Fourrer : définition de fourrer


Fourrer : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

FOURRER, verbe trans.

I.− Emploi trans.
A.− Fourrer (qqc).Doubler, garnir intérieurement ou extérieurement.
1. Garnir d'une matière destinée à protéger, à renforcer.
a) [L'obj. désigne un vêtement] Doubler de fourrure ou d'un tissu chaud. Fourrer un manteau. (Dict. xixeet xxes.).
b) TECHNOLOGIE
α) BÂT. Fourrer les tuiles, les faîtières. En garnir le dessous d'une couche de plâtre et de tuileaux qui les renforce. (Dict. xixeet xxes.).
β) MAR. Fourrer un cordage. L'envelopper d'une garniture serrée de toile, de fil de caret, pour le préserver des frottements, de l'humidité. Maillet, mailloche à fourrer. Gilliatt profita de ce reste de clarté pour fourrer la corde à nœuds. Il lui appliqua, au coude qu'elle faisait, sur le rocher, un bandage de plusieurs épaisseurs de toile fortement ficelé à chaque épaisseur (Hugo, Travaill. mer,1866, p. 265).
2. Garnir un objet, pour l'agrémenter ou le masquer, d'une matière différente de celle qui le constitue.
a) ART CULIN. Garnir intérieurement, napper (de crème, de confiture, etc.). Fourrer des bonbons, des gâteaux, etc. Prendre quatre de ces bandes et les fourrer avec trois crèmes. Sur une bande fourrez à la crème chocolat, posez une bande, fourrez-la de crème pralinée et mettez ensuite la dernière bande (Gdes heures cuis. fr., F. Point, 1955, p. 205).
b) ORFÈVR. Fourrer un bijou, une médaille, une monnaie. Recouvrir d'une fine couche d'or ou d'argent un bijou, une médaille ou une monnaie faits d'un métal vil. (Dict. xixeet xxes.).
B.− Fourrer (qqc. dans qqc.) fam.
1. Faire entrer (quelque chose) dans un endroit relativement étroit et profond, comme dans un fourreau. Fourrer ses mains dans ses poches, une clef dans la serrure. Ils fourraient des cartouches dans leurs fusils, d'une main tremblotante et rapide (Villiers de L'I.-A., Contes cruels,1883, p. 253).Ils étaient contents d'être sept bons copains marchant à la file, (...) et de trébucher contre une racine, ou de fourrer le pied dans un trou d'eau en criant : « Nom de dieu! » (Romains, Copains,1913, p. 269):
1. ... je prends quelques braises dans le poële pour les fourrer dans mes sabots, excellent moyen de les chauffer, défendu formellement, cela va de soi; mais MlleLanthenay songe bien à la braise et aux sabots! Colette, Cl. école,1900, p. 124.
Au fig. Enchanté de fourrer une pointe acérée dans le coin sensible de ce cœur de mère, il [Clapart] avait (...) deviné les appréhensions que l'avenir (...) et les défauts d'Oscar inspiraient à la pauvre femme (Balzac, Début vie,1842, p. 470).
Loc. fig.
Fourrer tout dans son ventre. Dépenser tout son argent en ripailles. (Dict. xixes., Lar. 20e, Lar. encyclop., Quillet 1965).
Fourrer son nez (partout). Se mêler de qqc., de tout sans aucune discrétion. Sans cesse sur notre dos, ne trouvant rien de bien, fourrant son nez partout, voulant montrer qu'il était le maître... (Zola, Conquête Plassans,1874, p. 1087).Ce n'est pas une mauvaise fille, mais elle est barbante. Elle n'a pas besoin de venir fourrer son nez partout (Proust, J. filles en fleurs,1918, p. 888).
Arg. Fourrer une fille, une femme. Avoir avec elle des rapports sexuels (cf. Le Breton, Rififi, 1953, p. 242).
2. P. ext.
a) [Avec une idée d'introduction]
Fourrer qqc.Glisser quelque chose parmi d'autres choses, faire entrer quelque chose dans un endroit sans soins ni précautions. Synon. enfourner.Fourrer du linge dans un tiroir. Quand nous avons (...) mis la nappe sur la table, on fourre des fleurs fraîches dans le vase (Bernanos, Journal curé camp.,1936, p. 1039).Dans les hauts placards des vastes pièces vides, on a fourré les couvertures, le linge, l'argenterie, tout ce qu'on tenait à sauver (Triolet, Prem. accroc.,1945, p. 400):
2. Elle me donnait encore un gros morceau de pain pour aller au pâturage, deux ou trois bons oignons, quelquefois un œuf dur, ou bien un peu de beurre. Je fourrais tout cela dans mon sac, et je rentrais à l'écurie... Erckm.-Chatr., Hist. paysan,t. 1, 1870, p. 26.
Fourrer qqn.Pousser quelqu'un sans ménagements dans un lieu quelconque. Fourrer qqn en prison. Letondu, qu'on venait de fourrer à Bicêtre avec la camisole de force (Courteline, Ronds-de-cuir,1893, tabl. 6, 2, p. 246).T'as aussi le musée (...) à la Malmaison. C'est plein de souvenirs du temps de l'Empereur. C'est là qu'il a fourré sa Joséphine quand elle a commencé à lui casser les pieds (Queneau, Loin Rueil,1944, p. 16):
3. Il y eut un moment où, entendant le pas d'un surveillant, il me poussa dans une porte ouverte qu'il referma sur moi, tandis qu'il fourrait Rollinat je ne sais où et se présentait seul au passage de son supérieur. Sand, Hist. vie,t. 4, 1855, p. 382.
Arg. Fourrer qqn dedans. Le mettre en prison. V. dedans I B 3 b.
Loc. fig., péj. Fourrer (plusieurs pers.) dans le même sac. Les englober dans le même mépris, le même jugement défavorable. Je t'abandonne les dévots. Quant aux savants, aux vrais... − Je les fourre dans le même sac, sans hésiter (Arnoux, Seigneur,1955, p. 131).
b) [Sans idée d'introduction] Mettre, poser (quelque chose) sans soin, brutalement. Fourrer des papiers sur une table. Le général (...) voyant le sac laissé par Gabrielle sur le piano. − Ah! çà, qui est-ce qui a fourré ce sac là? (Feydeau, Dame Maxim's,1914, II, 8, p. 46).− « Police » : articula l'un d'eux, en tirant, avec un geste de prestidigitateur, un carton de sa poche, et en le fourrant sous le nez de Stefany (Martin du G., Thib.,Été 14, 1936, p. 499).
Spéc. Fourrer qqc. à qqn.Lui donner quelque chose, souvent avec excès et sans ménagements. Synon. flanquer, refiler.Les gardes nationaux qui étaient de faction − pour les empêcher d'ébranler les grilles, fourraient des coups de baïonnette, au hasard, dans le tas (Flaub., Éduc. sent.,t. 2, 1869, p. 172).La meilleure raison pour ne pas demander qu'on nous fourre, à saturation, des hommes et du matériel, c'est qu'une fois tout ça coincé ici, tout sera perdu (Romains, Hommes bonne vol.,1938, p. 31).Fourrer une contravention à qqn.
3. Au fig.
a) [Le compl. désigne une chose] Introduire à profusion, sans discernement. Fourrer des proverbes dans un texte, du latin dans un discours. Je me laisse aller à fourrer dans mon ouvrage une quantité de choses qui y sont plus ou moins étrangères (Constant, Journaux,1805, p. 208).Il faisait beau voir (...) nos dissertations sur la beauté et les citations que je tâchais de fourrer dans tout cela (Michelet, Mémor.,1822, p. 192).
Locutions
Fourrer qqc. dans l'esprit, dans la tête de qqn. Faire entrer (de force) dans l'esprit, la tête de quelqu'un, les notions que l'on veut lui inculquer. Mais qu'est-ce qu'on lui a fourré dans la tête au couvent? Ici, elle n'a eu que de bons exemples (Mauriac, Th. Desqueyroux,1927, p. 208):
4. Depuis qu'il règne, son valet de chambre (...) est allé lui fourrer dans la tête qu'il doit être plus heureux qu'un autre parce que son profil va se trouver sur les écus. À la suite de cette belle idée est arrivé l'ennui. Stendhal, Chartreuse,1839, p. 396.
Fourrer son grain de sel. Se mêler (d'une discussion, d'une affaire, etc.). sans en être prié. Son rôle dans la maison (...) consistait à compliquer les choses, en voulant y fourrer son grain de sel, pour montrer qu'il était le patron (Montherl., Célibataires,1934, p. 794).
b) [Le compl. désigne une pers.] Engager dans une situation souvent pénible ou fâcheuse. Fourrer qqn dans une affaire. C'était une vraie honte, de fourrer un pauvre vieux dans ces sales histoires, pour le voler bien sûr (Zola, Terre,1887, p. 391).
Loc. Fourrer qqn dedans. Le tromper. Elles [la municipaillerie et la députasserie] nous auraient même volés, fourrés dedans! (Vallès, J. Vingtras,Insurgé, 1885, p. 269).Je suis convaincu que le petit l'a fourré dedans et qu'il n'y a pas un mot de vrai dans tout cela (Gide, Faux-monn.,1925, p. 1017).
c) Au passif. Être fourré avec qqn, chez qqn; être fourré dans tel ou tel endroit. Fréquenter quelqu'un, s'introduire dans un milieu, une société. Nous sommes toujours fourrés au théâtre avec le Kapellmeister, ou à l'exposition qui m'embête (Villiers de L'I.-A., Corresp.,1869, p. 140).Sous prétexte de demander des nouvelles de M. Darzac, il était tout le temps fourré chez M. Stangerson (G. Leroux, Parfum,1908, p. 6).
II.− Emploi pronom.
A.− Emploi réfl. indir. Se fourrer une épine dans le pied. Le dernier mot de la civilisation humaine ne consiste pas à se fourrer obstinément les doigts dans le nez (Reybaud, J. Paturot,1842, p. 415).Rien n'est plus pitoyable que ces sacs où les femmes se fourrent le corps, que ces serre-tête en toile cirée! (Flaub., Corresp.,1853, p. 290).
Loc. fig., fam.
S'en fourrer jusque-là, jusqu'aux oreilles. Se gaver de nourriture; p. ext. profiter jusqu'à l'excès des plaisirs de l'existence. Si l'on ne se paie qu'un gueuleton par-ci par-là, on serait joliment godiche de ne pas s'en fourrer jusqu'aux oreilles (Zola, Assommoir,1877, p. 579).Allez, mes nièces, des sirops et des gâteaux à ces enfants! et qu'ils s'en fourrent jusque-là (Feydeau, Dame Maxim's,1914II, 8, p. 29).
Se fourrer le doigt dans l'œil (jusqu'au coude). Se tromper grossièrement. Il s'est un peu fourré le doigt dans l'œil, le brave garçon! (Goncourt, Ch. Demailly,1860, p. 119).Si tu crois que tu es drôle, mon cher, tu te fourres le doigt dans l'œil, et dans les grandes largeurs (Aragon, Beaux quart.,1936, p. 370).
Se fourrer dans l'esprit, dans la tête. Finir par admettre, par savoir. Il y a trois de nos rois que je n'ai jamais pu me fourrer dans la tête : Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe (Renard, Journal,1896, p. 322).Il faut pourtant que je me mette à l'unisson; il faut me fourrer dans l'esprit que j'ai affaire à « la crème de Ménilmontant » (Frapié, Maternelle,1904, p. 61).
B.− Emploi réfl.
1. Vx. S'envelopper dans un vêtement de fourrure; s'habiller chaudement. Il s'est bien fourré; il faut se bien fourrer en hiver (Ac.1878).
2. Fam. Se fourrer dans, sous qqc. Se mettre, se glisser dans un lieu comme pour se dissimuler. Se fourrer dans un lit. À sept ans, il courait les allées, se fourrait sous les bancs, parmi les caisses de bois garnies de zinc (Zola, Ventre Paris,1873, p. 724).Je fais la sourde, je voudrais me fourrer dans un trou... (Bernanos, Joie,1929, p. 624).
a) P. ext., péj. S'introduire, s'insinuer (chez quelqu'un, dans un milieu). Edmond songea à son partenaire de boules : qu'est-ce qu'il avait été se fourrer là-dedans? Il serait bien avancé, quand il aurait attrapé un mauvais coup (Aragon, Beaux quart.,1936p. 263):
5. ... quand on se fait marchand de livres et que l'on a l'intention, pour les faire vendre, de se faire une célébrité littéraire, rien n'est meilleur que de se fourrer dans une grande ou une petite académie, où l'on convient de se distribuer réciproquement des louanges que le public ne manque pas de répéter. Delécluze, Journal,1824, p. 29.
Loc. Chercher quelque trou où se fourrer. Chercher une situation. (Dict. xixeet xxes.).
b) Au fig. Tomber (dans quelque chose de fâcheux). Il serait malheureux qu'avec ses bonnes qualités, il se fourrât dans l'erreur (E. de Guérin, Lettres,1835, p. 68).
Locutions
Ne pas, ne plus savoir où se fourrer. Ne pas savoir comment dissimuler sa confusion, sa gêne. Eugène (...) ne savait où se fourrer en se trouvant en présence de cette femme sans être remarqué par elle (Balzac, Goriot,1835, p. 81).J'étais bien honteuse et je ne savais plus où me fourrer, qu'est-ce qu'il a dû penser de moi! (Claudel, Soulier,1929, 4ejournée, 3, p. 868).
Se fourrer dedans. Se tromper lourdement. M'est avis que, depuis La Rochefoucauld, et à sa suite, nous nous sommes fourrés dedans; que le profit n'est pas toujours ce qui mène l'homme; qu'il y a des actions désintéressées... (Gide, Caves,1914, p. 816).
Se fourrer dans un guêpier, dans la gueule du loup. Tomber dans un piège, se mettre dans une situation embarrassante. Il sortait d'un guêpier et n'était pas d'humeur à se fourrer dans un nid de vipères (Sandeau, Sacs,1851, p. 31).J'ai l'impression que nous nous fourrons dans la gueule du loup... − C'est l'abri le plus sûr contre le loup (Vailland, Drôle de jeu,1945, p. 58):
6. « Mais alors, pourquoi les hommes se marient-ils? » demandais-je un jour à l'abbé Mugnier. Il me répondit : « Par goût de la catastrophe. » Oui, c'est vraiment cet amour du risque, du péril, le sombre et malsain attrait des embêtements, qui pousse les mâles à se fourrer dans ce guêpier. Montherl., Démon bien,1937, p. 1255.
Prononc. et Orth. : [fuʀe], (il) fourre [fu:ʀ]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. a) ca 1165 forrer « doubler, garnir un vêtement avec de la fourrure » (B. de Ste-Maure, Troie, éd. L. Constans, 1233 et 13335); b) 1228 fourré « garni intérieurement de confitures, de farces, etc. » (J. Renart, G. de Dole, éd. F. Lecoy, 1513); c) fin xives. se fourrer « se garnir d'habits bien chauds » (E. Deschamps, Œuvres, éd. Queux de St Hilaire et G. Raynaud, t. VII, 55); d) 1464 orfèvr. [de pièces en métal vil couvert d'une fine couche d'or] (Maistre Pierre Pathelin, éd. R. T. Holbrook, 339); e) 1691 « recouvrir un cordage de bandes de toiles goudronnées, de fil de caret pour le préserver du frottement » (Ozanam); 2. a) 1480 fourrer « mettre, faire entrer comme dans un fourreau » (G. Coquillart, Les Droitz nouveaulx ds Œuvres, éd. M. J. Freeman, 1037); b) 1419-22 se fourrer « se mettre, se placer quelque part » (Chastellain, Œuvres, éd. Kervyn de Lettenhove, t. 1, p. 293, 15). Dér. de fuerre « fourreau » (fourreau*); dés. -er. Fréq. abs. littér. : 652. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 432, b) 1 532; xxes. : a) 1 215, b) 850.
DÉR.
Fourrage2, subst. masc.a) Action de doubler un vêtement de fourrure; résultat de cette action. Le fourrage d'un manteau; il a fait mettre un fourrage à son pardessus (Ac.1932).b) Action d'envelopper un cordage d'une garniture; cette garniture elle-même. (Dict. xixeet xxes.). c) Action de garnir intérieurement un gâteau de crème, de confiture, etc. Refroidissement des biscuits, fourrage ou tartinage, glaçage (Brunerie, Industr. alim.,1949, p. 19). [fuʀa:ʒ]. Ds Ac. 1932. 1resattest. a) 1489 fourage, subst. masc. « métier de fourreur » (Stat. des vayriers fourreurs, Reg. des stat., p. 340, Arch. mun. Abbeville ds Gdf.); b) 1836 fourrage, subst. masc. « fil de caret dont on enveloppe un cordage » (Ac. Suppl.); c) 1901 « action de mettre de la fourrure sur un câble » (Nouv. Lar. ill.); d) 1930 pelleterie « pelleterie préparée pour servir de doublure à un vêtement » (Lar. 20e); de fourrer, suff. -age*.
BBG. − Klein (J.-R.). Le Vocab. des mœurs de la Vie parisienne sous le Second Empire. Louvain, 1976, p. 220. − Mat. Louis-Philippe 1951, p. 254. − Orr (J.). Qq. étymol. scabreuses. In : Words and sounds. Oxford, 1953, pp. 225-243.

Fourrer : définition du Wiktionnaire

Verbe

fourrer \fu.ʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Introduire, mettre dans.
    • Je fourre l’énorme pistolet dans mon froc et voilà le canon qui glisse dans mon slip. Je n'arrive pas, assis, à l’extirper. — (Michel-Jacques Aubin, Les Caractériels, Éditions Publibook, 2007, page 391)
    • Il aura fourré cela dans un coin.
    • Où s’est-il donc fourré ?
    • Fourrer quelque chose dans l’esprit, dans la tête de quelqu’un, Parvenir à lui faire comprendre quelque chose.
    • Qui a pu lui fourrer cette absurde idée dans l’esprit ?
    • Vous vous fourrez dans la tête mille chimères, mille choses qui ne sont pas.
    • Une idée, une erreur, etc., qui s’est fourrée dans l’esprit, dans la tête de quelqu’un.
    1. (Familier) Cacher.
      • C’est pas tout ça, mais où avez-vous fourré les victuailles qui étaient dans le kiosque ? — (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908 – traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, page 352, Mercure de France, 1921)
  2. (Par extension) Donner avec excès et sans réflexion.
    • Elle gâte cet enfant, elle lui fourre des sucreries à le rendre malade.
  3. (Figuré) Insérer hors de propos.
    • Fourrer un tas de digressions dans un récit.
    • Il a fait un livre où il a fourré tout ce qu’il savait.
  4. Garnir, doubler de fourrure.
    • Fourrer une robe de martre.
    • Tu n’es pas un de ceux qui nourrissent la flamme, mais tu la protèges de tes pauvres mains, et j’ai la rage au cœur de les voir pleines d’engelures, parce que tu n’as jamais pu te payer ces gants de peau grise fourrée de lapin que tu regardes depuis trois ans dans la vitrine d’un magasin. — (Marcel Pagnol, Topaze, IV, 4, 1928)
    • Manteau fourré.
    • Chat fourré se dit par dérision des magistrats revêtus de leur hermine.
  5. (Cuisine) Garnir l’intérieur d’un aliment avec un autre comestible.
    • Un bonbon fourré.
  6. (Vulgaire) Avoir une relation sexuelle dénuée de sentiment.
    • Heureux donc d'avoir la santé et de fourrer équitablement, M. Félicien emplâtrait la petite pute avec toute sa probité de queutard bonhomme lorsque la chose se produisit. — (Frédéric Dard, SAN-ANTONIO : La pute enchantée, Fleuve noir, 1982)
    • On ne veut pas être méchants, ni vulgaires, mais elle a bien de la misère à se faire fourrer gratis. — (Réjean Ducharme, L'hiver de force, Gallimard, 1973, p. 66)
  7. (Suisse) Doubler ; mettre une doublure, en parlant d’un cahier, d’un livre.
  8. (Québec) (Familier) Arnaquer, tromper.
    • Je me suis fait fourrer par mon avocat.

se fourrer \sə fu.ʁe\ transitif

  1. (Familier) Se cacher ; s’abriter.
    • Les maîtres d’école prétendent que ce qu’on écrit se fourre plus avant dans la cervelle que ce qu’on apprend par cœur, et que c’est pour ça qu’ils font faire des devoirs aux enfants, au lieu de se contenter de leur faire réciter des leçons. — (Émile Thirion, La Politique au village, p. 137, Fischbacher, 1896)
    • Et nous, dès que les pierres commencèrent à rouler en avant de nous, nous nous fourrâmes dans un trou et nous attendîmes la fin de l’orage. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 121, Hartmann, 1937)
  2. (Figuré) (Familier) Se mettre.
    • Les maîtres d’école prétendent que ce qu’on écrit se fourre plus avant dans la cervelle que ce qu’on apprend par cœur, et que c’est pour ça qu’ils font faire des devoirs aux enfants, au lieu de se contenter de leur faire réciter des leçons. — (Émile Thirion, La Politique au village, p. 137, Fischbacher, 1896)
    • Et nous, dès que les pierres commencèrent à rouler en avant de nous, nous nous fourrâmes dans un trou et nous attendîmes la fin de l’orage. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 121, Hartmann, 1937)
    • me suis-je fourré ? Dans quel embarras me suis-je mis ? Dans quel piège suis-je tombé ?
    • Se fourrer jusqu’au cou dans une mauvaise affaire.
  3. (Figuré) (Familier) S’installer.
    • Chercher quelque trou à se fourrer, où se fourrer, chercher quelque emploi, quelque condition, et peiner à en trouver.
  4. (Québec) (Familier) Se tromper.
    • L'ingénieur s'est fourré dans ses calculs.
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Fourrer : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

FOURRER. v. tr.
Introduire, faire entrer, placer en quelque endroit, mettre parmi d'autres choses. Fourrer la main dans sa poche. Fourrer son bras dans un trou. Cette étoffe, cette tapisserie est toute perdue, il y a des trous à y fourrer la main. Il s'est fourré une écharde, une épine dans le doigt. Il aura fourré cela dans un coin. Où s'est-il donc fourré? Se fourrer sous un lit. Il est familier. Fig. et fam., Où me suis-je fourré? Dans quel embarras me suis-je mis? Dans quel piège suis-je tombé? On dit aussi Se fourrer jusqu'au cou dans une mauvaise affaire. Fig. et fam., Fourrer son nez où l'on n'a que faire, Se mêler indiscrètement de quelque chose. On dit dans un sens analogue Fourrer son nez partout. Fig. et fam., Chercher quelque trou à se fourrer, où se fourrer, se dit de Celui qui cherche quelque emploi, quelque condition, et qui a peine à en trouver. Fig. et fam., Ne savoir où se fourrer, Ne savoir où se cacher, ne savoir comment se dérober à la confusion qu'on éprouve. Il est si honteux de ce qu'il vient de dire, qu'il ne sait où se fourrer. Fig. et fam., Fourrer quelque chose dans l'esprit, dans la tête de quelqu'un, Parvenir à lui faire comprendre quelque chose. Il est si sot, qu'on ne saurait lui rien fourrer dans la tête, dans l'esprit. On eut bien de la peine à lui fourrer dans la tête qu'il fallait... Cela signifie aussi Faire croire une chose à quelqu'un, la lui persuader. Qui a pu lui fourrer cette absurde idée dans l'esprit? Vous vous fourrez dans la tête mille chimères, mille choses qui ne sont pas. Une idée, une erreur, etc., qui s'est fourrée dans l'esprit, dans la tête de quelqu'un. Il signifie, par extension, Donner avec excès et sans réflexion. Elle gâte cet enfant, elle lui fourre des sucreries à le rendre malade. Fig. et fam., S'en fourrer jusque-là, se dit de Quelqu'un qui prend, avec avidité et excès, de la nourriture, du plaisir, etc. Il signifie aussi figurément et familièrement Insérer hors de propos. Fourrer un tas de digressions dans un récit. Il a fait un livre où il a fourré tout ce qu'il savait. Il signifie en outre Garnir, doubler de peau avec le poil. Fourrer une robe de martre. Fourrer d'hermine. Fourrer de petit-gris. Gants fourrés. Manteau fourré. Chat fourré se dit par plaisanterie des Magistrats revêtus de leur hermine. Le participe passé s'emploie comme adjectif dans les locutions suivantes : Langues fourrées, Langues de bœuf, de porc, de mouton, recouvertes d'une autre peau que la leur, et avec laquelle on les fait cuire. Pain fourré, bonbon fourré, Pain, bonbon garni intérieurement de quelque autre comestible. Médaille, pièce de monnaie fourrée, Médaille, pièce de monnaie dont le dessus est d'or ou d'argent, et le dedans d'un métal inférieur. Cette pièce d'or, d'argent est fourrée. Botte de paille, botte de foin fourrée, Botte dans laquelle, parmi de bonne paille ou de bon foin, on a mêlé de la paille ou du foin de moindre qualité. En termes d'Escrime, Coup fourré. Voyez COUP. Fig. et fam., Paix fourrée, Fausse paix, faite de mauvaise foi par les deux parties, chacune ayant intention de la rompre, lorsqu'elle le croira utile à ses intérêts. Pays fourré, Pays rempli de bois, de haies, etc. L'armée se trouvait dans un pays fourré. Bois fourré, Bois qui est fort garni de broussailles et d'épines. Voyez FOURRÉ, nom.

Fourrer : définition du Littré (1872-1877)

FOURRER (fou-ré) v. a.

Fourrer, venant de l'ancien français fuere, qui signifiait fourreau, a deux acceptions principales dont les autres dérivent : envelopper, garnir comme d'un fourreau, et mettre comme dans un fourreau.

  • 1Garnir, doubler de fourrure. Fourrer un manteau d'hermine.
  • 2 Terme de monnayage. Couvrir avec des lames d'or et d'argent soudées par les bords un flan qu'on passe ensuite dans les fers pour le monnayer. Fourrer une médaille.
  • 3 Terme de construction. Garnir de plâtre et de tuileau le dessous des faîtières pour les affermir.
  • 4 Terme de marine. Envelopper une corde quelconque de bandes de toile goudronnée et de tresses, ou seulement de tours pressés et serrés de bitord ou de fil caret pour la garantir du frottement, Jal
  • 5Donner avec excès, sans discrétion (comme si on garnissait outre mesure de ce qui enveloppe). Elle lui fourre toujours à manger. Cette mère fourre toujours en cachette de l'argent à son fils.
  • 6Mettre dans un endroit creux, caché (comme qui dirait mettre dans un fourreau). Fourrez cela dans votre poche. Il aura fourré cela dans un coin. Fourre-lui encore les cinq cents autres guinées dans sa valise, Voltaire, Écoss. V, 1.

    Fig. Il a bien fourré de la paille dans ses souliers, il s'est beaucoup enrichi.

    Fig. et populairement. Fourrer tout dans son ventre, dissiper ce qu'on a en bombances.

  • 7Introduire, mettre dans (sens qui dérive du sens précédent). Fourrer son bras dans un trou. Il laisse fourrer aux grâces Des fleurs sous son capuchon, Béranger, Ermite.

    Fig. et familièrement. Fourrer son nez où on n'a que faire, se mêler indiscrètement de quelque chose.

    On dit de même : fourrer son nez partout.

    Fourrer en prison, emprisonner. J'ai une aversion mortelle pour la prison ; je suis malade ; un air enfermé m'aurait tué ; on m'aurait peut-être fourré dans un cachot, Voltaire, Lett. d'Argental, avril 1734. Eh bien, monsieur, si vous aviez été ministre à Constantinople, au lieu de l'être à la Haye, vous auriez donc été fourré aux sept tours ? Voltaire, Lett. Voronzof, 26 fév. 1769. Le clergé, remis en train, En prison pourrait peut-être Fourrer l'auteur du Lutrin, Béranger, Muse en fuite.

    Fig. Fourrer dans l'esprit, mettre dans l'esprit. Le diable lui fourrait dans l'esprit ce qu'il y avait de plus sensible, Hamilton, Gramm. 3. Qu'on me dise qui diable lui a fourré dans la tête de ne plus vouloir prendre leçon de don Bazile ? Beaumarchais, Barb. de Sév. III, 1.

    Fourrer une chose dans la tête, dans l'esprit de quelqu'un, la lui faire comprendre. On ne peut rien lui fourrer dans la tête.

    Fourrer dans l'esprit, infatuer d'une chose. Qui a pu lui fourrer cette sotte idée dans l'esprit ?

    Se fourrer dans la tête, dans l'esprit, s'obstiner, s'infatuer. Quelle créature il s'était fourrée dans la tête pour en faire sa femme, Hamilton, Gramm. 9.

  • 8Introduire quelqu'un dans une maison, dans une administration, l'engager dans une affaire. On l'a fourré dans les compagnies des chemins de fer. On aurait beaucoup mieux fait de prendre ce parti que d'aller fourrer mal à propos la fille de M. le duc de Luxembourg dans des querelles de comédie, Voltaire, Lett. Thiriot, 7 juill. 1760.
  • 9Insérer, et surtout insérer mal à propos. Il fourre toujours du latin dans ses discours. Les protestants, qui fourrent partout, si l'on me permet de parler ainsi, leur synecdoche [au sujet de la communion sous les deux espèces], Bossuet, Déf. de la trad. sur la communion, II, 33. Que Merlin ne fourre pas mon nom à la bagatelle que je lui ai donnée, Voltaire, Lett. Damilaville, 2 oct. 1767. On m'apprend qu'il a fourré une lettre de moi dans le Mercure ; je ne sais si c'est celle dont je vous parle, Voltaire, Lett. d'Argental, 20 juin 1767. Ce peintre n'a que deux ou trois têtes qui roulent dans la sienne et qu'il fourre partout, Diderot, Salon de 1767, Œuv. t. XIV, p. 109.
  • 10Se fourrer, v. réfl. Se vêtir de fourrures ou chaudement. Il s'est bien fourré. Y voit-on des savants en droit, en médecine, Endosser l'écarlate et se fourrer d'hermine ? Boileau, Sat. VIII.
  • 11Se mettre, se placer. Ah ! traître que tu es, où t'es-tu donc allé fourrer ? Molière, Avare, II, 1. Plus de place, tout de force et de nécessité ; on se fourrait où on pouvait, Saint-Simon, 51, 109. Le diable se fourre partout depuis longtemps, Voltaire, Lett. la Harpe, 25 fév. 1771.

    Fig. Il cherche quelque trou où se fourrer, se dit d'un homme qui cherche quelque emploi, quelque condition.

    Il est si honteux qu'il ne sait où se fourrer, ou qu'il se fourrerait dans un trou de souris, se dit d'un homme plein de confusion pour quelque chose qu'il a dit ou fait.

  • 12 Fig. S'introduire, s'entremettre. On s'est imaginé que je me fourrerais étourdiment parmi tout le monde, Voiture, Lett. 28. Vous êtes un sot de venir vous fourrer où vous n'avez que faire, Molière, Méd. m. lui, I, 2. Ces gens-là se fourrent partout, Hamilton, Gramm. 11. Avec ces talents et d'autres plus cachés, utiles à la galanterie, il [la Vauguyon] se fourra chez Mme de Beauvais, Saint-Simon, 14, 158. J'avais peine à concilier cette grande simplicité avec le désir et l'art qu'il avait de se fourrer partout, chez les grands, chez les femmes, chez les dévots, chez les philosophes, Rousseau, Conf. X.

HISTORIQUE

XIIIe s. L'empereres envoia au soudan por faire pes forrée, Hist. occid. des croisades, t. I, p. 370. Et lor panel tot altresi Estoient de paille fori, Lai du trot. Renart si li forre souvent Autresi con s'il fust à feste, Ren. 3194. Si ot [Vieillesse] d'une chape forrée Abrié et vestu son corps, la Rose, 398.

XIVe s. Fourrer la paume [garnir la main, donner de l'argent], Ord. des rois de Fr. t. II, p. 225.

XVe s. Je me doute que ce ne fust pais fourrée ou par crainte, Vallet de Viriville, Chronique normande, p. 401. … qu'uns homs soit bien vestus et forrés, Et qui sache faire un petit le grant, On ly dira : sires, passez avant, Pour son habit, et c'est ce qui me tue, Deschamps, Poésies mss. f° 261. Du conseil a chascun s'oppinion ; Tuit dient bien ; mais, quant vient au servir, D'executer nul n'y a vision ; Leur consaulx est de fourrée pelice, Deschamps, ib. f° 54. Or dea, il ne m'a pas vendu à mon mot, ce a esté au sien : Mais il sera payé au mien, Il luy fault or : on le luy fourre, Patelin.

XVIe s. … Et des abus dont l'Eglise est fourrée, J'en parlerois, mais garde la bourrée, Marot, II, 52. Comme on se fourre souvent aux tables ouvertes des grands, Montaigne, II, 108. Fourrant sa teste dans un nœud courant, Montaigne, III, 152. Luy ayant fourré dans son lict Laïs, Montaigne, III, 157. Et de peur que ses freres en montant ne feissent bruit, elle la [l'échelle] couvrit et fourra de laine, premier que de la devaller, Amyot, Pélop. 65. Il luy fourra le fer de sa javeline par dedans la visiere de son armet, et le tua, Amyot, Arist. 34. Il desgaina son espée, et se la fourra à soy mesme tout au travers du corps, Amyot, Anton. 99. Il alloit souvent ouvrir et visiter mes coffres, pour veoir si ma mere y auroit rien fourré de friandise et de superfluité, Amyot, Alex. 40. On les faisoit souvenir du passé pour fourrer leur esperance de peur, D'Aubigné, Hist. III, 59. Autres disoient qu'un serment fourré sentoit l'infidelité, D'Aubigné, ib. 123. S'estans transpercez les visages par coups fourrez (comme de ces temps on usoit de ces mots), tous deux tomberent, Brantôme, Mandruzzo. Tous les auteurs qu'il a leu sont ou schismatiques ou heretiques formels, ou libertins que j'appelle heretiques fourrés, Garasse, Recherche des recherches, p. 604, dans LACURNE.

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Fourrer : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

* FOURRER, v. act. c’est garnir de fourrure. Voyez les articles Fourré & Fourrure. Il se dit aussi pour faire entrer à force. On ne peut rien fourrer de plus dans cette malle. On ne peut rien fourrer dans cette tête. Fourrer, c’est dérober sous une marchandise de prix, une autre marchandise de moindre valeur. Voyez l’article Fourré.

FOURRER les cables, les mâts, & les manœuvres, (Marine.) c’est les garnir de toile ou de petites cordes en quelques endroits, pour les conserver & empêcher qu’ils ne s’usent. (Z)

Fourrer une manœuvre, (Corderie.) c’est la garnir de toile ou de petites cordes pour empêcher qu’elle ne s’use par le frottement. On fourre avec du bitord, du lusin, &c.

Fourrer, (à la Monnoie.) c’est crime d’un faux monnoyeur, qui pour tromper le public, sait couvrir un flanc de cuivre, d’or ou d’argent. Voyez l’article Fourré.

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Étymologie de « fourrer »

Étymologie de fourrer - Littré

L'ancien français fuere, qui signifiait fourreau, enveloppe (voy. FOURREAU) ; de sorte que fourrer est proprement garnir d'une enveloppe, d'un fourreau, sens dont on voit de bons exemples à l'historique de fourrure ; puis, comme un fuere ou fourreau est creux, fourrer a pris le sens de mettre dans, faire pénétrer ; au reste ce sens ne paraît qu'au XVIe siècle ; bourguig. forrai ; provenç. folrar ; espag. forrar ; ital. foderare. Ce mot avait aussi dans l'ancien français le sens de fourrager : Nus marcheans nes [ne les] povoit sivre, ne il ne pooient aler fourrer, Villehardouin, CLXI. En ce sens il vient de fuerre, feurre, foare, paille ; aller en feurre, voulait dire fourrager.

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Étymologie de fourrer - Wiktionnaire

Dérive de l’ancien français fuerre (« fourreau ») avec la désinence -er.
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Phonétique du mot « fourrer »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
fourrer fure play_arrow

Conjugaison du verbe « fourrer »

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Évolution historique de l’usage du mot « fourrer »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « fourrer »

  • Toujours se laver les mains et couper les ongles avant de fourrer les doigts dans le nez. Mieux: nettoyer les fosses nasales matin et soir avec du sérum physiologique ou un spray à base d’eau de mer. NotreTemps.com, Hygiène: 3 mauvaises habitudes à oublier vite fait!
  • Le sourcing emprunte les mêmes chemins que celui des établissements déjà existants. De nouveaux produits ont été référencés, comme une burrata à la peau ferme permettant de la fourrer de pesto ou de la spinata, un saucisson piquant sur le même mode que le chorizo espagnol. Ce qui n'est pas italien a désormais vocation à être plus local. Les Echos Executives, Les fondateurs de Big Mamma lancent Napoli Gang, une marque livrée à domicile, Le Lab/Idées
  • "Si tu veux me fourrer à tous les matchs tu me le dis direct" @benoitpaire à l'arbitre de la rencontre 😂😂 pic.twitter.com/HjrcHkBSbN , Sport | Benoît Paire en couple avec Marine El Himer, une candidate de télé-réalité ? La presse people s'affole...
  • Depuis le milieu de cette semaine, un bordereau de versement à la FBNBank de 7 millions USD au nom de Denise Nyakeru TShisekedi, épouse du président de la république Félix Tshisekedi. Mais seulement, ce document datant du 7 avril 2019 et qui sort sans doute des laboratoires des détracteurs de Fatshi, est faussement attribué au journaliste Edmond Izuba, patron du média en ligne Objectif-infos.cd. Ces faussaires ont certainement profité des positions médiatiques du journaliste par rapport au dossier Vital Kamerhe dont il défend la cause, pour lui fourrer ce coup en vue de le mettre en faux avec Denise Nyakeru, tous trois de bashi du Sud-Kivu. Scoop RDC, Cybercriminalité : un document bancaire au nom de Denise Nyakeru, faussement attribué au journaliste Izuba - Scoop RDC
  • Astuces gourmandes : pour composer le cœur, vous aurez le choix entre plusieurs alternatives. Évidemment, on connaît l’option thé vert mais vous aurez également la possibilité d’y fourrer de la glace, des fraises ou encore de la banane. Le Tribunal Du Net, Mochi : la recette de base d'une pépite japonaise !
  • Évidemment, on peut trouver ces dirigeants odieux à bien des égards. Cela ne devrait pas empêcher de reconnaître leurs mérites quand ils en ont. Et une analyse responsable éviterait de les fourrer tous dans le même panier. Trump, Johnson, Bolsonaro, voire Orban, encouragent l’entreprise privée et les libertés économiques, Salvini beaucoup moins. Donald Trump et Jair Bolsonaro veulent réduire le rôle de l’État, supprimer des réglementations et baisser les impôts. Les autres ont une position et une politique plus ambiguës, un peu plus interventionnistes et leur conception de l’économie accorde une place plus importante à l’État. Le Figaro.fr, «Le macronisme, un mélange de populisme et d’étatisme»
  • Le plus sot endroit où l'on puisse fourrer son museau, c'est une muselière. Les chiens du moins ne le font que de force ; l'homme est assez bête pour le faire de plein gré, le jour où il se marie. De Victor Hugo / Portefeuille
  • Une vente de charité est une réunion où l’on achète des objets qui proviennent d’un grenier et qu’on s’empresse de fourrer dans sa cave. De Anonyme

Images d'illustration du mot « fourrer »

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Traductions du mot « fourrer »

Langue Traduction
Corse affari
Basque gauza
Japonais もの
Russe материал
Portugais coisa
Arabe أمور
Chinois 东西
Allemand sachen
Italien cose
Espagnol cosas
Anglais stuff
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Synonymes de « fourrer »

Source : synonymes de fourrer sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « fourrer »



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