.
Despotisme oriental, de l'Orient :
3. De tous les gouvernements, celui qui révolte le moins mon cœur, celui qui dégrade le moins l'humanité, c'est le despotisme de l'Orient, où l'abaissement des peuples est au moins expliqué par des superstitions. Je conçois un tyran qui descend des prophètes et qui est allié des astres. Au Thibet, il est invisible, immortel, sacré. (...) Les plus avilis des hommes, ce sont les esclaves qui reconnoissent des tyrans faits à leur image. Nodier, Jean Sbogar,1918, p. 193.
Rem. ,,L'expression despotisme oriental est utilisée de manière non péjorative par les historiens modernes (...). Le conditionnement économique de ces régimes s'intègre depuis peu à l'étude approfondie des débuts de l'histoire`` (Legrand 1972).
Despotisme éclairé. Doctrine de gouvernement élaborée par les philosophes rationalistes − en particulier français − du xviiiesiècle et qui préconise de concilier le pouvoir absolu avec la volonté de faire progresser l'État et ses membres :
4. Le despotisme donc, s'il entend bien ses intérêts, n'encouragera pas les lettres, car les lettres mènent à penser, et la pensée juge le despotisme. (...) il n'y a que deux genres d'auxiliaires pour l'autorité absolue, ce sont les prêtres ou les soldats. Mais n'y a-t-il pas, dit-on, des despotismes éclairés, des despotismes modérés? Toutes ces épithètes, avec lesquelles on se flatte de faire illusion sur le mot auquel on les adjoint, ne peuvent donner le change aux hommes de bon sens. Staël, Considérations sur les princ. événements de la Révolution fr.,t. 2, 1817, p. 424.
B.− [Correspond à despote B] P. ext. Toute forme d'autorité qui tend à devenir tyrannique et oppressive. Il y a intention de despotisme toutes les fois qu'on veut interdire aux hommes l'usage de la raison (Staël, Considérations sur les princ. événements de la Révolution fr.,t. 2, 1817p. 106).Clorinde montrait le despotisme d'une jeune mariée (Zola, E. Rougon,1876, p. 320).Ils ploient sous le despotisme paterne des prêtres (Huysmans, Là-bas, t. 2, 1891, p. 118).
C.− [Correspond à despote C; en parlant de qqc. qui s'impose à qqn comme une loi tyrannique, en parlant de qqc. qui constitue une règle absolue dans un domaine] P. métaph. ou au fig. Le despotisme (...) de la mode (Amiel, Journal,1866, p. 272):
5. Laissons même ce mot de vérité qui ferait croire trop aisément que le despotisme de certaines idées est légitime. Disons, non vérités, mais idées. Et appelons idée tout rapport perçu; ... Gide, Journal,1896, p. 91.
Prononc. et Orth. : [dεspɔtism̥]. Ds Ac. 1740-1932. Étymol. et Hist. 1698 fig. « toute autorité qui s'exerce de façon tyrannique » (Baudelot, Hist. de Ptolémée Aul., II, 8 ds DG); av. 1714 « pouvoir absolu et arbitraire d'un souverain » (Fénelon, Direct. pour la conscience d'un Roi, pag. 88 ds Rich. 1759); 1721 « gouvernement despotique » (Montesq., Lett. pers., 103 ds DG). Dér. de despote*; suff. -isme*. Fréq. abs. littér. : 1 120. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 4 315, b) 920; xxes. : a) 473, b) 302. Bbg. Kessler (H.). Terreur. München, 1973.

Wiktionnaire

Nom commun

despotisme \dɛs.pɔ.tism\ masculin

  1. Manière de gouverner du despote.
    • Il y avait quelque chose d’enivrant dans ces embrassades fréquentes, données et reçues, […]. C’est qu’on sortait du despotisme, et que pour quelques instans on entrait dans la liberté ! — (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T.1, 1831)
    • Plus tard, la royauté se relâcha de son despotisme et alors intervint le gouverne­ment constitutionnel ; […]. Le despotisme royal n'est pas tombé tout seul ou par la bonté des souverains ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.V, La grève générale politique, 1908, p.236)
  2. (Par extension) Toute sorte d’autorité absolue, oppressive, tyrannique, qu’on s’arroge, qu’on exerce.
    • Ceci n’était pas le résultat d’un défi entre des gardiens et une prisonnière, entre le despotisme du cachot et la liberté du détenu, mais l’éternelle répétition de la première scène jouée au lever du rideau de la Création : Ève dans le paradis. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Trop souvent une aristocratie de notabilités locales a exploité à son profit les fonctions publiques, et fait sentir aux Anglais que son despotisme peut être plus intolérable encore que celui d’une administration centrale, parce qu’elle est à la fois et moins impartiale et moins responsable. — (Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
    • […] ; elle avait la conscience qu’elle était digne d’un rang plus élevé que celui auquel le despotisme arbitraire des préjugés religieux lui permettait d’aspirer. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Malgré sa corpulence excessive, l'autorité de M. Hector sur ses subordonnés n'est guère contestable. Il la doit surtout […], à cette indémontrable apparence de bonhomie qui dérobe son intransigeance absolue, son despotisme maniaque, la secrète satisfaction d'être redouté. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

DESPOTISME. n. m.
Manière de gouverner du despote. Le despotisme des anciens souverains de l'Asie. Il se dit, par extension, de Toute espèce d'autorité absolue, oppressive, tyrannique, qu'on s'arroge, qu'on exerce. Ce maître de maison, ce chef d'atelier est d'un despotisme intolérable.

Littré (1872-1877)

DESPOTISME (dè-spo-ti-sm') s. m.
  • 1Pouvoir d'un despote, pouvoir absolu et arbitraire. La Mésopotamie et la Perse où l'influence d'un éternel despotisme et des révolutions toujours sanglantes n'ont pu anéantir encore ni la fertilité naturelle du sol ni même l'industrie, Condorcet, Maurepas. Que la dette contractée par le despotisme ne puisse plus être distinguée de celle qui a été contractée depuis la révolution, et je défie monseigneur le despotisme, s'il ressuscite, de reconnaître son ancienne dette, lorsqu'elle sera confondue avec la nouvelle, Cambon, Rapport, 14 août 1793, p. 73.

    Pouvoir exercé à la manière d'un despote, pouvoir oppressif. Le despotisme d'une assemblée. Le despotisme tyrannique des souverains est un attentat sur les droits de la fraternité humaine, Fénelon, Direction pour la conscience d'un roi, p. 88, dans RICHELET.

  • 2 Par extension, toute autorité tyrannique. Cet homme a établi le plus grand despotisme dans sa maison. Il savait obliger sans faste et sans jamais faire éprouver, soit avant, soit après ses services, ce despotisme des bienfaiteurs qui fait plus d'ingrats encore que la perversité ou l'orgueil de ceux qu'on oblige, Condorcet, Maurepas. Tout citoyen qui, même en ne voulant que le bien, craint d'exercer quelque genre de despotisme que ce soit, fût-ce celui de la bienfaisance…, Mirabeau, Collection, t. I, p. 16.

    Par une autre extension, mais toujours avec le même sens, tout acte qui contrarie vivement un esprit passionné. Ici j'ose en parlant crier que c'est infâme ; Que c'est une injustice, un despotisme affreux ; Chut ! on vient, taisons-nous, Delavigne, Princesse Aurélie, V, 7.

    Fig. Quand son système [de Ptolémée] eut fait place à celui de la nature, on se vengea sur son auteur du despotisme avec lequel il avait régné trop longtemps ; on accusa Ptolémée de s'être approprié les découvertes de ses prédécesseurs, Laplace, Expos. V, 2.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

DESPOTISME, s. m. (Droit polit.) gouvernement tyrannique, arbitraire & absolu d’un seul homme : tel est le gouvernement de Turquie, du Mogol, du Japon, de Perse, & presque de toute l’Asie. Développons-en, d’après de célebres écrivains, le principe & le caractere, & rendons graces au ciel de nous avoir fait naitre dans un gouvernement différent, où nous obéissons avec joie au Monarque qu’il nous fait aimer.

Le principe des états despotiques est qu’un seul prince y gouverne tout selon ses volontés, n’ayant absolument d’autre loi qui le domine, que celle de ses caprices : il résulte de la nature de ce pouvoir, qu’il passe tout entier dans les mains de la personne à qui il est confié. Cette personne, ce visir devient le despote lui-même, & chaque officier particulier devient le visir. L’établissement d’un visir découle du principe fondamental des états despotiques. Lorsque les eunuques ont affoibli le cœur & l’esprit des princes d’Orient, & souvent leur ont laissé ignorer leur état même, on les tire du palais pour les placer sur le throne ; ils font alors un visir, afin de se livrer dans leur serrail à l’excès de leurs passions stupides : ainsi plus un tel prince a de peuples à gouverner, moins il pense au gouvernement ; plus les affaires sont grandes, & moins il délibere sur les affaires, ce soin appartient au visir. Celui-ci, incapable de sa place, ne peut ni représenter ses craintes au sultan sur un évenement futur, ni excuser ses mauvais succès sur le caprice de la fortune. Dans un tel gouvernement, le partage des hommes, comme des bêtes, y est sans aucune différence ; l’instinct, l’obéissance, le châtiment. En Perse quand le sophi a disgracié quelqu’un, ce seroit manquer au respect que de présenter un placet en sa faveur ; lorsqu’il l’a condamné, on ne peut plus lui en parler ni demander grace : s’il étoit yvre ou hors de sens, il faudroit que l’arrêt s’exécutât tout de même ; sans cela il se contrediroit, & le sophi ne sauroit se contredire.

Mais si dans les états despotiques le prince est fait prisonnier, il est censé mort, & un autre monte sur le throne ; les traités qu’il fait comme prisonnier sont nuls, son successeur ne les ratifieroit pas : en effet, comme il est la loi, l’état & le prince, & que sitôt qu’il n’est plus le prince il n’est rien ; s’il n’étoit pas censé mort, l’état seroit détruit. La conservation de l’état n’est dans la conservation du prince, ou plûtôt du palais où il est enfermé ; c’est pourquoi il fait rarement la guerre en personne.

Malgre tant de précautions, la succession à l’empire dans les états despotiques n’en est pas plus assûrée, & même elle ne peut pas l’être ; envain seroit-il établi que l’aîné succéderoit, le prince en peut toûjours choisir un autre. Chaque prince de la famille royale ayant une égale capacité pour être élû, il arrive que celui qui monte sur le throne, fait d’abord étrangler ses freres, comme en Turquie ; ou les fait aveugler, comme en Perse ; ou les rend fous, comme chez le Mogol : ou si l’on ne prend point ces précautions, comme à Maroc, chaque vacance du throne est suivie d’une affreuse guerre civile. De cette maniere personne n’est monarque que de fait dans les états despotiques.

On voit bien que ni le droit naturel ni le droit des gens ne sont le principe de tels états, l’honneur ne l’est pas davantage ; les hommes y étant tous égaux, on ne peut pas s’y préférer aux autres ; les hommes y étant tous esclaves, on n’y peut se préférer à rien. Encore moins chercherions-nous ici quelqu’étincelle de magnanimité : le prince donneroit-il ce qu’il est bien éloigné d’avoir en partage ? Il ne se trouve chez lui ni grandeur ni gloire. Tout l’appui de son gouvernement est fondé sur la crainte qu’on a de sa vengeance ; elle abat tous les courages, elle éteint jusqu’au moindre sentiment d’ambition : la religion ou plutôt la superstition fait le reste, parce que c’est une nouvelle crainte ajoûtée à la premiere. Dans l’empire mahométan, c’est de la religion que les peuples tirent principalement le respect qu’ils ont pour leur prince.

Entrons dans de plus grands détails, pour mieux dévoiler la nature & les maux des gouvernemens despotiques de l’Orient.

D’abord, le gouvernement despotique s’exerçant dans leurs états sur des peuples timides & abattus, tout y roule sur un petit nombre d’idées ; l’éducation s’y borne à mettre la crainte dans le cœur, & la servitude en pratique. Le savoir y est dangereux, l’émulation funeste : il est également pernicieux qu’on y raisonne bien ou mal ; il suffit qu’on raisonne, pour choquer ce genre de gouvernement : l’éducation y est donc nulle ; on ne pourroit que faire un mauvais sujet, en voulant faire un bon esclave :

Le savoir, les talens, la liberté publique,
Tout est mort sous le joug du pouvoir despotique.

Les femmes y sont esclaves ; & comme il est permis d’en avoir plusieurs, mille considérations obligent de les renfermer : comme les souverains en prennent tout autant qu’ils en veulent, ils en ont un si grand nombre d’enfans, qu’ils ne peuvent guere avoir d’affection pour eux, ni ceux-ci pour leurs freres. D’ailleurs il y a tant d’intrigues dans leur serrail, ces lieux où l’artifice, la méchanceté, la ruse regnent dans le silence, que le prince lui-même y devenant tous les jours plus imbécille, n’est en effet que le premier prisonnier de son palais.

C’est un usage établi dans les pays despotiques, que l’on n’aborde personne au-dessus de soi sans lui faire des présens. L’empereur du Mogol n’admet point les requêtes de ses sujets, qu’il n’en ait reçu quelque chose. Cela doit être dans un gouvernement où l’on est plein de l’idée que le supérieur ne doit rien à l’inférieur, dans un gouvernement où les hommes ne se croient liés que par les châtimens que les uns exercent sur les autres.

La pauvreté & l’incertitude de la fortune y naturalisent l’usure, chacun augmentant le prix de son argent à proportion du péril qu’il a à le prêter. La misere vient de toutes parts dans ces pays malheureux ; tout y est ôté, jusqu’à la ressource des emprunts. Le gouvernement ne sauroit être injuste, sans avoir des mains qui exercent ses injustices : or il est impossible que ces mains ne s’employent pour elles-mêmes, ainsi le péculat y est inévitable. Dans des pays où le prince se déclare propriétaire des fonds & l’héritier de ses sujets, il en résulte nécessairement l’abandon de la culture des terres, tout y est en friche, tout y devient desert. « Quand les Sauvages de la Louisiane veulent avoir du fruit, ils coupent l’arbre au pié, & cueillent le fruit ». Voilà le gouvernement despotique, dit l’auteur de l’esprit des lois ; Raphael n’a pas mieux peint l’école d’Athenes.

Dans un gouvernement despotique de cette nature, il n’y a donc point de lois civiles sur la propriété des terres, puisqu’elles appartiennent toutes au despote. Il n’y en a pas non plus sur les successions, parce que le souverain a seul le droit de succéder. Le négoce exclusif qu’il fait dans quelques pays, rend inutiles toutes sortes de lois sur le Commerce. Comme on ne peut pas augmenter la servitude extrème, il ne paroît point dans les pays despotiques d’Orient, de nouvelles lois en tems de guerre pour l’augmentation des impôts, ainsi que dans les républiques & dans les monarchies, où la science du gouvernement peut lui procurer au besoin un accroissement de richesses. Les mariages que l’on contracte dans les pays orientaux avec des filles esclaves, font qu’il n’y a guere de lois civiles sur les dots & sur les avantages des femmes. Au Masulipatam on n’a pû découvrir qu’il y eût des lois écrites ; le Védan & autres livres pareils ne contiennent point de lois civiles. En Turquie, où l’on s’embarrasse également peu de la fortune, de la vie & de l’honneur des sujets, on termine promptement d’une façon ou d’autre toutes les disputes ; le bacha fait distribuer à sa fantaisie des coups de bâton sous la plante des piés des plaideurs, & les renvoye chez eux.

Si les plaideurs sont ainsi punis, quelle ne doit point être la rigueur des peines pour ceux qui ont commis quelque faute ? Aussi quand nous lisons dans les histoires les exemples de la justice atroce des sultans, nous sentons avec une espece de douleur les maux de la nature humaine. Au Japon c’est pis encore, on y punit de mort presque tous les crimes : là il n’est pas question de corriger le coupable, mais de venger l’empereur ; un homme qui hasarde de l’argent au jeu, est puni de mort, parce qu’il n’est ni propriétaire ni usufruitier de son bien, c’est le kubo.

Le peuple qui ne possede rien en propre dans les pays despotiques que nous venons de dépeindre, n’a aucun attachement pour sa patrie, & n’est lié par aucune obligation à son maître ; de sorte que, suivant la remarque de M. la Loubere (dans sa relation historique de Siam), comme les sujets doivent subir le même joug sous quelque prince que ce soit, & qu’on ne sauroit leur en faire porter un plus pesant, ils ne prennent jamais aucune part à la fortune de celui qui les gouverne ; au moindre trouble, au moindre attentat, ils laissent aller tranquillement la couronne à celui qui a le plus de force, d’adresse ou de politique, quel qu’il soit. Un Siamois s’expose gaiement à la mort pour se venger d’une injure particuliere, pour se délivrer d’une vie qui lui est à charge, ou pour se dérober à un supplice cruel ; mais mourir pour le prince ou pour la patrie, c’est une vertu inconnue dans ce pays-là. Ils manquent des motifs qui animent les autres hommes, ils n’ont ni liberté ni biens. Ceux qui sont faits prisonniers par le roi de Pégu, restent tranquillement dans la nouvelle habitation qu’on leur assigne, parce qu’elle ne peut être pire que la premiere. Les habitans du Pégu en agissent de même quand ils sont pris par les Siamois : ces malheureux également accablés dans leur pays par la servitude, également indifférens sur le changement de demeure, ont le bon sens de dire avec l’âne de la fable :

Battez-vous, & nous laissez paître,
Notre ennemi, c’est notre maître.

La rebellion de Sacrovir donna de la joie au peuple romain ; la haine universelle que Tibere s’étoit attirée par son despotisme, fit souhaiter un heureux succès à l’ennemi public : multi odio præsentium, suis quisque periculis lætabantur, dit Tacite.

Je sai que les rois d’Orient sont regardés comme les enfans adoptifs du ciel ; on croit que leurs ames sont célestes, & surpassent les autres en vertu autant que leur condition surpasse en bonheur celles de leurs sujets : cependant lorsqu’une fois les sujets se révoltent, le peuple vient à mettre en doute quelle est l’ame la plus estimable, ou celle du prince légitime, ou celle du sujet rébelle, & si l’adoption céleste n’a pas passé de la personne du roi à celle du sujet. D’ailleurs dans ces pays-là il ne se forme point de petite revolte ; il n’y a point d’intervalle entre le murmure & la sédition, la sédition & la catastrophe : le mécontent va droit au prince, le frappe, le renverse ; il en efface jusqu’à l’idée : dans un instant l’esclave est le maître, dans un instant il est usurpateur & légitime. Les grands évenemens n’y sont point préparés par de grandes causes ; au contraire, le moindre accident produit une grande révolution, souvent aussi imprévûe de ceux qui la font que de ceux qui la souffrent. Lorsqu’Osman empereur des Turcs fut déposé, on ne lui demandoit que de faire justice sur quelques griefs ; une voix sortit de la foule par hasard, qui prononça le nom de Mustapha, & soudain Mustapha fut empereur.

Le P. Martini prétend que les Chinois se persuadent qu’en changeant de souverain ils se conforment à la volonté du ciel, & ils ont quelquefois préféré un brigand au prince qui étoit déjà sur le throne. Mais outre, dit-il, que cette autorité despotique est dépourvûe de défense, son exercice se terminant entierement au prince, elle est affoiblie faute d’être partagée & communiquée à d’autres personnes. Celui qui veut déthroner le prince, n’a guere autre chose à faire qu’à joüer le rôle de souverain, & en prendre l’esprit : l’autorité étant renfermée dans un seul homme, passe sans peine d’un homme à un autre, faute d’avoir des gens dans les emplois qui s’intéressent à conserver l’autorité royale. Il n’y a donc que le prince qui soit intéressé à défendre le prince, tandis que cent mille bras s’intéressent à défendre nos rois.

Loin donc que les despotes soient assûrés de se maintenir sur le throne, ils ne sont que plus près d’en tomber ; loin même qu’ils soient en sûreté de leur vie, ils ne sont que plus exposés d’en voir trancher le cours d’une maniere violente & tragique, comme leur regne. La personne d’un sultan est souvent mise en pieces avec moins de formalité que celle d’un malfaiteur de la lie du peuple. Si leur autorité étoit moindre, leur sûreté seroit plus grande : nunquam satis fida potentia, ubi nimia. Caligula, Domitien & Commode, qui regnerent despotiquement, furent égorgés par ceux dont ils avoient ordonné la mort.

Concluons que le despotisme est également nuisible aux princes & aux peuples dans tous les tems & dans tous les lieux, parce qu’il est par-tout le même dans son principe & dans ses effets : ce sont des circonstances particulieres, une opinion de religion, des préjugés, des exemples reçus, des coûtumes établies, des manieres, des mœurs, qui y mettent les différences qu’on y rencontre dans le monde. Mais quelles que soient ces différences, la nature humaine se soûleve toûjours contre un gouvernement de cette espece, qui fait le malheur du prince & des sujets ; & si nous voyons encore tant de nations idolatres & barbares soumises à ce gouvernement, c’est qu’elles sont enchaînées par la superstition, par l’éducation, l’habitude & le climat.

Dans le Christianisme au contraire il ne peut y avoir de souveraineté qui soit illimitée, parce que quelqu’absolue qu’on supposât cette souveraineté, elle ne sauroit renfermer un pouvoir arbitraire & despotique, sans d’autre regle ni raison que la volonté du monarque chrétien. Eh comment la créature pourroit-elle s’attribuer un tel pouvoir, puisque le souverain être ne l’a pas lui-même ? Son domaine absolu n’est pas fondé sur une volonté aveugle ; sa volonté souveraine est toûjours déterminée par les regles immuables de la sagesse, de la justice & de la bonté.

Ainsi, pour m’exprimer avec la Bruyere, « dire qu’un prince chrétien est arbitre de la vie des hommes, c’est dire seulement que les hommes par leurs crimes deviennent naturellement soûmis aux lois & à la justice dont le prince est dépositaire. Ajoûter qu’il est maître absolu de tous les biens de ses sujets, sans égards, sans compte ni discussion, c’est le langage de la flaterie, c’est l’opinion d’un favori qui se dédira à l’heure de la mort. » Chap. x. du Souverain.

Mais on peut avancer qu’un roi est maître de la vie & des biens de ses sujets, parce que les aimant d’un amour paternel, il les conserve, & a soin de leurs fortunes, comme de ce qui lui est le plus propre. De cette façon il se conduit de même que si tout étoit à lui, prenant un pouvoir absolu sur toutes leurs possessions, pour les protéger & les défendre. C’est par ce moyen que gagnant le cœur de ses peuples, & par-là tout ce qu’ils ont, il s’en peut déclarer le maître, quoiqu’il ne leur en fasse jamais perdre la propriété, excepté dans le cas où la loi l’ordonne. « Ce n’est pas, dit un conseiller d’état (M. la Mothe-le-Vayer, dans le livre intitulé l’œconomique du Prince, qu’il a dédié à Louis XIV. ch. jx.) ce n’est pas, SIRE, poser des bornes préjudiciables à votre volonté souveraine, de les lui donner conformes à celles dont Dieu a voulu limiter la sienne. Si nous disons que Votre Majesté doit la protection & la justice à ses sujets, nous ajoûtons en même tems qu’elle n’est tenue de rendre compte de cette obligation ni de toutes ses actions, qu’à celui de qui tous les rois de la terre relevent. Enfin nous n’attribuons aucune propriété de biens à vos peuples, que pour relever par-là davantage la dignité de votre monarchie ».

Aussi Louis XIV. a toûjours reçonnu qu’il ne pouvoit rien de contraire aux droits de la nature, aux droits des gens, & aux lois fondamentales de l’état. Dans le traité des droits de la Reine de France, imprimé en 1667 par ordre de cet auguste Monarque, pour justifier ses prétentions sur une partie des Pays-bas catholiques, on y trouve ces belles paroles : « Que les Rois ont cette bienheureuse impuissance, de ne pouvoir rien faire contre les lois de leur pays..... Ce n’est (ajoûte l’auteur) ni imperfection ni foiblesse dans une autorité suprème, que de se soûmettre à la loi de ses promesses, ou à la justice de ses lois. La nécessité de bien faire & l’impuissance de faillir, sont les plus hauts degrés de toute la perfection. Dieu même, selon la pensée de Philon, Juif, ne peut aller plus avant ; & c’est dans cette divine impuissance que les souverains, qui sont ses images sur la terre, le doivent particulierement imiter dans leurs états ». Page 279. édition faite suivant la copie de l’Imprimerie royale.

« Qu’on ne dise donc point (continue le même auteur, qui parle au nom & avec l’aveu de Louis XIV.) qu’on ne dise point que le souverain ne soit pas sujet aux lois de son état, puisque la proposition contraire est une vérité du droit des gens, que la flaterie a quelquefois attaquée, mais que les bons princes ont toûjours défendue, comme divinité tutelaire de leurs états. Combien est-il plus légitime de dire avec le sage Platon, que la parfaite félicité d’un royaume est qu’un prince soit obéi de ses sujets, que le prince obéisse à la loi, & que la loi soit droite, & toûjours dirigée au bien public » ? Le monarque qui pense & qui agit ainsi, est bien digne du nom de Grand ; & celui qui ne peut augmenter sa gloire qu’en continuant une domination pleine de clémence, mérite sans doute le titre de. Article de M. le Chevalier de Jaucourt.

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Étymologie de « despotisme »

Composé de despote et du suffixe -isme.
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Phonétique du mot « despotisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
despotisme dɛspɔtism

Évolution historique de l’usage du mot « despotisme »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « despotisme »

  • L'esprit d'égalité extrême, conduit au despotisme d'un seul. Charles de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, De l'esprit des lois
  • Quand les sauvages de la Louisiane veulent avoir du fruit, ils coupent l'arbre au pied, et cueillent le fruit. Voilà le gouvernement despotique. Charles de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, De l'esprit des lois
  • Le despotisme frappe le style de bêtise. Henri Beyle, dit Stendhal, Promenades dans Rome, Marginalia
  • Ni despotisme ni terrorisme. Nous voulons le progrès en pente douce. Victor Hugo, Les Misérables
  • Rien n'est plus dangereux qu'un despote clément. Ponce Denis Écouchard Lebrun, Odes
  • Le despote en se faisant despote devient esclave. Pierre Leroux, De l'humanité, de son principe et de son avenir
  • Le devoir est de vaincre, et un inéluctable despotisme participe du génie. Stéphane Mallarmé, Les Poèmes d'Edgar Poe, Scolies
  • Le despotisme fait illégalement de grandes choses, la liberté ne se donne même pas la peine d'en faire légalement de très petites. Honoré de Balzac, La Peau de chagrin
  • L'éducation publique pousse à la démocratie, l'éducation particulière mène droit au despotisme. abbé Ferdinando Galiani, Lettre à Mme d'Épinay
  • Le despotisme a […] beau jeu lorsqu'il peut répondre aux peuples qui murmurent : c'est vous-mêmes qui m'avez voulu. Augustin Thierry, Dix Années d'études historiques, Histoire d'Angleterre
  • Une république trop vaste ne se garantit du despotisme qu'en se subdivisant et s'unissant en plusieurs républiques confédérées. Cesare Bonesana, marquis de Beccaria, Dei delitti e delle pene, XXVI
  • Le despote doit apprendre à dormir à ses sujets. Gare à lui s'il leur apprend à mourir : c'est une leçon qui bientôt se retournera contre lui. Carlo Bini, Manoscritto d'un prigioniero, XXII
  • La monarchie dégénère ordinairement dans le despotisme d’un seul ; l’aristocratie dans le despotisme de plusieurs ; la démocratie dans le despotisme du peuple. De Montesquieu
  • La liberté enfante l'anarchie, l'anarchie conduit au despotisme et le despotisme ramène la liberté. De Honoré de Balzac / La peau de chagrin
  • Le gouvernement de la révolution est le despotisme de la liberté contre la tyrannie. De Robespierre
  • Le despotisme soumet une nation à un seul tyran, la démocratie à plusieurs. De Comtesse de Blessington / Desultory thoughts and reflections
  • Lorsque dans une société, la force organisée n'est nulle part, le despotisme est partout. De Louis Blanc / Organisation du travail
  • Comme le despotisme est l'abus de la royauté, l'anarchie est l'abus de la démocratie. De Voltaire
  • Quand le despotisme est dans les lois, la liberté se trouve dans les moeurs et vice et versa. De Honoré de Balzac / La peau de chagrin
  • Dictateur. Chef d'une nation qui préfère la pestilence du despotisme à la plaie de l'anarchie. De Ambrose Bierce / Le dictionnaire du Diable
  • C'est l'idée du despotisme qui nous donne l'idée de la démocratie. De André Glucksmann / Entretien avec Guy Rossi-Landi - Septembre 1997
  • Rien n’est plus naturel que la conscription, qui convient au despotisme, convienne aussi à la démocratie. De François René de Chateaubriand / Œuvres complètes, décembre 2013
  • Les excès de la liberté mènent au despotisme ; mais les excès de la tyrannie ne mènent qu'à la tyrannie. De François René de Chateaubriand
  • Le despotisme anonyme d'une oligarchie est quelquefois aussi effroyable et plus difficile à renverser que le pouvoir personnel aux mains d'un bandit. De Arthur Arnould / L'Etat et la révolution
  • S’il n’y avait en Angleterre qu’une religion, le despotisme serait à craindre ; s’il y en avait deux, elles se couperaient la gorge ; mais il y en a trente, et elles vivent en paix et heureuses. De Voltaire / Lettres philosophiques
  • Il n'y a d'histoire digne d'attention que celle des peuples libres. L'histoire des peuples soumis au despotisme n'est qu'un recueil d'anecdotes. De Chamfort / Maximes et pensées
  • La théorie complotiste ne rencontre généralement pas beaucoup de résistance de la part des masses populaires, désinformées, dont la crédulité est alimentée par l’abus des stratèges des dictateurs corrompus, responsables des conditions de vulnérabilité de leurs propres pays, en qualifiant toute opposition à leur despotisme de complot de l’étranger, communément appelé « main étrangère. » Club de Mediapart, Le « complotiste » Bensaada ne badine pas avec la souveraineté nationale | Le Club de Mediapart
  • Entendons-nous sur le terme : le despotisme n’est pas la forme suprême du fascisme ou de la dictature. C’est tout simplement une forme de gouvernement autoritaire et arbitraire. C’est la domination absolue d’un souverain, d’un groupe de gouvernants ou d’institutions qui exercent un pouvoir excessif sur la société en portant atteinte aux libertés fondamentales. Club de Mediapart, Crise sanitaire et crise démocratique: Etat démocratique ou despotisme (4/5) | Le Club de Mediapart
  • 1- Le triomphe du despotisme après 2011 YECLO.com, Justin Koua critique la gouvernance de Ouattara - YECLO.com
  • En Chine comme en Occident, la crise du coronavirus n’a fait qu’accélérer des dynamiques d’évolutions amorcées depuis longtemps. À travers les brèches ouvertes par la commercialisation de l’Iphone en 2007 ou les recherches sur l’IA d’IBM, Google ou du Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR), dirigé par Yann Le Cun, on peut voir se dessiner les contours d’une société de contrôle qui emprunte moins en apparence à l’autoritarisme glacial et déshumanisé du 1984 d’Orwell qu’au paternalisme bienveillant du «despotisme doux» d’Alexis de Tocqueville. «Il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète», écrit un Tocqueville visionnaire en 1835. Après la percée accomplie par la Silicon Valley, la Chine semble aujourd’hui prendre le relais. Le Figaro.fr, «Loi Avia, application StopCovid... la douce importation du despotisme chinois»
  • Dans l’Ouest américain, les habitants de Rose Creek vivent sous la tyrannie et le despotisme de l’homme d’affaires Bartholomew Bogue. Désespérés, les villageois font alors appel à Sam Chisolm, un redoutable chasseur de primes. Celui-ci accepte un contrat et décide de former une équipe de mercenaires… Soirmag, À la télé ce soir: «Jurassic Park» ou «Les 7 mercenaires» (vidéos) - Soirmag
  • Désormais, que tout le monde le sache ainsi, la radicalité manifeste est passée à un despotisme déclaré. Même s’il refuse de l’admettre, ses partisans l’affirment de par leurs déclarations incendiaires et leurs violences verbales et leur extrémisme. , MACKY, DE LA RADICALITÉ JUPITÉRIENNE AU DESPOTISME TORTIONNAIRE (Par Ansou SAMBOU) -
  • Une meilleure idée serait de ne jamais quitter Elle Fanning des yeux, quand l’actrice américaine est à l’écran. Le chemin sur lequel elle conduit son personnage mène une jeune fille naïve, idéaliste, ignorante des choses de la vie aux portes du despotisme. On savait que l’interprète de Somewhere (Sofia Coppola, 2010) ou d’Un jour de pluie à New York (Woody Allen, 2019) pouvait être vulnérable, cruelle, séduisante. On ne lui avait jamais vu l’autorité dont elle fait preuve dans les trois derniers épisodes de cette première saison. Quels que soient les défauts de The Great, ce moment restera comme un apprentissage public, qui porte la comédienne au rang des plus grandes, Bette Davis ou Maggie Smith. Le Monde.fr, Dans « The Great », Elle est impériale
  • Rahim Hassaoui, né en Syrie en 1980, appartient à cette jeune génération d’écrivains qui n’ont pas pu totalement échapper à la guerre, aux ruines, à l’exode, au despotisme sanglant, à la violence aveugle. Mais la volonté de se battre pour un meilleur lendemain – en dépit d’une certaine marginalisation, par-delà tout le mal gratuit inutilement encaissé – n’en est pas moins vive, louable et perceptible. Perceptible dans une écriture qui fouille en profondeur le cœur humain et la douleur de (sur)vivre, pour en dévoiler les sources d’énergie inépuisable et les besoins d’intégration. Cette dénonciation crue de l’absurdité, la perdition, l’errance, l’aridité des terres brûlées, se fait à travers une écriture arabe simple, mais parfaitement moderne émaillée d’un soupçon de poésie… L'Orient-Le Jour, Rahim Hassaoui, de l’absurdité des guerres à la fraternité des marginaux... - L'Orient-Le Jour

Traductions du mot « despotisme »

Langue Traduction
Anglais despotism
Espagnol despotismo
Italien dispotismo
Allemand despotismus
Chinois 专制
Arabe الاستبداد
Portugais despotismo
Russe деспотизм
Japonais 独裁主義
Basque despotismoa
Corse despotismu
Source : Google Translate API

Synonymes de « despotisme »

Source : synonymes de despotisme sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « despotisme »

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