Occuper : définition de occuper


Occuper : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

OCCUPER, verbe

I. − Emploi trans.
A. − Remplir (un espace); être (dans un lieu).
1. Remplir (un certain espace, une certaine surface); être (dans un lieu déterminé).
a) [Le suj. désigne une pers. ou un groupe de pers.] Au Jardin des plantes, à travers un quartier que je n'ai jamais vu. Petits passages occupés par des brocanteurs (Delacroix,Journal, 1847, p.161).Trois personnes seulement occupent la banquette, en face de moi (H. Bazin,Vipère, 1948, p.203):
1. Chaque jour, les découvertes préhistoriques nous font mieux apprécier l'importance des groupes de population qui avaient occupé les fertiles terrasses limoneuses bordant le pied oriental du massif. Vidal de La Bl.,Tabl. géogr. Fr., 1908, p.193.
En partic. Habiter (un logement). Occuper un appartement, une maison. M. René de Girardin lui offrit un pavillon inoccupé, faisant face à un autre pavillon qu'occupait le concierge du château (Nerval,Filles feu, Angélique, 1854, p.574).Ils ont déménagé peu après, pour occuper un petit logement coquet dans une maison neuve de Saint-Ouen (Romains,Hommes bonne vol., 1938, p.252).
b) [Le suj. désigne une chose] Occuper le centre, le milieu de qqc. Positions qu'occupent Jupiter à l'instant t et Saturne à l'instant t plus a (H. Poincaré,Valeur sc., 1905, p.53).Une table occupait toute la longueur de la pièce, avec deux bancs (Simenon,Vac. Maigret, 1948, p.67).
c) Au fig.
[Le suj. désigne une pers.] Avoir (un emploi, un rang dans une collectivité donnée, dans la société). Occuper une situation. Manet occupera dans l'école française une place considérable (Mauclair,Maîtres impressionn., 1923, p.58).Il avait occupé un poste de professeur dans une institution de Nancy (Billy,Introïbo, 1939, p.241).
[Le suj. désigne une chose] Avoir, tenir (une place déterminée dans un ensemble, dans une hiérarchie). Occuper la première place. Je note selon l'ordre chronologique qu'occupent ces révélations dans mon histoire intérieure (Du Bos,Journal, 1927, p.245).Retour à une couleur éclatante (...) où les rouges occupent une place prépondérante (Dorival,Peintres XXes., 1957, p.69).
2. [Le suj. désigne une pers., un ensemble de pers.] S'emparer (d'un lieu, d'un espace) par la force, sans autorisation et s'(y) installer. [Les Tupi] se sont dirigés vers le nord, le long de la côte, où ils ont occupé une bande en repoussant les occupants (Haddon,Races hum., trad. par A. Van Gennep, 1930, p.258).V. aussi occupation ex. 1.
a) [Dans un cont. milit.; le suj. désigne un ensemble de pers., une collectivité]
S'emparer (d'une position stratégique) et s'(y) installer. Au centre la 2earmée avait occupé Dieuze et poussé des avant-gardes à Morhange et à Delme (Joffre,Mém., t.1, 1931, p.280).
Soumettre (un territoire) à une occupation militaire. Occuper un pays. La Russie, pour sa part, occupa la Mandchourie (A. France,Pierre bl., 1905, p.207).Le Japon, occupé par l'armée américaine (Le Monde, 19 janv. 1952, p.1, col. 1).
b) [Le suj. désigne des grévistes; le compl. d'obj. dir., un lieu de travail] Y demeurer pour faire pression sur l'autorité supérieure et la conduire à satisfaire les revendications, parfois dans la perspective d'un bouleversement politique. Occuper une usine. En juin 36, j'ai rendu visite aux employés du Louvre qui «occupaient» leur magasin (Vailland,Drôle de jeu, 1945, p.171).
B. − Absorber (quelqu'un); remplir, employer (un de ses attributs).
1. [Le suj. désigne une pers.; le compl. d'obj. dir. désigne un attribut du suj. (temps, état, faculté, etc.)] Remplir, employer. Après tout, me dis-je, je n'ai pas mal occupé ma vie (Stendhal,H. Brulard, t.1, 1836, p.12).
Occuper (un de ses attributs) à + inf. ou subst.Occuper son temps, ses loisirs à qqc. Elle occupait son interminable agonie de paralytique à ronger l'existence de sa fille Jeanne (Nizan,Conspir., 1938, p.221).Je me sens en assez bonne humeur de travail, que j'occupe à la préface de mon anthologie (Gide,Journal, 1943, p.188):
2. Dès que je serai propriétaire, je ne manquerai point de moyens de passer les heures, et d'occuper aux soins d'arranger, de bâtir, d'approvisionner, cette activité intérieure dont les besoins ne me laissent aucun repos dans l'inaction. Senancour,Obermann, t.2, 1840, p.99.
Occuper (un de ses attributs) de, en + subst.Fatigue. Avais-je trop occupé mon coeur même de Dieu? (Dupanloup,Journal, 1860, p.223).Son beau-frère fut l'ennemi dont elle occupa toutes ses heures (Zola,Ventre Paris, 1873, p.664).Il tâcha d'occuper son esprit en voyages, en travaux (Rolland,J.-Chr., Nouv. journée, 1912, p.1441).
Emploi pronom. réfl. indir. Il faut se représenter Bernard ne fondant la Guerre Civile que (...) pour s'occuper l'esprit en attendant de donner sa mesure (Nizan,Conspir., 1938, p.55).
2. [Le compl. d'obj. dir. désigne une pers. ou un attribut d'une pers. autre que le suj.]
a) [Le suj. désigne une chose, parfois une pers.; le compl. d'obj. dir. désigne un attribut de la pers.] Remplir (d'une activité), absorber. Occuper l'âme, l'attention, l'esprit, la pensée de qqn ; occuper une journée, les loisirs de qqn. J'ai eu M. Desgranges qui a occupé ma soirée (Maine de Biran,Journal, 1816, p.210).Pendant une heure entière, ces idées occupèrent sa promenade agitée (Stendhal,L. Leuwen, t.3, 1835, p.367).Besognes fastidieuses n'occupant que les mains (Schaeffer,Rech. mus. concr., 1952, p.174).
En partic. [Le compl. d'obj. dir. désigne une durée collective] Le problème essentiel qui a occupé la seconde moitié du XIXesiècle est cette importante question de la perception de l'espace (Hist. sc., 1957, p.1654).
Occuper (une durée) à + subst. (rare).[Les machines] occupent au travail et au gain le temps dont l'homme aurait besoin pour se préparer à vivre (Michelet,Journal, 1834, p.152).
b) [Le suj. désigne une pers., parfois une chose; le compl. d'obj. dir. désigne une pers., parfois un ensemble de pers.] Donner, procurer une activité (à quelqu'un); distraire (quelqu'un), (l')absorber. Occuper qqn tout entier; la question, le sujet qui nous occupe. Occupant Solange dans la chambre pour l'empêcher de regarder dehors (Sand,Hist. vie, t.4, 1855, p.115).
[Le compl. d'obj. dir. n'est pas exprimé] Les paysans (...) s'informent avec beaucoup d'agitation de ce qui occupe tant à Paris (Delécluze,Journal, 1827, p.395).
Occuper qqn à + inf. ou subst.Près la fontaine de Bleau, les rois touchaient les écrouelles (...): c'est à cela que Richelieu occupait son maître (Michelet,Journal, 1833, p.110):
3. Aussi le bonhomme finit-il par bénir le Juif qui lui avait appris l'art d'impatienter son adversaire commercial; et, en l'occupant à exprimer sa pensée, de lui faire constamment perdre de vue la sienne. Balzac,E. Grandet, 1834, p.134.
Vieilli, littér. Occuper qqn de qqn ou de qqc.Pour distraire le peuple, le cabinet lui-même ne l'occupait que de la crainte de périr de faim (Marat,Pamphlets, On nous endort, 1790, p.222).Ces hésitations l'occupaient du docteur (Zola,Page amour, 1878, p.811).
[Le compl. d'obj. dir. n'est pas exprimé] Tout ce qui occupe des autres, égaie; tout ce qui n'occupe que de soi, attriste (Joubert,Pensées, t.1, 1824, p.182).
En partic.
Occuper qqn (à qqc.).Faire travailler, employer quelqu'un (à quelque chose). Reims occupait quatre mille ouvriers aux besognes du vin et vingt mille à celles de la laine (Hamp,Champagne, 1909, p.156).Le coton (...) occupe en France près de 150000 ouvriers (Macaigne,Précis hyg., 1911, p.311).Chaumette offrait seulement (...) de grands travaux pour occuper les chômeurs (Lefebvre,Révol. fr., 1963, p.344).
[Avec une valeur intensive] Inquiéter, préoccuper:
4. Dans le courant des mois de juin et de juillet, les affaires d'Espagne commencèrent à occuper sérieusement le cabinet de Londres. Lord Londonderry et la plupart des ambassadeurs montraient en parlant de ces affaires une inquiétude et presque une peur risible. Chateaubr.,Mém., t.3, 1848, p.115.
3. Emploi pronom.
a) [Le suj. désigne une pers. ou parfois un attribut de la pers.]
Meubler son temps; avoir des activités, du travail. S'occuper activement. Tâche de t'occuper le plus possible, de t'étourdir par le travail (Flaub.,Corresp., 1865, p.189).Le secrétaire avait répondu qu'on trouvait à s'occuper dans le Centre (Maupass.,Contes et nouv., t.2, Vagabond, 1887, p.667).
S'occuper à + subst. ou inf.S'adonner, s'appliquer à quelque chose, à faire quelque chose. Dans cet état d'inaction, l'homme s'occupa à comparer ses idées (Laclos,Éduc. femmes, 1803, p.461).Notre âme s'occupant en ses caches profondes À de graves pensers (M. de Guérin,Poésies, 1839, p.109).Il ne s'occupait qu'à la lutte, à la savate et aux coups de poing (Bourges,Crépusc. dieux, 1884, p.46).
S'occuper de + subst. ou inf.Consacrer son temps, ses soins à quelqu'un, à quelque chose, à faire quelque chose; se préoccuper, s'inquiéter de quelqu'un, de quelque chose. S'occuper d'un enfant, des autres; s'occuper de littérature, de politique; s'occuper d'une affaire, des intérêts de qqn. Ses mains délicates s'occupent sans cesse d'exprimer le suc des herbes (Cottin,Mathilde, t.2, 1805, p.327).Pendant que le grand frisé s'occupe du déjeuner, nous allons promener les enfants dans les allées de tilleuls (Nerval,Filles feu, Sylvie, 1854, p.625).Au lieu de t'occuper de ce garçon, tu ferais mieux de t'inquiéter de Jimmy, tiens! (Bourdet,Sexe faible, 1931, ii, p.334):
5. ... il n'y a, pour moi, que deux partis à prendre, ou me jeter à l'eau, ou suivre mon chemin sans m'occuper nullement de ce qu'on appelle l'opinion publique. Je me suis arrêté au second point et ne prends souci que de quelques centaines d'esprits qui se tiennent encore vivants au-dessus de l'atonie générale. Gobineau,Corresp.[avec Tocqueville], 1854, p.221.
Rare. S'occuper que.Il s'occupait peu que les malles fussent faites ou le cercueil prêt (Proust,Guermantes 2, 1921, p.337).
Emploi pronom. réciproque. Les deux femmes (...) étaient des amies intimes, très liées par une pointe de rivalité qui les faisait s'occuper l'une de l'autre, continuellement (Zola,Ventre Paris, 1873, p.674).
En partic. S'occuper de qqn.Lui régler son compte. Deux d'entre eux s'étaient occupés de moi, m'avaient immobilisé avec peine (Alain-Fournier, Meaulnes, 1913, p.136).
[Dans des phrases gén. fam. où une pers. demande à une autre pers., sur le ton du souhait ou de l'ordre, de la laisser tranquille] S'occuper de ses affaires. Occupe-toi de tes affaires!
6. On n'allait pas une bonne fois les laisser tranquilles? Si Thomas s'installait au presbytère, eh bien, cela se passerait au grand jour et on aurait le temps d'ouvrir les yeux −d'ici là que chacun s'occupe donc de ses affaires! Queffélec,Recteur, 1944, p.55.
Occupe-toi de ce qui te regarde! Koupriane aurait pu me faire dire: «Occupez-vous de ce qui vous regarde, donc!...» (G.Leroux,Roul. tsar, 1912, p.129).
Fam. S'occuper de ses oignons. V. oignon A 2 c.
Pop. (Ne) t'occupe pas de qqc., de qqn; (ne) t'occupe (pas). Ce n'est pas ton affaire, ne t'inquiète pas de quelque chose, de quelqu'un. Je lui réponds avec une indépendance qui la surprend: −T'occupe pas d'ça!... (Gyp,Souv. pte fille, 1928, p.143).Ne t'occupe pas. Je vais le foutre à la porte par le col (Aymé,Jument, 1933, p.163):
7. Qui tu es pour venir me dire ça? Qu'est-ce que signifient ces salades? −T'occupe! (...) il a fait, l'air toujours aussi sérieux... Simonin,Cave se rebiffe, 1954, p.16.
Au fig. [Le suj. désigne une discipline scientifique, littér., un écrit] Avoir (quelque chose) pour objet. Ces ouvrages ne s'occupent guère que des vérités particulières aux peuples britanniques (Chateaubr.,Mém., t.1, 1848, p.501).La physiologie générale (...) s'occupe de toutes les propriétés générales et de tous les phénomènes communs des êtres vivants (Cl.Bernard, Princ. méd. exp., 1878, p.288).
b) Argot
Se donner du mal. «Il a fallu s'occuper pour reprendre le village», Bicard, I, 6 (Esn.Poilu1919, p.374).
Se débrouiller, vivre d'expédients, travailler:
8. −(...) Le reste, au feu. Après, les fauteuils du salon, qui étaient en acajou, y ont passé en douce (...). −Il allait fort, dit Pépin... Nous, on s'est occupé avec un vieux meuble qui nous a fait quinze jours. −Pourquoi aussi qu'on n'a rien de rien? Faut faire la soupe, zéro bois, zéro charbon. Barbusse,Feu, 1916, p.37.
En partic.
Vivre du proxénétisme. [Le garçon entretenu:] À dix-huit ans, je m'occupais déjà... Je m'étais déjà créé un intérieur (Méténier,Lutte pour amour, 1891, p.55).
Vivre de la prostitution, se livrer à la prostitution. [Le souteneur:] Depuis cinq heures [et il est 11 h], elle a eu le temps de s'occuper (Méténier,Lutte pour amour, 1891, p.252).
Vivre de vols. Voir Carabelli, [Lang. pègre], s.d.
II. − Emploi intrans., DR. [Le suj. désigne un avoué] Occuper pour qqn.Se charger de son affaire, de ses intérêts. Je ne puis pas occuper pour le père lorsque je poursuis le fils, lui dit Cachan (Balzac,Illus. perdues, 1843, p.610).
REM.
Occupable, adj.[Correspond à supra I A 1] Qu'on peut occuper. L'espace, c'est-à-dire la surface non seulement occupée mais occupable (Brunhes,Géogr. hum., 1942, p.305).
Prononc. et Orth.: [ɔkype], (il) occupe [ɔkyp]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1200 estre occupé (à) «travailler à, passer son temps à» (Dialogues Grégoire, éd. W. Foerster, p.230); 1538 occupé «qui a beaucoup à faire» (Est.); b) ca 1330 s'occuper à qqc. «travailler à, passer son temps à» (G. de Digulleville, Pèlerinage vie hum., 6599 ds T.-L.); 1365 (doc. ds Gdf. Compl.); 1677 s'occuper «employer son temps, travailler» (Racine, Phèdre, III, 5); c) ca 1360 occuper qqn de qqc. «employer, faire travailler» (Hugues Capet, éd. De La Grange, 3324); 1404 occuper qqn à qqc. (Chr. de Pisan, Charles V, éd. S.Solente, p.27); d) av. 1662 occuper qqn «donner un sujet d'activité à quelqu'un, faire que quelqu'un ne soit pas dans l'oisiveté» (Pascal, Pensées, IV, 1 ds Littré); 1538 «distraire par toute sorte d'embarras, amuser» (Est.); 2. a) 1314 occuper «remplir un certain espace» (H.de Mondeville, Chirurgie, éd. A. Bos, t.2, p.188, 2107); b) 1306 «action de se rendre maître militairement d'un lieu» (G. Guiart, Royaux Lignages, éd. Wailly et Delisle, 9986); 1355 «prendre possession d'un bien, s'établir sur un domaine» (Bersuire, Tite-Live, B.N. 20312 ter, fo20 vods Gdf. Compl.); c) 1530 «habiter» (Palsgr., p.645); d) 1530 «remplir, exercer (un emploi)» (Lefevre d'Etaples, Bible, IV, Esdras, 11, fo20 ro); e) 1530 «remplir un certain espace de temps, prendre le temps de quelqu'un» (Id., ibid., 13, fo201 vo.). Empr. au lat. occupare «s'emparer de» (FEW t.7, pp.300b-302a). Fréq. abs. littér.: 12005. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 21064, b) 15368; xxes.: a) 16312, b) 15034. Bbg. Bogacki (K.). Les Prédicats locatifs stat. en fr.: ét. de sém. et de synt. Warszawa, 1977, pp.65-66. _Wüest (J.). Wie weit ist das Wahl der Verbalkonstruktionen semantisch bedingt? Rom. Forsch. 1980, t.92, no1/2, p.70.

Occuper : définition du Wiktionnaire

Verbe

occuper \ɔ.ky.pe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Prendre possession de ; conserver en sa possession.
    • On la dévasta, comme, au siècle précédent, on avait bombardé d’immenses agglomérations barbares, et parce qu’elle était à la fois trop forte pour être occupée par le vainqueur et trop indisciplinée, trop orgueilleuse pour se rendre dans le but d’échapper à la destruction. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 242 de l’éd. de 1921)
    • Le général Sarrail commande la place de Verdun. Le 44e régiment de R.A.T. occupe la ville. — (Pierre Audibert, Les Comédies de la Guerre, 1928, p. 93)
    • Autour de lui la forêt frouait infiniment, à croire qu’un vol immense de ramier très bas, occupait tout le ciel. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Mais les Prussiens, qui, au nombre de 1.200, occupaient Sainte-Sabine, l’avaient déjà quittée et avaient rejoint le gros de leurs forces à Vandenesse. — (A.-C. de Saint-Auvent, Histoire de la guerre franco-prussienne (1870-1871), Paris : chez A. Tramblay, 1875, p. 243)
  2. Couvrir une période de temps.
    • Cette tâche m’occupe à plein temps.
    • Occuper ses loisirs.
  3. Avoir, en parlant d'une fonction ou d'un emploi.
    • Je me jetai dans le travail, je m'occupai de science, de littérature et de politique ; j'entrai dans la « diplomatie à l’avénement de Charles X qui supprima l'emploi que j’occupais sous le feu roi. — (Honoré de Balzac, Scènes de la vie de campagne : Le Lys dans la vallée, 1836, Paris : chez Michel Lévy frères & à la Libraire Nouvelle, 1873, p. 305)
  4. Recouvrir un lieu.
    • Il me fait d’abord un cours de géographie, et j’apprends que la terre est un disque dont l’Arabie occupe le centre. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 123)
    • Un solarigraphe Volochine occupait le sommet d'un monticule à 150 m à l'Est de la baraque. De ce point l'horizon était dégagé dans tous les secteurs. — (Météorologie, Année géophysique internationale ; participation française, 1961, page 1-27)
    • Une végétation arbustive, résistante à la sécheresse occupe les faces exposées au sud. — (Robert E. Ricklefs & Gary L. Miller, Écologie, page 149, De Boeck Supérieur, 2005)
  5. (Droit) Se saisir, prendre possession d’un domaine ; s’y établir.
    • Il a occupé le premier ce bien abandonné.
    • On peut occuper sans devenir propriétaire.
  6. (Par extension) Habiter.
    • J’occupais, il y a quinze ans, dans un quartier fort solitaire, une maison dont le jardin tenait à celui d’un couvent de femmes. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, p. 246)
    • Le département du Doubs était occupé, pendant la période celtique, par les Séquanes, qui formaient une des plus puissantes confédérations de la Gaule […]. — (Adolphe Joanne, Géographie du département du Doubs, Hachette, 1878, p.16)
    • Avant l'arrivée des Magyars, les Slaves méridionaux occupaient toute la plaine danubienne et le noyau de leur puissance était situé entre le Rab, le Danube et la Drave. — (Ernest Denis, La Question d'Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, p.96)
    • Elle partait pour un mois en Belgique voir sa mère et me demandait comme un service de bien vouloir occuper son appartement en son absence, afin d'arroser les plantes vertes. — (Amélie Nothomb, Ni d’Ève ni d’Adam, Albin Michel, Paris, 2007, p. 52-53)
  7. Employer quelqu’un à ; donner de l’occupation.
    • Il occupe deux ouvriers dans sa ferme de Sologne.
    • Il faut occuper les enfants pendant les vacances.
  8. Remplir un espace ou une durée.
    • Il occupe toute la place.


occuper intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Droit) Charge d’un juriste dans une affaire en justice.
    • Un procureur est obligé d’occuper pour sa partie jusqu’à ce qu’il soit révoqué.
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Occuper : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

OCCUPER. v. tr.
Se rendre maître, demeurer maître d'un pays, d'une place forte, d'une position stratégique. Nos troupes occupèrent les hauteurs. Il fit occuper ce défilé par deux bataillons d'infanterie. Les Sarrasins ont occupé l'Espagne pendant plusieurs siècles. Une province occupée par l'étranger, par l'ennemi. Absolument, Un pays, un territoire occupé. Il signifie également, en termes de Jurisprudence, Se saisir, se rendre possesseur d'un domaine, s'y établir. Il a occupé le premier ce bien abandonné. On peut occuper sans devenir propriétaire. Il signifie, par extension, Habiter. Occuper un logement, une maison, un appartement. Il occupe deux chambres dans ma maison. Il occupe toute la maison. Il occupe sa maison. Les bâtiments qu'on n'occupe point dépérissent promptement. Il occupe le rez-de-chaussée, le premier, le second. Il signifie aussi, figurément, Remplir, posséder. Occuper une place, un emploi. Il occupe un rang distingué dans la société. Il signifie encore Donner de l'occupation, employer. Il faut occuper les jeunes gens. Il y a là de quoi occuper plusieurs ouvriers. Le participe passé s'emploie dans ce sens comme adjectif. C'est un homme fort occupé. Par extension, Une vie très occupée. Il se dit pareillement des Choses qui sont l'objet d'un travail du corps ou d'une application de l'esprit. Son métier l'occupe beaucoup, l'occupe tout le jour. Cette affaire m'occupe sans cesse. Cette nouvelle occupe tous les esprits. Cette étude occupe l'esprit sans le fatiguer.

OCCUPER se dit intransitivement, en termes de Procédure, d'un Avoué qui est chargé d'une affaire en justice. C'est tel avoué qui occupe pour moi dans cette cause.

S'OCCUPER DE signifie Penser à quelque chose, en avoir la tête remplie, chercher les moyens d'y réussir. Il s'occupe constamment de cette affaire. Il s'occupe de détruire les abus. Il s'occupe de son jardin. Il ne s'occupe que de bagatelles. Il s'occupe trop du soin de sa santé. Cette femme ne s'occupe que de son mari et de ses enfants. Cette maîtresse de maison accomplie s'occupe des moindres détails du ménage. Il ne s'occupe que de gérer sa fortune.

S'OCCUPER À signifie Travailler à quelque chose. Il s'occupe à son jardin. Tout le jour il s'occupe à lire. Il ne sait à quoi s'occuper. Il était occupé à faire ses préparatifs de voyage. Absolument, Aimer à s'occuper, Aimer le travail.

Occuper : définition du Littré (1872-1877)

OCCUPER (o-ku-pé) v. a.
  • 1S'emparer d'un pays, d'une place forte, d'un poste, etc. en demeurer maître. La moitié de tes gens doit occuper la porte, Corneille, Cinna, V, 1. Aétius les [les Gaules] avait défendues contre Pharamond et contre Clodion le chevelu ; mais Mérovée fut plus heureux, et y fit un plus solide établissement, à peu près dans le même temps que les Anglais, peuples saxons, occupèrent la Grande-Bretagne, Bossuet, Hist. I, 11. L'Asie Mineure était occupée par les colonies grecques, Montesquieu, Esp. XI, 8. Le marquis de Spinola occupait le Mont-ferrat avec une armée espagnole, Voltaire, Mœurs, 176. Le régiment occupa les avenues du palais, et les officiers, avec des soldats d'élite, mais sans l'uniforme, se répandirent dans les salles, Duclos, Régence, Œuv. t. V, p. 207. Il [un général] est resté sur la rive basse de la Louja, et n'a fait occuper la ville et observer la plaine haute que par deux bataillons, Ségur, Hist. de Nap. IX, 2.
  • 2 Terme de jurisprudence. Se saisir d'un bien. Occuper une terre. Il a occupé le premier cette alluvion.

    Absolument. On peut occuper sans devenir propriétaire.

  • 3Tenir un certain espace. Les eaux occupent toujours les parties les plus basses. Quand je dis qu'il n'est pas besoin de rendre compte de ce que font les acteurs pendant qu'ils n'occupent point la scène, Corneille, 3e disc. La mort ne nous laisse pas assez de corps pour occuper quelque place, Bossuet, Duch. d'Orl. Le noir occupe le haut du dos et la pointe des ailes, le gros bleu leur milieu, Buffon, Ois. t. XIII, p. 290. La citadelle occupe la pointe du promontoire, Barthélemy, Anach. ch. 2. Les ruines ont des harmonies particulières avec leurs déserts, selon le style de leur architecture, les lieux où elles sont placées, et les règnes de la nature au méridien qu'elles occupent, Chateaubriand, Génie, III, V, 4.

    Terme de peinture. Tenir. Cet objet occupe le devant, occupe le centre, le fond du tableau.

  • 4Tenir un certain espace de temps. Ce travail a occupé dix ans de sa vie. La lecture de son travail occupe deux heures entières. C'est la secte [le manichéisme] qui a le plus longtemps et le plus dangereusement infecté le christianisme ; le plus longtemps, par tant de siècles qu'on lui a vu occuper ; et le plus dangereusement, parce que sans rompre avec éclat comme les autres…, Bossuet, Variat. XI, § 203.
  • 5Habiter. Occuper une maison, une chambre. Il occupe le premier, le rez-de-chaussée.
  • 6 Fig. Remplir, posséder, en parlant d'emploi, de place, etc. Il occupe un rang distingué dans la société. Le poste qu'occupait M. le Tellier, Bossuet, le Tellier. Peut-être on t'a conté la fameuse disgrâce De l'altière Vasthi dont j'occupe la place, Racine, Esth. I, 1. Là on ne cherche pas des hommes pour occuper des places utiles ; mais on crée des places inutiles pour occuper des hommes, Saint-Foix, Ess. Paris, Œuv. t. III, p. 456, dans POUGENS.
  • 7Employer, faire travailler. Il y a là de quoi occuper plusieurs ouvriers.

    Fig. Personne n'avait mieux que lui [Vauban] rappelé du ciel les mathématiques, pour les occuper aux besoins des hommes, et elles avaient pris entre ses mains une utilité aussi glorieuse peut-être que leur plus grande sublimité, Fontenelle, Vauban.

  • 8Donner des affaires à faire, un emploi à remplir ; faire que l'on ne soit pas dans l'oisiveté. Il faut occuper les jeunes gens. Ils [les hommes, s'ils n'avaient pas les affaires de la vie] se verraient, ils penseraient à ce qu'ils sont, d'où ils viennent, où ils vont ; et ainsi on ne peut trop les occuper et les détourner, Pascal, Pens. IV, 1, éd. HAVET. Plus on occupe son esprit, moins on sent le dangereux besoin d'occuper son cœur, Mme Riccoboni, Sophie de Vallière, t. IV, p. 167, dans POUGENS.

    Occuper la postérité, figurer dans l'histoire de manière que la postérité se souvienne de nous. De tous ceux qui donnèrent de l'éclat à cette secte [les quakers], le seul qui mérita d'occuper la postérité fut Guillaume Penn ; il était fils d'un amiral de ce nom, Raynal, Hist. phil. XVIII, 4.

  • 9Occuper de, faire que l'on songe à, que l'on ait présent à la pensée… J'occupe ma raison d'utiles rêveries, Boileau, Ép. VI. …Peut-être avant ce temps Je saurai l'occuper de soins plus importants, Racine, Bajaz. I, 1. Tu occupais l'assemblée de toi-même, et moi je ne l'occupais que des affaires dont je parlais, Fénelon, Dial. des morts anc. Démosthène, Cicéron. Quand on éprouve une violente passion, et qu'on n'a plus l'espérance d'être aimé, on cherche et l'on saisit tous les moyens d'occuper de soi l'objet d'un sentiment si malheureux, Genlis, Vœux témér. t. I, p. 178, dans POUGENS. Sans plus occuper le public de moi, et sans plus m'occuper moi-même d'autre chose que d'achever paisiblement ma carrière, Rousseau, Confess. X.
  • 10Être, en parlant des choses, l'objet d'un travail, d'un soin de l'esprit, d'un souci de l'âme. Son métier l'occupe beaucoup. La peur de leur départ occupe fort votre âme, Molière, Mis. II, 5. Si quelque chose les empêche de régner sur nous, ces saintes et salutaires vérités, c'est que le monde nous occupe, c'est que les sens nous enchantent, c'est que le présent nous entraîne, Bossuet, Duch. d'Orl. Les chagrins qu'il me cause M'occuperont assez tout le temps qu'il repose, Racine, Brit. I, 1. Et tandis que l'Asie occupera Pharnace, Racine, Mithr. III, 1. Quels desseins maintenant occupent sa pensée ? Racine, Bajaz. V, 1. Qu'un sentiment plus juste occupait tout mon cœur ! Voltaire, Zaïre, III, 6.

    En parlant des personnes, occuper le cœur, être l'objet d'un tendre sentiment. Que celui qui l'occupe [votre cœur] a de bonne fortune ! Corneille, Nicom. I, 2.

  • 11 V. n. Terme de palais. Il se dit d'un avoué chargé d'une affaire en justice.

    Fig. et par plaisanterie. Mon autre nièce que voici présente, a de son côté aussi un soupirant qui est absent, mais elle en a procuration ; elle occupe pour lui, je parle pour eux, Dancourt, Prix de l'arquebuse, sc. 11.

    Signifier un acte d'occuper, faire connaître par un acte qu'on occupe pour quelqu'un.

  • 12S'occuper, v. réfl. Employer son temps, travailler. Vous vous ennuyez, il faut vous occuper. Souffrez que mon courage ose enfin s'occuper, Racine, Phèdre, III, 5. Occupez-vous beaucoup, mon cher ange ; je ne connais que ce remède dans l'état où vous êtes ; je suis malade dans mon lit, à quatre-vingts ans passés, au milieu des neiges ; je m'occupe, et cela seul me fait vivre, Voltaire, Lett. d'Argental, 23 déc. 1774.

    Aimer à s'occuper, aimer le travail.

  • 13S'occuper à une chose, y travailler. S'occuper à son jardin. Pendant qu'il s'occupe à relever le prince abattu, Bossuet, Louis de Bourbon. On ne peut pas toujours travailler, prier, lire : Il vaut mieux s'occuper à jouer qu'à médire, Boileau, Sat. X. Tandis que tout s'occupe à me persécuter, Racine, Mithr. III, 1.

    Par extension. Une nuit que chacun s'occupait au sommeil, La Fontaine, Fabl. VIII, 11.

  • 14S'occuper de quelqu'un, de quelque chose, y penser. Dans ces jours de trouble et de deuil, où l'on se sent comme frappé du spectacle sensible d'une mort récente et inopinée, on se renferme tout en soi-même, et l'on s'occupe de sa douleur, Fléchier, Lamoignon. L'homme n'aime pas à s'occuper de son néant, de sa bassesse, Massillon, dans GIRAULT-DUVIVIER. Il faut périr… mourons, sans nous occuper d'elle, Voltaire, Tancr. IV, 2. J'ai beau savoir qu'il va s'occuper de moi, je ne saurais m'occuper de lui, Rousseau, 8e promenade. Pourquoi Dieu ne pourrait-il pas s'occuper de la manière dont se doit plier l'aile d'un scarabée ? comment se plierait cette aile si Dieu ne s'en occupait pas ? Condillac, Trait. anim. ch. 6.

REMARQUE

OCCUPER À, OCCUPER DE. Occuper à, réveille une idée de travail ; occuper de, une idée d'attention, par exemple : Il ne faut pas nourrir, par des aumônes, l'oisiveté du pauvre ; il faut le secourir en l'occupant à des choses utiles, c'est-à-dire en le faisant travailler. Qui ne s'occupe à rien s'occupe du mal, c'est-à-dire qui ne travaille pas, pense au mal. S'occuper de, marque une opération intellectuelle ; s'occuper à, désigne un acte extérieur.

HISTORIQUE

XIVe s. L'une [une humeur] occupe tout le cuir, H. de Mondeville, f° 98. S'il estoit homme ou [au] monde, en tiere ne en mer, Qui de ceste besongne me vosist ocuper, Hugues Capet, V. 3323. Labeurs en quelx de ma jeunesse je me suy occupé pour plaire à Dieu et proufiter au monde, Bercheure, f° 1. À toy apartient, dit elle, o tu Servius, occuper le royaume, non pas à ceuls qui par autrui mains ont perpetré cestui cruel outrage, Bercheure, f° 20, verso. Leurs pensées terriennes occupent les lumieres espirituelles, Modus, f° LXIV, verso.

XVe s. Si le deffendant a un bras affolé, on doit occuper un bras à l'appellant, tellement qu'il ne s'en puisse aider, De la Marche, Gage de bat. f° 26, dans LACURNE. Tantost que ses parens sceurent qu'elle avoit gecté Lancelot hors de prison, ils l'occuperent [accusèrent] de la mort de Meleagant, et fut dit que s'elle ne trouvoit qui l'en deffendist, que l'en feroit d'elle telle justice que l'en devoit faire de femme qui son frere avoit occis, Lancelot du lac, t. II, f° 32, dans LACURNE.

XVIe s. Le logyz des dames comprenoyt depuys… les hommes occupoyent le reste, Rabelais, Garg. I, 55. Pour luy faire ung paeslon à cuyre sa bouillye, feurent occupez tous les pesliers de Villedieu, Rabelais, Pant. II, 4. Ilz avoyent tué son filz premier, par avarice de occuper le total heritaige, Rabelais, ib. III, 44. Ils sont occupez d'une telle outrecuidance ou stupidité, qu'ils ne font nul scrupule de requerir à Dieu qu'il complaise à leurs cupiditez, Calvin, Instit. 675. Il dechassa ceulx qui muroient les passages pour le garder de passer en la Syrie, et les occupa luy mesme, Amyot, Démétr. 69.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

OCCUPER. - HIST. Ajoutez : XIIe s. Occupeiz à faire les cures [soins, affaires] de la conteit [du comté], [il] faisoit les terrienes choses et temporeiles, li Dialoge Gregoire lo pape, 1876, p. 230.

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Étymologie de « occuper »

Étymologie de occuper - Littré

Provenç. occupar ; espagn. ocupar ; ital. occupare ; du lat. occupare, de ob, et capere, prendre.

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Étymologie de occuper - Wiktionnaire

(Date à préciser) Du latin occupare (« prendre avant les autres »).
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Phonétique du mot « occuper »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
occuper ɔkype play_arrow

Conjugaison du verbe « occuper »

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Citations contenant le mot « occuper »

  • Ce dispositif offre une alternative aux parents qui travaillent : occuper leurs enfants durant les vacances (de début juillet à mi-août) et leur faire connaître de nouvelles choses, comme l’escape game ou le motocross. Les jeunes doivent avoir leur carte Kifo (5 € à l’année) et ensuite payer une participation financière selon leur quotient familial. midilibre.fr, Frontignan : l’Espace Kifo se démène pour occuper les vacances des ados - midilibre.fr
  • "A chaque fois, il a été démontré que les affirmations de notre président étaient justes, et celles de Macron fausses. Macron, qui demande des sanctions contre la Turquie, est le plus grand soutien des personnes responsables des charniers découverts en Libye. Au lieu de s’occuper de la Turquie, Macron devrait plutôt redresser la barre de la France", a-t-il conclu. , Celik: "Au lieu de s’occuper de la Turquie, Macron devrait plutôt redresser la barre de la France" | TRT Français
  • « C’est de l’excitation et une chance. C’est un peu de stress, mais positif, dans le sens où je ne pensais pas être amené à occuper cette place-là aussi vite. J’ai beaucoup d’envie, j’ai hâte de découvrir ça. » , Sport | Antoine Tissot (Chambéry) : « Je ne pensais pas occuper cette place-là aussi vite »
  • En fait, ce livre, cette invitation lundi 27 juillet au 20h de TF1, c'est aussi peut-être un moyen d'occuper l'espace médiatique, alors qu'une intense séquence judiciaire l'attend. Un procès pour "corruption" prévu à la fin de l'année dans l'affaire des "écoutes", un autre à venir dans l'affaire Bygmalion pour financement illégal de sa campagne de 2012 et une mise en examen pour des soupçons de financement de sa campagne de 2007 par des fonds occultes libyens. Franceinfo, Nicolas Sarkozy sort un nouveau livre pour occuper la scène médiatique avant de revenir, bientôt, sur la scène judiciaire
  • Vétustes et sales, les toilettes publiques du chef-lieu d’arrondissement sont désertées. Leurs utilisateurs potentiels préfèrent pour soulager leur vessie faire prendre l’air à leur anatomie. S’en occuper, ça presse ! La Voix du Nord, Toilettes publiques à Avesnes: un besoin pressant de s’en occuper
  • Quelle place un être aimé ne prend-il pas quand il n'est plus là pour l'occuper ! De Désiré Porel
  • Etre capable d'occuper intelligemment ses loisirs, tel est l'ultime produit de la civilisation. De Bertrand Russell / La Conquête du bonheur
  • L'Église ne doit pas seulement s'occuper des catholiques mais du monde. De Jean XXIII
  • Ceux qui n'ont à s'occuper ni de leurs plaisirs ni de leurs besoins sont à plaindre. De Joseph Joubert / Carnets
  • Vous avez beau ne pas vous occuper de politique, la politique s'occupe de vous tout de même. De Charles de Montalembert
  • Une jolie fille ne doit s'occuper que de foutre et jamais d'engendrer. De Marquis de Sade / La philosophie dans le boudoir
  • Heureusement qu'il y a les enfants pour s'occuper des enfants. De Pascal Thomas / Mercredi, folle journée
  • Au lieu de vous occuper de la conduite des hommes, regardez plutôt passer les femmes. De Louis Aragon
  • Il vaut mieux ne rien faire que de s'occuper mal à propos. De Baltasar Gracian y Morales / L'homme de cour
  • Mari. Personne qui, après avoir dîné, est chargée de s'occuper de l'assiette. De Ambrose Bierce / Le dictionnaire du Diable
  • Le monde est une prison où il vaut mieux occuper une cellule individuelle. De Karl Kraus
  • On ne doit s'occuper que de ce qui nous regarde. De Hérodote / Histoires
  • Qui sait aimer et s’occuper est au dessus de tout. De Voltaire / Lettre à Mme Denis (sa nièce)
  • Il ne faut pas s'occuper des autres : ils sont ailleurs. De Réjean Ducharme
  • Ne pas s’occuper des autres, c’est toute la distinction ; s’en occuper, c’est toute la politesse. De Edmond et Jules de Goncourt

Images d'illustration du mot « occuper »

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Traductions du mot « occuper »

Langue Traduction
Corse occupà
Basque okupatu
Japonais 占有する
Russe оккупировать
Portugais para ocupar
Arabe لتحتل
Chinois 占据
Allemand besetzen
Italien occupare
Espagnol para ocupar
Anglais to occupy
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Synonymes de « occuper »

Source : synonymes de occuper sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « occuper »



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