Sacrifier : définition de sacrifier


Sacrifier : définition du Wiktionnaire

Verbe

sacrifier \sa.kʁi.fje\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se sacrifier)

  1. (Religion) Offrir quelque chose à Dieu ou aux divinités, avec certaines cérémonies, pour leur rendre hommage.
    • Sacrifier des victimes, un taureau, un agneau. — Abraham consentit à sacrifier son propre fils, pour obéir à Dieu.
    • (Absolument)Abraham alla sacrifier sur la montagne. — Les prêtres des Juifs avaient seuls le droit de sacrifier dans le temple.
    • Socrate mourant demanda que l’on sacrifiât un coq à Esculape.
  2. (Figuré) Se conformer par faiblesse, par complaisance, par habitude.
    • Les deux sœurs se casaient, plus ou moins confortablement mariées, et l'aînée, sacrifiant à la tradition, enfantait régulièrement deux fois tous les trois ans. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 27)
    • C'est bien fait, beau travail, fit-il, je vois que vous avez sacrifié au rite de la petite communauté qui veut que l’intégration ici passe par la production jardinière, une sorte d’urbanité légumière, le raffinement horticole, […]. — (Fabrice Lomon, Pendant que les champs brûlent, Éditions Le Manuscrit, 2012, p. 27)
  3. Abandonner volontairement quelque chose, y renoncer, pour l’amour de Dieu ou en considération d’une personne, d’une chose.
    • Sacrifier à Dieu sa haine, son ressentiment, sa vengeance.
    • Il a sacrifié ses intérêts à son ami. — J’ai tout sacrifié pour vous. — Il a sacrifié sa vie pour son pays.
  4. Perdre, délaisser, abandonner.
    • Sacrifier une chose, une personne à une autre. — J’ai sacrifié mes plus légitimes ambitions à mon repos.
    • Cet architecte sacrifie la solidité à l’élégance. — Il m’a sacrifié à mes pires ennemis.
  5. (Absolument) Rendre quelqu’un victime de quelque dessein ou de quelque intérêt.
    • Les physiocrates paraissaient disposés à sacrifier les individus à l'utilité générale ; […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.III, Les préjugés contre la violence, 1908, p.140-141)
    • On a sacrifié ce subalterne pour sauver l’honneur d’un homme puissant.
    • On a sacrifié inutilement les meilleures troupes.
  6. (Figuré) Employer, utiliser ce qui nous est précieux.
    • Sacrifier tout son temps, tout son loisir à quelque chose.
    • Sacrifier son repos, son bonheur, etc., à celui d’un autre.
    • Sacrifier tout à sa passion, à son ambition, à sa vengeance, etc. — Sacrifier quelqu’un à son ambition, à son ressentiment, etc.
  7. (Pronominal) Se dévouer à quelqu’un ou quelque chose sans réserve ; souffrir tout pour son service, pour l’amour de lui.
    • De toute évidence, il était humainement impossible que l’escadre américaine de l’Atlantique pût vaincre les Allemands ; […]. Son devoir, donc, n’était pas de vaincre, mais de se sacrifier, le plus sévère devoir au monde. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 176 de l’éd. de 1921)
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Sacrifier : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

SACRIFIER. v. tr.
Offrir quelque chose à Dieu avec certaines cérémonies, pour lui rendre un hommage souverain. Sacrifier des victimes, un taureau, un agneau. Abraham consentit à sacrifier son propre fils, pour obéir à Dieu. Absolument, Abraham alla sacrifier sur la montagne. Les prêtres des Juifs avaient seuls le droit de sacrifier dans le temple. Il se dit aussi en parlant des Sacrifices offerts aux idoles, aux fausses divinités. Socrate mourant demanda que l'on sacrifiât un coq à Esculape. Absolument, Il refusa de sacrifier aux idoles, aux faux dieux. Fig., Sacrifier aux Grâces, Mettre de la grâce dans ses manières, dans ses discours, dans son style. Fig., Sacrifier aux préjugés, à la mode, au goût de son siècle, Se conformer par faiblesse, par complaisance excessive, à ce que veulent les préjugés, la mode, le goût régnant.

SACRIFIER signifie encore Abandonner volontairement quelque chose, y renoncer, pour l'amour de Dieu ou en considération d'une personne, d'une chose. Sacrifier à Dieu sa haine, son ressentiment, sa vengeance. Il a sacrifié ses intérêts à son ami. J'ai tout sacrifié pour vous. Il a sacrifié sa vie pour son pays. Se sacrifier pour quelqu'un, Se dévouer à lui sans réserve, souffrir tout pour son service, pour l'amour de lui. Je me suis sacrifié pour vous. Se sacrifier pour la patrie. Sacrifier une chose, une personne à une autre, Perdre, délaisser une chose, une personne en faveur d'une autre. J'ai sacrifié mes plus légitimes ambitions à mon repos. Cet architecte sacrifie la solidité à l'élégance. Il m'a sacrifié à mes pires ennemis. Sacrifier tout son temps, tout son loisir à quelque chose, Y employer tout son temps, tout son loisir. Sacrifier son repos, son bonheur, etc., à celui d'un autre, Renoncer au repos, au bonheur, etc., pour assurer le repos, le bonheur de quelqu'un. Sacrifier tout à ses intérêts, Faire céder toutes choses à ses intérêts, préférer ses intérêts à tout. On dit de même : Sacrifier tout à sa passion, à son ambition, à sa vengeance, etc. On dit également : Sacrifier quelqu'un à son ambition, à son ressentiment, etc. Absolument, Sacrifier quelqu'un, Le rendre victime de quelque dessein ou de quelque intérêt. Ce général, ce ministre a été sacrifié. On a sacrifié ce subalterne pour sauver l'honneur d'un homme puissant. On a sacrifié inutilement les meilleures troupes. Le participe passé

SACRIFIÉ s'emploie comme adjectif. Un rôle, un personnage sacrifié, Un rôle, un personnage peu important.

Sacrifier : définition du Littré (1872-1877)

SACRIFIER (sa-kri-fi-é), je sacrifiais, nous sacrifiions, vous sacrifiiez ; que je sacrifie, que nous sacrifiions, que vous sacrifiiez v. a.
  • 1Offrir quelque chose à Dieu avec certaines cérémonies. Sacrifier des victimes. Abraham allait sacrifier son fils.

    Absolument. Nous trouvons une lettre de Julien l'apostat, par laquelle il promet aux Juifs de rétablir la sainte cité, et de sacrifier avec eux au Dieu créateur de l'univers, Bossuet, Hist. II, 12. C'était non seulement trop de bassesse, mais encore trop d'ingratitude au genre humain, de sacrifier à d'autres qu'à Dieu, Bossuet, ib.

    Fig. et absolument. Ils [les faux saints] appellent zèle une colère, et, quand ils tuent, ils pensent sacrifier, Guez de Balzac, Lett. 11, liv. VI.

  • 2Chez les chrétiens, sacrifier le corps et le sang de Jésus-Christ, faire le sacrifice de la messe. Quel homme fut jamais plus propre à sacrifier le corps et le sang de Jésus-Christ que celui qui lui avait fait un sacrifice de tous les moments de sa vie ? Fléchier, Panég. II, p. 110.

    Absolument. Que peut-on imaginer de plus malheureux que de ne pouvoir conserver la foi sans s'exposer au supplice, ni sacrifier sans trouble, ni chercher Dieu qu'en tremblant ? Bossuet, Reine d'Anglet.

  • 3Il se dit des sacrifices offerts aux dieux, dans le polythéisme. Pour obtenir les vents que le ciel vous dénie, Sacrifiez Iphigénie, Racine, Iph. I, 1. Les premiers hommes ne sacrifiaient que de l'herbe, Montesquieu, Esp. IV, 25. Sanchoniathon, cité par Eusèbe, rapporte que les Phéniciens sacrifiaient dans les grands dangers le plus cher de leurs enfants, Voltaire, Pol. et lég. Tolérance, si l'intolérance fut de droit divin. Ensuite on sacrifia des chevaux au soleil, des cerfs à Diane, des chiens à Hécate, Barthélemy, Anach. ch. 21.

    Par extension. Si votre esprit [M. Barillon, ambassadeur] plein de souplesse… Peut adoucir les cœurs et détourner ce coup [la guerre], Je vous sacrifierai cent moutons : c'est beaucoup Pour un habitant du Parnasse, La Fontaine, Fabl. VIII, 4.

    Absolument. Ceux qui occupent des places comme la vôtre sont d'ordinaire traités comme des dieux ; plusieurs les craignent ; tous leur sacrifient, Voiture, Lett. 34. La victime est choisie, et le peuple à genoux ; Et pour sacrifier on n'attend plus que vous, Corneille, Poly. II, 5. Il [le roi de Babylone] commanda que l'on fît venir des victimes et de l'encens, et qu'on lui sacrifiât, Sacy, Bible, Daniel, II, 46. Cette reine d'Israël, qui.. de retour à Samarie sacrifie à ses veaux d'or comme auparavant, Massillon, Carême, Inconst.

    Fig. Sacrifier aux Grâces, mettre de la grâce dans ses manières, dans ses discours, dans son style. Les Grecs recommandaient aux poëtes de sacrifier aux Grâces ; Milton a sacrifié au diable, Voltaire, Dict. phil. Épopée. Thomas sacrifia toujours à la vertu, à la vérité, à la gloire, jamais aux Grâces, Marmontel, Mém. VI.

    Fig. Sacrifier à, écouter, obéir. Cruel ! c'est à ces dieux [l'orgueil et l'ambition] que vous sacrifiez, Racine, Iphig. IV, 4. En parlant de ce que le roi a fait de grand et d'utile, vous avez trouvé le secret de faire l'éloge d'un ministre votre ami [M. de Choiseul]… vous avez sacrifié à l'amitié et à la vérité, Voltaire, Lett. Beauvau, 5 avril 1771.

    Sacrifier aux préjugés, à la mode, au goût de son siècle, s'y conformer par faiblesse avec excès.

  • 4Sacrifier à ou pour, renoncer à… pour l'amour de Dieu ou d'une personne. Sacrifier à Dieu son ressentiment. J'ai tout sacrifié pour vous. Il a sacrifié sa vie pour son pays. Je sacrifierais tout ce que je possède pour le sauver. Il est du sang d'Hector, mais il en est le reste, Et pour ce reste enfin j'ai moi-même en un jour Sacrifié mon sang, ma haine et mon amour, Racine, Andr. IV, 1. Ces yeux… Qui m'ont sacrifié l'empire et l'empereur, Racine, Brit. V, 1.

    Absolument. Elle a toujours sacrifié ses ressentiments, et n'a jamais voulu nuire, Fléchier, Mme de Montaus.

  • 5Perdre ou délaisser quelqu'un ou quelque chose en vue de quelque chose. Sacrifier sa fortune à son honneur. Il sacrifierait un ami à un bon mot. Et je sacrifierais à de si puissants nœuds Amis, femme, parents et moi-même avec eux, Molière, Tart. V, 7. La vertu demande une vie uniforme, et sacrifie constamment à l'ordre et au devoir les inconstances d'une imagination légère et variable, Massillon, Mystères, Passion, 2. Dans cette année malheureuse [1757], M. de la Rochefoucauld sacrifia soixante mille francs à faire travailler tous les habitants de sa terre, Diderot, Salon de 1765, Œuv. t. XIII, p. 151, dans POUGENS. On avait été forcé de sacrifier tout un jour au passage de la Nara et de son marais, ainsi qu'au ralliement des différents corps, Ségur, Hist. de Nap. IX, 2.

    Sacrifier tout son temps, tout son loisir à une chose, l'y consacrer tout entier.

    Sacrifier son repos, son bonheur, etc. à celui d'un autre, renoncer au repos, au bonheur, etc. pour les assurer à un autre.

    Sacrifier tout à ses intérêts, faire céder toutes choses à ses intérêts.

    On dit de même : sacrifier tout à sa passion, à sa gloire, à son ambition, à la vengeance, etc.

  • 6Sacrifier quelqu'un, le faire périr. Dieu les frappe [les grands] pour nous avertir ; leur élévation en est la cause, et il les épargne si peu, qu'il ne craint pas de les sacrifier à l'instruction du reste des hommes, Bossuet, Duch. d'Orl. Eugène fut pris : il fallut le sacrifier à la vengeance publique, Bossuet, Hist. I, 11. Sur le moindre soupçon il les sacrifiait à sa sûreté, Fénelon, Tél. VIII. Plusieurs des rois furent d'avis qu'il fallait, dans le doute, sacrifier Acanthe à la sûreté publique, Fénelon, ib. XX.
  • 7Sacrifier quelqu'un, signifie aussi le rendre victime de quelque vue, de quelque passion, de quelque intérêt. Sacrifier quelqu'un à son ambition, à son ressentiment.

    Absolument. On a sacrifié les meilleures troupes pour une attaque inutile. César n'est point à lui [Cicéron], Crassus le sacrifie, Voltaire, Catil. II, 1. Angélique : Croyez-vous, monsieur, que mon oncle veuille me sacrifier ? - Dorval : Qu'appelez-vous sacrifier ? Goldoni, Bourru bienf. II, 11. Louis XI, cédant à la nécessité, accorda tout pour sortir du péril où il s'était engagé par son imprudence, et sacrifia les Liégeois, Duclos, Œuv. t. II, p. 353. Comment, ma tante, vous iriez donner Sophie à ce vieux marin ! c'est la sacrifier, Al. Duval, les Héritiers, sc. 12.

  • 8Il se dit aussi dans un sens atténué pour subordonner, mettre dans un rang inférieur. L'auteur a entièrement sacrifié ce rôle de Maxime [dans Cinna] ; il ne faut le regarder que comme un personnage qui sert à faire valoir les autres, Voltaire, Comm. Corn. Rem. Cinna, III, 2. Il [Le Tourneur, traducteur de Shakespeare] l'appelle le dieu du théâtre ; il sacrifie tous les Français, sans exception, à son idole, Voltaire, Lett. d'Argental, 19 juill. 1776. Ce qui la choqua le plus [Mme du Châtelet], ce fut de voir que ces trois ou quatre nations puissantes sont sacrifiées dans ce livre [l'Histoire universelle de Bossuet] au petit peuple juif, qui occupe les trois quarts de l'ouvrage, Voltaire, Mœurs, Rem. I.

    Sacrifier un amant, le quitter pour un autre. Marion de Lorme, qui était un peu moins qu'une prostituée, fut un des objets de son amour, et elle le [le cardinal de Richelieu] sacrifia à des Barreaux, Retz, Mém. t. I, liv. I, p. 16, dans POUGENS.

  • 9Se sacrifier, v. réfl. S'offrir en sacrifice. Que le plus coupable de nous Se sacrifie aux traits du céleste courroux, La Fontaine, Fabl. VII, 1. Il [le Messie] devait… se sacrifier pour eux [les hommes], être une hostie sans tache…, Pascal, Pens. XVIII, 16, édit. HAVET. Toutes ces pieuses observances avaient dans la reine l'effet bienheureux que l'Église même demande ; elle se renouvelait dans toutes les fêtes, elle se sacrifiait dans tous les jeûnes et dans toutes les abstinences, Bossuet, Mar.-Thér.
  • 10 Fig. Se rendre victime de quelque intérêt, de quelque dévouement. Il mande à ses agents dans la conférence qu'il n'est pas juste que la paix de la chrétienté soit retardée à sa considération… qu'on lui laisse suivre sa fortune ; ah ! quelle grande victime se sacrifie au bien public ! Bossuet, Louis de Bourbon. Je vais donc, puisqu'il faut que je me sacrifie, Assurer à Pyrrhus le reste de ma vie, Racine, Andr. IV, 1. Tous deux d'intelligence à nous sacrifier, Loin de moi, par mon ordre, il courait m'oublier, Racine, Mithr. IV, 4. Je me charge de vous excuser auprès de la marquise, n'en soyez pas en peine, et ne vous sacrifiez point, Marivaux, Marianne, part. 9.

    Se consacrer entièrement. Un homme capable comme lui de se sacrifier entièrement à l'algèbre n'est pas un présent que la nature fasse tous les jours aux sciences, Fontenelle, Rolle.

    Se sacrifier pour quelqu'un, se dévouer à lui sans réserve.

HISTORIQUE

XIIe s. E fist abatre le vergier où l'om lui soleit sacrefier [à Priape], Rois, p. 302.

XIIIe s. Là ot deux chats sacrefiés Et deux colombiaus… Pour encercher la verité, Bataille des sept arts.

XIVe s. Comme l'en raconte d'un qui occist et sacrifia sa mere et en menga, Oresme, Eth. 203.

XVIe s. Des tyrans ont esté sacrifiez à la haine du peuple par les mains de ceulx mesmes qu'ils avoient iniquement advancez, Montaigne, IV, 9.

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Sacrifier : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

SACRIFIER, v. act. (Gram.) offrir en sacrifice. Voyez l’article Sacrifice. Il se prend aussi au figuré. Je me suis sacrifié pour elle. Il m’a sacrifié à son ambition. Je lui ai sacrifié toutes mes fantaisies.

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Sacrifier : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « sacrifier » les plus populaires.

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Étymologie de « sacrifier »

Étymologie de sacrifier - Littré

Provenç. sacrificar, sacrifiar ; espagn. sacrificar ; ital. sagrificare ; du lat. sacrificare (voy. SACRIFICE).

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Étymologie de sacrifier - Wiktionnaire

(c. 1155) Du latin sacrificare « faire un acte sacré, rendre sacré ».
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Phonétique du mot « sacrifier »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
sacrifier sakrifje play_arrow

Conjugaison du verbe « sacrifier »

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Citations contenant le mot « sacrifier »

  • Par un sentiment de colère, d’injustice et de déception. De colère car nous nous doutions bien qu’Alstom allait devoir faire quelques concessions, mais pas au point de devoir abandonner un site industriel – avec ses salariés – aussi important dans notre implantation industrielle ! D’injustice car si je me souviens bien, quand les deux constructeurs ferroviaires chinois se sont associés pour créer le mastodonte CRRC, personne ne leur a imposé de se séparer d’une ou plusieurs de leurs entités. De déception, enfin, parce qu’avec le rachat de Bombardier par Alstom, on nous avait vendu la naissance d’un champion ferroviaire mondial susceptible de contrer ce géant chinois. Aujourd’hui, on en arrive à une décision absurde et dangereuse consistant à sacrifier une partie de notre compétence et de notre savoir-faire en matière de trains régionaux pour satisfaire Bruxelles. Libération.fr, Alstom : «La décision de sacrifier l'usine de Reichshoffen est absurde et dangereuse» - Libération
  • Dans le récit coranique, Abraham se voit sacrifier son fils en songe. Obéissant à cette vision, le patriarche sera arrêté in extremis par l’ange Gabriel envoyé par Dieu, lequel remplacera le sacrifice d’un enfant par une « immolation généreuse » (sourate 37, verset 107). Les interprètes musulmans classiques identifient cette « immolation généreuse » à un bélier. Le Monde.fr, Que fêtent les musulmans lors de l’Aïd-el-Kébir ?
  • Par ailleurs, plusieurs Marocains ont choisi ou été obligés de sacrifier la fête au lieu de la bête! Maroc Diplomatique, Coronavirus: Sacrifier la fête ou le mouton? | Maroc Diplomatique
  • Imam Tiégo Tiemtoré : La Tabaski, appelé aussi Aid-el-kebir, qui signifie littéralement « la grande fête », est la fête la plus importante de l’islam après l’Aid-el-fitr (la fête qui célèbre la fin du ramadan). Selon l’histoire, la Tabaski commémore la soumission d’Abraham à Dieu qui lui a ordonné de sacrifier son fils Ismaël. La célébration de l’Aid-el-kebir couronne la pratique du 5e pilier qu’est le pèlerinage aux Lieux saints et nous rappelle au souvenir d’Ibrahim, le patriarche, dont la figure emblématique illumine tous les itinéraires spirituels. , Tabaski : « Celui qui n’a pas les moyens n’est pas obligé de sacrifier une bête », enseigne l’imam Tiégo Tiemtoré - leFaso.net, l'actualité au Burkina Faso
  • Il est indispensable de se sacrifier quelquefois. C'est l'hygiène de l'âme. De Jean Cocteau / Les parents terribles
  • L'amour se mesure à ce que l'on accepte de lui sacrifier. De Ava Gardner / Ava, Mémoires
  • Si on lui en fournit l'occasion, une femme se sacrifiera toujours. Se sacrifier est son plaisir favori. De Somerset Maugham
  • Pour se sauver il n’y a qu’un moyen : sacrifier sa réputation. De Francis Picabia / Littérature - Mai 1923
  • On peut se sacrifier pour ses propres idées, mais pas pour la folie des autres. De Stefan Zweig / La contrainte
  • La révolution cesse dès l’instant où il faut se sacrifier pour elle. De Le comité des enragés / Discours de Mai 68
  • Et qui peut immoler sa haine à sa patrie Lui pourrait bien aussi sacrifier sa vie. De Jean Racine / La Thébaïde
  • Notre coup de maître, c'est de sacrifier notre existence propre, afin de mieux exister. De Johann Wolfgang von Goethe / Maximes et réflexions
  • Le sacrifice de nous-mêmes nous permet de sacrifier les autres sans honte. De George Bernard Shaw / Bréviaire d'un révolutionnaire
  • Il faut tout sacrifier pour l'homme, seulement pas d'autres hommes. De Stanislaw Jerzy Lec / Les pensées mal peignées
  • Se sacrifier au service de la vie équivaut à une grâce. De Albert Einstein / Comment je vois le monde
  • Vivre, c'est choisir, et choisir, c'est sacrifier quelque chose. De G. Courtois
  • L'art de vivre consiste à sacrifier une passion basse à une passion plus haute. De François Mauriac
  • Ce plaisir morose que procure à certaines femmes la pensée de se sacrifier. De William Thackeray / Pendennis
  • Il faut savoir sacrifier la barbe pour sauver la tête. De J.D. Démétriades / Proverbes turcs

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Traductions du mot « sacrifier »

Langue Traduction
Corse sacrifiziu
Basque sakrifikatu
Japonais 犠牲
Russe приносить в жертву
Portugais sacrifício
Arabe تضحية
Chinois 牺牲
Allemand opfern
Italien sacrificio
Espagnol sacrificio
Anglais sacrifice
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Synonymes de « sacrifier »

Source : synonymes de sacrifier sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « sacrifier »


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