Relation : définition de relation


Relation : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

RELATION, subst. fém.

A. − [Entre deux ou plusieurs choses, deux ou plusieurs phénomènes]
1. Rapport, liaison qui existe, est conçu comme existant entre deux choses, deux grandeurs, deux phénomènes. Synon. rapport.Il y a, on peut établir une étroite relation entre ces deux faits; des relations se déduisent (de principes). Les faits de l'homme commandent les relations de la pensée avec ses objets, le développement des groupes humains commande le développement de la terre et du ciel (Nizan, Chiens garde, 1932, p. 48).Il est clair que musique et architecture sont des arts (...) dans lesquels la matière et la forme ont des relations beaucoup plus intimes entre elles que dans les autres (Valéry, Variété III, 1936, p. 83).
La relation de (qqc.) et de (qqc.); les relations du fini et de l'infini, de l'astronomie et de la statistique. Seule, la relation du langage et du silence nous permet d'entrevoir la nature profonde de l'art (Picon, Usage lecture, t. 1, 1960, p. 216):
1. Les relations de la fièvre et du calme à l'intérieur de l'activité créatrice qui m'avaient induit à hasarder à propos de Keats la maxime suivante : « Le calme suprême est fils de la fièvre »... Du Bos, Journal, 1927, p. 180.
Locutions
Être en relation(s) avec. Être en rapport avec. Il faut qu'ils [les centres supérieurs] étendent dans tous les sens leurs ramifications, de manière à être en relations avec les différentes régions de l'organisme (Durkheim, Divis. trav., 1893, p. 203).Le développement de l'astronomie est en étroite relation avec les progrès des mathématiques (Hist. gén. sc., t. 3, vol. 1, 1961, p. 157).Mettre en relation avec. Mettre en rapport avec. Un procédé nouveau de représentation fut bientôt utilisé qui mit en relation l'écriture et l'expression phonique (Alarcos-Llorachds Langage, 1968, p. 527).
Avoir relation à (vx). ,,Être en rapport avec`` (Ac. 1798-1878). Ce que vous dites là n'a aucune relation à la chose (...) dont il s'agit (Ac.1798-1878).Avoir relation avec (vieilli). Avoir une ressemblance, un point commun avec. Ce que vous dites là n'a aucune relation (...) avec la chose dont il s'agit (Ac.).V. ambivalent ex. 3.
PHILOS., usuel. La saine philosophie ne sépare donc jamais la logique d'avec la science; la méthode et la doctrine ne pouvant, en chaque cas, être bien jugées que d'après leurs vraies relations mutuelles (Comte, Esprit posit., 1844, p. 73):
2. ... notre esprit s'accommode mal d'une diversité d'apparence anarchique, et il s'efforce instinctivement de trouver des relations de similitude et de causalité dans les phénomènes qu'il observe. Aspects habitat rur. Fr., 1953, p. 11.
Relation de ... à ... Relation de cause à effet; relations de contenant à contenu. La relation de l'objet à notre œil, telle qu'elle s'inscrit sur la rétine (Merleau-Ponty, Phénoménol. perception, 1945, p. 322).L'étude de la musique devrait donc avant tout être celle de la relation, de la double relation de l'objet au sujet (Schaeffer, Rech. mus. concr., 1952, p. 171).
Spécialement
MUS. Rapport entre deux tonalités. Relations enharmoniques, harmoniques. L'étude de la mélodie nous a déjà révélé l'existence de relations d'intonation (D'Indy, Compos. mus., t. 1, 1897-1900, p. 95).
BIOL. Relation nucléoplasmique. V. ce mot s.v. nuclé(o)-.
ANAT., ART DENT. Situation (d'un organe par rapport à un autre), en partic., situation définie à partir des rapports entre la mandibule et le massif cranio-facial (d'apr. Bat. 1972).
ENVIRONNEMENT. Relation dose-effet. Relation entre la dose de substance polluante absorbée et un effet particulier (d'apr. Nucl. 1975). On ne peut en aucune manière considérer comme clos le chapitre de l'étude des relations dose-effet (Envir. Écol.1982).
ZOOTECHNIE. Relations nutritives. ,,Pour un aliment ou une ration, rapport entre la quantité totale de matières digestibles et celle des matières énergétiques`` (Agric. 1977).
2. PHILOS., SC.
a) HIST. PHILOS.
α) [Chez Aristote] L'une des dix catégories, caractère de deux ou plusieurs objets de pensée en tant qu'ils sont conçus comme étant, ou pouvant être compris dans un acte intellectuel unique, de nature déterminée, comme l'identité, la coexistence, la succession, la correspondance, la causalité, la filiation (d'apr. Lal. 1968).
β) En partic. [Chez Kant] L'une des quatre catégories, comprenant les rapports de substance à accident, de cause à effet, et d'action réciproque, auxquels correspondraient les sujets catégoriques, hypothétiques et disjonctifs (d'apr. Lal. 1968).
b) LOG., PHILOS., MATH., SC.
α) LOG. Rapport d'interdépendance entre deux ou plusieurs variables, défini sur la base d'un principe commun tel que toute modification de l'une d'entre elles entraîne la modification des autres (d'apr. Thinès-Lemp. 1975). Logique de (la) relation. À côté de relations universelles comme celles d'inclusion (...), d'implication (...), de comparaison (...), de qualification (...) et de causalité (...), on trouve [dans le langage documentaire] des relations très spécifiques (Coyaud, Introd. ét. lang. docum., 1966, p. 60).Si, dans une proposition, telle que « A est fils de B », « Q est le quotient de M par N », on fait abstraction des termes considérés et qu'on n'envisage que la forme du lien qui les unit, celle-ci est appelée relation (Lal.1968).
Théorie des relations. Partie fondamentale de la logique moderne, qui comprend le calcul des relations et l'étude des divers types de relations et de leurs propriétés. (Ds GDEL).
Calcul des relations. Calcul dont l'objet est d'établir les lois formelles qui régissent les fonctions permettant de construire de nouvelles relations à partir des relations données (Ds GDEL).
Jugement de relation. Jugement, proposition, tel que A est plus grand que B, A est le fils de B, dans lequel est seule envisagée la relation qui unit les termes, abstraction faite des termes eux-mêmes (d'apr. Morf. Philos. 1980, s.v. relation).
Proposition de relation. Synon. de jugement de relation (ibid.).
Relation binaire. Relation qui unit deux termes, comme fils de dans A est fils de B (d'apr. Lal. 1968).
Relation ternaire. Relation qui unit trois termes comme quotient... de... par... dans Q est le quotient de M par N (d'apr. Lal. 1968).
Relation combinatoire. ,,Relation entre deux propositions P et Q telle que P n'implique pas Q et Q n'implique pas P`` (Phél. Ling. 1976).
Relation de dépendance. ,,Relation entre deux propositions P et Q telle que P implique Q et Q n'implique pas P`` (Phél. Ling. 1976).
Relation de solidarité. ,,Relation entre deux propositions P et Q telle que P implique Q et Q implique P`` (Phél. Ling. 1976).
β) MATH. Liaison entre des paires d'éléments. Relation linéaire, vectorielle. Les mathématiques étudient des relations entre objets (parallélisme, appartenance, ordres, équivalences, fonctions, etc.). La notion de relation est donc une notion de base des mathématiques (Bouvier-GeorgeMath.1979).
P. méton. Formule, fonction, équation exprimant la liaison (égalité, différence, équivalence) de deux ou plusieurs variables. Relation algébrique, analytique, numérique; relation symétrique, asymétrique; relation réflexive, transitive; relation d'équivalence. Je n'ai guère parlé que de l'espace, et surtout de l'espace quantitatif, pour ainsi dire, c'est-à-dire des relations mathématiques dont l'ensemble constitue la géométrie (H. Poincaré, Valeur sc., 1905, p. 6).Considérons un triangle quelconque. Nous nous proposons de trouver des relations trigonométriques entre ses éléments, c'est-à-dire des relations entre ses côtés et ses angles (Roux, Miellou, Géom., 1946, p. 226).
Relation métrique. V. métrique2.Relation d'ordre. V. ce mot I B 1 b math.
γ) PHYS. Relation + subst. (+ tiret) + subst.Relation masse-luminosité. Relation période luminosité (Schatzman, Astrophys., 1963, p. 87).On est conduit à interpréter l'effet Hubble par une relation vitesse-distance (Hist. gén. sc., t. 3, vol. 2, 1964, p. 173).Relation parcours-énergie. ,,Relation mathématique liant le parcours d'une particule et son énergie`` (Nucl. 1975).
Relations d'incertitude. Relations fondamentales de la mécanique quantique, dues à W. Heisenberg, d'après lesquelles, notamment, l'incertitude relative à la position d'un corpuscule est inversement proportionnelle à l'incertitude relative à sa quantité de mouvement au même instant. Relations d'incertitude entre deux grandeurs canoniquement conjuguées (L. de Broglie, Bases interprét. mécan. ondul., 1963, p. 58).
Relation de + n. de physicien.Électrons dont l'énergie cinétique satisfait à la relation de Planck (M. de Broglie, Rayons X, 1922, p. 37).Il résulte de ce fait et comme conséquence des relations de Maxwell, que le champ électrique n'est plus dans le plan de l'onde alors que l'induction s'y trouve (Prat, Opt., 1962, p. 125).
Relation d'Einstein ou relation masse-énergie. La présence du carré de (...) [la] vitesse [de la lumière] dans la relation d'Einstein donnant l'équivalence masse-énergie (Prat, Opt., 1962, p. 15).V. masse1II B ex. de Joliot, Curie.
c) GRAMM., LING. ,,Rapport existant entre deux termes au moins, ces termes pouvant être des phonèmes, des morphèmes ou des phrases`` (Ling. 1972). Relations grammaticales, syntaxiques; relation de synonymie, d'antonymie, d'hyponymie, d'hyperonymie; relations syntagmatiques, paradigmatiques. Les deux axes fondamentaux du langage (...) sont définis par le type de relation qui les caractérise: la relation « ou...ou » (appelée opposition, ou corrélation par L. Hjelmslev, ou sélection par R. Jakobson) pour le paradigmatique; et la relation « et...et » (dite combinaison, ou relation au sens strict par Hjelmslev, ou contraste par A. Martinet) pour le syntagmatique (Greimas-Courtés1979).
Relation avec..., relation de... à..., relation entre... et... Par cela même que ces mots [oui, non] forment une proposition toute entière, ils sont nécessairement isolés dans le discours; ils n'ont de relation directe avec aucun autre mot (Destutt de Tr., Idéol. 2, 1803, p. 75).Le signe (consistant dans la place des mots) de la relation entre verbe transitif et complément d'objet (« cuire la pâte, labourer la terre », etc.) (Bally, Lang. et vie, 1952, p. 81).La relation du mot au signifié s'estompe, le signe linguistique cesse d'être symbole pour devenir chose et l'acte de langage perd sa signification essentielle (Traité sociol., 1968, p. 263).
En relation avec... Il reste encore difficile de distinguer ce qui appartient au signifiant, au signifié en relation avec son signifiant ou au seul signifié (Guiraudds Langage, 1968, p. 449).
En partic. ,,Rapport d'une proposition dite relative à une proposition dite principale`` (Mar. Lex. 1951).
De relation. Qui marque un lien, une relation avec, ou qui est relatif à (d'apr. Mounin 1974). Accusatif de relation. V. accusatif I ex. 5.Adjectif de relation. Adjectif dérivé d'un nom et qui exprime l'existence d'un rapport entre le nom auquel l'adjectif est joint et le nom dont l'adjectif est dérivé, comme les problèmes sucriers, les élections présidentielles (d'apr. Ling. 1972, s.v. relationnel). Synon. adjectif relationnel*.Adverbe de relation. Adverbe relatif au temps, au lieu, ou à la quantité (d'apr. Mounin 1974).
B. − [Entre deux ou plusieurs personnes]
1. Gén. au plur.
a) Rapport qui lie des personnes entre elles, en partic., lien de dépendance, d'interdépendance ou d'influence réciproque. Synon. commerce, communication, liaison, lien, rapport.Relations affectives, chaleureuses, cordiales; relations épisodiques, espacées, étroites, intermittentes, permanentes, suivies; relations professionnelles; relations superficielles, tendues; bonnes, mauvaises relations; amorcer, briser, entretenir, interrompre, rompre des, ses relations (avec qqn); cesser toute relation (avec qqn). Le monde est ainsi organisé, qu'un dîner en ville coûte au bas mot dix francs à un homme bien élevé, et tout en proportion. Il n'y a point de relations gratuites (Goncourt, Journal, 1860, p. 852).Ne perdez pas votre temps [artistes] à nouer des relations mondaines ou politiques (Rodin, Art, 1924 [1917], préf., p. xvi).V. excellent I A 1 g ex. de Romains et jusque(s) I A 2 c ex. de Ambrière.
Avoir des relations (de tel type) (avec qqn). Type épatant, a toujours eu les meilleures relations avec les officiers de pont. Vous vous entendrez bien avec lui (Peisson, Parti Liverpool, 1932, p. 21).
Au sing. Ce jour-là, je chassais aux environs du village qu'il habite. Je m'y trouvais arrivé de la veille et sans aucune autre relation que l'amitié de mon hôte (Fromentin, Dominique, 1863, p. 5).
En partic. Relations épistolaires. Communication, contact par écrit. Le trafic des marchandises et le mouvement des voyageurs ont été considérablement facilités, de nos jours, par la commodité des relations épistolaires (Albitreccia, Gds moyens transp., 1931, p. 147).
Loc. En relation(s)
Entrer, rester en relation(s) avec qqn; mettre des personnes en relation; se mettre en relation avec qqn. Je souhaiterais beaucoup par Jean Baruzi entrer en relation avec [Loisy] (Du Bos, Journal, 1927, p. 184).La formation du jury que j'avais institué (...) m'avait permis d'entrer en relations avec un éminent mathématicien-philosophe (Gide, Robert, 1930, p. 1334).
Être en relation(s) (de tel type) (avec qqn). Goethe (...) a été en relations personnelles avec la plupart des physiciens et des naturalistes de son temps, et il a partagé beaucoup de leurs vues essentielles (Béguin, Âme romant., 1939, p. 59).Monseigneur était en relations suivies avec lui (Billy, Introïbo, 1939, p. 176).
Relation + compl. prép. précisant la nature ou l'orig. de la relation.Relations de travail, de vacances; relations d'amitié, d'amour, de tendresse. Il faudrait décomposer la gauche actuelle en deux parties, et tracer entre elles une ligne de démarcation qui empêche désormais la confusion, sans exclure les bonnes relations de voisinage et les coopérations momentanées (Gambetta, 1869ds Fondateurs 3eRépubl., p. 72).J'ai coupé toute relation de subordination entre nos troupes et le commandement britannique (De Gaulle, Mém. guerre, 1954, p. 448).
P. méton. Personne (influente) que l'on connaît, avec laquelle on entretient des relations (mondaines, professionnelles). Inviter une relation de travail, de vacances; avoir, entretenir, utiliser des relations; bien choisir ses relations. Nicolas avait appris à connaître tous les habitués de la maison, discernant à merveille les vrais amis des relations banales (Gyp, Souv. pte fille, 1928, p. 176).Assez gênés l'un et l'autre, mon interlocuteur s'étant aperçu qu'il n'appartenait pas à mon genre de relations (Fargue, Piéton Paris, 1939, p. 226).
Par relations. Mariage par relations. C'est par relations que ça s'est passé. Ça s'est organisé comme ça, dans des conversations (...). Je suis ce que l'on appelle un fils de famille (Audiberti, Quoat, 1946, 2etabl., p. 66).
b) Au plur. Rapports (généralement amoureux, sexuels). Relations entre hommes et femmes; relations conjugales, homosexuelles; relations amoureuses, charnelles, physiques, sentimentales, sexuelles; relations adultères, illégitimes. Pour passer des soirées agréables avec ces gens, il fallait (...) soit entretenir des relations intimes avec l'un ou l'autre des conjoints (Sagan, Bonjour tristesse, 1954, p. 152).
Absol. L'après-midi baisers un peu, moi restant sage, − et hier au soir, relations (Léautaud, Journal littér., 1, 1903, p. 62).
2. Spécialement
a) PHILOS., PSYCHOL., SOCIOL., usuel. Rapport, lien impliquant une interdépendance, une interaction avec un milieu. Relations de l'homme avec ses semblables; la relation du sujet et de l'objet; relations inter-humaines, inter-individuelles. V. autoécologie s.v. auto- ex. de Hist. gén. sc.
Relation + compl. prép. précisant les éléments entre lesquels il y a relation.
Relation de... à ..., relation de... avec..., relation entre... et ... Il n'y a rien de plus complexe pour les hommes que les relations avec les hommes (Janet, Obsess. et psychast., t. 1, 1903, p. 347).Relations entre le patient et le médecin (Freud, Introd. psychanal., trad. par S. Jankélévitch, 1959 [1922], p. 476).La relation de père à fils renvoie à tout un système de rapports intersubjectifs (Philos., Relig., 1957, p. 38-5).La relation de l'individu avec les autres (...) apparue comme la péripétie fondamentale dans l'étude de l'homme (Traité sociol., 1968, p. 348).[Dans le cadre de l'action éducative, pédag.] ,,Lien de dépendance ou d'influence réciproque entre parents et enfant; maître et élève, groupe et individu`` (Leif 1974). Changements dans la relation entre professeurs et étudiants (Antoine, Passeron, Réforme Univ., 1966, p. 211).P. ell. de la prép. La relation père-fils, c'est-à-dire celle même qui définit le rapport stable entre les classes d'âge consécutives (Lévi-Strauss, Anthropol. struct., 1958, p. 263).Relations maître-élève. ,,Relations pédagogiques qui lient le maître à l'élève au cours de la situation éducative`` (Éduc. 1979). Instaurer un système de relations maître-élèves très différent (B. Schwartz, Réflex. prospectives, 1969, p. 5).
b) MÉD., PSYCHOL., PSYCH. Lien qui unit le malade au monde qui l'entoure. Relation(s) médecin-malade. La thérapie par le milieu vise à offrir au malade des modes de relation assez différents de ceux qu'il rencontre dans son milieu habituel (Bleand.1976).
Relations interpersonnelles. ,,Commun dénominateur des problèmes d'adaptation tels qu'ils se posent dans le mariage, l'expérience familiale et le travail`` (Bleand. 1976). L'analyse et la présentation systématique de l'influence sur le traitement des (...) heures pendant lesquelles le malade n'est pas avec son psychothérapeute, et, d'une manière plus générale, de toutes les relations interpersonnelles (Bleand.1976).
Relation d'objet. V. ce mot II B 2 a α ex. 8.
Délire de relation. ,,Système délirant basé sur le caractère sensitif de la personnalité et selon lequel les faits les plus hétérogènes sont rapportés au moi`` (Piéron 1973). Synon. délire d'interprétation*, délire de signification*.
c) MÉD., PHYSIOL. Fonction de relation. Fonction qui établit des liaisons entre l'organisme et le milieu ambiant (d'apr. Lar. Méd. t. 3 1972). Synon. fonctions animales (Lar. Méd. t. 3 1972).Les fonctions de relation ou en général toutes celles qui appartiennent à la vie animale (Cournot, Fond. connaiss., 1851, p. 206).
Vie de relation. ,,Ensemble des fonctions de relation`` (Méd. Biol. t. 3 1972, s.v. vie animale). La vie de l'homme se compose de deux vies: la vie organique et la vie de relation (...). Le cerveau est la source de la vie de relation, ainsi nommée parce qu'elle nous met en relation avec le reste de l'univers (Stendhal, Hist. peint. Ital., t. 2, 1817, p. 41).
d) SOCIOL., PSYCHOL. SOC. Vie de relation(s). Mode de vie tourné vers les relations avec l'extérieur. Les anciens (...) sur cette vie de relation de l'homme avec ses semblables, n'avaient pas d'autre idée que celle que présente le mot de société (P. Leroux, Humanité, 1840, p. 152).Une vie de relation ardente et animée (Mounier, Traité caract., 1946, p. 125).
e) LING. Langue de relation. ,,Langue commune au moyen de laquelle des gens de parlers différents communiquent entre eux: le swahili de brousse`` (Mounin 1974). Synon. langue véhiculaire*.
3. Au plur. Liens entre groupes, peuples, nations, états. Relations commerciales, économiques, intercommunales, juridiques, militaires, politiques, professionnelles, sociales; le développement des relations internationales. Le type des relations sociales serait la relation économique, débarrassée de toute réglementation et telle qu'elle résulte de l'initiative entièrement libre des parties (Durkheim, Divis. trav., 1893, p. 180).Les relations culturelles et universitaires entre la France et l'étranger (Encyclop. éduc., 1960, p. 35).
Relations diplomatiques. ,,Rapports officiels que deux États établissent entre eux et qu'ils entretiennent par l'intermédiaire de missions permanentes`` (Jur. 1981). P. méton. Service officiel, ministère qui correspond à ces relations. Chacun des trois gouvernements examinera séparément, dans un proche avenir, le rétablissement de relations diplomatiques avec les quatre pays susmentionnés (Charte Nations Unies, 1946, p. 159).Le Mexique fut le premier à nationaliser les sociétés anglo-américaines en 1938 malgré le blocus décidé aussitôt par celles-ci et la rupture des relations diplomatiques de la part de la Grande-Bretagne (Lesourd, Gérard, Hist. écon., 1966, p. 522).
Relations extérieures. V. extérieur I B 3 écon., pol.
ÉCON. Relations monétaires internationales (Fin. 1976).
SOCIOL., SOCIOL. DU TRAVAIL
Relations humaines. ,,Ensemble des relations qu'ont entre eux, à l'occasion de leur travail, les membres d'une entreprise`` (Tez. 1968). La méthode des relations humaines a été l'objet de sévères critiques tant de la part de certains psychologues ou sociologues que de la part des syndicalistes (Branc.Écon.1978).Une direction des relations humaines pourra comprendre un département des relations sociales et un département des relations extérieures (Univers écon. et soc., 1960, p. 42-16).V. modifier B 1 b ex. de L. Cros.
Relations industrielles. Ensemble des relations entre employeurs et employés, des facteurs d'influence capables de créer un climat de collaboration (d'apr. Graw. 1981).
Relations publiques. ,,Rapports qu'un groupe, une entité sociale doivent avoir avec leur public pour réaliser les buts à caractère social qu'ils se proposent`` (Birou 1966). Service des relations publiques, de la presse et de la documentation (Jocard, Tour. et action État, 1966, p. 27).
Relations sociales. ,,Rapports entre personnes ou entre groupes sociaux`` (Birou 1966). En partic. [Dans le cadre d'une entreprise] ,,Organisation tendant à prévenir les mouvements d'hostilité entre les divers groupes qui collaborent et même à créer un climat de compréhension et de sympathie`` (Foulq. Sc. soc. 1978).
C. − Action de relater, rapporter, de faire connaître ce dont on a eu connaissance, dont on a été le témoin; p. méton., ce rapport. Synon. compte rendu, rapport, récit, témoignage.Relation écrite, manuscrite, orale, quotidienne, régulière; relation fantaisiste, fidèle, mensongère; relation des événements, d'un fait historique; écrire, faire une relation. Je résolus d'écrire à Cropette, en lui faisant une relation enthousiaste de notre voyage (H. Bazin, Vipère, 1948, p. 157):
3. Ainsi parla M. Robert Darzac, et ceci n'est point une relation approximative de son récit. Nous avions jugé (...) cette narration si importante que nous fûmes d'accord (...) pour la retracer aussi fidèlement que possible. G. Leroux, Parfum, 1908, p. 32.
En partic. Récit fait par un voyageur, un explorateur. Il y a maintenant plus de voyageurs et de relations de voyage que de place dans les journaux pour publier ces récits (Civilis. écr., 1939, p. 42-10).
Loc. vieillie. Ouvrage de relation. Récit décrivant un voyage, les circonstances d'un voyage. (Ds Rob. 1985).
LING. Terme de relation (Ac. 1878). Mot d'une langue étrangère repris dans un écrit par un voyageur. Synon. pérégrinisme.
REM. 1.
Relationné, -ée, adj.Qui a beaucoup de relations. Ce n'est pas le plus spirituel, le plus instruit, le mieux relationné des hommes, mais celui qui sait devenir miroir et peut refléter ainsi sa vie, fût-elle médiocre, qui devient un Bergotte (Proust, Temps retr., 1922, p. 722).
2.
Relationner, verbe trans.Établir une relation entre, avec deux ou plusieurs éléments, mettre des personnes en relation. Non plus la fausse relation, mais la fausse situation. La fausse relation relationnait deux consciences inconscientes l'une de l'autre (Jankél., Je-ne-sais-quoi, 1957, p. 167).Empl. abs. [Dans des petites annonces] Entrer en relation (avec quelqu'un). Voulez-vous relationner? Droit d'entrée gratuit (Le Nouvel Observateur, 2 févr. 1976, p. 74, col. 1).
Prononc. et Orth.: [ʀ əlasjɔ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1220 faire relatïon « rapporter, relater » (Gautier de Coinci, Mir., éd. V. F. Koenig, I Mir 44, 615); b) 1284 jur. « rapport, témoignage » (Chart. ds Mém. et doc. inéd. relat. à l'Hist. de la Fr.-Comté, VII, 545 ds Gdf. Compl.); c) 1602 en partic. « narration, faite par un voyageur, d'une expédition lointaine » (L. Froes, Relations des Pères Loys Froes et Nicolas Pimenta, cité ds Arveiller, Bbg. n o223); d'où 1690 terme de relation (Fur.); 2. ca 1265 « lien, rapport » (Brunet Latin, Tresor, II, 44, éd. F. J. Carmody, p. 212); 3. a) 1657 « lien entre des personnes » (Pascal, Provinciales, XVII, éd. R. Lafuma, p. 455); b) 1694 avoir relation avec qqn (Ac.); c) 1721 avoir des relations (Montesquieu, Lettres persanes, t. 2, p. 76); d) 1755 relations sociales (Rousseau, Discours sur l'inégalité, p. 184); e) 1813 plur. « personnes de connaissance » (Jouy, Hermite, t. 4, p. 119); 4. 1634 mus. relations, fausses relations (Mersenne, Questions harmoniques, p. 18 et préf., p. 11); 5. a) 1765 (Encyclop. t. 14: Relation en Géométrie ou Arithmétique, est l'habitude ou le rapport de deux quantités l'une à l'autre en raison de leur grandeur); b) 1889 relations algébriques (Bergson, Essai donn. imm., p. 159); 6. 1814 vie de relation (Maine de Biran, Journal, p. 25). Empr. au lat.relatio « action de rapporter un fait, un témoignage » (en partic. dans le domaine jur.) et « lien, rapport ». Fréq. abs. littér.: 5 835. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 7 415, b) 5 398; xxes.: a) 6 877, b) 11 461. Bbg. Quem. DDL t. 11, 22, 31.

Relation : définition du Wiktionnaire

Nom commun

relation \ʁə.la.sjɔ̃\ féminin

  1. Lien, rapport d’une chose à une autre.
    • Je ne vois aucune relation entre tout ça.
    • Quelle est la relation de cause à effet ?
  2. Interaction, liaison entre personnes ou entités.
    • Confucius était un moraliste qui se méfiait de l’intelligence ; le terre à terre des relations humaines lui plaisait mieux que la spéculation ondoyante. — (Paul Demiéville, La montagne dans l’art littéraire chinois, dans Choix d’études sinologiques (1921-1970), p.364, BRILL, 1973)
    • Peu après la parution de Michel Strogoff, les relations officielles franco-russes connaissent un refroidissement passager suite à la crise de l'Orient et à l'affaire Hartmann – l'auteur d'un attentat manqué contre l’empereur Alexandre II, réfugié en France. — (Charlotte Krauss, La Russie et les Russes dans la fiction française du XIXe siècle (1812-1917): D'une image de l'autre à un univers imaginaire, Amsterdam & New-York : Rodopi, 2007, p. 220)
    • Quelques relations s’étaient formées entre nous.
    • Dès le premier jour, l’enfant prend contact avec ses camarades et entre socialement en relation avec eux.
    • Mes relations se sont étendues.
    • Avoir de bonnes, de fidèles relations.
    • Il y a beaucoup de relations entre ces deux familles.
    • L’importance des relations.
    • Il a obtenu cet emploi par relations.
    • Lorsque je me confessais à un abbé, je lui avouais mes relations avec Notre-Seigneur, avec la Vierge, avec les Anges ; aussitôt il me traitait de folle quand il ne m’accusait pas d’être possédée par le démon ; en fin de compte, il refusait de m’absoudre ; […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • Les relations commerciales entre les pays d’Europe sont naturellement très importantes.
    • Relations de bon voisinage entre deux États, entre deux nations.
    • Relations commerciales, politiques.
    • Le 13 novembre 1970, dans les premiers jours du gouvernement Allende, on réalisa au Chili une étude préliminaire sur les relations militaires de ce pays avec les USA. — (Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot & Françoise Campo, Seuil, 1974)
    • Entre la petite Écosse, pauvre, calviniste et profrançaise, et la puissante Angleterre, épiscopalienne et traditionnellement hostile à la France, les relations n’ont jamais été de tout repos. — (Élie Barnavi, Vers une république d’Écosse ?, dans Marianne (magazine), n°772 du 11 février 2012, p. 53)
  3. (Spécialement) Liaison affective ou amoureuse.
    • Elle entretient depuis quelques temps une relation avec un jeune homme charmant.
    • Il vivent une relation parfois tumultueuse.
  4. (Par extension) (Familier) Personnes avec qui on est en rapport, sans être étroitement lié.
    • Ce n’est point un ami, et je le regrette. C’est seulement une de ces relations intermittentes et lointaines comme chacun de nous en possède beaucoup à Paris. — (Octave Mirbeau, L’assassin de la rue Montaigne ,)
    • Je connais une dame de fort bonne compagnie. Il défile chaque hiver devant ses sandwiches et ses amandes grillées quatre à cinq cents personnes dont une cinquantaine à peine sont de sa connaissance. Les autres, ce sont des relations. — (Maurice Bedel, Mémoire sans malice sur les dames d’aujourd’hui, 1935)
    • Rien dans ses agissements, ses relations, n'était douteux. Plusieurs heures durant, vingt limiers du Bureau Central avaient travaillé d'arrache-pied sur cette matière, cherchant la faille par où pourrait s'insinuer le soupçon. Pour aboutir à délivrer vingt certificats de bonne vie et mœurs... — (Léo Malet, Johnny Metal et le dé de jade, Paris : G. Ventillard, 1947 & Paris : Fleuve Noir, 1984, chap. 17)
  5. (Par extension) Personne, entité avec laquelle on a des liens utiles ou de confiance.
    • J’avais des relations dans ce pays-là.
    • Il savait parfaitement que Craquot, statuaire de grand talent mais de pauvres relations, incapable de décrocher une commande, mijotait dans la gêne atroce. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 132)
    • Mes relations (ah! mes relations)
      Sont (vraiment sont)
      Haut placées (très haut placées)
      Décorées (très décorées)
      Influents (très influents)
      Bedonnants (très bedonnants)
      Des gens bien (très très bien)
      Ils sont sérieux (trop sérieux)
      Mais près d´eux (tout près d´eux)
      J´ai toujours le regret de
      Mes amis, mes amours, mes emmerdes.
      — (Charles Aznavour, chanson Mes emmerdes)
  6. (Mathématiques) Proposition qui lie un certain nombre d’éléments dans un ensemble.
    • Prouvez qu’il existe une relation mathématique entre ces deux variables.
  7. (Mathématiques) Sur un ensemble E, partie du produit cartésien de E par E. Expressions utilisées : relation symétrique, relation réflexive, relation transitive, relation d'ordre, relation d'équivalence.
  8. Action de relater ; récit ou narration qu’on fait de ce que l’on a vu ou entendu.
    • En France, on ne connaît guère l’Islande que par la relation, vieille de près d'un demi-siècle, du voyage exécuté à bord de la corvette la Recherche par la commission scientifique du Nord, sous la direction de M. Gaimard et sous les auspices du gouvernement de Louis-Philippe. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 4)
    • À beau mentir qui vient de loin. Le vieil adage hypothèquera pendant longtemps la postérité de la relation de voyage, comme le rappelle la célèbre boutade de Rousseau dans la note X du Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité (1755), qui provoquera comme on le sait la diatribe de Bougainville contre les philosophes de cabinet. — (Alain Guyot & ‎Roland Le Huenen, L'Itinéraire de Paris à Jérusalem de Chateaubriand : l'invention du voyage romantique, Presses de Paris Sorbonne, 2006, page 164)
    • Il a donné une relation de ses voyages.
    • La relation du siège d’une ville, d’un combat naval.
    • Sur la relation d’un tel, on n’a point douté du fait.
  9. (Spécialement) (Philosophie) Rapport qui est entre deux personnes, entre deux choses que l’on considère ensemble, et respectivement l’une à l’autre.
    • La relation du père au fils, et du fils au père.
    • La relation entre l’œil et l’objet.
    • Une relation de cause à effet.
  10. (Bases de données) Lien entre des champs selon une clé : table de base de données relationnelle.
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Relation : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

RELATION. n. f.
Rapport d'une chose à une autre. Ce que vous dites n'a aucune relation avec la chose dont il s'agit. Ces deux choses n'ont point de relation entre elles. Il se dit spécialement, en termes de Philosophie, du Rapport qui est entre deux personnes, entre deux choses que l'on considère ensemble, et respectivement l'une à l'autre. La relation du père au fils, et du fils au père. La relation entre l'œil et l'objet. Une relation de cause à effet. Il signifie aussi Commerce, liaison, correspondance et s'emploie surtout au pluriel en ce sens. J'avais des relations dans ce pays-là. J'ai avec lui des relations d'amitié. Je suis en relation avec lui depuis longtemps. Ils ont des relations ensemble, l'un avec l'autre. Mes relations se sont étendues. Avoir de bonnes, de fidèles relations. Quelques relations s'étaient formées entre nous. J'ai cessé toute relation avec lui. Relations commerciales, politiques. Il y a beaucoup de relations entre ces deux familles. L'importance des relations. Il a obtenu cet emploi par relations. Relations de bon voisinage entre deux États, entre deux nations. Avoir des relations avec une femme, Avoir un commerce intime avec elle.

RELATION se dit, par extension et familièrement, des Personnes avec qui on est en rapport, sans être étroitement lié. Ce n'est pas un ami, ce n'est qu'une relation. Il a invité toutes ses relations. Il désigne aussi le Récit, la narration qu'on fait de ce qui s'est passé, de ce que l'on a vu, entendu. Relation fidèle, véritable, exacte, ample, succincte, brève. Relation historique. Relation imprimée. Faire une relation. Il a donné une relation de ses voyages. La relation du siège d'une ville, d'un combat naval. Sur la relation d'un tel, on n'a point douté du fait.

Relation : définition du Littré (1872-1877)

RELATION (re-la-sion ; en vers, de quatre syllabes) s. f.
  • 1État d'une chose qui tient à une autre. Une étroite relation lie ces deux questions. Il a régné pendant quelque temps une sorte de conversation fade et puérile, qui roulait toute sur des questions frivoles qui avaient relation au cœur et à ce qu'on appelle passion ou tendresse, La Bruyère, V. La relation sociale des sexes est admirable ; de cette société résulte une personne morale dont la femme est l'œil et l'homme le bras, Rousseau, Ém. V. La nature en Italie fait plus rêver que partout ailleurs ; on dirait qu'elle est ici plus en relation avec l'homme, Staël, Corinne, V, 3.
  • 2 Terme de philosophie. Rapport entre deux personnes, entre deux choses, considérées respectivement l'une à l'autre. La relation du père au fils et du fils au père. Le ministre [Jurieu] croit m'étonner en me demandant si je prêche à mon peuple les notions, les relations, les propriétés des trois divines personnes ; et il est assez ignorant pour se moquer, en divers endroits, de ces expressions de l'école, Bossuet, 6e avert. 112. Comme nous avons des relations différentes avec les différents objets qui sont hors de nous, chacune de ces relations produit un genre de sensations et d'idées différentes, Buffon, Ess. arith. mor. Œuv. t. X, p. 203.
  • 3Liaison, commerce, correspondance. Nous sommes en relation d'amitié avec lui. Relations commerciales, politiques. Corbinelli a été ici deux jours… c'est lui qui maintient l'union… tout a relation et se mène par Corbinelli, Sévigné, 2 sept. 1676. Quelles pensez-vous que furent les voies qui le conduisirent à cette fin ? la faveur ? il n'avait eu d'autres relations à la cour que celles que lui donnèrent ou ses affaires ou ses devoirs, Fléchier, Lamoignon. Je crains que des relations avec Mme des Ursins et même avec M. de Chalais ne l'aient rendu suspect, Maintenon, Lett. à Mme de Dangeau, 18 déc. 1718. Il n'est pas savant, il a des relations avec des savants, La Bruyère, II. J'ai beaucoup de relations avec l'Espagne pour la vente des montres de ma colonie, Voltaire, Lett. Mme du Deffant. 6 janv. 1771. Sa timidité souffrait de se trouver tout à coup dans une relation habituelle avec un homme qu'il ne connaissait pas, Staël, Corinne, I, 3. Il croyait que les relations de la vie sociale devaient l'emporter sur tout, Staël, ib. XIII, 3. Notre génie [italien] nécessairement dépendant des relations sociales et des circonstances extérieures, Staël, ib. II, 2.

    Les personnes mêmes avec lesquelles on est lié. Il a de belles relations.

  • 4 Terme de musique. Rapport des sons, intervalle.

    Fausse relation, se dit des intervalles superflus ou diminués.

  • 5 Terme d'anatomie. Position respective des parties l'une par rapport à l'autre. Les relations d'une artère avec un nerf.
  • 6Récit, narration d'un fait, d'un événement. M. de Saint-Surin m'a fait là-dessus d'excellentes relations, Guez de Balzac, Liv. V, lett. 8. Adieu, je sens que l'envie de causer me prend, je ne veux pas m'y abandonner : il faut que le style des relations soit court, Sévigné, à Pompone, 17 nov. 1664. Vous me faites une relation divine de votre entrée dans Arles, Sévigné, 6 mars 1671. Qui croirait que cet Alfred [roi d'Angleterre], dans des temps d'une ignorance générale, osa envoyer un vaisseau pour tenter de trouver un passage aux Indes par le nord de l'Europe et de l'Asie ? on a la relation de ce voyage écrite en anglo-saxon, Voltaire, Mœurs, 26. J'ai reçu… une lettre que je ne me lasse point de relire, et qui contient des relations d'un paysan plus sage, plus vertueux … que tous les philosophes, Rousseau, Lett. à Hub. 24 déc. 1761. Ils [les Spartiates] reçurent de Lysander, général de leur armée, une lettre conçue en ces termes : Athènes est prise. Telle fut la relation de la conquête la plus glorieuse et la plus utile pour Lacédémone, Barthélemy, Anach. ch. 48.

    Terme de relation, se dit des mots donnés par les voyageurs comme étant employés dans les pays qu'ils ont visités.

HISTORIQUE

XIVe s. L'en fait tousjours relation à aucune especial malice, Oresme, Eth. 143. L'en nous loe par relacion et en regart ou rapport à aucune chose meillour, Oresme, ib. 28.

XVe s. Quand celle response [du comte de Flandre] fut faite et la connoissance en fut venue à ceux de Gand par la relation faite de ceux des consaulx des trois pays…, Froissart, II, II, 160. Et dès lors le roy [Charles VIII] commandoit, qui n'avoit que treize ans, à la relation de cedit conseil, Commines, V, 18.

XVIe s. Les choses mortes ont encores des relations occultes à la vie, Montaigne, I, 20. La correspondance et relation qui engendre les vrayes amitiez, Montaigne, I, 208. Un ordre et une relation infaillible des unes choses aux aultres, Montaigne, II, 4. Cela fut cause de le faire debouter d'un troisieme tribunat, combien qu'il eust le plus grand nombre de voix en sa faveur, parce que ses compagnons en feirent injustement et malicieusement une fausse relation, Amyot, Gracques, 46.

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Relation : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

RELATION, s. f. (Gramm. & Philosoph.) est le rapport d’une chose à une autre, ou ce qu’elle est par rapport à l’autre. Ce mot est formé de resero, rapporter ; la relation consistant en effet, en ce qu’une chose est rapportée à une autre ; ce qui fait qu’on l’appelle aussi regard, habitude, comparaison. Voyez Comparaison & Habitude.

Nous nous formons l’idée d’une relation quand l’esprit considere une chose de maniere qu’il semble l’approcher d’une autre, & l’y comparer, & qu’il promene pour ainsi dire sa vue de l’une à l’autre ; conséquemment les dénominations des choses ainsi considérées l’une par rapport à l’autre, sont appellées relatives, aussi-bien que les choses même comparées ensemble. Voyez Idée.

Ainsi quand j’appelle Caius marc ou une muraille plus blanche, j’ai alors en vue deux personnes ou deux choses avec lesquelles je compare Caius ou la muraille. C’est pourquoi les philosophes scholastiques appellent la muraille le sujet ; la chose qu’elle surpasse en blancheur, le terme ; & la blancheur, le fondement de la relation.

La relation peut être considérée de deux manieres, ou du côté de l’esprit, qui rapporte une chose à une autre, auquel sens la relation n’est qu’un envie ou une affection de l’esprit par lequel se fait cette comparaison, ou du côté des choses relatives ; auquel cas ce n’est qu’une troisieme idée qui résulte dans l’esprit de celle des deux premieres comparées ensemble ; en sorte que la relation, dans quelque sens qu’on la prenne, ne réside toujours que dans l’esprit, & non pas dans les choses mêmes.

M. Lock observe que quelques-unes de nos idées peuvent être des fondemens de relations, quoique quand les langues manquent d’expressions, cette sorte de relations soit difficile à faire sentir ; telle que celle de concubine, qui est un nom relatif aussi-bien que femme.

En effet, il n’y a pas d’idée qui ne soit susceptible d’une infinité de relations ; ainsi on peut cumuler sur le même homme les relations de pere ; de frere, de fils, de mari, d’ami, de sujet, de général, d’insulaire, de maître, de domestique, de plus gros, de plus petit, & d’autres encore à l’infini ; car il est susceptible d’autant de relations qu’il y aura d’occasions de le comparer à d’autres choses, & en autant de manieres qu’il s’y rapportera ou en différera.

Les idées des relations sont beaucoup plus claires & plus distinctes que celles des choses mêmes qui sont en relation, parce que souvent une simple idée suffit pour donner la notion d’une relation, au lieu que pour connoître un être substantiel, il en faut nécessairement rassembler plusieurs. Voyez Substance.

La perception que nous avons des relations entre plusieurs idées que l’esprit considere, est ce que nous appellons jugement. Ainsi quand je juge que deux fois deux font quatre & ne font pas cinq, je perçois seulement l’égalité entre deux fois deux & quatre, & l’inégalité entre deux fois deux & cinq. Voyez Jugement.

La perception que nous avons de relations entre les relations de différentes choses, constitue ce que nous appellons raisonnement. Ainsi quand de ce que quatre est un plus petit nombre que six, & que deux fois deux égalent quatre, je conclus que deux fois deux sont moins que six ; je perçois seulement la relation des nombres deux fois deux & quatre, & celle de quatre & six. Voyez Raisonnement.

Les idées de cause & d’effet nous viennent des observations que nous faisons sur la vicissitude des choses, en remarquant que quelques substances ou qualités qui commencent à exister tirent leur existence de l’application & opération de certaines autres choses. La chose qui produit est la cause ; celle qui est produite est l’effet. Voyez Cause & Effet. Ainsi la fluidité dans la cire est l’effet d’un certain degré de chaleur que nous voyons être constamment produit par l’application du même degré de chaleur.

Les dénominations des choses tirées du tems ne sont pour la plûpart que des relations. Ainsi quand on dit que Louis XIV. a vécu 77 ans & en a régné 72, on n’entend autre chose, si ce n’est que la durée de son existence a été égale à celle de 77, & la durée de son regne à celle de 72 révolutions solaires ; telles sont toutes les autres expressions qui désignent la durée.

Les termes jeunes & vieux, & les autres expressions qui désignent le tems, qu’on croit être des idées positives, sont dans la vérité relatives, emportent avec elles l’idée d’un espace ou d’une durée dont nous avons la perception dans l’esprit. Ainsi nous appellons jeune ou vieux quelqu’un qui n’a pas atteint, ou qui a passé le terme jusqu’où les hommes ont coutume de vivre ; nous nommons jeune homme un homme de vingt ans ; mais à cet âge un cheval est déja vieux.

Il y a encore d’autres idées véritablement relatives, mais que nous exprimons par des termes positifs & absolus ; tels que ceux de grand, de petit, de fort, de foible. Les choses ainsi dénommées sont rapportées à certains modeles avec lesquels nous les comparons. Ainsi nous disons qu’une pomme est grosse, lorsqu’elle est plus grosse que celles de sa sorte n’ont coutume d’être ; qu’un homme est foible lorsqu’il n’a pas tant de force qu’en ont les autres hommes, ou du-moins les hommes de sa taille.

Les auteurs divisent les relations différemment. Les philosophes scholastiques les divisent ordinairement en relations d’origine, par où ils entendent toutes les relations de cause & d’effet ; relations de négation, entre des choses opposées l’une à l’autre ; & relation d’affirmation, telles que les relations de convenance entre le tout & la partie, le signe & la chose signifiée, l’attribut & le sujet. Cette division est fondée sur ce que l’esprit ne peut comparer que de trois manieres, ou en inférant, ou en niant, ou en affirmant.

D’autres les divisent en relations d’origine, relations de convenance, c’est-à-dire de ressemblance, de parité ; relation de diversité, c’est-à-dire de dissemblance & de disparité ; & celles d’ordre, comme la priorité, la postériorité, &c.

D’autres les divisent en prédicamentales & transcendantales. Sous la premiere classe sont rangées toutes les relations de choses qui ont un même prédicament ; telles que celles du pere au fils. A la seconde appartiennent celles qui sont plus générales que les prédicamens, ou qui en ont de différens ; comme les relations de substance & d’accident, de cause & d’effet, de créateur & de créature. Voyez Transcendantale, &c.

M. Lock tire sa division des relations d’un autre principe. Il observe que toutes les idées simples dans lesquelles il y a des parties ou degrés, donnent occasion de comparer les sujets dans lesquels se trouvent ces parties à quelque autre, pour y appliquer ces idées simples ; telles sont celles de plus blanc, plus doux, plus gros, plus petit, &c. Ces relations dépendant de l’égalité & de l’excès de la même idée simple dans différens sujets, peuvent être appellées relations proportionnelles.

Une autre occasion de comparer les choses étant prise des circonstances de leur origine, comme pere, fils, frere, &c. on peut appeller celles-ci relations naturelles.

Quelquefois la raison de considérer les choses, se tire d’un acte que fait quelqu’un, en conséquence d’un droit, d’un pouvoir, ou d’une obligation morale ; telles sont celles de général, de capitaine, de bourgeois ; celles-ci sont des relations instituées & volontaires, & peuvent être distinguées des naturelles, en ce qu’elles peuvent être altérées & séparées des sujets à qui elles appartiennent, sans que les substances soient détruites, au lieu que les relations naturelles sont inaltérables, & durent autant que leurs sujets.

Une autre sorte de relations consiste dans la convenance ou disconvenance des actions libres des hommes avec la regle à laquelle on les rapporte & sur laquelle on en juge ; on les peut appeller relations morales.

C’est la conformité ou la disconvenance de nos actions à quelque loi (à quoi le législateur a attaché par son pouvoir & sa volonté, des biens ou des maux, qui est ce qu’on appelle récompense ou punition), qui rend ces actions moralement bonnes ou mauvaises. Voyez Bien & Mal.

Or ces lois morales peuvent se partager en trois classes qui nous obligent différemment. La premiere consiste dans les lois divines ; la seconde dans les lois civiles ; la troisieme dans les lois de l’opinion & de la raison Par rapport aux premieres, nos actions sont ou des péchés ou des bonnes œuvres ; par rapport aux secondes, elles sont ou criminelles ou innocentes ; par rapport aux troisiemes, ce sont ou des vertus ou des vices. Voyez Peché, Vertu, Vice, &c.

Relation, en Logique, est un accident de substance que l’on compte pour une des dix catégories ou prédicamens.

Chaque substance est susceptible d’une infinité de relations. Ainsi le même Pierre, considéré par rapport à Henri, est en relation de maître ; par rapport à Jean, en celle de vassal ; par rapport à Marie, en celle d’époux, &c. De plus, comparé avec une personne, il est riche ; comparé avec une autre, il est pauvre ; enfin, comparé avec différentes personnes, il est éloigné ou proche, grand ou petit, voisin ou étranger, savant ou ignorant, bon ou méchant, égal ou inégal, &c. Les philosophes scholastiques disputent beaucoup sur la question de savoir si la relation est quelque chose qui soit formellement & réellement distinct de la substance même. Voyez Substance.

Relation s’emploie aussi en Théologie, pour désigner certaines perfections divines, qu’on appelle personnelles, par lesquelles les personnes divines sont rapportées l’une à l’autre, & distinguées l’une de l’autre. Voyez Personnes.

Ainsi les Théologiens enseignent qu’il y a en Dieu une nature unique, deux processions, trois personnes & quatre relations. Voyez Trinité.

Ces relations sont la paternité, la filiation, la spiration active & la spiration passive. Voyez Paternité, &c. Voyez aussi Pere, Fils, Esprit, &c.

Relation, en Géométrie, en Arithmétique, &c. est l’habitude ou le rapport de deux quantités l’une à l’autre à raison de leur grandeur. Cette relation s’appelle plus ordinairement raison. Voyez Raison.

La parité ou l’égalité de deux semblables relations s’appelle proportion. Voyez Proportion.

Relation, en termes de Grammaire, est la correspondance que les mots ont les uns avec les autres dans l’ordre de la syntaxe. Voyez Syntaxe, Construction, & l’article Relatif.

Les relations irrégulieres & mal appliquées, sont des fautes que des écrivains corrects doivent éviter avec soin, parce qu’elles rendent le sens obscur, & souvent même équivoque, comme dans cet exemple : on le reçut avec froideur, qui étoit d’autant plus étonnante, qu’on l’avoit prié instamment de venir, & qu’on l’attendoit avec impatience ; car ici le mot froideur étant employé d’une maniere indéfinie, le relatif qui ne peut pas avoir avec ce mot une relation juste & réguliere. Voyez Relatif.

Relation se prend aussi très-souvent pour analogie, ou pour désigner ce qui est commun à plusieurs choses. Voyez Analogie.

En Peinture, en Architecture, &c. c’est une certaine relation des différentes parties & des différens morceaux d’un bâtiment ou d’un tableau qui constitue ce qu’on appelle symmétrie. Voyez Symmétrie.

Relation, (Jurisprud.) signifie quelquefois témoignage ou rapport d’un officier public ; comme quand on dit que le notaire en second ne signe les actes qu’à la relation de celui qui reçoit la minute.

Relation signifie aussi quelquefois le rapport & la liaison qu’il y a entre deux termes ou deux clauses, ou deux parties différentes d’un acte. (A)

Relation historique, (Histoire.) les relations historiques instruisent des évenemens remarquables, tels que les conjurations, les traités de paix, les révolutions, & semblables intérêts particuliers à tout un peuple. C’est-là surtout qu’un historien ne peut, sans se manquer à lui-même, trahir la vérité, parce que le sujet est de son choix ; au lieu que dans une histoire générale, où il faut que les faits suivent l’ordre & le sort des tems, où la chaîne se trouve souvent interrompue par de vastes lacunes (car il y a des vuides dans l’histoire, comme des déserts sur la mappe-monde) ; on ne peut souvent présenter que des conjectures à la place des certitudes ; mais comme la plûpart des révolutions ont constamment été traitées par des contemporains, que l’esprit de parti met toujours en contradiction, après que la chaleur des factions est tombée, il est possible de rencontrer la vérité au milieu des mensonges opposés qui l’enveloppent, & de faire des relations exactes avec des mémoires infideles. C’est une observation du chancelier Bacon ; on ne sauroit trop orner cet ouvrage des pensées de ce beau génie. (D. J.)

Relation, s. f. en Musique, c’est le rapport qu’ont entr’eux les deux sons qui forment un intervalle, considéré par l’espece de cet intervalle. La relation est juste, quand l’intervalle est juste, majeur ou mineur, fausse, quand il est superflu ou diminué. Voyez Intervalle.

Parmi les fausses relations, on ne considere généralement comme telles, dans l’harmonie, que celles dont les deux sons ne peuvent entrer dans le même mode. Ainsi le triton, qui en mélodie est une fausse relation, n’en est point une dans l’harmonie, à moins que l’un de ces deux sons ne soit une corde étrangere au mode. Mais la quarte diminuée & les octaves diminuées & superflues qui sont des intervalles bannis de l’harmonie, sont toujours de fausses relations.

Autrefois les fausses relations étoient toutes défendues avec beaucoup de rigueur. Aujourd’hui elles sont presque toutes permises dans la mélodie, mais non dans l’harmonie. On peut pourtant les y faire entrer ; mais il faut qu’un des deux sons qui forment la fausse relation, ne soit admis que comme note de goût, & jamais ils ne doivent entrer tous les deux à la fois dans un même accord.

On appelle encore relation enharmonique, entre deux cordes qui sont à un ton de distance, le rapport qui se trouve entre le dièse de l’inférieure & le bémol de la supérieure. C’est la même touche sur l’orgue & sur le clavecin ; mais en rigueur ce n’est pas le même son ; & il y a entr’eux un intervalle enharmonique. Voyez Enharmonique. (S)

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Étymologie de « relation »

Étymologie de relation - Littré

Prov. relation ; espagn. relacion ; ital. relazione ; du latin relationem, de relatus, part. passif de referre, rapporter.

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Étymologie de relation - Wiktionnaire

Du latin relatio (« récit, narration »).
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Phonétique du mot « relation »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
relation rœlasjɔ̃ play_arrow

Citations contenant le mot « relation »

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  • C’était il y a cinq ans. S’inquiétant de ne pas avoir ses règles, Samantha Lynn Isabel, une Américaine âgée à l’époque de 19 ans, a acheté un test de grossesse dans une pharmacie. À la plus grande surprise de la jeune femme, il s’est révélé positif. Elle a acheté six autres tests pour vérifier, mais ils étaient tous positifs. Samantha a été d’autant plus étonnée qu’à l’époque, elle était encore vierge et qu’elle n’avait jamais eu de « vraie » relation sexuelle. Metro, Tombée enceinte à 19 ans en n’ayant jamais eu de relation sexuelle
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  • On revient de sa jeunesse comme d'un pays étranger. Le poème, le livre est la relation du voyage. De Federico Garcia Lorca
  • La terre c'est comme l'amour, elle exige une relation humaine, d'individu à individu. De Alice Parizeau / Les lilas fleurissent à Varsovie
  • On ne peut pas entretenir une relation d'amitié avec une personne qu'on admire. De Suzanne Jacob / La passion selon Galatée
  • Dans toute relation où deux personnes se fondent en une seule, le résultat final est deux demi-personnes. De Wayne W. Dyer
  • L'eucharistie n'est pas un dessert pour enfants sages, c'est une relation de combat. De Monseigneur Julien
  • Peut-être ne suffisait-il pas de cesser d'appeler relation avec Dieu, ou avec les dieux, la très vieille relation de l'homme et de l'univers, pour qu'elle cessât d'exister. De André Malraux
  • La seule possibilité de donner un sens à son existence, c'est d'élever sa relation naturelle avec le monde à la hauteur d'une relation spirituelle. De Albert Schweitzer / Ma vie et ma pensée
  • Il faut que je me soigne. Je n’ai jamais eu de relation calme De Sophie Marceau / Elle 7 octobre 2002
  • On ne sort jamais indemne d'une relation qui a été un échec. De Fernand Ouellette / Lucie ou un midi en novembre
  • Dieu n'est pas une substance extérieure mais une relation morale en nous. De Emmanuel Kant / Ecrits posthumes
  • Croire que tout est privé et tout garder pour soi finit par tuer une relation. De Proverbe africain
  • La méditation nous permet d'entrer en relation avec une plus large dimension de soi. De Anonyme
  • Une colère réprimée peut aussi bien empoisonner une relation que les paroles les plus cruelles.
  • La relation avec la vie est éthique, la relation avec la littérature est esthétique. J’essaie de lier les deux.
  • Le langage structure tout de la relation inter-humaine. De Jacques Lacan / Ecrits

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Traductions du mot « relation »

Langue Traduction
Corse relazione
Basque harremana
Japonais 関係
Russe отношения
Portugais relação
Arabe صلة
Chinois 关系
Allemand beziehung
Italien relazione
Espagnol relación
Anglais relationship
Source : Google Translate API

Synonymes de « relation »

Source : synonymes de relation sur lebonsynonyme.fr


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