La langue française

Conjonction

Sommaire

Définitions du mot conjonction

Trésor de la Langue Française informatisé

CONJONCTION, subst. fém.

I.− Action de se conjuguer, de se joindre.
A.− Action de s'unir en vue de produire un effet précis.
1. [À propos de pers.] Union :
1. Entre les époux, la conjonction est complète. On les met dans le même lit; ils échangent leur sang, mêlent leurs santés et tout, sauf l'argent. Ils n'ont qu'une table de nuit, ils ont deux fortunes. E. et J. de Goncourt, Journal,1862, p. 1086.
En partic. Union charnelle. Le but essentiel de ceux qui s'aiment est de créer et de connaître ensemble, par la conjonction physique et charnelle, l'élan vers la mort, vers la dépersonnalisation intense (Thibaudet, Réflexions sur la litt.,1936, p. 67).Ma venue au monde liée à la naissance puis à la conjonction d'un homme et d'une femme (G. Bataille, L'Expérience intérieure,1943, p. 109).
P. anal. Les deux aiguilles unies à minuit enfantaient dans leur conjonction formidable l'heure des désordres et des crimes (Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe,t. 1, 1848, p. 120).
2. [À propos de choses concr.] Spéc., ASTRON. et ASTROL. Rencontre de deux ou plusieurs planètes en une ligne droite par rapport à un point de la terre. Les Chaldéens auraient pensé que le monde finissait tantôt par l'eau, tantôt par le feu suivant deux « grandes années » ou conjonctions diverses des planètes (Leroux, De l'Humanité,t. 2, 1840, p. 700).Une conjonction maligne des planètes hostiles vient de se dessiner sur le plan des astres. Elle signifie et elle annonce sécheresse, famine et peste à tout venant (Camus, L'État de siège,1948, p. 207).
3. [À propos de choses abstr.] Conjonction des efforts. Le monde et moi. (...) une conjonction qui se faisait mal, un accord qu'ils suaient sang et eau pour établir! (Guéhenno, Journal d'une« Révolution », 1938, p. 167).Le style d'un peintre est dans cette conjonction de la nature et de l'histoire (Camus, L'Homme révolté,1951, p. 318):
2. ... ce qui me frappe au milieu des polémiques, des menaces et des éclats de la violence, c'est la bonne volonté de tous. Tous, à quelques tricheurs près, de la droite à la gauche, estiment que leur vérité est propre à faire le bonheur des hommes. Et pourtant, la conjonction de ces bonnes volontés aboutit à ce monde infernal où des hommes sont encore tués, menacés déportés, où la guerre se prépare... Camus, Actuelles I,1944-48, p. 147.
Loc. En conjonction avec. En accord, conjointement avec. Je prescrivis au général Leclerc de passer à l'offensive (...), en conjonction avec les opérations alliées (De Gaulle, Mémoires de guerre,1956, p. 61).
Absol. Rapports variés de conjonction et d'opposition (Gaultier, Le Bovarysme,1902, p. 71).L'infini implique à la fois la conjonction et la neutralité (Jankélévitch, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien,1957, p. 62).
B.− [À propos d'événements] Rencontre fortuite, coïncidence. Conjonction de fatalité (Hugo, Correspondance,1855, p. 212).On voyagerait ainsi (...) pendant des centaines de siècles, que jamais on ne ferait les mêmes rencontres ni ne retrouverait les mêmes conjonctions de choses (Gobineau, Nouvelles asiatiques,La Vie de voyage, 1876, p. 333).Sentir dans les propos tout le poids de la coïncidence, de la conjonction d'événements (Valéry, Variété IV,1938, p. 120):
3. La civilisation telle que je l'entends ici − la primauté morale conférée au culte du spirituel et au sentiment de l'universel − m'apparaît, dans le développement de l'homme, comme un accident heureux; elle y est éclose, il y a trois mille ans, par une conjonction de circonstances dont l'historien a si bien senti le caractère contingent qu'il l'a nommée le « miracle » grec; ... Benda, La Trahison des clercs,1927, p. 237.
II.− Ce qui sert à joindre.
A.− GRAMM. Mot invariable qui a pour fonction de joindre deux mots, des groupes de mots. Sa phrase pleine, claire, longue pourtant et perpétuellement enchaînée de l'une à l'autre par des conjonctions, n'avait pas encore tout à fait secoué le joug du latinisme (Sainte-Beuve, Port-Royal,t. 2, 1842, p. 547).Adipeuses périodes mal liées entre elles par le fil des conjonctions (Huysmans, À rebours,1884, p. 38):
4. Si Robespierre l'eût emporté? − Si Grouchy fut arrivé à temps sur le terrain de Waterloo? − Si Napoléon avait eu la marine de Louis XVI et quelque Suffren... » Si... toujours si. Cette petite conjonction si est pleine de sens. En elle réside peut-être le secret de la plus intime liaison de notre vie avec l'histoire. Elle communique à l'étude du passé l'anxiété et les ressorts d'attente qui nous définissent le présent. Valéry, Variété IV,1938, p. 135.
Conjonction de coordination. Mot qui joint des mots, des groupes de mots, des propositions et des phrases de même nature et de même fonction. Conjonction de coordination copulative (qui unit), adversative (qui oppose). Ils sont Pollux, Patrocle, Nisus, Eudamidas, Ephestion, Pechméja. Ils ne vivent qu'à la condition d'être adossés à un autre; leur nom est une suite, et ne s'écrit que précédé de la conjonction « et » (Hugo, Les Misérables,t. 1, 1862, p. 785).La loi de la pensée théorique est la conjonction : et... et...; la loi de l'action est la disjonction : ou bien... ou bien... (Ricœur, Philos. de la volonté,1949, p. 158).
Conjonction de subordination. Mot invariable qui introduit une proposition subordonnée en la mettant en dépendance syntaxique par rapport à la proposition dite principale.
B.− RHÉT. Répétition du même mot invariable reliant les différentes parties d'une période pour produire un effet d'insistance.
Rem. On rencontre ds la plupart des dict. gén. du xixeet du xxes. l'adj. conjonctionnel. Relatif à la conjonction.
Prononc. et Orth. : [kɔ ̃ ʒ ɔ ̃ksjɔ ̃]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. A. 1. a) Ca 1160 conjoncïon « réunion » (Benoit de Sainte-Maure, Troie, éd. L. Constans, 29861); b) ca 1200 « union charnelle » (Chevalier au Cygne, éd. Hippeau, 112); 2. ca 1270 astrol. astron. (Introductoire d'astronomie, Richel. 1353, fo66eds Gdf., s.v. conjonctional). B. xives. gramm. (Fonds Saint-Germain, ms. 1460 ds Thurot, p. 51). Empr. au lat. class. conjunctio aux sens A 1 et A 2; au b. lat. conjunctio au sens B. Fréq. abs. littér. : 252. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 498, b) 119; xxes. : a) 204, b) 459. Bbg. Matoré (G.). Proust linguiste. In : [Mél. Wartburg (W. von)]. Tübingen, 1968, p. 285.

Wiktionnaire

Nom commun

conjonction \kɔ̃.ʒɔ̃k.sjɔ̃\ féminin

  1. (Grammaire) Partie du discours qui sert à unir deux mots ou groupes de mots.
    • Une conjonction de coordination.
  2. (Astronomie) Rencontre apparente de deux planètes dans un même point de quelque signe.
    • Nul n’est plus curieux d’apprendre […] à quelle heure de la nuit Mars entre en conjonction avec Vénus. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
    1. (Absolument) La rencontre de la Lune avec le Soleil dans un même point du zodiaque.
      • La conjonction de la Lune.
  3. Union, réunion.
    1. Union de l’homme et de la femme ou de deux hommes ou de deux femmes.
      • Conjonction par mariage.
    • « Faites vos provisions d'un plaisir qu'on ne trouve pas au Paradis », conseillait Abou-Nowâs, faisant bien évidemment allusion à la conjonction des imberbes. — (Les Délices des cœurs, Ahmad al-Tîfâchî, traduction René R. Khawam, Phébus, 1981, p. 188).
    1. Union de deux choses.
      • Composé d’hommes du centre droit (M. Buffet, etc.) et du centre gauche (MM. Dufaure, Léon, Say…) le ministère, dit de conjonction des centres, fit voter la constitution républicaine. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, p.29)
      • À partir de 1953, l'année de la mort de Staline, le lyssenkisme connut une éclipse partielle, due à une conjonction de plusieurs facteurs : le décès de son protecteur, le caractère rocambolesque de la métamorphose des espèces […]. — (Denis Buican, Darwin et l'épopée de l'évolutionnisme, 2012)
  4. (Logique) Connecteur logique binaire, synonyme de et logique.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

CONJONCTION. n. f.
Union. Il se dit de l'Union de l'homme et de la femme. Conjonction par mariage. Conjonction illicite. En termes de Grammaire, il se dit de la Partie du discours qui sert à unir deux mots ou groupes de mots. On distingue plusieurs sortes de conjonctions. Et est une conjonction copulative. Ou est une conjonction disjonctive. Mais est une conjonction adversative. Il signifie, en termes d'Astronomie, Rencontre apparente de deux planètes dans un même point de quelque signe. Saturne et Vénus étaient en conjonction. La conjonction du Soleil et de Mercure. Absolument, La conjonction de la lune, La rencontre de la lune avec le soleil dans un même point du zodiaque.

Littré (1872-1877)

CONJONCTION (kon-jon-ksion ; en poésie, de quatre syllabes) s. f.
  • 1L'acte ou l'action de conjoindre.

    Union charnelle de l'homme et de la femme. Les conjonctions illicites contribuent peu à la propagation de l'espèce, Montesquieu, Esp. XXIII, 2.

  • 2 Terme d'astronomie. Rencontre de deux planètes dans une ligne droite, par rapport à un certain point de la terre. Deux astres qui entrent ensemble en conjonction, Bossuet, Jos. 1.

    Les conjonctions des planètes jouaient un grand rôle dans l'astrologie. Un événement arrivait sous la conjonction de deux planètes, Voltaire, Mœurs, Magie. Il [le bonheur] dépend d'une conjoncture De lieux, de personnes, de temps, Non des conjonctions de tous ces charlatans, La Fontaine, Fabl. VIII, 16. On le voit [Mélanchthon] sans cesse effrayé par les tristes conjonctions des astres, Bossuet, Variat. V.

    Conjonction apparente, celle où la ligne qu'on supposerait tirée par le centre de deux planètes, ne passerait pas par celui de la terre.

    Absolument. La rencontre de la lune avec le soleil en un même point du zodiaque. Les marées doivent être un peu plus fortes dans la conjonction que dans l'opposition, Voltaire, Newt. III, 11.

  • 3 Terme de grammaire. Mot invariable qui met deux phrases en rapport. La vertu est désirable, car elle rend l'homme heureux ; car est une conjonction puisqu'il indique qu'une de ces propositions est la conséquence de l'autre. Je porte envie aux Grecs dont la langue était si abondante en conjonctions, au lieu que la nôtre n'en conserve que très peu ; encore voudrait-on nous en priver, D'Olivet, Prosodie fr. art. V, § 2.

    Conjonctions copulatives, celles qui expriment une liaison pure et simple.

    Conjonctions subjonctives ou subordonnantes, conjonctions qui font de la proposition qui les suit la subordonnée de celle qui les précède.

    Conjonction simple, celle qui est indécomposable.

    Conjonction composée, celle où l'usage a réuni plusieurs mots pour ne former qu'une seule locution, par exemple afin que, de manière que, de peur que.

    Dans les manuscrits, réunion de deux ou plusieurs caractères en un seul. AE pour A E est une conjonction.

  • 4 Terme d'ancienne musique. Corde commune à deux tétracordes consécutifs.
  • 5 Terme de rhétorique. Répétition d'une même conjonction liant tous les membres d'une période.

HISTORIQUE

XVe s. Après ceste conjonction Se commence operation, De la quelle, si tu poursieux, Tu auras la gloire des cieux, La Fontaine, 501. Et disoit [la duchesse Marguerite de Hainaut] que, si on vouloit que son fils eust Marguerite de Bourgogne, sa fille Marguerite aussi auroit Jean de Bourgogne, par quoi il y auroit plus grand conjonction d'amour, Froissart, II, II, 222.

XVIe s. Les conjonctions incestueuses, Montaigne, I, 118. Ces prophanes Mahumetistes, quelle conjonction et societé pouvons nous avoir avec eux ? Lanoue, 456. De cette conjonction illegitime [l'indiscipline et le mauvais commandement] s'ensuivist la procreation de mademoiselle la Picorée, Lanoue, 575. Quelle conjonction et compagnie se pourroit trouver plus estroite que de deux ? Yver, p. 531. Ce avoit esté la nuict propre de la conjonction de la lune, Amyot, Alc. 36. L'obscurcissement du soleil se fait tousjours en la conjonction de la lune, Amyot, Nic. 42. Et parce que le flanc de courtine estoit trop esloigné pour les dedans desdites cornes, j'ai tracé entre les deux une piece de conjonction, D'Aubigné, Vie, CXLIX. Soliman irrité de la conjonction des Malthois avec le roi d'Espagne…, D'Aubigné, Hist. I, 134. La conjonction est une partie du langage indeclinable, sans articles et sans aucun gouvernement, conjoignant les mesmes especes des parties ou clauses [phrases] aux clauses avec quelque signification ; j'ay dit les mesmes especes des parties, comme le nom substantif au substantif ou au pronom, ou bien l'adjectif à l'adjectif, le pronom au pronom… Aucunes conjonctions sont copulatives ; les aucunes sont disjonctives du sens ; les aucunes sont causales ; les aucunes sont negatives ; les aucunes sont adversatives, Meigret, dans LIVET, Gramm. au XVIe siècle, p. 102.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Encyclopédie, 1re édition (1751)

CONJONCTION, s. f. terme de Grammaire. Les conjonctions sont de petits mots qui marquent que l’esprit, outre la perception qu’il a de deux objets, apperçoit entre ces objets un rapport ou d’accompagnement, ou d’opposition, ou de quelque autre espece : l’esprit rapproche alors en lui-même ces objets, & les considere l’un par rapport à l’autre selon cette vûe particuliere. Or le mot qui n’a d’autre office que de marquer cette considération relative de l’esprit est appellé conjonction.

Par exemple, si je dis que Cicéron & Quintilien sont les auteurs les plus judicieux de l’antiquité, je porte de Quintilien le même jugement que j’énonce de Cicéron : voilà le motif qui fait que je rassemble Cicéron avec Quintilien ; le mot qui marque cette liaison est la conjonction.

Il en est de même si l’on veut marquer quelque rapport d’opposition ou de disconvenance ; par exemple, si je dis qu’il y a un avantage réel à être instruit, & que j’ajoute ensuite sans aucune liaison qu’il ne faut pas que la science inspire de l’orgueil, j’énonce deux sens séparés : mais si je veux rapprocher ces deux sens, & en former l’un de ces ensembles qu’on appelle période, j’apperçois d’abord de la disconvenance, & une sorte d’éloignement & d’opposition qui doit se trouver entre la science & l’orgueil.

Voilà le motif qui me fait réunir ces deux objets, c’est pour en marquer la disconvenance ; ainsi en les rassemblant j’énoncerai cette idée accessoire par la conjonction mais ; je dirai donc qu’il y a un avantage réel à être instruit, mais qu’il ne faut pas que cet avantage inspire de l’orgueil ; ce mais rapproche les deux propositions ou membres de la période, & les met en opposition.

Ainsi la valeur de la conjonction consiste à lier des mots par une nouvelle modification ou idée accessoire ajoûtée à l’un par rapport à l’autre. Les anciens Grammairiens ont balancé autrefois, s’ils placeroient les conjonctions au nombre des parties du discours, & cela par la raison que les conjonctions ne représentent point d’idées de choses. Mais qu’est-ce qu’être partie du discours ? dit Priscien, « sinon énoncer quelque concept, quelque affection ou mouvement intérieur de l’esprit : » Quid enim est aliud pars orationis, nisi vox indicans mentis conceptum id est cogitationem ? (Prisc. lib. XI. sub initio.) Il est vrai que les conjonctions n’énoncent pas comme font les noms des idées d’êtres ou réels ou métaphysiques, mais elles expriment l’état ou affection de l’esprit entre une idée & une autre idée, entre une proposition & une autre proposition ; ainsi les conjonctions supposent toûjours deux idées & deux propositions, & elles font connoître l’espece d’idée accessoire que l’esprit conçoit entre l’une & l’autre.

Si l’on ne regarde dans les conjonctions que la seule propriété de lier un sens à un autre, on doit reconnoître que ce service leur est commun avec bien d’autres mots : 1°. le verbe, par exemple, lie l’attribut au sujet : les pronoms lui, elle, eux, le, la, les, leur lient une proposition à une autre ; mais ces mots tirent leur dénomination d’un autre emploi qui leur est plus particulier.

2°. Il y a aussi des adjectifs relatifs qui font l’office de conjonction ; tel est le relatif qui, lequel, laquelle : car outre que ce mot rappelle & indique l’objet dont on a parlé, il joint encore & unit une autre proposition à cet objet, il identifie même cette nouvelle proposition avec l’objet ; Dieu que nous adorons est tout-puissant ; cet attribut, est tout-puissant, est affirmé de Dieu entant qu’il est celui que nous adorons.

Tel, quel, talis, qualis ; tantus, quantus ; tot, quot, &c. font aussi l’office de conjonction.

3°. Il y a des adverbes qui, outre la propriété de marquer une circonstance de tems ou de lieu, supposent de plus quelqu’autre pensée qui précede la proposition où ils se trouvent : alors ces adverbes font aussi l’office de conjonction : tels sont afin que : on trouve dans quelques anciens, & l’on dit même encore aujourd’hui en certaines provinces, à celle fin que, ad hunc finem secundum quem, où vous voyez la préposition & le nom qui font l’adverbe, & de plus l’idée accessoire de liaison & de dépendance. Il en est de même de, à cause que, propterea quod. Parce que, quia ; encore, adhuc ; déjà, jam, &c. ces mots doivent être considérés comme adverbes conjonctifs, puisqu’ils font en même tems l’office d’adverbe & celui de conjonction. C’est du service des mots dans la phrase qu’on doit tirer leur dénomination.

A l’égard des conjonctions proprement dites, il y en a d’autant de sortes, qu’il y a de différences dans les points de vûe sous lesquels notre esprit observe un rapport entre un mot & un mot, ou entre une pensée & une autre pensée ; ces différences font autant de manieres particulieres de lier les propositions & les périodes.

Les Grammairiens, sur chaque partie du discours, observent ce qu’ils appellent les accidens ; or ils en remarquent de deux sortes dans les conjonctions : 1°. la simplicité & la composition ; c’est ce que les Grammairiens appellent la figure. Ils entendent par ce terme, la propriété d’être un mot simple ou d’être un mot composé.

Il y a des conjonctions simples, telles sont &, ou, mais, si, car, ni, aussi, or, donc, &c.

Il y en a d’autres qui sont composées, à moins que, pourvû que, de sorte que, parce que, par conséquent, &c.

2°. Le second accident des conjonctions, c’est leur signification, leur effet ou leur valeur ; c’est ce qui leur a fait donner les divers noms dont nous allons parler, sur quoi j’ai crû ne pouvoir mieux faire que de suivre l’ordre que M. l’abbé Girard a gardé dans sa Grammaire au traité des conjonctions (les véritab. princ. de la Lang. Franç. xij. disc.) L’ouvrage de M. l’abbé Girard est rempli d’observations utiles, qui donnent lieu d’en faire d’autres que l’on n’auroit peut-être jamais faites, si on n’avoit point lu avec réflexion l’ouvrage de ce digne académicien.

1°. Conjonctions copulatives. Et, ni, sont deux conjonctions qu’on appelle copulatives du Latin copulare, joindre, assembler, lier. La premiere est en usage dans l’affirmation, & l’autre dans la négative ; il n’a ni vice ni vertu. Ni vient du nec des Latins, qui vaut autant que &-non. On trouve souvent & au lieu de ni dans les propositions négatives, mais cela ne me paroît pas exact :

Je ne connoissois pas Almanzor & l’Amour.


J’aimerois mieux ni l’Amour. De même : la Poésie n’admet pas les expressions & les transpositions particulieres, qui ne peuvent pas trouver quelquefois leur place en prose dans le style vif & élevé. Il faut dire avec le P. Buffier, la Poésie n’admet ni expression ni transposition, &c.

Observez que comme l’esprit est plus prompt que la parole, l’empressement d’énoncer ce que l’on conçoit, fait souvent supprimer les conjonctions, & surtout les copulatives : attention, soins, crédit, argent, j’ai tout mis en usage pour, &c. cette suppression rend le discours plus vif. On peut faire la même remarque à l’égard de quelques autres conjonctions, surtout dans le style poétique, & dans le langage de la passion & de l’enthousiasme.

2°. Conjonctions augmentatives ou Adverbes conjonctifs-augmentatifs. De plus, d’ailleurs ; ces mots servent souvent de transition dans le discours.

3°. Conjonctions alternatives. Ou, sinon, tantôt. Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée ; lisez ou écrivez. Pratiquez la vertu, sinon vous serez malheureux. Tantôt il rit, tantôt il pleure ; tantôt il veut, tantôt il ne veut pas.

Ces conjonctions, que M. l’abbé Girard appelle alternatives parce qu’elles marquent une alternative, une distinction ou séparation dans les choses dont on parle ; ces conjonctions, dis-je, sont appellées plus communément disjonctives. Ce sont des conjonctions, parce qu’elles unissent d’abord deux objets, pour nier ensuite de l’un ce qu’on affirme de l’autre ; par exemple, on considere d’abord le soleil & la terre, & l’on dit ensuite que c’est, ou le soleil qui tourne autour de la terre, ou bien que c’est la terre qui tourne autour du soleil. De même en certaines circonstances on regarde Pierre & Paul comme les seules personnes qui peuvent avoir fait une telle action ; les voilà donc d’abord considerés ensemble, c’est la conjonction ; ensuite on les desunit, si l’on ajoûte c’est ou Pierre ou Paul qui a fait cela, c’est l’un ou c’est l’autre.

4°. Conjonctions hypothétiques. Si, soit, pourvû que, à moins que, quand, sauf, M. l’abbé Girard les appelle hypothétiques, c’est-à-dire condition elles, parce qu’en effet ces conjonction, énoncent une condition, une supposition ou hypothese.

Si ; il y a un si conditionel, vous deviendrez savant si vous aimez l’étude : si vous aimez l’étude, voilà l’hypothese ou la condition. Il y a un si de doute, je ne sai si, &c.

Il y a encore un si qui vient du sic des Latins ; il est si studieux, qu’il deviendra savant ; ce si est alors adverbe, sic, adeò, à ce point, tellement.

Soit, sive ; soit goût, soit raison, soit caprice, il aime la retraite. On peut aussi regarder soit, sive, comme une conjonction alternative ou de distinction.

Sauf, désigne une hypothese, mais avec restriction.

5°. Conjonctions adversatives. Les conjontion adversatives rassemblent les idées, & font servir l’une à contrebalancer l’autre. Il y a sept conjonctions adversatives : mais, quoique, bien que, cependant, pourtant, néanmoins, toutefois.

Il y a des conjonctions que M. l’abbé Girard appelle extensives, parce qu’elles lient par extension de sens ; telles sont jusques, encore, aussi, même, tant que, non, plus, enfin.

Il y a des adverbes de tems que l’on peut aussi regarder comme de véritables conjonctions ; par exemple, lorsque, quand, dès que, tandisque. Le lien que ces mots expriment, consiste dans une correspondance de tems.

6°. D’autres marquent un motif, un but, une raison, afin que, parce que, puisque, car, comme, aussi, attendu que, d’autant que ; M. l’abbé Girard prétend (t. II. p. 280.) qu’il faut bien distinguer dautant que, conjonction qu’on écrit sans apostrophe, & d’autant adverbe, qui est toûjours séparé de que par plus, mieux ou moins, d’autant plus que, & qu’on écrit avec l’apostrophe. Le P. Joubert, dans son dictionnaire, dit aussi dautant que, conjonction ; on l’écrit, dit-il, sans apostrophe, quia, quoniam. Mais M. l’abbé Regnier, dans sa Grammaire, écrit d’autant que, conjonction, avec l’apostrophe, & observe que ce mot, qui autrefois étoit fort en usage, est renfermé aujourd’hui au style de chancellerie & de pratique ; pour moi je crois que d’autant que & d’autant mieux que sont le même adverbe, qui de plus fait l’office de conjonction dans cet exemple, que M. l’abbé Girard cite pour faire voir que d’autant que est conjonction sans apostrophe ; on ne devoit pas si fort le louer, d’autant qu’il ne le méritoit pas ; n’est-il pas évident que d’autant que répond à ex eo quod, ex eo momento secundum quod, ex eâ ratione secundum quam, & que l’on pourroit aussi dire, d’autant mieux qu’il ne le méritoit pas. Dans les premieres éditions de Danet on avoit écrit dautant que sans apostrophe, mais on a corrigé cette faute dans l’édition de 1721 ; la même faute est aussi dans Richelet. Nicot, dictionnaire 1606, écrit toûjours d’autant que avec l’apostrophe.

7°. On compte quatre conjonctions conclusives, c’est-à-dire qui servent à déduire une conséquence, donc, par conséquent, ainsi, partant : mais ce dernier n’est guere d’usage que dans les comptes où il marque un résultat.

8°. Il y a des conjonctions explicatives, comme lorsqu’il se présente une similitude ou une conformité, en tant que, savoir, sur-tout.

Auxquelles on joint les cinq expressions suivantes qui sont des conjonctions composées, de sorte que, ainsi que, de façon que, c’est-à-dire, si bien que.

On observe des conjonctions transitives, qui marquent un passage ou une transition d’une chose à une autre, or, au reste, quant à, pour, c’est-à-dire à l’égard de ; comme quand on dit ; l’un est venu : pour l’autre, il est demeuré.

9°. La conjonction que : ce mot est d’un grand usage en François, M. l’abbé Girard l’appelle conjonction conductive, parce qu’elle sert à conduire le sens à son complément : elle est toûjours placée entre deux idées, dont celle qui précede en fait toûjours attendre une autre pour former un sens, de maniere que l’union des deux est nécessaire pour former une continuité de sens : par exemple, il est important que l’on soit instruit de ses devoirs : cette conjonction est d’un grand usage dans les comparaisons ; elle conduit du terme comparé au terme qu’on prend pour modele ou pour exemple : les femmes ont autant d’intelligence que les hommes, alors elle est comparative. Enfin la conjonction que sert encore à marquer une restriction dans les propositions négatives ; par exemple, il n’est fait mention que d’un tel prédicateur, sur quoi il faut observer que l’on présente d’abord une négation, d’où l’on tire la chose pour la présenter dans un sens affirmatif exclusivement à tout autre : Il n’y avoit dans cette assemblée que tel qui eût de l’esprit ; nous n’avons que peu de tems à vivre, & nous ne cherchons qu’à le perdre. M. l’abbé Girard appelle alors cette conjonction restrictive.

Au fond cette conjonction que n’est souvent autre chose que le quod des Latins, pris dans le sens de hoc. Je dis que vous êtes sage, dico quod, c’est-à-dire dico hoc, nempè, vous êtes sage. Que vient aussi quelquefois de quam ou de quantum ou enfin de quot.

Au reste on peut se dispenser de charger sa mémoire des divers noms de chaque sorte de conjonction, parce qu’indépendament de quelqu’autre fonction qu’il peut avoir, il lie un mot à un autre mot ou un sens à un autre sens, de la maniere que nous l’avons expliqué d’abord : ainsi il y a des adverbes & des prépositions qui sont aussi des conjonctions composées, comme afin que, parce que, à cause que, &c. ce qui est bien différent du simple adverbe & de la simple préposition, qui ne font que marquer une circonstance ou une maniere d’être du nom ou du verbe. (F)

Conjonction, en Astronomie, se dit de la rencontre apparente de deux astres, ou de deux planetes dans le même point des cieux, ou plutôt dans le même degré du zodiaque. Voyez Planete, Phase, &c.

Pour que deux astres soient censés en conjonction, il n’est pas nécessaire que leur latitude soit la même ; il suffit qu’ils ayent la même longitude. Voyez Longitude, &Latitude.

Si deux astres se trouvent dans le même degré de longitude & de latitude ; une ligne droite tirée du centre de la terre, par celui de l’un des astres, passera par le centre de l’autre. La conjonction alors s’appellera conjonction vraie & centrale.

Si la ligne qui passe par le centre des deux astres, ne passe pas par le centre de la terre, on l’appelle conjonction partiale : si les deux corps ne se rencontrent pas précisement dans le même degré de longitude, mais qu’il s’en faille quelque chose, la conjonction est dite apparente. Ainsi lorsqu’une ligne droite, que l’on suppose passer par le centre des deux astres, ne passe pas par le centre de la terre, mais par l’œil de l’observateur, l’on dit que la conjonction est apparente. Du reste les astronomes se servent assez généralement du mot de conjonction, pour exprimer la situation de deux astres, dont les centres se trouvent avec le centre de la terre dans un même plan perpendiculaire au plan de l’écliptique. Voyez Écliptique.

On divise aussi les conjonctions en grandes, & en très-grandes. Les grandes conjonctions sont celles qui n’arrivent qu’au bout d’un tems considérable, comme celle de Saturne, & de Jupiter, qui arrivent tous les vingt ans.

Les conjonctions très-grandes sont celles, qui arrivent dans des tems extrèmement éloignés ; comme celle des trois planetes supérieures, Mars, Jupiter, & Saturne, qui n’arrive que tous les 500 ans. Cette conjonction est arrivée en 1743 : ces trois planetes furent vûes ensemble, plusieurs mois dans la constellation du lion : mais elles ne se trouverent que successivement à la même longitude, & en opposition avec le soleil ; savoir, Mars le 16 Février, Saturne le 21, & Jupiter le 28 ; ce qui ne fait qu’un intervalle de douze jours, & ce qui arrive très rarement : l’œil placé successivement sur chacune de ces planetes, auroit donc vû dans le même ordre trois conjonctions de la terre au soleil. On trouvera dans l’histoire & les mémoires de l’académie de 1743, un plus ample détail sur ce sujet. Au reste on ne se sert que peu ou point de cette distinction des conjonctions, qui n’est fondée que sur des notions imaginaires des prétendues influences des corps célestes, dans tels & tels aspects. Voyez Influence.

Il est bon de remarquer encore que pour que deux astres soient en conjonction par rapport à la terre, il faut qu’ils se trouvent tous deux d’un même côté par rapport à la terre ; au lieu que dans l’opposition la terre se trouve entre deux. C’est une suite de la définition ci-dessus.

La conjonction est le premier, ou le principal des aspects, & celui auquel tous les autres commencent ; comme l’opposition est le dernier, & celui où ils finissent. Voyez Aspect & Opposition.

Les observations des planetes dans leurs conjonctions sont très-importantes dans l’Astronomie ; ce sont autant d’époques qui servent à déterminer les mouvemens des corps célestes, les routes qu’ils tiennent, & la durée de leurs cours.

Les planetes inférieures savoir, Venus & Mercure, ont de deux sortes de conjonctions. L’une arrive lorsque la planete se trouve entre le soleil & la terre, & par conséquent se trouve le plus près de la terre ; on la nomme conjonction inférieure : l’autre arrive quand la planete est le plus éloignée de la terre qu’il est possible, c’est-à-dire, que le soleil se trouve entre la terre & elle : on appelle cette conjonction, conjonction supérieure.

La lune se trouve en conjonction avec le soleil tous les mois. Voyez Lune & Mois. On appelle ses conjonctions & ses oppositions du nom général de syzygies. Voyez Syzygie. Il n’y a jamais d’éclipse de soleil que lorsque sa conjonction avec la lune se fait proche les nœuds de l’écliptique, ou dans ces nœuds même. Voyez Eclipse. (O)

Wikisource - licence Creative Commons attribution partage dans les mêmes conditions 3.0

Étymologie de « conjonction »

Du latin conjunctio qui donne l’ancien français conjoncion.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Provenç. conjunctio ; espagn. conjuncion ; ital. congiunzione ; du latin conjunctionem, de conjungere, conjoindre.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « conjonction »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
conjonction kɔ̃ʒɔ̃ksjɔ̃

Évolution historique de l’usage du mot « conjonction »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « conjonction »

  • Le style d'un peintre est dans cette conjonction de la nature et de l'histoire. De Albert Camus / L'Homme révolté, IV
  • Le caractère normal de la vie sexuelle est assuré par la conjonction vers l'objet et le but sexuel de deux courants, celui de la tendresse et celui de la sensualité. De Sigmund Freud / Trois essais sur la théorie sexuelle
  • Qu'est-ce que le vin ? C'est un corps vivant où se tiennent en équilibre les "esprits" les plus divers, les esprits volants et les esprits pondérés, conjonction d'un ciel et d'un terroir. De Gaston Bachelard
  • Les conjonctions illicites contribuent peu à la propagation de l'espèce. De Montesquieu / De l'esprit des lois
  • La conjonction des deux astres était quant à elle visible à l’œil nu avant le lever du Soleil. Au cours de la semaine, Vénus se lève vers 5h30 dans la constellation du Taureau, soit après la Lune dont le lever était lui prévu à 4h37 ce vendredi. L’observation des deux objets célestes se faisait dans la direction du nord-est, relativement bas sur la voûte céleste. Numerama, À quoi ressemblait l'occultation de Vénus par la Lune ce 19 juin ?
  • Pour notre part, nous ne doutons pas de voir des manifestations dures et des tensions exaspérées. Ni que les questions régaliennes reviennent au premier plan. Mais la conjonction de revendications et désordres fait-elle une guerre civile ? Montherlant la fait parler ainsi : "Je suis la Guerre civile, je suis la bonne guerre, celle où l’on sait pourquoi l’on tue et qui l’on tue : le loup dévore l’agneau, mais il ne le hait pas ; tandis que le loup hait le loup. ". Cela suppose au moins deux loups haineux. Comprenez : deux groupes qui se déclarent ennemis, deux parties qui obligent chacun à prendre parti, souvent contre le voisin ou l’ami d’hier. Donc un minimum de symétrie. Marianne, Gilets jaunes, violences intercommunautaires, conflits identitaires... Guerre civile impossible, paix improbable | Marianne
  • Dans la plupart des cas, lorsque Vénus et la Terre sont en conjonction, elles ne sont pas alignées avec le Soleil. L'orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que dessine dans l'espace un corps autour d'un autre corps sous l'effet de la gravitation.) de Vénus est inclinée de 3,4° par rapport à celle de la Terre et passe donc en dessous (ou au-dessus) du Soleil dans le ciel (Le ciel est l'atmosphère de la Terre telle qu'elle est vue depuis le sol de la planète.). Observée depuis la Terre, Vénus en conjonction inférieure peut être écartée jusqu'à 9,6° du Soleil bien que l'inclinaison (En mécanique céleste, l'inclinaison est un élément orbital d'un corps en orbite autour d'un autre. Il décrit l'angle entre le plan de l'orbite et le plan de référence (généralement...) ne soit que de 3,4°. Comme le diamètre (Dans un cercle ou une sphère, le diamètre est un segment de droite passant par le centre et limité par les points du cercle ou de la sphère. Le...) angulaire du Soleil est d'environ 1/2 degré (Le mot degré a plusieurs significations, il est notamment employé dans les domaines suivants :), Vénus passe alors au-dessus ou en dessous du Soleil à plus de 18 diamètres solaires. Le transit advient quand les deux planètes sont en conjonction au moment (ou presque au moment) où elles croisent la ligne d'intersection de leurs plans orbitaux. Techno-Science.net, 🔎 Transit de Vénus - Définition et Explications
  • Plutôt qu’une vague verte, cette conjonction des succès verts et républicains laisse à penser que nous sommes confrontés à une fracture entre les grandes villes où l’écologie est devenue un sujet central et les villes de taille plus modeste où les valeurs conservatrices restent majoritaires. Libération.fr, Vague verte ou fracture écolo ? - Libération
  • C’est une toute nouvelle aventure dans laquelle se lance le réseau social favori des jeunes ! En effet, c’est la première fois que cette technologie est utilisée en conjonction avec une marque chez Snapchat, depuis que l’application a annoncé cette fonctionnalité lors du Snap Partner Summit 2020 tenu au début du mois de juin. Influenth, Snapchat et Gucci vous font essayer les sneakers les plus emblématiques de la marque !
  • « Nous pensons que Montréal et sa communauté en intelligence artificielle sont en conjonction parfaite avec Behavox. C’est la meilleure communauté associée à la meilleure compagnie d’intelligence artificielle au monde. » La Presse, Intelligence artificielle : Behavox mise sur Montréal

Images d'illustration du mot « conjonction »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « conjonction »

Langue Traduction
Anglais conjunction
Espagnol conjunción
Italien congiunzione
Allemand verbindung
Chinois 连词
Arabe اقتران
Portugais conjunção
Russe конъюнкция
Japonais 連係
Basque batera
Corse cunghjunzione
Source : Google Translate API

Synonymes de « conjonction »

Source : synonymes de conjonction sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « conjonction »

Partager