Marteau : définition de marteau


Marteau : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

MARTEAU, subst. masc.

I. − [Objet servant à la percussion]
A. − [Outil propre à certains métiers]
1. [Outil à main]
a) [Destiné à des activités artis. ou industr.] Masse métallique de volume et de forme variables, comportant une partie rectangulaire ou arrondie (la tête) et une partie amincie, parfois pointue (la panne), montée sur un manche fixé en son milieu (l'œil) et destinée à fournir l'énergie nécessaire à une percussion. Gros, lourd, petit marteau; battage au marteau; manier, soulever un marteau; aplanir, galber, repousser au marteau. J'entendais en passant les coups sourds du marteau Qui clouait dans la nuit le bois de l'échafaud (Lamart., Jocelyn, 1836, p.671).V. marteler ex.Ouvriers à marteau. Ouvriers qui se servent d'un marteau. Comme (...) il n'y a point de cloches, ni presque point de métiers à marteau, le silence est continuel (Chateaubr.,Mém., t. 2, 1848, p.218).
[Avec déterm.]
[Le déterm. évoque une caractéristique du maniement] Marteau à main. Marteau servant à forger les pièces de moyenne grosseur et que l'on peut manier d'une seule main. Le planage effectué au marteau à main (...) nécessite une grande puissance pour le forgeage (M.-A. Muller, Roger, Évol. fond. cuivre, 1903, p.221).
[Le déterm. désigne un ouvrier ou un métier] Marteau de calfat, de forge, de géologue. La pose [des pavés] se fait au moyen du marteau de paveur qui a, d'un côté, la forme d'une spatule ogivale et de l'autre, celle d'une masse prismatique (Bourde,Trav. publ., 1929, p.76).
SYNT. Marteau de cantonnier, de carrier, de charpentier, de charron, de ciseleur, de cordonnier, de couvreur, de forgeron, de fossoyeur, de galochier, d'horloger, de maréchal-ferrant, de menuisier, d'orfèvre, de parqueteur, de paveur, de polisseur, de savetier, de serrurier, de tailleur de pierre, de tanneur, de tapissier, de tonnelier, de vitrier; à coup de marteau; forger au marteau; enfoncer avec un marteau.
[Le déterm. évoque l'emploi ou le résultat envisagé] Marteau rayant; marteau rivoir; marteau d'épinçage; marteau à emboutir, à sertir. À partir du strass découpé en morceaux avec le marteau tranchant, on réalise des pierres précieuses artificielles en teignant le produit incolore (C. Duval, Verre, 1966, p.87):
1. ... nous avons des objets de menuiserie convenablement évidés: présentons-y ces pièces à incruster, pour juger si elles entreront facilement, ajustons-les, s'il est nécessaire, enduisons de colle et cette pièce et la partie évidée, sans en trop mettre, puis laissons un peu de jour pour évacuer le surplus de la colle. Terminons par frapper doucement dessus la pièce avec la tête du marteau à plaquer. Nosban,Manuel menuisier, t.2, 1857, p.152.
SYNT. Marteau à dresser, à ébarber, à épinceter, à frapper devant, à palisser, à piquer, à river; marteau à brettelure; marteau d'assiette (pour paver).
[Le déterm. désigne la matière traitée] Marteau à ardoise, à charbon (Nouv. Lar. ill., Lar. 20e). Marteau à briques (Lar. encyclop.).
[Le déterm. évoque une caractéristique formelle] Marteau à dents, à gorge, à panne tranchante; marteau pioche (Nouv. Lar. ill., Lar. 20e).
Marteau têtu*.
Marteau bretté. V. bretter2rem. 2.
[Employé pour détruire, tuer] J'ai revu avec douleur la pierre de la tour où étaient nos armes et d'où elles ont été effacées par le marteau révolutionnaire (Chênedollé,Journal, 1803, p.i).Peytel (...) prend son marteau de mine, s'élance à la poursuite de Louis Rey, qui se retourne et lui porte un coup de fouet par la figure, et le tue d'un coup de marteau (Goncourt,Journal, 1852, p.67).Statues que l'on casse à coups de marteau (Claudel,Guerre de 30 ans, 1945, p.561).
[Avec valeur symbolique] :
2. Sans ordre autour de lui mille objets sont épars; Ce sont des attributs de sciences et d'arts: La règle et le marteau, le cercle emblématique, Le sablier... Gautier,Poés., 1872, p.212.
[Symbole du travail industr.] La faucille* et le marteau.
P. métaph. [En parlant de qqc. de pénible] Marteau de la fatalité, du malheur. V. céphalalgie ex.
Loc. fig., pop.
Mettre le doigt/se trouver/être entre le marteau et l'enclume*.
Avoir, recevoir un coup de marteau (sur la tête). Avoir l'esprit dérangé, être fou. Non, vraiment M. Rade va beaucoup trop loin. Il a un coup de marteau certainement (Maupass., Contes et nouv., t.1, Dimanches bourg. Paris, 1880, p.332).Coup de marteau. Accès de folie. Elle finit par oser lui parler de son coup de marteau, surprise de l'entendre raisonner comme au bon temps (Zola, Assommoir, 1877, p.698).
P. ell. Être marteau. Coucher ici? C'est-i qu'vous seriez marteaux? (Barbusse, Feu, 1916, p.116).«Quelle drôle de boîte!», se dit le valet de pied, qui demanda à ses camarades si le baron était farce ou marteau (Proust, Prisonn., 1922, p.227).Personne à l'esprit dérangé. Ce garçon ne te fera pas un très bon mari, parce qu'il tire du côté de sa mère: une famille de marteaux (Pagnol, Marius, 1931, iv, 10, p.245).
Proverbes, vx. Il faut être enclume* ou marteau; il vaut mieux être marteau qu'enclume*.
b) [Employé dans d'autres domaines d'activité]
α) Petit maillet dont le choc sur une surface a une signification convenue. Il donna le signal de l'office, en frappant avec son petit marteau (Huysmans, Oblat, t.2, 1903, p.245).Le juge frappe du marteau (Camus, Requiem, 1956, 1repart., 1ertabl., p.826).
En partic. Marteau de commissaire-priseur ou marteau d'ivoire. Petit maillet d'os ou d'ivoire dont le commissaire priseur frappe la table pour signifier que les enchères sont closes. V. adjuger ex. 3 et adjugé ex. 1.
Passer sous le marteau. Être vendu aux enchères. (Ds Littré, DG, Rob., Lar. Lang. fr.).
β) ALPIN. Marteau à panne de forme variable suivant le terrain (glace ou rocher), à manche de 20 à 35 centimètres, et qui sert à enfoncer (et secondairement à enlever) broches à glace et pitons. L'emploi du marteau-piolet est préférable au marteau à glace (La Montagne et Alpinisme, 1979, no2, p.63):
3. Toujours à Fontainebleau, le pitonnage aussi a fleuri dans certaines fissures de libre, allant jusqu'à modifier leur aspect. La menace semble moins vive aujourd'hui, mais il faut redire que Fontainebleau est le domaine par excellence de l'escalade libre et le marteau doit y être absolument banni. La Montagne et Alpinisme, 1975, no4, p.174.
γ) SYLVIC. Marteau (forestier). Marteau à manche de longueur moyenne dont la panne à la forme d'une hachette pour dénuder le bois et dont la tête porte une marque que l'on imprime, par percussion, sur l'arbre destiné à l'abattage ou à la réserve. Synon. marteau étampe (Canada), hachette à marteau.V. flachis ex. (rem. s.v. flache).
Garde-marteau. V. garde-.
δ) MÉD. Marteau à réflexes. Petit disque à bords caoutchoutés monté sur un manche, utilisé pour provoquer des réflexes par percussion. Rechercher les réflexes ostéo-tendineux. Ces réflexes s'obtiennent à l'aide d'un petit marteau caoutchouté qui permet de percuter les tendons en des zones bien déterminées (Quillet, Méd.1965, p.326).
2. Machine-outil ayant la même fonction. Marteau mécanique; marteau à bascule, à soulèvement. Le battage parachève le resserrement des fibres du cuir par un martelage à l'aide d'une sorte de pilon mécanique appelé marteau à battre les cuirs (Bérard, Gobilliard, Cuirs et peaux, 1947, p.102).
Marteau-pilon. V. ce mot.
Marteau pneumatique. Outil dans lequel un piston, entraîné par de l'air comprimé, frappe un instrument spécifique. Le charbon est là, friable ou dur, et les mineurs, avec leur marteau pneumatique, l'abattent (E. Schneider, Charbon, 1945, p.233).
Marteau(-)piqueur. Outil pneumatique servant à abattre du minerai. Marteau(-)perforateur. Outil pneumatique servant, par percussion et rotation, à percer des trous dans les rochers. Les coupes verticales [dans le marbre] se font au marteau perforateur par trous espacés de 10 cm avec des fleurets de 28 mm de diamètre en moyenne (Lambertie, Industr. pierre et marbre, 1962, p.57).
B. − P. anal. [Forme de percussion]
1. [Objet indépendant]
a) ART MILIT. Marteau d'armes. Arme ayant la forme d'un marteau à bec pointu, avec un manche plus ou moins long, utilisée du xveau xviiesiècle pour défoncer les armures (d'apr. Leloir 1961).
b) PHYS. Marteau d'eau. Tube de verre vide d'air et partiellement rempli d'eau dans lequel, lorsqu'on le retourne, l'eau frappe le bout opposé avec un bruit sec. (Ds Lar. 19e-Lar. Lang. fr., DG, Quillet 1965).
2. [Pièce d'un ensemble]
a) Heurtoir de porte. Marteau de bronze, de cuivre; porte à marteau; heurter le marteau. La porte n'ayant ni sonnette ni marteau (Flaub., Éduc. sent., t.1, 1869, p.132).La petite servante vint ouvrir au coup de marteau (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Regret, 1883, p.907).
Graisser le marteau (au fig., vx). V. graisser I A 1 a rem.1.
b) Tige à bout épais ou portant une masse qui frappe une cloche ou le timbre d'une horloge. J'attendais de voir, au travers des vieux arceaux du clocher, le marteau s'ébranler, noir sur l'azur du ciel, et retomber sur l'airain (Toepffer, Nouv. genev., 1839, p.11).Une horloge en cuivre, dont les rouages, le marteau et le timbre sont apparents (Banville, Gringoire, 1866, 1, p.7).
c) Pièce en bois recouverte de feutre qui frappe une corde de piano lorsque l'on enfonce la touche correspondante du clavier. César frappé par ce nom dans le seul endroit vivant de son souvenir, comme une touche de piano dont le marteau va frapper sa corde (Balzac, C. Birotteau, 1837, p.328).Les cordes, frappées du marteau ou grattées par la plume, se prennent toujours à vibrer (Duhamel, Cécile, 1938, p.222).
d) Pièce du mécanisme de culasse d'armes à feu qui frappe le percuteur. Quand on le laisse retomber, le bec du verrou [d'un canon] vient s'appuyer sur la face inférieure de l'évidement. Le percuteur est alors dans l'axe de la lumière et peut recevoir le choc du marteau (Ledieu, Cadiat, Nouv. Matér. nav., 1890, p.113).
e) Pièce percutante d'une machine. Les débris de cuir sont déchiquetés dans un broyeur à marteaux qui produit une poudre ou une pâte suivant qu'il travaille à sec ou à l'eau (Bérard, Gobilliard, Cuirs et peaux, 1947, p.125).
II. − P. anal.
A. − [Forme spécifique ou structure gén. (masse attachée à un support)]
1. ANAT. ,,Osselet le plus externe de l'oreille moyenne, formé d'une tête arrondie, d'un col et d'un manche, inclus dans la membrane du tympan dont il transmet les vibrations à l'enclume`` (Méd. Flamm. 1975). Il [un rameau du nerf facial] passe sous l'enclume sur le tendon du muscle interne du marteau (Cuvier, Anat. comp., t. 2, 1805, p.223).
2. [Jusqu'au xviiies.] ,,Boucle de cheveux roulés en forme de tubes plus ou moins longs, maintenus par des épingles et se coiffant au-dessus des oreilles`` (Leloir 1961). Sa perruque à marteau, sautillant sur son collet (Flaub., Éduc. sent., t.1, 1869, p.153).La livrée aux couleurs d'Illyrie, coiffée en marteaux et poudrée (A. Daudet, Rois en exil, 1879, p.79).
3. SPORTS. ,,Engin de lancer normalisé se composant d'un câble fixé par une extrémité à une sphère métallique, par l'autre à une poignée`` (Amsler 1971). Les lancers du poids (7 kgs 257), du disque, du javelot et du marteau (R. Vuillemin, Éduc. phys., 1941, p.124).
Rem. ,,L'engin actuel (...) ne ressemble plus à un marteau de forgeron que par son poids; il se situe à la fin d'une évolution technologique procédant du vrai marteau que les forgerons irlandais ou écossais lançaient à l'envi aux jours de fête`` (Amsler 1971).
4. ZOOLOGIE
a) Mollusque bivalve en forme de T propre à l'océan Indien. Parmi ces produits [ces échantillons de l'embranchement des mollusques], je citerai, pour mémoire seulement, l'élégant manteau royal de l'océan Indien, (...) un spondyle impérial, (...) un marteau commun des mers de la Nouvelle-Hollande (Verne, Vingt mille lieues, t. 1, 1870, p.110).
b) (Requin-)marteau. Squale dont la tête plate est pourvue de deux expansions latérales qui portent les yeux. Synon. maillet.Dans la mer, la baleine, le requin, le marteau, l'informe raie, la dent du phoque polaire, se demanderont quelle est cette dérogation à la loi de la nature (Lautréam., Chants Maldoror, 1869, p.143).Malheur au pêcheur qui fait l'amour avec une sirène, il engendre le requin-marteau, le poisson-scie ou à vilebrequin (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p.27).
B. − DANSE, au plur. [Mouvement] ,,Mouvements alternatifs des jambes exécutés par un danseur accroupi et au cours desquels seuls les talons frappent le sol`` (Lar. Lang. fr.).
REM.
Martel, subst. masc.Forme anc. de marteau, reprise par Cladel: Il présentait aux glaives son bouclier humain, dont il usait aussi parfois, à l'instar d'un martel, pour assommer les troupiers soûls de fureur (Cladel, Ompdrailles,1879, p.42).
Prononc. et Orth.: [maʀto]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Ca 1140 «outil de fer propre à battre, à forger» marteals (Voyage de Charlemagne, éd. G. Favati, 328); d'où 1389 marteau a maçon (Registre criminel du Châtelet, t. I, p.37 ds IGLF); 1453 marteau de tapicerie (Arnaud d'Agnel, les Comptes du roi René, I, 12, ibid.); 1676 marteau d'assiette (Félibien); d'où a) 1206 entre le marteil et l'anclume (Guiot de Provins, La Bible, éd. J. Orr, 2366); b) 1587 avoir un coup de marteau «être fou» (Ronsard, Œuvres, éd. P. Laumonier, t. 18, p.293, vers 11); 1889 être marteau (d'apr. Esn.); 2. p. anal. a) 1302 eaux et forêts (Arch. du Pas-de-Calais, A 1803ds Gay); b) xives. «battant fixé à la partie extérieure d'une porte» (Poèmes français sur les biens du ménage, Dit du ménage, 189, éd. U. Nyström, p.101); c) 1391 marteau d'arme (Archives Hist. Saintonge, XXVI, 248 ds IGLF); d) 1453 marteau d'orloige (Recherches sur Orléans, I, 308, ibid.); e) 1751 mus. (Diderot, Lettre sur les sourds et muets ds Littré); f) 1848 marteau des commissaires priseurs (Balzac, Cous. Pons, p.10); g) 1912 sports lancement du marteau (Almanach Hachette 1914, Les épreuves sportives de l'année 1912, p.119); 3. p. anal. de forme a) 1611 anat. (Cotgr.); b) id. zool. marteau de mer (ibid.); c) 1757 perruque à trois marteaux (ds J. Quicherat, Hist. du cost. en France). Du lat. tardif martellus (att. chez Isidore de Séville, et dans les glossaires lat., v. TLL s.v.), issu du lat. impérial martulus, forme altérée de marculus «marteau», en réaction hypercorrecte au passage en lat. vulg. à -cl- (cf. veclus pour vetulus, v. vieux). Fréq. abs. littér.: 1 094. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 1 161, b) 2 603; xxes.: a) 1 823, b) 1 169. Bbg. Bäcker 1975, pp.271-272.

Marteau : définition du Wiktionnaire

Nom commun

marteau \maʁ.to\ masculin

  1. (Outils) Outil de fer qui a un manche, ordinairement de bois, et qui est propre à battre, forger, cogner, enfoncer.
    • Il revint à son travail et, d’un seul coup, les cinq marteaux retombèrent ensemble sur les enclumes. Ils battirent ainsi le fer jusqu’à la nuit, forts, puissants, joyeux comme des marteaux satisfaits. Mais, de même que le bourdon d’une cathédrale résonne dans les jours de fête au-dessus du tintement des autres cloches, ainsi le marteau de Philippe, dominant le fracas des autres, s’abattait de seconde en seconde avec un vacarme assourdissant. Et lui, l’œil allumé, forgeait passionnément, debout dans les étincelles. — (Guy de Maupassant , Le papa de Simon, dans La maison Tellier, 1891, collection Le Livre de Poche, page 181.)
    • Les animaux qui nous occupent sont, pour la plupart, fixés au sol, aux rochers, surtout aux pierres anfractueuses, qu’on doit souvent briser avec le marteau de géologue pour les dénicher dans les cavités où ils se réfugient volontiers. — (Rémy Perrier, Faune de la France, 1936, Tome IA, préface p. X)
    • Le creusement d'un escalier en descente était une opération difficile et pénible, le mineur devant creuser plus bas que ses pieds au marteau et à la cisette, sous le faible éclairage des lampes à huile et avec une aération défectueuse. — (Bulletin de géologie de Lausanne, n° 249-268, Université de Lausanne (Institut de Géologie), 1980, p. 352)
    • Le père prévenu, court furieux , après son voisin, lui lance un marteau de sellier , dont la partie tranchante s'enfonça dans l'endroit appelé la fossette du cou, et coupa la moelle épinière, ce qui occasions la mort à l'instant même. — (Moelle Dictionaire des sciences médicales, tome 33 (Mét-Moi)), Paris : chez C. F. L. Panckouke, 1819, p. 561)
  2. Objet de bois muni d’un manche, qui permet à la personne qui dirige la séance d’attirer l’attention ou de ponctuer une décision en frappant sur la table.
    • Marteau de commissaire-priseur.
    • Marteau de magistrat.
  3. (Vieilli) Sorte d’anneau ou de battant de fer qui est attaché au milieu d’une porte à l’extérieur et avec lequel on frappe pour se faire ouvrir.
    • En vain souleva-t-il le lourd marteau qui représentait un lion portant dans sa gueule une sorte de banderole sur laquelle ces mots se détachaient encore : "Je charme tout." Le coup de marteau réveilla seulement de longs échos qui parurent se répercuter à travers des pièces vides… — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » no 31, 1907)
    • — Lorsque vous rentrerez, après avoir sonné, vous frapperez trois coups avec le marteau. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 19.)
  4. (Métaphore des grêlons) Selon deux occurrences de la fin du XVIe siècle en Ille-et-Vilaine rapportées dans le Répertoire des registres paroissiaux de l’Ancien Régime (Rennes, 1955) : « Il tomba des marteaux gros comme des œufs de poule » (à Épiniac en 1599) ; « un orage de marteaux si gros et si pezants qu’ils coupèrent les bleds et les chanvres, poires, febves et autres fruitz » (à Gaël en 1601).
  5. (Anatomie) (Os) Osselet de l’oreille moyenne qui est en contact avec le tympan.
  6. (Facteur d’instrument) Petite tringle de bois que l’on fait mouvoir en touchant le clavier d’un piano et dont une extrémité, garnie de peau, sert à frapper les cordes de l’instrument.
  7. (Horlogerie) Sorte de marteau qui, dans une horloge, frappe sur le timbre pour annoncer les heures.
    • […] le frémissement de l’horloge se fit entendre ; puis, le marteau frappa le premier coup, le deuxième, le troisième, le quatrième, le cinquième, le sixième enfin ! — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes - Le Chat, l’huissier et le squelette)
    • Onze heures sonnaient à Saint-Germain-l’Auxerrois. Maurevel compta l’un après l’autre chaque battement de marteau qui retentissait vibrant et lugubre dans la nuit […] — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VII)
  8. (Requins) Autre nom du requin-marteau.
  9. (Sport) Boulet d’acier fixé à un câble également en acier utilisé en athlétisme dans la discipline du lancer de marteau.
  10. (Exploitation forestière) Outil de métal portant une hachette d’un côté et une marque en relief de l’autre : on imprime cette marque sur des arbres en les frappant soit sur la section s’ils sont abattus, soit sur un flache avec la partie faisant fonction de hachette.
    • Avant d’exploiter une coupe, on a dû marquer les arbres que l’on veut réserver, tant dans le taillis que dans la futaie ; cette marque se fait ordinairement au pied de l’arbre à l’aide d’un marteau. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 161)
    • La contrefaçon ou la falsification du marteau de l'Office national des forêts, ou l'usage de marteau contrefaisant ou falsifié, sont punis des peines prévues aux articles 444-3 et 444-6 à 444-9 du code pénal. — (Article L261-1 du Code forestier, version en vigueur au 1er juillet 2012 → lire en ligne)
  11. (Héraldique) Meuble représentant l’outil du même nom dans les armoiries. Sa position ordinaire est en pal, fer vers le chef. Quand son manche est d’un autre émail, il est emmanché. À rapprocher de maillet, masse et massette.
    • De pourpre au marteau d’or emmanché de sinople, embouté d’argent et morné de gueules, qui est de la commune de Saint-Pierre-de-Mailloc du Calvados → voir illustration « armoiries avec 3 maillets »
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Marteau : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

MARTEAU. n. m.
Outil de fer qui a un manche, ordinairement de bois, et qui est propre à battre, forger, cogner, enfoncer. Marteau de serrurier, de menuisier, de charpentier. Marteau de forgeron, d'orfèvre, de chaudronnier. Enfoncer des clous avec un marteau. Donner un coup de marteau. Battre avec le marteau, au marteau, à grands coups de marteau. Marteau de commissaire-priseur, Petit marteau dont se sert le commissaire-priseur pour en frapper un coup sur la table et indiquer ainsi que les enchères sur tel ou tel objet sont closes. Il se dit, particulièrement dans l'Administration forestière, d'un Marteau de fer dont le gros bout porte une marque en relief, que l'on imprime sur des arbres en les frappant. Marquer des arbres avec le marteau. Fig., Être entre l'enclume et le marteau. Voyez ENCLUME. Fig. et fam., Il faut être enclume ou marteau. Voyez ENCLUME. Marteau d'horloge, Marteau qui, dans une horloge, frappe sur le timbre pour annoncer les heures. Marteau de porte, Sorte d'anneau ou de battant de fer qui est attaché au milieu d'une porte à l'extérieur et avec lequel on frappe pour se faire ouvrir. Fig. et fam., Avoir un coup de marteau. Voyez COUP. Fig. et fam., Perruque à trois marteaux, Perruque qui avait une longue boucle entre deux nœuds.

MARTEAU, en termes de Facteur d'instruments, se dit des Petites tringles de bois que l'on fait mouvoir en touchant le clavier d'un piano et dont une extrémité, garnie de peau, sert à frapper les cordes de l'instrument. En termes d'Anatomie, il désigne Un des quatre osselets de l'oreille.

MARTEAU-PILON, en termes d'Arts, désigne un Gros marteau de forge actionné par un mécanisme mû par la vapeur, l'électricité, etc.

Marteau : définition du Littré (1872-1877)

MARTEAU (mar-tô) s. m.
  • 1Outil en fer garni d'un manche, qui sert à battre les métaux, à forger, à cogner. Un affreux serrurier, laborieux Vulcain… De cent coups de marteau me va fendre la tête, Boileau, Sat. VI. Et leurs bras vigoureux lèvent de lourds marteaux Qui tombent en cadence et domptent les métaux, Delille, Géorg. IV. J'entends le lourd marteau retentir sur l'enclume, Delille, Imag. V.

    Ouvriers à marteau, ceux qui se servent du marteau, tels que forgerons, serruriers, etc.

    Fig. Il ne faut trente ans après et jusqu'à la veille des guerres civiles qu'écouter Bèze et sa magnifique comparaison de l'Église avec une enclume, qui n'était faite que pour recevoir des coups, et non pas pour en donner, mais qui aussi, en les recevant, brisait souvent les marteaux dont elle était frappée, Bossuet, 5e avert. 4. Le marteau de la tyrannie Sur les autels rive nos fers, Béranger, Escl. g aul.

    Fig. Être entre l'enclume et le marteau, voy. ENCLUME.

    Il faut être enclume ou marteau, se dit des circonstances où il est presque inévitable de souffrir du mal ou d'en faire. Il faut être en France enclume ou marteau ; j'étais né enclume, Voltaire, Mémoires.

    Il vaut mieux être marteau qu'enclume, il vaut mieux faire du mal que d'en souffrir.

    C'est un diamant sous le marteau, se dit d'un homme ferme et constant qui résiste aux persécutions ; locution d'ailleurs erronée, car le marteau briserait le diamant.

    Familièrement. Avoir un coup de marteau, un petit coup de marteau, avoir quelque manie, quelque bizarrerie ; la locution entière serait avoir un coup de marteau à la tête, ce qui ébranle, trouble l'esprit.

  • 2Marteau à tête plate, à tête ronde.

    Marteau d'assiette pour les paveurs.

    Marteau de couvreurs, marteau rond par un bout et pointu par l'autre.

    Marteau à dent, marteau fourchu pour arracher des clous.

    Marteau à ardoise, instrument qui sert à tailler l'ardoise et à la percer pour faire les trous des clous.

    En maréchalerie, on se sert du marteau à main, du marteau à panne, du marteau à frapper devant. Les marteaux à panne sont pour battre le fer.

    Marteau d'eaux et forêts, marteau avec lequel l'employé marque les arbres qu'il faut couper pour les ventes.

    Anciennement, espèce de marteau qui servait à la fabrication des monnaies. Il est dit dans cet arrêt [du 7 novembre 1641] que Sa Majesté acceptait les offres de Briot et de Racle, et leur ordonnait de faire porter à la monnaie au marteau, leur moulin et machines pour fabriquer les nouvelles espèces, J. Caillet, l'Adm. en France sous Richelieu, t. II, p. 409.

  • 3Marteau d'armes, sorte d'arme offensive qui était en forme de marteau rond d'un côté et tranchant de l'autre. Où sont ces âmes guerrières, ces marteaux d'armes tant vantés et ces arcs qu'on ne vit jamais tendus en vain ? Bossuet, Anne de Gonz.

    Anciennement. Insigne de la dignité de connétable.

  • 4Marteau d'horloge, marteau qui frappe sur le timbre pour la sonnerie.
  • 5Marteau de porte, espèce d'anneau ou de battant de fer qui est attaché au milieu d'une porte à l'extérieur et avec lequel on frappe pour se faire ouvrir. Au premier coup de marteau j'ai couru si vite que je suis tombé en chemin, Brueys, Grondeur, I, 6. Il est bon de commencer de la rue à se faire écouter par le bruit du carrosse et du marteau qui frappe rudement la porte, Montesquieu, Lett. pers. 82.

    Fig. et familièrement. Graisser le marteau, donner de l'argent au portier d'une maison, afin de s'en faciliter l'entrée. On avait beau heurter et m'ôter son chapeau, On n'entrait point chez nous sans graisser le marteau, Racine, Plaid. I, 1.

    Il n'est pas sujet au coup de marteau, il n'est pas, par sa profession, sujet à ce qu'on vienne frapper à sa porte pour le chercher.

  • 6Petit marteau que tient le commissaire-priseur et avec lequel il fait des signaux dans la vente.
  • 7 Fig. Perruque à trois marteaux, perruque qui avait une longue boucle entre deux nœuds. Le médecin coquet élagua ses marteaux, Delille, Imag. VII.
  • 8Petite tringle de bois que l'on fait mouvoir en touchant le clavier d'un piano.

    Fig. Imaginez-vous dans la tête un timbre garni de petits marteaux, d'où partent une multitude infinie de fils qui se terminent à tous les points de la boîte, Diderot, Lett. sur les sourds et muets.

    Instrument avec lequel on tend ou on lâche les cordes des instruments à chevilles pour les accorder.

  • 9 Terme d'anatomie. Un des quatre osselets de l'oreille.
  • 10 Terme de physique. Marteau d'eau, tube de verre hermétiquement clos, privé d'air et renfermant de l'eau, ainsi nommé parce que l'eau, quand on agite le vase, en frappe les parois comme ferait une masse de fer.
  • 11 Terme de marine. La pièce faisant arrêt dans le linguet-chaîne.
  • 12Un des noms vulgaires du narcisse.
  • 13 Le marteau, poisson qui était le squale marteau devenu la zygène marteau, sélaciens, dite aussi tiburon, et qui, aux Antilles françaises, porte le nom de pantouflier, Legoarant
  • 14Genre de coquilles bivalves. On y distingue le marteau vulgaire, qui habite l'Océan indien, connu chez les marchands sous les noms de croix de mer et de crucifix de mer ; c'est l'huître marteau de certains auteurs, Legoarant

    Espèce de petit crustacé.

HISTORIQUE

XIIe s. Il fait creuser souz terre à pic et à martel, Sax. IX.

XIIIe s. En tel cas ne doit en pas fere l'execussion de le [la] justice par fu, mais abattre à cuignies et à martiax le [la] partie du malfeteur tant solement, Beaumanoir, LII, 17. Or i a plus dures noveles, Qu'il fist si froit que là dedanz Firent tuit martiaus de lor denz, Rutebeuf, II, 189. Lors remaint nature en sa forge, Prent ses martiaus, et fiert et forge Trestout ainsinc comme devant, la Rose, 19620.

XIVe s. Olivier de Cliçon par la bataille va, Et tenoit un martel qu'à ses deux mains porta, Tout ainsi qu'un boucher abatit et versa, Du Cange, martus.

XVe s. Fut le dessus nommé connestable de France pour user de l'office, quoique messire Ollivier de Clisson n'y eust point renoncé ne renvoyé le martel de la connestablie, Froissart, livre IV, p. 176, dans LACURNE. Ils devoient combatre de haches, et en ferir chacun quinze coups de la teste et martel, sans rien toucher de la pointe ny d'estoc, Mathieu de Couci, p. 555, dans LACURNE.

XVIe s. Anciennement on avoit des marteaux attachez aux portes dont on tabouroit pour avertir ceulx de dedans, Amyot, De la curiosité, 6.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

MARTEAU. Ajoutez :
15Passer sous le marteau, être vendu aux enchères. Les quantités [de laines coloniales] qui ont passé sous le marteau [au marché de Londres] s'élèvent à…, Journ. offic. 16 déc. 1872, p. 7833, 2e col.
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Marteau : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

MARTEAU, POISSON JUIF, ou Zigene, Jouziou, en latin libella, Pl. XIII. fig. 4. (Hist. nat.) poisson de mer auquel on a donné le nom de marteau, parce qu’il ressemble beaucoup par sa forme à un vrai marteau. Il a la tête beaucoup plus large que longue, les yeux placés à chacune des extrémités latérales ; la bouche est grande & garnie de trois rangs de dents larges, pointues, fortes & dirigées vers les côtés ; les ouies sont apparentes & situées sur les côtés du corps ; la langue est large. Ce poisson a deux nageoires auprès des ouies, & deux près de la queue, qui est fourchue ; le dos est noir, & le ventre blanc. Sa chair n’est pas bonne à manger, elle a une mauvaise odeur, elle est dure & d’un mauvais goût. Rond. Hist. des poiss. part. I. liv. XIII. chap. x. Voyez Poisson cetacée.

Marteau, s. m. (Art. méchan.) instrument de fer ou de bois, qui sert à frapper ou à battre. Il est nécessaire à presque tous les ouvriers. Il y a la tête ou le marteau proprement dit, & le manche. On distingue à la tête, la panne, ou gros bout, quarré, ou rond & plat, l’œil & la queue. Voyez les articles suivans.

Marteau, en Anatomie, signifie un des os de l’oreille, ainsi nommé à cause de la ressemblance qu’il a avec un marteau. Quelques-uns assurent qu’il fut premierement découvert par Alexandre Achillinus, quoique d’autres ayent attribué mal-à-propos cette découverte à Carpi. Voyez Douglas, bibliot. anat. p. 48. Voyez aussi Oreilles.

Martiau d’arme, (Art. milit.) c’est un marteau emmanché d’un long manche, dont on se servoit anciennement dans les combats.

La différence, dit le pere Daniel, qu’il y avoit entre le mail ou maillet, & le marteau d’arme, est que le revers du maillet étoit quarré, ou un peu arrondi par les deux bouts, & que le marteau d’arme avoit un côté quarré & arrondi, & l’autre en pointe ou tranchant. (Q)

Marteau, (Hidr.) voyez Outil de Fontainier, au mot Fontainier.

Marteau, (Marine.) c’est une piece de bois plate, percée au milieu, & qui passe par la fleche de l’arbalete. Voyez Arbalete.

Marteau à dents. Marteau fourchu qui sert à arracher les clous, quand on construit ou qu’on radoube un bâtiment.

Marteau, outil d’Arquebusier ; ce marteau n’a rien de particulier, & est comme celui de plusieurs autres ouvriers. Les Arquebusiers s’en servent à différens usages, & en ont de plus petits.

Marteau a frapper devant, outil d’Arquebusier ; ce marteau est fait comme le gros marteau des Serruriers, & sert aux Arquebusiers pour forger quelques grosses pieces de fer. Ce marteau tire son nom de ce que c’est un garçon qui le tient & qui est devant l’enclume pour frapper, pendant qu’un autre est de l’autre côté qui tient le fer à forger d’une main, & que de l’autre il frappe à son tour avec le marteau à main.

Marteau a main, outil d’Arquebusier, ce marteau est un peu moins gros que le marteau à frapper devant, & a le manche plus court : il sert aux Arquebusiers pour forger des pieces de moyenne grosseur, & quand ils forgent seuls.

Marteau a emboutir, (Bijoutier.) c’est un marteau dont la plane est convexe, & qui sert à creuser un vase sur une espece de moule qui a la même forme & qu’on appelle dé. Voyez .

Marteau a sertir, en terme de Bijoutier, est un marteau très-petit, ayant une tranche & une plane, la panne arrondie en goutte de suif & la tranche obtuse, avec une inclination de demi-cercle, dont on se sert pour rabattre les sertissures d’une garniture sur un caillou ou autre chose quelconque. On se sert le plus souvent de la panne pour ne pas maltraiter la sertissure qui est un morceau d’or fort mince ; on ne se sert de la tranche que pour faire obéir les endroits qui résistent trop à la plane, & où on ne peut pas s’en servir commodément, parce que la tranche du marteau faisant une cavité, il faut ensuite l’atteindre à la lime ; & que, s’il y en avoit plusieurs ou qu’elles fussent profondes, on courroit risque en l’atteignant de trop affoiblir les parties voisines, & d’ôter la solidité de la sertissure.

Marteau, (Bourrelier.) les Bourreliers se servent de deux sortes de marteaux ; l’un qu’ils appellent simplement marteau, & l’autre qu’ils nomment marteau serre-attache.

Le marteau simple des Bourreliers est fait à-peu-près comme celui des Selliers, mais un peu plus gros. La masse en est un peu allongée pour sa grosseur, arrondie par un bout & un peu applatie par l’autre, toute la masse est un peu courbée en-dedans. Le manche de ce marteau est de bois d’environ dix pouces de longueur, arrondi par en-bas & un peu plus gros que par-tout ailleurs.

Le marteau serre-attache est tout de fer, masse & manche. La masse en est droite, arrondie des deux côtés, moins longue & plus grosse que celle du marteau simple. Le manche qui est aussi de fer a un pié & demi de longueur, & se sépare par le bout en deux parties qui sont un peu écartées & qui se recourbent en-dedans. On s’en sert pour la couture des soupentes. Comme les soupentes se cousent avec des lanieres de cuir au lieu de fils, ces lanieres n’obéissent point, & ainsi la couture seroit naturellement lâche. Pour la serrer comme il faut, on commence par applatir le point en frappant dessus avec la masse, & ensuite on tortille le bout de la laniere autour du manche, & on le fait passer entre les deux crochets recourbés, ce qui donne à l’ouvrier beaucoup plus de facilité pour tirer la laniere & serrer le point. Voyez la fig. Pl. du Bourrelier.

Marteau, terme & outil de Ceinturiers, qui leur sert pour rogner le superflu de leurs ouvrages & pour river.

Ce marteau a d’un côté une tête quarrée, & de l’autre est fait en forme de hachette fort tranchante. Voyez la fig. Pl. du Ceinturier.

Marteau, terme & outil de Chaînetiers ; qui leur sert pour joindre exactement le bout des S des chaînes contre le milieu de la derniere S.

Ce marteau n’a rien de particulier, a une panne quarrée & l’autre bout plat, avec un manche assez court.

Marteau a polir, terme & outil de Chaînetiers ; c’est un marteau dont les deux bouts sont quarrés, qui peut avoir un pouce de surface. Ils l’appellent marteau à polir, parce que quand leur ouvrage est presque fait, ils en corrigent les défauts avec ce marteau, dont la surface des pannes est assez unie pour qu’ils ne craignent point de rayer ou gâter leur ouvrage.

Marteau, gros, outil de Charron ; c’est un morceau de fer quarré d’un bout & plat de l’autre bout, qui est plus mince & un peu recourbé, fendu par le milieu formant une fourchette, au milieu duquel est un œil où se place un manche assez gros & long de deux piés & demi. Les Charrons s’en servent pour chasser des chevilles de bois ou de fer, &c.

Marteau moyen, outil de Charron ; c’est un marteau dont un pan est quarré de la largeur de deux pouces, l’autre pan est plat, fendu & un peu recourbé, au milieu est un œil où se place le manche qui est long de dix-huit pouces & gros à proportion. Les Charrons s’en servent pour des ouvrages un peu moins forts.

Marteau, (Charpentier.) il sert aux Charpentiers pour faire entrer les chevilles de fer qu’ils sont obligés d’employer dans certains ouvrages. Voyez la fig. Pl. des outils du Charpentier.

Marteau, (Chauderonnier.) les Chauderonniers ont diverses sortes de marteaux, entr’autres le marteau rond, le marteau à panne, le marteau à planer, & le marteau à river.

Le marteau rond n’a qu’un côté, mais qui est long de plus d’un pié, avec son diametre d’environ un pouce. Il sert à enlever les chauderons, c’est-à-dire, à en faire le fond sur la grande bigorne. Voyez la fig. Pl. du Chauderonnier.

Le marteau à planer n’a pareillement qu’un côté, mais la masse en est large, plate, unie & fort pesante : c’est avec lui qu’on plane les chauderons, en les battant sur l’enclume pour les rendre plus minces.

Le marteau à panne a deux côtés, &, à la pesanteur près, il est semblable à celui des Serruriers. Il sert à faire les bords des chauderons.

Le marteau à river est un petit marteau ordinaire avec lequel les Chauderonniers rivent leurs clous de cuivre, soit sur la bigorne d’établi, soit contre l’enclumeau. Voyez Enclumeau.

Ces quatre sortes de marteaux servent aussi aux Ferblantiers. Voyez les fig. Pl. du Ferblantier.

Marteau de bois, (Chauderonnier.) il leur sert à fermer les cors-de-chasse, les trompettes, & autres ouvrages, & à dresser leur cuivre, &c. Voyez les Pl.

Marteau a repasser, (Chauderonnier) il leur sert à polir l’ouvrage quand il est plané. Voyez Repasser.

Marteau, (Cloutier.) le marteau des Cloutiers est un peu différent des marteaux ordinaires. Sa masse est un quarré long, & le trou par où on l’emmanche n’est pas placé précisément au milieu de la masse, mais vers une de ces extrémités. Les Cloutiers ont deux marteaux qui ne different que par la grosseur de la masse, & dont ils se servent selon le plus ou moins de délicatesse des ouvrages qu’ils font. Voyez Planches du Cloutier.

Marteau, (Cordonnier.) il lui sert à attacher les clous & les chevilles de bois sous le talon. Voyez la fig. Pl. du Cordonnier-Bottier.

Marteau, (Coutelier.) les marteaux du coutelier sont les mêmes que ceux du taillandier & du serrurier. Voyez l’article Coutelier.

Marteau a ardoise, (Couvreur.) il sert à tailler l’ardoise, & à la percer ou piquer pour faire les trous des clous.

Marteau a plaquer, (Ebéniste.) dont se servent les Ebénistes, & ne differe du marteau ordinaire qu’en ce que la panne est beaucoup plus large ; on s’en sert pour appliquer les plaques en les colant. Voyez la fig. Planches de Marqueterie.

Marteau d’enlevure du forgeur, (Eperonnier.) en terme d’éperonnier, se dit d’un marteau à tranche & à panne de la grosseur ordinaire, dont le forgeur se sert lorsqu’il est question d’enlever des branches ou des embouchures d’un barreau. Voyez Forgeur, Embouchures & Branches

Marteau d’enlevure a rabattre, en terme d’Eperonnier, est le marteau dont l’ouvrier, qui est sur le côté du forgeur & frappe en rabattant, se sert. Il est plus pesant que le marteau du forgeur, & de devant. Voyez Marteau du forgeur & Marteau de devant.

Marteau d’enlevure de-devant ; parmi les Eperonniers se dit d’un marteau plus gros que le marteau du forgeur, qui tire son nom de la place que l’ouvrier qui s’en sert occupe vers l’enclume.

Marteau à panner, en terme d’Eperonnier, se dit d’un marteau d’une médiocre grosseur, dont la panne est fort mince : elle peut être ronde ou quarrée, & on s’en sert pour panner. Voyez Panner.

Marteau, outil de Ferblantier. Ce marteau est gros environ du pouce, a un pan rond & la face extrèmement unie. L’autre pan est plat, quarré, & un peu mince ; il sert aux Ferblantiers à plusieurs usages. Voyez les Planches du Ferblantier.

Marteau à emboutir, outil de Ferblantier. Ce marteau est courbe en-dedans, & forme un quart de cercle, au milieu duquel est un œil dans lequel se pose un manche de bois de la longueur d’environ un pié. Les gouges ou pans de ce marteau, sont toutes rondes, & a les faces faites en tête de diamant uni & rond ; il sert aux Ferblantiers pour emboutir, c’est-à-dire pour faire prendre à un morceau de fer-blanc la figure d’une boule coupée par le milieu. Voyez les fig. Pl. du Ferblantier.

Marteau à planer & à redresser, outil de Ferblantier ; ce marteau est un morceau de fer de la longueur de six ou huit pouces, rond des deux pans & gros dans sa circonférence d’environ un pouce & demi ; les deux faces de ce marteau sont fort unies. Les Ferblantiers s’en servent pour planer & redresser les morceaux de fer-blanc qu’ils emploient, Voyez la fig. Pl. du Ferblantier.

Marteau à réparer, outil des Ferblantiers ; ce marteau tire son nom de son usage, & en fait à peu-près comme le marteau à emboutir ; excepté que le pan de ce marteau a les faces longues & plattes ; il y en a aussi qui les ont demi rondes, &c. Ils servent tous à réparer les inégalités que le marteau à emboutir a formées sur la piece que l’on travaille. Voyez la fig. Pl. du Ferblantier.

Marteau, outil de Fourbisseur ; ce marteau est long de six pouces, rond & plant d’un côté, & plat & quarré de l’autre. Il sert aux Fourbisseurs pour chasser les gardes d’épées dans la soie avec le chasse poignée, pour les assujettir au corps des lames.

Marteau, outil de Gainier ; c’est un marteau de la grosseur d’un pouce, dont un pan est rond, & l’autre est plat, qui sert aux Gainiers à différens usages. Ils en ont aussi qui ne sont pas plus gros qu’un tuyau de plume, & qui servent pour assujettir les clous d’ornement.

Marteau, (Horlogerie.) les Horlogers en ont de plusieurs especes, d’établi qui sont d’une moyenne grosseur ; ils en ont à deux têtes & à tête ronde, pour river de tranchant, pour redresser des pieces trempées & un peu revenues : enfin, ils en ont de bois & de cuivre pour frapper sur des pieces sans les gâter.

Marteau, terme d’Horlogerie, signifie en général la piece qui, dans les horloges de toutes especes, frappe sur le timbre.

On distingue dans un marteau la tête, la tige, & la queue. La tête est cette partie par laquelle il frappe sur le timbre ; la tige, celle sur laquelle il est monté, & la queue une espece d’aîle ou de palette, par laquelle la roue de la sonnerie le fait mouvoir ; mais tous les marteaux n’étant pas faits de même, cette distinction de parties ne peut avoir lieu que pour quelques-uns.

Pour qu’un marteau soit bien disposé, il faut qu’avec une puissance donnée il puisse frapper le plus grand coup. La premiere regle pour cet effet, c’est qu’il soit aussi pesant, & que son centre de percussion soit aussi éloigné de celui de son mouvement, qu’il est possible. La seconde, c’est qu’il rencontre le timbre dans une perpendiculaire, qui passeroit par ces deux centres. Les marteaux dont on se sert dans les horloges, les pendules, les réveils, les montres à répétition, &c. sont faits de différentes façons. Voyez Horloge, Pendule, Répetition, Percussion, &c.

Marteau, outil des Facteurs d’orgue, représenté dans les Pl. d’orgue est un marteau à deux têtes rondes, dont la face est très-polie & bien dressée, qui leur sert à planer sur un tas les feuilles de plomb ou d’étain qu’ils ont coulées sur le coutil.

Marteau, (Maçonnerie.) est un instrument de fer, de la même forme à-peu-près que les marteaux ordinaires ; il en differe en ce que les pannes ou extrémités de la tête sont brettelées ou dentées. C’est de cet outil dont on se sert pour tailler la pierre ; on le nomme plus communément hache.

Manier le marteau, se dit d’un habile tailleur de pierre : cet homme manie bien le marteau.

Marteau à sertir, en terme de Metteur en œuvre ; c’est une petite masse de fer platte, tantôt ronde, tantôt quarrée, montée sur un brin de baleine plat, ou sur une branche d’acier assez longue ; ce qui lui donne plus de coup. On l’appelle marteau à sertir, parce que son principal usage est de sertir. Voyez Sertir, Pl. du Metteur en œuvre.

Marteau, ancien terme de Monnoyage, exprimoit la manutention des monnoies avant la découverte du laminoir & du balancier. Voyez Monnoie au marteau.

Marteau a bouges, (Orfevre.) sont des marteaux dont les tranches plus ou moins épaisses sont fort arrondies ; ils prennent ce nom de leur usage, servant à former les bouges des pieces d’orfévrerie : ces marteaux sont tantôt minces, tantôt quarrés, tantôt ronds, &c. selon les bouges qu’on a à travailler. Voyez les Pl.

Marteau a achever, en terme d’Orfévre en grosserie, est un marteau à tranche arrondie dont on se sert pour commencer à enfoncer une piece. Voyez Enfoncer, voyez les Pl.

Marteau a devant, en terme d’Orfevre en grosserie, c’est un gros marteau à tranche & à panne, ainsi nommé, parce qu’il n’y a que ceux qui forgent sur le devant de l’enclume qui s’en servent. Voyez les Pl.

Marteau de bois, en terme d’Orfevre en grosserie, est un marteau qui ne differe du marteau de fer que par son usage, qui est de dresser une piece sur laquelle les marteaux de fer ont imprimé leurs coups. Voyez Dresser, voyez les Pl. Ils sont ou de bouis ou de frene.

Marteau a retraindre, (Orfevre.) est parmi les Orfevres en grosserie un marteau tranchant par les deux bouts, mais d’une tranche un peu arrondie, afin d’étendre la matiere sans la couper, ou marquer des coups trop profonds. Voyez les Planches & Retraindre.

Marteau de paveur, (Art méchan.) il differe des autres marteaux en ce que la partie depuis l’œil jusqu’à la tête est plus longue qu’à l’ordinaire, & est façonnée à huit pans. La partie depuis l’œil jusqu’à la pointe s’appelle pioche : elle est en forme de feuille de sauge. Elle sert à remuer le sable ou la serre avant que de pousser le pavé. Pour faire ce marteau, le taillandier prend une barre de fer quarrée, de grosseur convenable ; il perce l’œil à la distance du bout nécessaire pour pouvoir y souder la pioche : il soude la pioche. Il en fait autant à la tête, & il acheve ensuite le marteau comme ses autres ouvrages. Il faut savoir que la tête & la pioche sont aciérées.

Marteau a bouges, en terme de Planeur, sont des marteaux dont la panne est tant soit peu arrondie, pour creuser la piece & former le bouge.

Marteau a marlie, en terme ce Planeur, signifie un marteau à bouge, dont la panne est arrondie proportionnellement à la grandeur de la marlie.

Marteau a planer, en terme de Planeur, est un marteau qui sert à effacer les coups trop sensibles des marteaux tranchans de la forge. Ils ont la panne fort unie & plate. Voyez les Pl.

Marteau a battre les livres. Cet outil des Relieurs doit être de fer, ayant la tête plus menue que le bas, que l’on nomme la platine, cette platine doit être toute des plus polies. Voyez les Pl. de la Relieure, & la fig. qui représente un ouvrier qui bat plusieurs feuilles d’un livre.

Marteau à endosser est un marteau ordinaire, avec cette différence que la queue n’en doit pas être fendue. Il sert aussi à coigner les ficelles.

Marteau, (Serrurerie.) c’est l’instrument dont ils se servent pour donner la forme premiere à froid ou à chaud à leurs ouvrages.

Ils en ont pour la forge à main, de panne & de traverse ; ils ont dix-neuf à vingt-deux lignes en quarré par la tête, & sept à huit pouces de long.

Les marteaux de devant, ou de ceux qui sont placés à la forge devant l’enclume, sont aussi de deux sortes, à panne & à traverse, & ont vingt-huit à vingt-neuf lignes en quarré par la tête, sur six à sept pouces de long.

Ils sont tous emmanchés de bois de cornouillier, de deux piés & demi de long ou environ.

Le marteau à panne a cette partie parallele au manche.

Le marteau à traverse a sa panne perpendiculaire au manche.

Si le forgeron se propose de diminuer ou d’élargir, ou d’allonger une partie de sa barre, il fait servir la panne.

S’il faut la diminuer sans l’élargir, celui qui frappe devant prend un marteau à panne, & ceux qui sont à ses côtés chacun un marteau de traverse.

S’il s’agissoit au contraire d’élargir, se frappeur du milieu prend un marteau de traverse, & les deux autres des marteaux à panne.

Lorsque le forgeron a réduit la piece à la largeur convenable, il dit de tête, & tous les batteurs retournent leurs marteaux.

Le marteau du forgeron est toujours le même que celui de l’ouvrier qui frappe devant ; il est seulement plus petit.

Le marteau à bigorner est à panne, mais plus petit que le marteau à main. Il prend son nom de la partie de l’enclume où l’on travaille quand on s’en sert.

Le marteau à tête plate est ordinairement à deux têtes ; il sert à planer & à redresser les pieces qui sont minces & qui ont une certaine étendue, comme les platines des targettes ; elles en deviennent plus faciles à blanchir à la lime, & sont plus achevées au cas qu’elles doivent rester noires.

Marteau, (Taillandier.) Les marteaux du taillandier sont les mêmes que ceux du coutelier & du serrurier, mais c’est lui qui en pourvoit tous les ouvriers. Il prend un ou plusieurs morceaux de fer qu’il soude ; il en forme le corps du marteau, il aciere ensuite la tête & la panne ; il perce l’œil ; il lime ensuite son ouvrage, le trempe, & finit par le polir au grès.

Marteau du tailleur de pierre ; il y en a de formes & de noms différens : l’un s’appelle pioche, & il y a la pioche pour la pierre dure, & la pioche pour la pierre tendre. La premiere a son extrémité pointue, la seconde l’a en tranche. L’autre, hache, la hache a les deux extrémités tranchantes, mais une de ces extrémités est à dents ou entelée. Pour les forger on prend une barre de fer plat de longueur convenable, à l’extrémité de laquelle on soude, une mise de la largeur de la barre & de la longueur que doit avoir la partie du marteau comprise depuis l’œil jusqu’au tranchant. Cette mise sera prise encore assez forte pour donner, quand elle sera fendue, l’épaisseur nécessaire à l’œil. On prend en suite une autre barre de fer de la largeur & épaisseur que la premiere ; à l’extrémité de celle-ci on soude une seconde mise de la solidité de la premiere. Lorsque ces deux pieces sont ainsi préparées, on fait chauffer les parties de l’une & de l’autre barre où les mises ont été soudées ; lorsqu’elles sont assez chaudes, on les applique l’une sur l’autre pour les faire prendre & les corroyer ensemble. Notez que les deux mises ne doivent point se toucher à l’endroit où l’œil doit être formé, & que là il doit rester un vuide entr’elles. Lorsque cette partie du marteaux est ainsi faite, en travaille à l’autre de la même maniere, on finit l’œil avec un mandrin ; l’œil achevé, on forme le tranchant : pour cet effet on ouvre le bout avec la tranche, & dans cette ouverture l’on insere une bille d’acier que l’on nomme aciérure : on en fait autant à l’autre bout. Lorsque le forgeron aciere une partie, il la finit tout de suite : cela fait, il répare au marteau, à la lime ; il trempe, & l’ouvrage est à sa fin, &c.

Marteau, (Vitrier.) Le marteau des Vitriers est de même que celui des Tapissiers, mais plus fort.

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Étymologie de « marteau »

Étymologie de marteau - Littré

Bourg. mateà ; picard, martiau, martieu ; wallon, mârtai ; namur. maurtia ; provenç. martel, martell ; espagn. martillo ; ital. martello. Il paraît provenir d'une forme martellus, dérivée du bas-latin martus, marteau. Maintenant ce martus tient-il à la latinité ? On y trouve marculus et martulus, marteau, avec le primitif marcus ; le bas-latin martus paraît prouver qu'il y avait un primitif martus répondant à martulus, comme marcus répond à marculus. Le latin marcus se rattache au sanscrit marj, écraser, frapper.

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Étymologie de marteau - Wiktionnaire

De l’ancien français martel, du latin martellus, variante tardive de marcellus.
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Phonétique du mot « marteau »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
marteau marto play_arrow

Citations contenant le mot « marteau »

  • Mais en sortant de la voiture, l’un des conducteurs, un homme âgé de 53 ans, sort un marteau pour menacer l’autre. Sous l’empire d’un état alcoolique, il est vite interpellé par les policiers et placé en garde à vue. Il a été convoqué hier au Parquet. LaProvence.com, Faits divers - Justice | Martigues : après un différend, le conducteur sort un marteau | La Provence
  • Peu avant minuit, une violente rixe l’aurait opposé à deux voisins de la rue Marcel-Paul. Le suspect se serait alors armé d’un marteau et d’un nerf de bœuf avec lesquels il aurait agressé les deux victimes. Blessés au niveau du visage et du crâne, les deux hommes âgés de 30 et 33 ans ont été transportés au centre hospitalier de Saint-Quentin sans que leur état de santé ne suscite d’inquiétude. L'Aisne nouvelle, Deux hommes hospitalisés après avoir été frappés à coups de marteau et de nerf de bœuf à Gauchy
  • Thor est connu pour être un des super-héros les plus puissants de l'Univers Marvel. Pourtant, il a récemment été mis en difficulté par un adversaire, que même Mjolnir, son célèbre marteau, n'a pas pu terrasser.  , Marvel : le Marteau de Thor a été bloqué par le nouveau roi de l'univers Marvel
  • Il s’est donc rendu au domicile d’un couple, soufflant un vent d’intimidation et violence. Après avoir dégradé la voiture de la compagne et détruit quelques effets dans la maison, il aurait asséné un coup de marteau à la tête de l’occupant des lieux et frappé son amie au visage. Un impressionnant coquard témoignant de la violence du coup. , Faits-divers - Justice | Agression au marteau pour un récidiviste armé jusqu’aux dents
  • L'opérateur de ventes de la rue des Mathurins (75) repousse le bouchon pour sa première grande vacation de vins de l'ère post-pandémie. Et la saison estivale redémarre fort avec près de 600 lots, dispersés en deux temps le lundi 20 juillet prochain. À 11 heures, les lots 1 à 141 passeront sous le marteau tandis qu'à 14 heures, ça sera au tour des lots 142 à 599. La majorité des flacons proviennent de caves d'amateurs passionnés et éclairés. De provenance certaine et en bon état de conservation, de quoi rassurer les collectionneurs et futurs adjudicataires. La mise à l'encan débutera par des spiritueux, dont des armagnacs Malliac, Dupeyron ou Ducastain ainsi que du cognac, deux bouteilles de rhum Trois-Rivières 1974 (est. 360-400 euros) et du calvados. Quant aux vins, Tajan fera classiquement un bel hommage aux régions à commencer par le Rhône. Les enchérisseurs pourront se disputer des châteauneuf-du-pape de chez Rayas en 1998 et 1999 (est. 350-350 euros), des ermitage rouge du Pavillon-Chapoutier, des côte-rôtie signés Guigal ou Burgaud ainsi que des hermitage, La Petit Chapelle de chez Jaboulet. Suivra la Champagne avec plus de 30 lots, dont une verticale de Bollinger, La Grande Année, un flacon de la Cuvée S en 2007 de Salon (est. 400-450 euros) et une bouteille en 1969 du même producteur (est. 1 200-1 400 euros). Le Point, Agenda du vin : sous le marteau le 20 juillet - Le Point
  • Le marteau est l'arme lourde de Ninjala. Comme toutes les armes lourdes, elle vous rend lent. Et qui dit lent, dit combos compliqués. Mais il est tout de même possible de briller avec un marteau, c'est ce que nous allons voir ici. Jeuxvideo.com, Ninjala, combos : comment enchaîner les Ippons avec le katana, le marteau et le yo-yo, notre guide - Actualités - jeuxvideo.com
  • La ville qui a reçu Fidel Castro, au temps où Georges Marchais, secrétaire général du Parti, était député dans la circonscription, a donc abandonné la faucille et le marteau. C'est Laurent Jeanne, divers droite (Libres!, le mouvement de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse) qui est devenu édile de la ville après des élections municipales mouvementées. À un an des départementales, le dernier département communiste de France a vu quatre de ses dix villes basculer à droite. « Champigny, c'est la clef qui va ouvrir la serrure du 94 », sourit Laurent Jeanne. leparisien.fr, Champigny, mairie communiste depuis 73 ans, abandonne la faucille et le marteau - Le Parisien
  • Internet c’est comme une chambre forte qui aurait une porte de secours grillagée. Je n’ai pas besoin de marteau-piqueur ni de bombe atomique pour y entrer. Il me suffit de passer par la porte. De Anonyme
  • Une nuit, je vous écrivais continuellement des lettres dans un état de demi-sommeil, je ressentais cela comme des petits coups de marteau ininterrompus. De Franz Kafka / Lettre à Felice Bauer
  • La faucille et le marteau pour les communistes ! La croix et la bannière pour les chrétiens ! Le sabre et le goupillon pour les rois ! De Denis Guedj / Le théorème du perroquet
  • Un marteau n'a pas de raison d'être s'il n'existait des clous pour qu'il les martèle. De Paulo Coelho / Le pèlerin de Compostelle
  • La liberté d’expression n’est jamais aussi précieuse que lorsqu’un homme se blesse le pouce avec un marteau. De Anonyme
  • Les femmes s'attachent comme des draperies, avec des clous et un marteau. De Jules Barbey d’Aurevilly / Disjecta membra
  • Pour faire des chaussures, il ne suffit pas d'avoir du cuir et un marteau. De Geiler de Kaysersberg
  • Pour qui dispose d'un marteau, tous les problèmes sont des clous. De Anonyme
  • Il vaut mieux être marteau qu'enclume. De Proverbe français
  • Bec : on le clou sans marteau. De Roger La Ferté
  • Le clou qui dépasse appelle le marteau. De Proverbe japonais
  • On avait beau heurter et m'ôter son chapeau, On n'entrait point chez nous sans graisser le marteau. Jean Racine, Les Plaideurs, I, 1, Petit Jean

Images d'illustration du mot « marteau »

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Traductions du mot « marteau »

Langue Traduction
Corse martellone
Basque mailua
Japonais ハンマー
Russe молоток
Portugais martelo
Arabe شاكوش
Chinois 锤子
Allemand hammer
Italien martello
Espagnol martillo
Anglais hammer
Source : Google Translate API

Synonymes de « marteau »

Source : synonymes de marteau sur lebonsynonyme.fr


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