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Axiome

Sommaire

  • Définitions du mot axiome
  • Étymologie de « axiome »
  • Phonétique de « axiome »
  • Évolution historique de l’usage du mot « axiome »
  • Citations contenant le mot « axiome »
  • Traductions du mot « axiome »
  • Synonymes de « axiome »
  • Antonymes de « axiome »

Définitions du mot axiome

Trésor de la Langue Française informatisé

AXIOME, subst. masc.

I.− Dans le lang. sc. Énoncé répondant à trois critères fondamentaux : être évident, non démontrable, universel.
A.− LOG. et MATH.
1. Jusqu'à l'époque contemp. et principalement au XIXes. [L'énoncé précité sert ou peut servir de base à une démonstration ou à un raisonnement] :
1. Les savants entendent par axiome toute proposition indémontrable dont la vérité commande l'assentiment, et sans laquelle la démonstration de tout un ordre de vérités est impossible : ... L. Liard, La Sc. positive et la métaphys.,Paris, G. Baillière, 1883, p. 240.
2. Au début du siècle dernier (...) le postulat se distingue de l'axiome en ce que son évidence n'est pas reconnue; il n'est qu'une hypothèse. J. Ullmo, La Pensée sc. mod.,Paris, Flammarion, 1958, p. 190.
3. Cet effort s'accompagnait d'ailleurs d'un changement très net de style, le discours continu (parfois rehaussé de prétentions littéraires) des maîtres du xixesiècle se trouvant remplacé par un découpage austère et fortement charpenté en définitions, axiomes et propositions, nécessaire à la clarté du déroulement logique. Hist. gén. des sc.,t. 3, vol. 2, 1964, p. 127.
Rem. 1. Attesté ds la plupart des dict. gén. du xixes. et du xxes. à partir de Ac. 1798 et sous sa forme plus partic. à partir de Lar. 19e. 2. Champ sém. déduction, définition, prémisse(s), principe d'identité, proposition.
2. LOG. et MATH. MOD., avec l'apparition des géom. non euclidiennes.
a) Énoncé, proposition posés à la base d'un système hypothético-déductif ou plus généralement élément d'une axiomatique*. Cf. loi logique, proposition logique a priori :
4. Sans aller jusqu'à faire de l'axiome un énoncé arbitraire, − ce qui serait pousser les choses à l'absurde, − il faut admettre que la méthode axiomatique nous a rendu une certaine liberté à l'égard de l'axiome, (...). Si l'axiome a perdu de sa nécessité relativement à l'hypothèse, l'hypothèse a acquis une certaine réalité par rapport à l'axiome. G. Lemaître, L'Hyp. de l'atome primitif,Paris, Dunod, 1946, préf. de F. Gonseth, pp. 13-14.
5. Les résultats de cet effort [dans l'histoire de la « sédimentation dialectique »] s'étagent dans notre esprit comme les couches géologiques dans un terrain : il y a ceux de la période pythagoricienne liés à la mystique des nombres; ceux de la période platonicienne et euclidienne où la géométrie prend figure de science rationnelle de l'espace; ceux de la période qui prépare et précède la découverte des géométries non-euclidiennes, où la notion de l'axiome commence à se détacher de l'idée de vérité nécessaire dont dépendrait la forme même du monde; ... etc. J. Vuillemin, L'Être et le travail,1949, p. 61.
Rem. 1. Attesté ds Lar. Suppl. 1968, Lar. Lang. fr., Rob. Suppl. 1970 et ds les dict. spéc. de philos. 2. La log. et les math. class. mettent en évidence la rigidité de la déf. d'axiome (cf. ex. 1) et sa distinction fondamentale d'avec le postulat (cf. ex. 2). À l'époque mod., axiome est devenu un concept aussi relatif que l'hypothèse ou le postulat (cf. ex. 4).
b) Spéc. Formule servant de thèse ou théorème initial à un système syntaxique (cf. axiomatique B 2 b).
SYNT. Axiomes analytiques et axiomes synthétiques. (cf. L. Liard, La Sc. positive et la métaphys., Paris, G. Baillière, 1883, p. 242). Axiome de choix de Zermelo. Énoncé : le produit d'une famille d'ensembles non vides est un ensemble non vide (cf. Bourbaki, Éléments d'hist. des math., 1960, p. 53). Axiome de la continuité, des probabilités, de réductibilité de Russel et Whitehead, de Pasch, de Peano, etc.
B.− PHILOS. Cf. supra rem. 2; cf. également principes métaphysiques :
6. En proclamant son principe de la raison suffisante, et en l'opposant au principe de contradiction, dont Aristote avait fait l'axiome fondamental ou le pivot de toute preuve scientifique (381), Leibnitz est, de tous les philosophes, le premier qui indique nettement le but essentiel de toute étude philosophique, la conception des choses dans l'ordre suivant lequel elles rendent raison les unes des autres, ordre qui ne doit être confondu, ... Cournot, Essai sur les fondements de nos connaissances,1851, p. 579.
7. Lui. Et vous regardez la philosophie comme une science? Moi. Assurément; elle est même la première de toutes, puisque les autres lui empruntent leurs principes. Elle est aussi la plus certaine, car elle s'appuie à la fois sur des faits, comme les sciences d'observation, et sur des axiomes, comme les sciences de déduction. Ménard, Rêveries d'un païen mystique,1876, p. 39.
8. En effet, Kant avait encore dit dans son premier axiome : « le goût est la faculté de juger d'un objet ou d'une représentation par une satisfaction libre de tout intérêt ». Huyghe, Dialogue avec le visible,1955, p. 391.
Rem. 1. Attesté ds la plupart des dict. gén. du xixeet du xxes. à partir de Ac. 1798. 2. Cf. également axiomes de l'intuition chez Kant attesté ds les dict. spéc. de philos. 3. Pour la différence entre l'usage class. et l'usage mod. cf. supra rem. 2.
C.− P. ext., autres domaines sc. (sc. exactes, appliquées, hum.). Énoncé admis comme base ou principe d'une construction scientifique :
9. Je regrette que l'on n'ait pas fait pour l'histoire ce que les sciences exactes ont fait sur elles-mêmes, quand elles ont revisé leurs fondements, recherché avec le plus grand soin leurs axiomes, numéroté leurs postulats. Valéry, Variété 4,1938, p. 134.
10. Philosophe de la pensée médicale, M. G. Roussy fut, il m'apparaît du moins, le premier à condenser en un axiome cette nécessaire façon de contempler le vaste domaine du cancer, si l'on veut tenter de comprendre causes et effets, comportement de la maladie, lien avec ses plus proches parents de la nosologie. Ce que la France a apporté à la méd. dep. le début du XXes.,1946, p. 141.
Rem. Attesté ds les dict. gén. du xixeet du xxes. à partir de Ac. 1798 sans mention particulière.
SYNT. a) Axiomes de Desmares et de Ménard (dict. spéc. de méd. notamment Méd. Biol. t. 1 1970). b) Usuels (valent pour A.B.C.). Axiome incontestable, indiscutable, invulnérable, irréductible; accepter, admettre, commencer par, se donner, émettre, énoncer, établir, formuler, poser, professer, recevoir, renverser (comme), (en), (un) axiome.
II.− Plus gén., dans la lang. littér. ou culturelle. Vérité ou assertion admise par tous sans discussion. Synon. adage, aphorisme, dicton, loi, maxime, proverbe, règle de vie, sentence.
A.− Cour., dans le domaine de la vie morale et quotidienne
1. [L'énoncé concerne des rapports hum. et moraux] :
11. Dès les premiers jours de sa retraite, Bérulle avait écrit : « parce que la nature est de Dieu, nous la laisserons sans la ruiner ». Axiome spéculatif et moral qu'il accepte sans réserve et qu'il ne remettra jamais en question. Si indépendant qu'il soit, et, dans une certaine mesure, si novateur, Bérulle n'en reste pas moins fidèle aux principes essentiels de l'humanisme dévot. Bremond, Hist. littér. du sentiment relig. en France, t. 3, 1921, p. 20.
12. Et puis, gravez dans votre tête cet axiome : « Pas d'amitié avec les jeunes filles. » Parce que chacune d'elles croira que vous la préférez. Montherlant, Les Jeunes filles,1936, p. 972.
2. [L'énoncé concerne un comportement hum., individuel, soc. ou professionnel] :
13. Je sais pourtant que je suis une somme infinie d'énergies en puissance, et que pour moi il n'est pas de stabilité possible. Je le sais au point que, sur cet axiome, j'ai fondé ma méthode de vie, qui est de sentir et d'analyser sans trêve. Barrès, Un Homme libre,1889, p. 204.
14. La fortune du Times est fondée sur son très grand nombre de lecteurs qui lui donnent plus d'annonces qu'à aucun autre journal. Or, c'est un axiome, parmi les fondateurs de cette feuille, que le moyen de conserver un grand nombre de lecteurs, c'est de pressentir l'opinion publique, de la nourrir, de la vivifier, mais de ne jamais rompre en visière avec elle et de céder toutes les fois qu'elle s'est prononcée dans un sens et même, lorsqu'elle change de direction, de changer avec elle. La Civilisation écrite,1939, p. 3602.
3. [L'énoncé contient une vérité populaire] :
15. ... quant à sa figure, un nez prodigieux qui rappelait celui de Cyrano de Bergerac, prétexte de tant de duels, y occupait la place la plus importante. Mais Lampourde s'en consolait avec l'axiome populaire : « Jamais grand nez n'a gâté visage. » T. Gautier, Le Capitaine Fracasse,1863, p. 307.
16. − Écoutez un axiome : une cuiller par tasse, plus une pour le pot. C'est un fait curieux que par un Français ne sache faire le thé. Maurois, Les Silences du colonel Bramble,1918, p. 96.
B.− Dans le domaine de la vie artistique et intellectuelle.Axiomes de grammaire, de littérature, de peinture, de poésie :
17. Ainsi, voulez-vous peindre et toucher; on vous demande des axiômes et des corollaires. Prétendez-vous raisonner; il ne faut plus que des sentimens et des images. Chateaubriand, Le Génie du Christianisme,t. 1, 1803, p. 28.
C.− Dans le domaine de la vie écon., jur., milit. ou pol. :
18. Aussi les règles qui prohibent ces actes et que sanctionne le droit pénal sont-elles les seules auxquelles le fameux axiome juridique nul n'est censé ignorer la loi s'applique sans fiction. Durkheim, De la Division du travail soc.,1893, p. 40.
19. Un homme qui a trouvé ainsi mille occasions de s'étonner lui-même, par faiblesse et force, n'est pas disposé à se vanter, d'après ce que j'ai observé, mais plutôt à comprendre cet axiome militaire que, si on ne forçait personne, on n'aurait point d'armées. Alain, Propos,1921, p. 223.
20. Il n'était rien au monde que Disraëli craignît davantage que les Russes en Méditerranée. Le premier axiome de la politique britannique était, pour lui, le maintien de la libre communication avec les Indes et l'Australie. Maurois, La Vie de Disraëli,1927, p. 282.
PRONONC. ET ORTH. : [aksjo:m]. ,,L' [o] accentué passe à [ɔ] lorsqu'il devient inaccentué : [aksjɔmatik]`` (Fouché Prononc. 1959, p. 53). ,,Dans les mots où la chute de l's a été accompagnée d'une modification du timbre de la voyelle, et où cette modification a persisté, l'accent marque utilement le timbre nouveau. Il a été introduit, pour marquer ce timbre, dans les mots savants qui n'ont jamais eu d's : suprême, extrême, grâce, cône, diplôme (mais axiome et zone, qui se prononcent de même, n'ont pas d'accent)`` (Clédat 1930, p. 68). Enq. : /aksjom, D/. Fér. Crit. t. 1 1787 et Land. 1834 écrivent axiôme.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1547 « vérité générale qui s'impose à l'esprit par son évidence même » (Tagault, Chirurgie [1645] ds Quem. : Cecy vous sera comme un axiome et proposition arrestée); p. ext. 1803 « proposition admise par tout le monde sans discussion », supra ex. 17. Empr. au lat. axioma « proposition évidente » (Aulu-Gelle, 16, 8, tit. ds TLL s.v., 1635, 62); du gr. α ̓ ξ ι ́ ω μ α, (Cicéron, I Tusc., éd. Budé, 14 : omne pronuntiatum (sic enim mihi in praesentia occurrit ut appellarem α ̓ ξ ι ́ ω μ α, utar post alio, si invenero melius) − id ergo est pronuntiatum, quod est verum aut falsum); cf. aussi Plutarque, Mor., 1009c ds Bailly.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 559. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 1 265, b) 809; xxes. : a) 600, b) 502.
BBG. − Bach.-Dez. 1882. − Battro 1966. − Birou 1966. − Bouillet 1859. − Chamb. 1970. − Foi t. 1 1968. − Foulq.-St-Jean 1962. − Franck 1875. − Goblot 1920. − Julia 1964. − Lafon 1969. − Lal. 1968. − Mantoy 1971. − Méd. Biol. t. 1 1970. − Miq. 1967. − Pol. 1868. − Sc. 1962. − Ullmo (J.). La Notion d'axiome. In : U (J.). La Pensée scientifique moderne. Paris, 1958, pp. 190-193. − Uv.-Chapman 1956.

Wiktionnaire

Nom commun

axiome \ak.sjom\ masculin

  1. Postulat ou principe, considéré comme évident en soi ; proposition générale, reçue et établie.
    • Or, les lois de l’irradiation sont connues. […]. Demander pourquoi elles sont vraies, ce serait demander pourquoi sont vrais les axiomes sur lesquels s’appuie la démonstration de ces lois. Il n’y a rien de démontrable, pour parler strictement ; […]. — (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire, 1864)
    • La politique doit se diriger en conséquence de ce qui existe, sans quoi elle s’égare ; voilà un axiome dont on fait trop peu de cas de nos jours. — (Anonyme, Des intérêts en politique. - M. Canning et M. de Metternich, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
    • Il y avait aussi des livres de morale pratique dont les principes, pour n'être pas païens, n'étaient pas beaucoup plus acceptables pour l'église ; c'étaient les traités qui avaient pour base les axiomes et en quelque sorte le code de la morale chevaleresque, […] — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, tome 19, 1839)
    • Les podagres doivent-ils s'abstenir entièrement de vin ? Il y a un axiome populaire qui dit : buvez ou ne buvez pas de vin, et vous n'en aurez pas moins la goutte. — (Édouard Monneret & Louis Fleury, Compendium de médecine pratique, t. 4, page 357, Béchet jeune & Labbé, 1841)
    • L’amour parlé ne vaut pas l’amour prouvé, toutes les jeunes filles de vingt ans en ont cinquante pour pratiquer cet axiome. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Déjà en couronnant Sen, puis Stiglitz, puis Krugman, le jury du Nobel d’économie avait montré qu’il tenait pour non pertinents les paradigmes et axiomes de Milton Friedman et du monétarisme. — (Michel Rocard, Le prix Nobel d’économie pour l’autogestion, "Libération", 2009-10-20)
    • Le bruit courut que les trois frères avaient été empoisonnés, et le public n'eut pas besoin de savoir le latin pour chercher à découvrir le coupable par l'application du vieil axiome « is fecit cui prodest ». — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, p. 121)
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Littré (1872-1877)

AXIOME (a-ksi-ô-m') s. m.
  • Vérité évidente de soi et non démontrable, par exemple : le tout est plus grand que sa partie. Toutes les sciences partent d'axiomes qui leur servent de fondements. Voulez-vous peindre et toucher, on vous demande des axiomes et des corollaires, Chateaubriand, Génie, I, 4. Ces propositions claires et intelligibles par elles-mêmes s'appellent axiomes ou premiers principes, Bossuet, Conn. de Dieu, I, 13.

SYNONYME

Ce qui distingue axiome des mots d'un sens analogue, tels que maxime, sentence, apophthegme, aphorisme, c'est que axiome exprime une proposition évidente de soi, échappant à toute démonstration, et s'imposant par un principe d'évidence ou autrement de certitude qui entre dans la constitution de l'esprit humain.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

AXIOME. Ajoutez : - HIST. XVIe s. N'est-ce pas une chose que toute l'eschole tient comme un axiome qu'il faut toujours commencer aux plus aisez remedes ? Paré, Apologie.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

AXIOME, s. m. Les axiomes ou les principes sont des propositions, dont la vérité se fait connoître par elle-même, sans qu’il soit nécessaire de la démontrer. On les appelle autrement des premieres vérités : la connoissance que nous en avons est intuitive. Comme elles sont évidentes par elles-mêmes, & que tout esprit les saisit sans qu’il lui en coûte le moindre effort, quelques-uns ont supposé qu’elles étoient innées. Ils auroient pû dire la même chose d’une infinité de propositions qui ne sont pas moins évidentes, & qui sont aussi bien qu’elles, du ressort de la connoissance intuitive ; cependant ils ne les ont jamais mises au nombre de ces idées innées. Voyez Connoissance.

Mais pourquoi l’esprit donne-t-il son consentement à ces axiomes dès la premiere vûe, sans l’intervention d’aucune preuve ? Cela vient de la convenance ou de la disconvenance, que l’esprit apperçoit immédiatement, sans le secours d’aucune autre idée intermédiaire : mais ce privilége ne convient pas aux seuls axiomes. Combien de propositions particulieres qui ne sont pas moins évidentes ?

Voyons maintenant quelle est l’influence des axiomes sur les autres parties de notre connoissance. Quand on dit qu’ils sont le fondement de toute autre connoissance, l’on entend ces deux choses : 1°. que les axiomes sont les vérités les premieres connues à l’esprit ; 2°. que nos autres connoissances dépendent de ces axiomes. Si nous démontrons qu’ils ne sont ni les premieres vérités connues à l’esprit, ni les sources d’où découlent dans notre esprit un nombre d’autres idées, qui se ressentent de la simplicité de leur origine, nous détruirons par-là le préjugé trop favorable qui les maintient dans toutes les sciences ; car il n’y en a point qui ne fournissent certains axiomes qui leur soient propres, & qu’elles regardent comme leur appartenant de droit. Mais avant d’entrer dans cette discussion, il faut que je prévienne l’objection qu’on peut me faire. Comment concilier ce que nous disons ici des axiomes, avec ce que l’on doit reconnoître dans les premiers principes, qui sont si simples, si lumineux & si féconds en conséquences ? Le voici, c’est que par les premiers principes nous entendons un enchaînement de vérités externes & objectives, c’est-à-dire, de ces vérités dont l’objet existe hors de notre esprit. Or c’est en les envisageant simplement sous ce rapport, que nous leur attribuons cette grande influence sur nos connoissances. Mais nous restraignons ici les axiomes à des vérités internes, logiques & métaphysiques, qui n’ont aucune réalité hors de l’esprit, qui en apperçoit, d’une vûe intuitive, tant qu’il vous plaira, la convenance ou la disconvenance. Tels sont ces axiomes. :

Il est impossible qu’une même chose soit & ne soit pas en même tems.

Le tout est plus grand que sa partie.

De quelque chose que ce soit, la négation ou l’affirmation est vraie.

Tout nombre est pair ou impair.

Si à des choses égales vous ajoûtez des choses égales, les tous seront égaux.

Ni l’art, ni la nature ne peuvent faire une chose de rien.

On peut assûrer d’une chose tout ce que l’esprit découvre dans l’idée claire qui la représente.

Or c’est de tous ces axiomes, qui ne semblent pas dans l’esprit de bien des gens, avoir de bornes dans l’application, que nous osons dire d’après M. Locke, qu’ils en ont de très-étroites pour la fécondité, & qu’ils ne menent à rien de nouveau. Je me hâte de le justifier.

1°. Il paroît évidemment que ces vérités ne sont pas connues les premieres, & pour cela il suffit de considérer qu’une proposition générale n’est que le résultat de nos connoissances particulieres, pour s’appercevoir qu’elle ne peut nous faire descendre qu’aux connoissances qui nous ont élevés jusqu’à elle, ou qu’à celles qui auroient pû également nous en frayer le chemin. Par conséquent, bien loin d’en être le principe, elle suppose qu’elles sont toutes connues par d’autres moyens, ou que du moins elles peuvent l’être.

En effet, qui ne s’apperçoit qu’un enfant connoît certainement qu’un étrangere n’est pas sa mere, & que la verge qu’il craint, n’est pas le sucre qui flate son goût, long-tems avant de savoir qu’il est impossible qu’une chose soit & ne soit pas ? Combien peut-on remarquer de vérités sur les nombres, dont on ne peut nier que l’esprit ne les connoisse parfaitement, avant qu’il ait jamais pensé à ces maximes générales, auxquelles les Mathématiciens les rapportent quelquefois dans leurs raisonnemens ? Tout cela est incontestable : les premieres idées qui sont dans l’esprit, sont celles des choses particulieres. C’est par elles que l’esprit s’éleve par des dégrés insensibles à ce petit nombre d’idées générales, qui étant formées à l’occasion des objets des sens, qui se présentent le plus souvent, sont fixées dans l’esprit avec les noms généraux dont on se sert pour les désigner. Ce n’est qu’après avoir bien étudié les vérités particulieres, & s’être élevé d’abstraction en abstraction, qu’on arrive jusqu’aux propositions universelles. Les idées particulieres sont donc les premieres que l’esprit reçoit, qu’il discerne, & sur lesquelles il acquiert des connoissances. Après cela viennent les idées moins générales ou les idées spécifiques, qui suivent immédiatement les particulieres. Car les idées abstraites ne se présentent pas si-tôt ni si aisément que les idées particulieres aux enfans, ou à un esprit qui n’est pas encore exercé à cette maniere de penser. Ce n’est qu’un usage constant & familier, qui peut rendre les esprits souples & dociles à les recevoir. Prenons, par exemple, l’idée d’un triangle en général : quoiqu’elle ne soit ni la plus abstraite, ni la plus étendue, ni la plus mal aisée à former, il est certain qu’il est impossible de se la représenter ; car il ne doit être ni équilatere, ni isocele, ni scalene, & cependant il faut bien qu’un triangle qu’on imagine soit dans l’un de ces cas. Il est vrai que dans l’état d’imperfection où nous sommes, nous avons besoin de ces idées, & nous nous hâtons de les former le plûtôt que nous pouvons, pour communiquer plus aisément nos pensées, & étendre nos propres connoissances. Mais avec tout cela, ces idées abstraites sont autant de marques de notre imperfection, les bornes de notre esprit nous obligeant à n’envisager les êtres que par les endroits qui leur sont communs avec d’autres que nous leur comparons. Voyez la maniere dont se forment nos abstractions, à l’article Abstraction.

De tout ce que je viens de dire, il s’ensuit évidemment, que ces maximes tant vantées ne sont pas les principes & les fondemens de toutes nos autres connoissances. Car s’il y a quantité d’autres vérités qui soient autant évidentes par elles-mêmes que ces maximes, & plusieurs même qui nous sont plûtôt connues qu’elles, il est impossible que ces maximes soient les principes d’où nous déduisons toutes les autres vérités. Il n’y a que quatre manieres de connoître la vérité. Voyez Connoissance. Or les axiomes n’ont aucun avantage sur une infinité de propositions particulieres, de quelque maniere qu’on en acquiere la connoissance.

Car 1°. la perception immédiate d’une convenance ou disconvenance d’identité, étant fondée sur ce que l’esprit a des idées distinctes, elle nous fournit autant de perceptions évidentes par elles-mêmes, que nous avons d’idées distinctes. Chacun voit en lui-même qu’il connoît les idées qu’il a dans l’esprit, qu’il connoît aussi quand une idée est présente à son esprit, ce qu’elle est en elle-même, & qu’elle n’est pas une autre. Ainsi, quand j’ai l’idée du blanc, je sai que j’ai cette idée. Je sai de plus ce qu’elle est en elle-même, & il ne m’arrive jamais de la confondre avec une autre, par exemple, avec l’idée du noir. Il est impossible que je n’apperçoive pas ce que j’apperçois. Je ne peux jamais douter qu’une idée soit dans mon esprit quand elle y est. Elle s’y présente d’une maniere si distincte que je ne puis la prendre pour une autre qui n’est pas moins distincte. Je connois avec autant de certitude que le blanc dont j’ai l’idée actuelle est du blanc, & qu’il n’est pas du noir, que tous les axiomes qu’on fait tant valoir. La considération de tous ces axiomes ne peut donc rien ajoûter à la connoissance que j’ai de ces vérités particulieres.

2°. Pour ce qui est de la coëxistence entre deux idées, ou d’une connexion entr’elles tellement nécessaire, que, dès que l’une est supposée dans un sujet, l’autre le doive être aussi d’une maniere inévitable ; l’esprit n’a une perception immédiate d’une telle convenance ou disconvenance, qu’à l’égard d’un très petit nombre d’idées. Il y en a pourtant quelques-unes ; par exemple, l’idée de remplir un lieu égal au contenu de sa surface, étant attachée à notre idée du corps, c’est une proposition évidente par elle-même, que deux corps ne sauroient être dans le même lieu. Mais en cela les propositions générales n’ont aucun avantage sur les particulieres. Car, pour savoir qu’un autre corps ne peut remplir l’espace que le mien occupe, je ne vois point du tout, qu’il soit nécessaire de recourir à cette proposition générale, savoir que deux corps ne sauroient être tout-à-la-fois dans le même lieu.

Quand à la troisieme sorte de convenance, qui regarde les relations des modes, les Mathématiciens ont formé plusieurs axiomes sur la seule relation d’égalité, comme si de choses égales on en ôte des choses égales, le reste est égal : mais quoique cette proposition & les autres de ce genre soient effectivement des vérités incontestables, elles ne sont pourtant pas plus clairement évidentes par elles-mêmes, que celles-ci : Un & un sont égaux à deux. Si de cinq doigts d’une main vous en ôtez deux, & deux autres des cinq doigts de l’autre main, le nombre des doigts qui restera sera égal.

4°. A l’égard de l’existence réelle, je ne suis pas moins assûré de l’existence de mon corps en particulier, & de tous ceux que je touche & que je vois autour de moi, que je le suis de l’existence des corps en général.

Mais, me dira-t-on, ces maximes-là sont-elles donc absolument inutiles ? Nullement, quoique leur usage ne soit pas tel qu’on le croît ordinairement. Nous allons marquer précisément à quoi elles sont utiles, & à quoi elles ne sauroient servir.

1°. Elles ne sont d’aucun usage pour prouver, ou pour confirmer des propositions particulieres, qui sont évidentes par elles-mémes. On vient de le voir.

2°. Il n’est pas moins visible, qu’elles ne sont & n’ont jamais été les fondemens d’aucune science. Je sai bien que sur la foi des scholastiques, on parle beaucoup des Principes ou axiomes sur lesquels les sciences sont fondées : mais il est impossible d’en assigner aucune qui soit bâtie sur ces axiomes généraux : ce qui est, est ; il est impossible qu’une chose, &c. Ces maximes générales peuvent être du même usage dans l’étude de la Théologie que dans les autres Sciences ; c’est-à-dire, qu’elles peuvent aussi bien servir en Théologie à fermer la bouche aux chicaneurs & à terminer les disputes, que dans toute autre Science. Mais personne ne prendra de cet aveu aucun droit de dire, que la religion Chrétienne est fondée sur ces maximes, elle n’est fondée que sur la révélation ; donc par la même raison on ne peut dire qu’elles soient le fondement des autres Sciences. Lorsque nous trouvons une idée, par l’intervention de laquelle nous découvrons la liaison de deux autres idées, c’est une révélation qui nous vient de la part de Dieu par la voix de la raison ; car dèslors nous connoissons une vérité que nous ne connoissions pas auparavant. Quand Dieu lui-même nous enseigne une vérité, c’est une révélation qui nous est communiquée par la voix de son esprit ; & dès-là notre connoissance est augmentée : mais dans l’un & l’autre cas, ce n’est point de ces maximes que notre esprit tire sa lumiere ou sa connoissance.

3°. Ces maximes générales ne contribuent en rien à faire faire aux hommes des progrès dans les Sciences, ou des découvertes de vérités nouvelles. Ce grand secret n’appartient qu’à la seule analyse. M. Newton a démontré plusieurs propositions qui sont autant de nouvelles vérités, inconnues auparavant aux savans, & qui ont porté la connoissance des Mathématiques plus loin qu’elle n’étoit encore : mais ce n’est point en recourant à ces maximes générales, qu’il a fait ces belles découvertes. Ce n’est pas non plus par leur secours qu’il en a trouvé les démonstrations : mais en découvrant des idées intermédiaires, qui lui fissent voir la convenance ou la disconvenance des idées telles qu’elles étoient exprimées dans les propositions qu’il a démontrées. Voilà ce qui aide le plus l’esprit à étendre ses lumieres, à reculer les bornes de l’ignorance, & à perfectionner les Sciences ; mais les axiomes généraux sont absolument stériles, loin d’être une source féconde de connoissances. Ils ne sont point les fondemens, sur lesquels reposent comme sur une base immobile ces admirables édifices, qui sont l’honneur de l’esprit humain, ni les clefs qui ont ouvert aux Descartes, aux Newtons, aux Leibnitz, le sanctuaire des Sciences les plus sublimes & les plus élevées.

Pour venir donc à l’usage qu’on fait de ces maximes, 1°. elles peuvent servir dans la méthode qu’on employe ordinairement pour enseigner les sciences jusqu’au terme où elles ont été poussées : mais elles ne servent que fort peu, ou point du tout, pour porter plus avant les sciences ; elles ne peuvent servir qu’à marquer les principaux endroits par où l’on a passé ; elles deviennent inutiles à ceux qui veulent aller en avant. Ainsi que le fil d’Ariane, elles ne font que faciliter les moyens de revenir sur nos pas.

2°. Elles sont propres à soulager la mémoire, & à abréger les disputes, en indiquant sommairement les vérités dont on convient de part & d’autre : les écoles ayant établi autrefois la dispute comme la pierre de touche de l’habileté & de la sagacité, elles adjugeoient la victoire à celui à qui le champ de bataille demeuroit, & qui parloit le dernier ; desorte qu’on en concluoit, que s’il n’avoit pas soûtenu le meilleur parti, du moins il avoit eu l’avantage de mieux argumenter. Mais, parce que selon cette méthode, il pouvoit fort bien arriver que la dispute ne pût être décidée entre deux combattans également experts, & que c’eût été l’hydre toûjours renaissante ; pour éviter que la dispute ne s’engageât dans une suite infinie de syllogismes, & pour couper d’un seul coup toutes les têtes de cette hydre, on introduisit dans les écoles certaines propositions générales évidentes par elles-mêmes, qui étant de nature à être reçûes de tous les hommes avec un entier assentiment, devoient être regardées comme des mesures générales de la vérité, & tenir lieu de principes. Ainsi, ces maximes ayant reçû le nom de principes, qu’on ne pouvoit nier dans la dispute, on les prit par erreur pour l’origine & la vraie source de nos connoissances ; parce que, lorsque dans les disputes, on en venoit à quelques-unes de ces maximes, on s’arrêtoit sans aller plus avant, & la question étoit terminée.

Encore un coup, les axiomes ne servent qu’à terminer les disputes ; car au fond, si l’on en presse la signification, ils ne nous apprennent rien de nouveau : cela a été déjà fait par les idées intermédiaires, dont on s’est servi dans la dispute. Si dans les disputes les hommes aimoient la vérité pour elle-même, on ne seroit point obligé, pour leur faire avoüer leur défaite, de les forcer jusques dans ces derniers retranchemens ; leur sincérité les obligeroit à se rendre plûtôt. Je ne pense pas qu’on ait regardé ces maximes comme des secours fort importans pour faire de nouvelles découvertes, si ce n’est dans les écoles, où les hommes, pour obtenir une frivole victoire, sont autorisés & encouragés à s’opposer & à résister de toute leur force à des vérités évidentes, jusqu’à ce qu’ils soient battus, c’est-à-dire qu’ils soient réduits à se contredire eux-mêmes, ou à combattre des principes établis. En un mot, ces maximes peuvent bien faire voir où aboutissent certaines fausses opinions, qui renferment souvent de pures contradictions : mais quelque propres qu’elles soient à dévoiler l’absurdité ou la fausseté du raisonnement ou de l’opinion particuliere d’un homme, elles ne sauroient contribuer beaucoup à éclairer l’entendement, ni à lui faire faire des progrès dans la connoissance des choses : progrès qui ne seroient ni plus ni moins prompts & certains, quand l’esprit n’auroit jamais pensé aux propositions générales. A la vérité elles peuvent servir pour réduire un chicaneur au silence, en lui faisant voir l’absurdité de ce qu’il dit, & en l’exposant à la honte de contredire ce que tout le monde voit, & dont il ne peut s’empêcher de reconnoître lui-même la vérité : mais autre chose est de montrer à un homme qu’il est dans l’erreur, & autre chose de l’instruire de la vérité.

Je voudrois bien savoir quelles vérités ces propositions peuvent nous faire connoître, que nous ne connussions pas auparavant ? Tirons-en toutes les conséquences que nous pourrons, ces conséquences se réduiront toûjours à des propositions identiques, où une idée est affirmée d’elle-même ; & toute l’influence de ces maximes, si elles en ont quelqu’une, ne tombera que sur ces sortes de propositions. Or chaque proposition particuliere identique est aussi évidente par elle-même, que les propositions les plus universelles, avec cette seule différence, que ces dernieres pouvant être appliquées à tous les cas, on y insiste davantage.

Quant aux autres maximes moins générales, il y en a plusieurs qui ne sont que des propositions purement verbales, & qui ne nous apprennent autre chose que le rapport que certains noms ont entr’eux ; telle est celle-ci : le tout est égal à toutes ses parties ; car, je vous prie, quelle vérité réelle sort d’une telle maxime ? Un enfant, à qui l’on ôte une partie de sa pomme, le connoît mieux dans cet exemple particulier que par cette proposition générale, un tout est égal à toutes ses parties.

Quoique les propositions générales s’introduisent dans notre esprit à la faveur des propositions particulieres, cependant il prend après cela un chemin tout différent ; car réduisant sa connoissance à des principes aussi généraux qu’il le peut, il se les rend familiers, & s’accoûtume à y recourir comme à des modeles du vrai & du faux ; & les faisant servir ordinairement de regles pour mesurer la vérité des autres propositions, il vient à se figurer dans la suite, que les propositions plus particulieres empruntent leur vérité & leur évidence de la conformité qu’elles ont avec ces propositions générales.

Mais que veut-on dire, quand on dit communément qu’il faut avoir des principes ? Si l’on entend par principes des propositions générales & abstraites, qu’on peut au besoin appliquer à des cas particuliers ; qui est-ce qui n’en a pas ? Mais aussi quel mérite y a-t-il à en avoir ? Ce sont des maximes vagues, dont rien n’apprend à faire de justes applications. Si l’on doit avoir des principes, ce n’est pas qu’il faille commencer par-là, pour descendre ensuite à des connoissances moins générales : mais c’est qu’il faut avoir bien étudié les vérités particulieres, & s’être élevé d’abstraction en abstraction jusqu’aux propositions universelles. Ces sortes de principes sont naturellement déterminés par les connoissances particulieres qui y ont conduit ; on en voit toute l’étendue, & l’on peut s’assûrer de s’en servir toûjours avec exactitude. Voyez Analyse. (X)

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Étymologie de « axiome »

Du latin axioma (« proposition évidente »), du grec ancien ἀξίωμα, axioma, -atos.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Ἀξίομα, proposition, de ἀξιόω, penser, juger, de ἄξιος, digne, de ἄγω, pousser, faire (voy. AGIR), ἄξιος signifiant ce qui pousse, agit, ce qui a force, vertu, valeur.

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Phonétique du mot « axiome »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
axiome aksjom

Évolution historique de l’usage du mot « axiome »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « axiome »

  • "Dis-moi par qui tu fais juger et je te dirai qui tu es". Il n'est pas en politique d'axiome plus sûr. De François Mitterrand / Le Coup d'Etat permanent
  • Une théorie fondée sur un nombre infini d'axiomes contient toujours sa propre contradiction. De Gérard Klein / Les Seigneurs de la Guerre
  • Un ensemble qui contient un ensemble infini dénombrable est nécessairement infini, c'est-à-dire qu'il n'est équipotent à aucun ensemble borné d'entiers naturels. Dès que l'on se donne suffisamment d'axiomes en théorie des ensembles, en particulier l'axiome (Un axiome (du grec ancien αξιωμα/axioma, « considéré comme digne, convenable, évident en soi ») désigne une vérité...) du choix, on montre que l'infini dénombrable est le plus petit infini, au sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but l'extension radicale de l'espérance de vie humaine. Par une évolution progressive allant du ralentissement du vieillissement, suivi de son...) où tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) ensemble infini contient un ensemble infini dénombrable. La réciproque (La réciproque est une relation d'implication.) ne pose pas de difficulté. On peut alors caractériser un ensemble infini comme un ensemble contenant un ensemble dénombrable. Techno-Science.net, 🔎 Ensemble dénombrable - Définition et Explications
  • Mais cela veut dire qu’une grande majorité était issue de pays qui ne sont pas en état de guerre. Le statut de demandeur d’asile n’est pas défini par l’émotion ou je-ne-sais quel humanitarisme mêlé de repentance qui justifieraient que l’Europe accueille «toute la misère du monde». Il l’est par la Convention de Genève de 1951. L’axiome mortifère de Christophe Castaner selon lequel «l’émotion dépasse les règles juridiques» n’est pas plus admissible en droit international qu’en droit public. Le Figaro.fr, Jean-Thomas Lesueur: «Le pacte européen pour les migrations ne pourra éviter de provoquer un effet d’aspiration»

Traductions du mot « axiome »

Langue Traduction
Anglais axiom
Espagnol axioma
Italien assioma
Allemand axiom
Chinois 公理
Arabe بديهية
Portugais axioma
Russe аксиома
Japonais 公理
Basque axioma
Corse axiom
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Synonymes de « axiome »

Source : synonymes de axiome sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « axiome »

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