Vapeur : définition de vapeur

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Vapeur : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

VAPEUR1, subst. fém.

A. −
1. Amas visible de fines gouttelettes d'eau de condensation en suspension dans l'atmosphère. Vapeur blanche, légère; la vapeur flotte, monte, voltige, se dissipe. Une brume vague floconnait sur le lac, une brume, non,une buée, une vapeur de vapeur, de quoi fondre ou comme ouater ce que l'eau morte aurait eu de trop métallique (Bourget, Cosmopolis, 1893, p. 466):
... sur la campagne, se levaient lentement de gros nuages. Ils naissaient par dilatation du sein de leur propre puissance et ils se gonflaient insensiblement en volutes lourdes, dont les vapeurs s'accumulaient peu à peu, à l'Ouest, sur une colline solitaire. Bosco, Mas Théot., 1945, p. 252.
2. En partic.
a) Émanation visible de l'haleine ou de la sueur. Les casques sont blancs de givre. Les hommes fument de la tête aux pieds, comme des chevaux; ils portent leur vapeur dans leurs pas, toute la compagnie est dans le brouillard de sa sueur (Giono, Gd troupeau, 1931, p. 239).V. brouillard1ex. 4.Littér. On présente en vain à la bouche du prince le verre qui couvroit la tabatière du roi, la vapeur de la vie ne parut point sur le verre (Chateaubr., Mél. hist., 1827, p. 217).
b) Eau vaporisée. Un coquemar de terre brune laissait fuser une fine vapeur de son couvercle (Moselly, Terres lorr., 1907, p. 64).Elle souleva le couvercle de la marmite; puis, le visage aveuglé d'une vapeur ardente, saisit sur la cheminée une poignée de sel (A. France, Vie fleur, 1922, p. 368).
3. P. anal., littér. Amas fin et léger. Synon. nuage.La lumière y entrait à flots [dans la nef]. Arrivant à travers chaque verrière par grands jets distincts, elle allait s'écraser en face sur la muraille puis, rebondissant, éclaboussait l'espace d'une vapeur de poussières illuminées (Estaunié, Vie secrète, 1908, p. 75).La crépelure domptée de ses cheveux châtains se révélait, quand même, en petites ondes qui accrochaient la lumière, en vapeur dorée sur la nuque et près des oreilles (Colette, Mais. Cl., 1922, p. 142).
4. Au fig., littér. Chose inconsistante et illusoire. L'enfant à la grosse tête ronde a reçu tous les dons, même celui du tra-vail, sans lequel tous autres ne sont que vapeurs et fumées (Duhamel, Cécile, 1938, p. 70).
B. − Vapeur (d'eau). Eau amenée à l'état gazeux, au-dessus de son point d'ébullition.
1. [Utilisée notamment comme source d'énergie] Bateau, locomotive, presse à vapeur. Deux grues à vapeur semblables à des clochers (Barbusse, Feu, 1916, p. 102).En appos. Charbon(-)vapeur. Charbon destiné à produire de la vapeur en chaudière ou en centrale thermique. Varsovie, afin d'assurer des débouchés réguliers à son charbon, souhaiterait que la France s'engage à maintenir au-delà de 1982 ses importations de charbon-vapeur (utilisé dans les centrales thermiques) à un niveau élevé (L'Express, 28 juill. 1979, p. 45, col. 2).
Cheval-vapeur*. Machine* à vapeur.
Loc. verb. Inverser* la vapeur; à pleine vapeur. Renverser* la vapeur.
Loc. adv. À toute vapeur; à pleine vapeur. En utilisant toute la vapeur possible; p. ext., très vite. Ces câbles, déroulés et enroulés à toute vapeur par les bobines de la machine (Zola, Germinal, 1885, p. 1158).Et tout de suite, hommes et bagages s'engouffrent dans le train qui part à toute vapeur (Bourget, Ét. angl., 1888, p. 115).À la vapeur (vieilli). Très vite. Convenez que l'on mène maintenant l'existence un peu trop vite (...) on fait aller sa jeunesse à la vapeur (Kock, Compagn. Truffe, 1861, p. 5).Mais vous êtes, vous, d'une génération si pressée, si pressée (...) vous vous êtes marié, comme vous faites toutes choses (...) à la vapeur (Sardou, Fam. Benoîton, 1865, p. 89).
P. méton. Usage de l'énergie obtenue par la machine à vapeur. Malgré la vogue du diesel, la vapeur a conservé cependant de nombreux adeptes (Le Masson, Mar., 1951, p. 76).
Loc. verb. Être/marcher à voile et à vapeur. Utiliser ce double mode de propulsion. Un navire est un monde. Quand il marche, comme celui-ci, en même temps à la vapeur et à la voile (Audiberti, Quoat, 1946, 1ertabl., p. 17).Au fig., pop. Être bisexuel(le). J'ai une copine, Josiane, qui s'est laissé toucher, embrasser et tout par une commerçante de Juan-les-Pins (...). Josiane elle marchait à voile et à vapeur et ça m'étonnait qu'elle aille jusqu'au bout avec ce type-là parce que d'abord il était pas beau et qu'en plus il était fauché (J. Lanzmann, L'Âge d'amour, 1987 [1979], p. 8 et 47 ds Bernet-Rézeau 1989).
2. [Usages domestiques]
a) À la vapeur. [Qualifiant un mode de cuisson] Pommes de terre cuites à la vapeur (p. ell. pommes vapeur). Une poularde à la crème et aux champignons, une timbale de riz à la vapeur (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 197).Les produits en boyaux sont (...) fumés avant d'être cuits à l'eau ou à la vapeur (Industr. conserves, 1950, p. 26).
b) Bain de vapeur. Bain pris dans une étuve humide. Les clients peuvent se contenter d'un bain de vapeur; ils peuvent aussi prendre un bain d'eau tiède (Faral, Vie temps st Louis, 1942, p. 192).
c) Fer à vapeur. Fer à repasser utilisant la vapeur d'eau pour humidifier le linge et le repasser plus facilement. La pattemouille, c'est fini. Vive les fers à vapeur (Le Point, 29 nov. 1976, p. 51, col. 2).
C. −
1. Vieilli. Exhalaison de corps liquides ou solides. Vapeurs d'encens, d'opium, de tabac; vapeur aromatique, désinfectante; vapeurs épaisses, suffocantes. Cette journée [de noces] toute fumante de sueur, d'encens, d'haleine de bétail, de vapeur de sauces (Colette, Mais. Cl., 1922, p. 111).
[En cont. métaph.] De cette vie factice, aux joies fausses, se dégage, hélas! une vapeur malsaine, non point vraiment une odeur de débauche, mais comme un parfum fatal de liberté (Vallès, Réfract., 1865, p. 24).
2.
a) MÉD. ANC. Exhalaison supposée monter du sang et des autres humeurs jusqu'au cerveau. Vapeur maligne (Rob. 1985). P. métaph. Sarcey me disait fort souvent: « Une bonne digestion, voilà l'image la plus approchante et la meilleure preuve de l'existence de l'âme. Tout le reste n'est qu'inquiétude inutile, billevesées, vapeurs noires » (Miomandre, Écrit sur eau, 1908, p. 121).
b) Au plur., vieilli ou iron. [Surtout appliqué à une femme] Étourdissements, vertiges, migraines, malaises divers. Elle a, depuis quelque temps, ce qu'on appelait autrefois des « vapeurs? (...) » elle rougit et pâlit sans motif (Gyp, Tante joujou, 1891, p. 78).Elle rougissait par bouffées et sans raisons sensibles. Joseph dit: Vous avez des vapeurs? (Duhamel, Passion J. Pasquier, 1945, p. 174).
c) Littér. Trouble du cerveau occasionné par l'absorption d'alcool en trop grande quantité. Les vapeurs du vin, de l'alcool. Sa cervelle obscurcie par les vapeurs de la bombance (Flaub., MmeBovary, t. 1, 1857, p. 33).Richard commençait à rougir sous l'effet de la réplétion et la vapeur des breuvages lui brouillait légèrement la vue (Duhamel, Cécile, 1938, p. 178).
P. métaph. Trouble causé par un sentiment, une passion, une sensation. Vapeurs de la colère, de l'orgueil. Les flottantes exhalaisons de l'herbe (...) imprégnaient l'air d'une langueur tendre, d'un bonheur léger, comme d'une vapeur de bien-être (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Femme de Paul, 1881, p. 1223).Nous rentrâmes, la tête bourdonnante des vapeurs de l'insouciance et du plaisir (Arnoux, Algorithme, 1948, p. 72).
D. − PHYS., CHIM. Forme gazeuse d'un corps liquide qui se vaporise ou d'un solide qui se sublime. Vapeur d'alcool, d'essence, d'éther, de goudron, de mercure. Dans la distillation, c'est la vapeur qui constitue le produit à recueillir (Ser, Phys. industr., 1890, p. 355).Les produits pétrolifères portés à une température supérieure à leur point d'inflammabilité peuvent prendre feu. Les vapeurs qu'ils émettent, mélangées en certaines proportions avec de l'air, peuvent faire explosion (Chartrou, Pétroles natur. et artif., 1931, p. 172).V. éblouissement ex. 3.
Vapeur d'eau. V. supra B.
Vapeur saturante*. Vapeur sèche. V. sec I A 1 c.
REM. 1.
Vape, subst. fém.,arg. a) Situation louche, suspecte. Ils renâclaient presque toujours au moment de douiller (...), il leur passait une inquiétude (...) ils sentaient malgré tout la vape... Que c'était un petit flouze qu'ils reverraient jamais (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 447).b) Au sing. ou au plur. [Surtout dans des loc. verb.] État d'hébétude, de somnolence dû à la fatigue, à l'alcool, à un malaise, etc. Tomber dans la vape; être dans les vapes. Il devait [à 11 h du matin] être en pleine vape, quelque part, camé à bloc (Simonin, Touchez pas au grisbi, 1953, p. 83).
2.
Vaporiste, subst. masc.,ch. de fer. a) Conducteur d'une locomotive à vapeur. (Dict. xxes.). b) Partisan de la traction à vapeur. Beaucoup de « vaporistes » (...) se demandèrent s'il n'existerait pas une autre solution au problème de la routière mécanique individuelle. À défaut de la vapeur, décidément peu pratique, ne pourrait-on faire appel à un autre agent moteur? (P. Rousseau, Hist. transp., 1961, p. 477).
Prononc. et Orth.: [vapœ:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1265 vapour « espèce de fumée s'élevant des corps humides sous l'action de la chaleur » (Brunet Latin, Trésor, I, 106, éd. F. J. Carmody, p. 90); b) 1575 spéc. vapeur de l'eau (Paré, Œuvres, XXV, 24, éd. J.-Fr. Malgaigne, t. 3, p. 561); 2. a) xives. [ms.] « exhalaison qui se dégage d'une substance » (Fragm. d'un livre de medecine, ms. Berne A 95, fo12 rods Gdf. Compl.); b) 1610 vapeurs « effet euphorique dû à l'absorption d'alcool » (Béroalde de Verville, Moyen de parvenir, 38, 9, éd. A. Tournon, p. 106); 3. a) 1609 méd. anc. « humeur subtile qui s'élève des parties basses et trouble le cerveau » (Régnier, Satires, XII, 51, éd. G. Raibaud, p. 154: tout ce qu'elle espere Des biens que l'hypocondre en ses vapeurs promet Quand l'humeur ou le vin lui barbouillent l'armet); cf. 1684 vapeur de fille anc. nom de l'hystérie (Mmede Sévigné, Corresp., éd. R. Duchêne, t. 3, p. 147); b) 1609 « chose vaine, futile » (Régnier, op. cit., VI, 167, p. 67: Mais ce traître cruel [l'Honneur] [...] Qui nous gonfle le cœur de vapeurs et de vent); 4. 1765 (Encyclop. t. 16: vapeur, vaporeux, se dit en Peinture, lorsque la perspective aërienne est bien entendue dans un tableau, et qu'il y regne un très-léger brouillard qui rend les objets tendres et flous); 5. a) 1784 (Maillard, Théorie des machines mues par la force de la vapeur de l'eau [titre] ds Wexler, p. 98, note 11); b) 1794 (Journal des Mines, 1, 62, ibid., note 9: Nous croyons nécessaire d'adopter cette dénomination [machine à vapeur] au lieu de celle de pompe à feu [...]. L'eau réduite en vapeur en est le moteur: le feu n'est que la cause de la vaporisation [...] on n'a fait ici que traduire l'expression anglaise steam engine); c) 1825 cuire à la vapeur, turbot à la vapeur (Brillat-Sav., Physiol. goût, pp. 337, 339); d) 1861 marcher à pleine vapeur (Armengaud, Moteurs à vapeur, t. 2, p. 404); e) 1868 à toute vapeur (Verne, Enf. cap. Grant, t. 1, p. 38); 6. a) 1847 fig. (Féval, Fils diable, t. 7, p. 31: Quant au chemin de fer, ça marche à pleine vapeur! Dix mille demandes d'actions depuis lundi!); b) 1865 à la vapeur « à toute vitesse » (Sardou, loc. cit.). Empr. au lat.vapor subst. masc. « vapeur d'eau, exhalaison, fumée », dans la lang. de l'époque impériale « chaleur », au fig. « bouffées de chaleur » et « état d'excitation (de l'esprit) », att. au sens de « vanité » chez les aut. chrét. (v. Blaise Lat. chrét.); en fr. vapeur a été fait fém. p. anal. avec les termes en -eur*. Pour désigner les nouv. machines utilisant la force motrice de la vapeur d'eau, il y eut fin xviiie-déb. xixes. une période d'hésitation pendant laquelle coexistèrent des périphrases (cf. en 1804 la description de la voiture inventée en 1769 par le mécanicien fr. Cugnot: « cabriolet qui était conduit par le feu et la vapeur de l'eau », v. Wexler, p. 97), le type (machine) à feu (supra ex. cité sous 5 b), et le syntagme à vapeur qui devait l'emporter (quand vapeur empl. absol. fut compris comme « source d'énergie, force motrice » cf. 1829, Béranger, Chans., t. 3, p. 251: la presse éclaire, et le gaz illumine et la vapeur vole aplanir les mers); à vapeur corresp. aux dénom. angl. dans lesquelles steam « vapeur » entre en compos. avec le nom de l'engin: steamengine 1751 (à côté de fire-engine) pour désigner un engin mû par la vapeur, 1815 au sens de « locomotive », steamboat dep. 1787 (v. NED), cf. steamcarriage rendu par « chariot à vapeur » 1815 et steamhorse par « cheval de vapeur » 1821 (cités par Wexler, pp. 100-101). Bbg. Furukawa (N.). Le Nombre gramm. en fr. contemp. Tokyo, 1977, pp. 166-167. − Quem. DDL t. 20, 23 (s.v. vape), 28, 30, 33, 41.

VAPEUR2, subst. masc.

A. − NAV. Bateau à vapeur. Vapeur à roues; partir à bord d'un vapeur, par le vapeur; prendre le vapeur. La vedette avançait toujours: le roulis était assez fort pour que la silhouette basse et trouble du vapeur semblât se balancer lentement sur le fleuve (Malraux, Cond. hum., 1933, p. 232).
B. − CH. DE FER. ,,Train remorqué par une locomotive à vapeur`` (Quillet 1965).
Prononc. et Orth.: [vapœ:ʀ]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. [1828 subst. fém. (Stendhal, Lett. à M' Sutton Sharpe, in Corresp., II, p. 489 ds Fr. mod. t. 20, p. 308: En deux heures, la vapeur, comme on dit en France, vous conduira à Honfleur)] 1841 subst. masc. (Flaub., Souv., p. 81). De vapeur1*, p. ell. de bateau* dans l'expr. bateau à vapeur (dep. 1821, Courier, Pamphlets pol., Disc. souscr. acquis. de Chambord, p. 73; cf. 1820 deux bateaux-vapeur, J.-J. Ampère, Corresp., p. 172), corresp. à l'angl. steam-boat att. dep. 1787 (v. NED; cf. steamer « id. » dep. 1825).
STAT. Vapeur1 et 2. Fréq. abs. littér.: 2 720. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 4 230, b) 5 961; xxes.: a) 3 830, b) 2 459.
BBG.Greimas (A.-J.). Nouv. dat. Fr. mod. 1952, t. 20, p. 308. − Kemna 1901, p. 83. − Quem. DDL t. 31.

Vapeur : définition du Wiktionnaire

Nom commun 1

vapeur \va.pœʁ\ féminin

  1. (Physique) Exhalaison gazeuse résultant de la transformation partielle ou totale d’une substance ordinairement liquide ou solide en gaz.
    • Les matières fines entraînées et la vapeur de plomb se transforment entièrement en oxyde, en sulfate et en carbonate de plomb, au contact des gaz contenant des acides sulfureux et carbonique et de l’oxygène encore libre. — (Louis Édouard Rivot, Principes généraux du traitement des minerais métalliques : traité de métallurgie théorique et pratique, vol. 2, 1872)
    • La nitratation s’opère dans des cuves en grès par 5 kilogrammes à la fois. Il se dégage d’abondantes vapeurs rutilantes qu’on récupère dans des tours de condensation. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
    • Les hormones (2,4-D; 2,4-DB; 2,4-MCPA; 2,4-MCPB, fluroxypyr, piclorame…) peuvent provoquer des phytotoxicités importantes par leurs vapeurs ou les embruns de pulvérisation. Il est déconseillé de les utiliser par forte chaleur. — (Éliane Lachuer, Les Produits phytosanitaires : Distribution et application, vol.1, Éducagri, 2012, p. 192)
  2. (Physique) (Absolument) Vapeur d’eau. Eau dans la phase gazeuse, qui est transparente.
    • Souvent on voit la partie inférieure du nuage s’effranger en averses pour inonder de pluie les pentes basses, tandis que plus haut les vapeurs plus froides se déchargent de flocons de neige. — (Élisée Reclus, La Terre : description des phénomènes de la vie du globe, vol. 1, 1868, p. 219)
    • La vapeur, tant pour le service de la machine et d’une pompe spéciale que pour le chauffage des bassines, est produite par deux chaudières dont une de rechange. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
    • […] et, à cet instant précis, le halètement sourd d’une locomotive et son cri rauque montant dans un jet de vapeur, m’emplirent d’un tel tumulte de sensations heurtées qu’eussé-je vu l’océan surgir et balayer de contraste le hideux mur de l’hôpital Lariboisière, ma stupéfaction n’aurait pas été plus profonde. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
  3. (Populaire) Eau gazeuse chaude avec une condensation d’eau liquide, visible comme un brouillard.
  4. (Par extension) Force locomotrice de la vapeur d’eau.
    • Le curage des vases de la Darse au moyen d’un dragueur à la vapeur de la force de 14 chevaux, a été complet en 1837. — (Répertoire des travaux de la Société de statistique de Marseille, 1838, p. 370)
  5. (Par extension) (Familier) Sorte de fumée qui s’élève des choses humides par l’effet de la chaleur.
    • […] le ciel était à peine éclairci et la même vapeur sombre enveloppait tout et effaçait les contours des objets. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française d’Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
    • (Figuré) - Othon se coucha, ses yeux à demi ouverts distinguèrent encore pendant quelque temps les objets qui l’entouraient d’une manière incertaine […] bientôt tout se confondit dans une vapeur grisâtre, dans laquelle chaque chose perdit sa forme et sa couleur, enfin, il ferma les yeux tout à fait et s’endormit. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
  6. (Au pluriel) (Vieilli) Troubles de santé qu’on attribuait à des humeurs morbides montant au cerveau.
    • Il me reste une nièce religieuse, qui a des vapeurs hystériques. — (Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine, 1798)
  7. (En particulier) Effet que les boissons alcoolisées, bues en trop grande quantité, produisent sur le cerveau.
    • Les vapeurs du vin.

Nom commun 2

vapeur \va.pœʁ\ masculin

  1. (Par ellipse) Navire propulsé par une machine à vapeur.
    • La rade de Casablanca — nous l'avons vu déjà — n'est pas idéale; tant s'en faut. Les vapeurs y mouillent à un mille ou un mille et demi, les voiliers, à plus de deux milles de terre. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 21)
    • Je monte sur le pont et aperçois dans la nuit très noire les nombreuses lumières d’un vapeur qui s’éloigne. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Le 30 avril 1844, il est sur le pont du Nimrod, le nouveau vapeur de la compagnie, qui accueille 120 hommes. — (Gilles Havard, L'Amérique fantôme, Flammarion Québec, 2019, p. 464)
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Vapeur : définition du Littré (1872-1877)

VAPEUR (va-peur) s. f.
  • 1Espèce de fumée qui s'élève des corps humides par l'effet de la chaleur. Je ne suis point cet assemblage de membres que l'on appelle le corps humain, je ne suis point un air délié et pénétrant répandu dans tous ces membres, je ne suis point un vent, un souffle, une vapeur, Descartes, Méd. II, 5. Celles qui ont dîné ont mal au cœur, et sont suffoquées de la vapeur des viandes, Sévigné, 185. Elle [l'âme qui a oublié Dieu] dit : je suis une vapeur, je suis un souffle, je suis un air délié ou un feu subtil, sans doute une vapeur qui aime Dieu, un feu qui connaît Dieu, un air fait à son image, Bossuet, la Vallière. Telle, à peine marquant sa trace passagère, Vole sur les marais une vapeur légère, Delille, Parad. perdu, XI. Des plus douces vapeurs l'encens délicieux En nuage odorant s'exhalait vers les cieux, Delille, ib. VIII.
  • 2Ce qui s'exhale des corps solides par voie de décomposition, de combustion. Pour recueillir l'arsenic et en éviter en même temps les vapeurs funestes, on construit des cheminées inclinées et longues de vingt à trente toises au-dessus du fourneau où l'on travaille la mine de cobalt, Buffon, Min. t. VI, p. 69.

    Terme d'alchimie. Vapeur potentielle, l'essence, la splendeur, l'âme du métal.

  • 3Il s'est dit en parlant de l'atmosphère. Cette mer de vapeurs dans laquelle nous nageons, qui nous menace sans cesse, et sans laquelle nous ne pourrions vivre, comprime de tous côtés notre globe et ses habitants, Voltaire, Dict. phil. Air.
  • 4Exhalaison qui voile, qui obscurcit. Et l'enfer, couvrant tout de ses vapeurs funèbres, Sur les yeux les plus saints a jeté ses ténèbres, Racine, Esth. Prologue. Mille noires vapeurs obscurcissent le jour, Rousseau J.-B. Cantate, Circé. L'océan trompeur Couvre de vapeur La dune, Hugo, Cromwell, IV, 1.

    Fig. Les événements passés demandent, pour être agrandis aux yeux de l'imagination, non-seulement une grande distance, mais une certaine vapeur répandue dans l'intervalle, Marmontel, Œuv. t. II, p. 327.

  • 5En physique, nom donné à des fluides aériformes, très coercibles, provenant de la vaporisation, par la chaleur, de corps habituellement liquides ou solides à la température ordinaire, et repassant à l'état liquide ou solide quand la température baisse sensiblement, ou que la pression devient plus forte. La vapeur d'éther, d'alcool, de camphre. L'expérience m'a appris que la vapeur de l'eau peut entretenir et augmenter le feu, comme le fait l'air ordinaire, Buffon, Hist. Min. introd. Œuv. t. VI, p. 140. Les vapeurs qui s'élèvent au-dessus de la mer et que les vents transportent sur la terre, suffisent pour former toutes les rivières et entretenir toutes les eaux qui sont à la surface de la terre, Buffon, Hist. nat. th. terr. t. II, p. 73. Si l'air qui reçoit la vapeur est déjà chargé d'eau, et que sa température ne soit que de sept à huit degrés ou au-dessous, alors la vapeur y devient apparente, et y forme un nuage très sensible d'un gris blanc ; aussi voit-on fumer en hiver l'eau qu'on tire d'un puits un peu profond, ce qui n'arrive pas en été, Brisson, Traité de phys. t. II, p. 145. Il faut considérer que les vapeurs agissent tantôt comme causes productives de l'électricité aérienne, tantôt comme conductrices de cette électricité, Saussure, Voy. Alpes, t. III, p. 372. L'eau en vapeur existe dans l'air atmosphérique, même bien au-dessous de zéro, Thenard, Traité de chim. t. I, p. 513, dans POUGENS.

    Chaleur latente des vapeurs, calorique qu'elles abandonnent quand elles se condensent, et auquel elles doivent leur force élastique.

    Tension des vapeurs, voy. TENSION.

    Vapeur vésiculaire, nom donné longtemps aux parcelles d'eau visibles dont l'ensemble forme les brouillards et les nuages, parce qu'on les croyait formées d'une bulle d'eau pleine d'air. On sait aujourd'hui que ce terme est impropre, ces vapeurs visibles étant formées par des gouttelettes très fines.

    Vapeur de charbon de bois, de charbon de terre, de coke, ou vapeur de bois chauffé, nom donné au gaz et à la vapeur d'eau qui se dégagent et se mêlent à l'air libre ou confiné lorsque les corps susdits brûlent dans de telles conditions que l'oxygène leur arrive en quantité insuffisante pour qu'il y ait, par combustion, complète transformation en eau et en acide carbonique. La vapeur de charbon asphyxie.

  • 6Machine à vapeur, voy. MACHINE, n° 4.

    Bateau à vapeur, bateau qui marche à l'aide d'une machine à vapeur.

    Aller à pleine vapeur, à toute vapeur, se dit d'un convoi, d'un bâtiment qui marche avec toute la vapeur que la machine peut donner.

    Contre-vapeur, mécanisme à l'aide duquel, sur les locomotives, on use de la vapeur à contre-sens, pour diminuer la rapidité des trains. L'emploi de la contre-vapeur.

    Absolument, la vapeur, la force que possède la vapeur d'eau grâce au calorique, et dont on dispose dans toute sorte de mécanismes. La presse éclaire, et le gaz illumine, Et la vapeur vole aplanir les mers, Béranger, Comète. On dirait que pour vous le fleuve qui se presse Lutte avec la vapeur de force et de vitesse, P. Lebrun, Poés. t. II, 35.

    Fig. Faire une chose à la vapeur, la faire très vite.

  • 7Bain de vapeur, bain que l'on prend en restant exposé dans un endroit clos à des vapeurs chaudes.

    Terme de chimie. Bain de vapeur, distillation dans laquelle le vaisseau contenant les matières à distiller est échauffé par la vapeur de l'eau bouillante.

  • 8 Terme de peinture. Représentation des vapeurs par le pinceau. Vernet balance Claude le Lorrain dans l'art d'élever des vapeurs sur la toile, Diderot, Salon de 1765, Œuv. t. XIII, p. 147, dans POUGENS.

    Au sing. Fig. Manière douce et affaiblie qui montre les objets comme à travers un voile transparent. Il y a de la vapeur dans ce tableau.

  • 9Les vapeurs du vin, l'étourdissement que le vin pris en trop grande quantité produit dans le cerveau.
  • 10 Fig. Trouble comparé aux vapeurs du vin, et survenant dans l'esprit. L'âme bizarrement de vapeurs occupée, Régnier, Sat. x. Est-ce qu'une vapeur, par sa malignité, Amphitryon, a, dans votre âme, Du retour d'hier au soir brouillé la vérité ? Molière, Amph. II, 2. À moins d'une vapeur qui vous trouble l'esprit, On ne peut pas sauver ce que de vous j'écoute, Molière, ib. II, 2. Ce sont des vapeurs de morale Qui nous vont à la tête, et que Sénèque exhale, Regnard, le Joueur, IV, 14. Crains l'attrait spécieux du mensonge, les vapeurs enivrantes de l'orgueil, Rousseau, Em. III.
  • 11 Fig. Nom employé dans le XVIIe siècle pour désigner des accidents subits qui portaient au cerveau. Mlle de Meri voulut venir ici me garder ; il lui prit une vapeur si terrible, qu'elle fut contrainte de s'enfuir, Sévigné, 477. J'ai su qu'à minuit le malade [Saint-Aubin] eut une horrible vapeur à la tête ; la machine se démontait, Sévigné, 483. Girot en vain l'assure, et, riant de sa peur, Nomme sa vision l'effet d'une vapeur, Boileau, Lutr. IV.

    Vapeur de fille, ancien nom de l'hystérie. La Marbeuf pleure une jeune nièce de dix-sept ans, belle, riche, de bonne maison… elle est expirée en trois jours d'une vapeur de fille, Sévigné, 1er oct. 1684.

  • 12 Au plur. Humeur subtile qui s'élève des parties basses et qui occupe et blesse le cerveau, d'après Furetière, et, pour la médecine d'à présent, nom représentant toutes sortes d'affections nerveuses, hypocondrie, hystérie, névropathie, etc.. ainsi dites parce que les anciens les attribuaient à des vapeurs qu'ils supposaient partir de la matrice, de la rate, des hypocondres, et s'élever jusqu'au cerveau. Sganarelle : Ce sont quelques vapeurs qui me viennent de monter à la tête. - Dorimène : C'est un mal aujourd'hui qui attaque beaucoup de gens, Molière, Mar. forcé, 4. L'archevêque de Lyon, Alphonse, frère du cardinal de Richelieu, est le premier en France qui ait fait usage du chocolat (1661) ; il en prenait pour modérer les vapeurs de sa rate, Dict. des origines, au mot chocolat. On l'accuse [le chocolat] de tous les maux qu'on a ; il est la source des vapeurs et des palpitations, Sévigné, 42. Vous ne voulez donc pas qu'on dise vapeurs ; mais que ferons-nous, si vous nous ôtez ce mot ? car on le met à tout : en attendant que vous autres cartésiens en ayez trouvé un autre, je vous demande permission de m'en servir, Sévigné, 543. Vous me paraissez raccommodée avec le mot de vapeurs, que vous ne vouliez plus prononcer qu'on ne vous l'eût expliqué, Sévigné, 6 juill. 1689. Pour moi, je n'ai plus de vapeurs ; je crois qu'elles ne venaient que parce que j'en faisais cas : comme elles savent que je les méprise, elles sont allées effrayer quelques sottes, Sévigné, 5 nov. 1684. Avez-vous des vapeurs ? vous savez que je ne les souffre point aux personnes raisonnables, Maintenon, Lett. à Mme de Dangeau, 10 nov. 1715. Il était taciturne à donner des vapeurs, Hamilton, Gram. 7. [L'abbé Testu] C'est un des premiers hommes qui ait fait connaître ce qu'on appelle des vapeurs, Saint-Simon, 160, 106. C'était un de ces médecins à la mode que les femmes envoient chercher quand elles ont des vapeurs, ou quand elles n'ont rien du tout, Voltaire, Cosi Sancta. Les vapeurs sont les maladies des gens heureux ; c'était la mienne, Rousseau, Conf. VI. Les excellentes leçons que Votre Majesté veut bien me donner sur l'hypocondrie plus élégamment appelée vapeurs, me font craindre pour l'honneur de ma raison, que Votre Majesté ne me croie attaqué de cette maladie, D'Alembert, Lett. au roi de Pr. 29 juin 1781. Est-ce que les femmes de mon état ont des vapeurs, donc ? c'est un mal de condition qu'on ne prend que dans les boudoirs, Beaumarchais, Mar. de Figaro, III, 9.

    Fig. Donner des vapeurs, inquiéter, tourmenter. Le roi d'Angleterre, qui avait été homme de mer étant duc d'York, ne fut pas content de la marine, et le manda au roi ; cela donna des vapeurs à M. de Seignelay, La Fayette, Mém. Cour de France, Œuv. t. III, p. 17, dans POUGENS.

    Vapeurs de rate, ancien nom du spleen. Veut-on qu'on rabatte Par des moyens doux Les vapeurs de rate Qui nous minent tous, Qu'on laisse Hippocrate, Et qu'on vienne à nous, Molière, Am. méd. III, 8.

  • 13 S. m. Un vapeur, un bateau à vapeur. Il est arrivé par le vapeur. On vient d'expédier un vapeur. Le vapeur arrivera bientôt.

    L'usage fait ce mot masculin en ce sens spécial, avec raison, de la même façon qu'on dit un remise pour une voiture de remise.

SYNONYME

VAPEUR, GAZ. On peut faire entre la vapeur et le gaz cette différence, qu'un gaz est permanent à la température et sous la pression atmosphérique ordinaires, tandis que, dans les mêmes circonstances, la vapeur se résout en eau, ou en un autre liquide.

HISTORIQUE

XIIIe s. Lors s'en ist [de la terre échauffée] une vapors aussi comme fumée, Latini, Trésor, p. 118. Et quant espars [éclair] vient en tonoire, Si repuet l'en sovent veoir Des vapeurs les pierres cheoir, Qui ne monterent mie pierres, la Rose, 16306.

XIVe s. Raempli d'esperit et de vapours, H. de Mondeville, f° 31. Il ne peut estre que là où le feu a esté longuement, qu'il n'y demeure toujours aucune vapeur, Ménagier, 1, 9. Medecine atemprée chaude o [avec] une visqueuseté qui ne leisse la vapeur exaler, Lanfranc, f° 113, verso.

XVIe s. Une vapeur acre qui exhale de tout leur corps, Paré, Introd. 6. Aucunes fois est faite telle sublimation à la vapeur d'eau, qu'ils appellent balneum mariae, Paré, XXV, 24. Ils [des mets] remplissoient… la salle… d'une très souefve vapeur qui ne se perdoit pas si tost, Montaigne, I, 393.

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Étymologie de « vapeur »

Étymologie de vapeur - Wiktionnaire

Du latin vapor (« vapeur, exhalaison, fumée, air chaud, bouffée de chaleur, feu de l’amour »). (XIIIe siècle) vapour.
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Étymologie de vapeur - Littré

Provenç. et espagn. vapor ; ital. vapore ; du latin vaporem. Vapor, d'après les éthymologistes, est pour kvapor, et tient au sanscr. kapi, grec ϰαπνὸ fumée ; l'intermédiaire est le lithuanien kvapa, haleine, parfum, évaporation.

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Phonétique du mot « vapeur »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
vapeur vapœr play_arrow

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  • Certes on n'a jamais rien vu de plus grand, majestueux, chaud, murmurant, soupirant, soufflant, fort, gracieux, élégant, érotique, puissant et féminin qu'une locomotive à vapeur. De Michel Tournier / Le Miroir des idées
  • Retournez, retournez à l'infini, lui seul est assez grand pour l'homme. Ni chemin de fer, ni longue cheminée à vapeur, ni aucune autre invention n'agrandiront la terre d'un pouce. De Henri Lacordaire / Quarante-cinquième conférence de Notre-Dame
  • Les anges sont des êtres de vapeur et d'écume, ils n'ont pas de mains, ils n'ont pas de pieds, ils n'ont qu'un sourire incertain avec du blanc autour. De Daniel Pennac / La Petite Marchande de prose
  • Le moulin à bras vous donnera la société avec le suzerain ; le moulin à vapeur, la société avec le capitaliste industriel. De Karl Marx / Misère de la philosophie, 2002
  • Ce qu'est leur cristal aux fontaines, un verre à nos pastels, leur vapeur aux paysages, la pudeur l'est à la beauté. De Joseph Joubert / Lettres
  • Les passions sont aux sentiments ce que la pluie est la rosée, ce que l'eau est à la vapeur. De Joseph Joubert
  • Avec les machines à vapeur et avec l'électricité, l'insomnie du monde a commencé. De Guglielmo Ferrero / Discours aux sourds
  • Il est désormais possible de renverser l'opinion comme un mécanicien de locomotive renverse la vapeur. De Georges Bernanos / Le chemin de la croix-des-âmes
  • La vie est une vapeur, légère buée qui mouille la paume de la main, et puis rien. De Jaime Garcia Terres / Celui-là était roi
  • Ceux qui ont inventé le bateau à vapeur. Que savent-ils du vent qui gonfle les voiles ? De Seyranî / Tanpinar
  • L'amour est une fumée faite de la vapeur des soupirs. De William Shakespeare / Roméo et Juliette
  • Le cheval-vapeur est le meilleur ami de l'homme. De Vahé Godel / La Machine suppute
  • Impalpable poudre de perlimpinpin, les mots naissaient de la vapeur, cette vapeur qui ne vous suit pas au-delà du seuil de la salle de bains. De Elliot Perlman
  • Le seul uniforme supportable est celui du bain de vapeur. De Francis Picabia / Ecrits
  • La rêverie est la vapeur de la pensée. De Victor Hugo / Océan prose

Traductions du mot « vapeur »

Langue Traduction
Corse vapore
Basque lurrun
Japonais 蒸気
Russe пар
Portugais vapor
Arabe بخار
Chinois 蒸汽
Allemand dampf
Italien vapore
Espagnol vapor
Anglais steam
Source : Google Translate API

Synonymes de « vapeur »

Source : synonymes de vapeur sur lebonsynonyme.fr


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