La langue française

Mousse

Sommaire

  • Définitions du mot mousse
  • Étymologie de « mousse »
  • Phonétique de « mousse »
  • Citations contenant le mot « mousse »
  • Images d'illustration du mot « mousse »
  • Traductions du mot « mousse »
  • Synonymes de « mousse »
  • Antonymes de « mousse »

Définitions du mot « mousse »

Trésor de la Langue Française informatisé

MOUSSE1, subst. fém.

A.−
1. Plante poussant dans des milieux divers (terres, roches, écorces, etc.), généralement verte, formant un tapis ras et doux constitué de tiges courtes, denses et serrées. Mousse élastique, épaisse, mœlleuse; lit, nid, tapis de mousse; mur mangé, rongé par la mousse; couvert de mousse; s'allonger, s'asseoir sur la mousse. Sur les vieux troncs, la mousse vert-jaune semble avoir coulé. Une mousse sèche et couleur de vert-de-gris (...) sourd par plaques sur l'écorce grise, rayée, serrée (Goncourt, Journal,1857, p. 373).Certaine fontaine du parc ancestral, chère à mon adolescence, se prit à chanter dans ma mémoire; il y avait au bord de son bassin un banc rongé de mousses dures et brûlées (Milosz, Amour. initiation,1910, p. 50):
1. ... on descend au cloître, où le jour, tombant de très haut à cause du rocher qui le domine et l'enserre, paraît décoloré malgré le plein soleil d'après-midi. Des mousses très humides tapissent les murs et une eau constante y ruisselle. Tout s'y semble effriter d'une pourriture blanche et verte. Gide, Feuilles de route,1896, p. 67.
[En fonction de déterm.] Vert de mousse. La lande est sèche, couleur de vieille mousse séchée (Flaub., Champs et grèves,1848, p. 361).Elle était couleur de rouille, couleur de mousse, sa houppelande, couleur d'écorce, couleur de pierre; elle avait la couleur des choses de la nature (Ramuz, Derborence,1934, p. 50):
2. ... c'est un tapis persan du xviesiècle, ayant cet adorable velouté du velours ras, et tissé dans l'harmonie des deux couleurs de vieille mousse et de vieil or qui en forment le fond et sur lequel zigzaguent, ainsi que des vols aigus d'oiseaux de mer, des arabesques bleues. Goncourt, Journal,1894, p. 685.
Emploi adj. ou en appos. Vert mousse. Madame Valéry, exquise dans une robe empire en velours vert mousse (Gide, Journal,1902, p. 128).Agate mousse (v. agate ex. 18). Synon. agate mousseuse*.
Proverbe. Pierre* qui roule n'amasse pas mousse.
2. P. anal.
a) Mousse aquatique, d'eau. Végétation qui se forme sur les eaux stagnantes. La mousse aquatique ou sphaigne des marais, composée de filaments soyeux d'un beau vert (Bern. de St-P., Harm. nat.,1814, p. 182).Un réservoir d'eau tout couvert d'une certaine petite mousse d'eau, voile vert de l'eau dormante, qui est comme fendillé et craquelé comme un vieux tableau (Goncourt, Journal,1858, p. 519).
b) PHARM. Mousse de Corse. Mélange d'algues utilisé en médecine comme vermifuge. (Dict. xixeet xxes.). Mousse d'Islande. Lichen utilisé dans certaines préparations pharmaceutiques (Dict. xixeet xxes.).
3. Maladie contagieuse due à un champignon qui se développe sur la peau des poissons vivant dans de mauvaises conditions d'hygiène. La mousse, qui provient d'un champignon parasitaire, fait apparaître sur les poissons déficients ou blessés des filaments jaunâtres envahissants. Elle est particulièrement redoutable en pisciculture (Pollet1970).
B.− Au plur., BOT. Classe de plantes cryptogames cellulaires de l'embranchement des Bryophytes, chlorophylliennes, pourvues de feuilles, fixées au sol par des rhizoïdes, à reproduction sexuée (spores) et parfois végétative. Des mousses promptement desséchées et conservées dans un herbier, fût-ce pendant un siècle, et remises, après ce temps, dans l'humidité à une température douce, pourront reprendre la vie et végéter de nouveau (Lamarck, Philos. zool.,t. 1, 1809, p. 405).Similitude structurale et fonctionnelle des anthéridies et celle des archégones chez les mousses et chez les fougères (Hist. gén. sc.,t. 3, vol. 1, 1961, p. 538).
C.−
1. P. anal., arg. et pop. Cheveux. Plus de mousse sur le caillou, quatre cheveux frisant à plat dans le cou (Zola, Assommoir,1877, p. 725).
2. Loc. pop. Se faire de la mousse. Se faire du souci. Ben, t'en as, toi, des besoins d'te faire d'la mousse! Pourquoi qu'tu chiales comme ça, au lieu d'me dire les choses?... (Benjamin, Gaspard,1915, p. 149).La môme (...) elle est enceinte (...). Elle se fait pas de mousse, pas du tout, elle est vachement sûre que tu l'aimes (Fallet, Banl. Sud.-Est,1947, p. 380).
Prononc. et Orth. : [mus]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. a) Fin du xies. molse « plante cryptogame dont les folioles tapissent les lieux où elle croît » (Raschi, Gl., éd. A. Darmesteter et D. S. Blondheim, t. 1, no720); 1176-81 mosse (Chrétien de Troyes, Chevalier Lion, éd. M. Roques, 4650); 1erquart du xiiies. fig. mousse (Reclus de Molliens, Charité, 122, 11 ds T.-L.); b) ca 1480 ne jamais cueillir mousse « ne jamais devenir riche » (Le Mistere du Viel Testament, éd. J. de Rothschild, t. 4, p. 403, 36382); 1611 pierre qui se remue n'accueille point de mousse « on ne s'enrichit pas en changeant souvent d'état, de pays » (Cotgr.); 1688 pierre qui roule n'amasse point de mousse (Miege); 1823 pierre qui roule n'amasse pas de mousse (Boiste); 1893 pierre qui roule n'amasse pas mousse (DG); 2. 1694 « moisissure qui vient sur la tête des vieilles carpes » (Ac.); 3. 1791 mousse aquatique (Valm.); 1810 mousse de Corse (Capuron, Nouv. dict. de méd.); 1814 mousse d'Islande (Nysten). De l'a. b. frq. mosa « mousse [plante] » (cf. m. néerl. mos, néerl. mos, all. Moos), latinisé en Gaule en mõssa (cf. mussula « petite mousse » chez Grégoire de Tours), cependant certaines formes (le judéo-fr. molse, l'a. prov. molsa (xiiies.), Prades mulso et Saugues mursa, v. FEW t. 16, p. 569a) remontent au lat. mulsa « hydromel » (dér. de mel « miel », cf. mulsum (vinum) « vin mêlé de miel » qui aura été employé métaphoriquement pour désigner la plante, si bien qu'on peut admettre que les 2 étymol. sont à l'orig. du français. Bbg. Meyer-Lübke (W.). Die Ausdrücke für Moos in Italien und Frankreich. Z. fr. Spr. Lit. 1934, t. 58, pp. 28-36. − Quem. DDL t. 12, 16, 18.

MOUSSE2, subst. fém.

A.−
1. Amas de bulles.
a) Amas serré de bulles qui se forme à la surface de certains liquides lorsqu'ils sont agités ou battus. Synon. écume.Une longue cascade (...) fait tourner un moulin, (...) les eaux font leur bruit, la mousse floconne sur un courant où se trempent de molles touffes de verdure (Flaub., Champs et grèves,1848, p. 206).[Le Trois-Mâts russe] labourait dur la houle... Il avait de la mousse plein ses focs (Céline, Mort à crédit,1936, p. 140):
1. ... voyez comme les vagues se soulèvent à de longs intervalles et déroulent avec calme leurs immenses anneaux; quelquefois une mousse blanche et frémissante jaillit du sommet diaphane des deux lames qui se rencontrent, se heurtent, s'élèvent ensemble et retombent en poussière humide après un léger choc. Sue, Atar-Gull,1831, p. 1.
[P. anal.] L'écume bordait les rênes des chevaux, et la mousse filait des mors (Adam, Enf. Aust.,1902, p. 274).Jacques regarda le bonhomme (...) qui maintenant tremblotait des extrémités en excrétant par la bouche une mousse morveuse réaspirée parfois, avec un bruit de siphon (Queneau, Loin Rueil,1944, p. 54).
En partic. Amas de bulles qui se forme à la surface d'un liquide sous pression ou qui est le siège d'une fermentation. Le cidre doux en bouteilles poussait sa mousse épaisse autour des bouchons (Flaub., MmeBovary,t. 1, 1857, p. 31).La petite Lotchen (...) vint déposer une chope devant lui; il la prit, la leva gravement entre son œil et la lumière, pour en admirer la belle couleur d'ambre jaune, souffla la mousse du bord, et but avec recueillement (Erckm.-Chatr., Ami Fritz,1864, p. 72).Le malt caramel a subi une saccharification partielle (...). On l'ajoute au malt ordinaire pour améliorer la mousse de la bière (Industr. fr. brass.,1955, p. 7):
2. Elle décoiffa une bouteille de « dry », poussa, au départ du bouchon, un léger cri de fille embrassée, et, les doigts mouillés, emplit deux flûtes gravées d'une couronne de prince. Elle penchait, à petits coups, la lourde bouteille vers les fusées de cristal où la mousse blanche nageait sur le vin un peu doré, d'une limpidité de pierre précieuse. Hamp, Champagne,1909, p. 222.
P. compar. :
3. Tu plongerais dans la luzerne Ton blanc peignoir, Rosant à l'air ce bleu qui cerne Ton grand œil noir, Amoureuse de la campagne, Semant partout, Comme une mousse de champagne, Ton rire fou. Rimbaud, Poés.,1871, p. 65.
b) Amas de bulles gazeuses formées par une solution et constituant une matière plus ou moins légère et plus ou moins dense. Mousse de lessive, de savon; mousse à raser. De l'autre main, qui tenait la courte brosse de chiendent, elle tirait du linge une mousse salie, qui, par longues bavures, tombait (Zola, Assommoir,1877, p. 388).Le barbier, pour mener à perfection son ouvrage, étalait à nouveau sur le visage déjà rasé une mousse onctueuse et, du clair d'un second rasoir qu'il affilait au creux de sa main droite, raffinait (Gide, Caves,1914, p. 798).Elle avait fini de brosser. Elle s'était arrêtée, redressée. Elle s'essuya le front d'une main mouillée qui laissa dans ses cheveux un flocon de mousse blanche frémissante (Van der Meersch, Invas. 14,1935, p. 158).
[Dans un cont. métaph.] :
4. Un numéro consistait en une rétrospective du Cancan (...). Quelquefois on ne distinguait que leurs jambes noires [des danseuses] dans une literie du Palais-Royal; quelquefois elles faisaient à pleines mains sauter leur pied en l'air comme un bouchon de champagne et la mousse des dessous les inondait. La naissance de Vénus n'agite pas plus d'écume. Cocteau, Gd écart,1923, p. 67.
2. P. anal. Ensemble léger, bouffant, vaporeux. Elle ôte son corsage de bal lentement, dégageant ses bras nus et blancs. (...) et, sous une mousse de dentelle, quelque chose de rose apparaît au bord du corset de soie noire (Maupass., Contes et nouv.,t. 1, Bord du lit, 1883, p. 900).Douce Lili, un peu joufflue sous la mousse de ses cheveux blonds (Chardonne, Bonh. Barbezieux,1938, p. 53).
3. Au fig. [En parlant de qqc. de léger, de pétillant, de scintillant]
a) [Note une impression visuelle] La porte d'entrée est grand ouverte; (...) la maison est sombre et fraîche. Il s'approche de la porte d'entrée; il faut plonger dans cette mousse de lumière (Sartre, Mort ds âme,1949, p. 199).
b) [Note un aspect superficiel et passager] Augustin ne trouvait pas désagréable une fois en passant, cette mousse de plaisir légère, coloriée et sans consistance qui flottait pour quelques heures sur sa vie (Malègue, Augustin,t. 1, 1933, p. 185).[La taquinerie] est fréquente chez l'adolescent, qui essaie sa force sur autrui en des jeux légers. Elle n'a pas de buts à proprement parler, elle est comme une mousse de l'instinct (Mounier, Traité caract.,1946, p. 560):
5. Des caresses de sa tendresse elle avait éprouvé un plaisir bouleversant au début, lorsqu'elles étaient chastes ou presque, moins vif lorsqu'elle reconnut que cette tendresse n'était d'ordinaire que le prélude et comme la mousse du désir. Des caresses de sa volupté elle n'avait jamais éprouvé nul plaisir : elle était froide de nature... Montherl., Démon bien,1937, p. 1245.
c) Loc. Faire de la mousse (vx). Synon. se faire mousser*. (Dict. xixeet xxes.).
B.− P. anal.
1. ART CULIN.
a) Entremets ou dessert à base de blancs d'œufs ou de crème fouettée. Mousse au caramel, au cassis, à la fraise. Battez, pour qu'ils soient mousseux, Quelques œufs; Incorporez à leur mousse Un jus de cédrat choisi (Rostand, Cyrano,1898, ii, 4, p. 73).Au premier dîner, par exemple, tiens, je lâche le mot, j'ai été ignoble. J'ai repris cinq fois de la mousse au chocolat (Anouilh, Sauv.,1938, ii, p. 176).Procope mit à la mode les mousses glacées à base de crème fouettée, qu'on surnomma « glaces à la chantilly » (Gdes heures cuis. fr.,Éluard-Valette,1964, p. 237).
b) Pâté, préparation de consistance légère et mousseuse. Mousse de foie de volaille, de poisson. Le foie gras n'a aucun rapport avec la fade mousse qu'on sert habituellement sous ce nom (Proust, Temps retr.,1922, p. 712).
2. Emplois techn.
a) CHIMIE
Mousse de latex. Latex dans lequel a été dissous un gaz neutre. La mousse de latex possède des qualités d'élasticité qui assurent aux sièges et lits une stabilité de forme et une solidité qui la font de plus en plus rechercher (Industr. fr. caoutch.,1965, p. 45).
Mousse de platine. Synon. éponge* de platine.Platine spongieux obtenu par calcination du chloroplatinate d'ammonium, utilisé comme catalyseur (d'apr. Lar. encyclop.). Séparation du platine à l'état de chloroplatinate d'ammonium (...). Calcination de ce sel et obtention de mousse de platine que l'on fond (Guillet, Techn. métall.,1944, p. 125).
Mousse carbonique*.
Emploi adj. ou en appos. (cour.). Caoutchouc mousse. Caoutchouc à faible densité dans lequel a été dissous du gaz neutre, chimiquement inerte. Balle, jouet en caoutchouc mousse; tapis de sol, de table en caoutchouc mousse. Derrière les poteaux et la barre [du sautoir] une zone de réception, en sable ou caoutchouc mousse, permet à l'athlète de reprendre contact au sol sans danger (Jeux et sports,1967, p. 1243).
P. ell. Balle mousse. Balle faite de caoutchouc mousse. Un rétablissement, et il tomba dans la chambre avec la souplesse, le silence d'une balle mousse (La Varende, Souv. Seigneur,1953, p. 224).
Au plur. Demi-produits de différentes natures obtenus par la préparation de résines polymérisées ou polycondensées. Les mousses sont à cellules fermées ou ouvertes. Certaines se présentent sous forme de demi-produits en plaques, sandwichs, feuilles minces, bandes (...) : le polystyrène (...), les silicones, les polyéthylènes (Grand.1962).
b) TEXT. Mousse de nylon. Tissu de nylon très extensible et assez épais. Bas, chaussettes en mousse de nylon. (Dict. xxes.).
Emploi adj. ou en appos. Nylon mousse. (Dict. xxes.). Fil mousse. Fil synthétique de superpolyamide dont les filaments présentent des ondulations particulières lui donnant un gonflant et des propriétés isolantes remarquables (Dict. xxes.).
c) TRICOT. Point* mousse.
Prononc. et Orth. : [mus]. Ac. 1694 : mouce; 1718 et 1740 : mouce, mousse; dep. 1762 : mousse. Étymol. et Hist. 1. a) 1680 « amas serré de bulles » (Rich.); b) 1755 « crème fouettée dans laquelle on mêle du chocolat » (Menon, Les Soupers de la cour, t. 4, p. 302); c) 1949 mousse carbonique (Nouv. Lar. univ.); 2. a) 1878 faire de la mousse « faire des embarras, chercher à briller, faire grand étalage de toilette » (Figaro du 28 oct. ds Rigaud, Dict. jargon paris.); b) 1899 se faire de la mousse « se faire du souci » (d'apr. Esn.); 1920 « se mettre en colère, se faire du souci » (Bauche). Emploi métaph. de mousse1*. Bbg. Mack. t. 2 1939, p. 244.

MOUSSE3, subst. masc.

A.− Jeune garçon qui fait sur un navire l'apprentissage du métier de marin. L'enfant du Colombien et de mistress Blackfield avait dix ans alors. C'était déjà un mousse hardi qui promettait de faire un marin (Ponson du Terr., Rocambole,t. 3, 1859, p. 134):
... dans le Petit Larousse, je trouve au mot « souffre-douleur » cet exemple : le mousse était autrefois le souffre-douleur de l'équipage. Cela en dit long... Osons reconnaître que le mousse eut toujours le pouvoir mystérieux de déchaîner la férocité des hommes, leur goût de torturer, de corrompre et de salir. Mauriac, Journal 2,1937, p. 191.
École des mousses. École de la Marine nationale qui recrute des jeunes gens de quinze à dix-sept ans pour former les futurs élèves des écoles de spécialités. (Dict. xxes.).
B.− Jeune ouvrier employé dans les métiers du bâtiment pour aider un ouvrier qualifié. (Dict. xixeet xxes.).
Prononc. et Orth. V. mousse1. Étymol. et Hist. 1515-22 mosse « jeune apprenti marin » (Conflans, Faits de la Marine in Annales maritimes et coloniales, 1842, t. 3, p. 51 d'apr. R. Arveiller ds Fr. mod. t. 26, p. 54); 1547-50 mousse (La Stolonomie, 29 vo, éd. J. Fennis, p. 65); 1866 p. ext. « apprenti commis » (Delvau, p. 264). Empr., peut-être par l'intermédiaire de l'occitan, − soit à l'esp. mozo (« garçonnet » depuis 1182, puis « jeune homme » depuis 1330-43, J. Ruiz, « serviteur » depuis 1350, doc. aragonais d'apr. Cor.-Pasc., et « apprenti marin » depuis 1492, Colomb, ibid., s.v. grumete), − soit au cat. mosso (« jeune homme » depuis 1342, Jaume I ds Alc.-Moll, et « apprenti marin » depuis 1406 ds Jal, s.v. moço), lui-même empr. (de même que l'ital. mozzo « apprenti marin » depuis 1602 d'apr. DEI) à l'esp. mozo; le fr. mousse « jeune fille », att. de façon isolée dans une chanson de Gascogne du xves. (Chansons, éd. G. Paris, p. 7) est une adaptation de l'esp. moza « id. », fém. de mozo; l'esp. mozo est issu du lat. vulg. *muttiu « émoussé » (mousse4*) à cause de la coutume qui consistait à raser la tête des garçonnets et des jeunes gens, cf. aussi l'a. prov. tos « jeune homme » et l'a. prov. toza « jeune fille », (d'où l'a. fr. to(u)se) du lat. tonsus « tondu ». V. FEW t. 6, 3, p. 302, Cor.-Pasc., et J. Fennis, La Stolonomie, pp. 395-399.
DÉR.
Moussaillon, subst. masc.,fam. Petit mousse. Il les reconnaît [les hommes de l'équipage]. Voici le vieux quartier-maître à la chique. Ce grand rouquin qui soignait Bari à bord. Batty, le moussaillon. Et tant d'autres qui le regardent (Cendrars, Dan Yack,Plan de l'Aiguille, 1929, p. 124). [musajɔ ̃]. 1reattest. 1845 (Besch.); de mousse3, suff. -aille*, -on1*.
STAT. − Mousse1, 2 et 3. Fréq. abs. littér. : 1 696. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 2 855, b) 3 223; xxes. : a) 1 501, b) 1 726.
BBG. − Darm. 1877, p. 114 (s.v. moussaillon). − Hope 1971, p. 211. − La Landelle (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 70, 71, 211. − Vidos 1939, p. 26, 49; pp. 486-488.

MOUSSE4, adj.

A.− Vieilli. Qui n'est pas (plus) aigu ou tranchant. Synon. émoussé.Couteau à pointe mousse. C'était une bonne vieille lame espagnole (...) qui (...) pouvait parer des coups et en porter de solides, sinon de mortels, car elle était épointée et mousse (Gautier, Fracasse,1863, p. 214).
P. anal. Chèvre mousse. Chèvre qui n'a pas de cornes. (Dict. xixeet xxes.).
B.− Au fig., littér. Qui est émoussé; qui manque d'acuité, de finesse. Mes yeux sont battus et mousses (Amiel, Journal,1866, p. 473).J'allais donc, hier matin, droit devant moi, le regard mousse. Et, soudain, sensation d'angoisse : je viens de me voir hors de moi (...). Un passant, un vulgaire passant de la rue, qui me ressemble de façon révoltante (Duhamel, Journ. Salav.,1927, p. 108).Des pensées (...) le visitaient incessamment, baignées dans une préoccupation constante, aiguë ou mousse, coupante ou ouatée (Malègue, Augustin,t. 2, 1933, p. 381).
Prononc. et Orth. V. mousse1. Étymol. et Hist. 2emoitié du xves. mosse « émoussé » (René d'Anjou, Œuvres, éd. Th. de Quatrebarbes, t. 2, p. 12); 1558 mousse (Des Périers, Nouvelles récréations et joyeux devis, 48, éd. K. Kasprzyk, p. 196). Mot très vivant dans les parlers au sud de la Loire, d'où il a pénétré en fr. Il est issu du lat. pop. *muttius « tronqué » dér. du rad. prérom. utt- (motte*), cf. a. prov. mos, de même sens (xiie-xiiies. ds Rayn.). Fréq. abs. littér. : 57. Bbg. Sain. Sources t. 1 1972 [1925], p. 134; t. 3 1972 [1930], p. 170.

Wiktionnaire

Nom commun 1

mousse \mus\ féminin

  1. (Botanique) Plante rase des lieux humides formant des tapis spongieux composés de plusieurs individus.
    • Les pauvres, dans quelques contrées de la France, font des sommiers de mousse qui ont plusieurs avantages sur les paillasses. Les souris, les puces et les punaises n’y séjournent pas comme dans la paille. On choisit la mousse la plus douce, la plus longue, au mois d’août et de septembre ; on la fait sécher à l’ombre ; on la bat sur des claies pour en détacher toute la terre.— (François-Joseph Cazin, Traité pratique et raisonné de l’emploi des plantes médicinales indigènes, 1850, p.297)
    • Il ne devait d’abord décrire que les Mousses rapportées du Mexique par MM. Bourgeau et Hahn, mais il a pensé ensuite qu’il serait utile de porter son attention sur l’ensemble de la flore bryologique de cette vaste partie de l’Amérique. Il a été conduit ainsi à étudier 36o espèces de Mousses mexicaines, parmi lesquelles un grand nombre étaient inédites, quoique reconnues nouvelles par M. Schimper, qui les possédait dans son herbier, ou ont été nommées et décrites, pour la première fois, par M. Bescherelle lui-même.— (Revue des sociétés savantes, 1873, p.26)
    • En 1873, le bryologue RENAUD publiait, en collaboration avec D. LALOY, un excellent Catalogue des plantes phanérogames et des Mousses observées jusqu’à cette époque dans le département de la Haute-Saône […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises, les associations végétales de la vallée de La Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 2)
    • Cycle et sexualité chez les Mousses.— (Émile Guyénot, L’Hérédité, Paris, Doin et Cie, 1942, p.564)
    • La mousse Tortula prolifère abondamment, formant un tapis noirâtre qui recouvre le sable sur des superficies souvent impressionnantes ; cette mousse, adaptée à l’aridité sévère de la dune, présente le curieux phénomène de reviviscence.— (Jean-Marie Pelt, La Vie sociale des plantes, 1984)
    • À moins que la pierre calcaire, facilement friable, ne soit expressément choisie pour sculpter ses lanternes, non pas tant pour y graver des motifs que pour permettre aux mousses d’y accrocher les minces rhizoïdes qui leur tient lieu de racine, et déposer un peu de naturel sur ces pierres ouvragées (…).— (Véronique Brindeau, Louange des mousses, 2012, page 15-16)
    • Pour la biosurveillance des retombées métalliques, les mousses sont utilisées en raison de leur forte capacité d’accumulation des métaux. — (Catherine Rausch de Traubenberg, Laurence Galsomiès, Yann Martinet, Pollution atmosphérique par les métaux en France : Dix ans de biosurveillance des retombées, 2012, page 91)
    • L’humidité, qui recouvrait de mousse toute chose, encerclait les branches de plantes grimpantes, emplumait les crevasses et les fourches audessus de ma tête ; l’écorce tombant par plaques, hirsute sous le lichen, habillait les troncs comme du métal vert-de-grisé, emplissait le sousbois incliné d’une lumière théâtrale, gris-vert.— (Patrick Leigh Fermor, Entre fleuve et forêt: Du moyen Danube aux Portes de Fer (Dans la nuit et le vent t. 2), 2014)
    • Il existe des mousses aquatiques qui présentent comme certaines de leurs cousines terrestres la capacité de reviviscence, c’est-à-dire qu’elles peuvent supporter de longues périodes au sec (en période de basses eaux) à l’état de vie ralentie et retrouver forme et couleur quand l’eau revient.— (Boris Presseq, Algues, mousses, plantes flottantes... qu’est-ce qui pousse dans l’eau à Toulouse ?, Muséum de Toulouse, 24 août 2017)
  2. (Figuré) Amas serré de bulles qui se forme à la surface d’un liquide.
    • Un cantinier qui se rase sur l’accotement, sa glace pendue à un cerisier, attend avec nervosité, la figure débordant de mousse, que nous ayons fini de faire trembler la route. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
    • Les larves ne sont visibles qu’en retirant cette mousse, mais les «crachats de coucou» eux-mêmes sont très visibles au printemps sur les plantes attaquées.— (Vincent Albouy, Guide des petites bêtes des villes et des jardins, mars 2013, page 26)
  3. (Par extension) Polymère solidifié sous la forme de micro-bulles, à la consistance spongieuse et élastique.
    • Découvrons comment le sketch d’une marionnette en mousse est devenu un immense tube éternellement lié à Patrick Sébastien.— (Fabien Lecoeuvre, Le petit Lecoeuvre illustré: Dictionnaire. Histoire des chansons de A à Z, novembre 2013)
    1. (Construction) Matériau alvéolaire.
  4. (Cuisine) (Par extension) Dessert, plein de bulles, en général au chocolat.
    • Sorbet, gâteau au chocolat, tarte au pommes, crème caramel, mousse au chocolat. Je vous récite la litanie mais il n’y a qu’un dessert qui compte : nos îles flottantes. — (Paul Emond, Les îles flottantes : théâtre, Éditions Lansman, 2005, page 51)
  5. (Physique) (Chimie) Forme donnée à certain composant pour augmenter sa surface de contact.
    • De la mousse de platine dans les pots d’échappement pour améliorer le pouvoir catalytique du platine
  6. (Par métonymie) (Familier) Bière.
    • « Une bonne mousse bien fraîche, sans faux-col » est un oxymore.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

MOUSSE. adj. des deux genres
. Dont la pointe ou le tranchant est usé, en parlant de Certains instruments de fer ou d'acier. Pointe mousse. Il vieillit.

Littré (1872-1877)

MOUSSE (mou-s') adj.
  • 1Qui n'est pas aigu ou tranchant. Certains ciseaux sont faits exprès avec une branche pointue et l'autre mousse. L'on peut connaître l'âge du chien par les dents, qui dans la jeunesse sont blanches, tranchantes et pointues, et qui, à mesure qu'il vieillit, deviennent noires, mousses et inégales, Buffon, Chien. La cime de la montagne est une pointe mousse, coupée en pic du côté de la vallée de Chamouni, Saussure, Voy. Alpes, t. III, p. 56, dans POUGENS.

    Terme rural. Chèvre mousse, celle qui n'a point de cornes.

  • 2 Fig. Qui n'a pas de finesse. Quoique ma pénétration, naturellement très mousse, mais aiguisée à force de s'exercer dans les ténèbres, me fasse deviner assez juste des multitudes de choses, Rousseau, Lett. à St-Germain, 26 févr. 1770.

HISTORIQUE

XVIe s. Chascun de vous en son affaire à part Est advisé et fin comme un renard ; Et tous ensemble estes grossiers et mousses D'entendement, Amyot, Solon, 63. Yeux pleurans, moites ou mousses, Paré, XV, 5. Les playes faites de choses lourdes, pesantes, obtuses ou mouces sont dites contusions, Paré, VII, 2. J'ay l'esprit tardif et mousse, Montaigne, II, 27. Mes mœurs sont mousses et plustost fades que aspres, Montaigne, III, 10.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

MOUSSE, muscus, s. f. (Hist. nat.) genre de plante qui n’a point de fleurs, & dont les feuilles sont d’une forme particuliere. Tournefort, inst. rei herb. Voyez Plante.

Les mousses d’arbres ne sont pas des plantes moins parfaites que celles qui s’élevent à la plus grande hauteur, car elles ont des racines, des branches, des fleurs & des graines, quoiqu’en semant leurs graines l’art humain n’ait pu parvenir encore à les multiplier.

Les Botanistes divisent ces sortes de plantes en divers genres, sous lesquels ils constituent plusieurs especes différentes, & même si nombreuses, que dans les environs de Paris M. Vaillant en comptoit jusqu’à 137, mais comme elles n’ont aucune beauté, encore moins d’utilité, il seroit inutile d’en faire l’énumération. Que dis-je ? il faudroit trouver le secret de détruire toutes ces sortes de plantes si nuisibles, qui vivent aux dépens des arbres, les rendent malades & les font périr, en dérobant, en interceptant leur seve par une infinité de petites racines.

Il semble d’abord que quand les arbres sont attaqués de la mousse, il ne soit pas si difficile d’y remédier, & qu’il ne s’agit que d’arracher cette mousse, sur-tout dans un tems de pluie, où elle est détrempée & s’enleve plus facilement ; mais outre que l’opération seroit longue & ennuyeuse, elle n’a qu’un succès fort imparfait, car la mousse s’attache si étroitement à l’arbre, qu’il est impossible de l’extirper assez bien pour l’empêcher de repousser bientôt après.

M. de Ressons a fait part à l’académie des Sciences en 1716, d’un autre moyen plus court & plus sûr. Avec la pointe d’une serpette il fait une incision en ligne droite à l’écorce de l’arbre malade jusqu’au bois, & depuis les premieres branches jusqu’à fleur de terre ; cette longue plaie se referme au bout d’un certain tems, après quoi l’écorce reste nette & garantie de mousse pour toujours. Voici quel est l’effet de ce remede, qui du premier coup d’œil ne paroît pas avoir un grand rapport au mal.

Les graines de la mousse ne s’attachent à l’écorce d’un arbre que parce qu’elles en trouvent la surface raboteuse, & parce qu’elles s’y peuvent loger en certains creux qui les conservent ; ce qui fait les inégalités de l’écorce, c’est que la seve n’y circule pas, du-moins n’y circule pas assez librement : de la vient qu’elle s’amasse en plus grande quantité dans de certains endroits, & qu’elle y forme des éminences ou de gros tubercules. L’incision donne plus de liberté à la seve : quand elle monte elle gonfle trop l’écorce, & fait elle-même un obstacle à son mouvement ; mais en relâchant l’écorce, on facilite ce mouvement : ensuite la seve ayant pris un cours libre, & s’étant ouvert tous les canaux de l’écorce, elle continue de s’y mouvoir avec aisance, même après que l’écorce est rejointe. Enfin l’écorce ayant alors une surface unie, les graines de mousse n’y trouvent plus de prise. On voit assez que ce qui défend les arbres de cette dangereuse plante étrangere, doit aussi les faire profiter davantage.

Le remede de M. de Ressons ne prévient pas seulement cette maladie des arbres, mais encore il guérit ceux qui en sont attaqués ; car la seve se distribuant mieux dans l’écorce après l’incision, ne se porte plus tant dans les racines de la mousse & autres plantes parasites, elles périssent par famine.

Quand l’incision a été faite, la fente s’élargit comme si on avoit déboutonné un habit trop serré : c’est que la seve commence à étendre l’écorce dans le sens de son épaisseur plus qu’elle ne l’étendoit auparavant ; enfin la cicatrice se fait d’elle-même, du moins au bout de deux ans dans les arbres en vigueur & qui ont l’écorce la plus épaisse.

Le tems de l’opération est depuis Mars jusqu’à la fin d’Avril ; en Mai les arbres auroient trop de seve, & l’écorce s’entr’ouvriroit trop. Il faut faire l’incision du côté le moins exposé au soleil, la trop grande chaleur empêcheroit la cicatrice de se refermer assez tôt. Si cependant après l’incision la fente ne s’élargit point, & c’est ce qui arrive aux arbres qui sont sur le retour, & dont l’écorce est trop dure pour permettre à la seve de s’ouvrir de nouvelles routes, l’opération se trouve inutile, l’arbre est sans ressource, il n’y a plus qu’à l’arracher.

On a remarqué que la mousse d’arbre fleurit, surtout dans les pays froids au milieu de l’hiver, & que c’est-là qu’elle nuit davantage aux arbres fruitiers plantés trop près les uns des autres dans ces terroirs froids & stériles. Miller conseille alors, comme l’unique remede, d’abattre une partie des arbres, pour procurer aux autres l’accès de l’air dont ils ont besoin, de labourer le terrein entre les arbres qu’on laisse subsister, & ensuite dans le tems humide du printems, de racler & d’arracher toute la mousse avec un instrument de fer fait exprès, & creusé dans le milieu, pour qu’il puisse embrasser toutes les branches de l’arbre où croît la mousse, qu’on ramasse & qu’on porte ailleurs pour la bruler. En repétant deux ou trois fois ce rabotage de l’arbre & le labourage de la terre, après avoir coupé les arbres qui trop presses interceptoient le passage de l’air, on détruit infailliblement toutes sortes de mousses d’arbres. L’art d’extirper ces mousses nuisibles est nommé par les Anglois, d’après les Latins, émuscation en un seul mot. Ne pourrions-nous pas dire à leur exemple, émoussure ? (D. J.)

Mousse, (Marine.) voyez Coralline.

Mousse greque, ou Lilac de terre, muscavi, (Jardinage.) plante bulbeuse très-basse, dont il y a cinq especes : la jaune hâtive, la tardive, la blanche. & la vineuse ; la jaune tantôt hâtive, tantôt tardive, a dans le milieu de sa tige jusqu’en haut quantité de petites fleurs longuettes faites en forme de grappes & de bonne odeur ; les autres especes ne different que par la quantité de fleurs blanches & vineuses qui ne sentent rien.

La cinquieme espece, qui est le lilac de terre, est appellée uva ramosa.

Mousse, terme de Chirurgie, espece de bandage simple & inégal. Voyez Bandage.

La mousse ou bandage obtus se fait, lorsqu’un tour de bande, succédant à celui qui vient d’être appliqué, n’en couvre qu’une quatrieme partie, ou même que les circulaires sont mis successivement à côté les uns des autres, sans se couvrir & sans laisser d’espace entre eux. Ce bandage n’est point fait pour comprimer la partie sur laquelle on l’applique, mais il suffit pour contenir les compresses, cataplasmes, emplâtres, & autres remedes. (Y)

Mousse, (Marine) c’est un jeune garçon qui est apprenti matelot. Il sert les gens de l’équipage, balaie le vaisseau, & fait tout ce que les officiers commandent. Sur les vaisseaux de guerre il y a ordinairement six mousses pour chaque cent d’hommes.

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Étymologie de « mousse »

(Nom commun 1) Provient probablement à la fois du vieux-francique *mosa (« mousse », la plante, sens 1.1) latinisé en mossa, et du latin mulsa (« hydromel »), qui aurait été utilisé pour désigner la plante métaphoriquement.
(Nom commun 2) Emprunté soit à l’espagnol mozo (« garçonnet, jeune homme puis apprenti marin ») soit au catalan mosso (« jeune homme puis apprenti marin »), lui-même emprunté à l’espagnol mozo. Le mot mozo vient du latin muttiu (« émoussé »), car on rasait la tête des garçonnets et des jeunes gens.
(Nom commun 3) Du gaulois *mudia (« excrément », « souillure ») soit du breton mous (« tas d’ordures »)[1], ou mouez (« puanteur »).
(Adjectif) Du latin mutius (« tronqué ») qui dérive du radical utt- (« motte »).
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Berry, mosse ; provenç. mos ; ital. mozzo ; du germanique : rhétique, mutt, mutsch, émoussé ; moy. Haut all. mutzen, mutiler ; holl. mots, émoussé. Le radical germanique paraît être le même que dans le latin mut-ilus, mutilé.

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Phonétique du mot « mousse »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
mousse mus

Citations contenant le mot « mousse »

  • Pierre qui roule n’amasse pas mousse. De Proverbe français
  • Bière qui mousse amasse la foule. De Claude Frisoni / Pièces montées
  • Bière qui coule n'amasse point de mousse. De Victor Hugo / Extrait de "Les Misérables"
  • Si vous cherchez la source du fleuve, vous la trouverez dans les gouttes d'eau sur la mousse. De Proverbe japonais
  • L'eau transparente de ton souvenir caressait les sauges mouillées et les mousses. De Robert Goffin
  • Le champagne est un vin qui sert à baptiser les navires pour leur donner beaucoup de mousses. De Anonyme / Dictionnaire de la gastronomie
  • C'est en penchant l'oreille, tout près des mousses, qu'on entend chantonner les sources. De Marie Angel / Vivre avec les fleurs
  • Cette mousse, déclinée en deux variétés, deux saveurs bien connues de l’endroit (sapin et absinthe), n’est sans doute pas le produit le plus connu de la distillerie Guy. Élémentaire puisqu’il s’agit de mousses alimentaires. Mais il demeure très prisé des grands chefs pour donner ce petit quelque chose qui manque à certains plats pour en faire un régal. , Un été en Franche-Comté | Des mousses aromatisées sapin ou absinthe pour des plats dignes des grands chefs
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  • Dublin, 22 juillet 2020 (GLOBE NEWSWIRE) – Le «marché de la mousse applicatrice cosmétique par forme (éponges en forme d’oeuf, coins cosmétiques, autres), type de matériau (PU, autres), région (Amérique du Nord, Asie-Pacifique, Europe, Amérique du Sud, Moyen-Orient et Afrique) – Le rapport Global Forecast to 2025 « a été ajouté à ResearchAndMarkets.com de offre. News 24, Marché mondial de la mousse d'applicateur cosmétique (2020 à 2025) - News 24

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Traductions du mot « mousse »

Langue Traduction
Anglais foam
Espagnol espuma
Italien schiuma
Allemand schaum
Chinois 泡沫
Arabe رغوة
Portugais espuma
Russe пена
Japonais フォーム
Basque apar
Corse scuma
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Synonymes de « mousse »

Source : synonymes de mousse sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « mousse »

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