La langue française

Selle

Définitions du mot « selle »

Trésor de la Langue Française informatisé

SELLE, subst. fém.

A. −
1. Vieilli ou littér. Siège de bois, sans dossier, pour une personne, et comportant trois ou quatre pieds. Gaspard s'assit sur une selle de bois, entre le lit et la fenêtre, − on n'aurait pas trouvé une seule chaise dans cette auberge (Pourrat,Gaspard,1931, p. 236).
Loc., vieilli. (Demeurer/rester) entre deux selles (le cul à terre). N'obtenir aucune des deux choses que l'on convoitait, que l'on espérait. (Être/être assis/demeurer/rester) (le derrière/le cul) entre deux selles. Être dans l'alternative; hésiter entre deux partis à prendre. Prenons garde de nous trouver entre deux selles à terre (Chateaubr.,Corresp., t. 4, 1823, p. 215).Non qu'il fichât les gens dedans! Grand Dieu!... il les y déposait, voilà tout (...). Et quand ils se trouvaient par terre, le derrière entre deux selles, il leur portait des condoléances (Courteline,Ronds-de-cuir,1893, p. 74).
2. [De nos jours] Synon. de sellette (v. ce mot A 4 p. ext.).Entre chaque colonne, une selle élégante de bois de cèdre peint et doré soutenait sur sa plate-forme une coupe de bronze remplie d'huile parfumée, où les mèches de coton puisaient une clarté odorante (Gautier,Rom. momie,1858, p. 230).
3. MAR., vx. Selle à calfat. Escabeau sur lequel le calfat est assis et qui contient ses outils. (Dict. xixeet xxes.).
4.
a) Synon. de chaise* percée, garde-robe.
b) [De nos jours] Aller à la selle. Évacuer les matières fécales. La dame (...) ajouta (...) qu'elle faisait à présent « des vents en allant à la selle, que c'était comme un vrai feu d'artifice... Qu'à cause de ses nouvelles selles, toutes très formées, très résistantes, il lui fallait redoubler de précautions... Parfois elles étaient si dures les nouvelles selles merveilleuses, qu'elle en éprouvait un mal affreux au fondement... Des déchirements (...) » (Céline,Voyage,1932, p. 473).
P. méton., le plus souvent au plur. Les matières fécales expulsées. La journée et la nuit se passent sans incidents notables; trois selles légèrement diarrhéiques (Cadet de Gassicourt,Mal. enf., t. 1, 1880, p. 87).La fréquence des constipations fonctionnelles chez la femme qui a la hantise de la selle quotidienne (Quillet Méd.1965, p. 164).Supra ex. de Céline.
B. −
1. Partie du harnais consistant en une pièce incurvée, le plus souvent en cuir, qui, placée sur le dos de la monture, sert de siège au cavalier. Selle arabe; selle de course; selle de chameau, de mulet, d'éléphant; arçon, pommeau de la selle. La selle [des picadores] est très haute par devant et par derrière, et ressemble aux harnais bardés d'acier où s'enchâssaient, pour les tournois, les chevaliers du moyen-âge (Gautier,Tra los montes,1843, p. 77).Dans le vestibule, une selle neuve, des étrivières et des brides garnissaient en évidence deux tréteaux (Adam,Enf. Aust.,1902, p. 445).
Selle anglaise. Selle légère, plate, utilisée pour la promenade. Synon. selle de chasse (v. chasse1). (Dict. xixeet xxes.).
Selle française, demi-royale. Selle de haute-école, sans bourrelet au troussequin et dont les battes sont réduites. Le manège de Versailles avec la prestance des écuyers cavalcadours, les voltes, les demi-voltes et la bonne selle française (Vigny,Mém. inéd.,1863, p. 162).
Absol., p. méton. La selle. La monte. Le train de vie du jeune architecte, deux chevaux à l'écurie, l'un de trait, l'autre pour la selle, le cercle, le monde, les rentrées difficilement faites, tout cela lui ôtait le moyen d'attendre (A. Daudet, Immortel,1888, p. 34).
2. Loc. et expr.
a) Courir à toutes selles. ,,Courir la poste sans avoir une selle à soi et en se servant indifféremment des selles que la poste fournit`` (Ac. 1835, 1878).
b) Courir une ou deux selles. ,,Courir une ou deux postes`` (Ac.).
c) De selle. [En parlant d'une monture; p. oppos. à de bât, de somme, de trait] Qui présente les qualités requises pour être monté; qui sert exclusivement de monture. Cheval, âne de selle. Les chevaux de selle seront requis pour compléter les corps de cavalerie; les chevaux de trait (...) conduiront l'artillerie et les vivres (Erckm.-Chatr.,Hist. paysan, t. 2, 1870, p. 169).Modification aussi dans l'élevage du chameau: celui-ci est spécialement adapté au désert où il joue un grand rôle soit comme animal de bât, soit comme animal de selle (Brunhes,Géogr. hum.,1942, p. 176).
d) En selle. À cheval; assis sur la selle. Monter, se mettre en selle. Il s'écria: « Cette fois, nous avons vu; à cheval! » Ils sautèrent en selle (Pesquidoux,Livre raison,1925, p. 236).
En selle! [Ordre de monter sur sa monture, de se préparer à partir] Synon. à cheval!− Caballeros! En selle, s'il vous plaît! criait le duc. On se levait, on remettait les mentonnières, on serrait la classique couverture sur le coussin, derrière la selle couleur de marron d'Inde, garnie de molleton blanc (Montherl.,Bestiaires,1926, p. 415).
Au fig. (Être) en selle. (Être) en bonne position pour faire quelque chose, (être) prêt à faire quelque chose. Bonne nouvelle, mes enfants, j'entre au Globe (...) me voici en selle! (Estaunié,Empreinte,1896, p. 97).
Être bien en selle. Avoir une bonne assiette, et par conséquent bien tenir à cheval. Au fig. Être affermi dans ses positions. (Dict. xixeet xxes.).
Mettre, remettre qqn en selle. Aider quelqu'un à monter, à remonter sur sa monture. Empl. pronom. On releva Sevilla qui se remit en selle avec une tranquillité parfaite (Gautier,Tra los montes,1843, p. 81).
Au fig. Aider quelqu'un à se remettre d'aplomb, à s'établir pour réussir; lui faire reprendre ses moyens. Il restitue la grâce du XVIIIe, mais moderne, dit précipitamment Saniette, tonifié et remis en selle par mon amabilité (Proust,Sodome,1922, p. 938):
1. ... il reprend une idée extravagante de lui-même. Je retrouve sur sa lèvre ce sourire triomphant (...). L'insolence fume de lui comme la buée hors d'un cheval en sueur. Quelle folie que remettre en selle les gens de cette espèce! On croit les avoir abattus; on les retrouve plus gaillards que jamais (...) il n'y a qu'un état d'où ils ne puissent se relever, c'est l'état de mort... Montherl.,Malatesta,1946, IV, 4, p. 514.
Remettre en vogue, en vigueur; favoriser quelque chose. Un enseignement spécialisé pourrait (...) permettre à la géographie de se remettre en selle aux côtés de l'économie, dans un monde où les choses sont vues de plus en plus sous l'angle de la croissance économique (Colloque géogr. appl.,1962, p. 105).C'est également à cette époque que M. Prault cherche à remettre en selle l'assemblée permanente des présidents des chambres d'agriculteurs (Debatisse,Révol. silenc.,1963, p. 88).
e) La première selle (vieilli). Chez les Maîtres de poste ,,le meilleur bidet de l'écurie`` (Ac. 1798, 1878).
f) Selle à tous chevaux (vieilli). ,,Selle qu'on peut faire servir à tous chevaux`` (Ac. 1935). Au fig. Selle à tous chevaux (vieilli). Maxime, compliment d'usage, lieu commun que l'on utilise dans toutes sortes de propos; remède à tous maux. Ma clause a cela de bon (...) qu'elle est, selon le dicton français, une selle à tous chevaux (Feuillet,Onesta,1848, p. 356).
3. P. anal. Petit siège, le plus souvent de cuir, d'un cycle ou d'un véhicule à deux roues à moteur. Une bonne selle [de bicyclette] doit être simple de ressorts et être assez dure (Baudry de Saunier,Cycl.,1892, p. 216).C'est vrai? demanda-t-elle en enjambant la selle de la moto (Beauvoir,Mandarins,1954, p. 332).
En selle. Sur la selle. Un pied sur le trottoir, les fesses en selle, il roule une cigarette avant de donner son coup de pédale (Martin du G.,Vieille Fr.,1933, p. 1069).
4. P. anal.
a) P. anal. de forme, ANAT. Selle (turcique). ,,Dépression osseuse de la face supérieure du sphénoïde, dans laquelle est logée l'hypophyse. L'aspect de son relief rappelle celui d'une selle de cavalier turc (d'où son nom)`` (Man.-Man. Méd. 1980). Le trou rond des singes se trace long-temps avant sa sortie du crâne par un sillon sur la face interne de l'os sphénoïde, près la selle (Cuvier,Anat. comp., t. 2, 1805, p. 51).Il appuie son opinion sur ce fait que, à l'autopsie des cas suraigus, les lésions méningées sont limitées aux régions de l'hypophyse et de la selle turcique (Dopter dsNouv. Traité Méd. fasc. 11926, p. 418).
b) P. anal. de situation, ART CULIN. ,,Quartier postérieur de l'agneau, du mouton, du veau, du chevreuil, allant des côtes aux gigots`` (Ac. gastr. 1962). P. méton. Plat correspondant. On servait les relevés, une carpe du Rhin à la Chambord et une selle de chevreuil à l'anglaise (Zola,Nana,1880, p. 1174):
2. À deux pas du Savoy, Simpson's, grande gare de la bouche, (...) avec ses vieux écuyers tranchants à toque blanche, qui (...) soulèvent un dôme métallique grand comme la coupole de Saint-Paul, sous lequel fume le joint, bœuf d'Écosse, ou la selle d'un mouton des South Downs, ou le turbot fumant... Morand,Londres,1933, p. 240.
C. − Banc, support, établi, de forme et de dimensions variables, utilisé dans différents métiers.
1. CH. DE FER. Pièce de support destinée à empêcher le patin du rail de pénétrer les traverses. Selles de joint; selles intermédiaires. [Le patin du rail] repose sur la traverse soit directement soit par l'intermédiaire d'une plaque de fer ou d'acier appelée selle ou platine (Bricka,Cours ch. de fer, t. 1, 1894, p. 299).
2. SCULPT. Socle à trois pieds supportant une tablette pivotante sur laquelle le sculpteur pose son travail. Tout en parlant, elle modelait (...) avec ses doigts, qu'elle essuyait de temps en temps à une petite éponge posée sur la selle de bois soutenant le groupe (A. Daudet, Nabab,1877, p. 18).
3. Vieilli, TECHNOL.
a) Planche avec deux pieds sur laquelle les blanchisseuses battaient et lavaient le linge. La grande table (...) était toute nue, d'une blancheur de selle de lessive (Genevoix,Marcheloup,1934, p. 50).
b)
α) Trépied, support sur lequel on dispose un grand récipient, un cuveau, une bassine. Plus rare encore est le « jour de la lessive » (...) sur une selle à trois pieds, la ménagère place son « cuveau », sous la « coulotte » duquel se trouve la « tinette ». Un fagot de sarments est posé au fond (Menon, Lecotté,Vill. Fr., 2, 1954, p. 55).
β) Billot à trois pieds sur lequel le charron place le moyeu de la roue qu'il travaille; trépied servant à divers emplois et usages. Les garçons (...) n'auraient pas tenu dans la salle, bien qu'il n'y eût là que le lit, quelques pots et seilles et la selle à faire des fourmes (Pourrat,Gaspard,1930, p. 277).
c) Planche inclinée sur laquelle on entasse les feuilles de papier lorsqu'elles ont été soumises à la presse. (Dict. xixeet xxes.).
d) Banc du briquetier sur lequel on coupe les planches de terre pour faire des carreaux (Dict. xixeet xxes.).
e) Banc de bois sur lequel on étend et on ponce les peaux. (Dict. xxes.).
D. − Région. (Midi de la France). Éminence, petite colline. Je me proposais d'aller visiter un canton où je n'étais encore jamais allé. C'était sur une selle de terre un peu haute, en direction de Niozelles où, à diverses reprises, des architectures d'espaces m'avaient attiré (Giono,Chron., Noé, 1947, p. 339).
Prononc. et Orth.: [sεl]. Att. ds Ac. dep. 1694. Homon. celle (fém. de celui), sel et formes des verbes celer, sceller et seller. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1100 sele « harnais placé sur le dos du cheval pour recevoir le cavalier » (Roland, éd. J. Bédier, 91, 3450 et 3881); 1565 selle à femme (A. N. KK 135, f o71 v ods Gay); 1606 selle à femme « selle qui n'a qu'un étrier » (Crespin); 1660 selle de femme (Oudin Fr.-Esp.); b) expr. 1594 selle à tous chevaux « selle qu'on peut faire servir à toutes sortes de chevaux » et au fig. « chose qui convient à tout » (Satyre Menippée, 102-103 ds Quem. DDL t. 19); 1606 cheval de selle (Nicot, s.v. cheval); 1740-55 être mal en selle « mal affermi dans une position » (Saint-Simon, Mémoires, éd. Chéruel et Régnier, t. 14, p. 342); 1740-55 remettre qqn en selle « aider quelqu'un à reconquérir ses avantages perdus » (Id., ibid., éd. A. de Boislisle, t. 4, p. 76); id. se remettre en selle « rétablir ses affaires » (Id., ibid., éd. A. de Boislisle, t. 13, p. 297); c) 1679 anat. selle turcique (A. Bourdon, Nouv. description anat., p. 259); d) 1742 « partie d'un mouton qui s'étend de la première côte au gigot » (Marin, Suite des Dons de Comus, t. 1, pp. 357-358); e) 1889 « siège de vélocipède » (Le Cycliste, 3eannée, 1ernov., n o10, p. 298); 2. a) ca 1170 sele « siège de bois sans dossier » (Béroul, Tristan, éd. E. Muret, 1485); loc. fig. déb. xiiies. chëoir entre deus sieles « se dit de quelqu'un qui n'obtient aucune des deux choses opposées auxquelles il prétendait » (Sept Sages, éd. J. Misrahi, 3910); apr. 1496, sept. estre assis entre deux selles « être assis dans une position fâcheuse » (Jean Molinet, Faictz et dictz, éd. N. Dupire, t. 1, p. 278, 8); b) ca 1225 sele « chaise percée » (Pean Gatineau, St Martin, 5360 ds T.-L.); fin xives. selles « matières fécales » (E. Deschamps, Notable enseignement pour continuer santé en corps d'omme, 74 ds Œuvres, éd. G. Raynaud, t. 8, p. 341); ca 1460 aller à la selle « déféquer » (Juvénal des Ursins, Charles VI, 1420 ds Littré); c) xiiies. [date des mss] sele « chaise sur laquelle on fait accoucher les femmes » (Raschi Darm., p. 98); 1318 « escabeau du cordonnier » (doc. d'Amiens ds Fagniez t. 2, p. 38); 1691 « escabeau du calfat, qui contient ses outils » (Ozanam); 1676 « tablette à pivot montée sur un trépied, sur laquelle le sculpteur pose la figure à laquelle il travaille » (Félibien); 1723 « banc de bois sur lequel le parcheminier étend les peaux quand il les ponce » (Savary); 1762 « banc de briquetier sur lequel on coupe les planches de terre pour en faire des carreaux » (Encyclop., Planches, t. 1, Archit., Tuilerie: un banc qu'on nomme selle); 1765 « masse de bois portée sur trois pieds, sur laquelle l'ouvrier place le moyeu d'une roue pour le travailler » (Encyclop.); 1832 selle à tailler « outil de bois dont le tonnelier se sert pour retenir la planche qu'il veut tailler » (Raymond); 1842 « planche inclinée sur laquelle on entasse les feuilles de papier quand elles ont été soumises à la presse » (Ac. Compl.). Du lat. sella « siège, chaise » et à basse époque « selle de cheval ». Fréq. abs. littér.: 726. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 857, b) 1 722; xxes.: a) 1 060, b) 795.
DÉR.
Sellée, subst. fém.,technol. Rangée de piles de carreaux disposés sur la selle (supra C 3 d). (Dict. xixeet xxes.). [sεle], [se-]. 1reattest. 1762 (Encyclop., loc. cit.: la sellée, qui est composée de cinq cents carreaux); de selle au sens de « banc de briquetier sur lequel on coupe les planches de terre pour en faire des carreaux » (1762, ibid.), suff. -ée (*).
BBG. Bloch (O.). La Dialectol. gallo-rom. R. des Cours et Conf. 1935/36, t. 37, pp. 418-420. − Quem. DDL t. 10.

Wiktionnaire

Nom commun

selle \sɛl\ féminin

  1. Tabouret, petit siège.
    • Selle de bois de chêne.
    • Être assis sur une selle.
  2. (Équitation) Siège en cuir que l’on place sur le dos du cheval, d’une mule, etc. pour le monter.
    • Il galopait au hasard des sentiers qui se présentaient à lui. Tout à coup, il s'aperçut que Fend-l'Air s'était arrêté non loin de la grande route, et qu'il était pensif, sur sa selle, alors qu'il croyait galoper. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » no 31, 1907)
    • Rembourrer de crin une selle.
    • Cette selle porte trop sur le devant.
    • Ce cheval est mal sanglé, la selle tournera.
    • Se remettre en selle.
  3. (Cyclisme) Petit siège d’une bicyclette ou d’une motocyclette, inventée en 1861.
  4. (Cuisine) Morceau de mouton, d’agneau allant de la première côte au gigot.
    • Une selle d’agneau.
  5. (Arts) Tablette pivotante montée sur un trépied, sur laquelle le sculpteur pose la figure à laquelle il travaille.
    • Dechartre […] posa son ébauchoir au bord de la selle, jeta sur la figure un linge mouillé, et, trempant dans l’eau d’une terrine ses mains où séchait la glaise, dit au modèle :
      «  Ma fille, c’est assez pour aujourd’hui. »
      — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 307)
  6. (Par euphémisme) Synonyme de chaise percée (lieu d'aisance). Voir: aller à la selle.
  7. (Par extension) (Par métonymie) (Au pluriel) Par extension de la définition précédente (au pluriel): Excréments humains ou animaux. (Soutenu)
    • Parfois elles étaient si dures les nouvelles selles merveilleuses, qu’elle en éprouvait un mal affreux au fondement… Des déchirements… Elle était obligée de se mettre de la vaseline alors avant d’aller aux cabinets. — (Louis-Ferdinand Céline [Louis Ferdinand Destouches], Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932)
  8. (Anatomie) Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
    • Chez le sujet adulte, la selle se rapproche de plus en plus de la cavité et forme souvent un dos d'âne intra-cavitaire, situé à l'union de la face supérieure et de la face postérieure. — (Georges Canuyt & ‎Jean Terracol, Le sinus sphénoïdal; anatomie - exploration - chirurgie, 1925, page 81)

Forme de verbe

selle \sɛl\

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de seller.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de seller.
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif de seller.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de seller.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de seller.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

SELLE. n. f.
Petit siège de bois, à trois ou quatre pieds et sans dossier, sur lequel une seule personne peut s'asseoir. Selle de bois de chêne. Être assis sur une selle. Prov. et fig., Rester entre deux selles se dit lorsque, de deux choses auxquelles on prétendait, on n'en obtient aucune.

SELLE se dit aussi d'une Sorte de siège qu'on met sur le dos d'un cheval, d'une mule, etc., pour la commodité de la personne qui monte dessus. Selle d'homme. Selle de dame. Selle à l'anglaise. Le siège, les arçons, le pommeau d'une selle. Rembourrer de crin une selle. Cette selle porte trop sur le devant. Ce cheval est mal sanglé, la selle tournera. Se remettre en selle. Être bien en selle, Être bien placé sur son cheval. Fig. et fam., Être bien en selle, Être bien affermi dans son poste, dans sa place. Ce ministre a été longtemps menacé de perdre sa place, aujourd'hui il est bien en selle. On dit dans un sens analogue : Mettre quelqu'un en selle. Selle à tous chevaux, Selle qu'on peut faire servir à tous chevaux. Il se dit figurément d'un Propos banal, d'un lieu commun qui peut être employé en toutes circonstances. Cheval de selle, Cheval propre à être monté par un cavalier. Cheval de selle et de trait, Cheval qu'on peut, à volonté, monter ou atteler à une voiture.

SELLE désigne encore une Sorte de petit siège de cuir adapté à une bicyclette, à une motocyclette. En termes de Cuisine, il désigne un Morceau de mouton, d'agneau allant de la première côte au gigot. Une selle d'agneau. En termes de Sculpture, il désigne une Tablette à pivot montée sur un trépied, sur laquelle le sculpteur pose la figure à laquelle il travaille.

SELLE se dit encore de la Garde-robe. Aller à la selle. Par extension, il désigne Ce qu'on a évacué à la garde-robe. Il a eu deux ou trois selles. Garder les selles d'un malade pour les montrer au médecin.

Littré (1872-1877)

SELLE (sè-l') s. f.
  • 1Petit siége de bois à trois ou quatre pieds sans dossier (vieux en ce sens). Être assis sur une selle. Je vous dirais de marcher… je suis persuadée que la plupart des maux viennent d'avoir le cul sur la selle, Sévigné, à Mme de Grignan, 26 août 1671.

    Fig. Demeurer entre deux selles le cul à terre, de deux choses auxquelles on prétend n'en obtenir aucune ; ou, ayant deux moyens pour réussir en une affaire, échouer dans tous les deux. Monsieur, il ne faut pas se mettre follement, comme on dit, le cul entre deux selles, Saint-Simon, 508, 222.

    Selle à modeler, escabeau sur lequel le sculpteur pose son ouvrage. L'autre bras posé sur la selle à modeler, l'ébauchoir à la main ; il y a sur la selle un buste commencé, Diderot, Salon de 1767, Œuv. t. XIV, p. 31, dans POUGENS.

    Terme de marine. Escabeau où s'assied le calfat.

  • 2Harnais placé sur le dos du cheval pour recevoir le cavalier. Selle à la hussarde, à la hongroise. Ce que nous avons de la peine à comprendre, chez tous les peuples anciens les chevaux n'avaient ni étriers ni selles, et les cavaliers étaient sans bottes, Rollin, Hist. anc. t. XI, 1re part. p. 391.

    La selle à piquer pour le manége, celle dont les battes de devant et de derrière (voy. aux ADDITIONS) sont plus élevées au-dessus des arçons, pour tenir le cavalier plus ferme.

    La selle royale, celle dont les battes sont moins élevées et qui est le plus en usage pour la guerre et le voyage.

    La selle rase, celle qui n'a des battes que devant et peu élevées.

    La selle anglaise, celle qui n'a point de battes ni devant ni derrière, et qui est par conséquent la plus légère.

    Selle de femme, celle qui n'a qu'un étrier ou planchette et dont l'arçon de devant porte à gauche un croissant.

    Familièrement. Avoir continuellement le cul sur la selle, se dit d'un homme qui est toujours à cheval.

    En selle, à cheval. La dame en croupe et le galant en selle s'en vont souper ; et moi, je vais me promener, Sévigné, 432.

    Être bien en selle, être bien à cheval.

    Remettre en selle, remettre à cheval un homme qui en est tombé. Les écuyers des jeux accoururent à lui en riant, et le remirent en selle, Voltaire, Zadig, 19.

    Fig. En selle, se dit d'une personne qui est bien affermie dans sa position. Le cardinal de Bouillon espéra les remettre en selle [les quiétistes] par le jugement qu'il se promettait de faire rendre à Rome, Saint-Simon, 45, 17. Chamillart avait eu des prises avec elle [Mme de Maintenon], pour me remettre en selle auprès du roi, Saint-Simon, 108, 161. D'Antin était trop bas courtisan et trop mal en selle auprès du régent pour oser souffler, Saint-Simon, 481, 240.

    Cheval de selle, cheval propre à être monté par un cavalier. Le cheval de selle doit avoir les épaules plates, mobiles et peu chargées ; le cheval de trait, au contraire, doit les avoir grosses, rondes et charnues, Buffon, Quadrup. t. I, p. 49.

    Cheval de selle et de trait, cheval qu'on peut à volonté monter, ou atteler à une voiture.

    Jeter une selle sur un cheval, le seller à la hâte.

    Courir une ou deux selles, courir une ou deux postes.

    Chez les maîtres de poste, la première selle, le meilleur bidet de l'écurie.

    Courir à toutes selles, courir la poste sans avoir une selle à soi, et en se servant indifféremment des selles que la poste fournit.

    Selle à tous chevaux, selle pouvant servir à toutes sortes de chevaux, à cause que les arçons sont mobiles.

    Fig. Une selle à tous chevaux, lieu commun, banalité, compliment vague, remède qu'on applique à toutes sortes de maladies. Je reçois toutes les extravagances qui se présentent à moi, plutôt que ces selles à tous chevaux dont nous avons tant ri ici, Sévigné, 1er juill. 1671. Saignez toujours, clystérisez et purgez ; c'est une selle à tous chevaux, Gherardi, Théât. ital. les Médecins raillés, II, 15.

    Terme de manége. Gagner le fond de la selle, s'y tenir avec fermeté.

    Selle sans tenue, selle mal faite, sur laquelle on n'est point assis.

    On dit que la selle porte, lorsqu'elle touche le dos ou le garrot.

  • 3 Terme d'anatomie. Selle turcique, cavité de l'os sphénoïde contenant la glande pituitaire.
  • 4Dans le moyen âge, selle nécessaire, la chaise percée.

    Par métonymie. L'évacuation qu'on fait en une fois quand on va à la garde-robe. Je suis monté dans la chambre où vous avez couché, et j'y ai poussé une grosse selle tout au beau milieu sur le plancher, Saint-Simon, 65, 84. Il est très vrai qu'un homme qui n'a pu venir à bout de pousser sa selle sera plus sujet à la colère qu'un autre, Voltaire, Dict. phil. Ventres paresseux.

    Aller à la selle, aller à la garde-robe. Monsieur, on m'a dit que vous aviez des remèdes admirables pour faire aller à la selle, Molière, Amour méd. III, 5.

  • 5Nom, en quelques provinces, de la planche sur laquelle les blanchisseuses lavent le linge.

    Bateau de selles, se dit des bateaux immobiles qui servent aux blanchisseuses.

  • 6Planche inclinée sur laquelle on entasse les feuilles de papier quand elles ont été soumises à la presse.

    Établi de charron, de tonnelier.

    Banc sur lequel on coupe les planches de terre pour en faire des carreaux.

    Masse de bois portée sur trois pieds sur laquelle l'ouvrier place le moyeu d'une roue.

  • 7 Terme de marine. Garniture de bois placée en avant des chouquets des bas mâts pour recevoir les balancines des basses vergues.

HISTORIQUE

XIe s. Li frein sunt d'or, les seles d'argent mises, Ch. de Rol. VII.

XIIe s. En portera, se vous le commandés, Nue sa sele à Paris la cité, Trestot nus piés, sans chauce et sans soler, Du Cange, sella. Tant le destraint et assailli, Que Guillaume vint à merchi, Nus piés, une selle à son col, Du Cange, ib. Mis serjanz ne volt pur mei rien faire ; cumandai lui que il meist ma sele, kar je m'en voil od tei venir, Rois, p. 194.

XIIIe s. [Elle] Mourut subitement seant sur une sele [chaise], Berte, LXXXVI. Et de ce est tenuz li mestres marischax le roy au ferrer ses palefroy de sa siele tant seulement, sanz autre cheval nul, Liv. des mét. 44. Avoec les sainz soit mise en sele L'ame de mon seignor Ansel ; Car Diex, qui ses amis ensele, L'a trové et fin et feel, Rutebeuf, 88. Et chascun deit aveir l'une de ces deux espées atachiées à l'arson devant la selle, et l'autre deit aveir ceinte, Ass. de J. I, 170. Les chars crues ils mettent entre leur celles et leur paniaus, quant le sanc en est bien hors, si la manjuent toute crue, Joinville, 264.

XIVe s. À maistre Girart d'Orleans, peintre du roy, pour VI selles necessaires, feutrées et couvertes de cuir, De Laborde, Émaux, p. 496. À Jehan de Troyes, sellier et varlet de chambre du roy NS. pour une riche selle de broderie à chevaucher, De Laborde, ib. 495.

XVe s. Loyaux marchans, la selle si vous blesse Fort sur le doz, chascun vous vient presser, Et ne povez marchandise mener, Orléans, Ball. 117. Et si devez toudis voz selles Evacuer…, Deschamps, Préc. d'hygiène. Et falloit que ceux qui en mangeoient allassent deux ou trois heures après à la selle, Juvénal Des Ursins, Charles VI, 1420. Ne serois-je entre deux selles cul à terre ? Chastelain, Chr. des d. de Bourg. III, 66. Jamais il ne chevauchoit mule ne hacquenée, mais un bas cheval trotier d'entre deux selles [ni courtaud ni destrier], Éloge de Charles VII, p. 11, dans LACURNE. Quant la reine fut en celle chambre avecques Cueur d'acier, elle fist fermer l'huis, puis dist : Cueur d'acier, beau sire, mettez jus celle harpe, et si me dictes de quoy vous senvez à mon fils ; car je me doubte que vous soyez cheval de deux selles, Perceforest, t. III, f° 114. Ilz font les nopces sans bans et sans selles [sans formalité], Les 15 joyes de mariage, p. 103.

XVIe s. Pour ce ne se doit pas orgueillir qui siet en haute selle ; car Dieu a bientost abatu son orgueil, quant il lui plaist, Menard, Hist. de du Guesclin. p. 464, dans LACURNE. Ilz se lavoyent curieusement les mains et la bouche, puys s'asseoyoient sus une longue selle, Rabelais, Pant. V, 27. Ceux qui auront flux de ventre iront souvent à la selle persée, Rabelais, Prognostication. Les refformez furent les premiers qui eurent le cul sur la selle, en Poictou, en Dauphiné…, D'Aubigné, Hist. II, 424. Il sauta dans la selle [à cheval], D'Aubigné, ib. II, 451. Il l'empoisonna dans un potage qui luy fit faire quatre-vingts selles dans un jour, D'Aubigné, Mém. 1573-1575. Et se mit en l'eau jusqu'aux genoux, avec une selle, tenant un battoir à la main, et lave ses drapeaux bien et beau, Despériers, Contes, XXXVI. Ils jetent beaucoup de cholere [bile] par les selles, Paré, Introd. 6. Publius Satureius luy donna d'un pied de selle [banc] sur la teste, Amyot, Gracques, 28. Selon leur coustume [de certains Germains], il n'est rien si vilain et si lasche que d'user de selles et bardelles, Montaigne, I, 364.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

SELLE. Ajoutez :
8 Terme de chemin de fer. Selle de joint, selle intermédiaire, synonymes de coussinet de joint, de coussinet intermédiaire, qui sont employés à maintenir les rails sur la traverse et par conséquent l'écartement constant des deux rails de la même voie ; les coussinets sont faits en forme de selle. La compagnie du chemin de fer central suisse met au concours la fourniture de 11 000 selles de joint, 27 500 selles intermédiaires, Journ. offic. 10 févr. 1874, aux annonces.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

SELLE, s. f. (Gramm.) petit siége de bois pour une personne, à trois ou quatre piés, sans dos.

Selle la, (Géog. mod.) riviere des Pays-bas ; elle commence dans la Thierache en Picardie, & se perd dans l’Escaut. (D. J.)

Selle, (Métallurgie.) c’est ainsi qu’on nomme dans les fonderies où l’on traite le cuivre, une piece de fer fondu encastrée dans une bâtisse de bois, qui est entrouverte dans le milieu pour recevoir un pilon armé d’un coin ; ce qui fait que cette piece de fer ressemble à une selle renversée. L’usage de cette selle est de diviser les pains ou gâteaux de cuivre pour les faire passer par de nouveaux travaux.

On donne aussi dans les fourneaux de fonderies le nom de selle, à une masse de scories qui couvre la matiere fondue ; elle forme une espece de bosse en dos d’âne, qui laisse un vuide entre elle, & la matiere fondue qui est au-dessous.

Selle, (Marine.) espece de petit coffre, fait de planches, dans lequel le calfat met ses instrumens, & qui lui sert de siége lorsqu’il calfate le pont d’un vaisseau.

Selle d’artisans, (Ustenciles de métiers.) les cordonniers, savetiers, bourreliers, & autres tels ouvriers en cuir, ont de petites selles rondes à trois piés sur lesquels ils sont assis, quand ils cousent leurs ouvrages avec l’alesne. (D. J.)

Selle, (Outil de charron.) c’est un tronc de bois plat épais de dix à douze pouces, d’environ deux piés de circonférence, au milieu duquel en-dessus est une petite cheville de fer de la longueur de quatre à cinq pouces ; ce billot est soutenu sur trois piés de bois posés en triangle & un peu de côté, de la hauteur de trois piés & demi ; cela sert aux charrons pour poser les petites roues, pour les égaliser, monter, &c. Voyez la fig. Pl. du charron.

Selle, terme de mégissier, est une espece de banc à quatre piés, sur lequel les ouvriers mettent les peaux à mesure qu’ils les ont pelées ; il a environ trois piés de longueur afin de servir à deux ouvriers en même tems en cas de besoin. Voyez les Planches du Mégissier.

Selle à poncer, (Parcheminerie.) ce mot se dit chez les Parcheminiers, d’une maniere de forme ou banquette couverte d’une toile rembourrée, sur laquelle ils poncent le parchemin après qu’il a été raturé sur le sommier. Savary. (D. J.)

Selle, (Maréchal.) espece de siége rembourré qu’on met sur le dos du cheval pour la commodité du cavalier.

L’origine de la selle n’est pas bien connue. G. Decan en attribue l’invention aux Saliens, anciens peuples de la Franconie ; c’est de-là, dit-il, qu’est venu le mot latin sella, selle.

Il est certain que les anciens Romains n’avoient, ni l’usage de la selle, ni celui des étriers ; ce qui est cause que Galien fait remarquer dans différens endroits de ses ouvrages, que la cavalerie romaine étoit sujette à plusieurs maladies des hanches & des jambes, faute d’avoir les piés soutenus à cheval. Hippocrate avoit remarqué avant lui, que les Scythes qui étoient beaucoup à cheval, étoient incommodés de fluxions aux jambes pour la même cause.

Le premier tems où nous voyons qu’il ait été question de selles chez les Romains ; c’est l’an 340, lorsque Constance qui combattoit contre son frere Constantin pour lui ôter l’empire, pénétra jusqu’à l’escadron où il étoit en personne, & le renversa de dessus sa selle, comme le rapporte Zonaras. Avant ce tems là les Romains faisoient usage de paneaux quarrés, tels que ceux qu’on voit à la statue d’Antonin au capitole.

Il y a différentes especes de selles ; savoir, à la royale, à troussequin, à piquet, rase ou demi angloise, angloise, à basque, de course, de femme, de poste, de postillon, de couriers, de males, de fourgonniers, &c.

Selle a jetter, outil de Potier d’étain ; c’est une grosse selle de bois à quatre piés, ouverte ou creuse à l’endroit où on dresse le moule de vaisselle pour jetter dedans. Voyez les fig. du métier de Potier d’étain.

Selle à apprêter ou d’établi, ou apprêtoir ; elle a quatre piés, & une planche en-travers sur le milieu qui fait une espece de croix, mais qui ne déborde guere la selle que de quatre à cinq pouces de chaque côté ; sur ce milieu on roidit une perche ou chevron de bois contre le plancher. La selle doit être de la hauteur du genou, longue & large à proportion, suivant le goût de celui qui s’en sert. Voyez Apprêter l’étain.

Selle a modeles, ou chevalet à l’usage des sculpteurs. Il y en a de petites & de grandes ; les petites servent simplement pour modeles ; les grandes servent à faire les grands modeles, les grands ouvrages, en marbre, en pierre, &c.

Ces grandes selles sont faites de fortes pieces de bois de charpente, & ont un second chassis aussi de charpente mouvant, élevé sur le corps de la selle, & qui est pratiqué par la voie d’une boule de buis, placée au point central, entre les deux chassis ; & pour faciliter le mouvement de ce second chassis, on fourre dans des trous qu’on a faits dans l’épaisseur de ses quatre faces, des pinces de fer avec lesquelles on fait tourner toute la machine à volonté. Voyez Pl. du Sculp. les figures posées sur une grande selle ; & une petite selle ou chevalet.

Selles, (Antiq. grecq.) σελλὸς, on nommoit selles ceux qui dans les commencemens rendoient les oracles ; ce nom, selon Strabon, venoit de la ville de Selles, sellæ, en Epire ; & selon Eustathius, de la riviere appellée par Homere, Selleis, Potter, Archæol. græc. l. II. c. viij. tom. I. p. 267. (D. J.)

Selle turcique, voyez Fosse pituitaire, Selle a cheval.

Selle, (Maladie.) on dit qu’une chose s’évacue par les selles, lorsqu’elle se vuide par l’anus ou le fondement. Voyez Anus.

Nous avons dans les Transactions philosophiques, des exemples de gens qui expulsoient par les selles des pierres artificielles, des bales, &c. Voyez Excrément. Voyez Déjection.

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Étymologie de « selle »

Provenç. sella, selha, cella ; espagn. silla ; ital. sella ; du lat. sella, qui vient de sedere, être assis, par un diminutif fictif sedula.

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Du latin sella (« siège »), apparenté à silla en espagnol.
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Phonétique du mot « selle »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
selle sɛl

Citations contenant le mot « selle »

  • Cul sur la selle, pensées au ciel. De Sylvain Tesson / Petit traité sur l’immensité du monde
  • Fiançailles vont en selle et repentailles en croupe. De Proverbe français
  • Patience et écus sauront t'assouplir, comme selle et mors la cavale indomptée. De Sharid de Balkh
  • L’orgueil va au pauvre comme la selle à une vache. De Proverbe russe
  • L’âne reste le même, c’est la selle qui change. De Proverbe afghan
  • Si la réincarnation existe, j’aimerais revenir en selle de vélo pour dames. De Jim Mac Mahon / Rolling Stone
  • Un habit bien fait embellit les gens comme la selle, le cheval. De Jiang Zilong / La Vie aux mille couleurs
  • Quand l'homme eut inventé la selle, il s'aperçut que le plus gros restait à faire : rattraper le cheval. De François Cavanna / Le Saviez-vous ?
  • Monter à cheval enivre comme le vin. Une fois en selle, on perd la raison et on commence à se balancer comme dans un rêve héroïque. De Laza Lazarevic / Il connaît tout
  • Qu'il y a de peintres semblables dans le monde ! On ne leur demande simplement qu'un cheval, et ils veulent absolument faire une selle et une bride. De Mateo Aleman / Histoire de Guzman d'Alfarache
  • Par la grâce de l'hypertexte et des échanges sur Facebook, Twitter, Pinterest, l'effet "marabout-bout de ficelle-selle de cheval" joue à plein : le numérique constitue une matrice de découvertes inopinées et fortuites qui reprèsente le sel même de la culture. Internet provoque un effet boule de neige sur l'appétence de culture. De David Lacombled / Digital citizen
  • Dans l’après-midi, ce mercredi 29 juillet, la nouvelle du décès s’était répandue dans les villages alentour. "C’est une information qui nous a surpris. Jacqueline Sauvage était bien intégrée dans la région. Une femme qui vivait simplement", commentait une habitante de Griselles, le village voisin. www.larep.fr, Les habitants de La Selle-sur-le-Bied réagissent au décès de Jacqueline Sauvage : "après ces années de souffrance, elle méritait une belle vie" - La Selle-sur-le-Bied (45210)

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Traductions du mot « selle »

Langue Traduction
Anglais saddle
Espagnol sillín
Italien sella
Allemand sattel
Chinois
Arabe سرج
Portugais selim
Russe седло
Japonais サドル
Basque jarlekua
Corse sella
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Synonymes de « selle »

Source : synonymes de selle sur lebonsynonyme.fr

Selle

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