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Matin

Sommaire

  • Définitions du mot matin
  • Étymologie de « matin »
  • Phonétique de « matin »
  • Citations contenant le mot « matin »
  • Images d'illustration du mot « matin »
  • Traductions du mot « matin »
  • Synonymes de « matin »
  • Antonymes de « matin »

Définitions du mot matin

Trésor de la Langue Française informatisé

MATIN, subst. masc.

A. − [Matin en tant que moment particulier de la journée] Commencement du jour qu'annonce le lever du soleil. Dès la première heure du jour, la déesse était sur pied, et celui qui voulait mériter ses grâces particulières devait se présenter à son lever pour la prière du matin (Nerval, Filles feu, Isis, 1854, p.650).Au réveil du matin, soyez comme les champs Où tout germe, fleurit, se colore et parfume (Noailles, Coeur innombr., 1901, p.91).Je te trouve bien matinal, Aldo. Mauvaise brume ce matin, n'est-ce pas? Ici, cela réveille toujours de bonne heure; la gorge pique. Je le répète toujours à Roberto: brouillard du matin, c'est le premier jour d'hiver à l'amirauté (Gracq, Syrtes, 1951, p.47):
1. À six heures et quart il y eut une grande marée d'hommes s'engouffrant dans le métro. C'était vraiment un monde d'hommes que ce monde d'avant l'aube et du premier matin: toute la ville, à cette heure, était aux hommes, comme une ville d'Orient. Montherl., Célibataires, 1934, p.852.
SYNT. [Les syntagmes les plus fréq. font apparaître matin lié à des mots qui traduisent principalement les phénomènes climatiques, les variations saisonnières et les premières activités de la journée de l'homme] Matin bleu, clair, frais, gris; matin d'été, de son arrivée, d'une attaque, du départ, d'hiver, de printemps, d'octobre; l'air du matin; brise, brouillard, fraîcheur, journal, messe, soleil, toilette du matin.
L'étoile du matin. V. étoile I B 1 b.
De bon matin, au grand matin. Tôt, aux premières heures du jour. Et je me trouvais tout à coup et sans transition à Venise, de très bon matin, à l'aube du jour, installé sur un balcon de palais avec Flaubert et mon frère, et pêchant à la ligne (Goncourt, Journal, 1860, p.836).
Au/du petit matin, dès le petit matin. Dès le lever du jour. Il y a un grand charme à quitter au petit matin une ville familière pour une destination ignorée (Gracq, Syrtes, 1951, 12).
Être du matin. Être matinal. Je m'en doutais (...) parce que les notaires (...) ça n'est pas du matin (Labiche, Cagnotte, 1864, ii, 3, p.52).
Loc. fig., fam. (Ne pas) s'être levé assez matin (pour). (Ne pas) être assez habile (pour):
2. Alors elle [sa mère] me dicta ses conditions. − (...) Tu l'épouseras donc [François] (...). Seulement, si ce monsieur a cru m'avoir, il ne s'est pas levé assez matin. Vialar, Bon Dieu, 1953, p.28.
Emploi abs. Le matin, au matin, dès le matin. Au commencement, dès le commencement du jour. Je suis donc sorti, chaque jour, dès le matin, pour ne rentrer que tard dans la nuit, au moment du sommeil (Duhamel, Confess. min., 1920, p.210).
Emploi adv. D'où diable vient-elle si matin? se demanda-t-il (Balzac, Cous. Bette, 1846, p.76).Il est bon de se lever matin: on voit des choses curieuses (About, Roi mont., 1857, p.148).
B. − [Matin en tant qu'expression d'une certaine durée]
1. Espace de temps compris entre minuit et midi:
3. ... un homme qui se lève dès patron-minette [sic], mange sur le pouce, se couche à deux heures du matin, cela uniquement pour la jouissance de la prévarication, l'argent qu'il gagne ainsi étant de suite perdu dans des jeux de Bourse. Goncourt, Journal, 1887, p.713.
2. Première partie de la journée allant du lever du soleil jusqu'à midi. Le lendemain matin, vers onze heures, le comte et la comtesse de Kergaz vinrent passer la journée à Paris (Ponson du Terr., Rocambole, t.3, 1859, p.372).Entre samedi matin et dimanche soir, il a eu le temps d'en parler à dix mille personnes (Vailland, Drôle de jeu, 1945, p.49):
4. Les jeudis matins, chacun de nous installé sur le bureau d'une des deux salles de classe, nous lisions Rousseau et Paul-Louis Courier que nous avions dénichés dans les placards, entre des méthodes d'anglais et des cahiers de musique finement recopiés. Alain-Fournier, Meaulnes, 1913, p.126.
Région. (Ouest et Canada). À matin. Ce matin. Mais qu'est-ce que vous avez vous autres, à matin? (M. Trudel, Vézine, Montréal, Fide, 1946, p.120 ds Rogers, p.162).
En matin (vêtu). Puis ils se retournaient vers l'espace désert et parmi les perspectives nues, comme chez eux, tout à l'aise et vêtus en matin (Mallarmé, Dern. mode, 1874, p.732).Elle était encore en tout matin, n'ayant sur elle qu'une méchante camisole et un jupon (Courteline, Linottes, Canaille, 1888, iii, p.230).
a) [Expression d'une durée continue] Du matin au soir. Toute la journée. Du soir au matin, du matin au soir et du soir au matin. Sans arrêt. Puis du soir au matin connaître éperdument tout ce que l'amour le plus emporté peut faire éprouver à une femme (Louys, Aphrodite, 1896, p.207).
b) [Expression d'un espace de temps indéterminé] Un (beau) matin, l'autre matin, un de ces (quatre) matins. Le prince Fortimbras de Norvège va nous faire notre affaire un de ces quatre matins (Laforgue, Mor. légend., 1887, p.43).Mon aïeul reçut l'ordre un beau matin de quitter avant huit jours ses terres, ses honneurs, sa famille (Giraudoux, Siegfried, 1928, ii, 3, p.89).L'autre matin, il m'est arrivé une chose qui m'a fait réfléchir (Giono, Colline, 1929, p.59).
3. P. métaph. Début, commencement. Le matin de la vie est comme le matin du jour, plein de pureté, d'images et d'harmonies (Chateaubr., Génie, t.1, 1803, p.419).La phrase, en ce matin du siècle, monte à l'horizon, la phrase écrite avec Chateaubriand, la phrase parlée avec Mmede Staël (Thibaudet, Hist. litt. fr., 1936, p.199):
5. Du ciel (...) descendait une lumière vibrante qui donnait à chaque maison, à chaque arbre, un dessin sensible, une nouveauté émerveillée. La terre, au matin du monde, a dû surgir dans une lumière semblable. Camus, Été, 1954, p.152.
REM.
Mat' ou mat, abrév. arg. et pop.[Pour préciser l'heure] Au p'tit mat'. Il est dix heures du mat. Avec ces meubles à charger, Soul Shaker se retrouve presque en retard (Actuel,sept. 1981, no23, p.79).
Prononc. et Orth.: [matε ̃]. Att. ds Ac. dep. 1694. On écrit indifféremment tous les lundis matin ou matins (Grev. 1961, §916). Étymol. et Hist. I. Subst. 1. fin xes. «commencement de la journée» (La Passion, éd. A. S. Avalle, 201); 1100 al matin (Roland, éd. J. Bédier, 2845); 1480 de bon matin (Compt. de tut., fo60a, A. Finistère ds Gdf. Compl.); 1540 de grand matin (Est.); 2. 1225 «(dans le décompte des heures) espace de temps qui va de minuit à midi» (Gautier de Coinci, Miracle Nostre Dame, I, Pr. 1, 256, éd. V. F. Koenig, I, p.15: Ains soneroit le matin tierce); 3. début xves. «espace de temps compris entre le point du jour et l'heure de midi» (Nicolas de Baye, Journal, I, 4, 1. 140 ds IGLF: ce jour, 27 août 1405 a matin et après disner); 1585 un beau matin (N. du Fail, Contes et discours d'Eutrapel, éd. J. Assézat, II, p.191); id. un de ces matins (Id., ibid., p.366); 4. 1568 «début» (R. Garnier, Antigone, 646, III, p.26 ds IGLF: Le matin fut leur jeunesse, le midy leur age mur). II. Adv. ca 1100 (Roland, éd. J. Bédier, 2601). Du lat. matutinum, adj. neutre subst. tiré de matutinum tempus «temps du matin»; le fr. matin a éliminé l'a. fr. main (1100, Roland, éd. J. Bédier, 667), du lat. mane. Fréq. abs. littér.: 26 692. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 29 551, b) 49 028; xxes.: a) 43 475, b) 35 885. Bbg. Dubois (J.). Représentation de syst. parad. formalisés ds un dict. struct. Cah. Lexicol. 1964, t.2, pp.5-9. _ Duchacek (O.). Les Dénominations des parties du jour. In: [Mél. Baldinger (K.)]. Tübingen, 1979, t.2, pp.474-475.

Wiktionnaire

Nom commun

matin \ma.tɛ̃\ masculin

  1. Partie de la journée comprise entre minuit et midi. Aussi utilisé avec le cadran de 12 heures avec après-midi et soir pour éviter l’ambigüité.
    • […], mais ce lui était plaisir que de ne point manquer la sortie de l’étable fumante, dans la prime fraîcheur du matin. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chap.1, 1910)
  2. Tout le temps qui s’écoule entre le moment où on se lève jusqu’au repas du milieu du jour.
    • Il travaille tout le matin, et l’après-midi il se repose.
    • Il reste chez lui, il reçoit le matin.
  3. (Poétique) Première partie d’un moment.
    • Le matin de la vie, Les premières années de la vie.
    • Telles sont les chimères qui charment et égarent au matin de la vie. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)

Adverbe

matin \ma.tɛ̃\

  1. Tôt ; de bon matin.
    • Voilà donc pourquoi vous me voyez si matin, très cher. — (Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, édition de G. Sigaux, 1981 (date de l’édition), vol. 1, page 489)
    • […] on voudrait qu’il fît jour tout de suite, et l’on accuse l’aurore, même l’aurore d’été qui se lève si matin pourtant, d’être paresseuse au lit. — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, page 45)
    • Comme aux longs jours, on s’était couché tard pour se lever matin, […]. — (Jean Rogissart, Mervale, Éditions Denoël, Paris, 1937, page 17)
    • Un certain dimanche d’été, nombre de fidèles partent matin de Chantefort, cruches à la main, afin de quérir l'eau sacrée au pouvoir merveilleux guérissant le taignon, ce gros mal croûteux qui vient sur le crâne des enfants en bas âge, jamais savonné dans la crainte de crever la fontanelle. — (Claude Seignolle, Le Rond des sorciers, 1993, ISBN 2859407731)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

MATIN. n. m.
La première partie, les premières heures du jour. Il se lève de bon matin, de grand matin. La prière du matin. Le crépuscule du matin. Dès le matin. Adverbialement, Il s'est levé matin, fort matin, très matin. Faire sa prière matin et soir. Soir et matin. On dit Demain au matin et, plus ordinairement, Demain matin. Fam., Un de ces matins, un beau matin, se dit d'un Jour, d'un temps qui n'est pas déterminé. J'irai vous voir un de ces matins. Il nous arriva un beau matin. Fig. et poétiquement, Le matin de la vie, Les premières années de la vie. On dit, dans le même sens, Être dans son matin, à son matin. Fig. et fam., Il faut se lever bien matin pour l'attraper, Il est toujours sur ses gardes, on ne saurait le surprendre. Prov., Rouge au soir, blanc au matin, c'est la journée du pèlerin, Le ciel rouge le soir et blanc le matin présage un beau temps.

MATIN signifie aussi Tout le temps qui s'écoule depuis le moment où on se lève jusqu'au repas du milieu du jour. Il travaille tout le matin, et l'après-midi il se repose. Il reste chez lui, il reçoit le matin. Il signifie encore Tout le temps qui s'écoule depuis minuit jusqu'à midi. Une heure, deux heures, trois heures du matin, et ainsi de suite, jusqu'à onze heures du matin.

Littré (1872-1877)

MATIN (ma-tin) s. m.
  • 1Les premières heures du jour ; époque de la journée qui coïncide avec le passage apparent du soleil au côté oriental de l'horizon. Et rose elle a vécu ce que vivent les roses, L'espace d'un matin, Malherbe, VI, 18. Je m'étais levée dès le matin pour être devant le jour aux portes du Seigneur, Bossuet, Anne de Gonz. Le matin elle fleurissait… ; le soir nous la vîmes séchée, Bossuet, Duch. d'Orl. Ce matin, j'ai voulu devancer la lumière, Racine, Esth. II, 1. Ma vie est sans couleur, et mes pâles journées M'offrent de longs ennuis l'enchaînement certain, Lugubres comme un soir qui n'eut pas de matin, Chénier M. J. la Promenade. Ce soleil du matin qui réjouit ton cœur, Comme un arbre au rocher fixé par sa racine, Te retrouve toujours sur la même colline, Lamartine, Harm. II, 12.

    Étoile du matin, nom qu'on donne à la planète Vénus, quand elle se lève avant le soleil. Je m'étais endormi la nuit près de la grève ; Un vent frais m'éveilla, je sortis de mon rêve, J'ouvris les yeux, je vis l'étoile du matin, Hugo, Stella.

    Fig. Des nations aujourd'hui la première, France, ouvre-leur un plus large destin : Pour éveiller le monde à ta lumière, Dieu t'a dit : brille, étoile du matin ! Béranger, les Quatre âges histor.

    Du matin au soir, pendant toute la journée. …Quand du matin au soir, chez moi poussant la bêche…, Boileau, Ép. X.

    Fig. Du soir au matin, ou du matin au soir, très promptement. Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus Qui du soir au matin sont pauvres devenus Pour vouloir trop tôt être riches ! La Fontaine, Fabl. V, 13. Madame cependant a passé du matin au soir, ainsi que l'herbe des champs, Bossuet, Duch. d'Orl.

    Le matin, au temps du matin. Le matin et dans le temps que les pensées sont les plus nettes et qu'on en doit offrir à Dieu les prémices, Bossuet, Élévat. sur myst. I, 11. La fantasque inégale, Qui, m'aimant le matin, souvent me hait le soir, Boileau, Sat. X. L'horizon trompeur de cet âge Brillait, comme on voit, le matin, L'aurore dorer le nuage, Lamartine, Harm. II, 5.

    Du matin, de bonne heure. Mais demain, du matin, il vous faut être habile à vider de céans jusqu'au moindre ustensile, Molière, Tart. V, 4. Je me suis éveillée du matin, et je vous écris, Sévigné, 6 août 1680. Couchez-vous à bonne heure pour être du matin à cheval à la pointe du jour, Hamilton, Gramm. 3.

    Être du matin, se lever matin, être matinal.

    Au matin, dans les heures du matin. Tel qu'au soir on voit le soleil Se jeter aux bras du sommeil, Tel au matin il sort de l'onde ; Les affaires de l'homme ont un autre destin : Après qu'il est sorti du monde, La nuit qui lui survient n'a jamais de matin, Malherbe, VI, 16. Voilà l'homme en effet ; il va du blanc au noir ; Il condamne au matin ses sentiments du soir, Boileau, Sat. VIII. Quelque diligent que je fusse au matin, je trouvais toujours le vieux voyageur levé avant moi, Chateaubriand, Génie. IV, IV, 8.

    De grand matin, de bon matin, de bonne heure. Aujourd'hui il est trop tard ; mais demain, de grand matin, je l'enverrai quérir, Molière, Mal. imag. I, 10. J'attends demain, de grand matin, une lettre de vous, Sévigné, 216.

  • 2Adverbialement. Dans le temps du matin. Se lever matin, fort matin, très matin. Mais quel soin peut du lit vous chasser si matin ? Rotrou, Vencesl. IV, 4. Quoi ! ma bonne, vous avez pensé brûler… eh quoi ? si le hasard n'avait fait lever M. de Grignan plus matin que le jour, voyez un peu, ma bonne, où vous en étiez, Sévigné, 16 août. 1671. Mon père, si matin qui vous fait déloger ? Racine, Plaid. I, 4. Monsieur Perrin Dandin, Tout franc, vous vous levez tous les jours trop matin, Racine, ib. I, 1.

    Plus matin, de meilleure heure ; très matin, de très bonne heure ; le plus matin que vous pourrez, aussitôt que vous pourrez dans le matin. Je n'entends pas que vous vous leviez plus matin que la communauté, Bossuet, Lett. Corn. 15.

    Hier matin, hier dans les premières heures du jour.

    Mme de Sévigné a dit dans le même sens : le matin d'hier. Le matin d'hier on fit un service au chancelier à Sainte-Elisabeth, Sévigné, 1er avr. 1672.

    Demain au matin, et, plus ordinairement, demain matin, demain dans le temps du matin.

    Fig. Matin se dit de ce qui est prématuré. Vous avez fort envie d'aller à Grignan, mais il me semble qu'il est bien matin : vous trouverez encore la bise en furie, Sévigné, 26 mars 1680. À l'égard de la morale… je ne voudrais point du tout qu'elle [Pauline] mît son petit nez ni dans Montaigne, ni dans Charron, ni dans les autres de cette sorte ; il est bien matin pour elle, Sévigné, 15 janv. 1690.

    Fig. Levé matin, qui fait, avant les autres, des démarches pour quelque affaire. Et dans ce pays-là, mon neveu, sois certain, Que, fût-on éveillé longtemps avant l'aurore, En arrivant on trouve encore D'autres gens levés plus matin, Imbert, Jaloux sans amour, IV, 1.

  • 3 Familièrement. Un matin, un de ces matins, un beau matin, se dit d'un jour, d'un temps qui n'est pas déterminé. J'irai vous voir un de ces matins. Un beau matin on vint l'arrêter. Notre homme, un beau matin, Va chercher compagnie, La Fontaine, Fabl. VIII, 10. Le roi disait un de ces matins : En vérité, je crois que nous ne pourrons pas secourir Philisbourg ; mais enfin, je n'en serai pas moins roi de France, Sévigné, 301. Mais un démon fatal à cette ample machine Fit tomber à nos yeux le pupitre un matin, Boileau, Lutr. I. Oui, l'un de ces matins, je lui dirai deux mots, Collin D'Harleville, M. de Crac, 7.
  • 4 Poétiquement. Le levant, l'aurore, et, par extension, le jour. …Jusques où le matin Met les étoiles en fuite, Malherbe, II, 2. Ses lèvres, comme un bouton de rose cueilli depuis deux matins, semblaient languir et sourire, Chateaubriand, Atala, les Funérailles.

    Les portes du matin, l'aurore ou le levant.

  • 5 Fig. Le commencement, les premières années de la vie. Et sans aucun midi la mort et le destin Confondent votre soir avec votre matin, Mairet, Sophon. V, 9. Dès le matin de la vie, ou sur le déclin de l'âge, Massillon, Carême, Lazare. Le matin de la vie appartient aux amours ; Sur le soir, de l'hymen implorons le secours, De Bièvre, Séducteur, I, 5. Heureux dans mon matin, plus heureux vers le soir, De faire encor le bien qui reste en mon pouvoir, Ducis, Abufar, I, 3. Je remonte, aux lueurs de ce flambeau divin [la foi], Du couchant de ma vie à ce riant matin, Lamartine, Médit. I, 18. Cueillons, cueillons la rose au matin de la vie, Lamartine, Méd. II, 11. Comme il était rêveur au matin de son âge ! Hugo, Odes, III, 6.

    Il se dit de ce qui est très récent. Nous sommes d'hier, et l'Amérique est de ce matin, Voltaire, Lois de Minos, Notes.

  • 6Tout le temps qui s'écoule depuis le moment où on se lève, jusqu'à l'heure du dîner, quand on dîne à midi, et même, par abus, jusqu'au dîner actuel de six heures. Il travaille tout le matin, et l'après-dînée il se repose.
  • 7Tout le temps qui s'écoule depuis minuit jusqu'à midi. Une heure, deux heures, onze heures du matin.

PROVERBES

On a beau se lever matin, quand on a le nom de dormir la grasse matinée, c'est-à-dire, quand on a une certaine réputation, on a beau agir contrairement à cette réputation, le public ne change pas d'idée.

Qui a bon voisin a bon matin, c'est-à-dire qu'on dort en repos quand on vit avec des gens paisibles, qui ne sont point chicaneurs.

Dans sa 4e édition, l'Académie avait ce proverbe sous cette forme-ci : Qui a bon voisin a bon mâtin [bon chien de garde] ; mais cette leçon ne paraît pas bonne.

Rouge au soir, blanc au matin, c'est la journée du pèlerin, c'est-à-dire le ciel rouge au soir et blanc au matin présage une belle journée.

Il faudrait se lever bien matin pour le surprendre, pour l'attraper, il est fin et précautionné. Pour nous tromper tous deux, il faut être bien fin. - Faunus : Et se lever matin, Dancourt, la Métempsyc. I, 10. Et, pour tout dire enfin, Qui voudra m'attraper se lèvera matin, Legrand, Roi de Cocagne, II, 7.

En un sens contraire, il ne faut pas se lever matin, c'est-à-dire il n'y a pas besoin d'être fort diligent, fort habile. …j'ai le roi des maris… Il ne faut pas se lever trop matin, Pour lui prouver que trois et deux font quatre, La Fontaine, Gag. Il ne se faut pas lever de grand matin pour faire les preuves de l'ordre du Saint-Esprit, Saint-Simon, 121, 75.

REMARQUE

J'irai grand matin, on se lèvera bon matin ; locutions incorrectes. Dites : j'irai de grand matin, on se lèvera de bon matin.

HISTORIQUE

XIe s. Li empereres est par matin levé, Ch. de Rol. X. Hier main sedeit l'empereres suz l'umbre, ib. XXVIII. Qui en bataille hui matin lui faillirent, ib. CLXXXIV.

XIIe s. Dès le matin jusqu'à soleil couchant, Ronc. 68. Quant li rois vit le matin ajourner, ib. 157.

XIIIe s. Au matin fu li parlemens en un vergier, droit à l'abaïe Nostre Dame de Soissons, Villehardouin, XXVII. Si ne menjai-je riens, ce sachiez, dès yer main, Berte, XLIX. Mout se peinent de cuer [cœur] à soir et à matin…, ib. LV. L'endemain li rois Flores mout trés matin monta, ib. CXXII. Tant avoit duré li hustins [la bataille], Que il estoit jà grans matins, Bl. et Jehan, 4424. Il li ont dit : sire vilain, Dame Dieu vos doint hui bon main, Ren. 7142. Et s'avoit mengié à matin Deus beles cuisses d'un poucin, ib. 10185.

XVIe s. …Qui toute preste fut des quatre heures matin, Marot, J. V, 155. Icy est l'isle farouche dont je vous parlois à ce matin, Rabelais, Pant. IV, 35. Vrayement, dit-il, si le veux je traiter comme les autres, et luy donner à souper un de ces matins, Des Accords, Contes de Gaulard, p. 13, dans LACURNE. Matin, matin, de peur des mouches, Despériers, t. I, p. 178, dans LACURNE. Au matin les monts, au so r les fonds, Cotgrave Il n'est lumiere que du matin, Leroux de Lincy, Prov. t. I, p. 110. Il n'est que le matin en toutes choses, Leroux de Lincy, ib. Je m'esbranle difficilement, et suis tardif par tout… c'est matin pour moy que sept heures, Montaigne, IV, 277. Je me suis tousjours repenty de me r'endormir le matin, Montaigne, ib. Ô vrayment marastre nature, Puisqu'une telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir, Ronsard, à Cassandre.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

MATIN, s. m. (Astron.) est le commencement du jour, ou le tems du lever du soleil. Voyez Jour. Les Astronomes comptent le matin, manè, de minuit à midi. Ainsi on dit qu’une éclipse a commencé à onze heures du matin, &c.

Les différens peuples font commencer le matin à différentes heures. Cela dépend de leurs différentes manieres de compter les heures. Mais la façon la plus commune est de le commencer à minuit. Ainsi on peut distinguer, pour ainsi dire, deux sortes de matins ; l’un qu’on peut appeller réel, commence avec la lumiere du jour ; l’autre qu’on peut nommer civil ou astronomique, commence à minuit, ou à une autre heure fixe, selon l’usage du pays où l’on est. Voyez Heure.

L’étoile du matin est la planete de Vénus, quand elle est occidentale au soleil, c’est-à-dire, lorsqu’elle se leve un peu avant lui. Dans cette situation, les Grecs l’appellent phosphorus, & les Latins lucifer. Voyez Vénus.

Crepuseule du matin. Voyez Crépuscule. Chamb.

Matin, le, (Médec.)

Des nuits l’inégale couriere
S’éloigne & pâlit à nos yeux,
Chaque astre au-bout de sa carriere
Semble se perdre dans les cieux.
Des bords habités par le Maure
Déjà les heures de retour,
Ouvrent lentement à l’Aurore
Les portes du palais du jour.
Quelle fraîcheur ! L’air qu’on respire
Est le soufle délicieux
De la Volupté qui soupire
Au sein du plus jeune des Dieux.
Déjà la colombe amoureuse
Vole du chène sur l’ormeau ;
L’amour cent fois la rend heureuse,
Sans quitter le même rameau.
Triton sur la mer applanie
Promene sa conque d’azur,
Et la nature rajeunie
Exhale l’ambre le plus pur.
Au bruit des Faunes qui se jouent
Sur les bords tranquilles des eaux,
Les chastes Naiades dénouent
Leurs cheveux tresses de roseaux.

Dieux, qu’une pudeur ingénue
Donne de lustre à la beauté !
L’embarras de paroître nue
Fait l’attrait de la nudité.
Le flambeau du jour se rallume,
Le bruit renaît dans les hameaux,
Et l’on entend gémir l’enclume
Sous les coups pesans des marteaux.
Le regne du travail commence ;
Monté sur le trône des airs,
Soleil, annonce l’abondance
Et les plaisirs à l’univers.
Vengez
, &c. &c. &c.

Œuvres mêlées de M. le cardinal de Bernis.

Cette partie du jour qui offre à l’imagination du poëte ces images riantes, matiere des descriptions agréables, n’est point indifférente pour le médecin ; attentif à examiner & à recueillir les phénomenes de la nature, il ne perd aucune occasion de lire dans ce livre intéressant ; il n’examine tous ces changemens, toutes ces actions, que pour en retirer des lumieres dont il prévoit l’utilité ; il laisse au physicien oisif spéculateur le soin de remonter aux causes des phénomenes qu’il observe, de les combiner, d’en montrer l’enchaînement. Pour lui, il met ses observations en pratique, & tourne toujours ses réflexions vers l’intérêt public, le mobile & le but le plus noble de ses travaux, en même tems qu’il en est la récompense la plus flatteuse. Le médecin observe que dans l’état de santé le corps est plus léger, plus dispos le matin que le soir, les idées en conséquence plus nettes, plus vives, plus animées. Le sommeil précédent n’est pas seul capable de produire cet effet ; puisqu’on l’éprouve bien moins, ou même pas du-tout, lorsqu’on pousse le sommeil bien avant dans le jour. Il est vrai aussi que cet effet est bien plus sensible, lorsqu’on a passé la nuit dans un sommeil tranquille & non interrompu. Le retour du soleil sur l’horison, le vent léger d’orient qui excite alors les vapeurs retombées, une douce humidité qui couvre & imbibe la terre, tous ces changemens survenus dans l’atmosphere doivent nécessairement faire quelqu’impression sur nos corps, voyez Influence des astres. Quoi qu’il en soit, ces changemens sont constans & universels ; les plantes, les animaux, l’homme, en un mot, tout ce qui vit, tout ce qui sent, les éprouve. Ici se présente naturellement la réponse à une question célebre ; savoir, s’il est utile à la santé de se lever matin. Le raisonnement & l’expérience s’appuient mutuellement pour faire conclure à l’affirmative. La nuit est le tems destiné au repos, & le matin le tems le plus propre au travail ; la nature semble avoir fixé les bornes & le tems du sommeil ; les animaux qui ne suivent que ses ordres, & qui sont dépourvus de cette raison superbe que nous vantons tant, & qui ne sert qu’à nous égarer en nous rendant sourds à la voix de la nature ; les animaux, dis-je, sortent de leur retraite dès que le soleil est prêt à paroître ; les oiseaux annoncent par leur ramage le retour de la lumiere ; les sauvages, les paysans, qu’une raison moins cultivée & moins gâtée par l’art rapproche plus des animaux, suivent en cela une espece d’instinct ; ils se levent très-matin, & ce genre de vie leur est très-avantageux. Voyez avec quelle agilité ils travaillent, combien leurs forces s’augmentent, leur santé se fortifie, leur tempérament devient robuste, athlétique ; ils se procurent une jeunesse vigoureuse, & se préparent une longue & heureuse vieillesse. Jettez ensuite les yeux sur cette partie des habitans de la ville, qui fait de la nuit le jour, qui ne se conduit que par les modes, les préjugés, les usages, la raison ou ses abus. Ces personnes poussent les veilles jusques bien avant dans la nuit, se couchent fort tard, goûtent un sommeil peu tranquille, passent beaucoup plus de tems dans le lit que ces paysans, dorment quelquefois davantage ; mais quand elles se levent, inquiettes, fatiguées, nullement ou peu refaites d’un sommeil semblable, elles ne sentent point cette douce fraîcheur du matin, elles n’éprouvent point cette légéreté qu’il semble qu’on prenne alors avec l’air qu’on respire. Voyez en même tems combien leur santé est foible, leur tempérament délicat ; la même inconséquence dans les autres actions de la vie devient la source féconde des maux variés dont elles sont sans cesse attaquées.

On demande en second lieu, si le matin n’est pas le tems le plus propre pour remplir les devoirs conjugaux. Les auteurs, partagés sur cet article, pour ce qui regarde l’homme, assurent que tous les tems sont à-peu près égaux pour la femme, & qu’elle peut vaquer à ce devoir agréable lorsqu’elle veut & dans tous les tems, parce qu’elle desire plus vivement que l’homme, qu’elle perd moins dans l’acte, & qu’elle n’en est pas aussi fatiguée. Comme ces sacrifices trop fréquens épuisent l’homme, & que même lorsqu’ils sont modérés, il en éprouve une lassitude & une espece de langueur, on a prétendu assigner un tems de la journée, qu’on a cru plus propre à l’exercice de cette fonction. Les uns ont pensé que c’étoit quatre ou cinq heures après chaque repas ; d’autres ont voulu qu’on attendît plus long tems ; les uns, comme Hermogène, ont préféré le jour, assurant que la nuit les plaisirs de l’amour sont plus doux, & que le jour ils sont plus salutaires. D’autres ont donné la préférence à la nuit, disant qu’ils sont d’autant moins nuisibles, qu’ils sont plus agréables. Ceux qui croient le soir plus favorable que le matin, se fondent sur ce qu’alors les alimens sont digérés, le corps bien refait, les pertes réparées, & qu’après cela le sommeil peut dissiper la lassitude qui en pourroit résulter ; au-lieu que le matin, disent-ils, l’estomac est rempli de crudités ; c’est le tems du travail, il est à craindre que cet exercice ne diminue l’aptitude à remplir les autres. Ceux enfin qui prétendent que le matin est de tous les tems de la journée celui qu’on doit choisir préférablement à tout autre, disent que le soir les alimens ne sont pas digérés ; ou s’ils le sont, que les sécrétions ne sont pas faites, que la quantité de semence n’est pas augmentée ; au-lieu que le matin la derniere coction, pour parler avec Hippocrate, est achevée, le corps est dans cet état d’égalité qui résulte de l’harmonie & du bien-être de toutes les parties, que le sommeil précédent a rendu le corps agile & dispos ; que le matin, semblable au printems, est plus commode & plus sûr pour la génération ; qu’alors aussi les desirs sont plus vifs ; que c’est une erreur de croire que, quand on se porte bien, l’estomac soit plein de matieres crues & pituiteuses. Et ils soutiennent après Santorius, que les plaisirs du mariage modérés dégagent & rendent légers, loin de fatiguer ; mais qu’au cas qu’on ressentît quelque lassitude, il étoit tout simple de se rendormir un peu. Ils citent l’exemple des paysans vigoureux & robustes, qui font des enfans aussi bien constitués, & qui lassés des travaux de la journée, s’endorment dès qu’ils sont au lit, & ne remplissent leurs devoirs conjugaux que le matin à leur réveil. Enfin, ils n’ont qu’à faire observer que les oiseaux choisissent presque tous ce tems, qu’ils témoignent leurs plaisirs par leur chant, &c. &c. &c. Cette opinion paroit assez vraissemblable & mériteroit d’être adoptée, si dans des affaires de cette nature, il falloit consulter des lois & observer des regles, & non pas suivre ses desirs & profiter des occasions.

L’influence & les effets du matin sont encore bien plus sensibles dans l’état de maladie où le corps est bien plus impressionable. On observe dans presque toutes les fievres, & pour mieux dire, dans toutes les maladies, que le malade est pour l’ordinaire moins mal le matin que le soir. Presque tous les redoublemens se font le soir, & il n’est pas nécessaire pour les exciter que le malade ait mangé ; car soit qu’il ait fait des excès ou observé la diete la plus exacte, ils n’en reviennent pas moins dans ce tems plus ou moins forts ; la nuit est alors mauvaise, troublée, & le redoublement ne se dissipe que vers le lever du soleil. Alors le malade est plus tranquille, il s’assoupit & se livre à un sommeil, d’autant plus agréable, qu’il a été plus attendu. Voyez Influence des Astres.

La considération de cette tranquillité que procure le matin, à la plus grande partie des maladies, n’est pas une simple spéculation ; elle est d’une grande utilité & d’un usage fréquent dans la pratique. Lorsqu’on a quelque remede à donner & que l’on peut choisir le tems, on préfere le matin ; c’est le tems d’élection de la journée, comme le printems l’est dans l’année ; on ne le manque que lorsque la nécessité pressante oblige d’administrer les secours à toute heure. Le matin est le tems où l’on purge, où l’on fait prendre les apozemes, les opiats, les eaux minérales, &c. C’est aussi celui que le médecin éclairé fait choisir au chirurgien manouvrier pour faire les opérations, quand le mal n’est pas de nature à exiger des secours pressans. En un mot, le matin est le tems d’élection, toutes les heures peuvent être le tems de nécessité. (m)

Matin, (Critiq. sacrée.) ce mot se prend d’abord dans l’Ecriture pour le commencement ou la premiere partie du jour artificiel, qui est distingué en trois, vespere, mane, & meridie, & il se prend en ce premier sens dans ce passage : va tibi, terra, cujus rex puer est, & cujus principes mane comedunt. Eccles. 10, 16, 20. Il se prend aussi pour le jour artificiel tout entier : factumque est vespere & mane dies unus. Genes. 1, 5. Le jour naturel se fit du matin qui est le jour artificiel, & du soir qui se met au commencement, parce qu’il précéda le jour artificiel qui commence par le matin, & se compte du lever du soleil à un autre ; c’est pour cela que les Juifs commençoient leur jour par le soir, à vesperâ in vesperam : ce mot se met souvent pour promptement ; vous m’exaucerez le matin, c’est-à-dire, de bonne heure. Il désigne la diligence avec laquelle on fait quelque chose : le Seigneur dit qu’il s’est levé de grand matin pour inviter son peuple à retourner à lui, mane consurgens conversatus sum, & dixi, audite vocem meam. Jer. 11, 7. (D. J.)

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Étymologie de « matin »

Du moyen français matin, de l’ancien français matin, du latin matutinum.
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Bourguig. maitin ; provenç. mati ; catal. matí ; ital. mattino ; du latin matutinum, le temps du matin, qui paraît un diminutif de matutus ; matutus est dans mater matuta. La chute de tu dans ma [tu] tin a des exemples analogues : nutrix pour nutritrix, veneficus pour venenificus, stipendium pour stipipendium. Le vieux français main vient du latin mane.

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Phonétique du mot « matin »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
matin matɛ̃

Citations contenant le mot « matin »

  • Pour le négligent, c’est toujours le matin. De Proverbe rundi
  • Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin. De Proverbe français
  • Pour payer et mourir Il est toujours trop matin. De Proverbe français
  • Qui veille la nuit, se réjouit le matin. De Proverbe oriental
  • Braise de nuit devient cendre du matin. De Proverbe arabe
  • Joint du matin, gueule de babouin. De Paul Carvel / Jets d’encre
  • Salut, ô mon dernier matin ! Jules BarbierMichel Carré, Livret de Faust (opéra de Gounod)
  • Quand on est jeune, on a des matins triomphants. Victor Hugo, La Légende des siècles, Booz endormi
  • Que de soirs pour un seul matin ! Henri Michaux, Plume, Vieillesse , Gallimard
  • Lever matin n'est point bonheur Boire matin est le meilleur. François Rabelais, Gargantua, 21
  • Qui rit le matin le soir pleure. De Proverbe français
  • Lever matin n'est point bonheur Boire matin est le meilleur. De François Rabelais
  • Le travail du matin vaut de l'or. De Proverbe allemand
  • On est gai le matin, on est pendu le soir. De Voltaire / Charlot
  • La vérité et le matin s’éclaircissent avec le temps. De Proverbe amharique
  • Je meurs chaque nuit pour ressusciter chaque matin. De Georges Bernanos / Dialogue des carmélites
  • Partir le matin de bonne heure se décide le soir. De Proverbe malinké
  • L'avenir est à ceux qui se lèvent tôt, surtout le matin. De Anonyme
  • Vous devez rêver pour pouvoir vous lever le matin. De Billy Wilder
  • Installé depuis juillet 2017 de façon illégale sur la friche des filatures du Sartel, un camp rom est à l’origine de nuisances répétées pour les riverains. Après moult péripéties, il a été évacué ce matin. La Voix du Nord, Wattrelos: le «campement illicite» du Sartel démantelé ce matin
  • C’est encore un très beau mardi en perspective attendu sur nos contrées. Le soleil dominera en effet largement les débats du matin au soir, hormis de rares voiles d’altitude ici ou là. Les températures seront estivales mais sans excès, 26 à 28 degrés en journée. Léger vend de nord. Journal L'Est Eclair, Les ESSENTIELS du MATIN : seulement 5 femmes à TCM. Et si l’Aube s’agrandissait ? Masques obligatoires. Estac et Covid.

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Traductions du mot « matin »

Langue Traduction
Anglais morning
Espagnol mañana
Italien mattina
Allemand morgen
Chinois 早上
Arabe صباح
Portugais manhã
Russe утро
Japonais
Basque goizean
Corse mane
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Synonymes de « matin »

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Antonymes de « matin »

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