Insulter : définition de insulter


Insulter : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

INSULTER, verbe trans.

I. − Insulter qqn/qqc.
A. −
1. Vx ou littér. Qqn insulte qqn/qqc.Faire acte d'agression, de violence envers quelqu'un ou quelque chose. Hercule entre dans le fourré où était le lion, le provoque, l'insulte à coups de pierres (Proudhon, Guerre et Paix,1861, p. 17).Partout l'art du quinzième siècle insulté par l'eustache sauvage du voleur, partout la double dégradation de l'homme et du monument (Hugo, Fr. et Belg.,1885, p. 52).
P. anal. [Le suj. désigne un inanimé] J'ai pour spectacle ce drame, l'écume insultant le rocher (Hugo, Actes et par., 2, 1875, p. 462).Elle [la foudre] les frappe [les figures géantes des colosses de Memnon], les cogne, les insulte, et les laisse défigurées comme le boxeur sur sa chaise (Cocteau, Maalesh,1949, p. 108).
2. TECHN. MILIT., vx. Qqn insulte qqc.Mener une attaque armée, généralement par surprise, contre un ouvrage défensif, un territoire. Insulter une place. Insulter une demi-lune (Ac. 1798-1878). Ces provinces (...) dont les rivages étaient souvent insultés par les flottes des Barbares du Nord (Chateaubr., Martyrs, t. 2, 1810, p. 63).Dès l'année 641, une masse innombrable de barbares, Cimbres et Teutons, avaient insulté les frontières orientales de la république (Mérimée, Essai guerre soc.,1841, p. 53):
1. [Saladin] en profita pour venir menacer le royaume de Jérusalem du côté de Gaza, tandis que Nour Ed-Dîn insultait la grande forteresse franque du Crac de Moab. Grousset, Croisades,1939, p. 204.
B. −
1. [Le sujet désigne l'agent] Synon. offenser, outrager, injurier.
a) Qqn insulte qqn.Proférer des paroles, avoir un comportement (interprétables comme) portant atteinte à la dignité de quelqu'un. Il est allé l'insulter jusque chez lui (Ac.). Insulter une femme par des propos offensants (Ac.1935).Je l'entends encore insulter Picquart, le traiter de menteur, aux ricanements des chefs qui le couvraient de leurs bienveillants témoignages (Clemenceau, Vers réparation,1899, p. 119).Mon père les insulta dans sa colère : « Imbéciles! leur dit-il. Bétail châtré! (...) vous êtes la vermine des morts et jamais ne saisirez rien de la vie » (Saint-Exup., Citad.,1944, p. 857):
2. crockson, solennel : Vous êtes un idiot et je vous ai giflé. (Simplement.) Épée ou pistolet? rascasse : Je ne me battrai pas. crockson : Vous avez peur. rascasse, fou de rage : Comment? crockson, tremblant : Vous avez peur. rascasse : Je crois, monsieur, que vous venez de m'insulter. (Il le gifle longuement). Épée ou pistolet? Achard, Voulez-vous jouer,1924, I, 3, p. 59.
[Avec un compl. introd. par dans/en spécifiant ce à quoi on porte atteinte] Insulter qqn dans son honneur. Je l'insultai dans sa mère, et dans sa femme, et dans sa fille, et dans toute sa postérité (About, Roi mont.,1857, p. 234).
[P. méton. du compl. dir.] Insulter l'honneur de qqn. Je ne veux pas être professeur comme lui [mon père] (...), j'insulte toute sa vie en déclarant que je veux retourner au métier comme nos grands parents! (Vallès, J. Vingtras, Enf., 1879, p. 378).
[Avec un compl. introd. par de spécifiant ce qui constitue une insulte] Vous qui fûtes la grâce ou qui fûtes la gloire, Nul ne vous reconnaît! un ivrogne incivil Vous insulte en passant d'un amour dérisoire (Baudel., Fl. du Mal,1859, p. 159).Et le petit Farou les insulta du regard (Colette, Seconde,1929, p. 28).
P. anal. [Le suj. désigne un animal] La vieillesse d'un écrivain, c'est sa propre statue à laquelle il ne peut plus rien ajouter et sur laquelle les nouvelles vagues de moineaux se posent, et ils l'insultent de leurs fientes (Mauriac, Nouv. Bloc-Notes,1961, p. 353).
Emploi pronom.
réciproque. C'est trop petit pour nous trois, Legrand, Vingtras et la Misère (...). Nous nous insultons du regard pour une porte ouverte, une fenêtre fermée (Vallès, J. Vingtras, Bachel., 1881, p. 390).Deux petits poisses (...) se mirent à s'insulter, au comptoir. Ou plutôt l'un insultait l'autre, qui ne disait rien, feignait de prendre cela à la blague (Montherl., Célibataires,1934, p. 846).
réfl., rare. La plus jeune des La Mortagne ne quittait plus la villa de Florinde − cependant que sa mère, dévorée à d'autres feux, passait sa vie à s'insulter elle-même au pied des autels (Toulet, Demois. La Mortagne,1920, p. 167).
Emploi abs. La rue crie, acclame, insulte, élève des barricades, fermente (Arnoux, Roi,1956, p. 325).
b) P. ext. Qqn insulte qqc.Avoir des propos ou un comportement (interprétables comme) marquant du dédain ou du mépris envers quelque chose. Le jeune homme avait un hautain sourire. Il insultait mentalement la foudre. Il la défiait (L. Daudet, Voy. Shakesp.,1896, p. 27):
3. J'ai vu Pierre Loüys insulter cette prose intolérable, jeter, piétiner Le Rouge et le Noir, avec une étrange et peut-être juste fureur... Valéry, Variété II,1929, p. 124.
c) P. anal., littér. Qqc. insulte qqc.Causer de graves atteintes à l'intégrité de quelque chose. Ces navires-fumaillons qui crachent, graillonnent, insultent le bleu du ciel et la propreté du vent! (Arnoux, Rhône,1944, p. 194).
2. [Le suj. désigne ce qui constitue une insulte]
a) Qqc. insulte qqn.Être (interprété comme) une atteinte à la dignité de quelqu'un. − Si tu n'as pas le trac, tu n'en feras pas un de plus, dit Georges. − Je n'aurai pas le trac, dit Boris, que ce doute persistant insultait (Gide, Faux-monn.,1925, p. 1242).Alvaro : La gloire de l'Espagne a été de réduire un envahisseur dont la présence insultait sa foi, son âme, son esprit, ses coutumes (Montherl., Maître Sant.,1947, I, 4, p. 612).
Emploi abs. Il faut bien ravaler la grandeur qui insulte (Camus, Sisyphe,1942, p. 99).
b) Qqc. insulte qqc.Constituer une grave atteinte à l'intégrité, l'existence de quelque chose. Le silence qu'insultaient ces rires (Green, Journal,1944, p. 126).
II. − Littér. Insulter à qqn/qqc.Synon. de offenser, outrager.
A. − [Le suj. désigne l'agent]
1. Vx. Qqn insulte à qqn.Proférer des paroles, avoir un comportement (interprétables comme) offensant quelqu'un par une attitude de dédain, de défi, de mépris. Il ne faut pas insulter aux malheureux (Ac.). Tous les habitants sans exception, [doivent se garder] d'insulter en quelque façon aux militaires (Le Moniteur,1789, p. 338).Allez : dans leurs tombeaux outragez vos ayeux; Dénoncez vos parens, insultez à vos dieux (Michaud, Printemps proscrit,1803, p. 50):
4. ... puisque vous êtes maintenant comédien comme nous, il faut savoir souffrir certaines insolences. − Je ne laisserai jamais, répondit Sigognac, personne insulter en ma présence à l'adorable Isabelle... Gautier, Fracasse,1863, p. 219.
2. Vieilli. Qqn insulte à qqc.Avoir des propos ou un comportement (interprétables comme) marquant de la désinvolture, du dédain, du mépris envers quelque chose qui est normalement respectée. Insulter à la raison, au bon sens, au bon goût (Ac.) Insulter au malheur, à la misère. Elle restait auprès de moi (...) tandis que, dans mon humeur féroce, j'insultais ainsi à l'amour, et laissais grommeler ma démence sur une bouche humide de ses baisers (Musset, Confess. enf. s.,1836, p. 241).Ne tentez pas de l'éclairer [le lecteur]. Il criera que vous insultez à ses croyances (France, Île ping.,1908, p. 5):
5. − Vous insultez peu généreusement à mes remords, Musdoemon. − Eh bien! si tu en as, Elphège, pourquoi leur insultes-tu toi même chaque jour par des crimes nouveaux? Hugo, Han d'Isl.,1823, p. 83.
3. P. anal., rare. Qqc. insulte à qqc.Causer de graves atteintes à quelque chose. Comme la vie a fané notre cœur Novembre insulte à la fleur du bocage (Toulet, Vers inéd.,1920, p. 106).
B. − Vieilli. [Le suj. désigne ce qui constitue une insulte]
1. Qqc. insulte à (qqc. de) qqn.Être (interprété comme) offensant en tant que manifestation d'insolence, d'irrespect, de défi. Le mépris flamboyait dans les yeux de Laurence, son front pâle et ses lèvres dédaigneuses insultaient à ces hommes (Balzac, Tén. affaire,1841, p. 130).Telle âme irritée par la douleur sera au contraire poussée à la haine de tout ce qui lui paraît triompher d'elle; et tout ce qu'elle a connu lui paraît insulter à son infortune (Amiel, Journal,1866, p. 352).Le lustre insultait à leur dénuement, à leur misère (La Varende, Bric-à-brac,1953, p. 23).
2. Qqc. insulte à qqc.Constituer une grave atteinte à l'intégrité, l'existence de quelque chose. [Les vitraux de Saint Séverin] avaient sans doute été privés volontairement de reflets, afin de ne pas insulter par une insolente gaieté de pierreries en feu à la mélancolique détresse de cette église (Huysmans, En route, t. 1, 1895, p. 53).La batterie devient un jouet (...) dont le vacarme insulte à la nuit (Genevoix, Boue,1921, p. 216).
Prononc. et Orth. : [ε ̃sylte], (il) insulte [ε ̃sylt]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1352-56 insulter a « braver » (Bersuire, T. Liv., BN 20312 ter, fol. 44 rods Gdf. Compl.); 2. av. 1464 « attaquer » (J. Chartier, Chron. de Ch. VII, ch. 282, Bibl. Elz. ds Gdf.); 3. av. 1527 [ms. xvies.] « se révolter » (D'auton, Chron., Richel. 5081, fol. 9 vo, ibid.); 4. 1611 « faire des reproches, réprimander » (Cotgr.); 5. id. « outrager, faire injure » (ibid.); 6. 1647 (Vaug., p. 537 : Ce mot est fort nouveau, mais excellent pour exprimer ce qu'il signifie. Cette phrase particulierement luy [M. de Coeffeteau] sembloit si elegante insulter à la misere d'autruy). Empr. au lat. class.insultare proprement « sauter sur », fig. « se démener avec insolence, être insolent; braver, attaquer, insulter ». Fréq. abs. littér. : 1 060. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 1 744, b) 1 500; xxes. : a) 1 590, b) 1 259.

Insulter : définition du Wiktionnaire

Verbe 1

insulter \ɛ̃.syl.te\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Outrager de fait ou de parole, avec dessein prémédité d’offenser.
    • Ils décapitaient leurs ennemis et avaient inventé aussi la tradition du mooning, qui consistait à montrer son cul et qu'ils utilisèrent la première fois pour insulter les missionnaires espagnols. — (Carl Hiaasen, Presse-people, Éditions des Deux Terres, 2012)
    • Il est allé l’insulter jusque chez lui. — Être insulté publiquement.
  2. (Vieilli) (Militaire) Attaquer vivement et à découvert. — Note : Se disait ordinairement en parlant d’une place de guerre et des fortifications.
    • En Amérique, ces chiens sauvages sont des races anciennement domestiques, ils y ont été transportés d'Europe, et quelques-uns ayant été oubliés ou abandonnés dans ces déserts, s'y sont multipliés au point qu'ils se répandent par troupes dans les contrées habitées, où ils attaquent le bétail et insultent même les hommes. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, « Le Chien », in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 644.)
    • En 1585, des escadres anglaises avaient attaqué, sans déclaration de guerre, Saint-Domingue et Carthagène. Une année plus tard, Drake insulta Lisbonne et détruisit, à Cadix, une flotte entière de navires de transport. — (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, page 9)

Verbe 2

insulter \ɛ̃.syl.te\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Manquer à ce que l’on doit aux personnes ou aux choses.
    • Je prends l’auditoire à témoin que nous n’avons pas insulté au tribunal, au peuple ni à la justice nationale ! — (Georges Jacques Danton, Actes du Tribunal révolutionnaire, recueillis et commentés, ‎Gérard Walter, Mercure de France, 1968, page 440)
    • Elle se faisait coupable à plaisir, pour insulter au monde et pour se consoler de ne pas avoir eu avec celui qu’elle pleurait cette communication parfaite. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ansch. II, Paris, 1832 ; p. 66)
    • Leur faste insulte à la détresse publique.
    • Leur allégresse insulte à ma douleur.

Nom commun

insulter \Prononciation ?\

  1. Insulteur.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Insulter : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

INSULTER. v. tr.
Outrager de fait ou de parole, avec dessein prémédité d'offenser. Il est allé l'insulter jusque chez lui. Être insulté publiquement. Insulter une femme par des propositions offensantes. Il signifie intransitivement Manquer à ce que l'on doit aux personnes ou aux choses. Il ne faut pas insulter aux malheureux. Insulter à la misère de quelqu'un. Insulter à la raison, au bon sens, au bont goût. On dit de même, figurément : leur faste insulte à la détresse publique. Leur allégresse insulte à ma douleur. Etc.

Insulter : définition du Littré (1872-1877)

INSULTER (in-sul-té) v. a.
  • 1Attaquer par un coup de main, en parlant d'une place de guerre et de fortifications. Les troupes du roi insultèrent en 1677 avec tant de courage et de bonheur la contrescarpe de Valenciennes, qu'elles emportèrent la ville même, Richelet. On insulta le chemin couvert du front de la basse ville, quoique cette entreprise parût prématurée et hasardée, Voltaire, Louis XV, 11. D'abord il insulta la Jamaïque, où tout fut mis à feu et à sang, Raynal, Hist. phil. XIII, 74.
  • 2Attaquer quelqu'un de fait ou de parole d'une manière offensante. J'appelle insulter la majesté de Jésus-Christ, demeurer en sa présence dans des postures immodestes, Bourdaloue, Myst. Pass. de J. C. t. I, p. 184. Que tout, jusqu'à Pinchêne, et m'insulte et m'accable : Aujourd'hui, vieux lion, je suis doux et traitable, Boileau, Épît. V. Quoi ! madame ! un barbare osera m'insulter ! Racine, Iphig. III, 6. Quelque rival indigne… Insulte mon amour, outrage mon honneur, Voltaire, Scythes, II, 5. Connaissez qui je suis et qui vous insultez, Voltaire, Sophon. III, 3.
  • 3 V. n. Insulter en bravant avec affectation. N'entrez point dans la ville de mon peuple quand il sera ruiné ; ne lui insultez point, comme les autres, dans son malheur, Sacy, Bible, Abdias, I, 13. M. de Grignan a raison de triompher, de vous insulter sur cette première campagne de son fils ; la pensée du contraire me fait suer, Sévigné, 6 déc. 1688. Il [l'incrédule] se met au rang des gens désabusés, il insulte en son cœur aux faibles esprits, Bossuet, Anne de Gonz. Ce même Agamemnon à qui vous insultez, Racine, Iphig. II, 5. Elle regarda le ciel avec mépris et arrogance, comme pour insulter aux Dieux, Fénelon, Tél. VIII. Il fuit honteusement et se cache ; l'autre le poursuit et lui insulte, Fénelon, Fable XV, les Deux lionceaux. Ses ministres [de l'Église] ne doivent pas lui insulter par une pompe déplacée et si éloignée de son esprit, Massillon, Confér. Us. des reven. ecclés. Tout ce qui était encore sur l'amphithéâtre et dans le cirque le reçut avec des huées ; on l'entourait, on lui insultait en face, Voltaire, Zadig, 19.

    Insulter en prenant avantage de la faiblesse, de la misère, de la douleur, etc. Ne voit-on pas qu'on se moque, lorsqu'on dit de pareilles choses, et qu'on insulte en soi-même à la crédulité d'un faible lecteur, Bossuet, 1er avert. § 44. Mon fils audacieux insulte à ma ruine, Racine, Mithr. II, 5. Voudrait-il insulter à la crainte publique ? Racine, Iphig. I, 2. Moi qui, contre l'amour fièrement révolté, Aux fers de ses captifs ai longtemps insulté, Racine, Phèd. II, 2. Nos superbes vainqueurs insultant à nos larmes, Racine, Esth. I, 4. Le traître ! il insultait à ma confusion ! Racine, ib. III, 1. Tous les spectateurs insulteront à notre honte, Massillon, Avent, Jugem. Les imitateurs des passions des grands insultent à leurs vices en les imitant, Massillon, Pet. car. Exempl. des gr. Le ministère anglais ne croyait pas avoir besoin de l'empereur pour les obtenir [certaines sécularisations] ; on insulta à ses offres en les rendant publiques, Voltaire, Louis XV, 7. Ah ! que dites-vous ? pourquoi insulter à mes derniers moments ? répondit Rustan d'une voix languissante, Voltaire, Blanc et noir.

  • 4Se révolter. Insultant contre le premier qui s'opposait à son avis, Pascal, Prov. II.

    Vieilli en ce sens.

  • 5S'insulter, v. réfl. S'adresser des insultes l'un à l'autre. Ils se sont insultés publiquement.

REMARQUE

" Ce mot est fort nouveau, mais excellent pour exprimer ce qu'il signifie. M. Coeffeteau l'a vu naître un peu devant sa mort, et il me souvient qu'il le trouvait si fort à son gré, qu'il était tenté de s'en servir, mais il ne l'osa jamais faire, à cause de sa grande nouveauté, Vaugelas, Rem. t. II, p. 979. " Ce mot est excellent en effet ; mais il remonte beaucoup plus haut que ne le pensait Vaugelas, puisqu'on en a des exemples du XIVe siècle.

HISTORIQUE

XIVe s. Et leur sembloit bien que il povoient insulter et reprocher aux Roumains, Bercheure, f° 44, recto.

XVIe s. Mieux eust il fait soy contenir en sa maison, royallement la gouvernant ; que insulter en la mienne, hostillement la pillant, Rabelais, Garg. I, 46. France, France fut là dedans à voix commune mise en cry, et les portes de la ville, malgré les Espaignols, ouvertes aux François, et à grand tumulte toute la commune insultée [révoltée] contreles Espaignols, Jean D'Auton, Annales de Louis XII, p. 56, dans LACURNE.

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Insulter : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

INSULTER, (Marine.) c’est attaquer un vaisseau & lui causer quelque dommage. (Q)

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Étymologie de « insulter »

Étymologie de insulter - Littré

Lat. insultare, de in, en, sur, et saltare, sauter (voy. SAUTER).

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Étymologie de insulter - Wiktionnaire

 Dérivé de insult avec le suffixe -er.
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Étymologie de insulter - Wiktionnaire

(XIVe siècle) Du latin insultare (« sauter sur, attaquer, insulter »).
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Phonétique du mot « insulter »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
insulter ɛ̃sylte play_arrow

Conjugaison du verbe « insulter »

→ Voir les tables de conjugaisons du verbe insulter

Citations contenant le mot « insulter »

  • Le ministère public souligne que « les agents SNCF ne sont pas payés pour se faire insulter et menacer de mort ». , Justice. Sous l'emprise du cannabis, elle insulte des agents SNCF dans le train Paris-Granville | Le Journal de l'Orne
  • Alors que l’individu âgé de 45 ans sort de l’établissement, les forces de l’ordre l’interpellent non sans difficulté. Seulement, arrivé au commissariat, il s’emporte et commence à se débattre de manière virulente. L’homme finira par insulter un des policiers, avec des propos à caractère racial, l’agent étant Antillais. Le Messager, Chambéry : interpellé, un homme s’emporte et insulte de manière raciale un policier - Le Messager
  • En effet, le droit d’insulter ne figure pas parmi les libertés, notamment d’expression, garanties par la Constitution, même si l’insulte tend à se banaliser dans les habitudes citoyennes et politiques tolérées, tant qu’elles ne s’adressent pas aux autorités religieuses, détentrices de fatwas expéditrices sans autre forme de procès. La loi de la République n’est pas apparemment toujours la meilleure. La volonté du Sage tend malheureusement à s’effacer derrière la témérité de l’insulteur de la République qui se croît dans une République des insulteurs SenePlus, L’INSULTE N’EST-ELLE QUE LA CONTINUATION DE LA POLITIQUE PAR D’AUTRES MOYENS ? | SenePlus
  • Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent le rappeur Kaaris, en visite à Cannes dimanche, en train de se faire violemment insulter et caillasser par un groupe de jeunes cannois alors qu’il sortait du port Canto, à bord d’un yacht. Selon Nice-Matin, un différend routier serait à l'origine des faits. ladepeche.fr, VIDÉO. Le rappeur Kaaris violemment caillassé et insulté sur son yacht à Cannes - ladepeche.fr
  • Les poursuites sur cette deuxième infraction seront abandonnées car il est nécessaire d’avoir trois juges pour ce délit et ce jour-là il n’y en a qu’un. C’est en janvier 2020 que la gendarmerie est appelée à Solesmes car des habitants se plaignent qu’un de leurs voisins cogne à toutes les portes du quartier. Les gendarmes se rendent donc au domicile de cet homme âgé de 27 ans et vont constater qu’il est dans un état alcoolisé avancé. Mais l’homme refuse contrôle d’alcoolémie que lui proposent les gendarmes et va les insulter copieusement, plus précisément une gendarme qui pense que c’est parce qu’elle est une femme qu’... La Voix du Nord, Solesmes: alcoolisé, il tape aux portes de ses voisins, puis insulte une gendarme et finit au tribunal
  • Alors que des policiers patrouillaient dans le centre-ville de Narbonne, un groupe de jeunes, passablement énervés, attire leur attention place Voltaire. À leur approche, les fonctionnaires se font copieusement insulter et décident alors de contrôler les identités des protagonistes. Un mineur avec 1,16 g d’alcool dans le sang, se montre plus virulent et provoque les policiers. Il a été interpellé et sera convoqué devant la justice pour répondre de ses actes. ladepeche.fr, Narbonne. Ivre, il insulte les agents - ladepeche.fr
  • Injurier n'est pas nuire. Voilà ce que les ennemis ignorent. Ils ne peuvent pas ne point insulter, et c'est là leur utilité. De Victor Hugo / L'Homme qui rit
  • Je ne m'embête nulle part, car je trouve que, s'embêter, c'est s'insulter soi-même. De Jules Renard / Journal
  • S'embêter, c'est s'insulter soi-même. De Jules Renard / Journal 1893 - 1898
  • La fidélité aux morts est la meilleure manière d'insulter la vie. De Jean Rostand / Pensées d’un biologiste
  • Mais n’est-ce pas déjà l’insulter injurieusement que d’appeler les échecs un jeu ? De Stefan Zweig / Le Joueur d’échec
  • C'est insulter les autres que de paraître dédaigner leurs joies. De Marguerite Yourcenar / Mémoires d'Hadrien
  • Evite d'insulter ton voisin, car il demeure toujours à tes côtés. De Abû Bakr
  • A quoi bon insulter les morts, puisqu'ils n'en souffrent pas ? De Henry de Montherlant / Carnets
  • Il vaut mieux insulter les morts qu'insulter les vivants, on ne risque pas de se ramasser une baffe. De Guy Foissy
  • Oh ! n'insultez jamais une femme qui tombe ! Qui sait sous quel fardeau la pauvre âme succombe ! Victor Hugo, Les Chants du crépuscule, Oh ! n'insultez jamais

Traductions du mot « insulter »

Langue Traduction
Corse insultà
Basque iraina
Japonais 侮辱
Russe оскорбление
Portugais insulto
Arabe إهانة
Chinois 侮辱
Allemand beleidigung
Italien insulto
Espagnol insulto
Anglais insult
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Synonymes de « insulter »

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Antonymes de « insulter »


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