La langue française

Tapage

Sommaire

  • Définitions du mot tapage
  • Étymologie de « tapage »
  • Phonétique de « tapage »
  • Citations contenant le mot « tapage »
  • Images d'illustration du mot « tapage »
  • Traductions du mot « tapage »
  • Synonymes de « tapage »
  • Antonymes de « tapage »

Définitions du mot tapage

Trésor de la Langue Française informatisé

TAPAGE, subst. masc.

[Corresp. à taper1]
A. −
1. Résultat de l'action de taper.
a) Bruit produit en tapant quelque chose sur quelque chose. Le tapage rythmique du lourd maillet qui décortique le riz (Claudel, Poés. div., 1952, p. 739).
b) [Corresp. à taper1II B] Bruit produit par quelque chose qui tape. Il se tut un instant, sa voix se perdant dans le tapage abominable d'une charrette chargée de fer qui longeait le quai (Zola, E. Rougon, 1876, p. 202).À l'ouest, l'horizon, que la poussière rend indiscernable, est bouché par un tapage incessant de mitrailleuses (Montherl., Songe, 1922, p. 122).
2. P. ext. Bruit violent, discordant et désordonné, provenant de sources diverses et fait généralement par un groupe de personnes. Synon. boucan2(pop.), chahut, charivari, tintamarre, vacarme.Tapage effroyable, terrible; un tapage de cris et de coups; mener un beau tapage; faire du tapage. Aussitôt que l'angélus sonne, il est censé qu'il fait nuit. Au dernier coup de cloche, toutes ces femmes se déshabillent et entrent dans l'eau. Alors ce sont des cris, des rires, un tapage infernal. Du haut du quai, les hommes contemplent les baigneuses, écarquillent les yeux (Mérimée, Carmen, 1845, p. 18):
1. Elle vint se poser à l'avant-scène, mais, avant qu'elle eût commencé à chanter, les sifflets partirent de tous les coins de la salle. Le chef d'orchestre abaissa néanmoins son bâton, et elle chanta. Aussitôt le tapage redoubla. Il y eut des cris d'animaux, et, finalement, une grêle de pommes s'abattit sur la chanteuse. Gyp, Souv. pte fille, 1928, p. 55.
P. anal. [À propos d'un bruit fait par des animaux] Les chevaux poussaient de longs hennissements et faisaient un tapage affreux (Stendhal, Chartreuse, 1839, p. 68).[Les geais] ayant avisé un écureuil sautant de branche en branche, s'acharnaient à le poursuivre. Ils voletaient autour de lui, s'approchaient à le toucher de l'aile, sans l'oser cependant, et menaient un tapage assourdissant (Pesquidoux, Chez nous, 1923, p. 243).
DR. Tapage injurieux ou nocturne (usuel). ,,Contravention consistant à troubler la tranquillité des habitants en faisant du bruit, sans motif légitime, la nuit ou même le jour, à la condition, si le bruit est fait le jour, qu'il soit fait en vue d'énerver celui ou ceux qui sont appelés à l'entendre`` (Cap. 1936). À onze heures, Cornoiller doit se trouver à ma porte avec le berlingot de Froidfond. Écoute-le venir afin de l'empêcher de cogner, et dis-lui d'entrer tout bellement. Les lois de police défendent le tapage nocturne (Balzac, E. Grandet, 1834, p. 146).On appela d'abord quelques affaires de minime importance, rixes au jeu de boules, ivresse et tapage nocturne (Tharaud, Fête arabe, 1912, p. 141).
3. Au fig.
a) Retentissement, éclat qu'a une affaire, un fait ou une nouvelle. Synon. esclandre, scandale.Éviter le tapage; provoquer du tapage. Chacun peut se figurer le tapage produit dans le Sancerrois par le mariage insensé de monsieur de La Baudraye (Balzac, Muse départ., 1844, p. 61).
Mener (grand) tapage. Les journaux ne lui apprirent pas grand-chose. Les feuilles de droite menaient tapage autour des manifestations faites par la Ligue des Patriotes devant la statue de Strasbourg (Martin du G., Thib., Été 14, 1936, p. 377).Le salon officiel a mené cette année grand tapage autour de ses héros (Lhote, Peint. d'abord, 1942, p. 152).
b) Exubérance exagérée et désordonnée qui se remarque. Une passion toujours jeune et ardente, que le tapage d'une existence de luxe ne ferait qu'aviver (Reider, MlleVallantin, 1862, p. 93).Elle arrivait dans son landau, au retour du bois, avec des toilettes dont le tapage ameutait la rue solitaire (Zola, Nana, 1880, p. 1359).
c) Littér. Dans un tableau, contraste violent (de couleurs, de tons, de formes, de mouvements). Cette toile vaut mieux que les peintures de ce faquin de Rubens avec ses montagnes de viandes flamandes, saupoudrées de vermillon, ses ondées de chevelures rousses, et son tapage de couleurs (Balzac, Chef-d'œuvre, 1831, p. 11).Point de grands tapages de rouges, de verts, et de bleus [dans la manière de Velasquez] (Gautier, Guide Louvre, 1872, p. 278).
B. − Fam. Fait d'emprunter de l'argent à quelqu'un, de le taper. Et puis d'abord, voudrait-elle me recevoir? Irais-je la taper de cinquante ou bien de cent dollars pour commencer? (...) Et puis, si je réussissais dans cette première entreprise de tapage, je me mettrais d'emblée à la recherche de Robinson (Céline, Voyage, 1932, p. 256):
2. Le plus simple, évidemment, serait de (...) pratiquer le tapage... Oh! ne t'arrête pas à l'ignominie de ce mot: il a été forgé dans une autre classe de la société, où le tapage se pratique aussi, mais sans la distinction, sans la grâce, enfin sans le je ne sais quoi qu'y peuvent mettre des gens entraînés de père en fils et depuis deux cents ans à... recevoir... Hermant, M. de Courpière, 1907, I, 10, p. 9.
Prononc. et Orth.: [tapa:ʒ]. Att. ds Ac. dep. 1740. Étymol. et Hist. 1. a) 1695 « tumulte, désordre accompagné d'un grand bruit » faire tapage (Gherardi, Retour de la foire de Bezons, sc. dern., Th. Ital., VI, 163 ds Brunot t. 4, p. 507); b) en partic. av. 1778 « grand bruit provoqué par des gens qui crient, se disputent, etc. » (Volt., Lett. en vers et en proses, 6 ds Littré); 1834 tapage nocturne (Balzac, loc. cit.); 2. 1764 « retentissement qu'a une affaire; une nouvelle dans le public » (Voltaire, Corresp., XI, 5608, 2 avril ds Œuvres compl., Paris, Garnier, t. 43, p. 175); 3. 1803 peint. (Laharpe, Lycée, XIII, p. 156 ds Brunot t. 6, p. 788, note 8 [déjà Mirabeau à propos des poésies de Lefranc de Pompignan avait écrit: ,,ce « tapage de vives couleurs »``, ibid.]); 4. 1832 « bruit produit en frappant » le tapage de nos galoches (Balzac, L. Lambert, p. 31); 5. 1878 fam. « emprunt » (Rigaud, Dict. jargon paris., p. 359). Dér. de taper1*; suff. -age*. Fréq. abs. littér.: 608. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 483, b) 1 841; xxes.: a) 1 321, b) 391.
DÉR.
Tapager, verbe intrans.,rare. Faire du tapage. Tout le pays était endormi, pas une lumière ne se voyait. Il n'y avait que cette noce d'éveillée et qui tapageait de son mieux (Balzac, Paysans, 1850, p. 377).[Les députés] font battre leurs pupitres; ils se lèvent, tapagent avec des mouvements simiesques, ils se pressent debout dans le bas de l'hémicycle (Barrès, Cahiers, t. 5, 1907, p. 159). [tapaʒe], (il) tapage [-pa:ʒ]. 1reattest. (J.-J. Vadé, Œuvres posth., p. 27); de tapage, dés. -er.
BBG.Gohin 1903, p. 368. − Quem. DDL t. 33.

tapage « bruit violent »

Trésor de la Langue Française informatisé

TAPAGE, subst. masc.

[Corresp. à taper1]
A. −
1. Résultat de l'action de taper.
a) Bruit produit en tapant quelque chose sur quelque chose. Le tapage rythmique du lourd maillet qui décortique le riz (Claudel, Poés. div., 1952, p. 739).
b) [Corresp. à taper1II B] Bruit produit par quelque chose qui tape. Il se tut un instant, sa voix se perdant dans le tapage abominable d'une charrette chargée de fer qui longeait le quai (Zola, E. Rougon, 1876, p. 202).À l'ouest, l'horizon, que la poussière rend indiscernable, est bouché par un tapage incessant de mitrailleuses (Montherl., Songe, 1922, p. 122).
2. P. ext. Bruit violent, discordant et désordonné, provenant de sources diverses et fait généralement par un groupe de personnes. Synon. boucan2(pop.), chahut, charivari, tintamarre, vacarme.Tapage effroyable, terrible; un tapage de cris et de coups; mener un beau tapage; faire du tapage. Aussitôt que l'angélus sonne, il est censé qu'il fait nuit. Au dernier coup de cloche, toutes ces femmes se déshabillent et entrent dans l'eau. Alors ce sont des cris, des rires, un tapage infernal. Du haut du quai, les hommes contemplent les baigneuses, écarquillent les yeux (Mérimée, Carmen, 1845, p. 18):
1. Elle vint se poser à l'avant-scène, mais, avant qu'elle eût commencé à chanter, les sifflets partirent de tous les coins de la salle. Le chef d'orchestre abaissa néanmoins son bâton, et elle chanta. Aussitôt le tapage redoubla. Il y eut des cris d'animaux, et, finalement, une grêle de pommes s'abattit sur la chanteuse. Gyp, Souv. pte fille, 1928, p. 55.
P. anal. [À propos d'un bruit fait par des animaux] Les chevaux poussaient de longs hennissements et faisaient un tapage affreux (Stendhal, Chartreuse, 1839, p. 68).[Les geais] ayant avisé un écureuil sautant de branche en branche, s'acharnaient à le poursuivre. Ils voletaient autour de lui, s'approchaient à le toucher de l'aile, sans l'oser cependant, et menaient un tapage assourdissant (Pesquidoux, Chez nous, 1923, p. 243).
DR. Tapage injurieux ou nocturne (usuel). ,,Contravention consistant à troubler la tranquillité des habitants en faisant du bruit, sans motif légitime, la nuit ou même le jour, à la condition, si le bruit est fait le jour, qu'il soit fait en vue d'énerver celui ou ceux qui sont appelés à l'entendre`` (Cap. 1936). À onze heures, Cornoiller doit se trouver à ma porte avec le berlingot de Froidfond. Écoute-le venir afin de l'empêcher de cogner, et dis-lui d'entrer tout bellement. Les lois de police défendent le tapage nocturne (Balzac, E. Grandet, 1834, p. 146).On appela d'abord quelques affaires de minime importance, rixes au jeu de boules, ivresse et tapage nocturne (Tharaud, Fête arabe, 1912, p. 141).
3. Au fig.
a) Retentissement, éclat qu'a une affaire, un fait ou une nouvelle. Synon. esclandre, scandale.Éviter le tapage; provoquer du tapage. Chacun peut se figurer le tapage produit dans le Sancerrois par le mariage insensé de monsieur de La Baudraye (Balzac, Muse départ., 1844, p. 61).
Mener (grand) tapage. Les journaux ne lui apprirent pas grand-chose. Les feuilles de droite menaient tapage autour des manifestations faites par la Ligue des Patriotes devant la statue de Strasbourg (Martin du G., Thib., Été 14, 1936, p. 377).Le salon officiel a mené cette année grand tapage autour de ses héros (Lhote, Peint. d'abord, 1942, p. 152).
b) Exubérance exagérée et désordonnée qui se remarque. Une passion toujours jeune et ardente, que le tapage d'une existence de luxe ne ferait qu'aviver (Reider, MlleVallantin, 1862, p. 93).Elle arrivait dans son landau, au retour du bois, avec des toilettes dont le tapage ameutait la rue solitaire (Zola, Nana, 1880, p. 1359).
c) Littér. Dans un tableau, contraste violent (de couleurs, de tons, de formes, de mouvements). Cette toile vaut mieux que les peintures de ce faquin de Rubens avec ses montagnes de viandes flamandes, saupoudrées de vermillon, ses ondées de chevelures rousses, et son tapage de couleurs (Balzac, Chef-d'œuvre, 1831, p. 11).Point de grands tapages de rouges, de verts, et de bleus [dans la manière de Velasquez] (Gautier, Guide Louvre, 1872, p. 278).
B. − Fam. Fait d'emprunter de l'argent à quelqu'un, de le taper. Et puis d'abord, voudrait-elle me recevoir? Irais-je la taper de cinquante ou bien de cent dollars pour commencer? (...) Et puis, si je réussissais dans cette première entreprise de tapage, je me mettrais d'emblée à la recherche de Robinson (Céline, Voyage, 1932, p. 256):
2. Le plus simple, évidemment, serait de (...) pratiquer le tapage... Oh! ne t'arrête pas à l'ignominie de ce mot: il a été forgé dans une autre classe de la société, où le tapage se pratique aussi, mais sans la distinction, sans la grâce, enfin sans le je ne sais quoi qu'y peuvent mettre des gens entraînés de père en fils et depuis deux cents ans à... recevoir... Hermant, M. de Courpière, 1907, I, 10, p. 9.
Prononc. et Orth.: [tapa:ʒ]. Att. ds Ac. dep. 1740. Étymol. et Hist. 1. a) 1695 « tumulte, désordre accompagné d'un grand bruit » faire tapage (Gherardi, Retour de la foire de Bezons, sc. dern., Th. Ital., VI, 163 ds Brunot t. 4, p. 507); b) en partic. av. 1778 « grand bruit provoqué par des gens qui crient, se disputent, etc. » (Volt., Lett. en vers et en proses, 6 ds Littré); 1834 tapage nocturne (Balzac, loc. cit.); 2. 1764 « retentissement qu'a une affaire; une nouvelle dans le public » (Voltaire, Corresp., XI, 5608, 2 avril ds Œuvres compl., Paris, Garnier, t. 43, p. 175); 3. 1803 peint. (Laharpe, Lycée, XIII, p. 156 ds Brunot t. 6, p. 788, note 8 [déjà Mirabeau à propos des poésies de Lefranc de Pompignan avait écrit: ,,ce « tapage de vives couleurs »``, ibid.]); 4. 1832 « bruit produit en frappant » le tapage de nos galoches (Balzac, L. Lambert, p. 31); 5. 1878 fam. « emprunt » (Rigaud, Dict. jargon paris., p. 359). Dér. de taper1*; suff. -age*. Fréq. abs. littér.: 608. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 483, b) 1 841; xxes.: a) 1 321, b) 391.
DÉR.
Tapager, verbe intrans.,rare. Faire du tapage. Tout le pays était endormi, pas une lumière ne se voyait. Il n'y avait que cette noce d'éveillée et qui tapageait de son mieux (Balzac, Paysans, 1850, p. 377).[Les députés] font battre leurs pupitres; ils se lèvent, tapagent avec des mouvements simiesques, ils se pressent debout dans le bas de l'hémicycle (Barrès, Cahiers, t. 5, 1907, p. 159). [tapaʒe], (il) tapage [-pa:ʒ]. 1reattest. (J.-J. Vadé, Œuvres posth., p. 27); de tapage, dés. -er.
BBG.Gohin 1903, p. 368. − Quem. DDL t. 33.

tapage « bruit violent »

Wiktionnaire

Nom commun

tapage \ta.paʒ\ masculin

  1. Bruit désordonné, tumultueux.
    • Pendant la nuit, personne ne put dormir, tant ces enragés firent de tapage ! — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
    • Les cris et les démentis des joueurs, retentissant dans cette salle immense, faisaient un tapage qui étonnait Julien. — (Stendhal, Le Rouge et le Noir)
  2. Reproches faits avec bruit ; criailleries.
    • Cette déclaration provoqua un fort tapage à la Chambre ; tous les députés qui se piquent de philosophie intervinrent dans le débat […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. V, La Morale des producteurs, 1908, p. 315)
    • La prière, c’est l’élévation de notre âme vers Dieu. […] C’est une sorte de tapage doublé de flagornerie. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 248)
  3. Retentissement, buzz produit par un événement.
    • Fandor persistait à vouloir se persuader [...] qu’il ne convenait point de faire du tapage avec cette affaire. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, L’Agent secret, 1911, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 1, page 961)
  4. (Populaire) Emprunt, action de se faire donner ou prêter de l'argent.
    • Eux-mêmes me content les tentatives de tapages énormes (30.000 fcs) dont ils sont victimes de la part de certains de leurs amis intimes. — (Jehan Rictus, Journal quotidien, cahier 133, p. 43, 21 octobre 1927)

Forme de verbe

tapage \ta.paʒ\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de tapager.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de tapager.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent de tapager.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de tapager.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de tapager.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

TAPAGE. n. m.
Bruit désordonné, tumultueux. Faire du tapage. Quel tapage! Tapage nocturne. Il se dit aussi de Reproches faits avec bruit, de criailleries. Voilà bien du tapage pour peu de chose.

Littré (1872-1877)

TAPAGE (ta-pa-j') s. m.
  • 1 Terme familier. Désordre accompagné d'un grand bruit. Mme de la Vrillière qui vint ici faire tapage avec Mme de Listenai, Voltaire, Lett. en vers et en prose, 6. Au milieu de la nuit ! quel tapage vous faites ! Collin D'Harleville, Malice pour malice, III, 9. Quel tapage dans ce Paris ! Picard, Prov. à Paris, I, 3.

    Faire tapage, se disait autrefois parmi des jeunes gens débauchés pour tout briser dans un mauvais lieu.

  • 2Fig. Terme de beaux-arts. Se dit de l'effet d'un tableau dans lequel il y a trop de mouvement, trop de contrastes. On dit plus ordinairement fracas.
  • 3 Fig. Bouleversement. Les Français arrivent tard à tout ; mais enfin ils arrivent ; la lumière s'est tellement répandue de proche en proche, qu'on éclatera à la première occasion ; et alors ce sera un beau tapage, Voltaire, Lett. Chauvelin, 2 avr. 1764.
  • 4Reproches faits avec bruit, criailleries.
  • 5Grand bruit qu'on fait d'une affaire. Bien des gens veulent que tout le tapage fait par le parlement ait été le résultat des intrigues de ce prélat ambitieux, Bachaumont, Mém. secrets, t. XXXVI, p. 10.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « tapage »

Taper.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

(1695) Dérivé de taper avec le suffixe -age.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « tapage »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
tapage tapaʒ

Citations contenant le mot « tapage »

  • Ce sont les paroles les moins tapageuses qui suscitent la tempête et les pensées qui mènent le monde viennent sur des pattes de colombe. De Friedrich Nietzsche / Le gai savoir
  • Quelquefois l’échec est nécessaire à l’artiste. Cela lui rappelle que l’échec n’est pas un désastre définitif. Et cela le libère de la tapageuse contrainte du perfectionnisme. De John Berger
  • Coups de poing sur la table, roulement d'yeux, tapages de pieds, blasphèmes, sont les arguments de ceux qui n'en n'ont pas. De Félix Leclerc
  • Souvent tapageuse, parfois insaisissable, la vie politique et son rituel quotidien obéissent à une mécanique bien huilée dans laquelle même les grincements sont savamment orchestrés. De Jacques Mailhot / La politique d'en rire
  • L'Eglise a toujours tout fait pour soigner son image de marque tapageuse parce qu'elle sait que seuls le ridicule, le tape-à-l'oeil, le clinquant et le mauvais goût séduisent les foules. De Jacques Sternberg / Lettre ouverte aux Terriens
  • Les gendarmes mettent fin au tapage nocturne dû à une soirée d’anniversaire.  , Tapage, agression d'un gendarme à Neufchâtel-en-Bray, la soirée dégénère | Le Réveil de Neufchâtel
  • La vie avec les voisins peut être source de nombreux désagréments. Qu'il s'agisse de mauvaises odeurs, de tapage nocturne ou de travaux en dehors des heures autorisées, il n'est pas rare de devoir les rappeler à la loi. Les nuisances entre voisins sont en effet considérées comme des troubles anormaux de voisinage et peuvent être sanctionnées. Figaro Immo, Travaux, tapage nocturne, mauvaises odeurs : c'est quoi un trouble anormal de voisinage ?
  • La gendarmerie de la Nièvre a enregistré 19 interventions pour tapage nocturne entre samedi 25 juillet et dimanche 26 juillet, en divers endroits de la Nièvre. www.lejdc.fr, Dix-neuf appels à la gendarmerie pour tapage nocturne cette nuit dans la Nièvre : voici ce que dit la loi - Nevers (58000)
  • Un quart d'interventions en plus pour tapage nocturne sur les mois de juin et juillet en Mayenne, par rapport à l'an dernier : avec le déconfinement, les nuisances sonores font leur retour chez les voisins. Certains se rabattent sur la fête à la maison, faute de boites de nuit ouvertes. France Bleu, Mayenne : les tapages nocturnes en hausse depuis le déconfinement
  • Le chien a donc été placé dans un foyer animal alors que Tom sera présenté au parquet ce vendredi. Il devra répondre des faits d’outrages, de tapage, de tentative de dégradation de bien privé et de détention non autorisée de chien dangereux. , Faits-divers - Justice | Tapage, outrages et détention non autorisée de chien dangereux : un homme présenté au parquet
  • Oui, le tapage nocturne c’est interdit et le tapage diurne aussi d’ailleurs. On peut en profiter pour dire que non, on n’a pas le droit de faire du bruit excessif jusqu’à 22 heures. On n’a pas le droit non plus de faire du bruit une fois par mois, comme on peut l’entendre parfois. En cas de bruit intense de jour comme de nuit, les voisins gênants encourent une amende de 68 euros.  Franceinfo, C'est ma maison. Faire cesser des troubles de voisinage

Images d'illustration du mot « tapage »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « tapage »

Langue Traduction
Anglais uproar
Espagnol escándalo
Italien tumulto
Allemand aufruhr
Chinois
Arabe ضجة
Portugais tumulto
Russe гам
Japonais 騒ぎ
Basque iskanbila
Corse rivolta
Source : Google Translate API

Synonymes de « tapage »

Source : synonymes de tapage sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « tapage »

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