Bosse : définition de bosse


Bosse : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

BOSSE1, subst. fém.

I.− ANATOMIE
A.− Protubérance naturelle.
1. Protubérance anormale du dos ou de la poitrine résultant de la déviation de l'échine dorsale ou du sternum :
1. Le questionneur avait une grande figure pâle, des yeux tristes. Ce devait être des yeux d'infirme; il claudiquait, et la pélerine qui lui tombait à mi-jambe paraissait cacher une bosse, une protubérance, quelque extraordinaire déformation. Cocteau, Les Enfants terribles,1929, p. 13.
Spéc. Protubérance dorsale et pectorale que porte Polichinelle. Arlequin (...) frappait de sa batte la bosse jaune de Polichinelle (Adam, L'Enfant d'Austerlitz,1902, p. 13).
Loc. diverses
Pop., vx. Se donner, etc. une bosse de rire. Rire bruyamment, sans frein (cf. Benjamin, Gaspard, 1915, p. 11).Se donner, se faire, etc. une bosse. Faire ripaille, se livrer sans retenue aux plaisirs en général.
Fam. et pop. Rouler sa bosse. ,,La promener en tout lieu`` (DG). P. ext. Rouler sa bosse. ,,Changer continuellement de lieu de résidence sans avoir de situation stable`` (Dub.). Au fig. Rouler sa bosse. ,,Aller de l'avant, se mettre en train`` (Lar. 19e).
P. plaisant. et fam. Tomber sur la bosse de qqn. L'attaquer par derrière, le battre (cf. L. Paillet, Voleurs et volés, 1855, p. 78).,,Bosse est ici synon. de dos`` (Larch. 1880); ,,on dit aussi tomber sur le casaquin`` (France 1907).Au fig. Tomber sur la bosse de qqn. Médire (de quelqu'un) (cf. Dict. de l'arg. ou la Lang. des voleurs dévoilée, 1847, p. 201).
Arg. de théâtre, rare. [En parlant d'un critique et p. réf. à l'expr. il y a des bossus] Voir sa réputation diminuée :
2. Descaves laisse percer son dégoût du monde théâtral, de ce monde où Georges Daudet, ce formidable nul, est quelqu'un, de ce monde menteur, qui éreinte une pièce dans les corridors et en fait l'éloge le lendemain dans ses feuilletons. Il citait un dîner entre ces critiques, où Lemaître, se vantant du succès de Sarcey et d'Yvette Guilbert, avait fait dire : « Il est plus en bosse que jamais! » E. et J. de Goncourt, Journal,1895, p. 790.
Fig. et fam. Donner, tomber dans la bosse (p. allus. au bossu de la banque du Mississipi). ,,Donner dans le panneau, être dupé`` (Lar. 19e).
2. Protubérance naturelle que certains animaux portent sur le dos. La bosse du bison, du dromadaire; les bosses d'un chameau :
3. ... je n'ai à ma disposition, sur la bosse d'ailleurs confortable de ce mehari (sic), ni le grand dictionnaire d'Estienne, ni les lexiques de Passow, de Pape ou de Liddel-Scott. Benoit, L'Atlantide,1919, p. 99.
3. ANAT. Éminence arrondie située à la surface d'un os plat. Les bosses frontales, pariétales; la bosse nasale, occipitale (Ac. 1835-1932).
Spéc. Protubérance du crâne considérée par les phrénologues comme le signe d'une aptitude, d'un penchant :
4. David d'Angers croit devoir faire saillir les bosses qui correspondent aux qualités présumées de ses modèles. L. Réau, L'Art romantique,1930, p. 200.
Fig. et fam. [P. allus. au système du docteur Gall] Avoir la bosse de... Avoir des aptitudes pour... Avoir la bosse du mariage, de la version latine.
P. ext., VÉN. Bosses, subst. fém. plur. ,,Les deux excroissances charnues qui poussent sur le front du cerf, après la mue, pour donner naissance à sa nouvelle tête`` (Remig. 1963).
B.− P. ext. Enflure due à un choc, une contusion, principalement sur la tête. N'être plus que plaies et bosses. Bosses sanguines. ,,Épanchements sanguins qui se forment sur le crâne`` (Guérin 1892). Bosse sérosanguine. ,,Bosse existant quelquefois sur le crâne des enfants dont l'accouchement a été très long`` (Lar. méd. 1970) :
5. Je lavais une bosse, dans les cheveux d'un bambin. Frapié, La Maternelle,1904, p. 120.
Au fig., fam. N'aimer, ne chercher, ne demander, ne rêver, ne souhaiter que plaie(s) et bosse(s). ,,Se dit, au propre, des chirurgiens, pour exprimer qu'ils aiment à trouver occasion d'exercer leur art; et au fig. de ceux qui souhaitent qu'il y ait des querelles, des procès, qu'il arrive des malheurs, dans l'espérance d'en profiter, ou par pure malignité`` (Besch. 1845); (cf. Leclercq, Proverbes dramatiques, Le Mariage manqué ou On attrape plus de mouches avec du miel qu'avec du vinaigre, 1835, p. 59).
II.− P. anal. de forme. Élévation, partie renflée sur une surface plane. Les bosses d'une muraille (DG); une pièce d'argenterie pleine de bosses (Ac. 1932); vêtement qui fait des bosses (Pt Rob.).
A.− Inégalité sur une surface plane.
1. Élévation brusque et peu élevée du sol. Une longue bosse de terrain, une petite bosse de terre fraîche, des bosses montagneuses :
6. Le pilote, qui se dirige vers le détroit de Magellan, survole un peu au sud de Rio Gallegos une ancienne coulée de lave. Ces décombres pèsent sur la plaine de leurs vingt mètres d'épaisseur. Puis, il rencontre une seconde coulée, une troisième, et désormais chaque bosse du sol, chaque mamelon de deux cents mètres, porte au flanc son cratère. Saint-Exupéry, Terre des hommes,1939, p. 172.
Spéc., SP. Monticule de neige. Passage de bosses (GautratSki1969).SAL. Intervalle surélevé de terre séparant les marais salants (cf. Lar. 3, etc.)
2. Emplois partic.
a) B.-A.
− Domaine des arts décoratifs.Décor en relief. Relever, travailler en bosse. ,,Donner un relief et quelque convexité à certaines parties d'un ouvrage`` (Ac. 1932). Des ornements (faits) en bosse (Bastenaire, Daudenart, L'Art de fabriquer la faïence..., 1828, p. XI); vaisselle (relevée) en bosse (p. oppos. à la vaisselle plate) (Ac. 1835-1932).
− Domaine des arts plastiques.
DESSIN, PEINT. Figure ou portion de figure moulée en plâtre, d'après laquelle on dessine, on peint. Dessiner (d'après) la bosse; peindre, travailler d'après la bosse. Étude d'après la bosse (Ac. 1835-1932). Dessin d'après la bosse :
7. Après mon prix, au milieu de l'année, à la bosse, qui scandalisa tous les courtisans plus avancés que moi à la cour de M. Jay, mais que personne n'osa dire immérité, mon rang changea au dessin comme nous disions. Stendhal, Vie de Henry Brulard,t. 2, 1836, p. 348.
Arg. ,,Bosse (faire la bosse). Dessiner d'après la « ronde-bosse »`` (Sandry-Carr. Peintres 1963).
SCULPT. Relief. Ouvrages de/en ronde bosse. ,,Les ouvrages de plein relief, les statues proprement dites`` (Ac. 1835-1932). Ouvrages de demi-bosse. ,,Les bas-reliefs dont quelques parties sont saillantes et entièrement détachées du fond`` (Ac. 1835-1932) :
8. Les chambranles des fenêtres sont ornés de sirènes, sculptées en haute bosse, qui sortent la poitrine nue d'une gaîne de feuillage, et soutiennent de leurs têtes fines et rieuses un fronton échancré. Theuriet, La Maison des deux barbeaux,1879, p. 4.
Rem. À rapprocher de haut relief (ou relief entier), ,,ouvrage de sculpture qui est de l'épaisseur de toute la chose représentée`` (Ac. 1835) et de demi-relief, ,,celui où la représentation des objets sort à moitié d'un fond sur lequel elle semble posée`` (Ac. 1835).
b) CH. DE FER. ,,Partie de voie « en dos d'âne » d'une gare de triage, servant au débranchement des wagons en utilisant la déclivité vers les voies d'affectation`` (Quillet 1965). ,,Passer un train à la bosse (...)`` (Quillet 1965). ,,On dit aussi bosse de gravité et butte de triage`` (Quillet 1965).
c) JEUX (Jeu de paume).,,Partie saillante du mur sur laquelle la balle frappe à faux et est renvoyée par bricole`` (DG). Attaquer la bosse, donner dans la bosse. ,,Se dit lorsqu'on pousse la balle à l'endroit qui la renvoie dans le dedans`` (Ac. 1835, 1878). Défendre la bosse. ,,Lorsqu'on rechasse la balle avant qu'elle y puisse entrer`` (Ac. 1835, 1878). (Au billard).,,Rencontre d'une bille qui empêche la bille jouée de poursuivre sa course``(Lar. 20e, Lar. encyclop.). ,,Avoir une mauvaise bosse`` (Lar. 20e, Lar. encyclop.).
d) MAÇONN. ,,On dit d'un mur qui menace ruine, qu'il fait bosse, qu'il fait ventre`` (Besch. 1845). ,,Petit bossage laissé dans le parement d'une pierre, pour indiquer que la taille n'en est pas métrée, et qu'on enlève ensuite en ragréant`` (Jossier 1881).
e) NAV. ,,Angle saillant le long du rivage d'un fleuve`` (Ac. Compl. 1842). ,,Les bosses constituent des difficultés pour le halage`` (Lar. 19e).Bosse de nage. ,,Endroit précis du bordage sur lequel doit reposer l'aviron`` (Nouv. Lar. ill.). ,,Les bosses de nage n'existent que dans les embarcations dont le bordage est légèrement creusé en feston dans toute sa longueur`` (Lar. 19e).
f) SERR. Serrure à/en bosse. ,,Serrure appliquée en saillie sur le côté intérieur d'une porte`` (Ac. 1835-1932). ,,Ornement rivé ou soudé à l'extérieur de certaines serrures anciennes`` (Lar. 20e, Lar. 3) :
9. La bosse, entaillée dans le vantail, est visible à l'extérieur quand la porte est de peu d'épaisseur. F. Fillon, Le Serrurier,1942, p. 21.
g) TECHNOL. Appendice que l'on place sous le fer du cheval et qui est destiné à remédier aux défauts d'aplomb (cf. Littré, etc.). ,,Bosse d'une lame de verre. V. Boudine`` (Rob.).
B.− Partie renflée d'une surface. La bosse d'un tonneau (Rob.).La bosse d'un bouclier. ,,Partie convexe qui forme le centre du bouclier`` (DG).
Spéc., TECHNOL.
1. ,,Verre qui a été soufflé avec la fêle pour en faire un plat de verre avant qu'il ait été ouvert`` (Chesn. 1857).
2. ,,Dans les forges, partie saillante des cylindres entre lesquels on fait passer les barres de fer pour les aplatir ou les allonger`` (DG).
PRONONC. : [bɔs]. Buben 1935, § 53, rappelle que o conserve le timbre ouvert et bref ,,devant le groupe ss qui correspond à l'afr. -c-; bosse [bɔs], afr. boce, *bottia; brosse [bʀ ɔs], afr. broce, *bruscia ou germ. *burotja; crosse [kʀ ɔs], afr. croce, germ. *krukja croisé avec croc; cabosse, afr. caboce, ca + bosse; [que] le subst. cosse [kɔs] est bien écrit avec -ss- depuis l'époque la plus ancienne, mais [que] son étymologie (probablement *coccia) semble indiquer un -c- primitif; [que] les mots carrosse, colosse, molosse, rosse, gosse, etc. sont trop tardifs pour avoir pu participer à l'allongement résultant de la réduction de -ss-``. Pour le timbre de o devant ss dans ces mots ainsi que dans leurs dér., cf. aussi Clédat 1930, p. 44, G. Straka, Syst. des voyelles du fr. mod., Strasbourg, Inst. de Phonét., 1950, p. 22, Fouché Prononc. 1959, p. 77, et Grammont Prononc. 1966, p. 20. Enq. : /bos/.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. a) Mil. xiies. « protubérance, déformation » (Charroi de Nîmes, éd. R. Van Deyck − Textes et traitement automatique − 145); b) fin xiiies. « enflure due à un choc » (J. de Meung, Rose, ms. Dijon 526 var. note 11222-23, éd. E. Langlois, t. 3, p. 315); 2. a) 1174-1184 « gibbosité » (Chr. de Troyes, Perceval, éd. W. Roach, 4635); b) 1690 « protubérance normale chez certains animaux (chameaux, dromadaires) » (Fur.); 3. a) 1409-10 technol. « saillie sur une surface plane » (Comptes de la fabrique de St Pierre, Archives Aube G 1559, fo128 rodans Gdf. Compl. serrure a bosse); b) 1558 archit. bosse ronde (Comptes des bâtiments du Roi, p. 352 dans IGLF Techn.). Issu d'un type *bottia d'orig. obsc. (FEW t. 1, p. 467a), qui est postulé par l'ital. boccia « bouton de fleur » (DEI, s.v. boccia 3) et l'a. prov. bossa « bosse, tumeur » (Rayn.); l'hyp. d'un étymon frq. *bottja « pousse » (EWFS2. Gam. Rom.2t. 1, p. 335) dér. du frq. *bōtan « frapper, battre » (v. bouter) semble à écarter étant donné l'existence du roumain bot « boule » (v. aussi Cioranescu, Diccionario etimologico rumano, Madrid, 1966); l'hyp. d'une forme *buttia (D. S. Blondheim dans Romania, t. 39, p. 147) en rapport avec le b. lat. buttis « sorte de récipient » n'est à retenir que pour le franco-prov. bosse « sorte de fût » (cf. Pat. Suisse rom., s.v. bŏsa) et le terme d'artill. désignant une grenade incendiaire constituée d'une boule de verre emplie de poudre (1694, Corneille).
BBG. − Sain. Sources t. 3 1972 [1930], p. 10, 110, 169, 170.

BOSSE2, subst. fém.

MAR. Cordage fixé par une de ses extrémités à un point solide et qui sert principalement à tenir tendu le câble, etc. autour duquel il s'enroule :
À peine fûmes-nous à bord que des rafales isolées tombèrent de la montagne; l'une d'elles fut si violente que le bateau raidissant sa chaîne cassa ses bosses... J.-B. Charcot, La Mer du Gröenland,1929, p. 142.
Bosse! ,,Commandement pour faire appliquer les bosses et les bittes; autre commandement pour faire bosser le câble, et lui faire prendre un tour de bittes`` (Besch. 1845). Bosses cassantes. ,,Amarres qui, au cours du lancement d'un bâtiment, se rompent successivement, faisant office de frein`` (Gruss 1952). Bosse de canot, de chaloupe(s), d'embarcation(s). ,,Long cordage qui tient une embarcation attachée à côté ou derrière un navire`` (Jal1). Prendre une bosse. ,,Fixer, à l'aide d'une bosse, une manœuvre ou tout autre objet`` (Lar. 19e).
Prononc. et Orth. Cf. bosse1. Étymol. et Hist. 1516 (Documents relatifs à la mar. norm. aux XVeet XVIes., p. 36 dans IGLF Techn.) Semble se rattacher à bosse1à cause de la forme des nœuds (FEW t. 1, p. 467 a).
STAT. − Bosse1 et 2Fréq. abs. littér. : 515. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 518, b) 1 174; xxes. : a) 869, b) 595.
BBG. − Sain. Lang. par. 1920, p. 166.

Bosse : définition du Wiktionnaire

Nom commun 1

bosse \bɔs\ féminin

  1. Enflure, tumeur sur une région osseuse, causée par un choc ou une contusion.
    • L’autre jour, à table chez M. du Mans, Courcelles dit qu’il avait deux bosses à la tête, qui l’empêchaient de mettre une perruque : cette sottise nous fit tous sortir de table avant qu’on eût achevé de manger du fruit, de peur d’éclater à son nez : un peu après d’Olonne arriva ; M de La Rochefoucauld me dit : Madame, ils ne peuvent pas tenir tous deux dans cette chambre ; et en effet, Courcelles sortit. — (Marquise de Sévigné, Lettres de Madame de Sévigné, 20 février 1671)
    • S’il tombe, s’il se fait une bosse à la tête, s’il saigne du nez, s’il se coupe les doigts, au lieu de m’empresser autour de lui d’un air alarmé, je resterai tranquille, au moins pour un peu de temps. — (Jean-Jacques Rousseau, Émile ou De l’éducation, livre II, 1762)
    • […] bosse au front qu’il est d’usage de traiter au moyen de teinture d’arnica ou par l’application d’un corps froid tel qu’une pièce de deux sous. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 119)
    • Tandis que ma mère tâchait de conjurer la montée d'une bosse en pressant sur l'ecchymose une pièce de deux sous, le petit Paul dansait en riant aux éclats. — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, page 159)
    • Quand nous avions une bosse, notre mère appuyait très fort dessus avec une pièce de deux sous puis elle disait en riant :
      « Au moins, Napoléon III sert encore à quelque chose ! » Puis elle mettait une compresse d’arnica.
      — (Édouard Bled, J’avais un an en 1900, Fayard, 1987, Le Livre de Poche, page 109)
    • […] elle va se pencher, souffler dessus, tapoter, ce n’est rien du tout, voyons, comme elle extrait délicatement une épine, comme elle sort de son sac et presse contre la bosse pour l’empêcher de grossir une pièce de monnaie… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 95)
  2. Saillie du dos ou de la poitrine, causée par la déviation de l’épine dorsale ou du sternum.
    • Avoir une bosse par derrière.
  3. Protubérance naturelle qui est au dos de quelques animaux.
    • Le chameau a deux bosses ; le dromadaire n’en a qu’une.
  4. Toute élévation sur une surface.
    • Un plat d’argent plein de bosses.
    • Ce terrain offre quelques bosses.
  5. (En particulier) (Taille de pierre) Défaut de taille causé lorsque celle-ci est trop grasse consistant par l’apparition d’une zone surélevée par rapport à la surface travaillée.
    • Il y a de nombreuses bosses sur cette face, il va falloir repasser dessus pour les aplanir.
  6. (Agronomie) Maladie du froment dite aussi charbon.
  7. (Anatomie) Éminence arrondie qui se voit à la surface des os plats.
    • Une bosse frontale.
  8. (Militaire) Bosse à feu ou, simplement, bosse, grande bouteille de verre, qu’on remplissait de poudre, avec plusieurs mèches pendantes et allumées, et qu’on jetait avec une corde, afin que, se brisant dans sa chute, les mèches enflammassent la poudre.
  9. (Arts) Convexités extérieures servant à l’ornement.
    • Ce beau carrosse
      Où tant d’or se relève en bosse.
      — (Molière, Les Femmes savantes, III, 2, 1672)
    • Vois-tu ces boucliers roulant comme la lune à travers le brouillard ? Leurs bosses reluisent aux rayons du matin. — (François-René de Chateaubriand, Dargo, chant I, 1849, poème traduit du gallique en anglais par John Smith puis en français par Chateaubriand)
  10. (Jeu de paume) Endroit de la muraille, du côté de la grille, lequel renvoie la balle dans le dedans.
    • Attaquer la bosse. Donner dans la bosse.
  11. (Maçonnerie) Petit bossage laissé dans un parement pour indiquer qu’il n’est pas métré.
  12. (Maréchalerie) Appendice que l’on place sous le fer destiné à remédier aux défauts d’aplomb ; c’est une variété du crampon.
  13. (Marine) Bout de corde, qui sert à rejoindre des parties séparées, ou à saisir des cordages et d’autres choses.
    • À peine fûmes-nous à bord que des rafales isolées tombèrent de la montagne ; l’une d’elle fut si violente et soudaine que le bateau raidissant sa chaîne cassa ses bosses ; le frein du guindeau se rompit ; il fallu mouiller le seconde ancre pour pouvoir le réparer. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Retenir une manœuvre avec des bosses.
  14. (Métallurgie) Partie des aplatissoires dans une forge.
  15. (Peinture) Modèle formé d’une figure ou une portion de figure moulée en plâtre.
    • Une étude d’après la bosse.
  16. (Textile) Paquets de chardons à l’usage du foulon.
  17. (Vénerie) Première apparence du nouveau bois d’un cerf, qui a mis bas l’ancien.
  18. (Verrerie) Forme sphérique que le souffleur donne au verre.
  19. (Zoologie) Maladie des porcs dite aussi soie.
  20. (Argot) Dans l’argot maritime, partie de plaisir ou de débauche.
    • À regarder les singes aussi il se faisait des bosses de plaisir […] — (Guy de Maupassant, « Boitelle », dans La Main gauche, 1889)
  21. (Phrénologie) Protubérance en certains points du crâne, considérée comme indiquant quelques-unes des facultés fondamentales du cerveau.
  22. (Mathématiques) (Familier) Partie d’une courbe, qui passe d’une dérivée positive (représentation de croissance), à une dérivée négative (représentation de décroissance), en passant par un maximum.
    • La « bosse » consécutive au premier choc pétrolier n’a pas été observée dans de nombreux pays anglo-saxons […] — (INSEE, Partage de la valeur ajoutée, partage des profits et écarts de rémunérations en France, mai 2009)

Nom commun 2

bosse \bɔs\ masculin

  1. (Métrologie) (Désuet)
    • BOSSE, Stückle. Mesure de capacité pour liquides, usitée dans le canton de Neufchâtel. Le bosse = 2 ½ muids ou führling = 4 barriques = 12 ½ gerles = 24 brande ou bücke = 30 setiers ou eimer = 60 brochets ou stützen = 480 pots = 46080 pouces cubes de Paris = 201.18 gallons = 914.06 litres. — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
  2. (Par extension)(Saline) Baril servant à mettre le sel.
  3. (Par extension) (Savoie)(Suisse) Gros tonneau.
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Bosse : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

BOSSE. n. f.
Grosseur ou saillie contre nature qui se forme au dos ou à la poitrine par la déviation de l'épine dorsale ou du sternum. Grosse bosse. Avoir une bosse par devant, une bosse par derrière. Il se dit aussi de Certaines grosseurs que quelques animaux ont naturellement sur le dos. La bosse d'un chameau, d'un bison. En termes d'Anatomie, il se dit des Éminences arrondies qu'on remarque à la surface des os plats. Les bosses frontales. La bosse nasale. Les bosses pariétales. La bosse occipitale. Il se dit particulièrement des Protubérances du crâne considérées comme indices des penchants, des dispositions morales. Avoir la bosse de la musique, la bosse du vol, etc. Ce sens est ordinairement familier. Il se dit encore d'une Enflure, d'une tumeur qui provient d'un coup, d'une chute, d'une contusion. En tombant il s'est fait une bosse au front. Prov., Ne demander, ne chercher que plaies et bosses, Souhaiter qu'il y ait des querelles, des procès, qu'il arrive des malheurs, dans l'espérance d'en profiter ou par pure malignité. Il se dit aussi d'une Élévation dans toute superficie qui devrait être plate et unie. Un terrain plein de bosses. Une pièce d'argenterie pleine de bosses. Il se dit en outre pour Relief et s'emploie principalement dans les locutions suivantes : En termes de Sculpture, Ouvrages de ronde bosse, Les ouvrages de plein relief, les statues proprement dites. Ouvrages de demi-bosse, Les bas-reliefs dont quelques parties sont saillantes et entièrement détachées du fond. En termes de Dessin et de Peinture, Dessiner, peindre d'après la bosse, Dessiner, peindre d'après une figure ou une portion de figure moulée en plâtre. On dit de même Dessiner la bosse; et dans un sens analogue, Étude d'après la bosse. L'atelier des bosses. Une belle bosse, etc. En termes d'Orfèvrerie, Relever en bosse, Donner un relief et quelque convexité à certaines parties d'un ouvrage. De la vaisselle relevée en bosse, ou simplement De la vaisselle en bosse. On dit de même Travailler en bosse. Des ornements faits en bosse. En termes de Serrurerie, Serrure à bosse, Serrure appliquée en saillie sur le côté intérieur d'une porte. En termes de Marine, il se dit de Certains cordages très courts qui font dormant d'un bout sur un point solide et qui servent principalement à tenir tendu un câble, un grelin, etc. Retenir une manœuvre avec des bosses.

Bosse : définition du Littré (1872-1877)

BOSSE (bo-s') s. f.
  • 1Enflure, tumeur par suite d'une contusion, d'une chute. S'il tombe, s'il se fait une bosse à la tête, Rousseau, Ém. II. Il a dit qu'il avait deux bosses à la tête, Sévigné, 20.

    Familièrement. Ne demander, ne chercher que plaie et bosse, rechercher ou exciter les querelles. Nous ne demandons que plaie et bosse, Sévigné, 71. Souhaiter plaies et bosses à tout le monde, Sévigné, 395.

    Terme de vénerie. Première apparence du nouveau bois d'un cerf, qui a mis bas l'ancien.

  • 2Dans s le système phrénologique, protubérance en certain point du crâne, considérée comme indiquant quelques-unes des facultés fondamentales du cerveau. Le langage vulgaire s'est emparé de cette idée systématique et dit : avoir la bosse de quelque chose, pour : avoir des dispositions. Il a la bosse de la musique.
  • 3Protubérance, grosseur contre nature qui se forme au dos, et qui se manifeste aussi à la poitrine. Une bosse est produite par une déviation de l'épine dorsale.

    Protubérance naturelle qui est au dos de quelques animaux. Le chameau a deux bosses ; le dromadaire n'en a qu'une.

  • 4Toute élévation sur une surface. Un plat d'argent plein de bosses. Ce terrain offre quelques bosses.

    Terme d'anatomie. Éminence arrondie qui se voit sur certains OS. Bosse frontale, occipitale.

  • 5Terme du jeu de paume, endroit de la muraille, du côté de la grille, lequel renvoie la balle dans le dedans. Attaquer la bosse. Donner dans la bosse.

    Fig. Donner dans la bosse, être dupe.

  • 6 Terme de maçonnerie. Petit bossage laissé dans un parement pour indiquer qu'il n'est pas métré.
  • 7 Terme de sculpture et de peinture. Relief. Ouvrages de ronde bosse, de plein relief, les statues. Ouvrages de demi-bosse, les bas-reliefs dont certaines parties sont détachées et saillantes.

    Peindre, dessiner d'après la bosse, peindre, dessiner d'après une figure moulée. Il me fallut d'abord apprendre le dessin ; je dessinai d'après la bosse ; je dessinai d'après nature, Courier, Lett. II, 217.

  • 8 Terme d'arts. Convexités extérieures servant à l'ornement. Ce beau carrosse Où tant d'or se relève en bosse, Molière, F. sav. III, 2. Vois-tu ces boucliers… ? Leurs bosses reluisent aux rayons du matin, Chateaubriand, Dargo, 219.

    Vaisselle en bosse, vaisselle taillée en relief, par opposition à vaisselle sans ornement.

    Serrure à bosse, serrure en saillie à l'intérieur d'une porte.

  • 9 Terme d'artillerie. Bosse à feu ou, simplement, bosse, grande bouteille de verre, qu'on remplissait de poudre, avec plusieurs mèches pendantes et allumées, et qu'on jetait avec une corde, afin que, se brisant dans sa chute, les mèches enflammassent la poudre.
  • 10Partie des aplatissoires dans une forge.

    Forme sphérique que le vitrier donne au verre.

    Terme de maréchalerie. Appendice que l'on place sous le fer destiné à remédier aux défauts d'aplomb ; c'est une variété du crampon.

    Paquets de chardons à l'usage du foulon

  • 11Maladie du froment dite aussi charbon.

    Maladie des porcs dite aussi soie.

  • 12 Terme de marine. Les bosses sont des bouts de cordes, qui servent à rejoindre des parties séparées, ou à saisir des cordages et d'autres choses. Prendre une bosse, amarrer une bosse à quelque manœuvre.

    Dans l'argot maritime, partie de plaisir ou de débauche. De là vient la locution populaire, se donner une bosse, faire un bon repas ; à moins qu'elle n'ait été suggérée par l'idée que, quand on a bien mangé, le ventre s'arrondit. Ces gaillards-là se font une fameuse bosse.

HISTORIQUE

XIIIe s. Tiex cop lor donrai sor les testes, Que lever i ferai tex boces, Qu'il en perdront mitres et croces, la Rose, 11411. Car toutes boces [il] peut crever Et son cuer jusqu'au vif caver, Pour garir tous mors [morsures] de serpent, J. de Meung, Tr. 622.

XVe s. Et en y mourut de boce [bubon, peste] et de mal du corps plus de vingt mille personnes, Froissart, II, III, 30. Et estoit en devant le jeune seneschal de Hainaut, mort sur son lit de la bosse, Froissart, II, II, 94. Et tantost lui vinrent quatre bosses, dont elle fut très bien guarie, Louis XI, Nouv. LV.

XVIe s. Au demeurant il fera bonne bosse, avec la dedaigneuse altesse de son infante, qui servira plus à la ruiner qu'à l'agrandir, Sat. Mén. p. 179. Ils dressent des figures enlevées en bosses ou en plates peintures, Paré, Mumie, 5.

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Bosse : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

* BOSSE, s. f. se dit en général de toute éminence sphérique, soit essentielle, soit accidentelle au corps où cette forme se remarque. Le bossué est l’opposé de bossu : le premier marque enfoncement, & l’autre saillie, & ils peuvent se trouver en même tems sur un corps mince ; si ce corps est bossué d’un côté, il sera bossu de l’autre. La bosse est accidentelle, toutes les fois qu’elle gâte la forme totale ; elle est essentielle, quand elle est un effet de l’art, & une suite de la conformation ou de l’usage de l’ouvrage.

Bosse, vice de conformation, qui consiste en ce que l’épine du dos est convexe & voûtée, & quelquefois le sternum. La moelle de l’épine & les nerfs qui en sortent, sont comprimés par ce dérangement ; de là vient l’amaigrissement du corps, tandis que la tête grossit ; les nerfs du cerveau sont d’autant plus actifs & plus nourris, que ceux de la moelle de l’épine sont plus affoiblis. C’est peut-être pour cette raison, dit M. Daubenton (Hist. nat. tom. III.), que les bossus ont ordinairement plus d’esprit que les autres. La regle n’est pourtant pas générale, & l’auteur ne donne cette explication que comme une conjecture. Voyez Rachitis. (O)

Bosse, en Anatomie ; épithete dont on se sert pour caractériser une éminence. Voyez Eminence.

Ainsi on dit la protubérance ou bosse occipitale. Voy. Occipital. (L)

Bosse ou Rondebosse, en Architecture, est toute figure qui sert à l’ornement d’un édifice ; ou plus généralement tout ouvrage de sculpture, dont les parties ont leur véritable rondeur, & sont isolées comme les figures. On appelle demi-bosse, un bas relief, qui a des parties saillantes & détachées. (P)

Bosse, en terme de Bâtiment ; c’est dans le parement d’une pierre un petit bossage que l’ouvrier laisse pour marquer que la taille n’en est pas toisée, & qu’il ôte après en ragréant. (P)

Bosse (travailler d’après la), se dit, en Dessein, d’un éleve ou d’un maître qui copie d’après une figure de relief, soit en marbre, soit en plâtre. (R)

Bosse, en Marine, se dit de bouteilles de verre fort minces, qu’on remplit de quatre à cinq livres de poudre, qu’on garnit de plusieurs meches qui pendent du goulot, & d’un bouchon, qu’on allume & qu’on lance d’un vaisseau dans un autre, avec une corde longue de quatre à cinq piés : cette machine venant à se briser, met le feu dans le bâtiment, & répand le desordre entre l’équipage. On dit qu’elle est d’usage sur la Méditerranée.

Bosses, s. f. pl. (Marine.) ce sont des bouts de corde d’une médiocre longueur, ayant à leurs extrémités des nœuds nommés cul de port doubles. L’usage des bosses est de rejoindre une manœuvre rompue, ou qu’un coup de canon aura coupée ; ce qui est fort nécessaire dans un combat.

Bosses pour les haubans. Voyez Hauban.

Bosses à éguillettes ou à raban, bosses de cable ; ce sont les bosses qui sont pour le cable, c’est-à-dire qui ont au bout une petite corde qui sert à saisir le cable lorsque le vaisseau est à l’ancre.

Bosses à foüet ; ce sont celles qui étant tressées par le bout, vont jusqu’à la pointe en diminuant.

Bosse du bossoir ; c’est la manœuvre qui sert à tirer l’ancre hors de l’eau, pour l’amener au bossoir lorsqu’elle paroît. Voyez Candelette.

Bosses de chaloupe ou de canot ; ce sont les cordes dont on se sert pour amarrer les chaloupes & les canots.

Prendre une bosse ; c’est-à-dire amarrer une bosse à quelque manœuvre. (Z)

Bosse (serrure à) ; elle s’attache en-dehors, soit avec des clous rivés, soit avec des vis, dont les écrous sont placés en-dedans, & se ferme à moraillon. Voyez la description de cette serrure à l’article Serrure.

Bosse, dans les grosses Forges ; on donne ce nom à une partie des applatissoires. Voyez Applatissoire & grosses Forges.

Bosse, (Œconomie rustiq.) c’est ainsi qu’on appelle à la campagne les paquets de chardons que l’on fait pour être vendus aux drapiers, laineurs, couverturiers, &c.

Bosse, a aussi son acception en Orfévrerie. La vaisselle se distribue en plate & en vaisselle en bosse. La plate comprend les assiettes, les plats, les cuilleres, & tout ce qui n’a pas une concavité considérable. Celle en bosse comprend tous les grands vaisseaux qui ont un ventre & un cou, comme seaux, flacons, aiguieres, bassins profonds, &c.

Bosse, chez les Paumiers, se dit ou d’une éminence ronde pratiquée en saillie, d’un pié ou environ de diametre, sur quatre à cinq de haut, du côté de la grille ; ou d’un angle obtus que le mur du côté de la grille fait au même endroit, dans lequel la balle venant à frapper, elle est très-difficile à juger pour ceux qui ont à la prendre.

* Bosses, dans les Salines ; c’est ainsi qu’on appelle des tonneaux pleins de sel en grain, ou de sel trié, destiné pour satisfaire aux engagemens de la France avec les cantons Catholiques de Suisse. Les bosses doivent contenir seize fierlins, mesure de Berne, qui sont évalués sur le pié de quatre charges deux tiers, & la charge à raison de cent trente livres : cependant les seize fierlins ne pesent environ que cinq cens cinquante à soixante livres. Quoique le sel trié soit le moins humide de celui qui se tire de la poêle, sur les bords de laquelle on le laisse assez long-tems en monceaux, pour que la plus grande partie de la muire s’en écoule ; cependant une des principales conditions du traité du Roi & du fermier avec les Suisses, c’est qu’il ait été déposé pendant six semaines sur les étuailles, avant que d’être mis dans les bosses. Les ouvriers qu’on appelle poulains, & qui emplissent les bosses, entrent dedans à la quatrieme mesure, c’est-à-dire au quatrieme gruau qu’on y verse, & foulent le sel avec les piés, & ainsi de quatre en quatre mesures. Elles restent ensuite huit jours sur leurs fonds ; après quoi on bat encore le sel de dix-huit coups de pilon ou demoiselle. On ajoûte la quantité nécessaire pour qu’elles soient bien pleines ; on les ferme, & on les marque d’une lettre. Chaque lettre a cent bosses. Les bosses rendues à Grandson & à Yverdun, y doivent encore rester trois semaines en dépôt. On les mesure encore de nouveau, & l’entrepreneur des voitures, à qui le fermier passe pour déchet 9 pour 100 en-dedans, ce qui fait cent bosses pour quatre-vingt-onze, est tenu de les remplir de maniere qu’il n’en revienne pas de plaintes.

Bosses (contrôleur à l’emplissage des) ; c’est un officier gagé dans des Salines, qui veille à ce que les poulains fassent bien leur devoir, & que les bosses soient bien pleines. Voyez Poulain.

Bosse, se dit, en Vénerie, de la premiere poussée d’un cerf qui a mis bas ; ce qui commence des les mois de Mars ou d’Avril. Il se prend en même sens pour le chevreuil. C’est dans l’une & l’autre l’éminence d’où sort le mairin, la perche, ou le fût du bois. Cette éminence se nomme meule dans le premier de ces animaux, & enflûre dans le second.

* Bosse, terme de Verrerie ; c’est la forme que l’ouvrier appellé bossier, donne à la matiere vitrifiée, en l’allongeant, polissant, tournant sur le marbre, & soufflant à plusieurs reprises. La bosse a la figure d’un globe d’environ deux piés de tour : elle tient à la felle par une espece de col. C’est ce globe qui deviendra par les opérations subséquentes, un plat de verre à vitre. Voyez Verrerie a vitre.

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Étymologie de « bosse »

Étymologie de bosse - Littré

Picard, boche ; norm. bosche, ulcère ; provenç. bossa ; ital. bozza ; bas-lat. bocia, bocium. Diez le rattache à l'allemand butze, butzen, qui signifie quelque chose d'émoussé, d'obtus ; flamand, butse, bosse. Il faut en rapprocher le celtique : bas-bret. bos, bosen, tumeur pestilentielle ; kymri, bôth, tumeur.

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Phonétique du mot « bosse »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
bosse bɔs play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « bosse »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « bosse »

  • Plusieurs raisons pourraient expliquer sa présence à Montréal. En revenant des Caraïbes, où il passe l’hiver, le rorqual à bosse a peut-être pris une série de mauvaises décisions en chassant un banc de poissons, ce qui l'aurait mené à s'enfoncer dans l'estuaire. Le Journal de Montréal, Que fait le rorqual à bosse à Montréal? | JDM
  • Le biologiste prévient que la situation pourrait devenir problématique à moyen terme pour le rorqual à bosse s’il ne retourne pas en eau salée. «Ça pourrait mal se terminer. C’est quand même un endroit inusité et pas tout à fait approprié pour lui.» Le Journal de Montréal, Le périple «complètement fou» du rorqual à bosse | JDM
  • C'est probablement la même que celle observée il y a quelques jours près de la ville de Québec. Une baleine à bosse a remonté le fleuve Saint-Laurent avant d'arriver samedi matin à Montréal, a indiqué à l'AFP Marie-Ève Muller, porte-parole du réseau québécois d'urgences pour les mammifères marins (RQUMM). ladepeche.fr, Égarée, une baleine à bosse aperçue à Montréal - ladepeche.fr
  • Bien lui en a pris. Une fois proche du geyser il se rend compte qu’il s’agit d’une baleine à bosse. , Un bateau croise la route d'une baleine à bosse au large de Dieppe | Les Informations Dieppoises
  • Méfiez-vous des philosophies de poche. C'est comme la petite monnaie et les clés : ça fait des bosses, et puis ça fait des trous. De Francis Dannemark / Sans nouvelles du paradis
  • La vie n'est pas lisse ! Elle est pleine de bosses et de creux, rude et tourmentée ! la vie est faite de noeuds ! De Marie Gagnier / Une île à la dérive
  • À l'époque des Trente Glorieuses, on n'avait pas besoin de bagages, il fallait juste avoir envie de bosser. De Jean-Pierre Coffe / Le Figaro
  • Si l'union fait la force, les coups font les bosses. De Proverbe québécois
  • A se cogner la tête contre les murs, il ne vient que des bosses. De Proverbe français
  • Les chameaux ne rient pas entre eux de leurs bosses. De Proverbe peul
  • Les chameaux ne se moquent pas réciproquement de leurs bosses. De Proverbe touareg
  • Si ton lit bouge et fait une bosse, c’est qu’il y a un singe dedans. De Proverbe africain
  • Attends d'avoir traversé la rivière pour dire au crocodile qu'il a une bosse sur le nez. De Proverbe ashanti
  • Le singe ne voit pas la bosse qu’il a sur le front. De Proverbe africain
  • Si le chameau pouvait voir sa bosse, il tomberait de honte. De Proverbe libanais
  • Le chameau ne voit pas sa propre bosse, il voit la bosse de son frère. De Proverbe arabe
  • Pardon ne guérit pas la bosse. De Proverbe guadeloupéen
  • Le bossu ne voit pas sa bosse. De Proverbe français

Images d'illustration du mot « bosse »

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Traductions du mot « bosse »

Langue Traduction
Portugais galo
Allemand beule
Italien gobba
Espagnol joroba
Anglais bump
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Synonymes de « bosse »

Source : synonymes de bosse sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « bosse »



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