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Proposition

Variantes Singulier Pluriel
Féminin proposition propositions

Définitions de « proposition »

Trésor de la Langue Française informatisé

PROPOSITION, subst. fém.

I. − [Corresp. à proposer I]
A. − Vx. [Corresp. à proposer I A] Fait de mettre devant les yeux (en vue d'offrir).
RELIG. Pain de proposition. ,,Dans la Bible, (...) les douze pains qu'on mettait chaque semaine sur la table dans le sanctuaire`` (Littré). Les pains de proposition, adoptés par les Hébreux pour leurs sanctuaires (...) représentaient, comme idée première, la nourriture du dieu (Renan,Hist. peuple Isr., t.2, 1889, p.153).Vin de proposition. V. eulogie B 1.
B. − [Corresp. à proposer I B] Fait de proposer quelque chose (à quelqu'un); ce qui est proposé. Faire une proposition.
1. Fait de soumettre quelque chose à la réflexion; ce qui est soumis à la réflexion. Les propositions de Descartes dans ce domaine. Cette nouvelle proposition revient à dire que l'équilibre est stable dans les positions où le centre de gravité du système est le plus bas (Poisson,Mécan., t.2, 1811, p.299).
RELIG. ,,Sermon d'essai ou d'épreuve dont le jeune théologien non consacré est tenu de prononcer un certain nombre devant une commission de pasteurs et de professeurs, et qu'il est admis à répéter dans une église`` (Pierreh. 1926). V. proposant III A.
2. Fait de soumettre quelque chose à la réflexion, à l'évaluation, à l'approbation; ce qui est soumis à l'approbation. Émettre, présenter, soumettre une proposition; discuter, examiner une proposition; la proposition est agréée, acceptée, approuvée, accueillie favorablement, refusée, repoussée, rejetée; la proposition échoue; les propositions américaines, britanniques, soviétiques; propositions ministérielles, parlementaires, patronales, syndicales; propositions budgétaires, financières; proposition intéressante, raisonnable, inacceptable, inadmissible, déconcertante, exaspérante, saugrenue; proposition concernant..., relative à...; une proposition en ce sens a été faite.
a) [Sans compl. ou avec compl. «subjectif»] En cas de partage dans un scrutin secret, la proposition mise aux voix n'est pas adoptée (Bacquias,Cons. gén. et cons. arrondiss., 1934, p.84):
1. Le fait que les propositions les moins importantes de la délégation soviétique ont été acceptées −propositions qui, dans une certaine mesure, améliorent la déclaration −ne lui donne pas cependant un caractère acceptable... Déclar. univ. dr. homme, 1949, p.13.
Proposition d'une assemblée, d'un conseil, d'un congrès (transmise à une autorité). Synon. de motion.
b) [Avec un compl. «objectif»] Proposition d'achat. En avril 1943, une proposition d'échange émanant d'un Directeur de l'Institut allemand concerne (...): un tableau de Boucher (Musées Fr., 1950, p.15).Un memorandum contenant des propositions d'accord fait actuellement l'objet d'un échange de vues (Pt manuel Conseil Europe, 1951, p.56).Il accepte la proposition de suspension temporaire faite par l'ONU (Beaufre,Dissuasion et strat., 1964, p.76).
Proposition de loi. ,,Texte de loi en préparation dont l'initiative émane d'un parlementaire`` (Jur. 1981). Déposer, mettre aux voix, voter, adopter une proposition de loi. La proposition des lois appartient au Roi, à la Chambre des Pairs et à la Chambre des Députés (Charte constit., 1830ds Doc. hist. contemp., p.162):
2. Le texte de loi émanant du président du Conseil s'appelle «projet de loi». Le texte de loi émanant d'un parlementaire s'appelle «proposition de loi». Lubrano-Lavadera,Législ. et admin. milit., 1954, p.11.
Proposition de résolution*.
c) [Avec un compl. inf.] Ta proposition d'aller faire visite à cette dame n'avait pas le sens commun (Flaub.,Corresp., 1853, p.215).La proposition de constituer «les États-Unis d'Europe» (Ginestet,Ass. parlem. eur., 1959, p.12).
3. Fait de soumettre (une offre) à l'acceptation; cette offre elle-même. Proposition d'alliance, d'armistice, de paix; proposition de divorce; accepter, décliner la proposition; proposition grossière, honteuse, humiliante, insultante. Ce petit paysan a sans doute en poche des propositions de quelqu'un (Stendhal,Rouge et Noir, 1830, p.71).L'honorable proposition qui me fut faite d'un cours à professer sur Port-Royal à l'Académie de Lausanne (Sainte-Beuve,Port-Royal, t.1, 1840, p.1).
Vx. Offre d'achat faite à voix haute par un commerçant. Mouret pratiquait la proposition, les articles offerts à voix haute, la cliente raccrochée et dévalisée (Zola,Bonh. dames, 1883, p.620).
Table de proposition. Table de démonstration. Synon. présentoir.Une petite table de proposition, couverte de quelques bibelots défraîchis (Zola,Bonh. dames, 1883, p.789).
Proposition d'assurance. ,,Offre par questionnaire détaillé adressé par l'assureur à la personne qui, en vue de contracter une assurance, lui en a fait la demande ou a été sollicitée par lui`` (Barr. 1967).
Proposition de mariage. Offre de mariage. Propositions de mariage. Une jeune personne, jolie, spirituelle et bien née, riche de deux mille écus de rentes, propose sa main et son coeur à un homme au-dessus de soixante ans, riche, sans enfans (Jouy,Hermite, t.2, 1812, p.84).
Au plur. [En parlant d'un homme] Faire des propositions. Proposer des relations sexuelles à un partenaire. Faire des propositions galantes, impertinentes. La nuit, me dit-elle (...) n'a pas été bonne. Il a discouru, il a chanté (...) et il m'a fait des propositions. Je n'en suis pas offensée (A. France,Rôtisserie, 1893, p.348):
3. ... comme mes parents me reprochaient ma paresse et de n'avoir pas encore pris la peine d'écrire un mot à M. de Charlus, je leur avais violemment reproché de vouloir me faire accepter des propositions déshonnêtes. Mais seuls la colère, le désir de trouver la phrase qui pouvait leur être le plus désagréable m'avaient dicté cette réponse mensongère. En réalité, je n'avais rien imaginé de sensuel, ni même de sentimental, sous les offres du baron. Proust,Sodome, 1922, p.639.
C. − Fait de proposer quelqu'un à un poste, pour un grade, pour une distinction. Une proposition flatteuse; une proposition d'avancement; sur proposition de; sur la proposition de. M. le Président de la République a bien voulu, sur ma proposition, vous conférer le grade d'officier de la Légion d'honneur (Goncourt,Journal, 1895, p.752).Les propositions pour ces décorations sont soumises au ministre de l'Instruction publique (Baradat,Organ. préfect., 1907, p.135).Faire l'objet d'une proposition favorable de la part du conseil de classe (Encyclop. éduc., 1960, p.113).
II. − Tout assemblage de signes (éventuellement réduit à un signe unique) conforme à la grammaire d'un langage donné et formant un sens.
A. − Formulation d'un jugement.
1. [Sert à désigner un jugement, un énoncé donné pour vrai, qui figure dans le texte lui-même ou dans un autre texte] Il fallait soutenir que l'injuste est juste, que l'inégal est égal, toutes propositions contradictoires (Proudhon,Propriété, 1840, p.307).La proposition incontestablement vraie: Il n'est pas d'effet sans causes (P. Curie,Sym. phénom. phys., 1894, p.140).La proposition «César était chauve» utilise le concept véritablement universel, bien défini par la science médicale, de «calvitie» (Marrou,Connaiss. hist., 1954, p.150).
− Domaine des math.La multitude des nombres premiers est infinie. Cette proposition se prouve encore d'une manière directe et fort élégante, en faisant voir que... (Legendre,Théorie nombres, t.1, 1830, p.14).La fameuse proposition: La somme des angles intérieurs d'un polygone convexe est égale à autant de fois deux droits que ce polygone a de côtés, moins deux (Gds cour. pensée math., 1948, p.373).La proposition que tout nombre pair est la somme de deux nombres premiers (Hist. gén. sc., t.3, vol. 2, 1964, p.15).
− Domaine de l'écon., du dr.Une seule proposition la résume: la souveraineté de l'Assemblée (Vedel,Dr. constit., 1949, p.581).La théorie est ramenée à une seule proposition très simple: le niveau général des prix varie dans le même sens que la quantité de monnaie (Univ. écon. et soc., 1960, p.30-4).
− Domaine de la psychol., de la sociol., de la mor., etc.La proposition que le principal caractère de la démence précoce (...) consiste en ce que la fixation de la libido aux objets fait défaut dans cette affection (Freud,Introd. psychanal., trad. par S. Jankélévitch, 1959 [1922], p.444).La proposition fondamentale de la canonique épicurienne, selon laquelle l'être ne peut ni provenir du néant ni retourner à lui (J. Vuillemin,Essai signif. mort, 1949, p.43).Le fait littéraire n'est pas un simple fait de connaissance. −Cette proposition résulte (...) de la précédente (Traité sociol., 1968, p.304).
P. ext.
Thèse ou hypothèse formulée de manière concise:
4. Si l'on considère sérieusement tout ce que je viens d'exposer, on sentira que j'étois fondé en raisons, lorsque (...) j'ai établi la proposition suivante: «Ce ne sont pas les organes, c'est-à-dire, la nature et la forme des parties du corps d'un animal, qui ont donné lieu à ses habitudes et à ses facultés particulières; mais ce sont, au contraire, ses habitudes, sa manière de vivre, et les circonstances dans lesquelles se sont rencontrés les individus dont il provient, qui ont, avec le temps, constitué la forme de son corps, le nombre et l'état de ses organes, enfin, les facultés dont il jouit.» Lamarck,Philos. zool., t.1, 1809, p.237.
THÉOL. Article résumant une doctrine. Les cinq propositions. ,,Nom par lequel on désigne des passages que l'on prétendit trouver dans le livre de Jansénius intitulé Augustinus et dans lesquels le pape reconnut certaines hérésies`` (Littré). Proposition malsonnante. ,,Proposition qui paraît contraire à la bonne doctrine`` (Ac. 1878). Proposition condamnée. ,,Expression d'une pensée qui a fait l'objet d'un jugement ecclésiastique de blâme ou de réprobation appelé note ou censure théologique`` (Foi t.1 1968).
2. LOG. TRADITIONNELLE. ,,Une proposition est l'énoncé d'un jugement. Le jugement est un phénomène intellectuel, la proposition est le phénomène linguistique qui l'exprime`` (Goblot 1920). Proposition apodictique, analytique, synthétique, positive, négative; proposition erronée, évidente, douteuse, insoutenable; énoncer, admettre une proposition; enchaînement de propositions. Ces propositions, je suis grand, vous êtes aimable, il danse bien, etc., sont évidemment des énoncés de jugement (Destutt de Tr.,Idéol. 2, 1803, p.48).Une proposition négative traduit un jugement porté sur un jugement (Bergson,Évol. créatr., 1907, p.288).Ce n'est même pas pour nous une proposition fausse. C'est un ensemble de mots inutiles (Ruyer,Esq. philos. struct., 1930, p.19).
Proposition universelle. Proposition dont le sujet est pris dans toute son extension (p.oppos. à proposition particulière). (Ds Vax Log. 1982).
3. MATH. ,,En mathématique, proposition signifie également, théorème, et problème. Démontrer, résoudre une proposition`` (Ac. 1798). En pratique, le mot théorème est réservé aux résultats d'une grande importance, de démonstration parfois difficile ou fort longue. Les propositions rassemblent des résultats faciles, ou n'ayant qu'un intérêt technique (Chamb.1981).
B. − LINGUISTIQUE
1. LING. DU XIXeS.
a) En analyse logique, énonciation d'un jugement (supra A 2). Un verbe n'est autre chose qu'un adjectif uni à l'adjectif étant, qu'un adjectif renfermant l'idée d'existence, et par cela même pouvant avoir des modes et des tems. Les verbes sont donc aussi les seuls attributs complets, c'est-à-dire, les seuls mots qui représentent complettement une idée, comme existante dans une autre. Voilà pourquoi il n'y a pas de proposition sans verbe (Destutt de Tr.,Idéol. 2, 1803, p.69):
5. Il arrive très souvent que le verbe et l'attribut sont réunis en un seul et même mot; comme dans cette proposition: il vient, que le Grammairien décompose ainsi, il est venant; il en est le sujet, est, le verbe, et venant, l'attribut. Gir.t.11834, p.487.
b) GRAMM. SCOL. ,,Unité syntaxique construite autour d'un verbe, et qui peut être soit une phrase simple (proposition indépendante), soit un élément de phrase complexe (proposition principale, subordonnée)`` (D. D. L. 1976). Proposition coordonnée, exclamative, juxtaposée, négative; proposition elliptique, nominale. Les propositions sont classées d'ordinaire en trois grands types: indépendantes, principales, subordonnées; ces dernières à leur tour sont divisées, d'après le mot qui les introduit, en subordonnées conjonctives, c'est-à-dire introduites par une conjonction, et en subordonnées relatives, c'est-à-dire introduites par un pronom relatif (Lang.1973).
Proposition incise*.
Proposition infinitive*.
Proposition participiale*.
Proposition interrogative. Proposition qui sert à interroger. Dans beaucoup de parlers africains une proposition interrogative se distingue à peine de la même proposition sous forme énonciative (Arts et litt., 1935, p.50-6).
2. LING. MOD. ,,Noyau de la phrase de base. Si on définit ainsi la phrase par Mod + P où Mod est un constituant indiquant la modalité (Interrogatif, Déclaratif, Impératif, etc.), P sera le noyau ou la proposition`` (Ling. 1972).
Rem. Ce sens corresp., en logique, au sens C 2 (synon. de lexis).
C. − LOG. MOD.
1. Assemblage de signes, doué de sens, conforme à la grammaire d'un langage donné et admettant la valeur «vrai» ou la valeur «faux»:
6. Certains considèrent chaque phrase assertive comme un nom qui aurait pour sens la proposition correspondante, et pour «référent» la valeur de vérité. En d'autres termes, toute phrase assertive connote une signification et dénote une valeur de vérité. Ou encore, si l'on préfère, toute phrase assertive a une intension ou compréhension: la proposition, et une extension: le vrai et le faux. VaxLog.1982.
En partic. Logique, calcul des propositions. Partie de la logique qui traite des propositions et calcule leur vérité à partir de certaines d'entre elles choisies comme vraies (appelées axiomes) et moyennant des règles de déduction. Dans le calcul classique, les propositions n'admettent que la valeur «vrai» ou la valeur «faux» (principe du tiers exclu); mais on a développé aussi des logiques polyvalentes (logique intuitionniste). Le calcul des propositions établi par G. Boole dès 1847 (...) est à la base de la logique mathématique contemporaine (Gds cour. pensée math., 1948, p.60).
Rem. La logique des propositions considère la proposition en bloc et s'oppose à la logique des prédicats qui l'analyse.
2. ,,Énoncé porteur de sens, considéré en lui-même, indépendamment des attitudes d'acceptation ou de refus de ceux qui le profèrent`` (Vax Log. 1982). Synon. lexis (v. ce mot A).
Rem. La proposition assumée par celui qui l'énonce (ou par le système qui l'admet) est alors appelée assertion. Contrairement au sens 1, ce sens 2 permet d'inclure les propositions conditionnelles, interrogatives, optatives ou injonctives des grammairiens.
3. Plus rare. ,,Entité abstraite constituant le sens dont une phrase donnée est le nom; il en résulte qu'une même proposition est désignée par deux phrases de langues différentes comme «La neige est blanche» et «The snow is white»`` (Aur.-Weil 1981).
Rem. Corresp. en ce sens à la notion de jugement de la logique traditionnelle.
D. − RHÉT. Seconde partie de la disposition. C'est l'exposé clair, net et précis du sujet. La Proposition se place après l'Exorde; quand on a éveillé et captivé l'attention de l'auditeur, il faut lui faire comprendre le sujet dont on veut l'occuper (Bach.-Dez.1882).
P. anal., MUS. ,,Première phrase d'une fugue, contenant le sujet et tous les contre-sujets`` (Littré). Le sujet [d'une fugue] peut aussi être appelé Proposition, Antécédent, et Guide; et les parties qui lui succèdent peuvent être nommées réponses, ou conséquents (Cherubini,Cours contrepoint et fugue, 1835, p.107).
P. ext. Première phrase de chaque variation. Vastes et généreuses constructions [les trente-trois variations de Beethoven, les Études symphoniques de Schumann] (...) dans lesquelles le thème (...) paraît n'en être plus qu'une sorte d'élément-prétexte que chaque variation tend à éliminer au profit d'une proposition plus riche et plus neuve (Cortot,Mus. fr. piano, 1930, p.106).
Prononc. et Orth.: [pʀ ɔpozisjɔ ̃]. Att. ds Ac. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. 1remoitié xiies. «résolution, dessein» (Psautier d'Oxford, 77, 2 ds T.-L.); 2. a) ca 1265 «ce que l'on propose, soumet au consentement; texte proposé à une assemblée délibérante» (Brunet Latin, Trésor, III, LXXXVII, 3, éd. F. J. Carmody, p.408, 14); b) 1747 faire quelque proposition (à quelqu'un) «faire des propositions déshonnêtes» (C. Crébillon, Angola, II, 26 ds Brunot t.6, p.1096, note 8); 3. a) ca 1265 log. «énonciation d'un jugement de réalité ou de valeur» (Brunet Latin, op. cit., II, XXXIX, 6, p.206, 32); 1370-72 (Oresme, Ethiques, Prol., éd. A. D. Menut, p.100: ceste proposicion est vraye: homo est animal); b) fin xiiie-déb. xives. id. «prémisse d'un syllogisme» (Gloss. Bibl. royale Bruxelles 9543 ds T.-L.); c) théol. «article résumant une doctrine [cf. thèse]» [lat. ecclés. propositio 1560 (Jugement de condamnation par la Sorbonne de 14 propositions du théologien M. Baius); 1567, 1eroct. (Bulle Ex omnibus afflictionibus condamnant 79 propositions du même théologien ds Hexaples ou les six colonnes sur la constitution Unigenitus, Amsterdam, 1721, t.2, p.891); 1587 (Propositiones quas Lessius anno 1587, die maii Facultati theol. Lovaniensi [Louvain] obtulit ds Théol. cath. t.8, 1, col. 453); −à propos du Jansénisme: 1641, 6 mars Bulle In eminenti condamnant globalement les propositions de l'Augustinus et celles des Jésuites ds Duplessis-D'Argentre, Collectio judiciorum, t.3b, p.244 −informations fournies par R. Taveneaux, professeur émérite à l'Université de Nancy II] 1645 (Barcos, Traité [...] pour servir de réponse aux accusations [...] qu'on a formées contre cette proposition du livre ,,De la fréquente communion`` [...] que S. Pierre et S. Paul sont deux chefs de l'Église qui n'en font qu'un ds Théol. cath. t.8, 1, col. 473); 1649 (Pierre de St Joseph, Les sentiments de St Augustin [...] touchant les propositions que la faculté de théologie a fait examiner ..., ibid., col. 494; cf.1657 [les] cinq propositions [de Jansenius] (Pascal, Provinciales, XVIII ds OEuvres, éd. J. Chevalier, p.884); d) ca 1658 math. «énoncé d'une vérité à démontrer, d'une question à résoudre» (Id., De l'esprit géométrique, 2, ibid., p.597: prouver toutes les propositions un peu obscures); e) 1660 rhét. «exposition du sujet» (d'un poème dramatique) (Corneille, Discours de l'utilité et des parties du poëme dramatique ds Théâtre, éd. P. Lièvre et R. Caillois, Paris, 1961, t.1, p.28: La protase où se doit faire la proposition et l'ouverture du sujet); f) 1690 gramm. (Fur.). B. Ca 1170 terme biblique pains de propositiun (Rois, III, VII, 4, éd. E. R. Curtius, p.128). Empr. au lat. propositio, dans la lang. class. «action de mettre sous les yeux, de présenter» (spéc. dans la lang. chrét. panes propositionis «douze pains placés devant le tabernacle du Temple et renouvelés chaque semaine» Exode, XXV, 30), «majeure d'un syllogisme», «exposé d'un sujet, thème», «phrase, proposition» (Quintilien); à basse époque «dessein, but, intention», «conseil, suggestion faits à quelqu'un» (533, Digestes de Justinien), «énoncé d'uncas de controverse» (ibid.). Fréq. abs. littér.: 2983. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 6976, b) 3334; xxes.: a) 2565, b)3403.
DÉR.
Propositionnel, -elle, adj.a) Log. mod. Qui concerne la proposition. Logique propositionnelle, calcul propositionnel. Synon. de logique, calcul des propositions (supra II C 1).Boole (...) réduit la logique à un calcul propositionnel (Hist. gén. sc., t.3, vol. 1, 1961, p.22).Fonction (ou, plus rarement, forme) propositionnelle. ,,Fonction logique qui devient une proposition toutes les fois qu'on y substitue à toutes les variables des valeurs déterminées (L. Couturat); ex. «x est capitale de la France» est une fonction propositionnelle, car c'est une proposition pour toutes les valeurs attribuées à x (vraie pour Paris, fausse pour toutes les autres valeurs)`` (Morf. Philos. 1980). Variable propositionnelle. Sa logique [de Frege] formalisée (...) comporte non seulement des «variables» au sens utilisé en mathématiques, mais aussi des «variables propositionnelles» représentant des relations indéterminées, et susceptibles de quantification (Bourbaki,Hist. math., 1960, p.20).b) Psychol. Opération propositionnelle. Chez Piaget, ,,opérations de la pensée qui résident dans la combinaison d'hypothèses du seul point de vue de leur vérité ou de leur fausseté, indépendamment de leur réalité`` (Lar. encyclop. Suppl. 1968). [pʀ ɔpozisjɔnεl]. 1reattest. 1928 log. fonction propositionnelle (Lal. Suppl. 1968, p.1049); de proposition, suff. -el*.
BBG.Bonnard (H.). La Proposition. Fr. mod. 1959, t.27, pp.161-172. _Le Goffic (P.). L'Assertion ds la Grammaire et la Logique de Port-Royal. Colloque du Centre de Rech. Ling. et Sémiol. de Lyon. 1977. 20-22 mai. Lyon, 1978, pp.235-244; Qu'appelle-t-on simple et complexe. Fr. Monde. 1977, no129, p.40; pp.49-53. _Quem. DDL t.15. _Roulet (E.). Synt. de la proposition nucléaire en fr. parlé. Bruxelles, 1969, 187p. _Sechehaye (A.). Essai sur la struct. log. de la phrase. Paris, 1926, 237p. _Stati (S.). Phrase, proposition et énoncé. Folia ling. 1979, t.13, no1/2, pp.23-32. _Zuber (R.). À propos du statut sém. de la proposition. Ét. Ling. appl. 1975, no19, pp.43-51.

Wiktionnaire

Nom commun - français

proposition \pʁɔ.pɔ.zi.sjɔ̃\ féminin

  1. Action de proposer, de soumettre à un examen, à une délibération.
    • Favrolles prend la parole. Son vide intérieur, son inconscience braillarde se masquent sous l'énergie de ses propositions. — (Léon Trotsky, Le drame du prolétariat français, 1922, annexe à l'édition de 1964 de Littérature et Révolution (les Lettres Nouvelles, éditeur))
  2. (Spécialement) (Par ellipse) Proposition de loi.
  3. Chose qui a été proposée.
    • La proposition de ce député a été prise en considération.
    • Il a retiré sa proposition.
  4. (En particulier) Chose proposée pour arriver à la conclusion d’une affaire ou à un arrangement.
    • Le résultat de cette proposition conciliatrice fut que les deux jeunes gens […] se prirent par le bras, et, ajustant leurs épées, se dirigèrent vers la porte de l’hôtellerie, sur le seuil de laquelle se tenait l’hôte. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
    • Tout ce qu'il entendait autour de lui, les tuyaux refilés d'une oreille à l'autre, les vaines discussions d'intérêts sordides, les propositions abracadabrantes, lui occasionnaient parfois des nausées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
    • proposition raisonnable, satisfaisante, absurde, ridicule.
    • Faire des propositions à quelqu’un.
    • Propositions de paix, d’accommodement, de conciliation.
  5. Expression d’une idée, affirmation ou la négation de quelque chose.
    • […], ils formulèrent la proposition suivant laquelle l’obéissance au souverain, bon ou mauvais, était préférable à la fitna (anarchie, désordre). Ce qui équivalait à la consécration formelle du quiétisme politique de l’islam. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 93)
    • proposition universelle, générale, particulière.
    • proposition hasardée.
    • proposition insoutenable.
    • Soutenir une proposition.
    • Condamner une proposition.
    • Censurer une proposition.
    • proposition en matière de foi.
  6. (Grammaire) Membre de phrase composé essentiellement d’un sujet et d’un verbe et accessoirement d’un complément ou d’un attribut.
    • Le terme de proposition remonte aux grammaires logiques où il désignait toute construction minimale porteuse d'un jugement : l'association d'un sujet (ce dont on dit quelque chose) et d'un prédicat (ce que l'on dit du sujet). Ainsi les grammairiens de Port-Royal analysaient la phrase « Dieu invisible a créé le monde visible » en trois propositions : Dieu a créé le monde — Dieu est invisible — Le monde est visible. Progressivement, la notion de proposition s'est confondue avec celle de phrase pour désigner l'unité syntaxique et prédicative combinant un sujet grammatical et un groupe verbal. — (Martin Riegel et alii, Grammaire méthodique du français, 1994)
    • Ce La Fontaine qui me prouvait qu’il existe des propositions dont le verbe est au participe : Marché fait, les oiseaux forgent une machine. Ce Corneille qui me fournissait un exemple de propositions principales juxtaposées : J’ai fait ce que j’ai dû, je fais ce que je dois, tandis que Victor Hugo m’offrait un modèle d’indépendantes juxtaposées :
      Esclave, apporte-moi des roses !
      Le parfum des roses est doux ! — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 74)
    • La syntaxe moderne nous a déjà habitués à considérer la proposition comme un nexus, un noyau, fonctionnant à la manière d'un accordéon dont les éléments sont extensibles ou comprimables à volonté. — (Cahiers de lexicologie, 1961, volume 2, page 48)
    • Un cahier de grammaire m’apprend que la proposition indépendante était dite absolue, la principale pouvait s’appeler aussi primordiale alors que la subordonnée se satisfaisait de secondaire. La nomenclature grammaticale a quelque peu évolué depuis, mais à force de nuances, est-elle devenue plus claire ? — (Édouard Bled, Mes écoles, Robert Laffont, 1977, page 128)
  7. (Logique) Énoncé doué d’une valeur de vérité, généralement le vrai ou le faux.
    • Une phrase impérative ou interrogative n’est pas une proposition logique.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

PROPOSITION. n. f.
Action de proposer, de soumettre à un examen, à une délibération. Il fit la proposition d'attaquer l'ennemi sur-le-champ. Une proposition de loi. Il désigne aussi la Chose elle-même qui a été proposée. La proposition de ce député a été prise en considération. Il a retiré sa proposition. Absolument et familièrement, Faire des propositions à une personne, Lui faire des propositions déshonnêtes. Il se dit particulièrement d'une Chose proposée pour arriver à la conclusion d'une affaire, à un arrangement. Proposition raisonnable, satisfaisante. Proposition absurde, ridicule. Faire des propositions à quelqu'un. Propositions de paix, d'accommodement, de conciliation. Proposition de mariage. Accepter une proposition. Rejeter une proposition. Écouter, accueillir une proposition. La proposition fut reçue comme elle le méritait. Il désigne aussi l'Expression d'une idée, l'affirmation ou la négation de quelque chose. Proposition universelle, générale, particulière. Proposition hasardée. Proposition insoutenable. Soutenir une proposition. Condamner une proposition. Censurer une proposition. Proposition en matière de foi. En termes de Grammaire, il désigne un Membre de phrase composé essentiellement d'un sujet et d'un verbe et accessoirement d'un complément ou d'un attribut. Dans la plupart des phrases, il y a une proposition principale, à laquelle se rattachent diverses propositions accessoires, subordonnées, incidentes. En termes de Mathématiques, il se dit de l'Énoncé d'une vérité à démontrer ou d'une question à résoudre. Démontrer une proposition.

Littré (1872-1877)

PROPOSITION (pro-pô-zi-sion ; en vers, de cinq syllabes) s. f.
  • 1Action de proposer, de soumettre à un examen, à une délibération. Proposition de loi. La proposition a été prise en considération. En cet état-là [de lâches conseillers], on n'est pas seulement capable de la proposition du bien difficile, Guez de Balzac, De la cour, 5e disc. La moins forte proposition de M. d'Elbeuf fut de mettre tout le parlement en corps à la Bastille, Retz, Mém. t. I, liv. II, p. 376, dans POUGENS.
  • 2Chose proposée en vue d'arriver à une conclusion, à un arrangement, à une entente. La cruelle proposition qu'elle va faire à ses fils, Corneille, Rodog. Examen. Si vous voulez faire vos propositions plus modestement, on les écoutera, Pascal, Prov. XVI. Il y fit ses propositions en pleine assemblée, Bossuet, Hist. III, 6. Il [le plénipotentiaire] s'ouvre et parle le premier, pour, en découvrant… les brigues et les cabales des ministres étrangers, sur les propositions qu'il aura avancées, prendre ses mesures et avoir la réplique, La Bruyère, X. Je commence, ô peuples assemblés de tant de nations, à vous faire des propositions pour établir à jamais une paix solide, Fénelon, Tél. X.
  • 3Offre. Il [le plénipotentiaire] laisse voir en lui quelque peu de sensibilité pour sa fortune ; il s'attire par là des propositions qui lui découvrent les vues des autres les plus secrètes, La Bruyère, X.

    Absolument. Faire des propositions, proposer à un homme quelque affaire secrète ou peu honorable, à une femme de céder aux désirs d'un homme. Je me souviendrai toute ma vie [c'est une femme qui parle] que, quand mes plaies furent bien fermées, il me fit des propositions, Voltaire, Cand. 12.

  • 4Discours qui affirme ou nie. Les principes se sentent, les propositions se concluent ; et le tout avec certitude, quoique par différentes voies, Pascal, Pens. VIII, 6, éd. HAVET. Il ne faudrait pas d'autre raison pour justifier ma première proposition, Massillon, Carême, Fausse conf. La proposition de Leibnitz [qu'il n'y a pas dans la nature deux choses semblables] est ingénieuse et grande ; la proposition contraire est aussi vraisemblable pour le moins que la sienne ; tel a toujours été le sort de la métaphysique, Voltaire, Expos. du livre des instit. phys. Les propositions condamnées étaient, pour la plupart, si mal choisies, qu'on prétend que Louis XIV, en les lisant dans la bulle [Unigenitus], les prit pour les vérités qu'elle ordonnait de croire, en parut très édifié, et fut bien surpris, quoique docile, quand son confesseur le détrompa, D'Alembert, Destruct. des jés. Œuv. t. V, p. 66 dans POUGENS.
  • 5 Terme de théologie. Proposition mal sonnante, proposition qui paraît contraire à la bonne doctrine.

    Les cinq propositions, nom par lequel on désigne des passages que l'on prétendit trouver dans le livre de Jansénius intitulé Augustinus, et dans lesquels le pape reconnut certaines hérésies. Le fond des cinq propositions condamnées est évidemment dans Jansénius ; il n'y a qu'à ouvrir le troisième tome, à la page 138, édition de Paris, Voltaire, Louis XIV, 37.

    Les quatre propositions, les propositions établies du temps de Louis XIV par l'assemblée du clergé de France, et qui avaient pour objet la suprématie des conciles oecuméniques. Le cardinal de Fleury… empêcha bénignement pendant tout son ministère qu'on ne soutînt les quatre fameuses propositions sur lesquelles est fondée la liberté française dans les choses ecclésiastiques, Voltaire, Lett. Thiriot, 1768.

  • 6 Terme de grammaire et de logique. L'expression d'un jugement. Une proposition se compose essentiellement d'un sujet, d'un verbe et d'un attribut. Proposition principale, incidente, subordonnée. Le jugement que nous faisons des choses, comme quand je dis : la terre est ronde, s'appelle proposition, Duclos, Œuv. t. IX, p. 53. Deux propositions ne se lient que par les rapports qu'elles ont l'une à l'autre, et le propre des conjonctions est de prononcer ces rapports, Condillac, Gramm. II, 23. Mais, dira-t-on, c'est ainsi qu'on raisonne en mathématiques, où le raisonnement se fait avec des équations ; en sera-t-il de même dans les autres sciences, où le raisonnement se fait avec des propositions ? Je réponds qu'équations, propositions, jugements, sont au fond la même chose, Condillac, Log. II, 8.

    Le sujet de la proposition, le sujet (personne ou chose) dont je veux parler.

    Attribut de la proposition, ce que je pense du sujet de la proposition.

    Proposition simple, se dit de celle qui ne renferme point d'autre proposition, et dans laquelle le sujet et l'attribut sont simples et exprimés par un seul mot.

    Proposition composée, celle dans laquelle le sujet ou l'attribut sont composés et qui, par conséquent, renferme autant de propositions qu'il y a de manières diverses de combiner les sujets et les attributs.

    Terme de logique. Proposition universelle, celle où le sujet est précédé du mot tout. Tout homme est mortel.

    Proposition particulière, celle où le sujet est précédé de quelques ou plusieurs. Quelques hommes sont savants.

    Proposition singulière ou individuelle, celle dont le sujet indique un seul individu. Pierre est malade. Cet homme est tombé.

    Proposition analytique, se dit, dans la logique de Kant, de celle dont la certitude repose sur l'identité des concepts, par opposition à la proposition synthétique, qui augmente réellement la masse des connaissances.

  • 7 Terme de rhétorique. Se dit de la partie d'un discours où l'on propose ce que l'on veut prouver ou établir.
  • 8 Terme de géométrie. Vérité qu'on prouve par démonstration. Il y a deux sortes de propositions, les théorèmes et les problèmes. Le fameux M. Pascal, à l'âge de douze ans, sans avoir jamais lu aucun livre de géométrie… arriva, par la seule force de son génie, jusqu'à la 32e proposition du 1er livre d'Euclide, Rollin, Hist. anc. XXVII, 1.
  • 9 Terme de musique. Première phrase d'une fugue, contenant le sujet et tous les contresujets.
  • 10Chez les protestants, explication que fait d'un texte de l'Écriture un jeune homme qui aspire à la fonction de ministre.
  • 11Dans la Bible, pains de proposition, les douze pains qu'on mettait chaque semaine sur la table dans le sanctuaire.

HISTORIQUE

XIIe s. E un altel fist el temple de fin or e dis tables d'or, pur [pour] metre sure les pains que l'um apelad les pains de propositiun, Rois, p. 257.

XIIIe s. Proposition universel, qui conclut saine conclusion, Latini, Trésor, p. 305.

XIVe s. Et pour ce, ceste proposition est vraie : Mulier est homo, Oresme, Eth. Prol. La quelle proposicion comme le senat eust regetée et tournée à nient, Bercheure, f° 38, verso.

XVIe s. L'accomplissement de nos œuvres ne gist pas tant en l'humaine propcsition qu'en la divine disposition, Lanoue, 611. Se rejectant à sa premiere proposition [résolution], Montaigne, III, 119. J'honore bien ce glorieux nom [médecine], sa proposition [son but], sa promesse, Montaigne, III, 207.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

PROPOSITION. Ajoutez :
12Action de proposer l'action du poëme dramatique, d'en informer tout d'abord le spectateur. La protase, où se doit faire la proposition et l'ouverture du sujet, Corneille, Disc. du poëme dram.
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Étymologie de « proposition »

Prov. propozicio ; espagn. proposicion ; ital. proposizione ; du lat. propositionem, de pro, en avant, et positio, position.

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(Date à préciser) Du latin propositio.
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Phonétique du mot « proposition »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
proposition prɔpɔzisjɔ̃

Fréquence d'apparition du mot « proposition » dans le journal Le Monde

Source : Gallicagram. Créé par Benjamin Azoulay et Benoît de Courson, Gallicagram représente graphiquement l’évolution au cours du temps de la fréquence d’apparition d’un ou plusieurs syntagmes dans les corpus numérisés de Gallica et de beaucoup d’autres bibliothèques.

Évolution historique de l’usage du mot « proposition »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « proposition »

  • « Cette proposition vient du fait que pendant la crise du Covid-19 les professionnels de santé en contact direct avec les populations étaient démunis en matériel et ont eu, pour certains, à recourir au kit livré à l’époque pour lutter contre le H1N1 », détaille Jean-François Rapin.  « L’idée de cette proposition de loi est donc de doter en permanence les professionnels de santé d’un kit, à ouvrir sur ordre du ministère ou de l’Agence régionale de santé (ARS) dès lors que se présente un risque épidémique. »
    Public Senat — Un kit de protection pour tous les professionnels de santé : la proposition de loi de Jean-François Rapin | Public Senat
  • Une proposition incorrecte est forcément fausse, mais une proposition correcte n’est pas forcément vraie.
    Emmanuel Kant
  • L'histoire est aussi hésitante qu'une toute jeune fille devant une proposition romanesque.
    Yukio Mishima — La mer de la fertilité, tome 3 : Le temple de l'aube
  • Ceux qui mettent au jour quelque proposition nouvelle sont d'abord appelés hérétiques.
    Montesquieu — Lettres persanes
  • Cette proposition s'inspire du modèle canadien "qui a largement prouvé son efficacité", est-il précisé dans le communiqué. Leur méthode consiste à combiner "un partenariat public/privé où l’État fournit, d’une part, un cadre légal d’accès aux réfugiés, et où, d’autre part, des acteurs privés apportent l’appui financier, social et humain nécessaire".
    GARD Annie Chapelier dépose une proposition de loi relative au parrainage citoyen des réfugiés – Objectif Gard
  • Je suis en pourparlers avec la mort, je pèse ses propositions.
    Paul Claudel
  • Un dilemme, c'est une proposition philosophique dont l'énoncé fait jouir les belles consciences et l'application périr les démocraties.
    Jacques Faizant — Le Point - 12 Octobre 1981
  • Le groupe Écologie Démocratie Solidarité a déposé une proposition de loi pour inscrire la lutte contre le réchauffement climatique dans l’article 1er de la Constitution
    SudOuest.fr — Convention climat : une proposition de loi pour inscrire la protection de l’environnement dans la Constitution
  • Augmenter les amendes et les peines, encadrer l'élevage... une proposition de loi publiée mercredi 29 juillet au Journal officiel vise à améliorer le bien-être animal par une réforme de l'arsenal juridique et la création d'un «défenseur des animaux» alors que le gouvernement n'a pas nommé de secrétaire d'Etat dédié à cette cause.
    Le Figaro.fr — Une proposition de loi pour améliorer le bien-être animal
  • Ne plus tergiverser. A la rentrée, en septembre, il faudra mettre toute la capacité d’investissement des collectivités territoriales dans la bataille de la relance, après la thérapie de choc contre le coronavirus qui a mis l’économie du pays à terre. En un petit mois, la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation de l’Assemblée nationale a conduit une série d’auditions qui ont abouti à 13 propositions, dévoilées le 29 juillet.
    La Gazette des Communes — 13 propositions pour accélérer la relance
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Traductions du mot « proposition »

Langue Traduction
Anglais proposal
Espagnol propuesta
Italien proposta
Allemand vorschlag
Chinois 提案
Arabe اقتراح
Portugais proposta
Russe предложение
Japonais 提案
Basque proposamen
Corse pruposta
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Synonymes de « proposition »

Source : synonymes de proposition sur lebonsynonyme.fr

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Nombre de points du mot proposition au scrabble : 15 points

Proposition

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